AFRIQUE/KENYA - Etre missionnaire à Kibera, l'une des périphéries les plus pauvres du monde : récit du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Sab, 26/09/2020 - 12:31
Nairobi – Des prêtres dans l'une des périphéries les plus pauvres du monde, à savoir le bidonville de Kibera, intégré à la capitale du Kenya, Nairobi. C'est là que le Père Bonaventure Luchidio, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires du Kenya, a effectué une visite le 24 septembre, en ramenant ce témoignage, envoyé à Fides.
« Je suis arrivé à la Paroisse du Christ Roi où j'ai été accueilli chaleureusement par le Père José Luis Martinez, membre la Société mexicaine de Notre-Dame de Guadalupe pour les Missions étrangères fondée au Mexique. La Congrégation est connue généralement comme celle des Pères de Guadalupe ou Pères mexicains. Le Père Martinez déclare : « Initialement, Kibera faisait partie des Paroisses Notre-Dame de la Guadalupe, d'Adam's Arcade et Saint Michel à Otiende, lesquelles se trouvent toutes à la frontière du bidonville. Chaque Paroisse avait l'habitude de s'occuper de la moitié de la zone du bidonville et les prêtres avaient coutume de le visiter dans le cadre de l'action pastorale, des visites aux malades, de la célébration des sacrements au sein des petites communautés chrétiennes et de faire retour en Paroisse le soir venu ».
Cette disposition n'était pas optimale d'un point de vue pastoral en ce que les prêtres, bien qu'ils aient été bien accueillis dans les villages du bidonville, étaient traités comme des visiteurs qui vont et viennent depuis la commodité des Paroisses sises aux marges du bidonville.
Cette sensation d'être considérés comme des étrangers par les personnes desservies a poussé les prêtres à agir et à venir vivre plus près des personnes, en partageant leurs conditions de vie. Le premier prêtre a loué une baraque pour vivre au cœur des bas-fonds de Kibera. Cette action visant à demeurer avec le troupeau et à le faire paître de l'intérieur plutôt que de l'extérieur a porté de nombreux fruits parce que les prêtres étaient acceptés et embrassés par la communauté tant des catholiques que des non catholiques. Ils ont ainsi été en mesure d'apprendre la langue du bidonville et d'arriver au cœur de ses habitants. Ils ont aussi été en mesure d'accepter la réalité vraie de la vie dans les bas-fonds : les défis relatifs au logement, les difficultés liées à l'accès à l'eau et aux services hygiéniques et sanitaires, le danger de la criminalité et des dépendances. Ils se sont ouverts à Dieu et ont permis à Dieu de leur lancer des défis dans le cadre de l'aventure de l'action missionnaire parmi les pauvres urbanisés.
Cette année, après le début de la pandémie de Covid-19, les églises ont été fermées et les personnes n'ont pas pu participer à la Messe, Nombre des habitants des bidonvilles ont perdu leur source de revenu de subsistance et ne pouvaient par suite pas même se permettre un repas par jour. La Paroisse a par suite institué le « vase de l'amour » où il est possible de déposer des offrandes pour les nécessiteux.
« Les habitants des bidonvilles, dans leur pauvreté, sont extrêmement généreuses et la culture du partage est profondément ancrée en elles » indique le Père José : « La majeure partie d'entre elles est arrivée à Nairobi sans rien et elle s'est retrouvée à Kibera parce que le quartier était à bon marché. Cependant, sans argent ou sans source de revenu, les personnes souffrent de négligence et d'abus. Ensuite, arrive un bon samaritain et il offre à une personne en difficulté une épaule sur laquelle s'appuyer. Lorsque cette personne trouve une source de revenu, elle s'endette pour assister ceux qui se trouvent en difficulté et ceci est la source de leur générosité ».
Alors que j'étais encore là, le Père Martinez m'a ramené à la motivation principale de la journée, en me rappelant que, maintenant, dans le cadre du Mois missionnaire d'octobre, les personnes prieront le chapelet missionnaire et visiteront les pauvres, les malades et les personnes vulnérables. Le Père Martinez s'adresse à moi et demande : « Père Luchidio, combien il serait beau que vous veniez célébrer pour nous la Messe du 18 octobre pour la Journée missionnaire mondiale ». Je suis resté abasourdi. Comment dire non à une telle invitation. Nous avions concordé avec le Cardinal une Messe à la Basilique mais mon cœur, mon cœur missionnaire est à Kibera ».
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AMERIQUE - L'Eglise, proche des migrants par la prière et les projets d'accueil et de soutien

Fides FR - www.fides.org - Sab, 26/09/2020 - 11:48
San Paolo - « Le 27 septembre, nous célébrons la Journée mondiale des Migrants et des Réfugiés. Le Pape est sensible à la réalité migratoire qui rend les personnes plus vulnérables au trafic d'êtres humains, à la faim, à la violence et aux maladies » souligne la Présidente de la Conférence des Religieux du Brésil , Soeur Maria Inês Ribeiro. Dans une vidéo diffusée à l'occasion de cette Journée, la religieuse met en évidence que la CRB a établi comme priorité pour la période 2019-2022 l’écoute du cri des pauvres et de la terre. Par suite, l'un de ses engagements qu'elle a pris consiste à soutenir des partenariats avec des institutions qui travaillent avec des immigrés, des réfugiés, des populations autochtones et quilombolas.
« J'invite toute la vie consacrée et tous les frères, ainsi que toutes les réalités religieuses faisant partie du Réseau Clamor à célébrer le 27 septembre la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié » exhorte Soeur Ribeiro. « Nous sommes tous unis pour soutenir les groupes qui travaillent directement avec les migrants et les réfugiés, qui les accueillent, les promeuvent et les intègrent. N'oublions pas l'appel du Pape ! » conclut-elle.
En Argentine, la Messe pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié sera célébrée ce samedi 26 septembre à 19.00 locales en la Cathédrale de Azul par S.Exc. Mgr Hugo Manuel Salaberry SJ, Ordinaire du lieu et Président de la Commission épiscopale pour la Pastorale des Migrants et des personnes en déplacement. Traditionnellement, cette Messe est célébrée au Sanctuaire de Notre-Dame, Mère des émigrants, sis dans le quartier de La Boca de la ville de Buenos Aires, ce qui n'a pas été possible cette année à cause de l'isolement social préventif et obligatoire lié à la pandémie de Covid-19. Les bannières des communautés et les messages de leurs représentants, rédigés dans la langue originale de leurs ancêtres, serviront de cadre à la célébration qui sera transmise par les réseaux sociaux.
L'Eglise en Colombie, par l'intermédiaire du Secrétariat national de la Pastorale sociale/Caritas de Colombie, fournit un soutien et un accueil aux migrants de différentes manières. L'un des projets qu'elle a lancé en avril dernier et mènera jusqu'en mars 2021 est appelé « Réponse multisectorielle à la crise humanitaire des immigrés vénézuéliens en Colombie 2020-2021 ». Il vise à soulager la souffrance et à préserver la dignité des immigrés vénézuéliens vulnérables présents en Colombie.
