VATICAN - Reprise de l'appel de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu mondial face à la pandémie de la part du Pape

Fides FR - www.fides.org - 9 ore 43 min fa
Rome – L'urgence planétaire représentée par la pandémie de Covid-19 « qui ne connaît pas de frontières », rend plus que jamais urgent « une cessez-le-feu mondial et immédiat dans tous les coins du monde ». Telle est la requête faite par le Pape François en particulier aux responsables des nations et des parties impliquées dans les conflits du monde entier, au terme de la prière de l'Angelus récité en ce Dimanche 29 mars dans la Bibliothèque privée du Palais apostolique. Le Pape a rappelé l'appel lancé ces jours derniers par le Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, invitant tout un chacun « à y donner suite, en bloquant toute forme d'hostilité, favorisant la création de couloirs humanitaires, l'ouverture à la diplomatie, l'attention envers ceux qui se trouvent en situation de plus grave vulnérabilité. Que l'engagement conjoint contre la pandémie – a souhaité le Pape – puisse porter tout un chacun à reconnaître notre besoin de renforcer les liens fraternels en tant que membres d'une unique famille » et à prendre acte du fait que « les conflits ne se résolvent pas par la guerre » et qu'il « est nécessaire de surmonter les antagonismes et les conflits par le dialogue et une recherche constructive de la paix ».
Selon le Père Qaisar Feroz OFM cap, Directeur du Bureau des Communications de la Conférence épiscopale du Pakistan, le soutien du Pape François à l'appel de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu mondial représente « la réponse compatissante » la plus adaptée au moment présent et la guerre contre le Covid-19 devrait effacer également « toutes les guerres politiques, les guerres froides, les guerres biologiques, les guerres économiques. Ceci est un temps pour sauver l'humanité et j'espère qu'au Pakistan également, tous les partis d'opposition, y compris l'ensemble des groupes islamiques, respecteront et soutiendront l'appel de l'ONU en faveur d'un cessez-le-feu mondial en suivant les mesures nécessaires adoptées par le gouvernement pakistanais et en tenant compte que plus de 25% de la population vivent sous le seuil de pauvreté ». Le Père Cedric Prakash SJ du Centre Prashant d'Ahmedabad , espère lui aussi que l'appel repris par le Pape François ne sera pas ignoré par les responsables mondiaux ni pas les « affairistes de la guerre et ceux qui contrôlent l'industrie des armes ». Le cessez-le-feu demandé par le Pape François – déclare le jésuite à l'Agence Fides – est « la chose la plus sage à faire en ce moment » pour faire en sorte que « toutes les hostilités cessent partout immédiatement et sans conditions et pour que tous les hommes et les femmes s'unissent dans un esprit d'unité harmonieuse et de tolérance en cherchant à vaincre le Covid-19 une fois pour toutes ».
Ces jours derniers, l'appel d'António Guterres a trouvé des adhésions de la part de diverses parties en conflit de par le monde. En Syrie, les forces démocratiques syriennes se sont déclarées disposées à suspendre toute action militaire dans le nord-est du pays. Au Yémen, dévasté par cinq ans de conflit, l'envoyé de l'ONU, Martin Griffith, a fait part de « réponses positives » provenant tant des rebelles Houthis que des forces gouvernementales à propos d'une « trêve humanitaire » à appliquer pour mieux lutter contre le danger de la pandémie. En Afrique, les responsables de l'une des principales milices séparatistes opérant au Cameroun, les SOCADEF se sont déclarés disponibles en vue d'un cessez-le-feu d'une durée de deux semaines du 29 mars au 12 avril afin de favoriser des initiatives de prévention de la pandémie. Un message d'adhésion à l'appel du Secrétaire général de l'ONU est également parvenu du Parti communiste des Philippines ainsi que du gouvernement philippin.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Ouverture d'un centre de soutien psychologique de la part de la Compagnie de Jésus dans le cadre de la lutte contre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - 10 ore 14 min fa
Abidjan - Face à la propagation du Covid-19 et à son impact psychosocial sur la population, le Père Jean Messingue, spécialiste de psychologie clinique et directeur de l’ITCJ, Institut de Théologie de la Compagnie de Jésus à Abidjan, en collaboration avec le Pr. Médard Koua, Directeur de l’hôpital psychiatrique de Bouaké, a ouvert un centre d’écoute et d’assistance téléphonique.
Ainsi que cela a été indiqué à l'Agence Fides, le Centre vise à « renforcer les dispositifs d’assistance psychologiques aux personnes qui ressentiraient le besoin pour trouver des réponses appropriées à leur souffrance émotionnelle et aux menaces que le corona virus fait peser sur elles. »
Trois lignes téléphoniques sont ouvertes 24 heures/24 au bout desquelles deux équipes de bénévoles essaient d’apporter l’aide nécessaire à chacune des préoccupations. L’une composée de professionnels de l’hôpital psychiatrique de Bouaké et l’autre de 25 étudiants du COPAC, le centre de conseil professionnel et de pastorale clinique crée par l’ITCJ.
« Ces étudiants ont déjà suivi le parcours certifiant en initiant en art de conseil professionnel - indique le Père Jean Messingue. Une phase préparatoire sur l’intervention psychosociale de crise a été faite et chaque étudiant passe un test oral. Le Pr. Koua et moi-même coordonnons et supervisons les interventions téléphoniques ».
Les services sont gratuits et c’est le COPAC et l’hôpital psychiatrique de Bouaké qui prennent en charge les dépenses financières nécessaires à la mise en place et à la réalisation du projet.
Les lignes téléphoniques n’étant pas des numéros verts, « malheureusement ceux qui appellent doivent avoir des crédits d’appels suffisants pour tenir un entretien de 30 minutes en moyenne» précise le Père Jean Messingue.
Depuis donc son ouverture le 23 mars, le centre de soutien psychologique téléphonique a reçu des dizaines d’appels de personnes en quête d’assistance psychologique ou d’information.
