ASIE/COREE - Nomination du Recteur du Séminaire interdiocésain de Gwangju

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Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a nommé, en date du 8 aout 2019, le Père Petrus Kim Hyok-Tae, du clergé du Diocèse de Cheongju, Recteur du Séminaire interdiocésain sis dans l’Archidiocèse de Gwangju, en Corée.
Le nouveau Recteur est né le 2 février 1966 et a été ordonné prêtre le 2 janvier 1996. Il a étudié la Théologie à la Gwangju Catholic University , à l’Université d’Innsbruck et à l’Université de Fribourg, obtenant une Maitrise et un Doctorat en Théologie dogmatique. Parmi les ministères exercés, il a été Vicaire paroissial et Curé, professeur assistant, professeur associé et professeur ordinaire à la GCU. Il est auteur de nombreux articles.
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ASIE/INDONESIE - La promotion de l’harmonie religieuse en Indonésie, une responsabilité commune

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Djakarta – Tous les responsables civils et religieux, mais aussi tous les citoyens dans leur vie quotidienne, ont un rôle et une responsabilité en matière de promotion des valeurs de tolérance, de respect, d’harmonie interreligieuse, qui renforce l’Indonésie. C’est ce qu’ont souligné différents responsables religieux réunis dans le cadre d’un séminaire portant sur le thème : « Religion harmonieuse et constructive qui renforce la vie nationale » tenu le 27 février dans la capitale, Djakarta.
L’événement a été organisé par l’Assemblée consultative populaire de la République d’Indonésie, qui constitue le pouvoir législatif du système politique indonésien. Il est composé par les membres du Conseil de représentation populaire et du Conseil de représentation régionale. Plus de 100 délégués représentant les différentes fois, des fonctionnaires gouvernementaux et des groupes de la société civile ont participé au séminaire en question.
Ainsi que l’a appris Fides, le Pr. Syafiq Mughni, Président de la Muhammadiyah, la plus ancienne organisation islamique d’Indonésie, a affirmé, s’adressant aux participants, que chaque citoyen du pays doit contribuer à l’harmonie religieuse dans une situation déterminée et trouver le moyen de contribuer à la vie nationale. Ce n’est que de cette manière, a-t-il remarqué, que le pays peut progresser. Aucune religion ne peut être utilisée pour « des buts destructifs quel que soit le contexte et l’époque » a-t-il ajouté.
Dans son intervention, l’Evêque de Bogor et Vice-président de la Conférence épiscopale d’Indonésie, S.Exc. Mgr Paskalis Bruno Syukur OFM, a affirmé que « responsables religieux et fonctionnaires gouvernementaux doivent travailler ensemble afin de promouvoir la paix, l’amour et la solidarité entre les différentes communautés ».
Il est du devoir de toute communauté et de tout croyant, quel que soit sa communauté d’appartenance – a ajouté le pasteur Gomar Gultom de la Central Church Fellowship d’Indonésie – « de trouver des chemins afin que la religion et la pratique du culte puissent contribuer aux idéaux de paix et de prospérité du pays, ouvrant la route au progrès des personnes et au bien commun ».
L’approche de la nécessaire contribution de toutes les religions au développement de la nation a été partagée par Wisnu Bring Tenaya, Président de la Parisada Hindu Dharma Indonesia, responsable hindou, et par Arief Harson, représentant bouddhiste, tout comme par Budi S. Tanuwibowo, Président du Conseil suprême indonésien pour la religion confucéenne.
L’Indonésie, plus grand pays musulman au monde, dispose d’un modèle de démocratie accordant une attention particulière aux valeurs de tolérance et de pluralisme, résumés dans sa devise, « Unité dans la diversité », dérivant de la philosophie du Pancasila, les cinq principes se trouvant à la base de la Constitution : foi en un Dieu unique, société juste et civile, nation unie, démocratie conduite par la sagesse, justice sociale pour tous les citoyens.
L’Indonésie compte une population de 263 millions d’habitants dont 12% de chrétiens, toutes confessions confondues.
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AMERIQUE/SALVADOR - Approbation de la loi sur la réconciliation, une « amnistie masquée » selon ses détracteurs

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San Salvador – L’Assemblée législative du Salvador a approuvé le 26 février la loi nationale sur la réconciliation portant sur les crimes commis durant la guerre civile, faisant l’objet de fortes contestations de la part des défenseurs des droits fondamentaux et du Président salvadorien lui-même, Nayib Bukele, lequel a indiqué qu’il posera son veto dans la mesure où la norme en question n’est pas conforme à une Décision de la Cour Suprême. Deux jours avant l’échéance fixée en effet, l’Assemblée a approuvée par 44 votes, 11 contraires et une abstention – sur un total de 84 parlementaires – la Loi spéciale sur la Justice de transition, la réparation et la réconciliation nationale.
Le motif de la désapprobation réside dans le fait qu’une grande partie du contenu final de cette norme a été discuté sans impliquer l’opinion publique. « Il s’agit pratiquement d’une loi rédigée dans le dos des victimes. Cela ne constituera en fait qu’un saut en direction de l’impunité, une loi d’amnistie masquée » a déclaré à la presse locale le député Juan José Martell, du Parti du Changement démocratique. « Au travers de cette loi de fausse réconciliation nationale, les crimes contre l’humanité et autres crimes de guerre seront prescrits, pour ce qui concerne ceux commis au cours du conflit civil 1980-1992 » a-t-il ajouté.
Afin que la loi entre en application, elle doit être promulguée par le Chef de l’Etat, qui a déjà fait part de l’intention de poser son veto. « La Présidence de la République ne sanctionnera aucune loi qui ne contiendrait pas les trois éléments fondamentaux pour être juste e constitutionnelle : la vérité, la réparation et la justice » a indiqué le Président salvadorien depuis son compte Twitter.
Dimanche dernier, 23 février, l’Archevêque de San Salvador, S.Exc. Mgr José Luis Escobar, avait déclaré à la communauté salvadorienne : « Les décisions de la Cour constitutionnelle sont définitives et doivent être respectées. Ceci n’a pas été le cas. Nous voyons même qu’ils ne travaillent pas actuellement à la question. Nous sommes très préoccupés » . Le Haut-Commissaire de l’ONU chargé des droits fondamentaux a lui aussi affirmé que la norme implique des sanctions disproportionnées par rapport à la gravité des actes commis et que réduire la peine reviendrait à une « amnistie de facto ».
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Soutien psychologique, assistance et réinsertion au profit des anciens enfants soldats

