AMERIQUE/CHILI - Première visite papale environnementalement, économiquement et socialement durable

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Santiago du Chili - La visite du Pape François au Chili sera la première à être environnementalement, économiquement et socialement durable. Les organisateurs ont mis au point pour cela une stratégie précise. Animés par la requête du Saint-Père dans son Encyclique Laudato Si de limiter au plus l’usage de ressources non renouvelables, de modérer la consommation, de maximiser l’efficacité de l’usage des ressources, de réutiliser et de recycler autant que faire se peut, ils ont inséré cinq mesures de durabilité environnementale, cinq autres de durabilité économique et autant de durabilité sociale dans le but de « faire un usage prudent des ressources naturelles et d’éviter la pollution dans les zones où auront lieu les événements de masse » ainsi que l’explique la Commission organisatrice en présentant la visite apostolique. Au nombre des bonnes pratiques identifiées se trouve la mesure de la trace de carbone, qui sera réduite et compensée économiquement, selon la loi en vigueur, par des mesures analogues en matière de réduction des déchets générés, recyclés et réutilisés si possible et par une campagne pour le soin de l’environnement comprenant des messages répétés rappelant l’usage rationnel de ressources telles que l’eau, fondamentale dans les zones arides du nord lors de l’été austral.
En outre, en tant que matériel subsidiaire pour la formation des bénévoles et la bonne préparation des pèlerins, le Mouvement catholique mondial pour le climat – réseau de près de 200 organisations ecclésiales des 5 continents comprenant Diocèses, Congrégations, ONG et organismes éducatif – a préparé deux guides pratiques portant sur « le soin de la nature », qui recommandent entre autre d’utiliser les nombreuses tour de recharge solaire des téléphones portables et d’essayer la nourriture végétarienne, la production de viande provoquant plus de 14% des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial.
Du côté des autorités gouvernementales, elles recommandent aux pèlerins, d’un point de vue environnemental, de porter avec soi de l’eau en bouteilles réutilisables – et donc pas en matière plastique – d’éviter d’utiliser des bouteilles de plastique y compris en cas d’achat et de les remplacer par leur sac à dos mais aussi de conserver les déchets jusqu’à ce qu’ils trouvent une poubelle et de les séparer en vue du recyclage – attendu que 80% des déchets peuvent l’être. Les participants sont invités également à préférer les transports en commun, notamment pour une plus grande efficacité des transferts en direction des lieux des cérémonies. La transparence économique en matière de financement et de dépenses de la visite sera constamment contrôlée selon la loi chilienne en matière d’accès à l’information publique. De plus, des informations seront fournies à ce propos sur le site Internet de l’organisation www.franciscoenchile.cl. La visite sera également inclusive au niveau universel, promouvant la participation – et la possibilité d’accès effective – de pèlerins et de bénévoles appartenant à tout type de minorité, comme les indigènes et les immigrés.
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AMERIQUE/COLOMBIE - ONU et Eglise catholique engagés ensemble dans la relance des négociations de paix entre le gouvernement et l’ELN

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Bogotà – Le Secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a fait appel au gouvernement colombien et à l’ELN afin qu’ils mettent un terme aux « actions armées » et relancent « un dialogue sérieux et constructif, afin de satisfaire aussi vite que possible les attentes créées par l’engagement des parties à atteindre une résolution de leur conflit au travers de moyens politiques ».
La déclaration d’António Guterres a été faite au terme de sa visite de deux jours en Colombie, où il a pu constater personnellement les progrès réalisés dans l’application de l’accord avec les FARC . A propos du processus de paix avec l’ELN, il a chargé son représentant en Colombie de « prendre toutes les mesures nécessaires afin de faciliter le retour des parties à la table des négociations ».
La visite en Colombie du Secrétaire général des Nations unies, les 13 et 14 janvier, a été la première d’António Guterres dans un pays d’Amérique latine depuis son entrée en fonction, le 1er janvier 2017. Sa demande arrive quelques jours après que le groupe armé connu sous le nom d’ELN ait repris ses actions violentes contre des infrastructures, rendant ainsi impossible toute prolongation du cessez-le-feu établi à Noël 2017.
Du côté de l’Eglise catholique, le Père Darío Echeverri, Secrétaire général de la Commission de Conciliation nationale, l’un des responsables du suivi du processus de paix, a déclaré à la pression locale que l’ELN ne semble pas avoir compris l’opportunité qu’il gaspille en ce qui concerne la relance des négociations. Le Père Echeverri a été l’un des protagonistes de la trêve historique de 101 jours de soulagement humanitaire, en particulier pour les provinces d’Arauca, de Chocó, de Norte de Santander et de Nariño. La population ne se souvenait pas de fêtes de Noël et de fin d’année si sereines et tranquilles comme celles de 2017.
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AFRIQUE/ZIMBABWE - Témoignage d’un missionnaire sur le caractère fictive de la transition politique

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Harare – « Au Zimbabwe, tous retiennent leur souffle et cherchent à comprendre ce qui se passera au cours des prochaines semaines et des prochains mois. Personne ne prend position ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides un missionnaire, qui demande à conserver l’anonymat pour raisons de sécurité, décrivant la situation du pays avec les événements qui ont porté en novembre dernier à la chute de Robert Mugabe et à l’arrivée au pouvoir de son ancien Vice-président Emmerson Mnangagwa. « De facto – continue le religieux – nous ne vivons aucune transition. Comme par le passé, le parti au pouvoir, le ZANU-PF, est contrôlé par les services et par les forces armées qui d’ailleurs sont les forces qui ont soutenu Emmerson Mnangagwa dans sa lutte intestine visant à éviter que n’accède au pouvoir l’épouse de Mugabe, Grâce. Rien n’a donc changé ».
Emmerson Mnangagwa a pris ses fonctions le 26 novembre et, immédiatement, il a déclaré vouloir relancer l’économie du Zimbabwe, qui, après les catastrophiques politiques de Mugabe – en particulier la réforme agraire – ne parvient pas à se reprendre. Actuellement, 72% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté – équivalent à moins de deux USD par jour – et le PIB ne croit pas.
« Le crocodile – ainsi qu’est surnommé Emmerson Mnangagwa NDR – remarque le missionnaire, entend relancer l’économie. Il n’a cependant pris jusqu’à présent aucune décision importante et je crois qu’il ne fera rien au cours de la période précédant les élections. Quand ira-t-on aux urnes ? On ne le sait pas précisément. Si la Constitution est respectée, les bureaux de vote devraient ouvrir avant septembre. Cependant, on affirme que le nouveau Président voudrait organiser les élections le plus tôt possible, ceci pour ne pas donner le temps aux organisations internationales de mettre en place une mission d’observateurs. Emmerson Mnangagwa veut une consécration populaire mais sans contrôles ».
Jusqu’à présent, le passage de pouvoirs entre Mugabe et Emmerson Mnangagwa n’a pas trouvé d’obstacles au sein du parti. Aucun représentant important ne s’y est opposé. « Il s’agit d’une question d’opportunité – poursuit le religieux. De nombreux personnages importants du parti ne ne sont pas prononcés dans l’attente des suites. Ce seront les prochains mois à nous dire sur quelles positions ils se trouveront ».
Pour ce qui est de l’Eglise, « la Conférence épiscopale du Zimbabwe – conclut la source de Fides – ainsi que les responsables d’autres confessions a demandé un gouvernement de transition inclusif. Malheureusement, ils n’ont pas été écoutés. Il faut cependant dire que l’Eglise a dans tous les cas joué un rôle important et, en particulier, la Compagnie de Jésus. En effet, le Père Fidelis Mukonori SI a été la personne qui a convaincu Robert Mugabe à quitter le pouvoir sans bain de sang. Emmerson Mnangagwa avait la force de son côté mais il ne voulait pas y avoir recours par crainte des protestations internationales ».
