ASIE/PAKISTAN - Protestations de la société civile et appel aux autorités suite à l'enlèvement d'une jeune catholique

Fides FR - www.fides.org - sab, 24/10/2020 - 17:39
Karachi – Protester et demander l'intervention des autorités suite à l'enlèvement et à la conversion forcée d'Arzoo Raja, une catholique de 13 ans résidant dans la Railway colony de, Karachi : tel est le but de la manifestation organisée par des habitants de la ville, chrétiens, hindous et musulmans s'étant réunis ce 24 octobre au Karachi Press Club. Les participants ont déploré le énième épisode de violence à l'encontre d'une jeune chrétienne. Au matin du 13 octobre dernier en effet, Arzoo Raja était sorti pour se rendre dans un magasin et n'était plus revenue. Il a été enlevée, convertie à l'islam et mariée à son ravisseur, Ali Azhar, un musulman de 44 ans .
La protestation a été organisée et conduite par le Comité national pour la paix et l'harmonie interreligieuse en collaboration avec d'autres groupes de la société civile. Les manifestants ont scandé des slogans en faveur du retour de la jeune fille dans sa famille et de la punition des ravisseurs.
Nasir Raza, Président du Comité dans la région du Sindh, a déclaré : « Nous demandons justice pour Arzoo Raja et nous demandons aussi que soient adoptées immédiatement des mesures efficaces en vue de la protection des jeunes non musulmanes. Ali Azhar, le ravisseur de la jeune fille, est un homme de 44 ans qui devrait être arrêté et puni pour avoir enlevé une mineur, la contraignant à une conversion religieuse et à un mariage avec lui ». L'épisode va à l'encontre du Child Protection Act et du Child Marriage Act, « et est suffisant pour condamner les ravisseurs y compris pour avoir produit de faux documents et un faux certificat de mariage ».
Anthony Naveed, membre de l'Assemblée provinciale du Sindh, représentant du Parti populaire du Pakistan, qui se trouve à la tête d'un comité formé par l'Eglise catholique et par « l'église du Pakistan » , en annonçant à l'Agence Fides une bataille légale, a affirmé : « L'audience relative à l'affaire en question a débuté et le magistrat prendra bientôt une ordonnance. Nous avons présenté au tribunal des documents qui prouvent d'Arzoo Raja est mineure. L'avocat du ravisseur a présenté les documents qui démontreraient le caractère libre de la conversion de la jeune fille et de son mariage. Nous contestons ces affirmations ».
Asad Butt, Vice-président de la Commission pour les droits fondamentaux du Pakistan à Karachi a déclaré : « Tout être humain a droit à la liberté. Personne ne peut être contraint à changer de religion et à se marier avec quelqu'un. Le cas devrait être traité selon le Child Marriage Act. Tous ceux qui sont impliqués dans cet épisode devraient être punis selon la loi ».
Sabir Michael, militant des droits des minorités, commente pour Fides : « Il est alarmant de constater l'augmentation du nombre des cas d'enlèvement et des conversions forcées. Cela arrive surtout aux femmes issues des minorités religieuses. Nous condamnons fermement cet épisode et nous sollicitons le gouvernement du Pakistan et celui du Sindh afin qu'ils fassent tous les efforts possibles en faveur de la protection des jeunes filles et pour rendre justice aux victimes des cas de ce genre. De tels cas ont une influence négative sur l'image de notre pays et affaiblissent sa position à l'ONU ».
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ASIE/INDE - Refus de la liberté sous caution au Jésuite inculpé de sédition

Fides FR - www.fides.org - sab, 24/10/2020 - 12:21
Ranchi - Un tribunal spécial de la National Investigation Agency a rejeté hier, 23 octobre, la demande de liberté sous caution présentée au nom du Père Stanislaus Lourduswamy, , activiste des droits des populations tribales, arrêté suite à sa présumée implication dans les menées des rebelles maoïstes et dans les actions violentes de 2018 dans l'Etat du Maharashtra. Le religieux, âgé de 83 ans, actuellement en détention provisoire, avait demandé la liberté sous caution pour raisons de santé. Il se trouve désormais dans l'unité de quarantaine de la prison de Taloja, dans les environs de Mumbai.
Le Père Lourduswamy a été prélevé de son habitation de Ranchi, dans l'Etat du Jharkhand, le 8 octobre dernier par une équipe d'agents de la NIA de Delhi. Son arrestation a suscité l'indignation dans tout le pays, suscitant des critiques de la part de différents milieux de la société civile et de l'Eglise. Un tribunal l'avait renvoyé en détention provisoire jusqu'au 23 octobre.
Le religieux a été la seizième personne à être arrêtée sur la base de la loi antiterrorisme pour les épisodes de violence au Maharashtra. La violence avait eu lieu à proximité du monument aux morts du village de Bhima Koregaon, dans les environs de Pune le 1er janvier 2018, probablement après qu'aient été prononcés des discours provocateurs dans la ville de Pune, Selon la NIA, le Père Lourduswamy aurait été activement impliqué dans les activités du groupe maoïste et aurait eu un rôle dans l'instigation à la violence. La police affirme que le prêtre est membre du Parti maoïste, déclaré hors-la-loi par les autorités.
Pour ceux qui ont connu le Père Lourduswamy, ces affirmations sont absurdes : « élever la voix pour la justice et la vérité, quelque soir la religion, la culture et l'ethnie d'appartenance, tel est l'objectif du Père Lourduswamy, affirme ses confrères qui se souviennent de la manière dont le religieux a passé 50 ans à promouvoir incessamment les droits et valeurs des populations indigènes, marginalisées et vulnérables.
Après avoir enseigné à l'Indian Social Institute de Bangalore, il s'est transféré au Jharkhand, se prodiguant pour améliorer la vie des adivasis à l'intérieur de JOHAR, une organisation locale pour les droits fondamentaux, et en s'engageant contre le phénomène du déplacement forcé des populations tribales hors de leurs terres ancestrales. Depuis 2001, le Père Lourduswamy s'est transféré à Ranchi, continuant à être actif au niveau social contre le phénomène des expropriations indues et appuyant le mouvement Pathalgadi, formé par des indigènes. Le gouvernement du Bharatiya Janata Party a cependant perçu le mouvement comme contraire au développement, déployant des troupes paramilitaires et des forces de police pour le supprimer. Maintenant, le gouvernement de l'Etat a présenté des accusations de sédition à l'encontre de 20 militants dont le Père Lourduswamy, sur la base de leurs interventions publiques ou sur les réseaux sociaux dans lesquelles ils affirment que le gouvernement devrait s'engager dans un dialogue pacifique avec les adivasis impliqués dans le mouvement Pathalgadi plutôt que de le réprimer.
La campagne incessante du jésuite et d'autres responsables contre l'évacuation forcée et la violation des droits des adivasis - mises en œuvre par le gouvernement et par des entreprises intéressées par leurs terrains – et la dénonciation constante d'inégalités et d'injustices constituent les motifs se trouvant à la base des accusations de sédition ayant porté à l'arrestation du prêtre.
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AFRIQUE/KENYA - Soutien psychologique offert par les huit Conférences épiscopales d'Afrique orientale dans le cadre de la pandémie de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - sab, 24/10/2020 - 11:47
Nairobi – « Le soutien spirituel constitue un besoin au milieu d'une pandémie » affirme le Père Emmanuel Chimombo, Coordinateur pastoral de l’AMECEA en évoquant le programme lancé en août afin de fournir des services spirituels et psychosociaux aux personnes ayant été touchées de différentes manières par la pandémie de Covid-19.
« La majeure partie des personnes n'a jamais lié le Covid-19 aux souffrances psychologiques qu'il comporte mais, au travers de notre programme, a émergé avec force le fait que la pandémie est anxiogène ».
L'objectif général du programme consiste à fournir une plate-forme commune aux Conférences épiscopales de la région AMECEA – Ethiopie, Erythrée, Soudan, Soudan du Sud, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Malawi et Zambie – afin de partager des expériences, de fournir des kits d'instruments et des matériels en vue de fournir des services d'assistance psychosociale et pastorale aux communautés et aux personnes frappées et infectées par le Covid-19.
Les lignes directrices établies par différents Etats de la région pour aider à endiguer la diffusion du corona virus, y compris le couvre-feu, le télétravail, le verrouillage et la distanciation interpersonnelle, ont influencé la vie sociale et spirituelle des habitants.
« Nous sommes des êtres sociaux et l'isolement n'est pas normal pour nous – rappelle le Père Chimombo. Les mesures sévères prises par les gouvernements ont fait que les personnes se sont senties en quelques manières frappées d'ostracisme. Dès lors, le programme spirituel et psychosocial offre la possibilité aux personnes isolées et traumatisées de trouver accompagnement et réconfort ».
En offrant des consultations individuelles, chaque Conférence épiscopale s'est dotée d'un consultant qualifié qui met à disposition gratuitement son service par téléphone. Chaque Conférence épiscopale a désigné une station radiophonique disposant d'une vaste couverture où le consultant répond aux questions des auditeurs pendant environ une heure par jour.
Le Père Chimombo souligne que le programme en question a permis de comprendre que de nombreuses personnes vivaient dans l'ignorance ou avec une faible connaissance du Covid-19. Certains avaient une idée erronée de la pandémie alors que d'autres ne savaient simplement pas gérer la situation.
L'utilisation de la radio pour atteindre les personnes dans les zones rurales, affirme le Père Chimombo, « a ouvert les yeux et fourni la possibilité aux personnes de poser des questions et d'obtenir des réponses professionnelles ». Une bonne partie des personnes qui ont contacté le service ont exprimé des préoccupations à caractère économique et familial.
Le programme n'a, pour l'heure, pu atteindre toutes les populations de la région parce que « ont été sélectionnées peu de stations radiophoniques alors que certaines Conférences épiscopales, comme celle d'Ethiopie, ne dispose pas même d'une station radiophonique catholique nationale, cela faisant obstacle à la mise en place effective du projet » indique le Père Chimombo qui conclut : « Il est nécessaire de créer un bureau de consultant au sein des Conférences épiscopales, pas nécessairement lié au Covid-19, mais en mesure d'aider les nombreuses personnes qui souffrent en silence et ont besoin d'un soutien psychosocial ».
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Rencontre de femmes de toutes tendances politiques pour contribuer à un scrutin pacifique en vue des élections présidentielles