Fides FR - www.fides.org - 2 ore 27 min fa
Juba – La nouvelle publiée par l’UNICEF de la libération d’un groupe d’enfants soldats prisonniers de guerre en date du 26 février au Soudan du Sud a provoqué la stupeur et la joie. Les jeunes, a indiqué l’organisme de l’ONU, avaient été faits prisonniers en aout dernier dans le cadre d’affrontements entre l’armée et des rebelles fidèles au Général Paul Malong, intervenus dans le nord du pays, au sein de la zone de Raja. « Aujourd’hui, nous fêtons la fin de leur captivité, de la période qu’ils ont passé au sein de groupes armés et le début de leur nouvelle vie » affirme l’UNICEF. Radio Tamazuj, qui traite chaque jour d’actualité, couvrant l’information relative au Soudan du Sud et au sud du Soudan, a confirmé que le groupe est composé de 15 mineurs de 16 à 18 ans et qu’il est arrivé à la base de l’armée sud-soudanaise de Juba.
La libération, soutenue de manière conjointe par l’UNICEF, la Commission nationale pour le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des anciens membres des différents groupes armés présents dans l’est de la RDC, a eu lieu un peu plus de deux semaines à partir de la signature du plan d’action du gouvernement du Soudan du Sud visant à mettre un terme et prévenir toute forme de violation des droits des enfants.
« Avec la formation d’un nouveau gouvernement d’unité au Soudan du Sud et, espérons-le, l’avènement d’une paix durable, nous disposons d’une chance en or pour garantir que des enfants ne demeurent pas dans les casernes » a déclaré le représentant de l’UNICEF dans le pays, Mohamed Ag Ayoya. Les enfants libérés seront portés au centre de soin intérimaire où ils recevront un soutien psychologique.
La note transmise à l’Agence Fides indique en outre que « les enfants sont inscrits à un programme de réinsertion de trois ans dans le cadre duquel un assistant social dédié qui les guidera dans leur long et souvent compliqué retour à la vie civile ».
Le Coordinateur national de la Commission DDR a confirmé à Radio Tamazuj la provenance des jeunes relâchés : 11 viennent du nord de Bahr el Ghazal, deux de Bahr el Ghazal occidental et deux de l’Etat de Warrap. La Commission a fait appel au gouvernement du Soudan du Sud et aux agences humanitaires afin de soutenir les enfants soldats libérés.
Au titre de 2020, l’UNICEF a lancé un appel en vue de la collecte de 4,2 millions d’USD devant servir à soutenir la libération de quelques 2.100 enfants incorporés dans des groupes armés ou des forces armées et à donner suite au programme de réinsertion des enfants et des jeunes qui viennent d’être relâchés au Soudan du Sud et l’ont été précédemment.
Selon les dernières données de l’ONU, les enfants soldats continuent massivement à participer à des conflits dans au moins 14 Etats dans le cadre d’un phénomène qui demeure difficile à appréhender, enrôlés dans le cadre des forces armées ou de groupes rebelles. Au niveau mondial, leur nombre est actuellement estimé au-dessus des 250.000, employés souvent dans le cadre de conflits sans fin dans différents pays d’Afrique tels que le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, la République centrafricaine, le Mali, le Nigeria, la Libye et la Somalie. Une récente étude de l’ONG Save the Children indique qu’en Afrique, au sein des zones de conflits, a été enregistrée entre 2014 et 2018 une augmentation du recrutement des enfants soldats pour un total de plus de 24.000 enfants recrutés.
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ASIE/OUZBEKISTAN - Fraternité et prière en compagnie des personnes âgées et des malades

Fides FR - www.fides.org - 3 ore 6 min fa
Tachkent – « Dimanche dernier, dans notre église de Samarkand, nous avons fêté Igor, l’un de nos plus vieux paroissiens dans la mesure où, après toute une vie en Ouzbékistan, il a décidé de retourner dans sa terre d’origine, la Pologne. Après la Messe, nous avons prié pour lui et organisé un petit moment de convivialité fraternelle pour le saluer. Pour nous, Igor est une personne très importante dans la mesure où son grand-père a été l’un des fondateurs de la Paroisse de Samarkand, voici un siècle, comme cela a été également le cas de celle de Tachkent » C’est ce qu’indique à l’Agence Fides l’Administrateur apostolique d’Ouzbékistan, S.Exc. Mgr Jerzy Maculewicz OFM.
L’épisode est représentatif du style pastoral et de la présence des rares prêtres et religieux ouzbeks vis-à-vis de la population : un style fait de proximité qui part de l’intérêt pour une relation humaine authentique et profonde. « Au cours de ces derniers mois, nous avons cherché à faire sentir notre proximité à toutes les communautés paroissiales ouzbèkes. Par exemple, à l’occasion de la Journée mondiale du Malade, je me suis rendu à Urgench, où nous avons célébré le sacrement de l’onction des infirmes, reçu par une quinzaine de personnes. Je me suis ensuite rendu au domicile de trois fidèles malades qui ne peuvent fréquenter la Paroisse. Nous avons prié ensemble et je leur ai porté l’Eucharistie » explique l’Evêque.
Cette même Journée mondiale du Malade a également été célébrée dans la ville de Tachkent. « Le 11 février étant un mardi et tous les fidèles ne pouvant participer à la Messe, nous avons anticipé les célébrations à la fin de la semaine précédente, en vivant une Adoration du Très Saint Sacrement et la célébration communautaire du Sacrement de la Réconciliation. Ensuite, nous avons célébré la Messe avec l’Onction des Malades, suivie d’un moment récréatif pour tous les participants » a-t-il conclu. Il s’agit de petits signes et de simples moments de vie communautaire qui – explique l’Administrateur apostolique – servent à cimenter la petite communauté catholique et à fournir un signe visible de la vie évangélique selon le commandement « Ils vous reconnaitront à la manière dont vous vous aimez ».
Au sein de cette nation d’Asie centrale, la foi, réprimée durant le régime soviétique, a ressuscité progressivement après la dissolution de l’URSS et a connu un tournant en 2005. Parmi les Constitutions apostoliques adoptées par Saint Jean Paul II, la dernière, portant la date du 1er avril 2005 et dénommée Usbekistaniae élève au rang d’Administration apostolique la Missio sui iuris ouzbèke, qui avait été créée huit ans auparavant. Sous la protection de Saint Jean Paul II – choisi comme Patron – l’Eglise catholique en Ouzbékistan continue à vivre et à témoigner l’Evangile sur un territoire varié au plan économique, social et religieux. La présence catholique dans le pays est constituée par quelques 3.000 baptisés répartis en cinq Paroisses.
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AMERIQUE/REPUBLIQUE DOMINICAINE - Rappel des Evêques à la nécessité d’un profond amour de la patrie pour réaliser le projet des pères fondateurs