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AFRIQUE/RD CONGO - Engagement des institutions sanitaires et de la Caritas contre l’épidémie de choléra à Kinshasa

Fides FR - www.fides.org - 4 ore 22 min fa
Kinshasa – En République Démocratique du Congo plus de 50,000 cas de choléra ont été enregistrés durant l’année 2017. Seulement entre le 25 novembre et le 28 décembre 2017 la capitale en a compté 133, et 12 en ont péri.
Avec les inondations de ce début d’année sur Kinshasa, le ministre de la santé, Oly Ilunga, craint le pire : «le choléra est une maladie qui est liée à l’eau. Donc dans une situation d’inondation comme celle qu’on connaît, le risque de propagation est élevé ».
La propagation est effective à Kinshasa. Didier Bompangue, coordinateur du Programme National d’Elimination du Choléra et de lutte contre les autres Maladies Diarrhéiques , évoque une accumulation des facteurs causaux, entre autres :
- le réchauffement climatique qui cause bien d’épidémies dans plusieurs pays du monde ;
- le fait que le choléra est devenu endémique en République Démocratique du Congo depuis 1994, créant ainsi un cycle nouveau de fonctionnement ;
- la succession d’épidémies pas suffisamment contrôlées et, par conséquent, pas complètement éradiquées ;
- une urbanisation anarchique dans des villes comme Kinshasa.
Parmi les 35 centres de santé que compte Kinshasa, 14 ont déjà enregistré des cas de contamination. Deux unités de traitement ont été érigées pour la prise en charge des malades atteints, dont celle de Camp Luka dans la commune de Ngaliema, ouvert depuis le 8 janvier 2018. Quant aux solutions à apporter pour contrer la propagation de l’épidémie, le PNECHOL-MD fait son travail, mais son coordinateur reconnait le besoin de collaboration. « La santé ne gère qu’une infime partie du problème. La problématique du choléra est un problème multisectoriel. Il est vraiment temps que la REGIDESO , l’hygiène civile, et les finances aussi se mettent ensemble pour faire face à ce défi ».
François Mbutshitshi, chargé de programme du service des urgences et protection sociale de Caritas développement parle de l’implication de l’Eglise Catholique de Kinshasa en ces termes : « nous participons aux réflexions avec d’autres partenaires, pour savoir comment apporter une réponse. Ça demande de désinfecter l’eau au chlore, il faut désinfecter le milieu affecté par l’épidémie ; on doit identifier les personnes touchées, et le service médical doit prendre en charge les malades déjà atteints. C’est le travail que font les volontaires de la Caritas Kinshasa ». Le coordinateur de l’organe principale qui lutte contre le choléra est optimiste pour éradiquer l’épidémie car, dit-il, nous savons exactement ce qu’il faut faire.
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ASIE/IRAN - Confirmation de l’ordination d’une diaconesse au sein de l’Eglise arménienne apostolique

Fides FR - www.fides.org - Lun, 15/01/2018 - 12:46
Téhéran – Ani-Kristi Manvelian, 24 ans, anesthésiste a été ordonnée diaconesse en la Cathédrale Saint Grégoire l’Illuminateur de Téhéran. L’ordination diaconale, conférée en septembre dernier par l’Archevêque arménien apostolique de Téhéran, Sebouh Sarkissian, a été confirmée au travers de la diffusion d’un certain nombre de clichés qui montrent la diaconesse pendant qu’elle sert à l’autel durant la Divine liturgie de la veille de Noël, le 5 janvier dernier.
Ani-Kristi Manvelian – indique le blog oxbridgepartners.com – est une laïque et n’appartient à aucune congrégation monastique féminine. Son ordination a eu lieu alors que l’Eglise apostolique arménienne doit encore formellement restauré l’office du diaconat féminin. « Ce que j’ai fait est en conformité avec la Tradition de l’Eglise et rien d’autre » a indiqué l’Archevêque Sarkissian, dont l’Archevêché dépend de la juridiction du Catholicossat de la Grande Maison de Cilicie des Arméniens. L’Archevêque a également déclaré que sa décision a pour but de « revitaliser la participation des femmes à notre vie liturgique ».
Parmi les Eglises d’Orient, le synode du Patriarcat grec orthodoxe d’Alexandrie avait, lui aussi, décidé, en novembre 2016 de restaurer l’institut du diaconat féminin, nommant une Commission d’Evêques pour « un examen approfondi de la question ».
La discussion de l’éventuelle restauration d’un diaconat féminin et du rôle potentiel de diaconesses dans les activités pastorales et dans l’animation missionnaire est par ailleurs ouverte depuis longtemps au sein des institutions théologiques de l’Orthodoxie chalcédonienne.
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AMERIQUE/PEROU - La rencontre de Puerto Maldonado, étape historique permettant d’accorder plus de visibilité aux indigènes d’Amazonie

Fides FR - www.fides.org - Lun, 15/01/2018 - 12:31
Puerto Maldonado – Le Pape François a toujours eu une affection particulière pour l’Amazonie et ses habitants, en particulier pour les peuples autochtones. L’Encyclique Laudato Si ou la création du Réseau ecclésial pan amazonien représentent des exemples de cette attitude.
La rencontre de Puerto Maldonado promet d’être, comme le confirme à l’Agence Fides Hector Sueyo Yumbuyo, responsable indigène du peuple Harakbut de Madre de Dios, « une rencontre historique », une démonstration du fait que les indigènes sont « soutenus par l’Eglise catholique au travers de sa plus haute autorité, le Pape François, un soutien spirituel qui concerne toutes les activités que les indigènes effectuent pour survivre et affronter les problèmes tels que l’abattage des arbres, l’extraction illégale et les problèmes sociaux provoqués par cette activité ».
Le responsable indigène de la région dans laquelle se rendra le Pape continue en outre à expliquer voir dans ce voyage apostolique une « reconnaissance de l’œuvre évangélisatrice accomplie par le Vicariat apostolique de Puerto Maldonado », débutée en 1920 par un missionnaire que les indiens connaissaient sous le nom de Apantonek, Papá Viejo. Certains des sages avec lesquels il vécut exécuteront un chant rituel de bienvenue du peuple Harakbut.
Dans le même sens, le Président de la Fédération des autochtones de Madre de Dios, Julio Cusurichi Palacios, qui s’est vu décerner le Goldman Environmental Prize en 2007, souligne pour Fides l’importance singulière de cette rencontre, au cours de laquelle doit être mis en évidence « le manque de sécurité légale des territoires, rendant ainsi public le danger de certaines règles que le Congrès péruvien adopte actuellement, portant notamment sur des projets de routes qui passeraient par les territoires indigènes de peuples isolés ou à l’intérieur de zones naturelles protégées ». Selon Julio Cusurichi Palacios, il s’agira d’un moment permettant de rendre visible « l’importante contribution que les populations indigènes apportent à la conservation des forêts, aidant à mitiger les grands problèmes environnementaux ». Malgré cette contribution, poursuit-il, « nous ne sommes pratiquement pas reconnus. Les bénéfices n’arrivent pas aux populations indigènes mais demeurent au niveau d’institution environnementales ou gouvernementales ».
