ASIE/LAOS - Absence de morts dus au Covid-19 mais impact négatif sur l'économie et le tourisme de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 11:48
Vientiane – Au Laos, petit pays isolé comptant 7 millions d'habitants, au nord du sud-est asiatique, gouverné par un régime communiste, les chiffres relatifs au corona virus sont si bas qu'ils suscitent l'étonnement. Au 27 mai, le nombre de cas positifs au Covid-19 était de 19 sans mort. Entre temps, deux des cinq patients atteints par le Covid-19 de l'hôpital Mittaphab de Vientiane ont été trouvés négatifs au test et s'ils devaient l'être une seconde fois, ils pourront rentrés chez eux. Le primat du Laos, partagé en Asie seulement par Timor Est, le Turkménistan, le Cambodge et le Vietnam, s'enregistre malgré la proximité géographique de la Chine continentale et l'important flux de main-d'oeuvre chinoise présent au Laos. Des milliers d'ouvriers chinois travaillent actuellement à la réalisation de la liaison ferroviaire devant relier le sud de la République populaire à Singapour. Le trajet, qui demande aujourd'hui des jours, pourra s'effectuer en quelques heures d'ici quelques années.
Bien que le Laos ait réagi promptement et de manière efficace en isolant le virus avant qu'il ne puisse frapper le fragile système sanitaire national, les effets de la pandémie se feront cependant sentir dans le domaine social et économique. Selon le rapport de la Banque mondiale, 2020 devrait connaître une croissance économique négative de 1 à 1,8% dans le pire des cas, la pandémie augmentant la diminution de la rente fiscale, entraînant une augmentation de la dette. Le choc aura également des conséquences sur le marché du travail et sur la pauvreté, vu la forte baisse de fréquentation du secteur du tourisme, qui représente au total 11% des emplois et 22% en zone urbaine.
Le Laos a atteint une série d'objectifs ambitieux en matière de développement grâce au plan de réforme de libéralisation du marché introduit en 1986. Les niveaux de pauvreté ont diminué de moitié entre 1992 et 2013 et la croissance du PIB a été de 7,8% en moyenne au cours de la dernière décennie avec de nettes améliorations dans le domaine de l'instruction et de la santé. En 2018, les résultats de cette croissance, entraînée principalement par les ressources naturelles, les secteurs de l'énergie et du tourisme, ont permis au Laos de passer de la catégorie de pays à bas revenu à celle de pays à revenu moyen tendant vers le bas. En 2024, la nation pourra formellement quitter la liste des pays les moins développés. Le Laos demeure cependant un pays caractérisé par de profondes difficultés dans des zones géographiques isolées et par des régions encore pauvres, au taux de chômage et d'exclusion sociale élevés. Les strates socialement les plus vulnérables, telles que les personnes âgées, les femmes et les enfants, paient l'appartenance à des familles pauvres des zones rurales reculées, ce qui est particulièrement vrai pour les familles d'origine vietnamienne ou pour les membres des tribus montagnardes, différences ethniques qui ont posé des problèmes à la majorité d'ethnie Lao.
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VATICAN - Commentaires du Secrétaire général de l'Œuvre de la Propagation de la Foi sur la prochaine béatification de la Vénérable Pauline Jaricot, « une laïque au cœur tourné vers l'Evangélisation »

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 11:15
Cité du Vatican – « Le Saint-Père a autorisé la Congrégation pour la Cause des Saints a promulguer le Décret par lequel l’Eglise reconnaît le miracle attribué à l’intercession de notre bien-aimée et Vénérable Fondatrice, Pauline Marie Jaricot. Cette nouvelle a rempli mon cœur et celui de tous les membres de l'Œuvre pontificale missionnaire de la Propagation de la Foi et même de l'ensemble de la famille des Œuvres pontificales missionnaires, d'une grande joie et d'action de grâce. Pauline n'a pas seulement été inspirée à créer un réseau mondial de prière et de charité en soutien à l'Eglise dans les terres de mission mais elle a également dédié toute sa vie et son patrimoine familial à ce bienheureux engagement. Il s'agissait d'une femme de foi profonde et de profonde vertu chrétienne, ayant un amour particulier envers l'Adoration eucharistique et la prière du chapelet ». C'est en ces termes que le Père Tadeusz J. Nowak, OMI, Secrétaire général de l'Œuvre pontificale missionnaire de la Propagation de la Foi, commente pour Fides la promulgation du Décret reconnaissant le miracle attribué à l'intercession de la Vénérable Pauline Marie Jaricot .
Le Secrétaire général poursuit : « Au cours de sa vie, elle a supporté de nombreuses souffrances tant physiques que spirituelles. Toutefois, malgré toutes ses épreuves, elle est restée ferme dans son dévouement et dans sa persévérance au travail qui constitue maintenant un réseau mondial de soutien à la sollicitude du Saint-Père pour les missions et les jeunes Eglises des territoires de mission. Elle est restée une laïque dévouée au service du Christ et de Son Eglise, profondément engagée dans l'Evangélisation du monde. Maintenant, elle intercédera pour l'ensemble de l'Eglise mais elle aura sûrement une place particulière dans son cœur pour tous les membres du réseau mondial de prière et de charité qu'elle a fondé. Alors que le monde se trouve dans la crise provoquée par la pandémie, c'est une grande espérance et une grande joie que la certitude de la communion des Saints. Notre bien-aimée fondatrice, Pauline, qui bientôt sera proclamée Bienheureuse, continue à guider la merveilleuse œuvre de l'Œuvre pontificale missionnaire pour la diffusion de la Bonne Nouvelle dans le monde ».
Pauline Marie Jaricot, Fondatrice du Conseil de la Propagation de la Foi et du Rosaire vivant, naquit le 22 juillet 1799 à Lyon et y mourut le 9 janvier 1862, dans la misère et l'indifférence générale. Benoît XV éleva l'Œuvre qu'elle avait fondée au rang de pontificale et transféra son siège de Lyon à Rome. Le Saint Pape Jean XXIII l'a déclaré Vénérable le 25 janvier 1963 et le 26 mai dernier, le Pape François a autorisé la promulgation du Décret relatif au miracle attribué à son intercession.
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AFRIQUE/NIGER - Abattage de la croix symbole de la Paroisse du missionnaire italien enlevé au Niger en septembre 2018