« Ce projet consiste à accorder de l'attention aux migrants de passage en leur offrant hospitalité, protection, attention à leur santé et accès au transport national pour soulager au moins un peu le transit vers leur destination » explique Luisa Fernanda López Campos, spécialiste du projet qui est réalisé également à Arauca, Cali et Ipiales.
« La principale difficulté identifiée pour les immigrés est l'ignorance de leurs droits de personnes et de migrants, une situation qui les a portés à violer leur humanité. A cela vient s'ajouter l'ignorance et la peur de se régulariser en Colombie, au travers d'une procédure qui les aiderait à disposer d'un accès aux soins médicaux conventionnés fournis par l'Etat outre la possibilité d'accéder à un travail digne » souligne la spécialiste précitée.
Jusqu'ici 663 personnes ont été accueillies dans les refuges de transit, 284 recevant un soutien psychosocial et 563 une assistance sanitaire. Un autre des défis principaux lancés par la situation est de travailler afin que diminue la xénophobie dans la mesure où les attitudes de rejet et les accusations injustes continuent à augmenter.
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EUROPE/ITALIE - Accueillir aujourd'hui le Christ réfugié dans le cadre de la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié

Fides FR - www.fides.org - Sab, 26/09/2020 - 09:05
Rome - « Lors de la fuite en Egypte, l'Enfant Jésus fit l'expérience du fait d'être réfugié. Nous voyons dans les yeux de la Très Sainte Vierge Marie et de Saint Joseph les mêmes regards préoccupés et marqués par la peur des réfugiés d'aujourd'hui. Dans le Christ, nous voyons les même conditions des nombreux enfants qui, aujourd'hui, se trouvent à devenir adultes à l'improviste, leur enfance étant lacérée par les cruautés humaines ». C'est ce que souligne Soeur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Scalabriniennes, Congrégation qui, depuis sa fondation, s'occupe de l'assistance aux migrants, à l'occasion de la 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié, qui sera célébrée demain, Dimanche 27 septembre.
« La Sainte Famille à la recherche d'un refuge en Egypte nous rappelle la condition dramatique des familles exilées qui vivent dans la peur, l'incertitude et dans la gène. Dans la Sainte Famille en exil aujourd'hui, nous sentons le devoir d'assister les nombreuses familles qui demandent de l'aide » poursuit la religieuse dans la note envoyée à l'Agence Fides. « Le Pape François est illuminant dans sa vision de Pontificat – explique encore la Supérieure générale des Scalabriniennes – et une fois encore, il exprime sa préoccupation personnelle et celle de toute l'Eglise pour les personnes en mobilité. Le Message du Souverain Pontife se base sur six verbes qui se traduisent en actions très concrètes liées dans une relation de cause à effet : connaître et comprendre, se faire proche et servir, se réconcilier et écouter, grandir et partager, impliquer et promouvoir, collaborer et construire. Répondre aux quatre verbes déjà présentés voici quelque temps par le Pape constitue un défi pastoral que nous faisons nôtre avec force : il est nécessaire d'accueillir, de protéger, de promouvoir et d'intégrer ».
La 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié sera célébrée en syntonie avec le Jubilé de la Congrégation, née voici 125 ans. « Cette année, nous avons une occasion supplémentaire – poursuit la Supérieure générale – pour sensibiliser sur la situation des migrants et des réfugiés et, en tant que consacrées pour les migrants, pour offrir intensément notre communion et notre solidarité, notre prière et pour répondre aux appels que la migration elle-même nous présente aux yeux physiques et à ceux du coeur ».
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ASIE/PHILIPPINES - Initiative du mouvement Silsilah en vue de l'approfondissement de leur foi de la part de chrétiens et musulmans

Fides FR - www.fides.org - Sab, 26/09/2020 - 08:47
Zamboanga - « Nous cherchons non seulement à nous protéger et à lutter contre la diffusion du virus mais aussi à faire en sorte que notre expérience et notre service soient significatifs pour le bien commun. Tel est l'effort accompli par le mouvement pour le dialogue entre chrétiens et musulmans Silsilah, dans le sud des Philippines ». C'est en ces termes que le Père Sebastiano D'Ambra, missionnaire de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères à Zamboanga, dans l'île de Mindanao, présente à l'Agence Fides les objectifs de la nouvelle initiative qu'est le programme d'approfondissement dénommé « Foi vivante ». Ledit programme approfondit les « 99 noms d'Allah » et les Béatitudes évangéliques. Transmis sur Internet et sur différents réseaux sociaux de manière hebdomadaire, il aura une durée de vingt semaines.
Le Père Sebastiano D’Ambra, PIME, fondateur de Silsilah et Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour le Dialogue interreligieux, explique que « il s'agit d'un nouveau défi pour nous à Silsilah mais aussi pour ceux qui participent au programme. Il s'agit de divers responsables, ustadz et imams musulmans, qui aideront le public, lequel est international. De nombreux étudiants des Philippines, de Malaisie et d'Indonésie ont demandé à pouvoir suivre le cours. Parmi les intervenant se trouvent également des personnalités de Silsilah, des chercheuses, des religieuses alors que tous les participants peuvent présenter des observations et demander des approfondissements ».
« Un fait très positif – remarque le missionnaire – est que les fidèles musulmans également ont été appelés à approfondir davantage leur foi et à la vivre jour après jour dans la conviction d'appartenir à la même fraternité humaine ». « Les chrétiens aussi sont appelés à avoir une attitude différente dans les rapports avec les musulmans, malgré les nouvelles alarmantes provenant de zones musulmanes voisines. A Jolo, récemment, deux bombes ont tué et blessé de nombreux innocents. Nous sommes encore face à la réalité de groupes qui affirment être musulmans mais rentrent seulement dans la catégorie de l'extrémisme violent ».
Une autre initiative du mouvement Silsilah allant dans la même direction vise à collecter et diffuser des histoires de changement, à savoir celles de personnes qui, au travers d'événements joyeux et douloureux de la vie, ont modifié leurs rapports avec des croyants de fois différentes de la leur et cheminent aujourd'hui dans un esprit de dialogue et de solidarité.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - « Tenir allumée la lampe de l'espérance » pour l'Evêque de Bossangoa dans la perspective de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Sab, 26/09/2020 - 08:47
Bossangoa - « L'Eglise s'insère pleinement dans le contexte général de la vie sociopolitique de la République centrafricaine. A ce jour, elle souffre à cause de l'insécurité régnante et a payé un lourd tribut à la crise qui concerne tout le pays et dont les effets continuent à se faire sentir y compris sur les structures et l'organisation de ses communautés ecclésiales. Saccages, actes de vandalisme, attaques à l'encontre d'opérateurs pastoraux et restrictions de l'usage du soin pastoral font que cette Eglise fait l'expérience de la fragilité évangélique et de la pauvreté ». C'est ce qu'indique dans un entretien accordé à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Nestor-Désiré Nongo-Aziagbia, Evêque de Bossangoa et Président de la Conférence épiscopale de Centrafrique , en parlant du prochain Mois missionnaire d'octobre, dans le cadre duquel tous les catholiques du monde s'uniront comme à l'accoutumé pour soutenir et célébrer l'action missionnaire et l'évangélisation, en célébrant la Journée missionnaire mondiale le Dimanche 18 octobre.