Julio Cusurichi Palacios considère la rencontre avec le Pape une chance pour ce dernier « d’insister afin que les gouvernements prennent leurs responsabilités et travaillent à des politiques publiques incluant les requêtes des peuples indigènes, afin que ces mêmes gouvernements puissent atteindre leur inclusion sociale ». « Le Pape renforcera l’unité entre l’ensemble des peuples indigènes et engagera l’Etat péruvien de manière à ce qu’il puisse satisfaire aux besoins du territoire, de l’économie et de l’organisation » conclut Hector Sueyo. Il réaffirme enfin qu’il s’agit là « d’une opportunité afin de rendre visibles les problèmes des populations indigènes d’Amazonie ainsi que la richesse culturelle, la connaissance ancestrale, de manière à ce que l’Etat puisse les reconnaître comme patrimoine culturel de la nation et sauvegarder les générations à venir ».
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ASIE/SRI LANKA - Engagement de chrétiens en matière de promotion de l’harmonie religieuse

Fides FR - www.fides.org - Lun, 15/01/2018 - 12:04
Colombo – L’Eglise au Sri Lanka est fortement engagée à promouvoir l’harmonie religieuse et à construire une société pacifique et réconciliée après les blessures de la guerre civile. Les chrétiens cherchent à être présents dans tous les secteurs de la société par le biais de services sociaux, de programmes éducatifs et sanitaires. C’est ce qu’explique à l’Agence Fides Sœur W. Jeewani Fernando, des Sœurs de l’Immaculée Conception de Castres. Les responsables de différentes religions – relève-t-elle – ont formé un mouvement commun afin de promouvoir l’harmonie religieuse et la paix dans la société.
« Nous sommes appelés à vivre en paix et en harmonie et à travailler pour le bien commun de la société. L’Eglise cherche actuellement à se rapporter aux autres communautés religieuses avec solidarité et amour » ajoute Sœur Fernando, remarquant que « la responsabilité d’œuvrer en faveur du progrès de la société sri lankaise appartient à tous ».
Le Sri Lanka, Etat insulaire, a beaucoup souffert par le passé à cause de la guerre civile et des mouvements de guérilla. Après la fin du conflit entre cingalais et tamouls, « la nation accomplit progressivement des efforts pour renforcer la paix et l’harmonie » déclare la religieuse.
Au Sri Lanka, une nation de 21 millions de personnes, les tensions se concentrent sur les différences existant entre l’ethnie cingalaise, à majorité bouddhiste, qui représente environ 74% de la population, et une minorité ethnique tamoule, composée d’hindous et de chrétiens. Par ailleurs, il existe également une communauté musulmane, en majorité descendant de commerçants arabes et malaisiens.
Un certain mouvement nationaliste, influencé religieusement, débuta, dans les années ayant suivi l’indépendance de 1948, lorsqu’une coalition cingalaise bouddhiste conduite par Solomon Bandaranaike chercha à aider la majorité en réponse aux accusations selon lesquelles le gouvernement colonial britannique avait favorisé les tamouls dans le cadre de l’administration. Cette renaissance du nationalisme bouddhiste fut contrecarrée par les tamouls et ainsi débutèrent les tensions et les violences sur base ethnique ayant dégénéré en guerre civile qui a coûté plus de 100.000 vies, s’étendant sur près de trois décennies avant que les insurgés tamouls ne soient finalement vaincus en 2009.
Actuellement, alors que l’économie est fragile, l’extrémisme et le nationalisme prospèrent dans des situations de malaise général. Pour ne rien arranger, il faut remarquer que les bouddhistes du Sri Lanka suivent la tradition Theravada, qui est plus conservatrice que la tradition Mahayana.
Alors que les bouddhistes représentent plus de 70% de la population – sachant que le bouddhisme constituait déjà la religion officielle du Sri Lanka en 200 avant Jésus Christ – les hindous représentent 16% de la population et se trouvent dominants dans les provinces du nord et de l’est de l’île. Environ 8% de la population de l’Etat est musulmane – religion arrivée au XV° siècle avec les commerçants arabes – alors que 8% également sont chrétien, en majorité catholiques.
Le Christianisme débarqua pour la première fois au Sri Lanka avec l’arrivée des portugais, au XVI° siècle. Le Catholicisme se répandit et de nombreuses écoles catholiques furent instituées pour les cingalais et les tamouls. Avec l’arrivée des néerlandais, l’église réformée néerlandaise se diffusa, sachant qu’en 1772, les chrétiens représentaient 21% de la population, part qui s’est réduite avec l’accession de l’île à l’indépendance.
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AFRIQUE/TOGO - Témoignage d’une religieuse sur la nécessité d’être « artisans de paix grâce au courage venant de la foi »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 15/01/2018 - 11:00
Kolowaré – « L’année qui vient de se conclure a été marquée par de graves moments de tension dus à la crise sociopolitique que traverse tout le pays et en particulier notre région centrale du Togo. Il n’est pas facile, face à des désordres en tout genre et à des niveaux de violence inouïes, d’être des artisans de paix. Nous cherchons à l’être, à notre petit niveau, au quotidien ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Sœur Antonietta Profumo, de la communauté Notre-Dame des Apôtres, responsable du centre sanitaire de Kolowaré . « Dans notre centre sanitaire, nous avons accueilli de nombreux malades, grands et petits, provenant de tous les coins du pays – poursuit la religieuse. Grâce au soutien de nombreux bienfaiteurs, nous avons pu soigner un grand nombre d’indigents et leur offrir le nécessaire en vue d’une santé meilleure. Plusieurs enfants malnutris ont pu trouver vie et santé, récupérer leur forme et repartir avec joie dans leur village. Ceci est notre contribution à la promotion du développement, de la paix et du bien commun du pays » poursuit-elle.
« Nos 53 jeunes malades du SIDA ont pu participer à des initiatives pastorales organisées pour eux. Il s’est agi de semaines riches en initiatives pour eux et les animateurs, des moments vécus dans la joie d’être ensemble et de se former dans le partage. Ils ont pu fréquenter des cours de soutien offerts par les jeunes du village, voir des films, participer à des jeux, des danses et également être visités, faire des analyses plus approfondies et participer à des rencontres de groupe » raconte Sœur Profumo.
En outre, « le projet visant à intervenir pour soigner la cataracte a été poursuivi pendant toute l’année. Ainsi, ont été opérées 149 personnes alors que d’autres figurent sur la liste d’attente. Nous espérons dans la disponibilité de l’ophtalmologiste afin qu’il redonne la vue à ces dernières. Nous ne nous lassons pas de rêver d’un monde bon et fraternel, où chaque personne ait sa place dans la dignité et l’amour. Le courage nous vient de notre foi dans le Seigneur, de l’amour que Son Evangile et Son Pain de vie sèment dans notre existence » conclut la religieuse.
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AFRIQUE/SENEGAL - Appel de la Caritas Sénégal à redonner l’espoir aux jeunes concernant leur avenir dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Lun, 15/01/2018 - 10:31
Dakar – « Redonner espoir à nos jeunes » : tel est l’objectif que s’est fixée la Caritas Sénégal au cours de sa 54ème Assemblée plénière ordinaire qui s’est ouverte à Thiès le 13 janvier pour s’achever le Dimanche 14.
Dans son allocution d’ouverture, S.Exc. Mgr Jean Pierre Bassène, Evêque de Kolda et Président de la Caritas Sénégal a affirmé : « Lecture des situations dramatiques que vit singulièrement la jeunesse, particulièrement en Afrique, nous nous sentions concernés comme Eglise et comme Caritas. Les drames incessants sur les routes de la migration clandestine, la traite des êtres humains, l’esclavage et la violence dont les jeunes migrants sont victimes, nous interpellent au plus haut point. Les jeunes restés dans le pays sont aussi confrontés à d’autres défis dont le moindre n’est pas celui de l’emploi. C’est la raison du thème proposé cette année à notre réflexion : « Face aux défis socio-économiques, l’entreprenariat des jeunes comme alternative. Enjeux et perspectives ».