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 10:54
Niamey – La croix symbole de la Paroisse du Père Pierluigi Maccalli, missionnaire de la Société des Missions africaines enlevé en septembre 2018, a été abattue.
« Selon les témoignages recueillis, la croix de fer avait été érigée en 1995, année de la création de la Paroisse. Il s'agit de celle-là même dans laquelle a été enlevé le Père Pierluigi Maccalli en septembre 2018. L'enlever a consisté également à abattre la croix du territoire de Bomoanga, perdu dans la savane, au milieu de nulle part » indique à l'Agence Fides le Père Mauro Armanino, confrère du Père Macalli.
« Sur la colline, avaient lieu des pèlerinages surtout pour demander la pluie, durant les temps durs de la sécheresse de saison. Il pleuvait des cordes à chaque fois, avant même que la prière ne soit achevée. Les musulmans du village invitaient également les chrétiens, vue l'efficacité empirique de la prière, à se rendre sur la colline de la croix sise à un mille du village. La croix, haute, réalisée en fer, se voyait depuis le village jusqu'à il y a deux semaines » raconte le Père Armanino.
« Le 15 mai, des personnes ont gravi la colline équipés et ont abattu la croix, solidement vissée dans du béton au travers de boulons inoxydables. Ils ont arraché la croix de sa place et l'ont ensuite déposée sur une pierre non loin de là » affirme le missionnaire. « On présume que les personnes en question sont ceux que la presse et la population qualifient de djihadistes, armés et parfois masqués qui traversent les villages de la région et terrorisent les chrétiens et la population en général ». « Au début du mois – continue le missionnaire – eux ou d'autres affiliés ont rendu visite au chef du village en rappelant les commandements qui guident leur stratégie : éviter de les dénoncer aux forces gouvernementales, ne pas couper d'arbres, éviter l'alcool et surtout refuser tout ce qui n'est pas l'islam » : « Tels sont les préceptes qui les accompagnent et que, grâce aux armes et à l'attitude de passivité des forces de défense et de sécurité, placent dans un état constant de peur les paysans du lieu et en particulier les chrétiens. Ces derniers ne se réunissent plus depuis longtemps dans l'église que le Père Maccalli avait conçu et réalisé pour eux et avec eux. La peur les pousse à prier chez eux et les portes de l'église sont fermées. La croix abattue est donc le symbole de ce que cherchent à faire ces djihadistes : arracher à tout prix du cœur des personnes la foi vécue en l'Evangile qui libère. Les paysans sont patients et savent bien que la croix est écrite sur la terre et que personne ne pourra la leur enlever » conclut le Père Armanino.
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ASIE/BENGLADESH - Satisfaction de l'Eglise après la remise en liberté de détenus pour endiguer la pandémie

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 10:53
Dhaka – « Nous accueillons favorablement la décision du gouvernement de relâcher 3.000 détenus. Il s’agit d’une initiative opportune. De nombreuses personnes qui se trouvent en prison pour des délits mineurs, peuvent être remis en liberté dans cette situation de pandémie ». C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Bejoy N. D’Cruze, Evêque de Sylhet et Président de la Commission épiscopale pour l'Unité des chrétiens et le Dialogue interreligieux, accueillant favorablement la mesure annoncée par le gouvernement bengalais de relâcher les détenus purgeant une peine inférieure à un an de réclusion en tant qu'action visant à éviter le surpeuplement et à endiguer la contamination par corona virus. Après l'enregistrement de quelques cas de Covid-19 en milieu carcéral, les autorités ont disposé la remise en liberté progressive de plus de 3.000 détenus, en commençant par libérer plus de 385 prisonniers.
« J'ai visité les prisons au cours de ces derniers mois. Jésus nous a enseigné l'amour et le soin de ceux qui sont en prison. C'est notre mission que de prendre soin de ceux qui s'y trouvent » remarque l'Evêque. La Commission épiscopale Justice et Paix dispose d'une Pastorale spécifique des détenus. Le Père Liton Hubert Gomes, de la Congrégation de la Sainte Croix, chargé de ce ministère particulier, indique à l'Agence Fides que le Bengladesh compte quelques 90.000 détenus alors que la capacité maximale de ses instituts pénitentiaires est de 40.000 places. Quelques 180 détenus sont chrétiens dont 40 étrangers. « Il est important de pourvoir à la sécurité en cette époque de pandémie. La remise en liberté de prisonniers constitue une décision juste » affirme-t-il à Fides.
La Pastorale des prisons prévoit des visites périodiques associées à des rencontres et des dons pour les détenus ainsi que des liturgies spéciales, comme la Messe aux Solennités de Noël et de Pâques. Le Père Gomes remarque : « Au Bengladesh, il existe des milliers de prisonniers condamnés pour des délits mineurs. Nombreux sont innocents ou prisonniers de conscience tels que des hommes politiques, des journalistes et des activistes des droits fondamentaux. Il serait beau et nous espérons que seront remis en liberté 30.000 détenus ».
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AFRIQUE/KENYA - Augmentation du nombre des contamination par Covid-19 et carence de biens prioritaires pour les enfants des instituts catholiques

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 10:40
Nairobi – L'urgence sanitaire provoquée par le Covid-19 continue à aggraver la situation des enfants les plus vulnérables. En première ligne pour répondre aux besoins des plus jeunes assistés par les instituts de soin catholique se trouve l’Association of Sisterhoods Kenya .
Au travers d'un programme Catholic Care for Children Kenya ont émergé différentes difficultés comme l'interruption des dons en faveur des maisons s'occupant des enfants avec par suite une carence d'approvisionnement en denrées alimentaires, dispositifs sanitaires de protection, eau courante et l'ensemble des principales mesures permettant d'endiguer la diffusion du virus.
D'un rapport partagé par Soeur Delvin Mukhwana, coordinatrice du programme CCC-Kenya, il émerge différents défis que les institutions catholiques doivent relever, outre le fait que la majeure partie des maisons dépend de bienfaiteurs, comme les petites communautés chrétiennes qui, actuellement, ne sont pas en mesure de faire de dons.
L’AOSK, pour sa part, a répondu à cette crise en envoyant des fonds aux différents instituts d'assistance à l'enfance pour les soutenir en ce qui concerne l'acquisition de biens de première nécessité. Au total, ont bénéficié de ce fonds 127 CCI accueillant plus de 10.000 enfants et plus de 5.000 bénéficiaires indirects.
Soeur Mildred Nekesa, administratrice de la Mother Ippolita Children's Home Ndithini, sise dans le Diocèse de Machakos, s'est déclarée reconnaissante pour l'importante contribution de l'AOSK, soulignant qu'au moment le plus difficile de la pandémie de Covid-19, l'Association en question a soutenu leur CCI au travers de fonds permettant d'acquérir de la nourriture, du savon, du désinfectant, des masques de protection et de faire face à d'autres besoins importants des enfants.
Selon les informations du Ministère de la Santé kenyan, le 27 mai, le pays comptait 123 contaminations, soit le plus grand nombre de cas de corona virus en un seul jour, accompagné par trois morts.
Actuellement, le nombre total de cas de Covid-19 dans le pays est de 1.471. Le Ministre de la Santé, Mutahi Kagwe, a précisé que des 123 nouveaux cas., 85 proviennent de la capitale, y compris le bidonville de Mathare et celui de Kibera , les autres cas étant répartis dans d'autres zones pauvres de la ville mais également dans des quartiers commerciaux et densément peuplés. A Mombasa, et en particulier dans sa vieille ville, 24 cas supplémentaires ont été enregistrés alors que, après plus de deux mois, a été signalé un cas dans le comté de Kilifi. Le plus jeune des contaminés est âgé d'un an et le plus âgé de 76 ans.
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ASIE/KAZAKHSTAN - Confirmation dans ses fonctions du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 09:54
Cité du Vatican – Le Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 13 février 2020, a confirmé dans ses fonctions du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Kazakhstan, pour un nouveau quinquennat , le Père Leopold Kropfreiter, SJM.
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VATICAN - Commentaire au Message du Pape adressé aux Œuvres pontificales missionnaires par leur Président