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ASIE/INDE - Prière, solidarité et espérance dans le cadre de la lutte contre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - 10 ore 15 min fa
New Delhi – Les fidèles chrétiens en Inde sont engagés à servir la nation en ce moment de crise créé par la pandémie de Covid-19. « En Inde, l'arrêt de près d'un mois constitue un défi au plan social, économique et médical. La situation est plus grave pour les pauvres, les sans abri, les sans terre, les populations tribales, les dalits et les groupes des minorités religieuses pour lesquels la vie, même en temps normal, était difficile. Pour l'heure, n'ont été annoncées aucune orientation spécifique ou paquets de mesures économiques visant à garantir la survie [de ces populations NDT] » indique dans un message transmis à l'Agence Fides l'Evangelical Fellowship of India , organisation qui rassemble 65.000 communautés chrétiennes sur l'ensemble du territoire de l'Union indienne. « Nombre de travailleurs immigrés ont été bloqués sur leurs lieux de travail. Il n'existe aucun moyen de transport pour les ramener chez eux, aucun salaire pour acheter de la nourriture et aucun abri » indique l'organisation, lançant un appel aux autorités afin qu'elles « agissent avec empathie et grâce ».
Aujourd'hui, la communauté chrétienne en Inde « assume la responsabilité de guider la nation dans l'espérance et dans la force spirituelle en ce qui concerne la lutte contre la menace du Covid-19. La coïncidence entre cette crise et le temps du Carême constitue une occasion pour unir nos forces à celles des autorités dans le cadre de cette lutte commune ».
Hier, 29 mars, les fidèles ont vécu une Journée de prière et de jeûne spéciale pour l'Inde. « L'histoire nous apprend que l'Eglise a été en première ligne dans le service de la société au cours de la pandémie. A côté de nos prières, existe l'engagement à être des agents d'espérance et à soulager la souffrance qui nous entoure, tant en ce qui concerne les biens matériels que les biens psychologiques ».
De nombreux membres des communautés chrétiens ont « pris en charge » les pauvres et les nécessiteux dans les communautés. Les jeunes contactent les personnes âgées et les personnes qui ont besoin d'aide proches de chez eux, les aidant à se procurer de la nourriture et le matériel nécessaire. Nombreux sont les instituts gérés par des chrétiens tels que des écoles, collèges, auberges de jeunesse, séminaires et églises de différentes villes qui mettent à disposition leurs locaux comme refuges pour les travailleurs immigrés ou les nécessiteux alors que tous les hôpitaux et dispensaires chrétiens offrent déjà une contribution valide et précieuse dans le soin des malades. « Nous sommes sûrs que les autorités locales des villes apprécieront cette aide » indique l'EFI.
Au niveau de la sécurité alimentaire également, certaines communautés et associations chrétiennes entendent préparer de la nourriture et la conditionner dans des paquets jetables pour les distribuer aux sans abris ou aux nécessiteux.
Enfin, « l'arrêt des activités peut également constituer un moment béni pour les familles, permettant de renforcer les liens humains et spirituels en leur sein ». « Accueillons ce temps comme un don de Dieu, en étant conscient du fait que, même si l'édifice de culte est fermé, l'Eglise ne pourra jamais être fermée. Partout où nous sommes, nous sommes l'Eglise de Dieu » conclut l'organisation.
L'Evangelical Fellowship of India , fondée en 1951, est une alliance nationale qui comprend plus de 54 dénominations protestantes pour un total de 65.000 communautés réparties sur l'ensemble du territoire indien ainsi que 200 agences et organisations missionnaires caritatives.
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AFRIQUE/KENYA - Dénonciation de la Commission épiscopale Justice et Paix de la trop grande brutalité de la police en matière d'application des mesures de lutte contre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - 11 ore 4 min fa
Nairobi – « Les actions des agents des forces de l'ordre dans tout le pays et en particulier à Mombasa sont inacceptables. Ces actes brutaux ne font qu'ajouter davantage de souffrances aux personnes qui sont déjà vulnérables, accroissant ultérieurement le risque de diffuser et de contracter le virus de la part de la majorité de la population, forces de sécurité comprises ». C'est ce que dénonce la Commission épiscopale Justice et Paix du Kenya dans une déclaration à la presse concernant les mesures prises par le gouvernement afin de lutter contre la diffusion du corona virus.
La Commission épiscopale Justice et Paix remercie le gouvernement « pour les meures adoptées pour notre bonne santé et notre sécurité, y compris les informations rapides fournies au public concernant les mesures préventives, la fermeture des frontières, la création de centres d'isolement, l'application du couvre-feu du coucher du soleil à l'aube ». Cependant, elle ajout avoir appris « avec incrédulité la nouvelle de brutalités et de mauvais traitements perpétrés par les agents de sécurité à l'encontre de citoyens dans le cadre de l'application des directives présidentielles ». En particulier, « nous sommes choqués par les mauvais traitement infligés aux membres les plus vulnérables de la société, tels que les femmes et les enfants ainsi qu'à certains opérateurs importants tels que des journalistes et des fournisseurs de denrées alimentaires ».
« Nous réaffirmons que la dignité humaine et la sainteté de la vie constituent des valeurs qui doivent être soutenues à tout moment. Nous cherchons à être les gardiens de nos frères et sœurs et à être solidaires de l'humanité alors que nous nous efforçons de contenir la diffusion du Covid-19 » poursuit la déclaration.
« La diffusion du corona virus sera vaincue seulement au travers de la collaboration et de l'adhésion aux mesures demandées. Evitons de nous inculper les uns les autres et concentrons-nous davantage sur ce qui peut nous permettre de retourner à notre routine quotidienne le plus tôt possible. Continuons à prier Dieu de nous aider à sortir de la pandémie » conclut la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale.
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EUROPE/ESPAGNE - Multiplication des efforts des missionnaires dans un contexte voyant la faim être plus létale que le Covid 19

Fides FR - www.fides.org - 11 ore 24 min fa
Madrid – L'urgence sanitaire liée au Covid-19 a désormais atteint tous les continents. Les Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne ont recueilli le témoignage de missionnaires qui ont redoublé leurs efforts, préoccupés par les conséquences de la pandémie sur de nombreuses personnes pauvres vivant dans les rues ou ne mangeant que grâce à de petits travaux réalisés au jour le jour.