« Dès lors, il nous faut chercher, avec tous les responsables, les moyens de redonner espoir à notre jeunesse – a poursuivi Mgr Bassène - car si nous avons conscience de la modestie de nos moyens et de notre action, nous savons, en revanche, que c’est en cherchant avec d’autres, y compris les jeunes eux-mêmes, que nous trouverons les voies pour créer un meilleur présent, et donner un avenir à cette jeunesse ».
Lui a fait écho l’Evêque de Thiès, S.Exc. Mgr André Gueye, qui a souligné les attentes que les jeunes reposent dans l’Eglise : « Les jeunes attendent beaucoup de l’Eglise – a-t-il déclaré avant d’ajouter en se détachant de son texte : « Ils en ont le droit », même si, d’après lui, certains jeunes « mal informés, osent même demander la complicité de l’Eglise pour réaliser leur rêve d’émigrer ». Tout cela, selon l’Evêque de Thiès fait appel à la responsabilité de l’Eglise en ce qui concerne « la formation des mentalités et des consciences, un devoir de sensibilisation, sans oublier notre effort, comme institution à réfléchir sur des stratégies et des perspectives à offrir aux jeunes ».
Le Sénégal est le quatrième pays d’Afrique sub-saharienne et le premier d’Afrique occidentale en termes de nombre d’émigrés. Des estimations officielles remontant à 2011 font état de plus de 400.000 sénégalais ayant émigré. Cependant, en tenant compte de l’émigration illégale, ce nombre pourrait être deux ou trois fois supérieur.
Les délégués de la Caritas Sénégal ont, au terme de cette 54ème Assemblée générale, formulé les recommandations suivantes :
•Inscrire le développement du bénévolat dans une dynamique d’animation de renforcement des compétences et de valorisation de son apport,
•Renforcer la solidarité au sein du réseau et mobiliser les communautés au sein de l’Eglise pour une réponse diligente aux interpellations et défis du développement intégral,
•Mettre en place un fonds d’urgence de Caritas Sénégal avec des ressources mobilisées au niveau des diocèses pour permettre au réseau de disposer d’un mécanisme de réponse rapide aux catastrophes,
•Identifier et investir de nouvelles actions dans le domaine de l’hydraulique rural engagée dans un processus de réforme qui confie au secteur privé l’exploitation et la maintenance des infrastructures assurant l’approvisionnement en eau potable des populations,
•Capitaliser les expériences pertinentes d’insertion des jeunes, fondées sur le partenariat entre collectivités locales, système de formation, organisations de la société civile, partenaires techniques et financiers et le secteur privé.
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ASIE/JAPON - Nomination du Recteur du Séminaire interdiocésain dénommé « Japan Catholic Seminary »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 15/01/2018 - 09:46
Cité du Vatican – S.Em. le Cardin Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 24 octobre 2017, a nommé Recteur du Séminaire interdiocésain dénommé « Japan Catholic Seminary » le Père Francis Xavier Hiroaki Nakano, du clergé diocésain de Kagoshima.
Le nouveau Recteur est né le 15 avril 1951 à Kagoshima et a été ordonné prêtre le 2 avril 1978 pour le Diocèse de Kagoshima. Il s’est formé au Petit Séminaire de Nagasaki puis au Grand Séminaire Saint Sulpice de Fukuoka. Il a ensuite étudié la Théologie dogmatique à l’Université pontificale urbanienne, y obtenant une licence. Parmi les ministères exercés, on notera ceux de Directeur du mensuel diocésain, de Curé de différentes communautés, de Recteur du Petit Séminaire Minamikyushu et de Chancelier diocésain. Depuis août 2011, il était formateur au « Japan Catholic Seminary », dont il était le Vice-recteur depuis avril 2013.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Nouveaux services d’assistance médicale dans un pays très pauvre grâce aux camilliens

Fides FR - www.fides.org - Sab, 13/01/2018 - 14:02
Bangui – « De nouveaux services sanitaires seront bientôt disponibles pour les centrafricains, d’ici la fin de cette année. Seront ainsi ouverts les services de néonatologie, de maternité, de chirurgie ainsi qu’un cours annuel de formation pour infirmiers. Grâce au projet de notre ONG, il a été possible de développer et de restructurer l’hôpital Saint Jean Paul II, déjà desservi par les Carmélites de Turin ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides, le Père Efisio Locci, MI, Président de l’ONG camillienne « Santé et Développement » qui s’occupe des différents projets en République centrafricaine depuis 2012. Dans un pays qualifié de « pays le plus pauvre qu’il m’ait été donné de voir parmi tant d’autres », le religieux explique : « Notre présence est lié à celle des Carmélites de Turin qui se trouvaient déjà à Bozum dans un petit hôpital. Il n’était pas encore achevé lorsque, suite à un accident de la route intervenu en 2007, Sœur Maria Ilaria Meoli, médecin et membre du groupe fondateur du centre, est morte. Depuis lors, nous avons pris en charge le petit hôpital. Actuellement, y travaillent quatre Pères camilliens, alors que deux consoeurs de Sœur Maria Ilaria Meoli collaborent à la gestion de l’hôpital et de la Paroisse. Quatre autres religieuses sont employées au sein des écoles maternelle et primaire, fréquentées par quelques 800 enfants.
« L’objectif de l’hôpital – relève le missionnaire – est d’offrir des services de médecine de base. Ici on meurt de maladies qui peuvent être prévenues. De nombreux malades ne se rendent pas à l’hôpital parce qu’ils ne peuvent pas se le permettre. Le personnel de l’hôpital est composé d’un médecin local, de deux religieuses infirmières professionnelles, de quelques infirmières génériques et d’auxiliaires outre à deux sages-femmes.
Bossemptélé est un gros village qui compte plus de 14.000 habitants, sis à quelques 350 Km de la capitale, Bangui. « Après la guerre qui a éclaté en 2013 entre les milices Seleka et antibalakas – indique le Père Locci – l’hôpital et la Paroisse sont devenus le refuge de milliers de musulmans qui ont été pris pour cible par les milices antibalakas. Dans ce contexte, le pays a connu une nouvelle augmentation de la situation d’indigence et de misère. En trois années de guerre, plus de 50% des écoles et des hôpitaux ont été détruits et tout doit être reconstruit ».
En novembre 2014, anniversaire de la présence camillienne à Bossemptélé, la communauté a reçu le prix « Alison des Forges » récompensant la défense des droits fondamentaux pour le courage démontré dans le fait de mettre en danger sa propre vie pour protéger l’existence, la dignité et les droits d’autres personnes. L’Eglise dans le pays compte neuf Diocèses, la communauté de Bossemptélé se trouvant sur le territoire de celui de Bouar. Les catholiques représentent, avec les protestants, 80% de la population centrafricaine.
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AMERIQUE/ARGENTINE - « L’intégration, un processus bidirectionnel reconnaissant et valorisant les richesses des deux cultures » selon le Secrétaire de la Commission épiscopale pour les migrations

Fides FR - www.fides.org - Sab, 13/01/2018 - 13:28
Buenos Aires – Ce Dimanche, 14 janvier, sera célébrée la Journée mondiale des migrants et des réfugiés 2018 dont le thème et « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » . A cette occasion, le Père Flavio Lauria, Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour les migrations argentine, partage son expérience en la matière avec Fides. « Notre pays n’est pas l’une des principales destinations de la majeure partie des réfugiés – explique le Père Lauria, en commentant les chiffres énormes relatifs aux déplacements forcés intervenant en Méditerranée, en particulier à cause de la distance géographique et de l’actuelle situation économique et sociale qui frappe également de nombreux habitants de cette nation ». En réalité, la pauvreté concerne quelques 30% de la population argentine. « En outre – poursuit le Père Lauria – nombreux sont ceux qui arrivent dans notre pays au travers de nombreux canaux et parcours. L’Argentine représente plus de la moitié des arrivées de migrants de l’ensemble de l’Amérique du Sud, devançant des pays tels que le Brésil et le Chili ».
