AFRIQUE/BURKINA FASO - Appel des Camilliens à « équiper les hôpitaux et former du personnel pour gérer les patients atteints par le Covid-19 »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 04/07/2020 - 09:05
Ouagadougou - « Au Burkina Faso, du 9 mars à ce jour, ont été enregistrés 825 guérisons sur 934 cas de positivité au corona virus. Nous avons malheureusement l'un des taux de mortalité les plus importants de l'Afrique occidentale et cela signifie que nous ne sommes pas assez résilients en matière de soin pour les cas les plus graves par manque de ressources et de personnel qualifié ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides le Père Modeste Ouedraogo, religieux camillien qui prête service en tant que médecin à l'hôpital Saint Camille de Ouagadougou, en évoquant l'urgence Covid-19 dans le pays. « Outre les actions d'information et de prévention – poursuit-il – a été prédisposée une salle d'isolement au sein de l'unité de médecine de l'hôpital. Là sont accueillis tous les cas suspects qui reçoivent les soins ordinaires dans l'attente de la confirmation du diagnostique. Le protocole adopté prévoit l'usage de l'hydroxyde chloroquine et de la claritromicine ».
Au sein de la structure gérée par les Camilliens, transitent quelques 900 patients par jour pour différentes visites ambulatoires. Y travaillent 401 salariés permanents et 100 salariés externes. L'Etat soutient l'hôpital en payant le salaire de 50 membres du personnel. Il existe en outre une convention entre l'hôpital et le Ministère de la Santé en vue de l'application des politiques sanitaires nationales. « D'un point de vue pharmaceutique – explique le religieux – nous avons produit une solution hydro alcoolique dans notre pharmacie pour les besoins de l'hôpital et de la population. Cette activité qui existait avant l'arrivée du corona virus a été renforcée par le Père Luc Zongo, responsable de notre pharmacie avec l'appui du personnel et des bénévoles. Au cours de cette période – poursuit le prêtre – en accord avec le gouvernement, nous avons mis à disposition notre centre de recherches biomoléculaire pour effectuer des tests diagnostiques. Le seul laboratoire se trouve en effet à Bobo-Dioulasso, à cinq heures de voiture de la capitale, ce qui signifie que les cas suspects de tout le pays doivent attendre au moins 12 heures pour obtenir les résultats. Jusqu'ici, nous avons effectué plus de 1.500 tests. Pour les visites, en outre, nous utilisons également l'Infirmerie de l'Archidiocèse de Ouagadougou, que nous gérons avec le Soeurs camilliennes ».
Entre temps, sur l'ensemble du continent africain, le nombre de cas de Covid-19 augmente rapidement. « Initialement – raconte le Père Ouedraogo - la réaction de la population du Burkina Faso a été de grande peur. En voyant tant de morts dans les pays occidentaux, tous se demandaient comment aurait réagi l'Afrique à une telle catastrophe. Comme toujours face à ce genre de situations, le premier élan est de s'adresser à Dieu dans la prière. Les Evêques ont envoyé une prière à réciter dans les familles ». Ce qui préoccupe est le manque de moyens et de ressources. « Les masques de protection manquent et les autres dispositifs de protection pour la population et le personnel hospitaliers – affirme le missionnaire – sont insuffisants. Sur l'ensemble du territoire national, nous disposons de trois hôpitaux équipés et réservés aux patients atteints par le Covid-19 mais ils comptent seulement 17 respirateurs pour 20 millions de personnes. A l'hôpital Saint Camille, nous avons seulement 6 lits au sein de l'unité de réanimation ». A cela s'ajoute le fait que les mesures restrictives imposées par le gouvernement créent de nouveaux problèmes dans un pays déjà éprouvé par la pauvreté. « La majeure partie de la population – indique le camillien – survit en vendant quelque chose dans le rue, en espérant parvenir à obtenir de quoi procurer un repas quotidien à sa famille. Cette situation – conclut-il – crée appréhension et génère une grande peur de l'avenir ».
Link correlati :Vidéo de l'entretien avec le Père Modeste Ouedraogo sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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AFRIQUE/CONGO - Ordination épiscopale et prise de possession du Diocèse de Kinkala à l'enseigne du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 14:04
Brazzaville – C'est à l'enseigne des mesures de protection contre le corona virus qu'a eu lieu l'ordination épiscopale et la prise de possession canonique de S.Exc. Mgr Ildevert Mathurin Mouanga, nouvel Evêque diocésain de Kinkala - chef-lieu du département du Pool - nommé le 5 mars dernier par le Pape François en remplacement de Mgr Louis Portella Mbuyu .
Selon les sources locales de l'Agence Fides, la cérémonie solennelle a eu lieu Dimanche 28 juin et a été présidée par S.Exc. Mgr Louis Portella Mbuyu, premier Evêque émérite de Kinkala, et consécrateur principal, la Messe a été concélébrée notamment par S.Exc. Mgr Francisco Escalante Molina, Nonce apostolique au Congo et au Gabon.
Malgré la pandémie de la Covid-19, les chrétiens ont fait le déplacement du stade municipal de Kinkala et le faible taux de mobilisation s’est justifié par le nombre de personnes limité pour vivre cet événement. Ils étaient venus de Brazzaville, Madzia, Kinkala, des villages environnants, et des différents Diocèses du pays, toujours dans le strict respect du port obligatoire du masque et l’observation de la distanciation pour assister à la consécration du nouvel Evêque qui vient agrandir l’Episcopat congolais.
Il était 11 heures lorsque la procession partie de la tribune officielle du stade municipal, a atteint le centre du terrain de football où était installé l’autel de la Messe. Les prêtres de tous les Diocèses du Congo n'ont pas voulu manquer à cet événement au travers d'une mobilisation extraordinaire, chacun nanti de son propre masque de protection.
A la fin de la cérémonie, Mgr Louis Portella Mbuyu a prononcé une allocution dans laquelle, il a remercié le Saint-Père pour avoir porté son choix sur un confrère qui vient agrandir l’Episcopat congolais. Il a pris congé du peuple de Dieu qu’il a tant aimé. Une page de l’histoire est tournée et une nouvelle s’ouvre. Bienvenu à Mgr Ildevert Mathurin Mouanga et fructueux ministère! S.Exc. Mgr Daniel Mizonzo, Evêque de Nkayi et Président de la Conférence épiscopale du Congo, a prononcé une allocution très émouvante: «L’ordination d’un Evêque est toujours un événement heureux et joyeux.» «Le nouvel Evêque doit créer un climat de confiance avec ses collaborateurs, avec les fidèles laïcs du Christ. La porte de l’Evêché doit demeurer ouverte pour accueillir les collaborateurs. Nous sommes très heureux de vous accueillir en notre sein, la Conférence épiscopale. Merci à Mgr Louis Portella Mbuyu pour tout le travail pastoral abattu dans ce Diocèse et au sein de la Conférence épiscopale du Congo et pour tous les services rendus et à rendre à l’Eglise du Congo. Je souhaite que vous puissiez continuer à suivre les travaux de construction de l’Université catholique du Congo, installée dans le Diocèse de Pointe-Noire ».
Mgr Ildevert Mathurin Mouanga qui a choisi comme parole de vie: «Combats le bon combat de la foi» 1Tim. 6-12, a rappelé aux Clercs de ce Diocèse que «les défis à relever sont nombreux dans notre pays et dans notre Eglise et qu’il va falloir que chacun puisse mettre la main à la pâte».
La région du Pool, dont Kinkala est le chef-lieu, a été le théâtre d'une guerre à basse intensité entre le gouvernement et les miliciens de Frédéric Bintsamou, connu également sous le nom de Pasteur Ntumi, un pasteur protestant qui avait créé des milices Ninja. En 2017, un accord de paix a été signé entre lui et le gouvernement mais les tensions dans la région demeurent.