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 09:48
Cité du Vatican – « Le cœur des Œuvres pontificales missionnaires bat là où bat le cœur de l'Eglise ». C'est au travers de cette expression que S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires et Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, commente, dans un entretien accordé à l'Agence Fides, le Message que le Pape François a voulu envoyé aux Œuvres pontificales missionnaires. Le message a été accueilli par ces mêmes Œuvres « avec surprise et gratitude », comme un appel qui « veut aider les Œuvres à se renouveler en redécouvrant la lymphe originale ». Le Pape invite ainsi les Œuvres pontificales missionnaires à ne pas perdre l'originalité de leur charisme et à le vivre aujourd'hui, remarque Mgr Dal Toso. Voici le texte intégral de l'entretien accordé à Fides :
Comment les Œuvres pontificales missionnaires ont-elles accueilli le message du Pape ?
Avec surprise et gratitude. J'ai été content lorsque j'ai appris l'intention du Pape d'envoyer un Message aux Œuvres pontificales missionnaires. Du reste, comme il l'a écrit lui-même, son désir était de nous rendre visite au cours de notre Assemblée générale, qui devait se tenir ces jours-ci mais a malheureusement été suspendue à cause de la pandémie en cours. Je lis tout ceci en premier lieu comme le signe d'une attention particulière à cette institution qui a près de deux siècles d'histoire et qui a fait tant de bien à l'Eglise. Sans les Œuvres pontificales missionnaires, la mission évangélisatrice de l'Eglise, surtout au cours de ce dernier siècle, n'aurait pu porter les fruits que nous voyons actuellement. Pour moi, donc, le Message du Pape constitue un motif de gratitude et, dans le même temps, de réflexion sur les défis que nous devons relever et que le Pape a opportunément indiqué. N'oublions pas que les Œuvres pontificales missionnaires constituent un réseau universel avec quelques 120 Directions nationales et des préposés dans chaque Diocèse.
Le Message touche l'identité et la nature des Œuvres : comment peut-il aider à en renouveler la mission ?
Le Pape François dit souvent que, sans racines, il n'y a pas de fruits. Le but de ce Message est exactement celui d'aider les Œuvres à se renouveler, en redécouvrant la lymphe originelle. Dans ses discours aux Œuvres pontificales missionnaires de 2017 et 2018, le Pape a évoqué la nécessité de ce renouvellement. Pourquoi ? Parce que le monde et l'Eglise d'aujourd'hui ne sont plus ceux d'il y a 50 ans et par suite ceci nous pose également face à la question : comment parler au chrétien d'aujourd'hui et comment décliner la mission dans le monde actuel ? Nous savons tous que le paradigme missionnaire n'est plus nécessairement du nord au sud mais plutôt celui d'une Eglise communion qui se soutient mutuellement dans la mission, en partageant ce dont elle dispose. Le problème n'est pas – et le Pape le déclare justement en référence au charisme – de changer d'identité mais plutôt de répondre par le charisme aux besoins de l'Eglise et du monde d'aujourd'hui. J'ai dit plusieurs fois, dans le cadre de mes rencontres, que, si le Pape François demande une Eglise missionnaire, alors nous aussi nous devons nous demander comment notre charisme, qui est un charisme missionnaire, peut aider l'Eglise dans sa conversion missionnaire.
Quels sont, à votre avis, les points qualifiant du texte ?
Je crois qu'au centre se trouve la question de la foi : cela me réconforte grandement et m'encourage que le Pape ait placé le charisme dans le contexte de la mission et la mission dans sa référence au Christ et donc à la foi. La mission existe parce qu'il en est de la foi en tant qu'adhésion personnelle au Christ, tant du missionnaire que de la personne qui reçoit l'annonce de la foi. En ce sens, l’institution a son sens dans le fait de favoriser ce mouvement fondamental du Christ à l'homme et vice versa. Le Pape part de cette considération et je considère donc qu'il s'agit là du centre du Message. Il existe certainement par ailleurs de nombreux autres aspects qui peuvent être source d'inspiration pour nous : la redécouverte du charisme originaire, avec l'accent sur la prière et la charité, le soutien à l'Eglise locale, la caractéristique de ce charisme vécu par le simple fidèle et donc la participation du baptisé à la mission de l'Eglise, le lien spécifique avec le ministère pétrinien dont nous sommes un instrument.
De quelle manière pensez-vous que puissent être évités les pièges cités dans le Message ?
Les pièges existeront toujours et le Pape nous encourage à les affronter, comme tout bon père avec un fils. Malheureusement, je dois aussi reconnaître que, trop souvent, l'aspect financier des Œuvres pontificales missionnaires est le seul à être pris en considération. Cependant, le Pape rappelle que le charisme et l'institution s'appartiennent mutuellement et qu'il est toujours nécessaire de reprendre la fraîcheur du charisme afin que l'institution conserve sa fonction fondamentale qui est de le protéger et de rendre permanente sa fécondité missionnaire. Le renouveau en cours, pour lequel le Pape François nous donne de précieux conseils, exprime exactement notre désir de ne pas perdre le caractère originaire du charisme lui-même et de le vivre aujourd'hui. Pour être plus concrets, depuis un an, les Œuvres pontificales missionnaires traversent une réflexion aux différents niveaux, international, national et diocésain, justement pour comprendre où situer le renouvellement et comment l'appliquer. Je crois que le chemin indiqué par le Pape François, à savoir d'un coté l'attention envers les pièges et de l'autre les conseils pour le chemin, constitue la voie sur laquelle le renouvellement pourra avancer de manière sûre.
Quelle route parcourront à l'avenir les Œuvres pontificales missionnaires ?
Depuis toujours, le but des Œuvres pontificales missionnaires est d'aider tout un chacun à vivre une foi missionnaire et universelle. En 2022, elles auront 200 ans et ces jours-ci, nous est parvenue la belle nouvelle qu'a été reconnu le miracle obtenu par l'intercession de la fondatrice de la première des Œuvres , Pauline Jaricot, qui a donné une structure fondatrice à toute notre activité. Par suite, une route est déjà tracée. Pensons seulement à ce que signifie la célébration de la Journée missionnaire mondiale qui, depuis 1926, veut impliquer toutes les Paroisses du monde dans l'animation missionnaire. Je pense aux nombreux malades qui offrent leurs souffrances pour la mission dans ces pays où les Œuvres pontificales missionnaires travaillent avec les malades. Pensons à l'aide financière que nous continuons à offrir et pour laquelle je cite quelques exemples : pour chacun des près de 25.000 grands séminaristes des territoires de mission – Asie, Afrique, Océanie et, en partie, Amérique latine – nous donnons une contribution de 450 USD qui, dans certains pays, couvre la presque totalité du coût annuel de la formation. Chaque circonscription ecclésiastique des pays de mission reçoit une contribution pour ses dépenses ordinaires pour un total de plus de 27 millions d'USD. En 2019, nous avons financé des projets d'éducation scolaire à hauteur de quelques 7 millions d'USD. Je pense encore au fait que, chaque année, nous contribuons pour plus de 11 millions d'USD à la formation et à la subsistance des catéchistes laïcs qui, dans les territoires de mission, constituent des animateurs fondamentaux des communautés chrétiennes. En ce moment, nous aidons de nombreux Diocèses qui ont été privés de soutien à cause du Covid-19. Cet engagement matériel et spirituel devra se poursuivre notamment parce que ce sont les Eglises locales à le demander mais dans l'esprit que le Pape a souligné : le cœur de la mission consiste à réveiller la foi dans la communion de la charité et je voudrais ajouter que ceci ne peut consister en un effort des seules Œuvres pontificales missionnaires. Il s'agit là d'un critère selon lequel nous sommes appelés à mesurer toute notre action ecclésiale. Le cœur des Œuvres pontificales missionnaires bat là où bat le cœur de l'Eglise ».
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AFRIQUE/OUGANDA - Demandes de plusieurs Evêques à bénéficier du Fonds d'urgence des Oeuvres pontificales missionnaires face aux nombreuses nécessités