Fides FR - www.fides.org - sab, 24/10/2020 - 10:44
Abidjan - A quelques jours de la présidentielle en Côte-d’Ivoire, le 31 octobre prochain, alors que les tensions dans le pays se font de plus en plus ressenties, l’ONU-Femmes, l'Entité des Nations unies pour l'égalité des sexes et l'autonomisation des femmes a convié le 21 octobre en son siège d'Abidjan Cocody à un déjeuner de travail, les femmes du parti au pouvoir et les femmes de l’opposition : Objectif : se mettre ensemble pour dialoguer en vue des élections apaisées avec l’appui de femwise, médiatrices de l’Union Africaine.
« « Les femmes de toutes les tendances politiques de Côte-d’Ivoire ont décidé de se réunir pour échanger sur la situation par ce que nous avons vu que dans ce processus où tout est devenu délicat, les femmes doivent jouer leur partition » a déclaré Célestine Zanou, chef de délégation de la mission ONU-Femmes. Pour elle, ce qui a lieu de retenir « c’est que les femmes sont conscientes que c’est dans le dialogue et la concertation qu’on surmonte les épreuves, et qu’elles sont d’accord que le dialogue est une nécessité aujourd’hui pour que les élections soient apaisées ».
Toutes ont répondu présentes à cette rencontre qui a duré un peu plus de deux heures. Les femmes leaders des différents partis politiques de Côte d’Ivoire dont ont toutes marquées leur adhésion de conjuguer leurs efforts afin de contribuer au renforcement du dialogue pour des élections sans violences dans le pays.
Le Ministre Euphrasie Yao Kouassi, membre de la société civile et médiatrice créa-paix , s’est réjouie de la bonne tenue de cette rencontre axée sur le dialogue, la cohésion sociale en vue de la paix et surtout d’un climat apaisé pour ces élections à venir qui a été rehaussée de la présence de plusieurs femmes leaders politiques venues de la sous région ouest Africaine entre autre Diyé Ba de Mauritanie et ancien ministre, de Marie-Louise Baricako du Burundi et membre du réseau Femwise et Marie-Madeleine Kalala de la RDC Congo. La délégation était conduite par Célestine Zanou du Bénin, ancienne candidate à la présidentielle du pays.
« Pour moi, c’est un grand jour » confie-t-elle avant de rappeler que « avec la résolution 13-25 des Nations Unies sur les femmes, la paix et la sécurité, la Côte-d’Ivoire a été le premier pays d’Afrique en 2006 a avoir faire ce plan d’action », une base de départ pour les ivoiriennes aident le pays à surmonter les divisions ethniques et religieuses, rendant le pays uni et pacifique.
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AFRIQUE/ZIMBABWE - Tensions sociales, grèves, corruption et risque d'urgence alimentaire