“Avec cette situation créée par le corona virus, la pauvreté a empiré. Il n'y a rien à manger” explique le Père Domingo García Hospital, missionnaire de l'OCSHA au Pérou. A Piura, où il vit, la grande majorité de la population survit grâce à un travail informel quotidien. Dans la Paroisse, les femmes gèrent cinq “casseroles communes” où elles cuisinent ce qu'elles réussissent à collecter pour toutes les familles. A Lurin, les Petites Soeurs des Pauvres suivent 35 personnes âgées pauvres, dans un centre d'accueil. María Henar González souligne que ces derniers constituent la population la plus en danger et qu'en ce moment, ils sont également isolés, suivant les indications du gouvernement. “Nous vivons d'aumônes – explique-t-elle. Généralement, les religieuses sortent pour chercher des aides. Maintenant, nous ne pouvons le faire et nous nous en remettons pleinement à la Providence de Dieu afin que rien de manque aux personnes âgées dont nous nous occupons”.
Au Brésil, dans le Diocèse de Bacabal, le Père Alberto Íñigo Ruano, prêtre diocésain de Getafe, au travers des réseaux sociaux, s'unit en prière avec les personnes de sa Paroisse pour l'Adoration du Très Saint Sacrement, le chapelet et la Messe. “Chaque semaine, je sors avec l'Ostensoir dans les rues de la ville et je traverse les communautés – raconte-t-il. Les familles qui désirent recevoir la bénédiction sortent sur le pas de la porte avec un cierge allumé. C'est impressionnant”.
Au Chili, un autre prêtre espagnol, le Père Álvaro Chordi, missionnaire ADSIS à Santiago, a promu une campagne de la Paroisse Saint Saturnin pour aider les immigrés et les sans abri en ces temps de quarantaine. “Avant le début de la quarantaine, nous distribuons beaucoup de denrées alimentaires, pour plusieurs jours. En outre, la Paroisse est ouverte quatre heures par jour de façon à ce que les indigents puissent bénéficier des toilettes”.
En Afrique, dans le nord du Tchad, la tribu Samburu sait peu de chose sur le virus. Le Père Luis Carlos Fernández, missionnaire de Yarumal d'origine colombienne, visite actuellement toutes les communautés pour les avertir et expliquer l'importance de se laver les mains. “Les mesures contre le virus deviennent chaque jour plus sévères. Les écoles ont fermé leurs portes et maintenant ce sont les marchés qui ferment. La faim, qui est ce qui tue la majorité des personnes de par le monde, sera plus létale que le corona virus” explique-t-il.
Au Cameroun, le Père Navarro Ángel de la Victoria, missionnaire xavérien, écrit sur son blog que, bien que les écoles soient fermées, les personnes continuent leur vie normale, nombre d'entre elles parce qu'ignorant ou ne croyant pas en la gravité du virus, et d'autres parce qu'elles vivent de petits travaux quotidiens, comme ces milliers de femmes qui cuisinent des galettes le matin tôt pour aller ensuite les vendre dans les rues.
Du Mozambique, le Père Carlos Moratilla, missionnaire somasque, qui a appliqué les mesures de prévention dans la maison qu'il dirige et où il accueille les enfants des rues, indique, s'unissant à la prière de toute l'Eglise : “Nous avons fait une procession et un chapelet avec la statue de Notre-Dame de Fatima et nous avons prié pour toutes les personnes impliquées et frappées par la maladie. Nous l'avons fait en conservant une distance d'au moins un mètre entre nous”.
Les Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne invitent tout un chacun à vivre ce temps en clef missionnaire, offrant sur leur site Internet des propositions de prière, de réflexion et de divertissement pour enfants et adultes.
Link correlati :Site des Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne
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ASIE/INDONESIE - Grilles fermées et interdiction de sortir dans un but préventif pour les Camilliens de l'île de Flores dans le cadre de la lutte contre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - 11 ore 51 min fa
Flores – « En Indonésie, les cas de corona virus sont en continuelle augmentation, en particulier dans la capitale, Djakarta. Heureusement ici, sur notre île de Flores, nous avons seulement jusqu'à présent quelques cas suspects » écrit à l'Agence Fides le Père Luigi Galvani, missionnaire camillien à Flores. « Ces jours derniers cependant, le gouvernement a émané des normes de prévention sévères, y compris pour nous, faisant fermer toutes les écoles, suspendre les célébrations liturgiques, toute activité de groupe et invitant à rester le plus possible à son domicile. Nous aussi, par suite, comme d'autres Instituts, vivons la période de quarantaine avec les grilles fermées et l'interdiction de sortir ».
« Il n'est pas aisé de faire tenir tranquilles nos jeunes séminaristes – ajoute le prêtre – et pour cela nous leur avons fourni des taches en cuisine et confié des travaux de jardinage et de maintenance. Naturellement, le temps ne manque plus pour la prière, avec en particulier la récitation de bons et saints chapelets. Ce sont ces vitamines qui nous font sentir le plus unis et donnent l'espérance de pouvoir voir bientôt la fin de ce moment dramatique qui frappe désormais le monde entier ».
A propos de la situation d'urgence en Italie, le Père Galvani indique être « rentré à Flores voici presque un mois juste à temps avant que la situation dramatique du corona virus n'éclate en Italie. Je peux imaginer la souffrance qui frappe des centaines ou mieux des milliers de familles qui voient que la vie terrestre de leurs êtres chers est achevée. Cependant, nous avons la chance de penser et de croire qu'une autre vie nous attend. Grâce à Dieu, ma santé est assez bonne et je me sens heureux d'avoir pu revenir pour continuer mon engagement missionnaire dans ce grand pays d'Asie qui offre encore de bonnes espérances en termes de vocations – souligne le Père Galvani. A ce propos, une bonne nouvelle pour nous Camilliens se doit d'être donnée : le 12 mars dernier, a eu lieu la bénédiction de la pose de la première pierre de notre noviciat de Kupang, sur l'île de Timor, où nous entendons développer dans un proche avenir d'autres activités sociales et de formation des jeunes ».