Mgr Nongo-Aziagbia affirme : « Nous constatons avec préoccupation que certains fidèles ont un comportement qui n'est pas toujours adapté à la foi chrétienne. Certains ne croient plus en rien ni à personne au point d'abandonner leur destin entre les mains de personnes sans scrupules et privées d'étique qui les exploitent sans pudeur. Toutefois, la foi nous invite à identifier les signes d'espérance et à être impliqués dans la transformation positive de notre société. Vivre contre toute espérance, comme nous y invite Saint Paul est un passage essentiel pour que les chrétiens en situation de conflit deviennent des facteurs de changement. Etre chrétien en de telles circonstances signifie continuer à tenir allumée la lampe de l'espérance, de l'amour, du pardon et de la réconciliation ».
L'Eglise en Centrafrique, malgré les nombreuses problématiques sociales qu'elle affronte, s'engage actuellement avec courage dans le témoignage évangélique, en accompagnant les fidèles dans leur cheminement spirituel. « La Plate-forme des confessions religieuses de République centrafricaine – indique Mgr Nongo-Aziagbia – est également le lieu où s'exprime l'engagement de l'Eglise aux cotés des communautés musulmane et protestantes en faveur de la cohésion sociale, du respect des autres et de la fraternité universelle ».
En ce qui concerne le Mois missionnaire d'octobre, la Direction nationale des Oeuvres pontificales missionnaires a déjà établi un programme de rendez-vous qui se tiendront dans les différents Diocèses du territoire national. « A compter d'octobre 2020 – indique encore Mgr Nongo-Aziagbia – débutera une activité de divertissement radiodiffusé, de production de cahiers d'animation, une campagne de prière pour les missions et la production d'une vidéo sur le thème du Message du Saint-Père pour la Journée missionnaire mondiale de cette année « Me voici, envoyez-moi » . « Ce temps spécial dédié au monde missionnaire – conclut-il – représente toujours une occasion importante pour inciter tous les fidèles à renouveler leurs engagements baptismaux en ce qui concerne l'annonce du Royaume de Dieu ».
Link correlati :La vidéo de l'entretien avec l'Evêque de Bossangoa sur la chaine Youtube de l'Agence Fides
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OCEANIE/AUSTRALIE - L'Eglise en prière pour la Journée du Migrant et du Réfugié

Fides FR - www.fides.org - Sab, 26/09/2020 - 08:46
Sydney - « Les préoccupations compréhensibles liées à la pandémie de Covid-19 ne doivent pas nous distraire de la nouvelle crise migratoire en cours. Les migrations représentent un défi important pour notre société en général et une priorité pour l'Eglise en particulier. Le Pape François nous le rappelle à maintes reprises, par les paroles et par les actes, ainsi que le démontrent ses voyages à Lampedusa et à Lesbos. Il nous invite à accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les personnes qui ont été contraintes à quitter leur maison ainsi que toutes les victimes du trafic d'êtres humains. Ces quatre verbes qui sont au centre du Message pour la Journée mondiale du Migrant et du Réfugié de 2018, nous sont proposés cette année encore par le Souverain Pontife. Il nous pousse avec plus de force à prendre soin de ceux qui sont en mouvement. C'est ce qu'écrit, à l'occasion de la 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié de Dimanche 27 septembre S.Exc. Mgr Christopher Prowse, Archevêque de Canberra et Goulburn et Délégué pour la Pastorale des Migrants et des Réfugiés de la Conférence épiscopale d'Australie.
Dans son message parvenu à l'Agence Fides, l'Archevêque souligne combien la crise migratoire en cours trouve son icône dans l'image de la Sainte Famille qui « représente les personnes en mouvement. L'image biblique de la fuite en Egypte de Jésus, de Notre-Dame et de Saint Joseph inspire depuis toujours l'action des catholiques sur différents aspects de la migration. L'Eglise est aux cotés des fragilités et des dangers de millions de personnes qui bougent de par le monde à la recherche d'une maison digne ».
Pour permettre à tous les fidèles de connaître au mieux le phénomène migratoire, le Bureau australien catholique des Migrants et Réfugiés a préparé un kit pastoral spécial qui comprend le Message du Pape François, la Lettre de Mgr Prowse, le message d'un expert du Saint-Siège en matière de migration et des récits de communautés de migrants et de réfugiés en Australie. A également été produit un compendium de prières et de ressources liturgiques pour l'ensemble des communautés paroissiales qui célébreront la Journée mondiale. De cette manière, l'Eglise en Australie entend donner une importance spirituelle, pastorale et sociale à un phénomène, celui des migrations, qui interpelle de près la société et la politique australiennes.
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AMERIQUE - Préparatifs en vue du XIII° Anniversaire de la Conférence d'Aparecida, « disciples missionnaires en chemin »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 14:32
Bogotá – Au cours de la rencontre virtuelle des Présidents des 22 Conférences épiscopales américaines réunies au sein du CELAM, qui s'est tenue par Internet les 21 et 22 septembre , il a également été question des préparatifs de l'événement devant commémorer le XIII° anniversaire de la V° Conférence générale de l'Episcopat latino-américain et des Caraïbes tenue à Aparecida, au Brésil, du 13 au 31 mai 2007 en présence de S.S. Benoît XVI.
L'Archevêque de Tegucigalpa, S.Em. le Cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, a expliqué ò cet égard qu'ont été organisées différentes Commissions ayant des objectifs spécifiques. La planification de l'événement compte sur le soutien de la Conférence épiscopale du Mexique, pays choisi comme siège de la commémoration dans le cas où elle pourrait se tenir avec la participation des personnes. Ceci dépendra des conditions de la pandémie dans les pays du continent. A également été projeté un plan alternatif afin de célébrer l'événement de manière virtuelle.
Selon le Cardinal, l'événement devra constituer un regard sur les disciples missionnaires qui se mettent en chemin, avec un discernement synodal et communautaire afin de rechercher de nouveaux chemins. C'est pourquoi l'anniversaire en question représente un très important défi. Ont été mis sur pied un Comité directif, un Secrétariat général, une Commission préparatoire et d'autres groupes de travail dédiés au choix des contenus, à l'économie et à l'aspect liturgique.