Fides FR - www.fides.org - sab, 24/10/2020 - 08:52
Harare - « La situation dans notre pays est l'objet de nombreuses préoccupations à cause des continuelles violations des droits et de la pauvreté extrême qui intéresse toujours plus de personnes. On estime que, d'ici la fin de l'année, 8 millions de mes compatriotes - sur un total de 15 millions environ NDR – se trouveront en situation d'urgence alimentaire ». Le pasteur luthérien Kenneth Mtata, Secrétaire général du Zimbabwe Council of churches est alarmé. Près de trois ans après la destitution de Robert Mugabe, qui se trouvait à la tête du pays depuis un peu moins de 38 ans et deux ans après les élections qui auraient dû marquer le passage définitif de la longue dictature à une démocratie porteuse de bien-être et de droits, l'ancienne Rhodésie connaît une période ô combien difficile au niveau social. Le pasteur Mtata affirme, dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides : « Les écoles ont été rouvertes mais les enseignants sont en grève. Ils protestent contre les salaires trop bas et demandent à être payés en dollars américains, chose que le gouvernement ne peut se permettre de faire. Il existe également un grave problème dans la santé . Des médecins et des infirmières sont en grève désormais depuis 7 mois et la situation, notamment à cause du Covid-19, est particulièrement critique. La population est lasse des niveaux de corruption toujours très élevés et descend dans la rue mais de nombreuses arrestations ont encore lieu de la part e la police parmi les manifestants et les journalistes qui dénoncent la mauvaise gestion alors que nous sommes encore préoccupés pour les personnes enlevées et disparues dans la mesure où nous ne parvenons pas à en avoir de nouvelles ».
Les communautés chrétiennes sous l'égide du Zimbabwe Council of churches, sont très actives dans l'action pastorale et sociale et jouent un rôle de premier plan également au niveau politique. Le pasteur de conclure : « Nous avons demandé la promotion d'un consensus national, un dialogue ouvert apte à créer les conditions d'un progrès réel mais jusqu'ici le gouvernement ne nous a pas répondu. En août, la Conférence épiscopale catholique a écrit une lettre à l'exécutif, sollicitant des interventions concernant les nombreux problèmes que le Zimbabwe connaît : la crise économique, l'inflation, qui se trouve à des niveaux dramatiques, la pauvreté, la violation des droits et la corruption. Le gouvernement a répondu de manière plutôt dur. Les églises demeurent dans tous les cas unies pour rappeler le gouvernement à ses responsabilités et demander des politiques d'unité et de consensus nationaux ».
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ASIE/INDONESIE - Témoignage du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires sur la nécessité de « donner élan et vitalité à la mission notamment grâce à l'action des laïcs »

Fides FR - www.fides.org - sab, 24/10/2020 - 08:51
Djakarta - « Il est nécessaire de construire un réseau plus vaste et plus fort entre les fidèles et les communautés missionnaires laïques afin de promouvoir la mission de l'Eglise grâce notamment à une implication personnelle réciproque ». C'est ce que déclare, dans un entretien accordé à l'Agence Fides, le Père Markus Nur Widipranoto, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires en Indonésie, en parlant du rôle et de la mission des laïcs catholiques dans le pays.
« En tant qu'Eglise – explique le prêtre – nous devons identifier toute ouverture qui nous permette de réaliser notre foi, en favorisant la paix, la justice sociale et en soutenant nos valeurs nationales ». Pour célébrer ce Mois d'octobre missionnaire, l'Eglise en Indonésie a organisé des rencontres, des conférences et des retraites spirituelles auxquels ont participé des centaines de fidèles. « Il est très beau de voir une participation aussi intense et ressentie. Ceci est sûrement une manière de construire des bases solides pour divulguer l'Evangile et la foi catholique ». Parmi les diverses initiatives organisées par la communauté catholique locale, le Directeur national parle de la réalisation d'une revue missionnaire « basée sur le document d'Abou Dhabi sur la fraternité en conformité avec le thème central du Mois missionnaire de cette année, revue rédigée par des prêtres, des religieux et des éducateurs. Dans les écoles – poursuit le prêtre – les Directeurs diocésains des Oeuvres pontificales missionnaires mettent en œuvre un programme qui explique la mission aux adolescents et aux enfants. Dans les Diocèses, nous disposons en outre d'un cours de missiologie préparé par les groupes missionnaires laïcs, outre à des activités de bienfaisance telles que des soins médicaux gratuits et des donations de nourriture et de vêtements ».
En parlant de l'action des Oeuvres pontificales missionnaires en Indonésie, leur Directeur national souligne le fait que, « au cours de ces dernières années, nous sollicitons les laïcs catholiques à donner de l'élan à la mission afin qu'ils mènent leur engagement au travers de leur activité professionnelle et dans les lieux où ils opèrent. Il est important – conclut-il – de continuer à assister les personnes les plus faibles, les pauvres et à contribuer à diffuser un message positif d'espérance en direction des jeunes générations ».
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AMERIQUE/BRESIL - Dix ans après, une nouvelle phase pour le Projet missionnaire inter-congrégationnel à Haïti

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 23:46
Brasilia – L'année 2020 marque le X° anniversaire du projet de collaboration missionnaire entre l'Eglise au Brésil et l'Eglise en Haïti. Le « projet de solidarité inter-congrégationnel » est né de la collaboration entre la Conférence épiscopale du Brésil et la Conférence des Religieux du Brésil d'une part et l'Archidiocèse haïtien de Port-au-Prince et la Conférence des Religieux d'Haïti de l'autre. Le 12 janvier 2010, en effet, Haïti subit le plus important séisme de son histoire, lequel provoqua la mort de plus de 3.000 personnes laissant derrière lui plus d'un million de sans-abri.
Face à cette tragédie, l'Eglise au Brésil, par l'intermédiaire des religieux et de la Caritas du Brésil, a lancé une action missionnaire dans l'île, assurant une présence de solidarité, d'accueil et d'évangélisation à Haïti, s'insérant dans la reconstruction et dans l'engagement à assurer des conditions dignes pour les pauvres .
En septembre 2010, la première équipe missionnaire, composée de trois religieuses, fut envoyée à Haïti. Depuis lors, ont oeuvré en Haïti les religieuses de 17 Congrégations. Actuellement, elles sont au nombre de quatre et oeuvrent dans une communauté extrêmement pauvre de la périphérie de Port-au-Prince. Les religieuses contribuent à la formation des cadres, à l'alphabétisation des femmes, à la cuisine communautaire, à l'accompagnement psychologique, aux laboratoires d'art musical et de théâtre, de couture, de boulangerie et de réalisation de pâtes. Elles sont en outre présentes dans le domaine de la formation des adolescents et des jeunes et suivent quelques 50 enfants en situation de malnutrition extrême.
Soeur Fatima Kapp, Conseillère du Secteur Mission de la Conférence des Religieux du Brésil, souligne que la misère afflige sans pitié la majeure partie du peuple haïtien, le fort taux de chômage provoquant la faim et la violence. En outre, jusqu'à ce jour, tout est très difficile. Il n'existe pas même une résidence fixe pour les religieuses qui oeuvrent au sein des projets. En septembre 2020, le terme des 10 années établi en vue de la réalisation du projet est arrivé à échéance mais la Conférence des Religieux du Brésil, avec le soutien de la Conférence épiscopale du Brésil a pris la responsabilité de poursuivre l'action sociale et pastorale dans la région, commençant une nouvelle phase de la mission intercongrégationnelle à Haïti.
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AFRIQUE/EGYPTE - Equidistance des Evêques coptes orthodoxes par rapport aux différents candidats et appel à la participation à la veille des élections législatives