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AMERIQUE/NICARAGUA - Lutte contre le Covid-19 de la part de l'Eglise et promotion de rassemblements de la part des autorités civiles

Fides FR - www.fides.org - 13 ore 35 min fa
Masaya – Le Maire de Granada organise un pèlerinage au sanctuaire de Jesús del Rescate, alors même que l'Evêque l'avait annulé pour éviter des contaminations.
Alors que l'Eglise au Nicaragua s'est organisée, annulant les Messes ou les célébrant avec le nombre minimum de fidèles possibles pour empêcher au plus grand nombre de personnes de contracter le corona virus, le gouvernement de Daniel Ortega insiste à ne pas affronter la crise sanitaire mondiale. Dans leur enthousiasme à feindre la normalité, les maires qui sont favorables au gouvernement ont tenté d'ignorer l'autorité de la Conférence épiscopale du Nicaragua , en organisant des activités religieuses, celles-là même que l'Eglise avait annulé pour éviter les rassemblements.
A Granada, S.Exc. Mgr Jorge Solórzano, se conformant aux recommandations de l'OMS, a annulé les processions de la Semaine Sainte et de Pâques, et a interdit les activités dans toutes les églises de son Diocèse mais le Maire, Julia Mena, a organisé et promu un pèlerinage de chars traditionnels au sanctuaire de Jesús del Rescate, dans le département de Rivas. Le Curé de ce lieu a indiqué ne pas avoir prévu de réception pour les pèlerins.
Selon la note parvenue à Fides, ce n'est pas la première fois que des maires se substituent à l'autorité de l'Eglise catholique. Ainsi, en 2018, le Maire de Masaya, Orlando Noguera, a célébré les fêtes patronales en l'honneur de Saint Jérôme, patron de la ville. A cette occasion, le bureau du maire a utilisé une réplique de la statue du saint et les participants marchèrent en une sorte de carnaval folklorique caractérisé par de la musique, des marimbas, des danses traditionnelles, des liqueurs et rien de religieux .
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EUROPE/ITALIE - Les jeunes de l'Economie de François et la démonstration de l'interconnexion générale par l'intermédiaire de la crise internationale due au Covid-19

Fides FR - www.fides.org - 13 ore 55 min fa
Assise – « Nous ne nous arrêtons pas. La crise internationale due au corona virus montre encore une fois combien tout est lié. A la lumière de cette expérience dramatique, le rendez-vous que vous nous avez fixé apparaît encore plus urgent et prophétique ». C'est ce qu'écrivent dans un message adressé au Pape les jeunes participants à la rencontre internationale « l'Economie de François », prévue dans la ville de Saint François du 26 au 28 mars et reportée au 21 novembre pour cause de pandémie.
« De notre coté – poursuivent les jeunes dans le texte envoyé à Fides par le Bureau de presse de la Basilique de Saint François – nous multiplieront notre engagement, nous intégrerons les thèmes, nous organiserons des événements et des rencontres selon les formes possibles, impliquant d'autres voix et sensibilités. Se rencontrer sera encore plus beau, pour nous et pour le monde qui, maintenant plus qu'hier, attend une économie différente, à taille humaine ».
A l'événement, qui rappelle dans sa dénomination le Saint d'Assise, exemple par excellence du soin des derniers de la terre et d'une écologie intégrale, et renvoie en outre au magistère du Pape François, participent de jeunes chercheurs et opérateurs économiques provenant de 115 nations.
Dans leur lettre, les jeunes citent au Pape les expériences qu'ils auraient dû présenter en réponse à son appel : « Vous auriez écouté nos histoires de changement : Diego et son village écologique au Brésil, Samer du Liban qui a inventé une plateforme pour le travail sans barrières, Andrea, jeune économiste « au cœur de médecin » et encore, entre autres, vous auriez entendu parler du défi du micro crédit de Myriam en Ouganda, l'azéri Turkan qui mène des recherches sur les thèmes liés à l'inégalité entre les sexes et Lilly, la très jeune activiste thaïlandaise, qui se bat contre le plastique. Nous aurions écouté vos paroles pour ensuite partager ensemble un pacte sur la Tombe de Saint François ».
Les participants rappellent enfin qu'aujourd'hui, l'Economie de François et les nombreuses personnes qui travaillent à ce processus « traversent la douleur et la complexité de la crise mondiale » et ils saluent le Pape « certains que vous continuerez à nous accompagner sur ce chemin par votre présence et votre prière », se donnant rendez-vous au 21 novembre.
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VATICAN - La supplique du Pape depuis le parvis de la Basilique Saint-Pierre

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 16:19
Rome – La pandémie de Covid-19 rappelle actuellement à notre monde que « personne ne se sauve tout seul », alors que « nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés ». Dans cette condition qui anéantit toute prétention d’autosuffisance, le Pape François demande au Seigneur de montrer qu’Il a toujours « soin de nous » et ne nous laisse pas en proie à la tempête. C’est ce qu’il a fait au soir du 27 mars, au cours du moment extraordinaire de prière en époque d’épidémie qu’il a présidé sur le parvis de la Basilique Saint-Pierre devant une place vide et battue par la pluie. Le moment liturgique a débuté par l’écoute d’une péricope de l’Evangile selon Saint Marc, dans laquelle les disciples réveillent Jésus qui dort dans la barque parce qu’ils sont apeurés par la tempête qui les a emportés pendant leur traversée du lac de Tibériade .
Le moment de prière a vu également le Pape s’arrêter devant une image de la Vierge Salus Populi Romani et le Crucifix de Saint Marcel au Corso, porté pour l’occasion Place Saint-Pierre. Après l’écoute de la Parole de Dieu, le Pape a adoré le Très Saint Sacrement, exposé sur un autel placé dans l’atrium de la Basilique. Après la supplique, la liturgie s’est achevée par le rite de la Bénédiction eucharistique “Urbi et Orbi”, impartie par le Pape François depuis les grilles de la Basilique devant la place vide, inondée à ce moment-là du son des cloches mêlé aux sirènes des ambulances. S.Em. le Cardinal Angelo Comastri, Archiprêtre de la Basilique Saint-Pierre et Vicaire de Sa Sainteté pour l’Etat de la Cité du Vatican, a prononcé la formule pour la proclamation de l’indulgence plénière, remarquant que celle-ci était concédée à tous ceux qui recevait à ce moment-là la bénédiction eucharistique au travers des technologies actuelles ainsi qu’à ceux qui y étaient présents « spirituellement, par le désir ».