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VATICAN - Envoi d'aides à destination de Diocèses du Bénin, de Madagascar et du Sénégal de la part du Fonds spécial des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 13:45
Cité du Vatican – Le Bénin a enregistré les premiers cas de Covid-19 en mars et, comme dans d'autres parties du monde, la pandémie a provoqué de profonds changements au plan social, économique et sanitaire, avec des conséquences y compris psychologiques, créant un climat d'angoisse et de peur. Le gouvernement a adopté des mesures nécessaires à contenir la pandémie, y compris l'isolement et la fermeture des lieux de culte et des école, interdisant toute activité et toute réunion. L'Eglise s'est engagée dès le début à être proche des souffrances des hommes et à chercher à répondre à leurs besoins. La prolongation dans le temps de la situation critique a cependant épuisé les disponibilités économiques des Diocèses et Paroisses, qui ont demandé l'aide du Fonds d'urgence institué par le Pape François près les Oeuvres pontificales missionnaires afin de soutenir les Eglises des territoires de mission face à l'urgence représentée par le Covid-19 . Les aides envoyées aux Diocèses leur permettront par suite de continuer leur œuvre d'assistance et d'évangélisation.
Le Diocèse d'Abomey a demandé une aide pour les activités de prévention et d'assistance au profit des enfants vulnérables suivis dans les centres diocésains et des enfants et des adultes touchés par les effets du Covid-19 dans les divers secteurs pastoraux. Le Diocèse de Dassa Zoumé doit pourvoir à la subsistance des prêtres et des opérateurs pastoraux, dont se chargeaient les Paroisses, ces dernières n'ayant plus la possibilité de le faire à cause de la fermeture des églises, cette dernière rendant impossible la collecte d'offrandes parmi les fidèles. En outre, de nombreuses personnes sont restées sans travail et la Caritas a pris en charge un certain nombre de personnes âgées confinées chez elles.
Au sein du Diocèse de Djougou, la priorité est représentée par les écoles catholiques, en ce que les parents d'élèves ne sont plus en mesure de payer les frais de scolarité, ne pouvant pas même pourvoir aux besoins de base de leurs familles. Le Diocèse de Lokossa est quant à lui un Diocèse rural, qui manque des infrastructures fondamentales y compris avant la pandémie. Maintenant, la situation est naturellement plus grave encore. Parmi les urgences à affronter, se trouve le fait que les enseignants et le personnel des écoles catholiques ne reçoivent plus leurs salaires depuis des mois, en ce que les caisses du Diocèse sont vides.
La population de Natitingou a reçu la première annonce de l'Evangile en 1941. Fervente dans la foi et constituée d'agriculteurs, d'éleveurs et de petits artisans, elle vit cependant dans des conditions précaires. Les prêtres et les instituts religieux qui collaborent à l'Evangélisation sont désormais privés de moyens de subsistance.
Au sein du Diocèse de N'Dali, l'Eglise locale pourvoit à l'aide alimentaire par l'intermédiaire de la distribution de mais, de riz, de sorgo, et au soutien financier des orphelinats, des personnes âgées, des pauvres et des enfants vulnérables.
Le soutien des Séminaires et des écoles catholiques revêt un caractère gravement urgent au sein du Diocèse de Parakou, alors qu'à Porto Novo, ce sont les structures paroissiales, les prêtres et les communautés religieuses à se trouver dans une situation difficile.
A Madagascar, au sein du Diocèse d'Ambanja, les aides du Fonds des Oeuvres pontificales missionnaires sont destinées au soutien du système scolaire. L'environnement est rural et les jeunes quittent rapidement l'école en ce que les familles manquent des moyens financiers nécessaires . Ainsi tombent-ils dans les pièges de la drogue et de la délinquance, nombre de jeunes filles demeurant enceintes très jeunes. Le Diocèse a répondu comme il l'a pu à cette situation en construisant au fil des années différentes écoles, allant de la crèche au lycée, pour assurer une éducation au plus grand nombre possible de jeunes. Cependant, suite à la pandémie, la situation de cette année scolaire est catastrophique. Nombreux sont ceux qui ont abandonné l'école et il faut soutenir les élèves et les enseignants qui se trouvent actuellement privés de salaires.
L'Archidiocèse de Dakar, au Sénégal, compte une population essentiellement pauvre, de bas niveau social, constituée d'agriculteurs, de pêcheurs et d'ouvriers. Dans presque toutes les Paroisses sont présentes des structures éducatives et sanitaires qui offrent un service fondamental à la communauté. Aux adversités climatiques des années précédentes se sont ajoutées les conséquences de la pandémie, rendant ainsi la situation toujours plus difficile. Il est donc nécessaire de soutenir les activités d'évangélisation, les équipes e prêtres et de catéchistes qui poursuivent leur mission dans ce contexte, outre les deux centres d'accueil destinés aux enfants et les activités de réflexion spirituelle et sociale pour les jeunes sur l'après Covid-19.
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AFRIQUE/ZAMBIE - Nomination de l'Evêque de Ndola

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 12:52
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse de Ndola S. Exc. Mgr Benjamin Phiri, jusqu'alors Evêque titulaire de Nachingwea et auxiliaire du Diocèse de Chipata.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Le Bienheureux Pierre To Rot, chrétien de deuxième génération et exemple de résilience en temps de verrouillage selon l'Episcopat local

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 12:52
Port Moresby – La vie, l'exemple et l'actualité du Bienheureux Pierre To Rot – à l'occasion du XXV° anniversaire de sa Béatification et du LXXV° de son martyre – et la sainteté de la vie laïque ont été au centre de la 61ème Assemblée générale annuelle de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon qui s'est achevée le 2 juillet.
A la réunion ont participé une cinquantaine de personnes dont 17 Evêques, 2 administrateurs, le personnel de la CBC, des religieux, des religieuses et des laïcs. La Messe a été célébrée par l'Archevêque de Madang, S.Exc. Mgr Anton Bal, nouveau Président de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon. La célébration a été concélébrée par S.Em. le Cardinal John Ribat, MSC, Archevêque de Port Moresby, par le nouvel Archevêque de Rabaul, S.Exc. Mgr Rochus Tatamai, MSC, et par l'Evêque de Bereina, S.Exc. Mgr Otto Separy, nouveau Vice-président de la CBC de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon.
La Messe a été à l'enseigne de l'histoire du Bienheureux Pierre To Rot – à l'occasion du XXV° anniversaire de sa Béatification et du LXXV° de son martyre – indiqué comme exemple lumineux de sainteté dans la vie quotidienne des laïcs et des familles.
L'homélie a été donnée par Mgr Tatamai, descendant proche de la famille du Bienheureux, lequel a mis en évidence la vie, le témoignage et l'exemple du Bienheureux en tant qu'homme de courage et de force dans la foi outre que de détermination dans sa sequela Christi qu'il poursuivit jusqu'à la mort. Dans son homélie, l'Archevêque a rappelé le Bienheureux Pierre To Rot à partir du moment où ses parents devinrent chrétiens de première génération lorsque les missionnaires débarquèrent sur l'île de Matupit en 1882.
Le Bienheureux Pierre To Rot était un « chrétien de deuxième génération » qui suivait les traces de ses parents. Il était père de famille, catéchiste, enseignant et il est mort en défendant sa foi chrétienne, après avoir travaillé durement avec discipline et obéissance pour devenir un bon enseignant et un catéchiste. Lorsqu'il se maria, il vécut une vie conjugale et familiale selon les enseignements de l'Evangile. Il défendit les valeurs du mariage et résista à la culture traditionnelle de la polygamie et aux lois de l'armée impériale japonaise, mourant en affirmant sa foi. Le Bienheureux Pierre To Rot a laissé derrière lui de nombreux grands exemples d'obéissance, de vie familiale exemplaire, de perfection dans son métier d'enseignant et dans sa charge de catéchiste. Il était un homme de prière, de respect et de foi. Il a vécu et représenté sa foi y compris lorsque certains membres de sa famille le trahirent. Les laïcs en effet sont défiés à porter de l'avant son exemple en ces temps difficiles et incertains. En effet, le Bienheureux Pierre To Rot naquit en une période de verrouillage de la II° Guerre mondiale au cours de laquelle les activités de l'Eglise étaient, comme maintenant, limitées. Il persévéra cependant dans son action pastorale d'enseignement et de catéchèse. Mgr Tatamai a ensuite exhorté tous les participants à être résilients et à continuer à grandir dans la foi en cette période de verrouillage causée par le Covid-19, en suivant les traces de leur compatriote.