Fides FR - www.fides.org - qui, 28/05/2020 - 08:54
Kampala – « L'Ouganda est encore verrouillé, selon les dispositions du 21 mars dernier. Il existe un certain assouplissement de certaines mesures mais en conservant la distanciation sociale et en portant le masque de protection dans la rue et pour tout type de rencontres » indique le Père Pontian Kaweesa, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires en Ouganda qui décrit à l'Agence Fides la situation de l'Eglise et du pays, bloqué par la pandémie de Covid-19.
« A cause de l'interdiction des services religieux dans les lieux de culte, les personnes continuent à prier de manière privée, à leur domicile. Un nouvel élan à l'Eglise domestique a donc été perceptible. J'ai reçu de nombreux témoignages de personnes et de familles qui lisent la Bible, récitent ensemble des prières chez elles : le chapelet, les Litanies de Notre-Dame et le chapelet de la Divine Miséricorde ». De très nombreuses personnes et familles participent à la Messe chaque jour, surtout par le biais de la télévision et de celles transmises en direct sur leurs téléphones portables intelligents et à la radio ». Différentes familles suivent en outre la Messe quotidienne du Saint-Père depuis Rome, avec ses homélies édifiantes et nombreux sont ceux qui ont prié avec lui et pour les personnes pour lesquelles il a demandé de le faire : infirmiers, médecins, migrants, réfugiés, malades et ceux qui sont morts, parfois dans la solitude » souligne le Père Kaweesa.
Le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires souligne l'importance du Fonds d'urgence de ces mêmes œuvres pour les activités caritatives de l'Eglise en Ouganda : « Il existe des situations d'urgence qui ont demandé l'attention de l'Eglise dans de nombreux Diocèses d'Ouganda. Pour n'en citer que quelques-unes, nous avons des maisons d'accueil pour handicapés ou invalides comme la maison de Nalukolongo – que le Pape François a visité au cours de sa visite apostolique en Ouganda en 2015, à Kisenyi et Busega. Deux Congrégations, celle des Missionnaires des Pauvres composées de frères laïcs et e prêtres, et celle des Soeurs missionnaires des Pauvres, composée de religieuses, ont des maisons et des institutions qui prennent soin des malades, des affamés et des handicapés aux alentours de la ville de Kampala. Elles offrent des repas quotidiens à un grand nombre de personnes qui, autrement, n'auraient rien à manger et aident à manger ceux qui présentent de graves problèmes physiques entravant leur autosuffisance ». Le Père Kaweesa cite l'un d'entre eux, le Père Borals : « Nous avons des adultes et des enfants présentant des troubles mentaux et qui sont malades du SIDA et se trouvent plus difficile à gérer, raison pour laquelle leurs parents les abandonnent ». Le monastère accueille plus de 282 adultes et enfants sans abri et un dispensaire médical qui dessert le bidonville de Mengo-Kisenyi. Il fournit également des bourses d'étude à plus de 400 enfants et jeunes des écoles primaires et du secondaire. Le Père Kaweesa rappelle en outre que « dans le Diocèse de Kasese, dans le sud-ouest de l'Ouganda, les pluies torrentielles ont provoqué des inondations et des glissements de terrain qui ont dévasté l'hôpital des mines de Kilembe et provoqué l'évacuation d'un certain nombre de personnes. Les structures diocésaines ont été reconverties en hôpital et des milliers de personnes sont soignées dans deux écoles primaires proches ». « Certains Evêques qui doivent affronter des situations d'urgence de ce type dans leurs Diocèses ont demandé à bénéficier du Fonds spécial d'urgence des Oeuvres pontificales missionnaires pour les victimes du corona virus » indique le Père Kaweesa. « J'ai transmis leurs requêtes à la Nonciature apostolique en Ouganda et j'attends maintenant une réponse de Rome. J'ai confiance dans le fait que leurs demandes pourront recevoir une réponse adéquate. J'ai envoyé une lettre à tous les Evêques en Ouganda, les informant de l'existence du Fonds d'urgence des Oeuvres pontificales missionnaires Covid-19 à Rome, auquel ils peuvent également contribuer ». « Pour le moment, les personnes ont du mal à offrir une contribution – admet le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires – mais, au niveau national, de nombreuses sociétés, banques et institutions financières ainsi que des particuliers, des Diocèses et la Conférence épiscopale d'Ouganda ont offert des sommes, des denrées alimentaires et des véhicules à l'équipe spécialisée nationale afin qu'elle soit à même d'aider les nécessiteux. Nous pouvons seulement espérer et prier que cet esprit de prière et de charité se pérennise y compris après la fin de la pandémie. La mission et l'Evangélisation en sortiront ainsi renforcées » souhaite le Père Kaweesa.
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VATICAN - Pauline Marie Jaricot vers la Béatification après la reconnaissance du miracle

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 13:52
Cité du Vatican – « C'est un moment de grande joie pour les Oeuvres pontificales missionnaires dans le monde entier. Nous sommes extrêmement heureux parce que la Congrégation pour la Cause des Saints a rendu public la reconnaissance du miracle attribué à l'intercession de la Vénérable Pauline Jaricot, laïque française, fondatrice de l' Oeuvre pontificale de la Propagation de la Foi, la première des Oeuvres pontificales missionnaires. Il s'agit d'un pas très important : cela signifie que son engagement au service de la mission, fait de prière et de charité, parle et qu'il est encore significatif pour l'Eglise universelle ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Oeuvres pontificales missionnaires et Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en commentant la promulgation du Décret de la Congrégation pour la Cause des Saints.
En date du 26 mai, le Saint-Père François a autorisé S.Em. le Cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, à promulguer le Décret concernant le miracle attribué à l'intercession de la Vénérable Pauline Marie Jaricot, Fondatrice des Oeuvres du Conseil de la Propagation de la Foi et du Rosaire vivant, née le 22 juillet 1799 à Lyon, et morte le 9 janvier 1862 en cette même ville.
Née à Lyon en une période de bouleversements politiques et culturels rapides, Pauline Marie Jaricot fonda en 1822 l'Association de la Propagation de la Foi, avec la caractéristique de l'universalité. Elle eut l'intuition du fait que le problème de la coopération missionnaire ne consistait pas à aider telle ou telle mission mais toutes sans exception. Elle fut à l'origine de ce grand mouvement de coopération missionnaire qui devait progressivement impliquer toute l'Eglise. Passionnée par la diffusion du Royaume de Dieu, elle était fermement convaincue du fait que l'oeuvre missionnaire ne tirait son efficacité non pas des ressources humaines mais exclusivement de Dieu. En 1826, elle fonda par suite le mouvement du Rosaire vivant, des groupes de personnes auxquels, chaque mois, après une Messe, était confié un Mystère du chapelet à prier pour les Missions. A son existence ne manquèrent pas les croix et elle passa les dernières années de sa vie dans la pauvreté la plus absolue. Elle a été déclarée Vénérable par Saint Jean XXIII le 25 février 1963.
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ASIE/PAKISTAN - Création d'une Banque alimentaire de la part de jeunes chrétiens par solidarité envers les plus pauvres des pauvres dans le contexte de la pandémie actuelle