Fides FR - www.fides.org - 3 ore 35 min fa
Santo Domingo – « Nous sommes convaincus que, sans un profond amour pour la Patrie, il est impossible de réaliser un projet de nation reflétant les rêves de nos pères fondateurs. Sans un regard fixé sur les idéaux chrétiens, patriotiques et libertaires, chacun pourra élaborer des projets individuels, égoïstes et distants des intérêts nationaux ». C’est ce qu’écrit la Conférence épiscopale dominicaine dans son message intitulé « Renforçons notre conscience patriotique, valorisons nos symboles nationaux », publié à l’occasion du 176ème anniversaire de l’indépendance nationale, le 27 février. Le Message en question est explicitement « motivé par une identité et un respect limité dans certaines occasions envers nos symboles nationaux ».
Dans leur Message, parvenu à l’Agence Fides, les Evêques rappellent les libertés fondamentales reconnues par la Constitution dominicaine, comme le libre développement de la personnalité, la liberté de conscience, de transit, d’association, de réunion, d’expression, d’information, d’affaires et de culte, soulignant que la valeur de la liberté est menacée par des censures à l’encontre de la liberté d’expression, par l’impunité, le clientélisme, le manque de qualité de l’instruction et d’opportunités d’emploi et la pauvreté entre autres choses. Ils soulignent par suite qu’il existe « une liberté authentique lorsque tout dominicain peut vivre dignement ».
« Dans la mesure où nous renforçons notre identité patriotique, nous pouvons valoriser la partie essentielle de la patrie qu’est sa population » écrivent les Evêques en expliquant que « notre drapeau, nos armes et l’hymne national sont l’expression vivante de la souveraineté et de l’indépendance du peuple dominicain et de son histoire, symboles essentiels qui caractérisent son identité et sa culture, outre à représenter les espérances, les aspirations, les désirs de progrès et de paix ».
La Conférence épiscopale demande par suite à tous les pères et mères de familles et aux éducateurs de s’engager afin que soit transmis aux jeunes un profond sentiment patriotique et qu’ils deviennent ainsi des hommes et des femmes qui donnent la meilleure part de leur vie au pays. Les Evêques invitent enfin tous les dominicains à « mettre leurs talents au service du renforcement d’une République dominicaine qui reflète les valeurs les plus élevées de l’être humain. Les Pères de la Patrie nous ont laissé un héritage d’intégrité, d’honnêteté et de sacrifice qui doit marquer la morale de chacun de leurs concitoyens ».
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 12:22
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 5 décembre 2019, a nommé Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en République centrafricaine pour un quinquennat le Père Innocent Blaise Ndongbo, du clergé diocésain de Bangassou.
Le nouveau Directeur national est né le 1er mai 1979 à Mabo et a été ordonné prêtre en la Cathédrale de Bangassou le 20 novembre 2005. Après sa scolarité primaire, il a fréquenté le Petit Séminaire Saint Louis de Bangassou, puis le Séminaire intermédiaire de Bangui avant d’étudier la Philosophie et la Théologie au Grand Séminaire Saint Marc de Bangui-Bimbo. Il s’est spécialisé en Théologie dogmatique à l’Université pontificale urbanienne de Rome. Il a exercé différentes ministères, tels que Vicaire paroissial, Curé, responsable diocésaine de la formation des catéchistes et de la Commission diocésaine pour la Catéchèse et l’Apostolat biblique, Directeur spirituel du Petit Séminaire de Bangassou et Missionnaire de la Miséricorde constitué par le Pape François le 10 février 2016.
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AFRIQUE/ZAMBIE - Environnement, santé, instruction et économie, l’importance des radios communautaires

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 12:17
Lusaka – La radio continue à constituer une source d’informations fondamentale pour les sociétés africaines dans de nombreuses nations du continent. « Grace à sa facilité d’accès, il s’agit d’un moyen de communication qui peut atteindre un public plus vaste et permet de partager les diversités de la société » indique le Père Winfield Kunda, Directeur des Communications de la Conférence épiscopale de Zambie .
Dans la note parvenue à l’Agence Fides, le Directeur met en évidence la nécessité d’affronter à la radio des thèmes tels que l’environnement, la santé, l’instruction et l’économie et de ne pas seulement se concentrer sur la politique. Le but est de faire grandir la conscience des auditeurs et de créer les présupposés en vue d’actions communes, pour sensibiliser sur des thèmes touchant la sphère de l’éthique personnelle et communautaire. En particulier, ce rôle est joué par ce qu’il est convenu d’appeler les radios communautaires, très répandues et très importantes en Afrique, souvent animées et soutenues par les Eglises locales. « La radio peut représenter une arène dans laquelle toutes les voix peuvent s’exprimer, être représentées et écoutées. Si elles sont bien utilisées, les stations devraient servir les communautés, leur offrant une grande variété de programmes, de points de vue et de contenus reflétant la diversité du public » affirme le Père Kunda, remarquant que la radio constitue également « un point de rencontre » où il est possible de partager les valeurs évangéliques à un public plus vaste et de trouver des chemins de collaboration pour le bien commun.
Dans une déclaration envoyée à Fides, le Directeur des Communications de la Conférence épiscopale de Zambie a fait l’éloge des hommes et des femmes qui dédient du temps à l’éducation, au divertissement et à l’information au travers de la radio. « Ces personnes sont dignes d’éloges, surtout parce que les services fournis vont au-delà de leurs rémunérations en termes économiques. Nous savons que la situation financière de nombreuses stations est négative, en particulier s’agissant des radios communautaires » a-t-il expliqué.
Le Père Kunda a en outre suggéré de mettre en œuvre une politique obligeant les départements gouvernementaux à soutenir des programmes et à publier des annonces publicitaires sur les ondes des radios communautaires.
En Afrique, la radio a un poids énorme dans la circulation des informations par rapport aux autres moyens de communication, vu le fort taux d’analphabétisme et le manque de couverture du réseau électrique qui excluent une large partie de la population de l’accès à la presse, à la télévision et à Internet. Le panorama radiophonique est composé généralement de stations d’Etat, qui se limitent souvent à transmettre en anglais ou en français les nouvelles provenant des anciennes puissances coloniales. A leurs côtés, depuis 1960, s’est développé dans toute l’Afrique un réseau serré de petites stations radiophoniques qui ont pris différentes dénominations : radio éducative, radio agricole, radio rurale, radio communautaire, radio libre. Il s’agit de stations qui ont une audience limitée à un territoire ou à une région de dimension réduite, et qui souvent ont été soutenues par des projets d’organisations internationales, de fondations, d’ONG et aussi par les communautés religieuses telles que l’Eglise.
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ASIE/INDE - En Orissa, Carême en prière pour les victimes du Coronavirus