Au terme de l'Assemblée, le personnel de la CBC a rendu hommage et salué l'Archevêque émérite de Rabaul, S.Exc. Mgr Francisco Panfilo, SDB, qui participait à sa dernière Assemblée. Décrit comme la voix des sans voix et comme phare d'espérance pour les humbles, il a été remercié pour ses années de gouvernement au service du peuple d'Alotau-Sideia, Rabaul et de Papouasie Nouvelle Guinée.
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AFRIQUE/EGYPTE - Confirmation de la condamnation à mort pour l'un des moines coptes orthodoxes accusé de l'homicide de son Abbé

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 11:59
Le Caire – La Cour de Cassation égyptienne a confirmé le 1er juillet la condamnation à mort prononcée à l'encontre de Wael Saad Tawadros, ancien moine copte orthodoxe égyptien, reconnu coupable de l'assassinat de l'Evêque et Abbé du Monastère Saint Macaire, Epiphanios, advenu le 29 juillet 2018 dans ce même monastère de la région de Wadi Natrun. La Cour a en revanche commué en réclusion criminelle à perpétuité en tant que complice dans le même crime la peine du moine Falta'os al-Makari, modifiant ainsi la décision de la Cour pénale de Damanhur.
Les deux précédentes condamnations à mort avaient été décidées par la Cour pénale de Damanhur le 23 février 2019, et le 24 avril de cette même année, elles avaient reçu le nihil obstat du Mufti d’Egypte, autorité religieuse islamique chargée d'émettre les avis religieux basés sur la charia concernant des questions importantes. En Egypte, une condamnation à mort ne peut être considérée comme définitive si elle n'est pas approuvée par le Mufti.
La première décision prévoyant la peine de mort pour les deux coupables avait été immédiatement qualifiée de catastrophe par Agathon, Evêque copte orthodoxe de Maghagha. Il avait immédiatement invité à prier pour les deux condamnés et suggéré de présenter au plus vite un recours.
L'assassinat de l'Abbé du Monastère Saint Macaire a représenté un véritable traumatisme pour l'ensemble e la communauté copte orthodoxe et en particulier pour les milieux monastiques. Selon ce qu'a reconstruit l'enquête, entre la victime et ses meurtriers existaient des conflits concernant des questions économiques et différentes violations des règles monastiques de la part des deux moines – dont l'un, Wael Saad Tawadros, avait été dépouillé de l'habit monastique après l'homicide, au terme d'un long procès canonique.
Au cours de leur procès, les deux accusés ont continué à se proclamer innocents et ont également retiré leurs précédentes confessions qui leur auraient été extorquées sur la base de pressions psychologiques exercées par les enquêteurs.
Aux premières heures du Dimanche 29 juillet 2018, le corps de l’Evêque copte orthodoxe Epiphanios a été trouvé dans une marre de sang à l’intérieur du Monastère Saint Macaire sur le trajet conduisant de sa cellule à l’église, où l’Evêque se rendait pour débuter la journée par l’office des matines précédant la Messe dominicale . Agé de 64 ans, originaire de Tanta, diplômé en médecine, l’Evêque Epiphanius était entré au Monastère Saint Macaire, dans la région de Wadi Natrun, en 1984, et avait été ordonné prêtre en 2002. Chercheur et spécialiste, il avait œuvré à la traduction du grec à l’arabe de différents livres de la Bible, ayant également rapports d’intense communion spirituelle avec des amis et des communautés monastiques d'autres confessions chrétiennes.
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AMERIQUE - Venezuela, Colombie et Mexique, ensemble dans l'assistance aux malades missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 11:07
Caracas – Le 8 juillet, les responsables des groupes des malades et personnes âgées missionnaires du Venezuela, de Colombie et du Mexique auront une rencontre virtuelle afin de partager leurs actions au milieu du confinement produit par la pandémie en cours.
Le réseau national de malades et personnes âgées missionnaires de Colombie et l'UEM du Mexique, en compagnie du groupe missionnaire de malades et personnes âgées du Venezuela se sont mis d'accord pour travailler ensemble à leurs projets missionnaires au cours du II° semestre de cette année, selon une note envoyée à Fides par les Oeuvres pontificales missionnaires du Venezuela.
Le but qu'ils se proposent est de concevoir une planification pastorale répondant à la réalité.
De son coté, l'AMDEAM, qui a récemment célébré son 35ème anniversaire, a publié une lettre de remerciement aux Directeurs diocésains des Missions pour l'ensemble des contributions fournies au cours de cette célébration.
En Amérique latine, le travail avec les malades a pris une dimension missionnaire grâce à l'effort intense des Oeuvres pontificales missionnaires sur ce continent. Il est possible de dire que dans chaque pays latino-américain, il existe un grand nombre de malades missionnaires ayant créé un mouvement à l'intérieur des Oeuvres pontificales missionnaires afin d'assister, d'évangéliser et d'impliquer une partie importante de la population latino-américaine.
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AMERIQUE/VENEZUELA - CXIV° Assemblée de la Conférence épiscopale tenue virtuellement mais avec une analyse de la réalité du Venezuela

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 10:50
Caracas – A cette occasion, l'Episcopat du Venezuela se réunira virtuellement, respectant ainsi les mesures de prévention établies dans le cadre de la pandémie de Covid-19. La CXIV° Assemblée plénière ordinaire de la Conférence épiscopale du Venezuela se tiendra donc selon ces nouvelles modalités du 7 au 10 juillet.
Formellement, elle débutera à 09.00 locales le 7 juillet par une Adoration du Très Saint Sacrement, conduite par S.Exc. Mgr Mario Moronta, premier Vice-président de la Conférence épiscopale.
Les débuts des travaux de l'Assemblée seront confiés au Président de l'organisme. S.Exc. Mgr José Luis Azuaje Ayala, qui, depuis Maracaibo, présentera la vision du panorama national et ecclésial du pays, indique la note du Bureau de presse de la Conférence épiscopale du Venezuela envoyée à Fides.
L'Assemblée recevra l'habituel salut de S.Exc. Mgr Aldo Giordano, Nonce apostolique au Venezuela.
Parmi les thèmes à l'ordre du jour, se trouveront les défis de la réalité pastorale que l'Eglise au Venezuela se trouve à devoir relever face à la pandémie de Covid-19 ; le partage d'actions concrète du « plan pour ressusciter » du Pape François et les défis présentés par la réalité vénézuélienne actuelle. En outre, est également à l'ordre du jour la préparation de la Béatification du Vénérable Dr. José Gregorio Hernández.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - La Radio nationale catholique « la Voix de l'Evangile » et le défi de la pandémie de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 10:15
Abidjan – Dans le sillage de l’épidémie de Covid-19, plusieurs secteurs à travers le monde sont impactés et les institutions de l’Eglise Catholique en Côte-d’Ivoire n’échappent pas aux conséquences économiques engendrées par la pandémie de Corona virus, c’est le cas de la Radio Nationale Catholique « La Voix de l'Evangile ».
« La situation financière de la radio impose que des décisions soient prises. Ainsi donc, en règle avec tout ce que l’Etat demande, au niveau de la radio, le chômage technique est décidé. C’est un chômage technique sans salaire » a annoncé le 30 juin 2020 le Père Augustin Obrou, Secrétaire exécutif national de la Commission épiscopale des moyens de communication sociale du pays au personnel de la Radio Nationale Catholique de Côte d’Ivoire au cours d’une réunion tenue dans les locaux de ladite radio sis à Yopougon Gabriel gare.