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 13:27
Le Caire – A quelques heures de l'ouverture des urnes dans le cadre des élections législatives prévue pour les 24 et 25 octobre, différents Evêques coptes orthodoxes diffusent dans leurs Diocèses respectifs répartis sur tout le territoire des déclarations photocopies visant à réaffirmer l'équidistance de l'Eglise copte orthodoxe vis-à-vis des candidats et des différentes formatons politiques et à inviter dans le même temps tous les citoyens à faire preuve de sens civique et de leur attachement à la patrie en exerçant leur droit de vote. L'Evêque copte orthodoxe de Minya, Makarios, a ainsi rappelé que la participation aux élections exprime le sens d'appartenance à la nation et représente dans le même temps un devoir civique et un droit divin. L'Evêque copte orthodoxe de Beba, Stephanos, dans son message a réaffirmé quant à lui que l'Eglise copte orthodoxe n'exprime pas de préférences pour des candidats ou des partis en lice, espérant que l'affluence aux urnes soit forte et que les files d'électeurs devant les bureaux de vote puissent offrir à la communauté internationale une image concrète de la force et de la cohésion de la nation égyptienne.
Au cours de ces dernières semaines avait suscité des débats et polémiques la candidature aux prochaines élections législatives du prêtre copte orthodoxe Paula Fouad, Curé de la Paroisse Saint Georges d’al Matarya, sur la liste dénommée « Coalition des indépendants » dans la circonscription électorale qui comprend également le Caire.
Par le passé, en Egypte, divers prêtres et Evêques ont fait partie de formations politiques en tant qu’au sein de l’Eglise copte orthodoxe seuls les moines sont tenus d’éviter tout engagement personnel direct dans le domaine politique.
Le scrutin relatif aux élections législatives devrait se tenir suivant différentes phases jusqu'au 8 novembre prochain. Lors des précédentes élections législatives de 2015 – indique CoptsToday – 36 sièges sur 568 au total avaient été assignés à des candidats coptes orthodoxes.
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AFRIQUE/BENIN - Appel de l'Episcopat à « concevoir les élections dans un esprit constructif pour le bien de tous »

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 13:02
Cotonou – « Que les prochaines élections présidentielles soient pacifiques, réellement inclusives et démocratiques dans l'esprit du consensus hérité de la Conférence Nationale de février 1990 » : tel est l'appel lancé par les Evêques du Bénin dans la déclaration publiée au terme de leur Assemblée plénière tenue au Centre pastoral Mgr Nicolas Okioh de Natitingou, dans le nord-ouest du pays.
Les Evêques invitent « les fidèles du Christ, les acteurs politiques de tous bords et les citoyens d'une manière générale à procéder å un bilan objectif, critique et constructif du quinquennat qui s'achève ». Les élections présidentielles sont prévues pour le 11 avril 2021. Le Président sortant, Patrice Guillaume Athanase Talon, devrait briguer un second mandat.
La Conférence Episcopale du Bénin est vivement peinée au sujet des pluies diluviennes qui ont dévasté plusieurs localités notamment dans le Département de l'Alibori. Ces inondations ont occasionné des pertes en vies humaines, emporté dans leurs flots en furie les cultures et le bétail, et laissé derrière elles, des populations démunies et sans abri ». Au début du mois, plus de 7.000 personnes ont été évacués à cause des inondations au sein des communautés de Kandi, de Karimama et de Malanville en province d'Alibori au nord-est du Bénin.
Les Evêques du Bénin sont en outre préoccupés suite à différents cas de suicide, en particulier parmi les jeunes. « Ils rappellent à tous que la vie humaine est sacrée et appartient a Dieu depuis sa conception jusqu'à on terme par la mort » affirme le Message parvenu à l'Agence Fides.
Enfin, la Conférence épiscopale du Bénin se déclare « très préoccupée par la promotion insidieuse et l'introduction progressive de l'homosexualité et de l'orientation sexuelle comme droits humains dans les législations des pays de l'Organisation des Etats d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique , à la faveur du renouvellement des accords bilatéraux et multilatéraux en vue de l'obtention de l'aide internationale. Elle exhorte le Gouvernement du Bénin, les confessions religieuses et les acteurs de la société civile à oeuvrer en synergie pour le respect des lois naturelles dans la crainte de Dieu qui nous en demandera compte ».
Le Message s'achève en invitant les fidèles à réciter « la « Prière pour le Bénin » à la fin de chaque Messe, le Chapelet, la "Prière à l'Archange Saint Michel" du Pape Léon XIII, la prière "Sous l'abri de ta miséricorde" et le Chemin de croix.
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OCEANIE/AUSTRALIE - Plus de 360 écoles catholiques impliquées dans une Journée de l'Enfance missionnaire spéciale

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 12:42
Sydney – La Journée missionnaire spéciale dédiée aux Enfants a été organisée par Catholic Mission, Direction nationale des Oeuvres pontificales missionnaires en Australie et intitulée Soktober Day. L'initiative qui unit le terme socks à octobre est associée à l'expression typiquement australienne « sock it to something » qui signifie frapper. Catholic Mission invite chaque jeune à apporter sa contribution à la résolution des questions sociales au travers du football. Le slogan de 2020 est « donnez un coup de pied à la pauvreté ». Les enfants australiens frappent dans ce cas un « sockball », ballon de football fait de chaussettes, réalisé à la main, faisant ainsi l'expérience de la manière dont on joue au football dans les pays les plus pauvres.
Plus de 360 écoles catholiques représentant presque tous les Diocèses australiens ont adhéré au mouvement Socktober en 2020, contribuant à recueillir des fonds qui bénéficieront aux enfants nécessiteux du Cambodge et d'autres nations du monde. Le 21 octobre, des milliers d'élèves ont joué et mis à l'épreuve leurs qualités de footballeur en participant à la compétition consistant à réaliser des tirs au but, améliorant leurs capacités sportives dans un sport qui unit les enfants de tous les coins du monde.
Ainsi que l'affirme dans une note transmise à l'Agence Fides Matt Poynting, de Catholic Mission, « la Journée a été dédiée à la célébration de l'esprit missionnaire chez les enfants au niveau mondial. Malgré les années très difficiles que les écoles et les familles ont connu, la générosité des élèves australiens et de leurs familles envers ceux qui ont de grandes difficultés est source d'inspiration. La Journée de l'Enfance missionnaire est un événement qui aide à reconnaître l'engagement missionnaire des enfants qui font du bien à leurs frères et sœurs à l'étranger, même si cela signifie sacrifier quelque chose qu'ils possèdent ».
Outre à participer à la célébration par l'intermédiaire du site Internet www.socktober.org.au, de nombreuses écoles ont choisi d'accueillir leurs propres « Socktober Event Days », en organisant des séminaires ou des sessions durant lesquels étaient effectués des tirs au but sur leurs terrains de sport ou en utilisant d'autres modalités d’animation proposées par Catholic Mission.
« Notre équipe d'éducateurs a organisé un programme visant à impliquer la tête, le cœur et les mains des élèves, au sein de leurs communautés scolaires. Les retours des enseignants est que leurs élèves aiment véritablement les activités et la réflexion qui a lieu durant le programme » a indiqué M. Poynting.
Les écoles de toute l'Australie ont en plein milieu des activités prévues pour le Mois missionnaire, promouvant un important effort de collecte de fonds. En 2020, ont déjà été collectés plus de 50.000 dollars australiens pour l'événement Socktober et l'objectif est de doubler cette somme.
Catholic Mission est la Direction national des Oeuvres pontificales missionnaires en Australie. Fondée à Sydney en 1847, elle contribue à financer des projets pastoraux et sociaux pour les Eglises en Afrique, Asie, Océanie et Amérique du Sud inhérents à la formation spirituelle, le soin pastoral, l'instruction, la santé, les services hygiéniques et sanitaires et les programmes agricoles.
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ASIE/VIETNAM - Visites d'Evêques dans les zones frappées par les inondations pour consoler les évacués et porter des aides