Il est prévu que, pour juillet-août 2021, un Instrumentum laboris puisse être présenté en tant que produit du discernement synodal et communautaire afin de réaliser l'événement du 22 au 26 novembre 2021.
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AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Parallèle entre corruption, trahison et terrorisme socioéconomique de la part du Président de la Commission Justice et Paix de la SACBC

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 14:20
Johannesburg – « Le corona virus semble avoir renforcé l'avidité qui a conquis notre pays au cours de ces dix dernières années » affirme S.Exc. Mgr Victor Hlolo Phalana, Evêque de Klerksdorp, et Président de la Commission Justice et Paix de la Southern African Catholic Bishops’ Conference , dans une déclaration publiée pour la Journée de l'Héritage, célébrée en Afrique du Sud le 24 septembre de chaque année pour fêter les cultures et la diversité des croyances et traditions nationales.
C'est proprement « la corruption – affirme Mgr Phalana – qui constitue la menace principale pour notre patrimoine national ».
« La corruption était une caractéristique constante durant la période de l'apartheid. Les noirs étaient ses principales victimes dans la mesure où ils n'avaient pas de droits et par suite n'avaient pas la possibilité de se protéger contre les abus dans la mesure où les hommes politiques et les fonctionnaires utilisaient le pouvoir du gouvernement pour s'assurer des profits personnels » rappelle l'Evêque, selon lequel « la période la plus corrompue de l'histoire du pays a été constituée par les dernières années de l'apartheid, lorsque la tentative de combattre la campagne réussie de sanctions internationales a fait de la corruption, protégée par le secret du gouvernement, sa stratégie centrale ».
La fin de l'apartheid n'a pas mis fin à la corruption. Il suffit de rappeler ce qui s'est passé durant la Présidence de Jacob Zuma. Sa démission en 2018 a suscité des espoirs qui ont cependant été déçus, rappelle Mgr Phalana. « Cela a été un coup dur que de voir le parti aux affaires procéder à la redistribution de fonctionnaires corrompus à différents postes stratégiques, y compris au Parlement ».
L'Evêque stigmatise les récents scandales de malversation des fonds destinés à la lutte contre le Covid-19. « Alors que des millions de personnes étaient enfermées chez elles, sachant qu'elles auraient pu perdre leur travail et leur revenu, les hommes politiques corrompus, telles les hyène qui encerclent une proie immobilisée, se sont précipités sur les 500 milliards de rands de crédits destinés à aider les entreprises à faire face aux implication économiques du Covid-19 », avec pour résultat que les travailleurs au chômage technique « n'ont pas vu un centime des fonds mis à disposition en leur faveur ».
Des entreprises privées se sont enrichies de manière illicite grâce à la fourniture de matériels de protection de mauvaise qualité vendus à des prix surévalués, « mettant en danger la vie des patients, des travailleurs en première ligne et de l'ensemble de la population » dénonce Mgr Phalana.
« La corruption équivaut à la trahison et au terrorisme socioéconomique et devrait être traitée en tant que telle. J'ai honte de reconnaître que la corruption fait partie de notre héritage » conclut l'Evêque de Klerksdorp.
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AFRIQUE/TCHAD - Témoignages de missionnaires religieux et laïcs dans la perspective de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 14:01
N'Djamena – « Me voici, envoyez-moi » : tel est le thème de la Journée missionnaire mondiale, qui sera célébrée le Dimanche 18 octobre. Cependant, qu'est-ce que cela veut dire, concrètement dans la vie de ceux qui ont accueilli l'appel du Seigneur ? L'Agence Fides a recueilli les réponses de différents missionnaires présents et actifs au Tchad. S.Exc. Mgr Jean-Claude Bouchard, Evêque de Pala, a 50 ans de vie missionnaire derrière lui dans le pays. Il a été appelé à annoncer l'Evangile loin de sa patrie, le Canada, où il a été ordonné, à Saint Eloi, son village natal, le 30 août 1969. L'Evêque explique : « Je suis arrivé au Tchad en janvier 1970, assigné à la mission de Guelendeng. J'ai collaboré avec le Père Honoré Jouneaux, ancien Préfet apostolique. Nous sommes restés ensemble pendant sept ans avant que je ne sois nommé Evêque... Ces sept ans sont passés trop vite et j'ai été nommé Evêque trop tôt. Je me suis senti comme le Prophète Jérémie qui a déclaré au Seigneur : « Je suis trop jeune » mais j'ai dû répondre oui au Seigneur qui m'a appelé par la voix du Saint Pape Paul VI ». L'Evêque conclut : « L'Eglise au Tchad a grandi en quantité mais il est urgent de la faire croître en qualité. Les baptêmes sont nombreux mais il n'existe pas une connaissance suffisante de Jésus et de l'engagement des baptisés au sein de l'Eglise et de la vie du pays. Faisons en sorte que les paroles « Me voici, envoyez-moi » deviennent la réponse de chacun d'entre nous ».
L'appel à la mission concerne tous les baptisés, ainsi que le démontre la réponse des époux Alexis et Rosalie, qui oeuvrent dans le centre de formation pour animateurs de couples des communautés de Bedonné, au sein du Diocèse de Doba. « Précédemment, nous croyons que la mission était réservée aux seuls occidentaux, prêtres, religieuses et non pas aux laïcs. La célébration du Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019 et de son thème « Baptisés et envoyés, l'Eglise du Christ en mission dans le monde » nous a illuminé et poussé à comprendre que la mission du Christ est pour nous tous sans distinction ». La famille est arrivée à Bendoné le 27 décembre 2019. « Cette expérience nous fait comprendre que les laïcs aussi, en vertu des dons faits par le Seigneur, constituent un témoignage et dans le même temps un instrument vivant de la mission de l'Eglise dans la mesure du don offert par le Seigneur ». Elle conclut : « Maintenant, lorsque nous nous trouvons face aux couples, nous rendons grâce à Dieu de nous avoir appelés à cette grande mission . Nous disons, avec les paroles de l'Apôtre Paul, qu'enseigner à quelqu'un à le porter à la foi est le devoir de tout prédicateur et même de tout croyant ».
Soeur M. Pilar Justo, missionnaire combonienne raconte que le verset du Prophète Isaïe qui constitue le thème de la Journée missionnaire mondiale 2020 est le même que celui qu'elle a mis sur l'image souvenir de sa première profession religieuse. « En insérant cette phrase, je voulais montrer mon désir d'aller en mission. Lorsque je l'ai vue de nouveau se présenter pour la Journée missionnaire mondiale de cette année, cela m'a remplie d'une grande joie, me faisant revivre le moment où je me préparais à être envoyée là où la Congrégation voulait m'employer ».