Face donc à cette situation, le personnel de cette radio, une trentaine de personnes, est soumis à un plan social pour lequel la Direction générale a lancé une collecte de fonds auprès des fidèles catholiques et auditeurs de La Voix de l'Evangile ainsi que des personnes de bonne volonté.
L'objectif est de disposer de ressources financières et de les distribuer correctement à chacun des employés, a ajouté le Secrétaire exécutif national de la Commission épiscopale des moyens de communication sociale.
La RNC, Radio Nationale Catholique de Côte-d’Ivoire, la « Voix de l’Evangile » a été créée le 2 février 2001 et a été officiellement inaugurée par la Conférence épiscopale de Côte-d’Ivoire le 24 juin 2006. Elle émet 24 heures sur 24 et se présente comme un instrument missionnaire, au service de l'évangélisation et de la promotion humaine.
Notons que la Côte d’Ivoire enregistre à ce jour 9 702 cas avérés de Covid-19 dont 4 381 personnes guéries, 68 morts.
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ASIE/INDE - Ferventes initiatives de charité au sein de l'Eglise de Bombay dans le cadre de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 09:55
Mumbai – L'engagement caritatif des communautés catholiques de l'Archidiocèse de Bombay a été notable, commençant à partir du moment du verrouillage imposé par le gouvernement pour contenir la diffusion du Covid-19 et se poursuivant encore actuellement pour faire face aux besoins des plus pauvres et des plus défavorisés, dont la situation sociale ou de travail s'est aggravée en ce temps de pandémie.
Ainsi que l'a appris Fides, parmi les nombreuses activités organisées au profit des plus pauvres, des indigents et des personnes vulnérables se trouve le programme « Manne sur roues » - des bénévoles parcourant en voiture les zones les plus pauvres, symbole du « nous » de la communauté. Organisé par la Paroisse Saint Pierre du quartier de Bandra, le programme est animé par les paroissiens qui aident à satisfaire les besoins des personnes qui souffrent de la faim et vivent dans la rue à Bandra West. Lancé par un couple catholique - Richard Pereira et son épouse Canice – avec l'aide du Père Gerard Rodricks SI, il a démarré en distribuant 25 boites déjeuner le 30 mars dernier et se poursuit encore à ce jour. Le programme a bien vite pris de l'ampleur avec l'implication d'autres bénévoles, en particulier les jeunes de la Paroisse Saint Pierre et des personnes d'autres communautés religieuses devenant un convoi de 14 voitures qui remettent 1.850 colis alimentaires par jour. Globalement, ont été distribués plus de 40.000 repas, contribuant à répondre aux besoins nutritionnels des travailleurs migrants, des sans abri et autres nécessiteux notamment grâce à plus de 200 donateurs ayant fourni une contribution supérieure à 50.000 USD.
« Il s'agit d'une initiative née pour rendre un témoignage de foi, d'espérance et de charité. Lorsque nous avons lancé une demande de fonds, nous n'imaginions pas que tant d'argent serait arrivé. Je crois que cette activité a été inspirée par Dieu. Le projet est un témoignage du travail d'équipe et du service mené avec amour et miséricorde à l'exemple du Christ » indique à Fides Richard Pereira.
De même, la Paroisse des Saints Rois Mages de Gorai-Culvem, aide les paysans et les pêcheurs en difficultés économiques. Gorai et Culvem sont des localités sises non loin de la Mer d'Arabie, entourées par la végétation, de champs et des montagnes, où vivent des agriculteurs et des pêcheurs. « Le Covid-19 a eu un impact sur la santé sociale, psychologique et mentale des personnes. Les plus touchées sont les migrants, les domestiques, les salariés, les petits pêcheurs qui ont eu des problèmes même pour survivre. Au milieu de la crise, la Paroisse des Saints Rois Mages a vu ces besoins et cherché d'y apporter une réponse » explique à Fides le Père Edward Jacinto, Curé de la Paroisse. Les bénévoles de la communauté fournissent de la nourriture et des provisions aux personnes d'autres fois, issues des populations tribales, migrants, veuves et autres personnes se trouvant dans le besoin avec la coopération des gouvernements locaux et d'organisations de la société civile. Depuis plus de trois mois, quelques 80 jeunes catholiques, femmes et hommes, patrouillent le territoire 24 heures/24 et 7 jours/7, établissant ainsi un réseau efficace de solidarité.
« Divers Paroisses, associations, mouvements de l'Eglise locale donnent actuellement à manger aux affamés » affirme le Père Mario Mendes, Directeur du Centre d'action sociale, une organisation de l'Archidiocèse de Bombay qui s'occupe de développement social. « De nombreuses réalités associatives et de nombreux fidèles catholiques démontrent actuellement un courage et une compassion authentiques. Cette charité née spontanément et qui fait du bien à des milliers de personnes qui seraient autrement abandonnées, est l'un des aspects les plus beaux et les plus encourageants de cette époque de pandémie et de distanciation sociale. On n'est pas refermés sur soi mais on est allé vers le prochain. L'amour du Christ dépasse toute barrière et atteint tout homme. Tel est le témoignage qu'offre aujourd'hui l'Eglise en Inde » conclut le Père Mendes.
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ASIE/PHILIPPINES - Opposition de prêtres de Manille à la nouvelle loi antiterroriste

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/07/2020 - 09:05
Manille – Le projet de loi antiterroriste contient des dispositions « vagues, amorphes et délétères » qui pourraient nuire plus qu'autre chose. Il limite et compresse certaines normes et pratiques protégeant les droits fondamentaux. Telles sont les observations que les prêtres de l'Archidiocèse de Manille livrent en partageant ouvertement l'appel lancé par différents groupes de la société civile qui, alarmés par ses possibles conséquences, ont invité le Président Rodrigo Duterte à ne pas promulguer le texte approuvé par le Parlement philippin début juin dernier.
Une déclaration du « clergé de Manille » envoyée à Fides indique : « La liberté d'expression, les droits au respect de la vie privée, à la propriété, à la liberté de mouvement et de conscience ne seront plus garantis au travers du présent projet de loi qui permet l'espionnage, la confiscation des propriétés et la détention au-delà du délais légalement permis ». « Ce projet de loi – continue la note – confère des pouvoirs draconiens aux agents de l'Etat qui, comme nous le dira l'histoire, font presque toujours l'objet d'abus » notamment parce que le texte contient « des dispositions ambiguës et extensives » qui laissent ouvertes des interprétation arbitraires et extravagantes.
« Le désaccord légitime ou le droit de critique, qui représentent des caractéristiques d'une démocratie saine et en état de marche, peuvent être eux aussi interprétés de manière erronée comme une incitation à commettre un acte terroriste. Utiliser cette mesure pour réduire au silence les critiques et les détracteurs donnera à ce gouvernement le feu vert également face à l'inefficacité, à l'incapacité et aux abus » affirment les prêtres.
Le « clergé de Manille » affirme donc être contraire au projet de loi qui « pose de graves préoccupations sur la base de l'ordre moral, des droits fondamentaux et des enseignements de l'Evangile ». L'Etat doit garantir la sécurité « dans les limites des principes et des processus démocratiques existant » observe la note. « Le gouvernement ne devrait pas recourir au prétexte de soutenir la sécurité nationale, en minant dans le même temps les droits fondamentaux et les libertés civiles. De cette manière, on obtient le terrorisme du gouvernement contre son propre peuple » indique le texte de la note.
La déclaration des prêtres de l'Archidiocèse a fait écho aux affirmations de l'ancien juge associé de la Cour Suprême, Antonio Carpio, qui a promis de contester la constitutionalité de la nouvelle norme antiterroriste si le Président devait la promulguer. Ces jours derniers, S.Exc. Mgr Jose Colin Bagaforo, Evêque de Kidapawan et membre du Secrétariat pour l'action sociale de la Conférence épiscopale, a invité également la Cour Suprême à examiner la constitutionnalité du texte en ce qu'il « met en danger les droits des philippins » a-t-il affirmé.