Au cours de ces dernières années, l’Argentine a vu une augmentation des arrivées de chinois, de dominicains, d’haïtiens, de sénégalais et d’ukrainiens. Selon les données officielles de l’Organisation internationales pour les Migrations, en 2017, 4,8% de la population du pays était composée d’étrangers, ce qui fait de l’Argentine l’Etat d’Amérique du Sud ayant la plus importante population d’immigrés, avec 2.086.302 personnes, suivie par le Venezuela , le Brésil et le Chili .
« L’appel de la communauté internationale et en particulier du Pape François a atteint la volonté et les consciences de nombreux habitants et organisations » explique le Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour les migrations argentine, ajoutant que « en tant que Commission, nous collaborons avec les diverses Paroisses et délégations outre à œuvrer avec des organismes internationaux, d’Etat et des organisations de la société civile afin de promouvoir et de garantir la dignité et les droits fondamentaux des personnes en situation de mobilité humaine ».
Pour atteindre cet objectif, explique le Père Lauria à Fides, sa Commission mène des activités de sensibilisation, de conseil, d’assistance et d’accompagnement religieux, culturel, légal, éducatif et social. « Par exemple, nous avons œuvré pendant trois ans dans le cadre du Programme Syrie, qui a conseillé, accompagné et géré l’arrivée de nombreux ressortissants syriens, en compagnie de Congrégations telles que les Servantes du Sacré-Cœur » déclare-t-il.
En parlant des 20 points d’action élaborés par le Pape François au travers du Dicastère pour la promotion du développement humain intégral en vue du Pacte global des Nations unies sur les migrations , le Père Lauria indique : « Dans notre cas, nous avons considéré que, pour notre région, en termes d’accueil, l’expulsion collective ou arbitraire doit être évitée et que nous devons veiller sur au cours de leur voyage, assurant la sécurité de chaque personne. En ce qui concerne la protection, il est nécessaire de travailler afin de garantir que les pays d’origine s’engagent à offrir des informations fiables avant le départ. En outre, l’accès à l’instruction pour les mineurs et l’accès à la sécurité sociale doivent être garantis à tous, indépendamment de leur statut juridique. A cela, il faut ajouter la promotion de l’intégration en tant que processus bidirectionnel qui reconnaît et valorise les richesses des deux cultures. Cela peut être obtenu en reconnaissant la nationalité à la naissance , par le financement de projets d’échanges culturels et par le soutien à des programmes d’intégration au sein des communautés locales etc. » déclare-t-il en guise de conclusion.
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AFRIQUE/EGYPTE - De l’absence de persécution à l’encontre des chrétiens en Egypte aujourd’hui selon des responsables des Eglises et communautés chrétiennes locales

Fides FR - www.fides.org - Sab, 13/01/2018 - 12:57
Le Caire – Les agressions de type sectaire et les stratégies mises en œuvre par les djihadistes consistant à faire des massacres au sein de populations chrétiennes coptes ne peuvent être instrumentalisées pour faire passer l’idée selon laquelle en Egypte, les chrétiens seraient systématiquement persécutés, en attribuant la responsabilité de cette présumée persécution au gouvernement actuel. Tel est le jugement partagé que des Evêques et responsables de différentes communautés chrétiennes égyptiennes ont exprimé dans des interventions et des entretiens donnés ces dernières heures aux moyens de communication égyptiens.
L’Evêque copte orthodoxe d’Al Manufiyya, Benyamin, a tenu à souligner en particulier que le Président, Abdel Fattah al Sisi, actuel homme fort de l’Egypte, offre actuellement aux chrétiens plus que ce qu’il ne reçoit en échange et que ne peut lui être imputée aucune responsabilité en ce qui concerne les violences et les massacres qui ont frappé les coptes au cours de ces dernières années. L’Evêque copte catholique d’Andropolis, S.Exc. Mgr Youhanna Golta, lui a fait écho, affirmant que « il n’existe pas de persécution contre les chrétiens en Egypte » mais il existe en revanche des problèmes relatifs à la sécurité des chrétiens et des autres citoyens, mise en danger par des stratégies de terreur, une situation d’urgence que l’Etat est appelé à affronter et à résoudre comme cela est le cas pour toutes les nations.
En ce qui concerne les manœuvres de ceux qui font référence au martyre des coptes pour en déduire qu’en Egypte les chrétiens sont persécutés, l’Evêque copte catholique a souligné que « les extrémistes n’ont pitié ni des chrétiens ni des musulmans ».
Par ailleurs, le responsable de la communication de l’église évangélique en Egypte, Nabil Naguib, a affirmé que « ceux qui parlent de persécution des chrétiens en Egypte se trouvent tous hors d’Egypte ». Reconnaissant l’existence de groupes sectaires et d’individus ayant des comportements agressifs envers les chrétiens, il a cependant réaffirmé que le terme de « persécution » est inapproprié pour décrire les conditions actuelles des chrétiens se trouvant en Egypte.
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AFRIQUE/RD CONGO - En cours une campagne de diffamation du gouvernement à l’encontre de l’Eglise et de l’Archevêque de Kinshasa selon le Secrétaire général de la CENCO

Fides FR - www.fides.org - Sab, 13/01/2018 - 12:28
Kinshasa – « On assiste à une campagne d’intoxication et de désinformation voire même de diffamation orchestrée par les responsables des institutions de la République démocratique du Congo à l’encontre de l’Eglise catholique et de sa hiérarchie » a dénoncé le Père Donatien Nshole, le Secrétaire général de la CENCO lors d’un conférence de presse tenue à Kinshasa. Cette campagne diffamatoire prend particulièrement pour cible S.Em. le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa. « Cette campagne – a déclaré le Père Nshole – a pris pour cible l’autorité de S.Em. le Cardinal Laurent Monsengwo, considéré à tort comme l’instigateur des actions qui visent à déstabiliser les institutions existantes et à s’emparer du pouvoir. Nous exigeons les preuves des graves accusations portées contre sa personne ».
Dans une déclaration, la CENCO « réaffirme son soutien total et sa proximité au Cardinal Monsengwo », désapprouvant « la diabolisation volontairement distillée à l’endroit de Son Eminence le Cardinal Archevêque de Kinshasa et membre du Conseil de 9 cardinaux choisis par le Pape François pour le gouvernement de l’Eglise universelle ».
Hier, 12 janvier, le Cardinal Monsengwo a célébré une Messe en la Cathédrale Notre-Dame de Lingwala en suffrage des âmes des victimes de la répression de la marche du 31 décembre dernier organisée par le Comité Laïc de Coordination , afin de demander le respect des Accords de la Saint Sylvestre du 31 décembre 2016, outre celle des victimes des inondations des semaines passées .
A la Messe, ont participé différents membres du corps diplomatique accrédité à Kinshasa, dont le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Luis Mariano Montemayor, l’Ambassadeur de France et le représentant de l’Union européenne, ainsi que les principaux responsables de l’opposition.
La police a lancé des grenades lacrymogènes contre les fidèles rassemblés hors de la Cathédrale. Les Evêques ont invité pour leur part le « peuple congolais de ne pas se laisser influencer par cette campagne dont les auteurs ignorent superbement sa souffrance. Nous l’invitons à demeurer débout et vigilant, à prendre son destin en mains et à barrer pacifiquement la route à toute tentative de confiscation ou de prise de pouvoir par des voies non démocratiques et anticonstitutionnelles ».