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 12:07
Hue – Exprimer leur solidarité et leur empathie aux évacués, porter du réconfort, de l'espérance et des aides matérielles : c'est dans cet esprit qu'une délégation de la Conférence épiscopale du Vietnam a rendu visite à différentes zones du centre du pays frappées par les récentes inondations. « Nous avons prié pour les personnes touchées et avec elles, les exhortant afin qu'elles soient résilientes en ces temps de souffrance » relate dans une note transmise à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Paul Nguyèn Thai Hop, Evêque de Hà Tinh, qui a porté affection et solidarité aux familles en difficulté de la Paroisse de Luong Van, dans l'Archidiocèse de Hue. Le 21 octobre, la délégation des Evêques a visité les Paroisses de My Chanh et Trung Quan de ce même Archidiocèse. « Il s'agit véritablement d'un miracle pour notre Paroisse » a déclaré le Curé de My Chanh, en accueillant une délégation d'Evêques venus en porteurs d'amour, d'attention et de réconfort spirituel.
L'Evêque de Da Nang, S.Exc. Mgr Joseph Dang Duc Ngan, a affirmé que « les larmes qui tombent ne sont pas dues à la douleur, à la souffrance et à la perte mais à la joie et au bonheur des enfants, qui se sentent aimés par leurs parents et par ceux qui remettent des aides humanitaires avec affection et compréhension ». Des religieux et religieuses ont accompagné les Evêques qui ont consolé les familles concernées.
La délégation s'est ensuite déplacée à bord de petites embarcations instables pour atteindre les frères et sœurs de la Paroisse de Trung Quan, du Diocèse de Ha Tinh, malgré des conditions atmosphériques plutôt adverses, comprenant pluie et froid.
Après les fortes inondations du 16 octobre, l'eau recouvre encore actuellement différentes régions du centre du Vietnam, recouvrant les maisons jusqu'au toit. Les personnes sont ici encore en état de choc car l'inondation a été très rapide et que jamais une telle hauteur d'eau n'avait été enregistrée.
Selon le Père Quan Trung Quan, « en voyant la situation, au cœur de la nuit, en entendant les appels à l'aide, j'ai envoyé rapidement les jeunes du village pour qu'ils sauvent les familles, les emmenant à l'église pour trouver un refuge ». Parmi les lieux les plus élevés et donc encore praticables, se trouvent l'église, la maison de la culture, un centre communautaire et une école maternelle. Les religieuses se sont alternées en racontant la situation tragique, l'inondation ayant tout balayé sur son passage et la population s'étant retrouvée à l'improviste privée de vêtements, de nourriture, de logement. Elle est reconnaissante aux donateurs qui ont porté des sacs de riz et des aides afin de combattre la faim en ces jours difficiles.
En écoutant la population et en voyant la situation, S.Exc. Mgr Emmanuel Nguyên Hong Son, Evêque de Bà Ria, parlant au nom de l'ensemble des Evêques du Vietnam, a encouragé les personnes de manière éplorée en déclarant : « Dans la souffrance, soyez confiants. Résistez. Mettez votre confiance dans l'amour du Seigneur qui ne vous abandonne jamais. Prions pour que la bénédiction de Dieu continue à habiter dans les cœurs de nombreux bienfaiteurs qui partagent leurs biens pour vous aider à reconstruire votre avenir. Dieu vous aime toujours. Il vous aime profondément et les fidèles du Vietnam et d'autres parties du monde élèvent vers Dieu de ferventes prières pour vous, faisant des gestes de charité fraternelle pour vous aider ».
Le bilan des graves inondations et des glissements de terrain provoqués par des semaines de fortes pluies est actuellement de 105 morts et 27 disparus. Selon les moyens de communication de masse, plus de 5 millions de personnes ont dû évacuer après les inondations, lesquelles ont submergé plus de 178.000 maisons et quelques 7.000 ha de cultures.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Vers une génération perdue à cause de la guerre de sécession de la partie anglophone du pays

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 11:36
Yaoundé – Est en cours depuis 2016 une crise sociale et humanitaire dans les zones anglophones du Cameroun où vivent 20% de la population du pays. La crise naît d'une fracture historique entre la majorité francophone et la minorité anglophone qui s'est approfondie suite aux grèves d'octobre 2016 ayant concerné les enseignants et les avocats après l'envoi dans les régions anglophones de juges et d'enseignants francophones. La forte centralisation a provoqué un phénomène de “francisation” des administrations publiques et étatiques auquel a fait suite une diminution drastique du nombre des représentants politiques anglophones à l'intérieur des organes de prise de décision. La crise s'est transformée en tentative de sécession de la part de groupes armés qui affrontent encore aujourd'hui l'armée camerounaise, provoquant une crise humanitaire. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés de l'ONU, le nombre de réfugiés camerounais au Nigeria serait de 60.000. Ainsi que l'indique le Frère Eric Michel Miedji de la Congrégation des Petits Frères de Jésus de Foumban « la violence provoquée par la crise et la radicalisation des protagonistes est en grande partie due à la faible réponse du gouvernement : négation, mépris, intimidation, répression, incarcération et érosion de la confiance entre la population anglophone et le gouvernement, dans la mesure où une probable majorité des anglophone considère un retour au fédéralisme ou la sécession comme un résultat possible. Cette sale guerre, avec ses insupportables dimensions politiques, économiques et sociales, a eu des conséquences grave dont la fuite de la majeure partie de la population de ces régions en direction des pays voisins et des villes du Cameroun limitrophes de la zone anglophone. Selon des estimations, dans les villes et villages du Cameroun se trouveraient plus d'un million d'évacués, la majeure partie desquels sont des jeunes d'âge scolaire qui ne fréquentent pas les cours. Ils ont fui la violence, la lutte armée et les massacres pour chercher refuge dans des lieux sûrs et pacifiques ».
Ici, à Foumban, sont présents plus de 4.000 évacués, sans compter les enfants, des personnes qui risquent de se perdre. Après le traumatisme de la guerre, ils entrent dans l'aphasie du chômage et risquent de tomber dans la délinquance ou la prostitution. Les jeunes ne peuvent aller à l'école parce que leurs parents sont sans travail. « Nous – poursuit le religieux – suivons actuellement 250 jeunes que nous cherchons à former et à réinsérer dans leur milieu de vie aussi vite que possible. Cependant, nous nous sentons également impuissants. Si nous pouvions disposer d'un plus important soutien, nous pourrions trouver des solutions concrètes en vue du développement social et économique et de l'intégration des évacués ».
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EUROPE/ESPAGNE - Remerciements des Oeuvres pontificales missionnaires aux participants à la Journée missionnaire « de la pandémie »