Les plus grandes écoles et institutions catholiques du pays ont exhorté le Président à ne pas promulguer le texte. La Famille vincentienne, qui rassemble 14 Congrégations religieuses – masculines et féminines – ainsi que des organisations de laïcs se reconnaissant dans le charisme de Saint Vincent de Paul, s'est déclarée publiquement critique.
Activistes des droits fondamentaux, responsables catholiques, avocats, universitaires, prêtres et religieux se sont opposés à la nouvelle loi antiterroriste. La Congrès des Philippines a cependant approuvé le texte le 3 juin dernier par 173 voix contre 31 et 29 abstentions. Maintenant, il ne manque plus que la promulgation du Président Duterte pour que la loi puisse entrer en vigueur, une apparente formalité attendu que son gouvernement a été le promoteur du texte.
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ASIE/TURQUIE - Le changement de statut de Sainte Sophie remis entre les mains du Président turc par le Conseil d'Etat

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 12:21
Istanbul – Le statut actuel de Sainte Sophie en tant que complexe muséal non destiné au culte religieux correspond pleinement au cadre juridique actuel, fondé sur la décision de 1934 par laquelle le gouvernement turc de l'époque transforma en musée l'antique basilique chrétienne en ce temps-là utilisée comme mosquée. Pour modifier cet état de fait, un décret présidentiel déclarant déchues les dispositions en vigueur concernant Sainte Sophie depuis moins de 86 ans est suffisant. Tel est en synthèse le sens de la tant attendue décision du Conseil d'Etat turc prise ce jour, 2 juillet, à propos de la possibilité – fortement appuyée par certains secteurs politiques actuellement dominants en Turquie – de destiner à nouveau Sainte Sophie comme lieu de culte islamique. L'audience du Conseil d'Etat appelé à se prononcer sur cette délicate et épineuse question à fort impact y compris au plan géopolitique – indiquent des sources locales à l'Agence Fides – a duré moins d'une demi-heure et semble laisser de facto entre les mains du Président, Recep Tayyip Erdogan la responsabilité de modifier ou non l'actuel statut en reconvertissant Sainte Sophie en mosquée. Dans le cadre de leur brève audience, les membres du Conseil d'Etat ont confirmé la validité actuelle de la précédente décision du même organisme qui avait déjà rejeté un recours présenté en 2004 par l'Union turque des monuments historiques visant à ouvrir Sainte Sophie aux rassemblements de prière musulmans. Entre temps, le Conseil d'Etat a reconnu qu'une intervention directe du Président turc concernant cette question au travers de l'adoption d'un Décret présidentiel ad hoc pourrait modifier le statut actuel et légitimer la réutilisation de Sainte Sophie comme lieu de culte islamique. Il faudra au moins 15 jours en vue de la publication de la décision du Conseil d'Etat et de ses motivations.
La Basilique byzantine Sainte Sophie fut transformée en mosquée après la chute de Constantinople pour devenir un musée en 1935 par la volonté de Mustafa Kemal dit Atatürk, premier Président et fondateur de la Turquie moderne.
A une époque récente, à la fin du mois de mai, des rassemblements comptant des milliers de personnes avaient rempli le parvis du site pour célébrer l'anniversaire de la conquête musulmane de la ville et demander la réouverture de ce dernier en tant que mosquée. L'intervention du Conseil d'Etat était attendue comme signal utile à déchiffrer les chances de succès dans un proche avenir des pressions mises en œuvre par certains secteurs politiques et sociaux turcs qui, ces derniers temps, semblent par ailleurs avoir trouvé une oreille attentive et un soutien croissant également de la part du Chef de l'Etat turc. Selon des reconstructions reportées également par l'Agence Fides , le Président turc en personne aurait donné mandat de « commencer à travailler » à la recherche d'une formule qui rende possible l'utilisation de Sainte Sophie notamment comme lieu de culte islamique. L'affaire a également pris des connotations géopolitiques. Le 1er juillet, selon ce que rapportent de nombreuses Agences internationales, le Secrétaire d'Etat américain, Mike Pompeo aurait demandé au Président Erdogan de ne pas transformer Sainte Sophie en mosquée pour ne pas compromettre la valeur historique du monument. Le 30 juin, dans le cadre de l'homélie donnée lors d'une divine liturgie célébrée dans l'église des Saints Apôtres , le Patriarche oecuménique de Constantinople, Bartholomé I°, avait souligné avec des tons alarmistes que l'éventuelle reconversion en mosquée du complexe de Sainte Sophie à Istanbul « poussera des millions de chrétiens dans le monde entier contre l'islam ».
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AFRIQUE/RD CONGO - Dure prise de position de l'Archevêque de Kinshasa contre la coalition gouvernementale coupable d'avoir perdu sa raison d'être

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 11:31
Kinshasa – « Un regard rapide sur les soixante ans qui viennent de se passer montre que ce grand rêve des Congolais a été progressivement brisé par une série des faits et événements » a affirmé S.Em. le Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa dans l'homélie de la Messe célébrée à l'occasion du LX° anniversaire de l'indépendance de la République démocratique du Congo.
« Nous avons connu la succession des régimes autocratiques qui arrivent au pouvoir comme les colons sans aucun souci de la volonté du peuple et cela continue jusqu’aujourd’hui : par la force, les guerres ou par la ruse, la fraude et en installant un système égoïste dans la gestion de la chose publique au lieu de promouvoir le bien-être commun du peuple congolais à qui on estime qu’on a aucun compte à lui rendre parce que ce n’est pas à grâce de lui qu’on est arrivé au pouvoir » a accusé le Cardinal.
L'absence d'un pouvoir démocratique se traduit par un appauvrissement général de la population d'un pays doté en revanche d'immenses ressources naturelles. « Comment comprendre que 60 ans après son accession à la souveraineté internationale, le peuple congolais continue à s’appauvrir au point d’être classé aujourd’hui parmi les peuples les plus misérables de la terre » se demande le Cardinal.
Au cours de son homélie, le Cardinal a dénoncé la déprédation des ressources du pays de la part de ses voisins avec la complicité d'hommes politiques, de militaires et de fonctionnaires congolais. Il a en particulier rappelé la situation de l'est du pays : « la situation à Ituri, avec l’insécurité organisée, malheureusement par certains responsables à partir de Kinshasa ; la situation à Beni-Butembo, avec les ADF-NALU qui sont toujours là. Comment expliquer que toute une armée du pays comme le Congo ne soit pas capable de déloger ces quelques individus qui sont dans la brousse à Beni » s'est demandé le Cardinal en se référant au groupe de guérilla djihadiste d'origine ougandaise qui, depuis des années, sème la mort et la destruction dans cette zone.
Le Cardinal a en outre rappelé « la situation au Sud Kivu, dans le Diocèse d’Uvira, autour de Minembwe, où les Armées des pays voisins viennent s’affronter chez nous : Rwanda et le Burundi. Et que dire de la situation au Tanganyika : même la Zambie qui, jusqu’ici, est considérée comme un pays ami, se permet d’occuper notre territoire. La vérité est que le Congo qui a 9 voisins, tous sont présents chez nous : soit par leurs Armées, c’est la plus part des cas ; soit par leurs immigrés. Nous savons que derrière les immigrés se cache la politique d’occupation de notre pays. C’est le cas de Grand Nord, avec les réfugiés venant de Centrafrique et avec les éleveurs Mbororo » accuse le Cardinal. « Quant à la spoliation de ses ressources naturelles, elle se fait au grand jour, avec la complicité des certains Congolais, sans que la population ne puisse en profiter réellement ».