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 11:58
Berhampur – « En ce temps de Carême, prions en particulier pour les victimes du coronavirus » : telle est l’exhortation du Père Sanjeev Nayak, Curé de la Paroisse Notre-Dame, Reine de la Mission, et Vicaire général du Diocèse de Berhampur, sis dans l’Etat indien de l’Orissa. « Nous exprimons nos condoléances et notre solidarité aux victimes du coronavirus de par le monde. En Carême, nous nous accrochons aux trois piliers que nous indique l’Eglise : la prière, le jeûne et l’aumône. En ce temps particulier, nous ferons mémoire chaque jour des victimes du virus et des malades » ajoute le Père Nayak pour Fides, invitant « tous les fidèles à ne pas faire manquer leur prière personnelle ».
Quelques 3.000 personnes étaient rassemblées hier dans l’église pour le rite de l’imposition des Cendres.
« Le Carême est un temps liturgique très fortement ressenti parmi nos fidèles, qui commémorent Jésus et se focalisent sur Sa Passion au travers des stations du Chemin de Croix » explique le Curé. Sapna Sahu, mère de famille catholique de Berhampur, indique pour sa part à Fides : « Je prie pour les victimes du virus. Nous sommes solidaires parce que nous sommes tous membres de la famille humaine et tous enfants de Dieu le Père ». « Au travers de la prière, nous recevons la grâce, la force, la paix et la guérison. De cette manière, les yeux du cœur demeurent dans la lumière afin que nous puissions savoir quelle est l’espérance à laquelle nous avons été appelée » indique la femme, citant un extrait de la Lettre de Saint Paul aux Ephésiens.
Berhampur est une ville de la côte orientale de l’Inde, dans l’Etat de l’Orissa. Il s’agit de l’une des plus grandes villes de l’Etat, célèbre pour la production et le commerce de sari en soie au style caractéristique, faits mains. Pour ce motif, elle est connue comme Ville de la soie.
Le Diocèse de Berhampur a été fondé en 1974 et compte actuellement 71.000 catholiques, 25 Paroisses, 2 Missions, 89 prêtres et 183 religieuses. Les fidèles sont particulièrement dévots envers Notre-Dame et la fête de Notre-Dame de Lourdes, le 11 février, attire quelques 200.000 pèlerins provenant des régions voisines.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Haine, sang et mort : un appel au secours éploré en direction de la communauté internationale

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 11:37
Managua – « Une fois encore, le peuple du Nicaragua a été couvert de haine, de sang et de mort. Jusqu’à quand cela durera-t-i-l ? Le Nicaragua n’est plus un Etat de droit. Le peuple nicaraguayen lance un fort et vibrant appel au secours à la communauté internationale ». Telles sont les paroles d’un prêtre missionnaire confiées à Fides qui décrivent ce que le peuple nicaraguayen vit actuellement. Depuis au moins 6 jours, la police encercle les habitations d’une dizaine de responsables de l’opposition et même la Cathédrale de Managua, afin de bloquer toute tentative de manifestation demandant la remise en liberté des prisonniers politiques.
Nombreux sont les témoignages, y compris vidéo, parvenus à Fides montrant la Cathédrale de Managua encerclée par la police. En outre, sur les réseaux sociaux, ont été diffusées des vidéos de centres commerciaux pris d’assaut par la police après que quelques manifestants s’y soient rendus.
Le 25 février, la nouvelle Coalition nationale avait décidé de manifester dans la capitale mais, dès les premières heures de la matinée, la ville s’était retrouvée quadrillée par la police en tenue anti-émeute. Cette Coalition nationale, qui regroupe sept mouvements civiques et partis politiques de l’opposition, a pris comme inspiration l’opposition s’étant créé en 1990 lorsque Violeta Barios de Chamorro, responsable de l’Union nationale d’opposition battit Daniel Ortega et la Révolution sandiniste, le 25 février de cette année-là.
En souvenir de cet événement, le 25 février avait été choisi pour le lancement de la Coalition nationale mais l’initiative s’est soldée par de nombreuses arrestations de la part de la police, les personnes en question étant rouées de coups puis relâchés, les journalistes étant agressés violemment par la police. Ceci est témoigné par une grande quantité de vidéos partagées sur les réseaux sociaux et tournés au Centre commercial Metro de Managua, où les journalistes cherchaient à relater ce qui se passait.
La situation au Nicaragua devient toujours plus difficile à gérer pour l’actuel gouvernement. En effet, la Banque interaméricaine de Développement a présenté son rapport annuel, lequel signale qu’elle a offert des prêts à l’ensemble des pays d’Amérique centrale à l’exception du Nicaragua. En outre, le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits fondamentaux a officiellement informé qu’aujourd’hui, 27 février, Michelle Bachelet présenterait à Genève au Conseil général un rapport sur la situation au Nicaragua.
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AFRIQUE/GHANA - Exhortation des Evêques à « exercer consciencieusement notre droit de vote »