Soeur M.Pilar Justo est née il y a 76 ans dans une famille de paysans d'un petit village espagnol et elle a découvert l'activité des missionnaires en âge scolaire. « Il nous a également été dit qu'il existait des missionnaires qui avaient quitté le pays pour aller partager l'Evangile avec eux. Nous avons été invités à prier l'un pour l'autre chaque jour, à faire aussi des sacrifices, à renoncer à quelque chose pour offrir les fruits pour aider de nombreux autres enfants et adultes à être baptisés. C'est ainsi que tous nos sacrifices écrits sur un morceau de papier et les menues monnaies économisées, noud les avons offerts lors de la Journée missionnaire mondiale, très fiers de collaborer au baptême d'enfants de pays lointains. Ma vocation missionnaire a-t-elle ses origines à cette époque ? Je crois que la semence a été semée mais avant que la plante ne naisse et ne grandisse, combien de choses se sont-elles passées ».
« Peu à peu, sur le chemin de l'approfondissement de la Parole de Dieu ou en aidant les personnes, le Seigneur m'a fait comprendre qu'Il avait un plan pour moi et que ce n'était pas celui que je me construisais moi-même. Il m'a appelé à être une missionnaire pour toute la vie » indique-t-elle.
Soeur Justo est retournée chez les Comboniens et, après les années de formation, elle a été envoyée au Tchad en 1978, dans le Diocèse de Sarh. « J'ai trouvé beaucoup à faire mais beaucoup de joie à le faire. La formation des catéchistes, l'accompagnement des catéchumènes au Baptême m'ont rempli de joie à chaque Pâques. Dieu m'a permis de contempler les merveilles qu'Il fait chez les personnes que j'ai connu. J'ai vu de nombreuses familles devenir chrétiennes et de nombreux jeunes du Tchad devenir prêtres ou religieuses. Lorsque je contemple cette Eglise, en tant que fille de Daniel Comboni, je ne peux que penser : du ciel notre fondateur doit sourire. Actuellement, des années ont passé mais Dieu continue à avoir son plan sur moi.... Je continue à avoir dans le cœur la joie de la mission. Voila pourquoi je répète encore et encore avec joie : Me voici, envoyez-moi ».
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ASIE/IRAQ - Fonds américains à l'Association caritative au profit des réfugiés chrétiens fondée par l'Archevêque chaldéen d'Erbil

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 13:22
Erbil – Près de 2,5 MUSD seront destinés par le Département d'Etat américain à une organisation caritative promue par l'Archevêque chaldéen d'Erbil, S.Exc. Mgr Bashar Warda, pour assister les réfugiés chrétiens présents depuis 2014 dans la région de la capitale de la Région autonome du Kurdistan irakien, après avoir abandonné la zone de Mossoul et les villages de la plaine de Ninive pour échapper à l'offensive des miliciens djihadistes du prétendu « Etat islamique ». La cérémonie visant à formaliser le don à l'organisation d'assistance dénommée Ankawa Charitable Association, a eu lieu hier, 24 septembre, en l'église Saint Joseph d'Ankawa, faubourg d'Erbil, en présence de Mgr Warda et du Consul général des Etats-Unis, Rob Waller. La consistante contribution – indique le site Internet d'information ankawa.com – fait suite à la rencontre intervenue entre l'Archevêque chaldéen d'Erbil et l'Ambassadeur des Etats-Unis en Irak, Matthew Toller, à Erbil voici quelques semaines. Déjà dans le cadre de cette rencontre, le diplomate américain avait indiqué qu'une partie des 204 MUSD récemment dédiés par les Etats-Unis au soutien de l'Irak aurait été réservée à l'Ankawa Charitable Association en vue du soutien des réfugiés chrétiens irakiens.
Au moins 2.500 familles chrétiennes vivent dans des conditions précaires dans la zone d'Erbil, concentrées dans le faubourg d'Ankawa, et elles ne semblent pour l'heure pas intentionnées à retourner dans la plaine de Ninive et à Mossoul, alors même que la région est depuis longtemps retournée entre les mains des autorités irakiennes.
Le 11 décembre 2018, l'Archevêque avait participé à la Maison Blanche à la cérémonie durant laquelle le Président Donald J. Trump avait signé l'Iraq and Syria Genocide Relief and Accountability Act of 2018 , loi qui qualifie de génocide la série de crimes perpétrés au cours de ces dernières années par des groupes djihadistes à l’encontre de chrétiens et de yézidis en Irak et en Syrie, engageant l’administration à fournir une assistance humanitaire à des groupes de victimes des violences et à poursuivre les responsables et les exécuteurs matériels des faits.
A la cérémonie de signature étaient notamment présents l’Archevêque chaldéen d’Erbil, S.Exc. Mgr Bashar Warda, le Chevalier suprême des Chevaliers de Colomb, Carl Anderson, l’Ambassadeur des Etats-Unis près le Saint-Siège, Callista Gingrich, et S.Exc. Mgr Timothy Broglio, Ordinaire militaire pour les Etats-Unis d’Amérique.
La loi promouvait une assistance financière américaine destinée à des projets en faveur des minorités religieuses en Irak et en Syrie.
Précédemment, le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I Sako, non encore créé Cardinal, avait fait remarquer que « au cours de ces dernières années, au Proche-Orient, les chrétiens ont enduré des injustices, des violences et le terrorisme. Cependant, cela a été le cas aussi pour leurs frères irakiens musulmans et pour ceux d’autres fois religieuses. Il ne faut pas séparer les chrétiens des autres parce que de cette manière, la mentalité sectaire est alimentée »
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ASIE/PAKISTAN - Appel de l'Episcopat aux jeunes  : « servir l'Evangile avec courage, en jeunes missionnaires »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 13:00
Multan - « Le Pakistan est un pays qui compte plus de 60% de jeunes au sein de sa population et nous, en tant qu'Evêques, nous oeuvrons afin de soutenir les jeunes chrétiens du Pakistan afin qu'ils soient les protagonistes de la mission évangélisatrice, membres actifs de groupes et mouvements ecclésiaux et qu'ils puissent vivre avec courage l'Evangile et l'Eglise comme de jeunes missionnaires ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides l'Evêque de Multan et Président de la Commission de la Pastorale des Jeunes de la Conférence épiscopale du Pakistan, S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, s'adressant à plus de 70 jeunes des différents Diocèses participant au séminaire de quatre jours intitulé « La Bible et la jeunesse » se tenant près l'Institut pastoral de Multan. Le séminaire biblique, qui a lieu du 24 au 27 septembre, est organisé par la Commission de la Bible catholique du Pakistan et vise à aider les jeunes à approfondir la foi et la Bible.