La RDC se débat dans une crise politique et institutionnelle depuis décembre 2016, lorsque est arrivé à échéance le second et dernier mandat du Président Joseph Kabila. Les élections présidentielles, prévues d’ici la fin de cette année-là, n’ont pas été organisées par la Commission électorale indépendante sous couvert de problèmes financiers et d’organisation et suite à l’absence de recensement des électeurs. Grâce à la médiation des Evêques, les parties étaient parvenues à l’Accord de la Saint Sylvestre devant porter aux urnes les électeurs d’ici la fin de l’année 2017. Cependant, cela n’a pas été le cas. Joseph Kabila demeure en fonction alors que les élections ont été fixées pour le 23 décembre 2018, alors même que nombre de personnes commencent à douter que cette échéance sera réellement respectée. C’est pourquoi se multiplient actuellement les manifestations visant à demander le respect des engagements pris et l’éloignement du Président Kabila.
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ANALYSE/OMNIS TERRA - Les grands thèmes de la visite apostolique du Pape au Chili : les immigrés, les indigènes, l’éducation et l’écologie

Fides FR - www.fides.org - Sab, 13/01/2018 - 10:25
« Les grands thèmes » de la visite apostolique du Pape au Chili seront liés « aux peuples originaires, qu’il rencontrera en Araucanie, aux immigrés dans le nord, aux jeunes et au soin de la maison commune ». C’est ce qu’explique à l’Agence Fides le Pr. Roberto González Gutiérrez, Coordinateur de la rencontre du Saint-Père à l’Université pontificale catholique du Chili .
Le pays que le Pape François trouvera « se déclare à 50% catholique mais la confiance envers l’Eglise s’est effondrée au cours de ces dernières années », en particulier à cause des scandales provoqués par les prêtres pédophiles et par leur gestion. Selon l’enseignant, le déphasage entre le message des Pasteurs et ce que vit la population est l’une des causes de la désaffection envers l’Eglise. Les scandales, par ailleurs, « ont perturbé surtout ceux qui ont une identité catholique faible » note-t-il. La sécularisation est arrivée également au Chili, un pays « caractérisé par des niveaux d’instruction supérieure très élevés » et la population qui dispose d’un niveau éducatif plus élevé est également « plus exigeante, plus critique et demande des raisons à l’action de l’Eglise » qui « n’est pas toujours à la hauteur » admet le Pr. González Gutiérrez. Le monde de l’éducation constitue un domaine crucial pour la société chilienne et il attend la parole du Pape François le 17 janvier. La rencontre près la PUCC est également attendue parce que le système éducatif, à financement mixte public privé et à gestion municipale, a montré des fissures au cours de ces dernières années, dans une des sociétés les plus inégalitaires d’Amérique latine. L’Eglise appuie une réforme qui conserve l’apport privé et les subventions publiques, notamment pour éviter une laïcisation totale de l’enseignement, qui mettrait en danger la légitime option en faveur d’une instruction catholique. Du Pape ne sont donc attendues des lignes directrices spécifiques mais un encouragement portant en direction d’un modèle éducatif de qualité pour tous, avec une égalité des chances entre les écoles publiques et les écoles catholique ou dans tous les cas privées
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AMERIQUE/CHILI - Considérations d’un Jésuites sur « la stratégie de la tension offusquant la question Mapuche »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 12/01/2018 - 13:44
Santiago du Chili – Les épisodes de violence enregistrés au cours de ces dernières années et mis en relation avec la question mapuche, y compris les incendies d’églises, catholiques et évangéliques, ont pour effet de saboter toute prise de responsabilité sérieuse devant les problèmes posés par les populations indigènes. « Il existe le danger que toute l’attention des chiliens se concentre sur ces faits de violence et non pas sur la situation d’injustice liée à la violation des droits qui enfonce ces racines dans le passé et se perpétue jusqu’à nos jours ». Ce cri d’alarme est lancé par le Père Fernando Montes Matte, SI, chilien et ancien Recteur de l’Université Alberto Hurtado. Agé de 78 ans, figure présente dans le débat public chilien, le Père Montes a dirigé l’Université jésuite chilienne de 1999 – année de sa fondation – à 2016 et, au début des années 1960, il a également été compagnon d’études de l’actuel Pape François.
Violences et entreprises forestières
Au Chili, on discute sur la nature des actes de violence perpétrés et revendiqués en rapport avec la cause mapuche. Certains se demandent s’ils peuvent être lus comme des actes de terrorisme ou s’il s’agit de gestes isolés de criminalité de droit commun. Différents procès ont été ouverts par les autorités judiciaires. « Il est vraiment déplorable – indique le Père Montes à l’Agence Fides – que l’attention se concentre sur les mesures répressives qui doivent être adoptées et sur la présence de la police plutôt que sur les problèmes de fond qui sous-tendent ces actes isolés et certainement exécrables. C’est un fait que la violence provient de groupes minoritaires et qu’elle ne peut être attribuée au peuple Mapuche en tant que tel. Certes, il est important de s’opposer à la violence mais il est aussi essentiel de ne pas détourner l’attention de ce qui devrait représenter une priorité, à savoir l’extrême pauvreté des lieux, les droits foulés aux pieds des peuples autochtones et le manque de respect de leur culture ».
Dans les années récentes – fait remarquer le Père Montes dans son entretien avec l’Agence Fides – de grandes entreprises forestières se sont installées dans la région. A cause du type de plantations réalisées, elles ont eu de graves effets sur l’écologie. On pourrait dire que la violence a en grande partie été exercée contre ces entreprises forestières ».
Dans une telle situation, selon l’ancien Recteur de l’Université jésuite, l’Eglise peut, elle aussi, contribuer à mettre en évidence la condition réelle du peuple Mapuche, en prenant au sérieux les requêtes de restitution au moins partielle des terres revendiquées et en rappelant le nécessaire développement social de l’ensemble de la zone. « Si l’on veut réellement intégrer les citoyens mapuches au Chili – fait remarquer le jésuite chilien – il est également essentiel qu’ils acquièrent des niveaux de participation appropriés au sein de la conduite de l’ensemble du pays ». Il faut « défendre les victimes des actes de violence », sans oublier que sont également victimes de la violence « ceux qui ont été foulés aux pieds dans leurs droits ». Les chrétiens peuvent contribuer à faire se lever un regard tenant compte de tous les facteurs en jeu au sein de la question mapuche, afin de favoriser « une relation justice, fraternelle et pacifique avec l’ensemble du peuple originaire de cette zone ».
Les jésuites, l’Eglise et la question mapuche
Lorsque le Pape François, pour son court voyage au Chili, a choisi, au nombre de ses étapes, la ville de Temuco, située sur le territoire ancestral du peuple Mapuche, « nous avons tous compris – se souvient aujourd’hui le Père Montes – que ce choix exprimait l’intérêt du Pape pour les problèmes existant actuellement avec le peuple originaire de notre pays ». Selon le jésuite, le Pape « peut nous dire une parole importante à cet égard. Il pourrait nous aider tous à demander pardon, avec humilité, des choses dont nous avons été responsables. Sa présence devrait nous aider à ne pas détourner notre attention du problème de fond ».
Les jésuites disposent aujourd’hui d’une communauté au cœur du territoire mapuche. Le lien entre les fils spirituels de Saint Ignace et les vicissitudes historiques des Mapuches a des racines profondes.