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 11:04
Accra – « En suivant les traces de Jésus, qui n’a pas évité Ses devoirs civiques, tous les chrétiens devraient participer activement aux élections. Nous devons exercer consciencieusement notre droit de vote durant les élections pour assurer un avenir meilleur au pays. Nous devons éviter la vente de voix et au contraire voter selon notre conscience ». Telle est l’exhortation adressée par les Evêques du Ghana en vue des prochaines élections présidentielles et législatives du 7 décembre prochain, exhortation qui fait partie intégrante de la Lettre pastorale pour le Carême.
Les Evêques adressent un appel « au Président de la République et aux agences de sécurité afin qu’ils garantissent un climat favorable au correct déroulement du vote, exempt de peurs, d’intimidations et de violences ». « Lorsque les personnes ne sont pas sûres de leur sécurité, elles ne risquent pas leur vie pour aller voter » soulignent-ils. « Chaque vie humaine est sacrée et doit être protégée. Il est du devoir de tous les ghanéens de travailler durement pour soutenir la sainteté de la vie humaine avant, pendant et après les prochaines élections ».
Les Evêques demandent à la Commission électorale indépendante de « demeurer un arbitre impartial afin de restaurer la confiance dans le système électoral » et aux partis politiques « de soutenir et respecter l’indépendance et les délibérations de la Commission électorale ».
Enfin, les citoyens sont invités à « utiliser les réseaux sociaux, Internet, les téléphones portables intelligents etc. d’une manière meilleure et positive. Ne faites pas usage de ces instruments pour alimenter la haine et les discours violents ».
Les élections présidentielles devraient, selon les prévisions, se traduire par un tête-à-tête entre les deux principaux adversaires, le Président sortant, Nana Addo Dankwa Akufo-Addo, du New Patriotic Party, et le principal candidat de l’opposition, John Dramani Mahama du National Democratic Congress. Si aucun des candidats ne devait obtenir la majorité qualifiée au premier tour, un second tour aura lieu entre les deux candidats ayant obtenu le plus grand nombre de suffrages valides.
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ASIE/KIRGHIZSTAN - La foi, une semence en germe

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 10:36
Bichkek – « Dieu est proche du Kirghizstan. La nation représente un mélange très intéressant de cultures. Sur cette terre coexistent des éléments aux origines russes, asiatiques et musulmanes. Nous avons trouvé un pays de quelques 6 millions d’habitants dont 90% se professent musulmans. La population chrétienne est très limitée et encore plus la population catholique. Nous parlons de quelques 1.500 fidèles. En cette terre, la majeure partie des catholiques sont présents grâce aux sacrifices de leurs grands-parents qui, durant le régime soviétique, furent déportés d’Allemagne, de Pologne et de Russie. Dans cette histoire de souffrance, passe cependant la Providence de Dieu qui a planté et fait germer la semence de la foi ». Tel est le témoignage envoyé à l’Agence Fides par trois représentants de l’Eglise aux Etats-Unis, le Père Larry Machado, du Diocèse de Stockton, le Révérend diacre Chris Smith, du Diocèse d’Austin, et le Père John Gancarz, du Diocèse d’Hartford. Les trois ecclésiastiques, après avoir visité le Kirghizstan, ont réalisé une vidéo intitulée « Kirghizstan : Dieu est proche », un reportage dans lequel ils racontent et montrent les principaux lieux de culte catholique de la nation, comme la Paroisse de la capitale, Bichkek, la chapelle dédiée à Sainte Mère Teresa de Calcutta et le monument aux morts polonais de la II° Guerre mondiale de Jalalabad.
Les trois jeunes racontent l’inlassable service des prêtres présents dans le pays. « Chaque Dimanche, ils font de 30 à 40 mn de voiture pour accompagner chez eux les fidèles qui vivent dans les villages et qui autrement ne pourraient participer à la Messe. Nous avons vu l’Administrateur apostolique, le Père Anthony Corcoran, parler en russe avec les personnes et étudier le kirghize afin que tous puissent bien comprendre ce qu’il dit. Les fidèles apprécient cette attention et reconnaissent ceux qui prennent soin d’eux. Ils les entourent, les accueillent, leur sourient ». La présence de l’Evangile dans cette nation d’Asie centrale – affirment les trois membres de l’Eglise aux Etats-Unis – constitue une petite semence qui germe actuellement, grâce à l’action quotidienne des prêtres et des religieux qui offrent totalement leur vie et sont au service de la population, confiant toujours dans la grâce et dans l’aide de Dieu. Les trois clercs remarquent, au terme de leur pèlerinage : « Dieu est proche des petits, des derniers, de deux qui se trouvent dans les périphéries ».
Au Kirghizstan, existent actuellement trois Paroisses dans les villes de Bichkek, Jalalabad et Talas, mais de nombreuses petites communautés sont réparties dans les zones rurales du pays. Les catholiques du cru peuvent compter sur l’assistance spirituelle de sept prêtres, d’un religieux non prêtre et de cinq religieuses franciscaines. En 1997, Saint Jean Paul II y fonda une Missio sui iuris comme cela fut le cas également dans les Etats limitrophes de l’Asie centrale. En 2006, le Pape Benoit XVI éleva la circonscription ecclésiastique au rang d’administration apostolique. Outre la majorité musulmane, 7% de la population est de foi chrétienne dont 3% d’orthodoxes. Les juifs, les bouddhistes et d’autres communautés représentent de petites minorités constituant environ 3% de la population.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Prise de position de la Coordination nationale de la Pastorale indigène contre la discrimination et les actes de cruauté après le meurtre d’une fillette