Le Pape a élaboré sa réflexion spirituelle en lisant le présent moment historique à la lumière de l’épisode raconté dans l’Evangile selon Saint Marc, dans lequel Jésus calme la tempête, en tranquillisant également la peur de Ses disciples. Avec l’explosion de la pandémie – a reconnu le Pape en ouverture de sa méditation – « nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement ».
La condition orageuse du temps présent – a souligné le Pape – révèle la fragilité de pensées et de comportements alimentés par la présomption d’être autosuffisants, de se suffire à soi-même. « La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’"emballer" et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment "salvatrices", incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité ».
Avec la tempête qui balaie le monde entier – a poursuivi le Pape François – « A la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos "ego" toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune , à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères ». Dans sa méditation spirituelle, le Pape a rappelé à ce propos qu’à cette époque d’angoisse collective aussi « nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul ». Le Pape a également fait référence à la multitude des personnes qui « font preuve chaque jour de patience et insuffle l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes ! ».
Le fait de reconnaître d’avoir besoin de salut – a poursuivi le Successeur de Saint Pierre – peut devenir aussi le début de la foi : « seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage ». Le moment de l’épreuve est une occasion pour reconnaître que la foi même n’est pas un « objet » duquel on peut se croire maîtres, et qu’elle dépend toujours de l’action du Christ, du don de Sa grâce. Dans la tempête, les disciples aussi se sentent perdus lorsqu’ils voient Jésus dormir dans la barque et « ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. », oubliant que « lui, plus que personne, tient à nous ». L’humanité présente – remarque le Pape – s’est laissée « absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : "Réveille-toi Seigneur ! ».
A notre époque aussi, l’espérance est que le Christ Lui-même œuvre afin de réveiller notre foi pascale « qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi ». Dans le monde bouleversé par le fléau de la pandémie, le Pape a répété que les chrétiens peuvent annoncer au monde seulement l’espérance donnée par le Ressuscité : « Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés ». Ce n’est qu’au Christ, vivant et opérant aujourd’hui, qu’il est possible de demander de protéger aujourd’hui le cœur de tous de la peur et de l’angoisse et de soutenir également la faiblesse de la foi qui vacille : « de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » . Et nous, avec Pierre, "nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous" ».
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ASIE/INDONESIE - Démission de l'Archevêque de Merauke

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 12:27
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l'Archidiocèse de Merauke présentée par S.Exc. Mgr Nicolaus Adi Seputra, M.S.C. ata da S.E. Mons. Nicolaus Adi Seputra, M.S.C.
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ANALYSE/OMNIS TERRA - « L'Eglise numérique » en Asie à l'époque du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 12:09
Manille – La pandémie de Covid-19 a frappé plus de nations que les deux guerres mondiales. L'épisode a eu un impact sur tous les aspects de la vie : famille, société, affaires, gouvernance, instruction, économie, religion. Au cours de l'urgence, dans le monde entier, les gouvernements ont limité les déplacements de leurs ressortissants afin de contenir la contamination, adoptant des mesures de distanciation sociale. Par conséquent, rencontres, conférences, rassemblements ont été annulés avec de notables conséquences sur la pratique religieuse. Au cours de cette phase unique dans l'histoire, l'Eglise en Asie, - aux Philippines, en Inde, au Japon, en Indonésie, au Myanmar, en Malaisie, au Vietnam, en Corée du Sud, au Sri Lanka, au Bengladesh - en invitant ses fidèles à « rester chez eux », a eu recours à la technologie pour conserver un contact, un rapport communautaire et une pratique de culte à un moment de crise sans précédent.
Cette époque turbulente ont tracé la route à « l'Eglise numérique » ou à « la communauté virtuelle » dans toutes les nations puisque dans de nombreux pays sont en place des mesures de quarantaine et que toutes les Messes publiques et autres liturgies dans les églises sont suspendues. « Ceci constitue un moment pour être unis en tant que communauté des baptisés, pour se retirer en prière et se mettre à genoux pour prier les uns pour les autres ». Dans cet esprit, les Eglises qui sont en Asie ont conseillé aux fidèles d'assister aux fonctions religieuses en direct sur Internet ou par câble, sur les chaîne de télévision locales, les stations de radio et ont renforcé par ailleurs tous les canaux numériques tels que les réseaux sociaux afin d'atteindre et d'interagir avec les fidèles.
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ASIE/AFGHANISTAN - Fermeture dans le cadre de l'urgence suscitée par la pandémie de Covid-19 de la seule église catholique du pays

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 11:53
Kaboul – La chapelle de l'Ambassade d'Italie à Kaboul – seule église catholique présente sur le territoire afghan – a suspendu les célébrations pour répondre aux mesures d'endiguement du Covid-19. C'est ce qu'apprend l'Agence Fides du Père Giovanni Scalese, missionnaire barnabite et Supérieur de la Missio sui iuris en Afghanistan. “A la fin du mois de février – affirme le prêtre dans une note envoyée à Fides – j'avais envoyé une communication concernant les mesures de précaution visant à prévenir la diffusion du Covid-19. Malheureusement, le virus a continué à se répandre. Même si, grâce à Dieu, en Afghanistan, la contamination n'a pas atteint les niveaux de celle présente en Chine ou en Italie, l'expérience de ces pays suggère de ne pas sous-évaluer la dangerosité du virus. La diffusion des premiers cas à Kaboul a poussé les autorités de l'Ambassade à fermer le complexe. Dès lors, le 23 mars, j'ai célébré la dernière Messe avec les religieuses. De toute façon, la participation à la Messe dominicale s'était déjà fortement réduite au cours de ces dernières semaines, signe que nombreux étaient ceux qui étaient retournés dans leur pays”.