Mgr Shukardin affirme : « Les jeunes constituent la force de l'Eglise. Nous désirons faire grandir nos jeunes. Nous voulons les voir hautement qualifiés, pour qu'ils excellent dans leur vie professionnelle et soient candidats à des postes dans les secteurs du gouvernement et de la vie publique. Nous désirons les accompagner sur le chemin afin de nourrir leur foi, en demeurant en contact avec l'Eglise ». L'Evêque remarque : « Avoir davantage de jeunes instruits, qualifiés et professionnels est important. La croissance et le développement des jeunes a pour conséquence la croissance et le développement de la communauté catholique au Pakistan ». « Nous désirons également que les jeunes vivent une vie sainte – poursuit l'Evêque -, qu'ils vivent pour être des saints des temps modernes. Ceci n'est possible que lorsque l'on connaît et aime Jésus-Christ en travaillant pour grandir dans la relation avec Jésus. Nous devons grandir dans notre foi au travers de l'Eucharistie, de la Parole de Dieu et des Sacrements ». Il a également déclaré aux participants : « Aucun saint n'est né tel. Tous ont vécu en disciples de Jésus-Christ et pour être un disciple du Christ, chacun d'entre vous est appelé à connaître Jésus-Christ, à Le suivre et à L'imiter ».
Le Père Emmanuel Asi, Secrétaire exécutif de la Commission biblique, dans un entretien accordé à Fides, a déclaré : « Par ce séminaire, nous entendons aider les jeunes à s'enraciner dans la Parole de Dieu ; leur enseigner des méthodes pour lire et méditer la Parole de Dieu. Les thèmes choisis les aideront dans leur croissance et dans le discernement concernant les décisions importantes de leur vie ». Citant Saint Jérôme, le Père Asi ajoute : « L'ignorance des Ecritures est ignorance du Christ. Il est important que les jeunes prennent l'habitude de lire la Sainte Bible chaque jour et qu'ils en tirent une inspiration. La Parole de Dieu ouvre les cœurs et les esprits comme cela a eu lieu pour les deux disciples sur le chemin d'Emmaüs ».
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ASIE/INDE - Démission de l'Evêque de Sivagangai

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 12:40
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Sivagangai , présentée par S.Exc. Mgr Jebamalai Susaimanickam. a da S.E. Mons. Jebamalai Susaimanickam.
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AFRIQUE/TCHAD - Démission de l'Evêque de Pala

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 12:39
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Pala présentée par S.Exc. Mgr Jean-Claude Bouchard, O.M.I.
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EUROPE/ESPAGNE - « Ne pas durcir notre cœur face aux immigrés et aux réfugiés », une lettre de l'Archevêque de Valencia

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 12:39
Valencia - « Les scènes qui nous viennent à l'esprit, les situations que nous voyons ou imaginons sont terribles et frappent notre conscience. Il s'agit d'une situation dramatique qui nous fait réfléchir et nous empêche de rester les bras croisés » souligne l'Archevêque de Valencia, S.Em. le Cardinal Antonio Cañizares, dans la Lettre pastorale transmise à Fides et publiée à l'occasion de la 106ème Journée mondiale du Migrant et du Réfugié qui sera célébrée le Dimanche 27 septembre. « Il est vrai que les migrations ont toujours existé – poursuit-il. Elles constituent un moteur de l'histoire même si maintenant les mouvements migratoires de notre époque alarment grandement l'Occident, et en particulier l'Europe, au point qu'elle ne sache pas bien quoi faire mais il n'est possible ni de se renfermer sur soi ni sur ses propres intérêts. Aujourd'hui, les migrations ont des caractéristiques nouvelles et présentent un problème très spécifique, très varié et complexe, chargé d'un caractère profondément dramatique et de profondes répercussions ». « Ne durcissons pas notre cœur face aux immigrés et aux réfugiés : ouvrons-nous à eux, frères qui viennent de loin » : tel est le titre de la Lettre, qui affirme notamment : « Cette année aussi, ils nous lancent un défi, plus encore vu l'urgence représentée par la pandémie de Covid-10 : immigrés, réfugiés, persécutés, nos frères regardent en direction de nos pays d'Europe comme à la solution de leurs immenses problèmes de faim, de manque du minimum nécessaire et des besoins hygiéniques et sanitaires existant dans leurs pays respectifs afin de vivre avec leurs familles de manière décente et digne dans leurs pays d'origine. Vient encore s'y ajouter le manque de liberté auquel ils sont soumis sur leurs terres qu'ils doivent abandonner et même de terribles persécutions liées à leur foi ».
Une réponse est suggérée par le Message du Saint-Père, indique l'Archevêque de Valencia : « Les accueillir, les intégrer, les protéger et les promouvoir, cordialement et efficacement, afin qu'ils se sentent reconnus dans toute leur dignité de frères et que nous nous sentions véritablement solidaires de ceux qui souffrent dans leur chair des effets de la marginalisation et de la pauvreté ».
Selon des données de la Caritas de l'Archidiocèse de Valencia, en 2019, cette dernière a assisté 30.000 migrants dont 61% d'étrangers. En outre, le programme d'accueil au sein des maisons signale que sont présentes des familles de 20 nationalités provenant d'Amérique latine, d'Afrique, d'Europe centrale et orientale et du Proche-Orient.
La Conférence épiscopale d'Espagne, au travers de la Sous-commission pour les Migrations et la Mobilité humaine, a souligné, dans un Message signé par ses membres que cette Journée mondiale cherche à donner un visage aux personnes vulnérables, « en les sauvant des listes anonymes de chiffres », En outre, elle signale combien est en outre nécessaire le fait de « sensibiliser la société espagnole afin de garantir la dignité humaine à toutes les personnes contraintes à se transférer ».
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ASIE/THAILANDE - Report du vote parlementaire sur les amendements à la Constitution et poursuite de la protestation juvénile

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 11:36
Bangkok – La Thaïlande est actuellement caractérisée par des tensions sociales et politiques qui impliquent en particulier les jeunes et pourraient déterminer un changement de forme de l'Etat et de l'avenir du pays. Hier, le Parlement a examiné et discuté six motions portant sur des amendements de la Constitution en réponse aux protestations des étudiants qui, depuis des mois, manifestent dans les rues de la capitale et d'autres villes. La dernière manifestation en date, remontant au 19 septembre, a vu la présence dans les rues de plus de 10.000 manifestants rejoints, pour la première fois, par des parlementaires des partis d'opposition et par des citoyens ne faisant pas partie de la jeunesse. Hier, le Parlement a cependant reporté le vote par 431 voix contre 255, l'opposition ayant choisi par suite d'abandonner l'hémicycle et de rejoindre les quelques milliers de manifestants se trouvant devant l'édifice de l'Assemblée législative. Parmi les amendements, celui de la coalition gouvernementale proposait que les deux premiers chapitres de la Constitution – une partie du premier et le deuxième concernent les pouvoirs et le rôle de la Monarchie – ne soient pas touchés. L'opposition, conduite par les partis Pheu Thai et Move Forward, désire non seulement que les deux chapitres en question fassent l'objet d'une révision mais que soit votée une réforme du Sénat, actuellement non élu mais choisi par les forces armées. A par suite été formé un Comité ad hoc auquel cependant les députés de l'opposition ont choisi de ne pas participer. Il compte 31 parlementaires – dont 15 sénateurs – membres des partis de la coalition soutenant le gouvernement du Premier Ministre Prayut Chan-o-Cha.