« Les Mapuches – rappelle le Père Montes – avaient été en mesure de résister à l’empire Inca. Ils firent une résistance sans trêve aux espagnols. Le découvreur espagnol du Chili dut abandonner l’entreprise et retourner au Pérou. Lorsque les espagnols revinrent, les Mapuches tuèrent le premier gouverneur et un de ses successeurs. Ensuite, les jésuites apprirent la langue des Mapuches et allèrent parler au Roi d’Espagne pour lui dire qu’il n’était pas possible d’imposer la foi par la force et le convaincre à abandonner la guerre offensive contre ce peuple ». Déjà en 1620, la Compagnie de Jésus, au cours de sa Congrégation générale provinciale, attira l’attention sur la nécessité de mettre fin au travail d’esclave et de favoriser d’autres conditions. « Il s’agissait – rappelle aujourd’hui l’ancien Recteur de l’Université Alberto Hurtado – d’un document social de premier ordre et il attestait d’une conquête intervenue de manière honteuse ».
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AFRIQUE/TUNISIE - Commentaires du Curé de Carthage concernant la situation actuelle dans le pays, sept ans après la révolution

Fides FR - www.fides.org - Ven, 12/01/2018 - 13:05
Tunis – « Il existe un problème économique qui devient par la suite de nature sociale » déclare à l’Agence Fides le Père Jawad Alamat, Curé de Carthage et Secrétaire général des Ecoles catholiques, commentant les récentes protestations qui ont secoué différentes zones de Tunisie. « La révolution de sept ans en arrière reposait sur deux revendications : la liberté et la démocratie, avec comme corollaires les droits civils et politiques d’un côté, et de l’autre la justice sociale et par suite des postes de travail et l’amélioration des conditions de vie » explique le Père Alamat.
« Sur le premier dossier, celui de la démocratie, la Tunisie a connu un développement incroyable et il est possible de dire qu’elle est parvenue à répondre aux attente de la majeure partie de ses citoyens. Il suffit de penser à la nouvelle Constitution, à la reconnaissance des libertés fondamentales, au chemin démocratique fait d’élections libres qui ont vu une forte mobilisation de la société civile. Une maturité politique et démocratique a ainsi été atteintes, avec de fortes distinctions par rapport à d’autres parties du monde arabe » déclare le prêtre.
« Il n’en demeure pas moins que reste le problème économique, lié non seulement à la situation locale mais aussi régionale. Les jeunes tunisiens au cours de ces sept ans depuis la chute du régime de Ben Ali ont fortement espéré trouver des postes de travail, lesquels ne se sont malheureusement pas matérialisés. Au contraire, le coût de la vie a augmenté, notamment du fait de la dévaluation du dinar tunisien, alors que les salaires sont demeurés bas » déclare le Père Alamat.
Selon le prêtre, au moins 778 personnes auraient été arrêtées dans le cadre des affrontements avec la police dans différentes localités tunisiennes ces jours derniers.
« Au milieu de ces protestations, se sont infiltrés des éléments criminels qui profitent des manifestations pour saccager et voler dans des commerces et des offices publics » commente le prêtre. « On a eu ainsi des incidents graves ayant fait des centaines de blessés dont plusieurs agents de police. La majorité des tunisiens ne veut cependant pas les violences et les saccages même si elle est d’accord sur les motifs de la protestation ».
Après des jours de tension, il semble que le calme soit revenu, à part quelque incident sporadique à Siliana, dans le nord-ouest du pays.
« D’autres protestations sont cependant prévisibles. Dimanche 14 janvier, à l’occasion du 7ème anniversaire de la révolution, est prévue une grande manifestation à Tunis. Le gouvernement et les institutions doivent donc prendre en charge le malaise social » conclut le Père Alamat.
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ASIE/PAKISTAN - Appel de l’Archevêque d’Islamabad en faveur de l’adoption de politiques de protection de l’enfance

Fides FR - www.fides.org - Ven, 12/01/2018 - 12:41
Lahore – « La nation toute entière pleure pour ce péché. Il s’agit d’un péché qui nous fait avoir honte. Nous cherchons de trouver le courage nécessaire pour prendre toutes les mesures indispensables et pour protéger par tous les moyens la vie de nos enfants, de manière à ce que de tels crimes ne se répètent jamais ». Telles sont les paroles éplorées de l’Archevêque d’Islamabad, S.Exc. Mgr Joseph Arshad, Président de la Commission nationale Justice et Paix , intervenu pour condamner fermement le viol et l’assassinat de Zainab, une fillette de 7 ans, retrouvée morte dans une décharge de Kasur. L’épisode a provoqué la colère et la douleur de tout le pays. Dans une note envoyée à l’Agence Fides, la Commission demande avec fermeté à ce que le gouvernement du Pendjab entreprenne une action sévère à l’encontre des auteurs de ce crime et qu’il lance des politiques publiques sérieuses de protection des enfants.
« Le Pakistan n’est pas parvenu, une fois encore, à protéger ses enfants. Selon les rapports internationaux, le Pakistan est le 11ème pays au monde en termes de plus fort taux d’abus à l’encontre des mineurs ou de violences sexuelles, avec 2.500 cas chaque année. Chaque jour, sont enregistrés 11 cas d’abus sexuels perpétrés sur des mineurs. Kasur, ville adjacente à la capitale provinciale du Pendjab, est devenue un centre de violences sexuelles massives sur les mineurs en 2014 et 2015, le nombre de cas étant estimé à plus de 3.500 au cours de la seule année 2014, sachant que 67% des crimes en question ont eu lieu en zone rurale ». Telles sont les données inquiétantes diffusées par la Commission nationale Justice et Paix, qui condamne fermement le viol et le meurtre de Zainab.
La note envoyée à Fides par l’organisme épiscopal rappelle que, « en 2015, à Kasur, a été enregistré le plus grand scandale concernant des abus sexuels sur mineurs au Pakistan. En effet, 25 criminels ont, pendant 10 ans, promu des cas de pédophilie extrême et de pornographie infantile. En ce qui concerne la protection de l’enfance, en 2017, ont été enregistrés 1.764 cas de pédophilie au Pakistan et 12 de viols et meurtres de fillettes de 5 à 8 ans toujours dans la ville de Kasur ».
Le cas tragique de l’enlèvement, du viol et de l’homicide de Zainab fait partie de ces 12 cas. La police mène actuellement une enquête et a interrogé 272 suspects, « parvenant à la conclusion que serait impliqué un homicide sériel ». La Commission nationale Justice et Paix demande aux autorités compétentes de « prendre en considération tous les autres cas relatifs aux abus sur des mineurs et de porter les responsables devant la justice en vue d’une punition exemplaire ».
Parmi les propositions faites aux institutions, l’organisme ecclésial signale que le Bureau pour la protection des mineurs devrait être actif au niveau de chaque district dans l’ensemble du Pakistan, son rôle défini, comme sa responsabilité et ses fonctions ; que les cas d’enfants disparus et l’enlèvement de mineurs devraient être considérés comme prioritaires par les forces de l’ordre ; que le gouvernement devrait former une Commission judiciaire afin de développer une législation adéquate permettant d’affronter la question des abus sur mineurs et de la pornographie infantile.
La Commission nationale Justice et Paix conclut : « Les enfants représentent l’avenir de notre nation. Le gouvernement doit respecter ses engagements sociaux, moraux et internationaux vis-à-vis de l’enfance. Nous souhaitons que le gouvernement affronte sérieusement la question et qu’il travaille à la protection et à la sécurité de tous les enfants dans l’ensemble du Pakistan ».