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 11:12
Madrid – Dimanche dernier a été célébrée la Journée missionnaire mondiale dans le monde entier. Cette année, bien que la pandémie ait conditionné les initiatives, grâce à la créativité des Diocèses, des Paroisses et des écoles, il a été cependant possible de la mener à bien. Au terme de la campagne de sensibilisation, le Père José María Calderón, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne, a voulu remercier dans un message vidéo tous ceux qui ont collaboré pour les Missions. Le Président des Oeuvres pontificales missionnaires, S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, a, lui aussi, remercié l'Espagne pour son important engagement en faveur de cette Journée tant en ce qui concerne la communauté chrétienne que les Oeuvres pontificales missionnaires.
« On se souviendra de la Journée missionnaire mondiale de cette année comme de celle du confinement ou de la pandémie » explique le Père José María Calderón. « Nous désirons remercier toutes les personnes qui ont rendu possible la célébration dans cette situation étrange, qui ont été généreuses et ont partagé leurs donations avec l'Eglise missionnaire ».
Le Directeur national souligne que l'Eglise en Espagne est particulièrement généreuse envers les Missions et que cela est possible grâce aux nombreuses personnes qui ont collaboré par leurs prières, leurs offrandes et leurs efforts – tant en tant que personnes que comme écoles et Paroisses. Il remercie également ceux qui ont contribué au travers des moyens de communication. « Les missionnaires vous remercieront. L'Eglise continuera à évangéliser grâce à votre travail, à votre engagement, à votre sacrifice » conclut-il.
S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Oeuvres pontificales missionnaires, a, lui aussi, remercié les catholiques espagnols pour le soutien qu'ils apportent aux missionnaires. « Il s'agit d'une contribution qui démontre la grande sensibilité missionnaire qui existe en Espagne – explique-t-il dans un message vidéo enregistré par le correspondant de COPE au Vatican. « Nombreux sont les missionnaires espagnols, consacrés, prêtres et laïcs, qui se trouvent de par le monde mais cela est possible parce que derrière eux se trouve une communauté chrétienne espagnole très forte et qui ressent fortement cet appel à la mission ».
Les Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne, vue la situation d'urgence sanitaire, ont proposé une édition plus « numérique » de la Journée missionnaire, avec une page Internet sur laquelle ont été offerts de manière interactive les témoignages de six missionnaires et proposées de nouvelles manières de donner de façon numérique.
Link correlati :Site Internet des Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne comprenant les vidéos
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ASIE/KIRGHIZSTAN - Attentes populaires déçues après la concentration des pouvoirs intervenue dans le cadre de la résolution de la crise politique

Fides FR - www.fides.org - sex, 23/10/2020 - 10:49
Bichkek - « La révolte ayant débuté au Kirghizstan après les élections législatives du 4 octobre dernier tire son origine dans les preuves d'achat de voix, plus nombreuses que par le passé. Dans les jours ayant précédé les élections en effet, il était possible d'assister d'une manière concrète à un phénomène s'apparentant à de la corruption. A cela est venu s'ajouter un seuil d'entrée de 7% dans le cadre de la loi électorale, seuil qui n'a autorisé l'entrée au Parlement que de quatre des seize partis politiques ayant présenté des candidats aux élections. Il s'agit naturellement des quatre groupes proches du Président élu. Cette situation, dans un système déjà en fermentation, a fait exploser la protestation ». Telle est l'analyse faite pour l'Agence Fides par Davide Cancarini, chercheur et expert de politique de l'Asie centrale, expliquant les motivations se trouvant à la base de la crise kirghize du début de ce mois.
Au cours des heures qui ont suivi le scrutin, les preuves des fraudes avaient fait descendre dans les rues de la capitale, Bichkek, un groupe nourri de manifestants qui demandaient l'annulation des élections qui avaient vu la victoire du candidat prorusse Sooronbay Jeenbekov. Les manifestants ont occupé des édifices gouvernementaux et libéré des hommes politiques incarcérés dont l'ancien Président Almazbek Atambayev et Sadyr Japarov, ensuite nommé Premier Ministre et Président. A ces actions d'éclat, la police avait répondu par des tirs de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Les affrontements avaient fait, selon les données du Ministère de la Santé kirghiz, un mort et 590 blessés.
La crise s'est résolue seulement dix jours après les élections au travers de la démission du Premier Ministre, Kubatbek Boronov, du Président du Parlement Dastanbek Jumabekov et du Président élu lui-même. Cette situation a porté à une concentration des pouvoirs entre les mains de Sadyr Japarov qui, après avoir été nommé Premier Ministre, joue également le rôle de Président. Selon la Constitution, en effet, jusqu'à l'élection d'un nouveau Chef de l'Etat, ses fonctions doivent être confiées au Président du Parlement et en cas d'empêchement de ce dernier, transférées au Premier Ministre.
Davide Cancarini explique à ce propos : « Je crois que la solution actuelle trahit les attentes les plus authentiques des manifestants qui étaient descendus dans la rue en demandant plus d'ouverture du système démocratique. Sadyr Japarov, est en effet une figure très controversée qui ne dispose pas du soutien d'une large partie de la population. Lors de l'explosion des protestations, il se trouvait détenu suite à la séquestration d'un fonctionnaire. En outre, il est proche du clan Matraimov, famille notoirement liée à la criminalité organisée kirghize. Au pouvoir, se trouve donc une figure discutée et qui n'est pas très aimée de la population. Ce n'était sûrement pas le scénario envisagé par les manifestants lorsqu'ils sont descendus dans la rue ».
Depuis l'effondrement de l'URSS, le Kirghizstan a traversé deux autres crises : la révolution des tulipes en 2005 et la seconde révolution kirghize de 2010. Dans ces deux cas, la population était descendue dans la rue pour protester contre la corruption et la pauvreté, réussissant à obtenir le départ des Présidents en fonction sans que ces départs ne débouchent sur une amélioration des conditions du pays.
Au Kirghizstan, selon l’Asian Development Bank, 22,4% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté. Dans ce contexte, se place l'action de la petite communauté catholique, à savoir quelques 1.500 fidèles qui mènent de nombreux projets dans les domaines de la charité et de l'instruction, action centrée en particulier sur les jeunes issus de familles pauvres et des zones rurales.
La communauté catholique est actuellement organisée en trois Paroisses dans les villes de Bichkek, Jalal-Abad et Talas, mais de nombreuses petites communautés sont présentes dans les zones rurales du pays. Les catholiques du cru peuvent compter sur l'assistance spirituelle de sept prêtres, d'un religieux non prêtre et de cinq religieuses franciscaines. En 1997, Saint Jean Paul II fonda la Mission sui iuris, comme ce fut également le cas dans les Etats limitrophes d'Asie centrale. En 2006, le Pape Benoît XVI éleva la Circonscription au rang d'Administration apostolique. Outre la majorité musulmane de la population, cette dernière compte 7% de chrétiens dont 3% d'orthodoxes, les juifs, bouddhistes et autres petites minorités représentant à leur tour quelques 3% de la population.
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ASIE/PAKISTAN - Les fausses déclarations du ravisseur dans le cadre de l'enlèvement de la jeune fille enlevée et convertie à l'islam