« Qu’avez-vous fait de votre pays ? C’est la question qui nous sera posée lorsque nous présenterons devant le Tribunal Suprême. Qu’avez-vous fait de toutes ces richesses, de toutes ces potentialités que je vous ai données gracieusement » souligne le Cardinal Ambongo pour qui les rivalités internes à la coalition gouvernementale risquent de « entraîner le pays tout entier dans le chaos total ». Dès lors, selon le Cardinal « la coalition au pouvoir a perdu sa raison d’être. Elle devrait normalement disparaître. C’est de la responsabilité de ceux qui se sont coalisés, le Président et le Président sortant, de faire éclater cette coalition qui conditionne le développement de notre pays ».
La dure prise de position de l'Archevêque de Kinshasa accentue les divergences entre les principales confessions religieuses et le gouvernement de Kinshasa en ce qui concerne la réforme de la justice et celle de la Commission électorale nationale indépendante .
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EUROPE/ITALIE - Ouverture de l’Année jubilaire xavérien, temps d’action de grâce, de vérification et d’engagement

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 11:03
Parme – C'est par une Messe célébrée par le Supérieur général, le Père Fernando García, au Sanctuaire de Saint Guido Maria Conforti de Parme, maison mère des Xavériens, laquelle sera transmise en direct sur Internet, que s'ouvre aujourd'hui l'Année jubilaire de l'Institut de Saint François Xavier pour les Missions étrangères, dont les membres sont connus également sous le nom de missionnaires xavériens.
La Direction générale de l'Institut a en effet proclamé une Année jubilaire du 2 juillet 2020 au même jour de l'année suivante afin de rappeler l'approbation définitive des premières Constitutions et la « Lettre testament » de leur fondateur, Saint Guido Maria Conforti, qui communiquait la nouvelle aux missionnaires « présents et futurs ». Elle invitait tout un chacun à « rendre grâce au Seigneur » et attirait l'attention « sur l'engagement grave et solennelle que nous venons de contracter devant Dieu et devant Son Eglise ». C'était le 2 juillet 1921.
L'Année jubilaire en question entend accorder une importance particulière au centenaire des premières Constitutions et de la Lettre testament qui coïncide également avec le 125ème anniversaire de la fondation de l'Institut. Cet événement jubilaire sera vécu en communion avec l'ensemble de la Famille xavérienne : les Missionnaires de Marie, les laïcs xavériennes et les Soeurs de Saint Joseph.
Les éléments principaux devant caractériser cette période sont au nombre de trois, écrivent les membres de la Direction générale des Xavériens dans la lettre de proclamation du Jubilé : « rendre grâce à Dieu pour le don du charisme xavérien au sein de l'Eglise, en faisant mémoire de l'histoire de ces 125 années de vie de notre Famille missionnaire. Nous rendons grâce pour tout le bien fait par les confrères qui nous ont précédé et pour celui qui est fait actuellement, y compris par nous. Tout est grâce ! Vérifier notre réponse au don reçu. Le charisme xavérien est clair et précis : missio ad gentes et ad extra vécue dans la consécration religieuse, insérée dans le contexte plus général de l'unique mission de l'Eglise. Par suite, il a une place particulière, bien spécifique au sein de la vie ecclésiale. Il s'agit de voir, avec les yeux de la foi et avec la raison humaine, notre fidélité ou infidélité au charisme xavérien, à savoir à notre identité au sein de l'Eglise. S'engager promptement et avec détermination à répondre de manière adaptée au don reçu et être ainsi significatifs dans notre spécificité dans l'aujourd'hui de la mission de l'Eglise. Cet engagement est également lié à un réel, repositionnement adapté et urgent, de nos présences missionnaires, surtout là où il est nécessaire de le faire ».
La prière composée pour l'Année jubilaire résume les sentiments des missionnaires xavériens en cette circonstance : « A toi la louange, Dieu et Père, pour notre Fondateur, Saint Guido M. Conforti, qui, fasciné par Ton Fils crucifié et inspiré par l'Esprit, a fondé la Famille xavérienne pour diffuser l'Evangile jusqu'aux frontières les plus lointaines, afin qu'il soit connu de tous et que soit aimé Notre Seigneur Jésus-Christ.
Nous Te remercions pour le don de la vocation missionnaire. Pardonne les infidélités au charisme reçu et renforce en nous le désir et le zèle de vivre la missio ad gentes dans un esprit de famille intense.
Donne-nous un esprit de Foi vive afin de témoigner avec amour dans le monde l'Espérance qui donne sens et vie. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur, Amen ! ».
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - La paix, la réconciliation et la cohésion sociale, défis à relever dans la perspective des élections présidentielles

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 10:31
Abidjan – Quatre mois avant les élections présidentielles, prévues pour le 31 octobre prochain, alors que les hommes politiques mènent leurs respectives campagnes électorales, de nombreux observateurs sont attentifs au rôle de l'Eglise, en particulier, et des forces religieuses en général, en cette période critique. En effet, les tensions politiques dans le pays ne tendent pas à diminuer, en particulier après qu'un mandat d'arrêt ait été lancé contre l'ancien responsable rebelle et futur candidat à la Présidence, Guillaume Soro, le 23 décembre dernier . De 2002 à 2011, le pays a été coupé en deux géographiquement par un conflit armé qui a fait des milliers de morts et provoqué de graves crises électorales.
« Pour une première fois, depuis la douloureuse élection présidentielle de 2011, tous les partis politiques ont décidé d’y participer - écrit à l'Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines - une avancée majeure pour la Côte d’Ivoire qu’il faut saluer ».
Le Chef de l'Etat sortant, Alassane Ouattara, a annoncé qu'il ne briguera pas un troisième mandat, dans le respect des normes constitutionnelles en vigueur. Toutefois le candidat de son parti, le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, est accusé par l'opposition d'utiliser l'endiguement du Covid-19 comme excuse pour relancer sa propre image.
« Toutes les crises politiques qu’a connues la Côte-d’Ivoire sont nées du manque de culture électorale au sein des populations. Promouvoir de manière substantielle une véritable et authentique culture électorale en Côte d’Ivoire est plus que nécessaire, il est fondamental. Une culture électorale qui se construit essentiellement sur le principe de l’acceptation du débat contradictoire et démocratique dans le strict respect des personnes, des relations, des structures, des institutions, et des valeurs pour le bien de l’intérêt commun doit constituer l'objectif principal ».
« Tant que l’on restera dans les dynamiques d’accusation des uns et des autres, et de recherches de coupables à tout prix, la paix, la réconciliation et la cohésion sociale resteront toujours des défis difficiles à relever et la violence aura toujours le dernier mot. Voter est droit fondamental, mais le faire de manière responsable et dans le respect des uns et des autres est un devoir indéniable ». Les élections d'octobre 2020 ne doivent pas constituer une revanche mais plutôt un don sacré que l'histoire nous a faite pour démontrer au monde que nous avons grandi et que nous sommes devenus un peuple fort et droit. Les forces religieuses doivent être présentes pour accompagner ce processus grâce à leur compétence et à leur sagesse. La responsabilité d'élections pacifiques n'est pas seulement politique mais elle repose sur toutes les forces de la nation, y compris de nature religieuse.
Actuellement, la Côte-d’Ivoire est l'un des pays d'Afrique occidentale les plus touchés par le Covid-19 avec 9.214 cas avérés et 66 morts. Le 23 mars dernier, le Président sortant, Alassane Ouattara, avait proclamé l'Etat d'urgence national et imposé des mesures visant à prévenir la diffusion du virus dont un couvre-feu de 21.00 à 05.00.