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ASIE/TURKMENISTAN - Commentaires d’un missionnaire sur la croissance enthousiaste de la communauté catholique locale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 12/01/2018 - 12:17
Ashgabat – « La période à peine passée au Turkménistan a représenté une expérience très positive. La participation aux catéchèses qui ont eu lieu dans l’église d’Ashgabat a été très forte. Toute la communauté de la capitale était présente – soit quelques 100 personnes – mais participaient également des personnes provenant d’autres zones du pays. Au cours des jours qui ont suivi Noël, nous, prêtres, nous sommes rendus en visite chez les fidèles vivant loin de la ville ». Tel est le compte-rendu remis à l’Agence Fides par le Père Diego Sáez Martín, OMI, missionnaire au Turkménistan de 2010 à 2013, à peine rentré en Italie après avoir passé trois semaines dans l’Etat d’Asie centrale pour aider ses confrères dans la préparation et la célébration de Noël.
Le thème des catéchèses tenues par le Père Saez Martin était « Vous serez comme Dieu » phrase par laquelle le démon tenta Adam et Eve. « J’ai expliqué comment le Père nous rend réellement semblables à Lui si nous ne nous en éloignons pas, comme l’ont fait erronément nos ancêtres bibliques. J’ai cherché à l’expliquer en termes pratiques, non théologiques, me laissant guider par le Saint Esprit. Le jour de mon départ, par exemple, mon avion avait du retard et je suis arrivé à destination exactement cinq minutes avant le début de la première catéchèse. Je n’ai pas pu bien me préparer. J’ai laissé agir l’Esprit ».
Le Père Saez Martin raconte : « Au cours des jours suivants, je suis parti avec le Père Rafał Chilimoniuk afin de visiter les lieux où se trouvent d’autres catholiques qui n’avaient pas eu la possibilité de se rendre à Ashgabat. Nous avons parcouru quelques 2.000 Km, rencontrant également des personnes de foi musulmane, qui avaient envie de connaître notre foi. Nous avons visité en outre une famille s’étant convertie de l’islam au Christianisme. Il s’agit d’une famille qui a deux enfants et vit dans un petit village à 750 Km d’Ashgabat. La Providence me les a fait rencontrer voici quelques six ans en arrière, lorsque j’étais en mission stable au Turkménistan. A l’époque j’allais leur rendre visite une fois par mois pour la préparation au baptême qu’ils ont reçu par la suite ».
A propos de la conversion religieuse, le prêtre explique : « Au Turkménistan, la Constitution concède la liberté religieuse et protège la possibilité de se convertir à une autre foi. Les problèmes pour ceux qui passent d’un credo à l’autre peuvent être posés par leur famille d’origine ou par leurs voisins qui, parfois, n’acceptent pas ce changement et le considèrent comme une trahison ».
Selon le religieux, la communauté catholique du Turkménistan vit actuellement un processus de transformation. « Par le passé, le groupe des fidèles était composé surtout de personnes d’origine russe, ukrainienne, polonaise ou allemande qui, maintenant, retournent lentement dans leurs pays d’origine. Dans le même temps, la part des fidèles d’ethnie turkmène est en augmentation ».
« La communauté grandit avec enthousiasme et pourrait être encore plus grande parce qu’il existe un grand intérêt et une forte curiosité et que la population est ouverte à l’amitié avec les catholiques. Le problème est qu’actuellement, il n’existe que deux prêtres pour l’ensemble du pays, ce qui représente une sérieuse limitation » conclut le Père Sáez Martín.
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AMERIQUE/PEROU - Trente ans après la dernière visite d’un Pape dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Ven, 12/01/2018 - 11:53
Lima – « Le Pérou est un pays dans lequel la venue du Pape François provoque une forte attente à cause de sa très forte religiosité. C’est quelque chose que le Pape pourra vérifier et je pense qu’il en sera très content » déclare à l’Agence Fides l’analyste politique péruvien Luis Benavente, Directeur de la société de recherche Vox Populi, qui a conduit, à la demande de la Faculté de Théologie pontificale et civile de Lima, un sondage dans le pays sur la base duquel il ressort que près de 80% des péruviens interrogés considère la religion comme importante.
Dans un entretien accordé à l’Agence Fides sur les deux visites de Saint Jean Paul II au Pérou voici trente ans, Luis Benavente se souvient qu’elles ont eu lieu durant la « décennie perdue » : « les années 1980 ont été une catastrophe économique à cause du manque d’investissements, de la corruption, du terrorisme et de l’inflation – explique-t-il. Dans ce contexte, vint le Pape Saint Jean Paul II et à ce moment, sa vue fut marquée par une grande espérance. Aujourd’hui – ajoute-t-il – il existe un désordre institutionnel dû à la corruption et à l’instabilité politique auquel vient s’ajouter la criminalité qui fait perdre l’espoir malgré le voyage du Pape François. Le pays a un besoin chronique d’espérance et je crois que la religion et le Pape peuvent répondre à cette demande mieux que les hommes politiques, qui s’en sont démontrés incapables ».
Ángel Sánchez, Président de la Fédération des journalistes du Pérou, commentant à Fides le fait que le Pape François atteint les jeunes surtout au travers de l’usage des réseaux sociaux, une fois rappelé que « dans le cas de Saint Jean Paul II, les communications n’étaient pas aussi ouvertes comme elles le sont maintenant. L’information est aujourd’hui beaucoup plus rapide, directe et proche. C’est pourquoi la sensation que l’on éprouve concernant le voyage du Pape François est qu’un ami est sur le point d’arriver, un frère revient à la maison, à la différence de Saint Jean Paul II qui semblait beaucoup plus distant et duquel l’arrivée était attendue avec beaucoup plus d’attentes ».
Par ailleurs, toujours à propos du même thème, Ricardo Sánchez-Serra, journaliste et ancien Directeur des Communications de l’Archidiocèse de Lima, a indiqué à Fides que Saint Jean Paul II est venu au Pérou après l’attentat qu’il avait subi et il existait ainsi une grande attente à cet égard. « Maintenant, avec les réseaux sociaux, on est proche du Pape et il pourrait exister par suite un certain désintérêt à aller le voir. C’est du moins ce que démontrent les inscriptions – souligne-t-il. Il y aura toujours des jeunes qui veulent s’approcher de lui, le toucher et recevoir sa bénédiction. Le Pape est le Pape mais, au temps de Saint Jean Paul II, il était possible de le voir seulement à la télévision et le simple fait qu’il marchait sur le sol péruvien a créé un grand enthousiasme. Aujourd’hui, vous pouvez le voir en direct dans les moyens de communication et sur les réseaux sociaux. Sûrement, il s’agissait d’autres générations et d’autres contextes. Voila pourquoi il est difficile de faire des comparaisons ».
Ricardo Sánchez-Serra explique à Fides une similitude historique entre le Pape François et Saint Jean Paul II : « A côté du Bienheureux Paul VI, qui a été perçu comme un Pape plus distant, Saint Jean Paul II a communiqué par ses gestes, son sourire, sa proximité, une sensation. Il était connu comme le Pape itinérant – continue le journaliste. Désormais, l’image est semblable. Benoît XVI a été un Pape théologien, profond, allemand, avec une autre personnalité. Maintenant, le Pape François est perçu comme plus charismatique. Ma génération a pu se réjouir de la visite de Saint Jean Paul II » conclut-il.
Selon les estimations du Ministère du Commerce extérieur et du Tourisme, l’arrivée du Pape François au Pérou devrait mobiliser au total 816.000 visiteurs au cours de son périple dans les villes de Lima, Puerto Maldonado et Trujillo. Toujours selon les organisateurs, à l’occasion de la Messe que le Pape célébrera à Lima le Dimanche 21 janvier, ont été distribués 1,2 millions de billets.
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