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 12:27
Sahiwal – Les jeunes catholiques de Sahiwal, localité du Pendjab pakistanais, offrent chaque jour le repas du soir à des centaines d'indigents dans le cadre d'une activité de solidarité qui se poursuivra jusqu'à la fin de la crise liée au Covid-19. Ashiknaz Khokhar, Secrétaire du groupe juvénile, indique à l'Agence Fides : « Nous atteignons les sans abri, en particulier ceux qui dorment dans la rue, privés de toute possibilité de subsistance, qui s'installent sous les arbres au bord des routes. Nous avons créé une Banque alimentaire au sein de l'Eglise de Sahiwal avec la collaboration des prêtres de notre Paroisse afin d'atteindre ceux qui sont marginalisés, les plus pauvres des pauvres. Nous disposons d'un groupe actifs de jeunes chrétiens mais nos amis musulmans et hindous aussi nous soutiennent activement dans la distribution d'aliments ».
Ashiknaz Khokhar indique par ailleurs : « Le mois dernier, nous avons distribué de la nourriture à plus de 150 familles dans les différentes zones. L'idée de créer une Banque alimentaire est née lorsque nous avons vu ces personnes abandonnées sur le bord des routes. Nous oeuvrons pour soutenir l'humanité et atteindre les personnes de toutes les fois et pas seulement les chrétiens ».
Le mufti Sohail Shaukat, l'un des musulmans collaborant à l'initiative, déclare à Fides : « J'apprécie les services rendus par cette jeunesse chrétienne qui travaille pour l'humanité, sans aucune discrimination. Grâce à cette bonne initiative, de nombreux musulmans, hindous et sikhs ont la possibilité de collaborer et d'aider à ce service, créant de bons rapports interreligieux et un climat de confiance réciproque ».
Le groupe juvénile Way of Life de Karachi a lui aussi pris une initiative semblable afin de venir en aide aux personnes les plus pauvres. Après avoir remis à 800 familles chrétiennes, hindoues et musulmanes des colis de nourriture de 20 Kg chacun, il offre au cours de la phase suivante des légumes frais sur base quotidienne à 100 familles.
Michael Bhatti, le responsable du groupe, indique à Fides : « En ce moment, les personnes se trouvent chez elles, dans l'impossibilité de gagner ce qui leur sert à faire face à leurs besoins quotidiens, De nombreux journaliser ont perdu leur travail. Nous faisons quotidiennement une collecte de fonds, grâce aux nombreuses personnes généreuses et nous nous rendons ensuite au marché pour acheter des légumes frais que nous lavons et confectionnons en sachets de 3 kg. Nous invitons chaque jour un prêtre à prier pour nos œuvres de charité puis nous commençons la distribution. C'est notre désir que d'aider les pauvres et les nécessiteux sans distinction de foi, de culture, d'ethnie, comme nous l'enseigne l'Evangile ».
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ASIE/INDONESIE - Bénévoles catholiques mobilisés pour lutter contre le corona virus et la diffusion de fausses nouvelles le concernant

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 11:22
Lampung – Les bénévoles catholiques sur l'ile de Sumatra se trouvent en première ligne en ce qui concerne l'information correcte, la sensibilisation et le soutien concret aux populations locales afin de se défendre contre la diffusion du Covod-19. Ainsi que l'indique à Fides la Commission pour la Paix et la Justice pastorale des nomades migrants du Diocèse de Tanjungkarang , les communautés locales ont réalisé et distribué gratuitement plus de 50.000 masques de protection afin d'endiguer la diffusion du Covid-19.
« Nous avons créé un mouvement qui entend être actif et prendre soin de la population de la province de Lampung » indique à Fides Yuli Nugrahani, fonctionnaire de ladite Commission. Des centaines de bénévoles s'occupent actuellement d'expliquer et d'éduquer les personnes en divers lieux de la province de Lampung aux mesures préventives à adopter au cours de cette crise sanitaire mondiale. « Nous disons aux personnes de commencer à partir d'elles-mêmes, en respectant des normes de base. Si nous les observons tous, nous relèverons ce défi » remarque Yuli Nugrahani. Les bénévoles distribuent également des denrées alimentaires aux plus pauvres et offrent des semences de légumes de manière à ce qu'ils pissent planter et cultiver , pourvoyant ainsi à leur subsistance.
S.Exc. Mgr Yohanes Harun Yuwono, Evêque de Tanjungkarang, a lui aussi écrit et diffusé des messages « à tous les hommes et femmes de bonne volonté », exhortant à une collaboration de tout un chacun, sans aucune différence de foi ou de culture, dans la lutte contre l'insidieux virus.
Les catholiques sont également engagés dans la lutte contre ce qu'il est convenu d'appeler « infodémie », toute aussi répandue et dommageable, que l'OMS a décrit comme une « surabondance d'informations, certaines précises et d'autres non, qui rend difficile aux personnes de trouver des sources fiables et un guide fiable au moment du besoin ».
En Indonésie, l'organisation CekFakta se trouve en première ligne en ce qui concerne l'identification de fausses nouvelles concernant le virus, y compris les mythes selon lesquels il est possible de se soigner en buvant de l'ail bouilli dans de l'eau. Le projet collectif de vérification et de contrôle des faits, accueilli et utilisé par la communauté catholique, voit la collaboration de l'Association indonésienne des moyens d'informations, de la Société indonésienne contre la calomnie et de l'Association des journalistes indépendants.
Au sein de la nation, les mesures de distanciation sociale resteront en vigueur au moins jusqu'au 4 juin, y compris les restrictions concernant les déplacements et les pèlerinages ainsi que les festivités musulmanes.
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AFRIQUE/BURUNDI - Un scrutin dans le calme malgré différentes irrégularités selon la Conférence épiscopale

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 10:52
Bujumbura – « D’après le constat qu'ont fait nos observateurs électoraux, nous reconnaissons que les élections se sont passées en général dans le calme. Mais nous déplorons beaucoup d’irrégularités quant à la liberté et à la transparence du processus électoral ainsi qu’à l’équité dans le traitement des candidats et des électeurs, tous ces éléments devant aussi caractériser des élections vraiment démocratiques » affirme un message envoyé à l'Agence Fides par la Conférence épiscopal du Burundi relativement aux élections générales – présidentielles, législatives et locales – qui se sont tenues le 20 mai.
Le Président élu suite au vote, Evariste Ndayishimiye, a obtenu 68,7% des voix contre 24,19% au candidat de l'opposition, Agathon Rwasa. Le Général Ndayishimiye était le candidat soutenu par le parti du Président sortant, Pierre Nkurunziza, parvenu au terme de son controversé troisième mandat, obtenu grâce à une révision constitutionnelle qui avait provoqué tensions et violences.
Les Evêques rappellent avoir « mandaté 2.716 observateurs à ce triple scrutin du 20 mai 2020. Bien que leur nombre se soit avéré inférieur au nombre des bureaux de vote, ils ont pu arriver dans toutes les Communes où ils se sont déployés dans des bureaux ciblés ». « Partant du rapport qu’ils nous ont déjà soumis et en attendant qu’ils ne nous fassent le rapport définitif de leur observation, nous estimons utile et pertinent de livrer au public le communiqué qui suit » affirme le communiqué.
Les observateurs de l'Eglise ont constaté différentes irrégularités, en particulier : la contrainte exercée sur certains mandataires à signer d’avance les procès-verbaux du dépouillement du contenu des urnes ; le bourrage de certaines urnes ; le vote à la place des défunts et des réfugiés ; les procurations multiples et donc invalides ; le fait que dans certains bureaux de vote, il y ait eu des électeurs qui ont voté plus d’une fois ; l’exclusion des mandataires et des observateurs des lieux de dépouillement du scrutin ; les intimidations et contraintes exercées sur des électeurs par certains administratifs qui les accompagnaient jusques dans les isoloirs ; l’intrusion des personnes non autorisées dans les lieux de comptage des voix ; le secret du scrutin qui n’était pas garanti partout ».
« Face à toutes ces irrégularités et bien d’autres, nous nous demandons si elles ne portent pas préjudice au résultat à proclamer » affirment les Evêques qui, dans tous les cas, condamnent tant les actes illégaux que le recours à la voie de la violence. « Comme nous l’avons déjà dit antérieurement, au cas où certains se sentiraient lésés dans leurs droits qu’ils recourent aux instances de justice habilitées pour qu’ils soient rétablis dans leurs droits ».
« Nous terminons par un appel à toute la population à mettre sa confiance dans le Seigneur qui reste le seul Maître de l’histoire et à garder le calme » conclut le message.
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AMERIQUE/BRESIL - Confirmation de la Campagne en vue de l'Octobre missionnaire de la part des Oeuvres pontificales missionnaires locales malgré la pandémie