Fides FR - www.fides.org - qui, 22/10/2020 - 14:05
Karachi - Arzoo Raja, la jeune catholique enlevée, convertie de force à l'islam et contrainte à des noces islamiques par un musulman de 44 ans , est âgée de 13 ans et non pas de 18 comme cela est faussement déclaré sur l'Affidavit, déclaration que les défenseurs du ravisseur ont remis à la police pour légitimer l'ensemble de l'opération et lui fournir une apparence de légalité. Dans cette fausse déclaration, par ailleurs extorquée à la jeune fille, se trouve la preuve de la tromperie qu'il est nécessaire de dévoiler pour dénoncer l'illégalité et la brutalité de l'acte et pouvoir la libérer. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, c'est dans ce sens que les représentants de l'Eglise à Karachi se meuvent pour affronter le cas de la jeune catholique de 13 ans séquestrée, cas qui secoue la communauté.
Ainsi que cela a été indiqué à Fides par des sources locales, le cas, qui est intervenu dans la grande métropole de Karachi, concerne, en particulier, la communauté catholique de la Paroisse Saint Antoine. La famille d'Arzoo Raja vit en effet dans la "Quarter 8 City", de la Railway Colony, dans l'ouest de la ville. Les responsables de l'Eglise locale, comme différents catholiques engagés en politique et au sein de la société civile, se sont mobilisés pour faire émerger son cas et l'affronter publiquement en demandant une intervention urgente aux autorités.
Le Père Robert Mc Culloch, missionnaire australien ayant vécu plus de 30 ans au Pakistan et actuellement Procureur général de la Société de Saint Colomban, commente ainsi l'affaire dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides : « Nous enregistrons avec douleur un acte grave et brutal perpétré au détriment d'une jeune fille innocente. Des cas comme celui-ci, comprenant enlèvement, conversion et mariage forcés sont tragiquement en augmentation au Pakistan et impliquent surtout des jeunes chrétiennes et hindoues, en particulier dans la province du Sindh. Je crois qu'il est nécessaire d'activer tous les moyens possibles pour sauver Arzoo [Raja] et toutes les autres jeunes filles comme elles, soumises à la violence. Il faut que les autorités prennent acte d'un phénomène réellement préoccupant et dévastateur pour la société pakistanaise, phénomène qui mine tout effort d'harmonie interreligieuse et lèse les droits inaliénables des citoyens non musulmans ».
L'Eglise à Karachi et des organisations de la société civile pakistanaise sont en première ligne aux cotés de la famille de la jeune fille afin de la sauver. Attendu que son âge réel est prouvé par un certificat d'Etat civil ainsi que par un certificat de baptême émis par la Paroisse Saint Antoine, l'enlèvement – faussement qualifié « d'acte de libre volonté » - le mariage avec une mineure – faite passée pour majeure – la conversion à l'islam – présentée comme « libre adhésion » - font peser sur la tête du ravisseur des chefs d'inculpation pénalement punissables sur la base de la flagrante violation de différentes lois dont celle portant sur l'âge minimum pour se marier légalement.
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AFRIQUE/RD CONGO - Prise de position de la Conférence épiscopale contre un « pays bloqué » après des menaces de mort à l'égard de deux Evêques

Fides FR - www.fides.org - qui, 22/10/2020 - 13:33
Kinshasa – « Nous sommes profondément attristés de constater que les acteurs politiques font preuve d'une indifférence révoltante alors que le pays est au bord de la faillite » affirment les Evêques de République démocratique du Congo dans un message envoyé à l'Agence Fides qui dénonce « la situation d'impasse du pays à cause de la crise politique et de ses conséquences. La paralysie de la coalition frappe et contamine tous les secteurs de la vie nationale ».
« Au moment où les Congolais et les Congolaises croupissent dans une misère indescriptible aggravée par la COVID-19, les alliés au pouvoir consacrent leurs énergies aux calculs de positionnement par rapport aux élections de 2023 en vue de conserver ou de reconquérir le pouvoir” affirment les Evêques dans leur Message publié au terme de leur Assemblée plénière.
La situation est par ailleurs aggravée par « les fléaux du tribalisme et les conflits communautaires, souvent fomentés et exacerbés par les mêmes Acteurs politiques, qui sacrifient les compétences et la méritocratie dans la gestion de la chose publique au profit des intérêts partisans ».
L'impasse politique, à laquelle s'ajoute celle dans laquelle se trouve la Cour constitutionnelle, privée du quorum nécessaire à ce qu'elle puisse délibérer, aggrave la lourde crise économique suite à une « diminution drastique du pouvoir d'achat de la population et par suite une hausse de la pauvreté et du chômage. Le secteur minier sur lequel le pays pouvait compter est, comme beaucoup d’autres, gangrené par la corruption et bénéficie plus à quelques individus, aux multinationales et aux « groupes criminels militarisés » qu’à la population.
« La situation sécuritaire demeure délétère spécialement dans la partie orientale du pays, notamment dans les Provinces de l’Ituri, du Nord et du Sud Kivu ainsi que de Tanganyika. Nous y remarquons la stratégie de dépeuplement par des massacres des populations locales, d’occupation des terres et de contrôle de ressources naturelles » affirment les Evêques qui « dénoncent et condamnent vigoureusement les menaces de mort proférées contre nos frères dans l’Episcopat, Nosseigneurs Dieudonné Uringi, Evêque de Bunia et Sébastien Muyengo, Evêque d’Uvira. Tous deux ont dénoncé ces derniers mois la balkanisation de la République démocratique du Congo de la part de forces étrangères qui, selon eux, alimentent des conflits tribaux et des rébellions pour s'approprier des portions de terre congolaise et en exploiter les richesses.
Pour sortir de cette situation, les Evêques exhortent la population à « sortir de notre torpeur et demeurer vigilante sur le respect de la Constitution ». « Exerçons effectivement notre droit de souverain primaire et agissons pour empêcher toute tentative de confisquer notre droit de choisir nos dirigeants et de nous prononcer sur le destin de notre pays ».
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ASIE/LIBAN - Début du Synode annuel des Evêques maronites sous le signe du silence et de la conversion

Fides FR - www.fides.org - qui, 22/10/2020 - 13:06
Bkerké – Le Synode annuel des Evêques maronites a débuté sous le signe du silence et de la metanoia, entendue comme conversion personnelle et communautaire. Le 21 octobre, les Evêques maronites se sont retrouvés au siège patriarcal de Bkerké, sous la présidence du Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, pour participer à l'Assemblée qui représente chaque année le moment le plus important de partage et de programmation synodale en vue de l'action pastorale qui attend l'Eglise maronite pour les 12 prochains mois.
Comme le veut désormais la tradition, les premiers jours de l'Assemblée, jusqu'à samedi prochain, ont un caractère de retraite spirituelle, qui, cette année, aura une connotation fortement pénitentielle. Il s'agira – a souligné le Patriarche d'Antioche des Maronites dans son discours d'ouverture – de mettre les consciences d'Evêques « sous le regard du Christ Seigneur, Souverain Prêtre et Bon Pasteur, de manière à ce que chacun d'entre nous puisse lire sa vie, ses actions et l'exercice de l'autorité pastorale à la lumière de l'exemple que nous donne la personne même de Jésus-Christ ».
Au cours de la journée initiale, les Evêques maronites ont récité ensemble le chapelet « pour le salut du Liban et du monde », transmis en direct par la chaîne de télévision Noursat. Pour samedi matin, est prévue une célébration pénitentielle accompagnée de la bénédiction du Saint Chrême comme signe de communion entre les Evêques. Par l'acte de réconciliation – a souligné le Cardinal Rai – tous les Evêques pourront demander le soutien de la grâce divine dans leur vie et pour leur ministère pastoral, en reconnaissant que « par nos péchés personnels, nous abusons non seulement de Dieu mais aussi de l'Eglise et de la communauté et que lorsque nous nous repentons de nos péchés, nous nous réconcilions avec Dieu et avec la communauté ».
A compter de lundi prochain, après ces jours de retraite spirituelle, le Synode traitera les questions pastorales, ecclésiales et administratives à l'ordre du jour, affrontant également sur les terrains de leur compétence spécifique les urgences sociales, économiques et politiques qui pèsent de manière dramatique sur toute la nation libanaise, entre crises institutionnelles, pandémie et épisodes tragiques tels que les explosions ayant dévasté le port de Beyrouth le 4 août dernier. Les Evêques affronteront ces problèmes la semaine prochaine, notamment en ce qui concerne le renforcement de services caritatifs et d'assistance sociale déjà en place au profit de l'ensemble de la population face à une réponse institutionnelle inadaptée.
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AFRIQUE/RD CONGO - Annonce d'un III° Congrès eucharistique national pour 2021