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ASIE/PAKISTAN - Chrétien mort à l'hôpital suite à une agression motivée par l'hostilité religieuse

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 10:06
Peshawar - « C'est une nouvelle extrêmement triste et tragique. Tout d'abord nous demandons justice pour Nadeem Joseph et pour sa famille. Tous ont le droit d'acquérir des propriétés au Pakistan. Cet incident est une violation flagrante des droits fondamentaux. Il s'agit d'un acte contre la loi et il ne peut demeurer impuni. En outre, il faut remarquer avec préoccupation que des épisodes semblables d'attaques contre les communautés les plus vulnérables sont en augmentation. Le gouvernement doit en prendre conscience sérieusement ». C'est en ces termes que le militant chrétien des droits fondamentaux Sabir Michael, commente pour l'Agence Fides le cas de Nadeem Joseph, un chrétien qui a été agressé pour avoir acheté une maison dans une zone à majorité musulmane de Peshawar. Ainsi que l'a appris Fides, l'homme est mort le 29 juin dernier après voir subi cinq interventions chirurgicales suite à des blessures par balles. Le 4 juin dernier, ces agresseurs, des musulmans qui considéraient les chrétiens persona non grata dans le quartier, ont ouvert le feu sur lui, le blessant grièvement à l'estomac .
Khalid Shahzad, un autre militant en contact permanent avec la famille de Nadeem Joseph, a déclaré à l'Agence Fides : « Il s'agit d'un cas très triste et particulièrement alarmant pour l'ensemble de la communauté chrétienne. Maintenant, il faut que les coupables affrontent un procès pour homicide. La famille de Nadeem Joseph est dans la douleur et vit dans la terreur après cette attaque. Elle est reconnaissante à tous ceux qui ont offert aide et assistance pour les soins de Nadeem Joseph et pour les aspects légaux » de la question.
Le chrétien Samson Salamat, Président de l'organisation de la société civile Rwadari Tehreek Pakistan , engagée en faveur de la paix, du pluralisme et de l'harmonie interreligieuse, a déclaré à Fides : « Cette attaque à Nadeem Joseph est la pire forme existante de discrimination et de persécution envers les minorités religieuses du Pakistan. Une question se pose spontanément : qui parviendra à protéger et à sauver la vie des êtres humains membres des minorités religieuses du Pakistan ? ».
Nadeem Joseph avait acheté une maison dans une zone à majorité musulmane de Peshawar, et ses voisins musulmans avaient commencé à manifester leur désapprobation de voir une famille chrétienne vivre dans la même rue qu'eux, la considérant indigne et indésirable. Ils ont d'abord menacé la famille de Nadeem Joseph, intimant à ses membres de quitter leur maison dans les 24 heures. Lorsque le chef de famille a appelé la police et avant l'arrivée de cette dernière, ils ont commencé à le rouer de coups avant d'ouvrir le feu contre lui et sa famille, prenant la fuite à l'arrivée des forces de l'ordre.
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ASIE/COREE DU SUD - Engagement des chrétiens et faveur de la paix et 70 jours de prière à l'occasion du LXX° anniversaire du début du conflit

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 09:44
Séoul - « Nous célébrons en mémoire de cette tragique guerre fratricide qui a éclaté à cause de l'invasion de la Corée du Nord, le 25 juin d'il y a 70 ans, parce qu'il s'agit d'une occasion précieuse pour rendre grâce et louange à Dieu pour avoir constamment assisté notre peuple et notre Eglise, en nous guidant avec un amour incessant sur la voie de la vérité et de la vie pendant un laps de temps aussi long, à savoir la période de la guerre et de l'armistice de 1953 jusqu'à ce jour mais aussi parce qu'il s'agit d'une occasion importante pour renouveler en tant que citoyens de Corée et en tant que chrétiens, la détermination à accomplir au mieux notre mission d'engagement en faveur de la réconciliation et de l'unité du peuple et en faveur de la paix, à savoir pour l'évangélisation de la péninsule coréenne ». C'est en ces termes que S.Em. le Cardinal André Soo-jung Yeom, Archevêque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang, s'est adressé aux fidèles présents en la Cathédrale de Séoul le 25 juin dernier, en célébrant une Messe à l'occasion du 70ème anniversaire du début de la guerre de Corée, conflit qui a bouleversé la péninsule de 1950 à 1953. Tous les baptisés de Corée vivent cet anniversaire en priant pour la réconciliation, l'unité du peuple et la paix dans la péninsule coréenne, au travers de différentes initiatives oecuméniques dans le respect des mesures applicables pour contenir la pandémie de Covid-19.
Le Cardinal a rappelé l'immense souffrance provoquée par ce conflit qui, au lendemain de la II° guerre mondiale, marqua la division de la péninsule – le Nord sous influence soviétique et le sud au sein de la sphère d'influence américaine – et fit dans l'ensemble des millions de victimes. « Au cours de cette guerre, moururent environ 700.000 militaires des forces armées sud et nord-coréennes, quelques 40.000 militaires des forces armées des Nations Unies et environ 150.000 militaires chinois. Parmi les civils de la Corée du Sud, moururent ou furent tués quelques 400.000 personnes et plus de 300.000 furent portées disparues sachant que 90.000 autres furent déportées en Corée du Nord. Parmi les civils de Corée du Nord, moururent plus de 280.000 personnes alors que 800.000 autres furent portées disparues. En outre, plus de 6,5 millions de personnes durent quitter leurs villes et environ 1,5 millions de nord-coréens se rendirent en Corée du Sud à la recherche de la liberté et parmi eux « nombreux étaient les chrétiens ayant fui les persécutions contre les églises perpétrées par le régime communiste ». « Avant cette guerre – a-t-il poursuivi – quelques 60.000 fidèles vivaient leur vie de foi au sein des 57 Paroisses des trois Diocèses du nord. Cependant, sous les persécutions du régime communiste ayant immédiatement suivi la libération de 1945, l'un de mes prédécesseurs, S.Exc. Mgr François Yong-ho Hong, Evêque de Pyongyang, le Père Abbé Bonifatius Sauer, OSB, de l'Abbaye territoriale de Tokwon, par ailleurs Evêque de Hamhung, ainsi que de nombreux prêtres, religieux et laïcs furent arrêtés et martyrisés, tous les édifices ecclésiastiques étant confisquées par le régime communiste. Ainsi notre Eglise devint invisible dans le nord ». Parmi les martyrs de cette époque, se trouve également S.Exc. Mgr Patrick Byrne, de la Maryknoll Society, premier Délégué apostolique en Corée. Il refusa la possibilité offerte par l'Ambassade des Etats-Unis de quitter Séoul et fut arrêté en la Cathédrale de cette ville, porté en Corée du Nord et finalement martyrisé. Pour 81 martyrs, religieux et laïcs, dont Leurs Excellences NN.SS. Hong et Byrne est actuellement en cours une cause de béatification.
L'Archevêque de Séoul, s'adressant à tous les hommes de bonne volonté, remarque que « regarder en arrière, à notre histoire d'il y a 70 ans, sert à vous demander d'unir toutes les forces et tous les cœurs afin de construire dans notre péninsule coréenne une société au sein de laquelle tout le peuple, tant du sud que du nord, libéré des lourdeurs du passé par la purification de la mémoire, puisse vivre une vie véritablement humaine dans une vraie paix que le Seigneur nous donne ».
Le Cardinal remarque que « le régime nord-coréen continue à menacer la paix dans la péninsule coréenne et dans le monde, en prétendant se munir d'armes nucléaires qui requièrent des ressources immenses, sans prêter aucune attention à l'extrême pauvreté du peuple et en supprimant ses droits fondamentaux ». Cependant, malgré tout, « je voudrais dire que parvenir à la paix constitue une entreprise très difficile mais non pas impossible dès lors que chacun d'entre nous fait ce qu'il doit et peut faire dans la vie quotidienne en faveur de la vraie paix, dans la ferme détermination de vivre le martyre spirituel en suivant les traces de nos martyrs. Semer la paix autour de nous, c'est cela la sainteté ».