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 10:33
Brasilia – Les Oeuvres pontificales missionnaires du Brésil ont confirmé la campagne missionnaire pour le mois d'octobre, même si le monde vit actuellement une époque différente, caractérisée par la pandémie qui a modifié nos relations. La Campagne missionnaire de cette année veut constituer un signe d'espérance pour de nombreuses vies données par esprit de solidarité. Le thème choisi, « la vie est mission », et la devise « Me voici, envoyez moi » entendent contribuer à la croissance de la conscience missionnaire.
Le Père Maurício da Silva Jardim, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires au Brésil, explique, dans une note parvenue à Fides, la nouvelle réalité vécue dans le contexte de l'actuelle pandémie : « En ces temps difficiles d'isolement social d'annulation de nombreux programmes pastoraux et missionnaires, d'activités, de rencontres et de formation, la mission n'est pas gommée. Elle se poursuit parce que la mission est permanente. En ce moment , nous sommes invités à nous contempler moins dans notre miroir et à regarder plus par la fenêtre, où le monde a besoin de nous ».
Le matériel pour l'animation du mois missionnaire sera envoyé à tous les Diocèses en juillet prochain. La nouvelle réalité de l'isolement social requiert que chaque communauté trouve sa propre manière de vivre le mois missionnaire suivant la situation locale. La neuvaine missionnaire, par exemple, pourra être faite dans les familles, à domicile.
Ainsi que l'explique le communiqué des Oeuvres pontificales missionnaires, l'image symbole qui caractérise la Campagne missionnaire 2020 présente la mission comme une fenêtre ouverte sur la vie. L'image de la fenêtre représente la capacité de l'être humain à interagir avec le monde qui l'entoure et à réveiller ainsi l'intérêt réel et généreux envers ses semblables. En ce moment d'isolement social que nous vivons, la fenêtre constitue le moyen pour conserver nos relations avec le monde et avec ceux que nous aimons. La fenêtre ouverte représente l'attitude accueillante envers le monde, un pont qui nous place dans un dialogue avec les défis lancés par la vie par-delà nos frontières personnelles. Au centre de cette fenêtre, se trouve la figure du Pape François, qui a incarné la mission dans sa vie, représentée dans l'attitude de celui qui accueille et prend soin, nous donnant l'exemple d'une vie dans laquelle la mission s'entrelace avec les plus simples situations de la vie quotidienne, conformément aux enseignements de Jésus.
Cette image est placée sur un fond blanc, telle une toile de peintre, qui entend montrer la centralité d'une vie qui acquiert du sens et de la couleur seulement dans la mesure où elle est vécue en tant que mission, don et remise à ses frères. Sur cette toile blanche, un trait de pinceau porte les signes de l'artiste. Tous sont appelés à laisser un signe sur les horizons de cette vie en mission. Notre manière unique d'affronter les situations, nos talents et habilités au service du Royaume de Dieu, fait la différence et peut colorer la vie de tonalités extraordinaires et inattendues.
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AMERIQUE/ARGENTINE - Déclarations de l'Archevêque de San Juan de Cuyo à l'occasion du CCX° anniversaire de l'indépendance

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 09:11
San Juan de Cuyo – L'Argentine vient de célébrer en ce 25 mai la fête nationale. En la Cathédrale Saint Jean Baptiste, l'Archevêque de San Juan de Cuyo, S.Exc. Mgr Jorge Lozano, a célébré le Te Deum marquant 210 ans de vie indépendante du pays.
Au début de son homélie, il a indiqué : « 210 ans ont passé depuis le premier cri de liberté sur notre terre » et bien qu'il ait expliqué que « les conditions d'isolement ne nous permettent pas de réaliser la fête populaire », toutefois, « cette date demeure favorable pour que, de notre cœur, à l'intérieur de nos familles, nous puissions prier et rendre grâce à Dieu pour la Patrie ».
Dans la note parvenue à Fides, Mgr Lozano fait référence à la situation de pandémie, qui « a causé la chute de nombreuses fausses sécurité en ce monde, des situations que maintenant nombre de personnes vivent dans la peur et l'angoisse. Nombre d'entre nous ont vu changer leurs plans, tant personnels que de communauté. La vie a changé et nous nous sommes sentis fragiles et vulnérables. Nous avons dû suspendre les choses planifiées et eu à faire aux autres d'une manière que nous n'avions pas même imaginé ».
Par la suite, il a comparé la situation actuelle à une éclipse de soleil : « Lors des éclipses, nous ne voyons pas le soleil, mais nous savons qu'il est là. Dans le cadre de ce phénomène, nous ne pouvons faire autrement que d'attendre le passage de l'éclipse et le retour de la lumière. Cependant, lorsque nous sommes dans l'obscurité, nous pouvons mettre un peu de lumière, quelque chose que nous pouvons faire afin qu'arrive l'aube ». Dans ce sens, l'Archevêque a formulé deux propositions, à savoir « affirmer des certitudes et renforcer les engagements ».
Cependant, « quelles certitudes avons-nous ? Les primaires : Dieu nous a créés par amour. Il nous veut frères. Personne ne devrait se sentir seul. Rendons grâce à Dieu pour la vie et en chacun de nos semblables, reconnaissons l'image et la ressemblance de Dieu, ce qui en fait nos frères. Nous ne devons pas oublier cette certitude car « personne ne se sauve tout seul » ainsi que l'a déclaré le Pape, et parce que nombre de nos frères doivent être reconnus comme tels pour traverser cette vague ».
Mgr Lozano a également invité à « reconnaître que Dieu est présent dans la personne des pauvres, des malades, des oubliés auxquels personne ne pense. Il est présence aussi dans la personne de ceux qui assistent, personnel sanitaire, personnes organisant la solidarité, responsables de la chose publique ».
En Argentine, sont présents 13.300 cas avérés de Covid-19 et 490 morts. Malgré tout, ce chiffre est inférieur à celui d'autres pays d'Amérique latine. L'Argentine vit des moments d'angoisse avec le redémarrage de foyers de virus dans certains lieux très populaires et pauvres. Voici seulement deux jours, Villa Azul, quartier populaire de la périphérie de Buenos Aires, a été verrouillé littéralement à l'aide de barrières métalliques pour ne laisser ni entrer ni sortir les habitants du quartier : des mesures presque surréelles de la part des autorités pour tenter d'endiguer l'avancée du virus.
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AFRIQUE - Le Covid-19 et la naissance d'une Afrique laborieuse et gagnante