Le mouvement qui a débuté en 2019 après les élections législative a relevé la tête en février dernier lorsque le parti Future Forward a été dissous par l'autorité judiciaire et son chef expulsé du Parlement à cause d'une série de motifs légaux considérés comme des prétextes fallacieux. Après une sorte de pause liée au Covid-19 – avec l'interdiction des rassemblements notamment – les contestations ont repris à la mi-juillet, culminant le 10 août au travers de la lecture publique d'un manifeste en dix points demandant la démission du Premier Ministre et une nouvelle Constitution. Le Mouvement, formé surtout par des jeunes, a pris également pour cible la forme monarchique de l'Etat, demandant à ce que le rôle du Roi soit limité, notamment en ce qui concerne ses possibilités d'action sur les affaires politiques nationales.
Le mouvement juvénile qui s'est élargi depuis samedi dernier dispose déjà de responsables reconnus, provenant surtout de l'Université Thammasat de Bangkok et aime se qualifier de manière générique comme « Free Youth Movement ». Il dispose aussi de ses icônes : le salut avec trois doigts levés – provenant de la saga The Hunger Games ; le Monument à la démocratie du centre de la capitale, qui sert désormais de point de départ aux manifestations et un symbole qui le relie aux mouvements de Taiwan et de Hong Kong, considéré comme la « Milk Tea Alliance » qui a comme icône une tasse de thé au lait... Pour l'heure le gouvernement a réagi avec prudence, sans violences. Les forces de l'ordre, déployées hier aussi, ne sont pas intervenues mais le report du vote sur les amendements risque de donner une lymphe nouvelle au mouvement qui a déjà proclamé une grève générale pour la mi-octobre.
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AMERIQUE/CHILI - Remise d'aides à plus de 3.500 familles vulnérables dans le cadre de la I° phase de la campagne « cinq pains et deux poissons »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/09/2020 - 10:27
Rancagua – La première phase de la campagne de solidarité intitulée « Cinq pains et deux poissons » promue par le Diocèse de Rancagua, s'est achevée. Elle a permis de remettre des aides à plus de 3.500 familles se trouvant dans une situation de particulière nécessité. Selon les informations fournies par le Diocèse, ont été collectés 491.790.000 USD de contribution auprès de particuliers, d'entreprises et d'institutions, qui, une fois convertis en nourriture et en vêtements, ont été remis aux plus vulnérables présents sur le territoire du Diocèse. Débute maintenant la deuxième phase de cette initiative charitable.
« Avec l'aide du Seigneur et de nombreuses personnes qui ont collaboré, nous pouvons dire aujourd'hui que l'objectif premier, qui était d'atteindre 3.500 familles vulnérables en leur fournissant des vivres, a été atteint » a déclaré l'Administrateur apostolique du Diocèse de Rancagua et Evêque de San Bernardo, S.Ex. Mgr Juan Ignacio González. Grâce aux offrandes collectées, ont pu être achetés des vivres et des vêtements neufs à remettre aux familles.
Ainsi que le souligne le Diocèse, il s'est agi d'une véritable chaîne de solidarité. La distribution de nourriture et de vêtements a été réalisée grâce à la contribution financière de particuliers, de familles, d'entreprises et d'institutions. Ensuite, un grand nombre de bénévoles a préparé les caisses qui ont été acheminées dans les différents lieux de collecte du Diocèse où les Curés et les équipes d'aide fraternel les ont pris en charge et sont allés les remettre aux plus nécessiteux.
Les conséquences économiques et sociales de la pandémie se font encore sentir fortement au Chili. Pour ce motif, a été prévue une deuxième phase de cette campagne intitulée « Cinq pains et deux poissons : les familles aident les familles ». Dans ce cadre, il est prévu qu'une famille en mesure de le faire aide une autre famille, en lui donnant à manger de manière à modifier la situation actuelle, selon les propos tenus par l'Evêque.
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ASIE/TURQUIE - Construction en délais records de la première église en territoire turc depuis 1923

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/09/2020 - 13:43
Istanbul – En cette année où, à Istanbul, les autorités turques ont autorisé la réutilisation en vue du culte islamique de l'antique basilique de Sainte Sophie et de l'antique église Saint Sauveur de Chora, à la périphérie de cette même ville est achevée en des délais record la construction de la première église construite ex novo en territoire turc depuis 1923, année de la proclamation de la République. Il s'agit de l'église dédiée à Saint Ephrem, érigée en quelques mois seulement à la demande de la communauté syro orthodoxe locale dans le quartier de Yesilkoy du district de Bakirkoy, dans une zone proche de l'Aéroport international Ataturk. Les travaux en vue de la construction de l'église, autorisés début 2019 et inaugurés le 3 août de cette même année en présence du Président turc Recep Tayyip Erdogan, sont sur le point d'être achevés et il est prévu que l'église puisse être inaugurée au cours du premier semestre 2021. Le nouveau lieu de culte pourra accueillir plus de 700 fidèles outre le siège du Métropolite Yusuf Çetin, actuellement à la tête de la communauté syro orthodoxe locale.
Les moyens de communication turcs soutenant le Président Erdogan insistent sur la rapidité de la construction de cet église comme un signe de la magnanimité du Chef de l'Etat à l'encontre des communautés chrétiennes locales, y compris pour contrer les polémiques et critiques suscitées dans le monde entier par la réouverture de Sainte Sophie au culte islamique.
Au cours de ces dernières années, les dirigeants turcs ont manifesté à plusieurs reprises des signaux d'attention particulière vis-à-vis des communautés chrétiennes syriaques au point de faire dire à certains observateurs et commentateurs qu'il existait un plan turc visant à faire de la Turquie la nouvelle patrie de nombreux chrétiens syriaques actuellement résidant en Syrie et en Europe, sachant que leurs ancêtres vivaient sur l'actuel territoire turc . Au cours des premières années du conflit en Syrie, les autorités turques avaient prédisposé à Mydiat – depuis des siècles centre d'une enclave chrétienne syriaque en province de Mardin – un camp de réfugiés réservé aux chrétiens syriaques en mesure d'accueillir 4.000 personnes.
Actuellement ce sont quelques 25.000 chrétiens syriaques qui vivent en Turquie, concentrés en majorité dans les faubourgs d'Istanbul.
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AFRIQUE/NIGERIA - Eglise contrainte à la fermeture suite à des profanations à répétition

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/09/2020 - 13:23
Abuja – Les sacrilèges continuels commis dans l'église Saint Pierre de Makurdi ont contraint l'Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Wilfred Anagbe, à suspendre sine die toutes les activités pastorales de la Paroisse.