Le religieux continue à célébrer personnellement la Messe en l'église sise à l'intérieur de l'Ambassade. “Je ne sais s'il me sera possible de vivre les rites de la Semaine Sainte dans la mesure où ils requièrent la participation de fidèles ou au moins de quelques ministres mais, dans tous les cas, à chaque fois que j'aurai la possibilité de célébrer une Messe, je le ferai”.
L'appel du Père Scalese est de vivre ce temps accompagnés par la prière personnelle: “J'encourage tout un chacun à vivre son propre chemin de foi en se servant des célébrations et des moments de prière transmis au travers des moyens de communication. Je vous exhorte à vivre cette période d'épreuve dans un esprit de pénitence et de réconciliation. Je vous invite à prier chaque jour la Couronne de la Divine Miséricorde et le chapelet pour nous-mêmes, pour nos êtres chers, pour les victimes du Covid-19, pour les opérateurs sanitaires et pour les autorités civiles”.
En date du 27 mars, le nombre des contaminations enregistrées en Afghanistan était de 80 dont deux diplomates et quatre militaires italiens. Le pays, qui ne dispose pas de structures sanitaires adéquates pour répondre à une éventuelle crise, connaît également un état d'incertitude politique totale, due au dualisme entre le Président élu, Ashraf Ghani et son adversaire, Abdullah Abdullah, qui se sont tous deux autoproclamés vainqueurs des dernières élections présidentielles.
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AMERIQUE/BRESIL - Appel de l'Alliance interreligieuse en faveur de la responsabilité et de la solidarité face à la pandémie de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 11:16
Sao Paulo – “Nous demandons à tous les gouvernements d'Amérique latine et des Caraïbes, comme certains le font déjà de manière efficace, qu'ils adoptent avec responsabilité et décision les mesures nécessaires pour protéger la vie de toutes les personnes, en particulier les plus vulnérables, et à ce qu'ils fassent le plus grand effort pour lutter contre cette pandémie qui concerne la santé publique mondiale”. Tel est l'appel lancé par l'Alliance interreligieuse pour l'Agenda 2030, qui fait partie du Conseil épiscopal latino-américain, appel qui a été diffusé par Prensa Celam.
Le texte reconnaît “les gestes de solidarité notables entre les gouvernements de la région” et les encouragent “à renforcer les organisations régionales pour relever les défis de cette pandémie au mieux et de manière décisive”, souhaitant que “la communauté scientifique puisse trouver rapidement les médicaments nécessaires contre le virus”. Par suite, il demande à ce que soient renforcés les efforts multilatéraux des Nations Unies “afin d'affronter cette crise avec une solidarité mondiale, en surmontant la tentation des isolements nationalistes”.
L'Alliance interreligieuses pour l'Agenda 2030 est née en 2014 dans le but de coordonner l'engagement de communautés et organisations religieuses en Amérique et aux Caraïbes pour affronter des questions telles que la justice, la paix, l'intégrité de la Création, la discrimination, l'exclusion, la pauvreté en vue de la réalisation des Objectifs de développement durable indiqués par l'ONU.
Dans son message, parvenu à Fides, l'Alliance reconnaît en ce moment de pandémie, les efforts notables faits par le personnel médical et paramédical, par les forces de l'ordre, les bénévoles et les organisations de solidarité “qui prennent soin en particulier des populations très vulnérables, telles que les familles en situation d'extrême pauvreté, les personnes âgées, les indigènes et les migrants”. Elle demande par suite “aux gouvernements de la région de garantir la sécurité alimentaire et économique de ces populations, de préserver les droits sociaux, en particulier relatifs au travail” afin que la crise économique, aggravée par la pandémie, n'ait pas de nouvelles et ultérieures retombées sur les personnes en condition d'extrême pauvreté.
“Il ne fait aucun doute que ceci est le moment où nous devons mettre en pratique nos valeurs de responsabilité, de fraternité et de solidarité” indique la partie finale du document. Dans le même temps “nous devons nous préparer à répondre à de possibles scénarios après la pandémie afin d'assurer la subsistance des populations les plus vulnérables et sûrement plus pauvres, à cause des mesures d'endiguement du virus”.
Le communiqué s'achève en invitant à promouvoir une journée de prière commune au sein des différentes communautés de foi, afin de demander à Dieu Tout-Puissant de mettre fin à ce mal et de nous renforcer “dans notre engagement à continuer à affronter de manière solidaire et active la lutte contre cette pandémie pour la vie pleine de l'humanité en cette maison commune”.
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AFRIQUE/ETHIOPIE - De la nécessité de « renforcer un climat de démocratie et de paix » selon les Comboniens

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 10:46
Awasa - “L'Ethiopie accomplit de grands progrès mais elle connaît encore de graves difficultés dans le domaine économique et sociale”. C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides le Père Pedro Pablo Hernandez, missionnaire combonien d'origine mexicaine qui, depuis vingt ans, oeuvre au sein du Vicariat apostolique d'Awasa. Au cours de ces deux dernières années, au plan politique, la nation a accompli un important tournant grâce à la nomination, en 2018, du Premier Ministre Abyi Ahmed. “Le Premier Ministre – explique le Père Hernandez – a été accueilli avec enthousiasme par la population du fait de ses manière gentilles et de son ouverture. Ce n'a pas été facile pour lui de mener ses programmes tant à cause de graves difficultés objectives que suite aux fortes oppositions internes. Cependant, la situation s'est sensiblement améliorée, surtout dans le domaine des droits fondamentaux, de la liberté de la presse et du système démocratique. Le pays récupère lentement une identité propre” remarque le religieux.
Malgré les progrès accomplis, les difficultés demeurent. “Aujourd'hui, on vit encore dans un climat d'incertitude et d'instabilité sociale” précise le Père Hernandez. Aux tensions à caractère ethnique, en outre, sont venues s'ajouter au fil du temps des frictions entre les différentes communautés religieuses. “En tant qu'Eglise catholique – indique le prêtre – nous cherchons à mener un dialogue interreligieux avec les autres confessions pour tenter de construire une paix véritable et durable”. Dans cette zone, les missionnaires comboniens sont présents depuis 35 ans sur les montagnes du sud-est de l'Ethiopie, parmi les Guyi, un groupe appartenant à l'ethnie Oromo, la plus nombreuse du sud-est de l'Ethiopie. “Ici se trouve la petite mission de Killenso – indique le missionnaire – qui a donné naissance à deux autres missions, celles de Soddu Abala et Haroo Waato, qui connaissent une croissance constante”.