Fides FR - www.fides.org - qua, 27/05/2020 - 01:19
Kara – Depuis le 25 mai, 1963, date de fondation de l'Organisation pour l'Unité africaine, devenue par la suite Union africaine, à Addis Abeba, en Ethiopie, de la part des responsables de 30 des 32 Etats indépendants du continent, est célébrée chaque année à cette même date la Journée de l'Afrique.
« L’image de l’Afrique en 25 Mai 2020, en pleine crise sanitaire mondiale, n’est point l’image d’une Afrique malade, meurtrie, décimée, mais plutôt une Afrique debout, solide qui contrairement aux grandes puissances de ce monde, aura réussi le pari de déjouer tous les pronostiques et faire tomber les préjuger et idées toutes conçues à son endroit – écrit à l'Agence Fides le Père Donald Zagore, SMA. Une victoire que nous devons à la détermination des fils et filles en générale et de la jeunesse en particulier de ce continent qui ont vraiment pris leur destin en faisant preuve d’ingéniosité, de dévouement et surtout de créativité » souligne le missionnaire.
« L’Afrique est allée puiser dans ses ressources les plus profondes pour apporter d’elle-même des réponses tangibles à cette situation de crise. De la découverte de remèdes à base de produits purement africain, à la fabrication de cache nez, de gel hydro alcoolique, d’appareils respiratoire, au service de la charité, de l’Afrique du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, les africains ont fait preuve de maturité et d’unité. Bravo à cette Afrique laborieuse et gagnante. Avec la Covid-19, nous pouvons le dire haut et fort, une Afrique nouvelle est née ».
« Si nous l’avons fait une fois, nous pouvons encore le refaire dans d’autres domaines, tels que l’engagement à faire des valeurs démocratiques, les fondements de nos politiques. Aujourd’hui, l’un des défis majeurs que se donne l’Union Africaine est de faire taire les armes sur le continent en développant la ferme conviction qu’un peuple uni est plus fort que les bombes. En vérité, L’unité du continent africain et surtout des peuples africains se fera tout simplement sur la base des principes démocratiques en faisant en sorte que la justice, l’équité, la légalité, l’intégrité deviennent les valeurs de tous et pour tous ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - La nation placée sous le manteau de Notre-Dame Auxiliatrice en ce temps de pandémie

Fides FR - www.fides.org - ter, 26/05/2020 - 14:02
Port Moresby - La fête de Notre-Dame Auxiliatrice a constitué l’occasion pour confier la Papouasie Nouvelle Guinée au Seigneur et de la placer sous le manteau de la Mère de Dieu, en ce temps difficile de pandémie. C'est ce qu'indiquent à l'Agence Fides les prêtres, les religieux et religieuses ainsi que les laïcs de la Famille salésienne réunis hier, 25 mai, pour célébrer la fête de la Patronne particulière, au lendemain de la Solennité de l'Ascension. Attendu que les mesures d'endiguement du Covid-19 ont été allégées au sein de la nation, ont pris part à la célébration le Nonce apostolique en Papouasie Nouvelle Guinée et aux Iles Salomon, S.Exc. Mgr Kurian Mathew Vayalunkal, et l'Evêque de Vanimo, S.Exc. Mgr Francis Meli.
Après une neuvaine célébrée dans de nombreuses églises, Paroisses et communautés locales, la Famille salésienne – indique à Fides le Père Ambrose Pereira, du Bureau pour les Communications sociales de l'Eglise locale – a eu la possibilité de se rencontrer, de prier, de partager dans un esprit de proximité, d'amitié et de charité fraternelle.
Le Nonce apostolique a remercié la Famille salésienne, réunie pour la fête, rappelant les 40 années de présence des Salésiens en Papouasie Nouvelle Guinée et la contribution valide fournie dans le domaine de l'instruction technique et professionnelle à la jeunesse du pays. Il a fait mention par ailleurs du Père Valeriano Barbero sdb, missionnaire pionnier qui a débuté les travaux au travers du premier Institut, sis à Araimiri. Il a enfin conclu en reportant ce service et cette mission précieuse sous la protection de Notre-Dame, invitant les Salésiens à être « toujours prêts à accomplir la mission de service et de proximité vis-à-vis des nécessiteux ».
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ASIE/THAILANDE - Proximité de la communauté catholique de Bangkok des plus pauvres touchés par la pandémie