Afin de construire et d'obtenir la paix désirée, le chemin principal est le pardon. « Aucun processus de paix ne pourra jamais être lancé si ne mûrit pas chez les hommes une attitude de pardon sincère. Sans cela les blessures continuent à saigner, alimentant au sein des générations qui se succèdent une rancoeur interminable, source de vengeances et cause de ruines toujours nouvelles. Le pardon offert et reçu constitue le préalable indispensable pour cheminer vers une paix authentique et stable » remarque le Cardinal, reprenant les paroles de Saint Jean Paul II dans son Message pour la Journée mondiale de la Paix 1997, et de lancer ensuite un appel aux gouvernants : « J'espère sincèrement que les responsables de la péninsule coréenne et de la communauté internationale qui contrôlent le sort de notre peuple, pourront surmonter résolument les intérêts personnels, partisans et nationaux afin de promouvoir le véritable bien de tout homme et de tout le peuple du sud et du nord de la péninsule coréenne dans la perspective du bien commun universel ».
En outre, « l'arme la plus puissante que l'Eglise possède dans la lutte pour la paix – rappelle le Cardinal – n'est autre que la prière. Elle est au cœur de l'effort en vue de l'édification de la paix. En particulier, le Saint Sacrifice de la Messe est source inépuisable de tous les engagements authentiques des chrétiens pour la vraie paix et comme Notre-Dame apparaissant à Fatima nous l'a demandé en 1917, récitons avec ferveur le chapelet pour la paix dans le monde et en particulier dans la péninsule coréenne. La puissance du chapelet est véritablement grande. Au travers du Rosaire, la Mère de Dieu fait sienne notre prière et l'adresse à son Fils. La récitation du chapelet peut donc changer le cours de l'histoire ». Dans cet esprit, le Cardinal a accompli un acte spécial par lequel il a confié à Notre-Dame de Fatima la communauté des fidèles en Corée du Nord, celle qui est qualifiée d'Eglise du silence, ainsi que toute la population se trouvant au-delà du 38ème parallèle afin qu'elle garantisse sa protection particulière ».
Dans cette perspective, les chrétiens de Corée de toutes les confessions vivent actuellement une campagne de prière spéciale d'une durée de 70 jours, lancée le 1er mars et qui s'achèvera le 15 août prochain, soutenue et partagée par les églises en Corée et de par le monde. On se souviendra alors que, le 15 août 1945, la péninsule coréenne fut libérée de l'occupation japonaise, alors que le même jour était sanctionnée la division d'un peuple jusqu'alors uni par la culture, l'histoire, les traditions et la langue.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel de l'Archevêque de Sucre à la solidarité envers les pauvres face à l'urgence

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 08:40
Sucre – S.Exc. Mgr Ricardo Centellas, Archevêque de Sucre, a exhorté à exercer un esprit de coresponsabilité, de fraternité et de mission dans notre vie de foi et à relever le défi consistant à nous renouveler en ce moment de prière et de solidarité. Dans ce but, il a exhorté toutes les communautés de l'Archidiocèse à promouvoir des espaces de rencontre, de prière et de réflexion portant à prendre des engagements concrets pour promouvoir la vie et la mission de l'Eglise à Sucre.
« Il s'agit d'un moment favorable pour nous rendre compte que, outre à faire mission, nous sommes mission – a souligné l'Archevêque. Ceci doit constituer notre style de vie, un style de vie qui rend Jésus-Christ présent dans le monde en tant que signe de miséricorde et de justice, de transparence et de liberté, d'amour et de communion. De cette manière, nous vivons notre foi en tant qu'Eglise au service du Royaume ».
L'engagement de l'Eglise à Sucre vise à aider l'énorme quantité de personnes qui, dans cette zone de Bolivie, n'a rien à manger à cause de l'urgence sanitaire. « Dans le contexte de la pandémie que nous vivons actuellement, nous sommes défiés à être une Eglise samaritaine, qui vit la solidarité et la compassion envers tous, en particulier les plus pauvres » a conclu Mgr Centellas.
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AMERIQUE/PEROU - Participation de l'Eglise à la campagne visant à obtenir plus d'oxygène pour les hôpitaux

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/07/2020 - 08:39
Lima – Au Pérou, pays qui compte plus de 288.000 cas de Covid-19 et jusqu'à hier quelques 10.000 morts, est également en cours une crise parallèle qui ne trouve pas de résolution à savoir le manque d'oxygène médical dans les hôpitaux.
On assiste à des scènes dignes de films de science fiction ou d'une telle exagération que des spectateurs provenant d'autres pays n'en croient pas leurs yeux. Dans certaines rues proches des hôpitaux, des personnes font la file avec des bonbonnes d'oxygène afin de pouvoir soigner les membres de leurs familles hospitalisés.
Profitant de la crise et d'une situation déjà grave, les opérateurs et les commerçants spéculent sur les prix. Avant la situation d'urgence sanitaire, un ballon à oxygène coûtait environ 75 USD. Actuellement son prix va de 500 à 1.950 USD, raison pour laquelle de nombreux péruviens s'endettent actuellement pour sauver la vie des membres de leurs familles.
Hier, 1er juillet, dans le cadre d'une conférence de presse virtuelle, a été présentée la campagne « Respirer le Pérou – parce que l'oxygène est vie » qui, dans un grand geste de solidarité, associe la Conférence épiscopale du Pérou, le groupe éducatif USIL et la Société nationale des Industries dans le but de collecter des fonds pour qu'aucun péruvien ne meure par manque d'oxygène à cause de la pandémie de Covid-19.
S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte OFM, Archevêque de Trujillo et Président de la Conférence épiscopale du Pérou, a affirmé que « nous voyons avec une immense douleur de nombreuses personnes courir désespérément ou attendre longuement pour obtenir une bonbonne d'oxygène et aider les membres de leurs familles. Dans cette situation, nous devons agir. Voila pourquoi nous unissons actuellement l'Eglise, l'Université et les sociétés privées en une force unique. A combien veulent-ils arriver ? A 32 millions d'USD ? Non ! A 32 millions de péruviens. Nous pouvons tous collaborer parce que personne n'est si pauvre qu'il n'ait quelque chose à donner et que personne n'est si riche qu'il n'ait quelque chose à recevoir ».
Sur la base des dernières nouvelles d'agence, on apprend que le Président Martín Vizcarra a décrété l'usage d'oxygène médical priorité pour le traitement des patients affectés par le corona virus. Pour l'heure, les consommations industrielles seront laissées de coté. Cependant, la nation ne parvient pas à satisfaire sa demande interne et ira à la recherche d'oxygène auprès de ses voisins, à savoir la Colombie, l'Equateur et le Chili.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Nomination du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Mer, 01/07/2020 - 12:35
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 27 février 2020, a nommé Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires en Bolivie, pour un quinquennat , S.Exc. Mgr Waldo Ruben Barrionuevo Ramirez, CSsR, Vicaire apostolique de Reyes.
Le nouveau Directeur national est né le 9 septembre 1967 à Oruro en Bolivie. En 1989, il est entré au sein de la Congrégation du Très Saint Rédempteur . Il a fait profession temporaire le 2 février 1992 et profession solennelle le 25 mars 1996. Il a effectué ses études philosophiques et théologiques au Séminaire de Cochabamba et a été ordonné prêtre le 25 octobre 1997. Après son ordination, il a exercé les ministères suivants : 1997-2000 : membre de l'équipe missionnaire à Santa Cruz de la Sierra et Conseiller extraordinaire de la Province, 2000-2004 : collaborateur du Maître des Novices à Oruro, 2004-2006 : Vicaire provincial et Maître des Novices , 2007-2009 : Curé de la Paroisse Notre-Dame de la Paix de Cochabamba, 2009-2010 : Supérieur de l'équipe missionnaire de Santa Cruz de la Sierra, depuis 2010 : élève du Collège majeur pour les prêtres de la Congrégation du Très Saint Rédempteur et étudiant à Rome près l'Université pontificale grégorienne.
Le 15 février 2014, le Saint-Père François l'a nommé Auxiliaire du Vicariat apostolique de Reyes. Il a reçu la consécration épiscopale le 14 mai 2014 et a été nommé Vicaire apostolique de Reyes le 14 mai 2014.
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