En 2008, la communauté religieuse de Killenso, conformément aux orientations de l'Institut, décida de promouvoir la pastorale sur Adoola, la plus importante ville de la région sise à 35 Km de la mission, où l'Eglise catholique était presque inexistante. “L'invitation de la part de familles de différentes localités des environs de la ville à ouvrir de nouveaux centres pastoraux et les conditions de vie inadaptées de la majeure partie des étudiants – indique le Père Hernandez – nous ont amené à réaliser les projets suivants: obtention d'un terrain au centre de la ville, création d'un programme de formation de nouveaux catéchistes en vue de la constitution de nouvelles communautés et construction d'une bibliothèque publique”.
Le fruit de cette action pastorale est en effet la présence actuelle sur zone de 16 nouvelles communautés chrétiennes. La construction d'une église, en 2016, a constitué l'expression matérielle de l'oeuvre de formation. En ce qui concerne le domaine de l'instruction, une bibliothèque comptant plus de 4.000 volumes et pouvant accueillir jusqu'à 120 étudiants a été mise en place.
Dans le domaine économique, les difficultés demeurent également. La sécheresse et l'inflation affligent le pays. Le manque de nourriture est très grave et bien que des signes de développement s'entrevoient, la différence entre riches et pauvres continue à augmenter, en particulier dans les zones rurales. Quelques 30% des éthiopiens vivent en effet dans des conditions d'extrême pauvreté. “Dans l'ensemble du Vicariat – indique le missionnaire – les écoles, les hôpitaux et les dispensaires font défaut. La population dépend encore des aides humanitaires. Les Secrétariats catholiques de l'ensemble des Diocèses accomplissent un travail remarquable pour faire face aux besoins de la population”. En août 2020, en Ethiopie, se tiendront les élections législatives. “Il faut construire et renforcer un climat de démocratie et de paix – conclut le Père Hernandez – en travaillant aux cotés de la population et pour elle afin qu'elle devienne toujours plus actrice de son propre avenir”.
Selon le recensement national le plus récent, les chrétiens représentent en Ethiopie 62,8% de la population totale, répartis entre orthodoxes éthiopiens , protestants et catholiques , le reste de la population étant musulman.
Link correlati :Vidéo de l'entretien avec le Père Pedro Hernandez sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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AFRIQUE - Dure offensive de Boko Haram au Nigeria et menaces sur le nord du Cameroun

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 10:09
Abuja – En pleine situation d'urgence sanitaire due au Covid-19 qui a désormais atteint également l'Afrique occidentale, les pays de la région sont confrontés à la recrudescence de l'activité de Boko Haram dans le cadre d'une série d'attaques entre le Nigeria et le Tchad, qui a provoqué ces derniers jours la mort d'au moins 150 militaires.
La plus grave de ces attaques remonte au 24 mars dernier lorsqu'au moins 92 militaires tchadiens ont été tués dans le cadre de l'opération la plus létale jamais perpétrée par les terroristes de Boko Haram, dans la péninsule de Boma, en province de Lac, frontalière du Niger et du Nigeria.
L'assaut a duré au moins sept heure et même les renforts envoyés sur place ont été touchés. Selon certains témoignages, 24 véhicules de l'armée auraient été détruits y compris des véhicules blindés alors que les miliciens de Boko Haram ont volé des armes prises aux militaires.
La veille, 23 mars, les djihadistes avaient tué au moins 50 militaires nigériens dans une embuscade perpétrée dans les environs du village de Goneri, dans l'Etat de Yobe septentrional.
Au nord du Cameroun également, à la frontière avec le Nigeria, des centaines de familles ont été contraintes à évacuer au cours de ces derniers mois à cause de la nouvelle vague de violence déclenchée par Boko Haram. Hidoua, Gochi, Mandaka, Tourou, Kolofata constituent la liste des localités attaquées depuis décembre dernier et cette dernière continue à s'allonger. Dans presque tous les cas, ont été signalés des incendies, des saccages, des enlèvements et des homicides commis par les djihadistes.
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AFRIQUE/RWANDA - Situation relativement tranquille en matière de contamination par Covid-19 malgré un problème récurrent de manque d'eau

Fides FR - www.fides.org - Sab, 28/03/2020 - 08:29
Kigali – « En un peu plus d'un semaine jusqu'à hier, nous sommes parvenus à 40 contaminations par Covid-19 au Rwanda » indique Omar Fiordalisio, représentant du Mouvement Lutte contre la faim dans le monde au Rwanda. « Le principal problème ici consiste à se laver les mains. En effet, souvent, nous n'avons pas d'eau, surtout dans les zones rurales du pays, où par chance, le virus n'est pas encore arrivé, mais ceci est également le cas à Kigali ».
« Dans la capitale – indique notre interlocuteur – les contaminations sont contenues, la majeure partie provenant de personnes qui arrivent de l'étranger au travers de voyages. Nous sommes en contact avec le gouvernement parce que les ONG ne prennent pas d'initiatives isolées mais se conforment à ce que sont les directives. Il n'est pas possible de voyager d'un district à un autre. Qui peut travaille depuis son domicile. Les hôpitaux sont actifs et une équipe spéciale est prête à intervenir en cas de besoin. Nous du MLFM en particulier avons du bloquer la construction d'un aqueduc ».
« Les aqueducs amènent de l'eau propre à de très nombreuses familles et jamais comme en ces jours, nous nous apercevons de l'importance que l'eau a en termes d'hygiène personnelle, pour ne pas contracter de maladies. Pour le moment, tout semble relativement contrôlé. Tous sont à leur domicile, les chantiers sont arrêtés, de nombreuses entreprises fermées et les contrôles sont très nombreux dans les rues. Si la situation devait s'aggraver, ce serait une catastrophe à cause de la totale précarité des systèmes sanitaires locaux ».