Fides FR - www.fides.org - ter, 26/05/2020 - 13:47
Chiang Mai – De nombreuses Paroisses de l’Archidiocèse de Bangkok, en Thaïlande, se trouvent en première ligne en matière d’aide et d’assistance aux pauvres, fortement touchés par les effets sociaux et économiques de la pandémie. La Paroisse Notre-Dame de Fatima, sise dans la zone de Din Deng, à Bangkok, a ainsi activé un service ad hoc de distribution de nourriture. « Ceux qui veulent donner pour les autres portent et déposent des aides alimentaires alors que ceux qui en ont besoin peuvent les prendre librement » explique à Fides le Père Daniele Mazza, PIME missionnaire à Bangkok. « Le gouvernement donne des aides telles que du riz et de petites sommes aux familles nécessiteuses mais les besoins sont nombreux. En tant qu'Eglise, nous cherchons actuellement d'offrir un soutien en vue de la subsistance des familles pauvres » a-t-il déclaré. Ainsi que le raconte le missionnaire, un groupe de jeunes de la Paroisse a préparé et lancé cette initiative qui correspond à l'authentique esprit de la charité et du partage dans la mesure où elle donne à quiconque la possibilité de donner et dans le même temps offre à quiconque la possibilité de prendre de la nourriture à tout moment. La pièce destinée à ce service se trouve face à l'église et est ouverte à tous, indépendamment de la religion de chacun.
En Thaïlande, la situation relative à la diffusion du Covid-19 n'est pas aussi grave que dans d'autres pays. Toutefois, les effets sociaux et économiques sont ressentis de la même manière. « Vu l'arrêt du tourisme, nombreuses sont les personnes sans travail et la situation est préoccupante » affirme le Père Mazza.
En obtempération aux normes établies par le gouvernement, l'Eglise a dû suspendre pendant un certain temps toutes les Messes et autres activités religieuses publiques. « Nous avons continué à célébrer la Messe en direct sur Internet tout comme d'autres prières telles que le chapelet et le Chemin de Croix. Chaque Dimanche, nous avons également un chapelet avec la communauté de langue anglaise sur la plateforme Zoom auquel participent de 40 à 50 familles » raconte le prêtre.
« Nous devrons être attentifs pendant un certain temps à tout rassemblement. Je pense que cette expérience nous a appris comment on se sent loin de l'Eucharistie et a augmenté notre soif des Sacrements » a affirmé le Père Mazza, rappelant que « la pandémie nous enseigne à ne rien donner pour sûr, à trouver le temps pour le Seigneur et à prier ensemble en tant que famille ».
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VATICAN - Soutien au Pakistan, au Bengladesh, à la Colombie, à l'Afrique du Sud, au Liberia, au Botswana et au Maroc au travers du Fonds spécial d'urgence des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - ter, 26/05/2020 - 13:22
Cité du Vatican – Par l'intermédiaire du Fonds d'urgence institué par le Pape François près les Oeuvres pontificales missionnaires en soutien aux Eglises locales des pays de mission , ont déjà été envoyées des contributions à un certain nombre de pays d'Asie, d'Afrique et d'Amérique latine.
Au Pakistan, a été assigné un subside pour tous les Diocèses en vue de l'assistance des communautés chrétiennes les plus pauvres et les plus vulnérables. La majorité de ces personnes vit en effet habituellement en dessous du seuil de pauvreté et suite au confinement durant lequel elles n'ont pu se procurer la moindre ressource, la nourriture constitue le besoin le plus urgent et le plus fondamental.
Dhaka, capitale du Bengladesh, connaît une forte concentration de population, y compris de nombreux immigrés qui viennent en ville à la recherche de travail journalier. Avec le verrouillage proclamé par le gouvernement, la majorité de ces personnes se trouve sans travail et sans la possibilité par suite de faire face aux besoins de base. L'Archidiocèse a lancé dans ce cadre des appels à toutes les composantes de la communauté et établi un fonds visant à aider les familles au travers de la distribution de vivres par l'intermédiaire des Paroisses.
Le Vicariat apostolique de Puerto Gaitan, en Colombie, connaît lui aussi une situation particulièrement difficile suite au confinement décidé par le gouvernement, mesure qui a des effets négatifs graves dans tous les domaines, faisant obstacle à la mission de l'Eglise qui n'est pas même en mesure d'assurer la subsistance de ses prêtres.
Au Liberia, dans le Diocèse de Cap Palmas, les subsides envoyés serviront à garantir un soutien aux opérateurs pastoraux, qui, suite au verrouillage, ne sont pas en mesure de gagner leur vie. Dans le Diocèse de Gbarnga, toujours dans ce même pays, ont été relevées deux besoins pastoraux urgents du fait de la crise sociale et économique auxquels seront destinés les subsides du Fonds, à savoir la subsistance des Curés et des catéchistes et la réalisation de programmes radiophoniques qui, grâce à la radio diocésaine, fourniront des informations sur le corona virus.
Dans le Diocèse de Francistown, au Botswana, zone de première évangélisation, la pandémie a de lourdes conséquences sur les activités pastorales des communautés catholiques, presque toutes non autosuffisantes. Les subsides fournis seront par suite utilisés pour assurer le fonctionnement du Secrétariat diocésain et des bureaux pastoraux ainsi que pour assurer l'activité pastorale dans 6 Paroisses des zones rurales.
Au sein du Diocèse d'Umzimkulu, en Afrique du Sud, la pandémie a frappé durement la vie de la population, l'activité pastorale et la situation économique des Paroisses et structures ecclésiales, en majeure partie situées en zones rurales. Le soutien du Fonds aidera par suite les Paroisses et communautés religieuses locales à faire face à leurs besoins de base.
Au travers du Fonds d'urgence Covid-19, sera également garanti la subsistance de la communauté des Clarisses du Monastère Notre-Dame de Guadalupe de Casablanca , sise sur le territoire de l'Archidiocèse de Rabat. Les cinq mondiales d'origine mexicaine gagnent depuis longtemps leur vie difficilement au travers de la production d'hosties pour la Messe et de produits alimentaires divers commercialisés dans le réseau des restaurants. Le confinement a porté à la suspension de ces petites initiatives qui garantissaient l'autosuffisance économique du monastère.
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ASIE/BENGLADESH - Témoignage du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires sur la contribution des pauvres du pays au Fonds pour les victimes du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - ter, 26/05/2020 - 12:33
Dhaka – « La pandémie de corona virus nous a donné la possibilité de repenser notre service missionnaire au Bengladesh. L’Eglise au Bengladesh se trouve toujours aux côtés des pauvres et des plus vulnérables, avec ses ressources limitées mais beaucoup de générosité et une charité authentique. Nous exprimons notre gratitude dans la mesure où notre communauté, au sein de l'Archidiocèse de Dhaka, a pu bénéficier du Fonds institué par le Pape auprès des Oeuvres pontificales missionnaires ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père Rodon Hadima, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires au Bengladesh.
Le prêtre indique : « Suite au verrouillage imposé dans tout le pays, la majeure partie des personnes au Bengladesh n'a pas de travail ni de ressources pour acheter de la nourriture et ainsi elle souffre la faim. Les chrétiens et nos institutions religieuses font de leur mieux, partageant leurs ressources afin de contribuer à résoudre cette situation difficile, rendant ainsi un précieux témoignage de foi et de partage de l'amour. La source d'inspiration est la fraternité pratiquée par les premiers chrétiens au temps des Apôtres ».
En ce qui concerne le Fonds spécial d'urgence institué par le Pape près les Oeuvres pontificales missionnaires, la population du pays veut apporter sa contribution : « Nous avons envoyé une lettre de requête à tous les Diocèses et institutions religieuses, les invitant à faire des dons et chacun répond actuellement sur la base de ses capacités propres. Nous espérons d'apporter notre pierre à l'édifice en tant qu'Oeuvres pontificales missionnaires du Bengladesh. D'autre part, nous désirons exprimer nos remerciements dans la mesure où notre communauté a fait partie des bénéficiaires de ce fond spécial des Oeuvres pontificales missionnaires ».
Le Directeur conclut : « Cette crise nous offre la possibilité de partager notre solidarité avec les pauvres, les derniers et les rejetés. L'Eglise au Bengladesh accomplit tous les efforts possibles pour être proche des personnes, avec ses ressources limitées, son soutien et la consolation qui vient du Christ Jésus. Au nom de la charité du Christ, nos prêtres et nos bénévoles ont activé dans tout le pays des œuvres de bienfaisance, de proximité, d'assistance aux malades et à ceux qui sont dans le besoin ».
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Condoléances de l'Episcopat pour la mort d'Aimah Boikary Fofana, figure musulmane du dialogue interreligieux

Fides FR - www.fides.org - ter, 26/05/2020 - 12:13
Abidjan – Les Evêques assurent toute la communauté musulmane de Côte-d’Ivoire de leur proximité spirituelle suite à la mort du Cheikh Aimah Boikary Fofana, Président du Conseil supérieur des imams, des mosquées et des affaires islamiques du pays .
Le Président du COSIM et chef suprême de la communauté musulmane de Côte-d’Ivoire, le Cheick Aimah Boikary Fofana, est mort Dimanche 17 mai à Abidjan, à l'âge de 77 ans.
Grande figure du dialogue interreligieux dans le pays, le Cheick Aimah Boikary Fofana, affectueusement surnommé Aboubacar Fofana, a occupé pendant longtemps le poste de Directeur du personnel d'une grande banque locale.
L'imam Boikary Fofana a joué un rôle décisif dans la structuration de l'islam moderne en Côte-d’Ivoire. Au cours des quatre dernières années, il a effectivement injecté un véritable dynamisme au sein de la communauté, en particulier en promouvant la naissance de nombreuses associations communautaires. Depuis l'indépendance jusqu'à ce jour, il a constamment fait preuve d'intérêt pour l'acceptation réciproque entre les musulmans et entre cette communauté et les membres des autres religions.
Saluant la mémoire de l’illustre disparue, le Chef de l’Etat, Alassane Ouattara, a fait savoir qu’il était un « homme de foi, artisan de paix et de dialogue entre les confessions religieuses.
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