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/02/2020 - 10:12
Asunción – La Coordination nationale de la Pastorale indigène de la Conférence épiscopale du Paraguay « est attristée et rejette ce qu’a subi la fillette indigène retrouvée morte pieds et poings liés, dans un sac à dos, dans les environs de la gare routière d’Asuncion ainsi que les dernières morts de nos frères indigènes, intervenues de différentes manières violentes et inexplicables, qui jusqu’à ce jour n’ont pas trouvé d’explications ».
L’Observatoire sur la violence liée au sexe a indiqué que la jeune fille avait été identifiée comme étant Araújo Cáceres, 12 ans, membre du groupe ethnique Mbya Guaraní et née à Curuguaty, dans le département de Canindeyú. Au cours des deux premiers mois de cette année, indique encore l’observatoire, ont été retrouvées mortes victimes de mort violente trois autres fillettes ou jeunes filles indigènes, dont l’une portait des signes de violence sexuelle.
Le Message de la CONAPI parvenu à l’Agence Fides, daté du 26 février, affirme qu’au Paraguay, existent des lois pour la protection des mineurs, comme le prévoit d’ailleurs la Constitution de la nation, et rappelle que, sur la base de la loi 234/93 relative aux peuples indigènes et tribaux, l’Etat « a pris la responsabilité de promouvoir, avec la participation des peuples intéressés, une action coordonnée et systématique visant à protéger les droits des peuples indigènes et à garantir le respect de leur intégrité ».
« Dans la perspective d’une culture des droits fondamentaux et du respect des différences, être indigènes ne doit pas constituer un motif de discrimination ou de cruauté » affirme la CONAPI, lançant un appel à la société dans son ensemble afin qu’elle « collabore à la protection des droits des enfants et des adolescents, sur la base des principes de non-discrimination et du droit à la vie ». Le communiqué se conclut en exhortant les autorités compétentes à multiplier leurs efforts « en faveur de la promotion de politiques publiques plus vastes, de connaissance et de respect de la diversité culturelle afin de répondre aux besoins des peuples indigènes ».
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AFRIQUE/ETHIOPIE - Délégation catholique en visite pour motifs religieux interdite d’accès en Erythrée

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 12:50
Addis Abeba – Une délégation catholique éthiopienne de haut niveau a été bloquée pendant 16 heures à l’aéroport d’Asmara – en Erythrée – avant d’être contrainte à retourner à Addis Abeba. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, le fait remonte à samedi dernier mais a été rendu public seulement hier. La délégation était formée de S.Em. le Cardinal Bérhaneyesus Demerew, de S.Exc. Mgr Musie Ghebregiorghis, Evêque de l’Eparchie d’Emdeber et du Père Teshome Fikre, Secrétaire de la Conférence épiscopale d’Ethiopie.
Les trois représentants de l’Eglise en Ethiopie se rendaient en Erythrée pour y participer au Jubilé de l’Archidiocèse d’Asmara, qui fête ses 50 ans, ainsi qu’à la fête patronale de Notre-Dame du Rosaire . Les trois ecclésiastiques avaient par devers eux leur passeport muni d’un visa. « A leur arrivée à l’aéroport d’Asmara – indique une note du Secrétariat catholique d’Ethiopie envoyée à Fides – ils ont été retenus illégalement pendant 16 heures sans raisons avant d’être contraints à retourner en Ethiopie. Leur seule faute était d’avoir voulu célébrer avec leurs confrères érythréens une fête religieuse ».
La rétention et le refoulement, poursuit la note, constituent « la démonstration évidente de la fragilité de ce qu’il est convenu d’appeler processus de paix ». « Il n’existe pas de paix en violant les droits et les libertés des personnes et des religions. Nous condamnons le geste commis à l’encontre de la délégation éthiopienne. Nous exprimons aussi notre solidarité à l’Eglise qui est en Erythrée et vit dans un contexte très complexe ».
Malgré les ouvertures liées au processus de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée existent encore de profondes défiances entre les deux pays. Trente années de guerre d’indépendance suivies par une guerre fratricide qui a fait des dizaines de milliers de morts et vingt ans de tension, n’ont pas encore été totalement surmontées. Le régime d’Asmara, l’un des plus durs du continent africain, démontre encore méfiance et soupçon vis-à-vis des personnalités religieuses et politiques provenant d’Ethiopie. Il serait souhaitable qu’il soit possible de considérer la contribution des communautés religieuses, et en particulier de l’Eglise catholique, comme un soutien au processus de paix, une voie pour faire baisser les tensions et un apport au bien commun.
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AFRIQUE/OUGANDA - Appel des responsables religieux chrétiens en faveur de la paix en vue des élections générales de l’an prochain

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 12:32
Kampala – « En tant que chrétiens, nous sommes appelés à promouvoir la paix. Rappelez-vous que la première parole de Jésus à Ses disciples après sa Résurrection fut Shalom, qui signifie la paix soit avec vous » a déclaré S.Exc. Mgr Ssemogerere, Evêque de Kasana-Luweero, lors de la Journée nationale de prière célébrée au Sanctuaire des martyrs de l’Ouganda, à Namugongo, le Dimanche 23 février. Au moment de prière œcuménique, les responsables religieux membres du Conseil chrétien conjoint de l’Ouganda ont adressé un appel à l’unité et à la paix en Ouganda en vue des élections générales de l’an prochain.
« Quoi que nous fassions ou disions doit refléter Dieu et la paix. Le livre de la Genèse nous dit que nous avons été créés à l’image de Dieu » a ajouté Mgr Ssemogerere, qui a parlé au nom de l’Archevêque de Kampala, S.Exc. Mgr Cyprian Kizito Lwanga.
Mgr Ssemogerere a ensuite demandé à ce que les jeunes puissent accéder aux postes à responsabilité du pays, en rappelant que « 70% de la population ougandaise est formée de jeunes. Ce groupe doit être intégré dans les plans futurs du pays en vue d’une paix durable ».
Se référant aux candidats aux élections générales ougandaises de 2021, l’Evêque a ensuite affirmé : « Alors que nous prions pour la paix en Ouganda, nous devons prier pour tous nos responsables afin qu’ils soutiennent et promeuvent toutes les voies de paix possibles. Prions également pour que ceux qui aspirent à des positions à responsabilité à la tête de la nation fassent de même ».
L’archimandrite Constantine Mbonabingi, de l’Eglise orthodoxe en Ouganda, Secrétaire exécutif de l'UJCC, a affirmé quant à lui que « l’Ouganda a besoin de soldats et d’officiers de police qui travaillent en faveur de la paix. Il est dommage que les armes soient encore utilisées contre les civils. Nous avons besoin de paix en nous-mêmes pour combattre toutes les formes d’injustice au sein de notre société ».
A la prière nationale organisée par l'UJCC ont participé des ougandais de diverses confessions chrétiennes dont des catholiques, des anglicans, des orthodoxes et des membres d’autres dénominations.
La prière nationale a lieu chaque année. En 2021, elle sera organisée par la communion anglicane.
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AFRIQUE - Paix, sécurité et stabilité, les bases du Carême en Afrique