La suspension, entrée en vigueur le 15 septembre dernier, a fait suite à deux attaques sacrilèges contre la Paroisse perpétrées respectivement le 12 août et le 13 septembre par des personnes encore non identifiées.
Le Décret qui sanctionne la suspension des activités pastorales affirme que « la Paroisse sera désormais fermée en ce qui concerne la célébration de la Messe et toutes les autres activités pastorales conformément au Canon 1211 avec effet à partir d'aujourd'hui, 15 septembre 2020, jusqu'à nouvel ordre ».
Les assaillants sont entrés dans la chapelle de l'Adoration perpétuelle du Très Saint Sacrement et dans l'édifice principal de l'église, profanant la Très Sainte Eucharistie et saccageant les vases sacrés, profanant par suite l'ensemble de l'église.
Selon le Décret, la fermeture « doit nous permettre de nous préparer de manière adéquate à la pénitence requise par la loi afin de réparer le dommage que cette profanation a provoqué au Sacré Corps du Christ ».
« Les activités pastorales ne reprendront qu'après qu'une réparation proportionnelle à ce sacrilège aura été faite et qu'auront été pleinement garanties de meilleures structures de sécurité pour la Paroisse suivant ce que demande le Droit canonique. Ceci fait, l'ensemble communauté de culte de cette Paroisse devra, entre autre, accomplir une neuvaine de réparation qui se conclura par un rite d'expiation conforme aux normes liturgiques diocésaines » explique le Décret signé par Mgr Anagbe.
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ASIE/INDE - Actes de vandalisme contre deux statues de Jésus et de Notre-Dame en Andra Pradesh

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/09/2020 - 12:51
Mandapeta – Deux statues de Notre Seigneur Jésus-Christ et de Notre-Dame ont été défigurées et endommagées dans une Paroisse de l'Archidiocèse de Visakhapatnam, en Andhra Pradesh, Etat du sud de l'Inde. Les deux statues étaient placées à l'entrée du complexe de l'église Sainte Marie Madeleine de Mandapeta. Ainsi que cela a été indiqué à Fides, un groupe d'inconnus les a endommagées et brûlées en date du 22 septembre. « Il s'agit d'un incident plutôt déplaisant. Nous avons porté plainte au commissariat de police local » a déclaré à Fides le Père R. P. V. Prasad, Secrétaire du Diocèse, indiquant qu'une enquête de police est en cours.
Il faut noter que, la semaine dernière, ont eu lieu des épisodes de profanation de temples hindous et que le baldaquin servant à transporter la principale divinité hindoue dans les rues du village a été incendié. Selon les enquêteurs, la destruction par les flammes des deux statues catholiques pourrait constituer une sorte de représailles après l'incident intervenu dans le temple hindouiste.
Le Père Joseph Arlagadda, Vice secrétaire du Conseil des Evêques de Telugu – qui rassemble les Evêques des Provinces ecclésiastiques d'Hyderabad et de Visakhapatnam ainsi que celui du Diocèse de rite oriental de Telangana – remarque pour Seigneur : « Ces gestes entendent troubler la paix au sein du district. Il ne faut pas céder aux provocations ». A ce titre, il invite au calme les fidèles de la Paroisse locale de Mandapta, qui compte quelques 3.000 baptisés.
En Inde, ont été enregistrés 31 épisodes d'attaques à l'encontre de lieux ou de personnages chrétiens en août de cette année. La majeure partie de celles-ci a été signalée dans les Etats de l'Uttar Pradesh et du Chhattisgarh, ainsi que l'indique le site Internet MapViolence, géré par l'United Christian Forum , qui signale et surveille les épisodes de violence et d'hostilité à l'encontre de la communauté chrétienne en Inde.
L'organisation signale que, souvent, à la base des violences, se trouve la diffusion de fausses nouvelles ou de propagande tendancieuse. Il est par exemple affirmé que les chrétiens chercheraient à convertir des fidèles hindous, y compris en leur offrant des sommes. De telles nouvelles, diffusées intentionnellement sur les réseaux sociaux, enclenchent des réactions violentes. « Les fidèles chrétiens sont respectueux de la loi et nourrissent de la bienveillance vis-à-vis de leurs compatriotes » réaffirme l'UCF.
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AFRIQUE/KENYA - Religieuse chargée par l'Episcopat de coordonner le projet de chaîne de télévision catholique nationale

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/09/2020 - 12:31
Nairobi – Une religieuse a été mise à la tête du projet portant sur la création de la première chaîne de télévision catholique nationale du Kenya. Il s'agit de Soeur Agnès Lucy Lando, Directeur de la recherche et des études de haute spécialisation à l'Université Daystar, laquelle a été nommée Coordinatrice et consultant principal pour assister la Conférence épiscopale du Kenya dans la gestion d'Ukweli Television Kenya. La chaîne, dont la devise est de porter le Christ aux personnes et les personnes au Christ, a été lancée sur Internet le 1er avril dernier et vient d'obtenir sa licence commerciale de transmission en clair de la part de l'Autorité pour les Communications du Kenya .
Dans un entretien accordé à Ukweli TV, qui a son siège au National Youth Center , Soeur Lando a remercié les Evêques de la confiance accordée pour guider le nouveau projet télévisuel malgré son autre engagement auprès de l'Université Daystar, laquelle est une institution non catholique.
Soeur Lando a déclaré que la fermeture des églises au début de cette année à cause de la pandémie de Covid-19 a influencé la création de la nouvelle chaîne de télévision.
« Il était du désir des Evêques de demeurer en contact avec les fidèles. Ils ont donc demandé à ce que l'institution d'Ukweli TV soit accélérée de manière à ce qu'elle puisse être utilisée comme instrument d'évangélisation et pour rejoindre les chrétiens au travers de messages d'espérance et d'encouragement ».
« Au nom des Evêques, je suis enthousiaste que nous ayons finalement quelque chose à partir duquel commencer. « Nous remercions l'équipe de Nairobi pour son aide en ce qui concerne l'acquisition de la licence de transmission » a déclaré le Président de la Commission pour les Communications sociales de la Conférence épiscopale du Kenya, S.Exc. Mgr Joseph Obanyi Sagwe, Evêque de Kakamega, sous la conduite duquel a été réalisé le projet de chaîne de télévision catholique, lequel a révélé que les Evêques sont heureux de posséder finalement une chaîne de télévision nationale qui leur soit propre.
Mgr Obanyi a également déclaré qu'Ukweli TV commencera prochainement à transmettre, invitant les chrétiens de tous les Diocèses à soutenir la nouvelle chaîne et l'équipe chargée de la gérer, rendant hommage à Soeur Lando pour son engagement et pour avoir accepté d'aider les Evêques dans la réalisation de leur rêve.
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