Fides FR - www.fides.org - qui, 22/10/2020 - 12:05
Kinshasa - « Notre société congolaise étant confrontée aux divers défis, à savoir la recrudescence du paganisme avec ses corollaires, la prolifération de sectes, l’expansion de mouvements ésotériques, et particulièrement la crise qui secoue la famille, il nous a paru urgent nous, vos pères Evêques, de convoquer un Congrès Eucharistique pour redécouvrir les richesses de l’Eucharistie, au bénéfice de la famille humaine, socle d’une société et d’une Eglise digne ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr Marcel Utembi, Archevêque de Kisangani et Président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo annonçait, le 18 Juillet 2018, le troisième Congrès Eucharistique national du Congo.
Initialement prévu « autour de la Solennité du Très Saint Sacrement, en juin 2020 », ce congrès national avait été reporté sine die pour des raisons liées à la pandémie de covid-19. L’évènement est finalement reprogrammé pour l’an prochain. Dans une annonce datée du 18 octobre, le Secrétaire Général de la CENCO, le Père Donatien Nshole fait savoir que « du 30 mai au 06 juin 2021 aura lieu à Lubumbashi le III° Congrès eucharistique national, reporté pour des motifs de crise sanitaire ».
Cet évènement ecclésial sera une opportunité pour des catéchèses sur l’Eucharistie et la famille, pour en approfondir la compréhension à la lumière de la foi. L’Adoration du Très Saint-Sacrement occupera une place de choix durant cette semaine de célébrations, de rencontres et de témoignages, de prières et d’enseignements. « En outre, nous aurons, durant la semaine du Congrès, des moments pour accomplir des œuvres de charité, notamment la visite des malades, des prisonniers, des orphelins, des personnes vulnérables et blessées, bref les périphéries existentielles de nos milieux de vie », avait annoncé Mgr Marcel Utembi.
Tous les fidèles catholiques du pays sont conviés à ce Congrès eucharistique national et pour ceux qui ne pourront pas y être physiquement présents, des activités seront organisées dans chaque Diocèse, pour que chaque famille et chaque fidèle bénéficient des grâces que confère pareil évènement spirituel.
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VATICAN - Communiqué relatif à la prorogation de l'Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine sur la nomination des Evêques

Fides FR - www.fides.org - qui, 22/10/2020 - 11:44
Cité du Vatican – Aujourd'hui, 22 octobre 2020, le Bureau de Presse du Saint-Siège a diffusé le « Communiqué relatif à la prorogation de l'Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine sur la nomination des Evêques » qui suit et que nous publions intégralement .
« A l'échéance de la validité de l'Accord provisoire entre le Saint-Siège et la République populaire de Chine sur la nomination des Evêques stipulé à Pékin le 22 septembre 2018 et entré en vigueur un mois plus tard, les deux parties se sont accordées pour proroger la phase d'application ad experimentum de l'Accord provisoire pour deux années supplémentaires.
Le Saint-Siège, considérant que le début de l'application de l'Accord susmentionné – d'une valeur ecclésiale et pastorale fondamentale – a été positif, grâce à la bonne communication et collaboration entre les parties sur la matière de l'accord, a l'intention de poursuivre le dialogue ouvert et constructif afin de favoriser la vie de l'Eglise catholique et le bien du peuple chinois.
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AFRIQUE/NIGERIA - La contestation des jeunes, fruit d'un mélange de pauvreté et d'indignation selon le témoignage d'un religieux nigérian

Fides FR - www.fides.org - qui, 22/10/2020 - 11:32
Lagos – C'est la pauvreté qui pousse les nigérians à protester et pas seulement l'indignation à l'égard de la violence de la police. Les jeunes, écrasés par la misère et frustrés par le chômage, descendent dans la rue pour protester et demander des réformes économiques. Telle est l'analyse du Père Mark Ezeh, OFM Cap., religieux nigérian. « Le Nigeria – remarque-t-il – est un pays très riche. Nous avons la terre, des ressources naturelles, une population jeune et entreprenante. Malheureusement la politique n'est pas en mesure de gérer ce patrimoine immense et surtout de le gérer en faveur du bien commun. Par suite, la pauvreté est très répandue et écrase la population ».
Le Nigeria est une nation pleine de contradictions. Bien qu'étant l'un des plus grands producteurs mondiaux d'hydrocarbures, il dispose seulement de quatre raffineries – souvent fonctionnant mal – et se trouve contraint à importer de l'essence. Dans de nombreuses parties du pays, l'énergie électrique est fournie par à-coup. Le système sanitaire est caractérisé par ses carences. « Lorsque les personnes aisées tombent malades – continue le religieux – elles se font soigner à l'étranger. Les pauvres sont contraints à rester sur place, sans assistance, sans soins et sans médicaments ». La corruption est forte, le Nigeria se trouvant à la 146ème place – sur 198 – au sein du classement de la corruption perçue réalisé par l'ONG Transparency International. Les jeunes diplômes de l'enseignement supérieur et du secondaire ne trouvent pas de travail.
« Face à cette situation – poursuit le prêtre – la population est descendue dans la rue. Depuis deux semaines, les villes sont en agitation. Le gouvernement a réagi en envoyant dans les rues la police et les forces armées. Au cours des affrontements intervenus à Lagos, la capitale commerciale du pays, ont été enregistrées quelques victimes, autre motif pour lequel la protestation à l'égard des forces de l'ordre s'est encore renforcée ».
Dans de nombreux Etats de la Fédération, a été imposé un couvre-feu. « Les manifestations – conclut le capucin – ont été pacifiques depuis le début. La population n'est descendue dans la rue que pour démontrer son mécontentement. La réaction de la police et des forces de l'ordre a porté à la violence. Maintenant, les manifestants sont apeurés mais pas intimidés. L'interdiction de sortir ne les touche pas. Ils dorment dans la rue et continuent à manifester et personne ne peut les arrêter. De profondes réformes sont nécessaires, non seulement concernant les forces armées et de police mais également dans le domaine de l'économie. La population n'en peut plus ».
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