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 12:12
Niamey – Une nouvelle ère pour le continent africain, tourmenté par le mal et la souffrance : tel est le souhait commun de l’Eglise pour le temps de Carême qui s’ouvre aujourd’hui, 26 février, pour l’Eglise universelle. Dans les différents contextes sociopolitiques du vaste continent, il s’agira « d’un temps de grâce pour l’Afrique en particulier : un temps pendant lequel les Evêques, dans les diverses nations et au sein des différentes Conférences épiscopales, exhorteront les fidèles à vivre un renouvellement réel et une conversion du cœur capable ensuite de se transformer en opportunité de renouvellement dans l’action sociale, économique et politique, générateur de paix, de sécurité et de stabilité » remarque le Père Donald Zagore, théologien et missionnaire de la Société des Missions africaines.
Chaque communauté nationale répondra de manière différente selon les problématiques et les questions qui la touchent de plus près : au Kenya la lutte contre la corruption reste au cœur des défis majeurs à relever pendant ce temps fort de Carême. Au Nigeria, les chrétiens se vêtiront de noir pour marquer leur solidarité à tous les chrétiens persécutés dans le pays. Au Burkina Faso, au Mali, au Niger, ce temps fort sera vécu certes dans une ambiance de tristesse vue le mal qui sévit et qui divise ces pays en ce moment, mais surtout dans une dynamique d’espérance forte en ce que la mort n’aura pas le dernier mot dans la vie des chrétiens. Dans les pays comme la Côte d’Ivoire, le Togo, la Guinée, la paix et l’espoir en des élections apaisées resteront les dynamiques fortes de ce temps favorable de conversion » relève le missionnaire.
« L’espérance en des lendemains meilleurs reste un impératif majeur pour le continent africain. Prier le Prince de la paix pour qu’Il fasse germer sur le continent africain des hommes et des femmes épris de paix et de bien reste en substance l’engagement majeur de tous les chrétiens d’Afrique » conclut-il.
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ASIE/INDE - Prise de position de l’Eglise à Delhi contre la violence et les provocateurs

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 11:56
New Delhi – Eglises, Paroisses, écoles et institutions ecclésiales de l’Archidiocèse de Dehli offrent actuellement des secours aux personnes blessées dans le cadre des affrontements entre communautés de foi différente – hindoue et musulmane – qui caractérisent les manifestations populaires organisées dans la capitale indienne. Le bilan des violents affrontements intercommunautaires entre partisans et opposants de la nouvelle loi sur la nationalité , qui accorde la citoyenneté indienne aux immigrés provenant du Bengladesh, d’Afghanistan et du Pakistan sauf dans le cas où ils sont de religion musulmane, est de 20 morts et de 189 blessés. Les désordres ont débuté dans certaines zones de New Delhi le 23 février. Le gouvernement a déployé la police pour contrôler la situation.
Selon ce qu’écrit S.Exc. Mgr Anil J. Couto, Archevêque de Dehli, dans une lettre envoyée à toute la communauté, aux Curés, aux Instituts et aux écoles catholiques : « En ce moment d’épreuve, alors que des révoltes improvises tenaillent Delhi, nous nous mobilisons au travers de nos prière et de tout effort possible visant à porter secours aux personnes touchées en termes d’abri, de nourriture et de vêtements ». La lettre de l’Archevêque, parvenue à Fides, demande aux institutions de l’Eglise de s’ouvrir aux besoins de la population, sollicitant les Curés afin qu’ils informent les fidèles pour qu’ils « apportent leur contribution pour aider tous ceux qui se trouvent dans le besoin en ce temps de Carême ».
Sœur Anastasia Gill, de la Congrégation de la Présentation du Seigneur et membre de la Commission pour les minorités de Delhi, a condamné les attaques ciblées à l’encontre des musulmans. « Les chrétiens ne devraient pas être de simples spectateurs alors que les citoyens musulmans sont attaqués » affirme-t-elle à Fides, elle qui est également avocat. « Il existe des victimes innocentes qui se présentent et aux blessés, il n’est pas permis de se rendre à l’hôpital pour les soins. Les magasins des zones musulmanes ont été incendiés par des militaires autorisés à détruire des propriétés et à susciter la violence. Notre rôle est de défendre la justice » affirme la religieuse en exhortant les membres de la communauté chrétienne à « former des comités de paix pour empêcher que les provocateurs ne s’infiltrent dans leurs localités ». « Empêchez que ces personnes n’entrent dans vos zones ». La religieuse sollicite par ailleurs les institutions chrétiennes à « surveiller la situation, à être solidaires des musulmans et des autres communautés en adoptant des mesures visant à mettre un terme à la violence ». Les chrétiens, a ajouté la religieuse, sont appelés à porter secours médical aux blessés et à accorder refuge aux personnes frappées par la violence.
Depuis décembre dernier, les citoyens indiens protestent contre la loi controversée. Des partis et des critiques de l’opposition affirment que la loi est inconstitutionnelle en ce qu’elle subordonne la concession de la nationalité à un facteur relevant de la sphère privée, comme la foi professée. La loi contribuerait à marginaliser et à pénaliser encore davantage la forte minorité des musulmans indiens, qui comprend 200 millions de citoyens.
A.C. Michael, responsable laïc catholique, commente pour Fides : « Nous devons travailler afin de ramener la normalité et la paix en ville. La violence ne constitue pas la réponse. Des moyens de protestation pacifiques devraient être autorisés. Il est de la responsabilité de la police que de maintenir le respect de la loi et de l’ordre en ville mais sans abuser de son propre pouvoir ni favoriser certains manifestants par rapport à d’autres. En tant que chrétiens indiens, nous devons contribuer à calmer les esprits, à ne pas utiliser de moyens violents et être porteurs de paix sur ces questions ».
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ASIE/MYANMAR - Confirmation dans ses fonctions du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 11:42
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 12 décembre 2019, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires eu Myanmar pour un autre quinquennat , le Père D. Bernardino Ne Ne, du clergé du Diocèse de Loikaw.
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ASIE/INDE - Opposition de responsables de la société civile au Registre national de la population

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 10:42
New Delhi – S’opposer à la « ratification » et à l’application du Registre national de la population , le registre destiné à recenser et à collecter des détails concernant toute la population présente sur le territoire indien : tel est l’appel lancé par 73 responsables de la société civile indienne, appartenant à toutes les fois, au nom de différentes extractions sociales, professionnelles et religieuses, dans le cadre d’une déclaration rendue publique et devenue une pétition adressée au gouvernement fédéral. Dans la déclaration, transmise à l’Agence Fides, les responsables rappellent l’article 14 de la Constitution indienne, affirmant que le Registre national de la population est « discriminatoire, introduit des divisions, des exclusions et par suite est inconstitutionnel ». Par ailleurs, il contribuerait à polariser la société sur la base de facteurs tels que la religion, la strate sociale, la caste et le sexe.
Par le biais du Registre national de la population, le gouvernement indien du Premier Ministre Narendra Modi, issu du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata , entend créer une base de donnée des citoyens, recueillant les détails biométriques et démographiques. Chaque citoyen devra fournir des détails concernant sa vie tels que son nom, sa relation avec le chef de famille, le nom de ses parents, le nom de son conjoint , son sexe, sa date de naissance, son état civil, son lieu de naissance, sa nationalité, son adresse de résidence, la durée de son séjour en Inde, sa profession et ses titres scolaires et universitaires.
Le gouvernement indien a mis à disposition 555 millions d’USD de crédits pour lancer la mise en place de ce Registre national de la population à compter d’avril prochain.
Bien que le gouvernement affirme que la réalisation du Registre national de la population aura lieu de manière indépendante et ne sera pas liée au Registre national des citoyens , lui aussi controversé, les responsables de la société civile signataires remarquent que le Registre national de la population constitue « la première phase de la collecte des données permettant de préparer le Registre national des citoyens, appliquant enfin le Citizenship Amendment Act », loi controversé sur la nationalité approuvée par le gouvernement et se trouvant au centre d’une vaste protestation populaire. La loi réglemente l’attribution de la nationalité aux migrants provenant du Bengladesh, du Pakistan et de l’Afghanistan, excluant les migrants de foi musulmane. Les deux Registres , notent les activistes, seront utiles à identifier et isoler les minorités religieuses ou ethniques en les qualifiant tous « d’immigrés en situation irrégulière » pour les expulser par la suite. La collecte de données relative au Registre national des citoyens est intrinsèquement liée au Registre national de la population, indique l’appel. Si les deux registres devaient entrer en vigueur, « des millions de personnes risqueraient de devenir apatrides et d’être envoyées dans des centres de rétention » indique le texte. Pour démontrer sa nationalité ou le droit de résidence sur le sol indien, les personnes devront en effet produire des documents tels que des actes de propriété, de la documentation foncière, des diplômes universitaires, des cartes d’électeur, des certificats de naissance et de mort au cas où le gouvernement le demanderait. Ceci n’est pas une mince affaire dans un pays où de nombreux documents sont mal gérés et non numérisés.
Selon John Dayal, activiste catholique bien connu en faveur des droits fondamentaux, par ailleurs signataire de la déclaration parvenue à Fides, « les citoyens du pays ne doivent pas collaborer avec le gouvernement et ne fournir aucune information visant la mise en place des registres ». Il explique : « Nous demandons à tous les gouvernements des Etats de suspendre immédiatement le processus de lancement du Registre national de la population. Nous faisons par ailleurs appel aux forces de sécurité afin qu’elles respectent les droits constitutionnels du peuple indien de protester pacifiquement ». De nombreux groupes et associations de la société civile sur l’ensemble du territoire indien – indique J. Dayal – sensibilisent actuellement la population, en particulier les pauvres, les dalits et les membres des tribus aux nouvelles mesures ouvrant la voie à la création de l’Inde comme nation hindoue ».
Récemment, les Evêques d’Inde, dans un message publié au terme de la XXXIV° Assemblée plénière de la Conférence épiscopale , ont solennellement affirmé que la Constitution devait être protégée d’un « pseudo-nationalisme » bien différent de l’authentique « patriotisme constitutionnel » que l’Eglise et la société civile défendent assidument.
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AMERIQUE/CHILI - Deuxième année dédiée aux migrants dans le cadre du « Carême de fraternité »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 26/02/2020 - 09:59
Santiago – Le 26 février, avec la Messe du Mercredi des Cendres, débute au Chili la Campagne de Carême de fraternité 2020 qui a pour slogan « Votre contribution et la nôtre, l’espérance de tous ». Pour la deuxième année consécutive, la campagne collectera des fonds pour soutenir l’action de l’Eglise en faveur des migrants. L’initiative, qui se poursuivra jusqu’au 5 avril, Dimanche des Rameaux, entend soutenir les projets destinés aux communautés de migrants présentes dans tout le pays, en promouvant la « culture de la rencontre » selon les quatre verbes indiqués par le Pape François : accueillir, protéger, promouvoir et intégrer.
Au cours de ces dernières années, souligne la note de la Conférence épiscopale du Chili parvenue à Fides, le flux migratoire dans le pays s’est notablement accru, dépassant les possibilités d’accueil et d’assistance, en particulier pour ce qui est des migrants les plus vulnérables et ce tant au niveau gouvernemental que de la société civile et des organisations pastorales de l’Eglise. Ainsi, est-il devenu un défi important et une interpellation partagée en Amérique latine et aux Caraïbes. C’est pourquoi, de 2019 à 2021, la Campagne de Carême est dédiée en priorité aux communautés de migrants . Grâce aux fonds collectés l’an dernier, il sera possible de porter de l’avant 39 projets.
De tels projets, de nature diocésaine ou nationale, visent à intégrer et à renforcer l’action de la Pastorale sociale de l’Eglise auprès des migrants vulnérables ou en situation d’exclusion sociale. Parmi ceux-ci se trouvent : orientation et conseil légal en vue de la réglementation du statut d’immigrés en matière de droits sociaux et de travail ; protection et soutien aux groupes vulnérables, en particulier les enfants et les femmes pauvres ; formation professionnelle et intégration sociale au travers de cours de langue et autres initiatives ; promotion d’une vision positive de la migration dans le pays d’accueil.
L’équipe de la Campagne de Fraternité de Carême a invité tous les chiliens à participer en demandant les tirelires et le matériel préparé, disponible dans toutes les Paroisses du pays, en pensant à nos frères migrants qui ont urgemment besoin de nous. Ils invitent en outre à suivre le déroulement de la Campagne sur les réseaux sociaux et à partager les contenus s’y trouvant.
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