Le MLFM est une ONG de Lodi, l'un des lieux les plus touchés par le virus en Italie. Il est actif depuis plus de 30 ans au Rwanda dans la construction d'aqueducs.
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ASIE/BENGLADESH - Appel de l'Archevêque de Dhaka à collaborer avec le gouvernement pour surmonter la pandémie de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Ven, 27/03/2020 - 13:01
Dhaka – Etre de fidèles collaborateurs du gouvernement pour surmonter la pandémie de corona virus, c'est ce que demande aux fidèles S.Em. le Cardinal Patrick D’Rozario, Archevêque de Dhaka, lequel a déclaré, dans un message vidéo parvenu à l'Agence Fides: “Bien-aimés fidèles, nous nous trouvons face à des foyers de corona virus. Restons chez nous et pensons aux autres. Nous traversons actuellement un moment plus difficile. Dans cette situation, pourrait vous venir une interrogation: pourquoi cette pandémie de corona virus?”.
A cette question, le Cardinal, qui est également le Président de la Conférence épiscopale du Bengladesh , répond: “Nous ne sommes pas seulement des êtres humains. Nous croyons au Christ. Par suite, dans les moments les plus difficiles, nous cherchons à être des enfants de Dieu. Le gouvernement nous fournit actuellement des lignes directrices dans cette situation difficile de pandémie. Je demande humblement à tous les fidèles : suivons les lignes directrices que le gouvernement et l'Eglise nous fournissent”.
La CBCB a publié une annonce sur l'hebdomadaire catholique Pratibeshi réitérant les précautions nécessaires et informant que, cette année, les liturgies de la Semaine Sainte pourraient avoir lieu sur Internet. Certaines Paroisses ont commencé à offrir la Messe en direct sur Facebook. Les prêtres célèbrent à l'église dans la mesure où le gouvernement a interdit les rassemblements.
Le Premier Ministre, Sheikh Hasina, a déclaré dans un discours à la nation que le gouvernement était prêt à affronter toute “situation difficile” en relation avec la pandémie de corona virus et a demandé à tous ses compatriotes d'aider à contrôler le corona virus en suivant les instructions de l'exécutif. Le Premier Ministre a réitéré l'invitation à “rester chez soi” et a déclaré, s'adressant à chaque citoyen: “La conscience et la responsabilité personnelle vous protégera, vous, votre famille et le peuple tout entier”. Empêcher la diffusion de la contamination constitue désormais “la plus haute priorité” a-t-il ajouté.
Au Bengladesh, cinq personnes sont mortes et 44 ont été infectées par le corona virus. Le gouvernement a invité la population à demeurer chez soi jusqu'au 4 avril.
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AFRIQUE/MALI - Nomination de l’Evêque de Mopti

Fides FR - www.fides.org - Ven, 27/03/2020 - 12:23
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse de Mopti S.Exc. Mgr Jean-Baptiste Tiama, jusqu’ici Evêque de Sikasso.
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ASIE/IRAQ - Libération des quatre militants de SOS Chrétiens d’Orient enlevés à Bagdad le 20 janvier dernier

Fides FR - www.fides.org - Ven, 27/03/2020 - 12:23
Bagdad – Les quatre salariés de l'ONG SOS Chrétiens d’Orient – trois français et un irakien – qui avaient été enlevés à Bagdad le 20 janvier dernier - ont été libérés. La nouvelle a été annoncée par un communiqué diffusé dans la soirée du 26 mars par la Présidence de la République française. Le Président Macron – ainsi que l'indique le texte du communiqué de l'Elysée - « se réjouit de la libération de nos trois compatriotes, Antoine Brochon, Julien Dittmar, Alexandre Goodarzy et du ressortissant irakien Tariq Mattoka, tous salariés de l'ONG SOS Chrétiens d'Orient ». Le communiqué officiel souligne que « la France a fait tout ce qui était en son pouvoir pour parvenir à ce résultat » et exprime « sa gratitude aux autorités irakiennes pour leur coopération ».
L'Association SOS Chrétiens d’Orient, a, elle aussi, remercié les autorités françaises et irakiennes à l'annonce de la libération et exprimé au travers de ses canaux officiels ses félicitations et remerciement également « pour l'incroyable mouvement de prière et de solidarité » ayant suivi la nouvelle de l'enlèvement.
Les déclarations officielles de la Présidence française et de l'Association n'ajoutent pas de détail concernant les auteurs et les modalités de l'enlèvement par plus qu'elles ne mentionnent de détails concernant les modalités de la libération.
Les quatre collaborateurs de l’ONG française SOS Chrétiens d’Orient avaient disparu, ainsi que l'avait déjà indiqué l'Agence Fides sans laisser de traces le 20 janvier à Bagdad où ils s’étaient notamment rendus pour renouveler leurs visas et accomplir des formalités administratives concernant l’enregistrement de leur organisation près les bureaux irakiens compétents. Le 24 janvier sur les réseaux sociaux, SOS Chrétiens d’Orient avait indiqué avoir perdu le contact avec ses membres dès le mardi précédent et d’avoir signalé leur disparition aux autorités françaises et irakiennes. L’ONG française a tenu à préciser que les quatre employés disparus sont des personnes expertes, jouissant toutes d’une bonne santé et dotées d’une bonne connaissance des zones de crise dans lesquelles elles œuvrent. Elles ont par ailleurs toujours réalisé leurs initiatives dans le plein respect de standards de sécurité continuellement mis à jour afin de répondre aux nouveaux pièges émergeant dans cette région.
SOS Chrétiens d’Orient a son siège principal à Paris et se présente comme une organisation dédiée au soutien des communautés chrétiennes d’Orient y compris au travers du financement de projets sociaux et éducatifs. Actuellement, l’ONG est présente au travers de missions permanentes opérationnelles en Syrie, en Irak, au Liban et en Egypte. Les fondateurs de l’association, née en 2013, sont Charles de Msyer et Benjamin Blanchard, par le passé collaborateur de la parlementaire européenne du Front National Marie-Christine Arnautu. Le Directeur des initiatives de l’ONG, François-Xavier Gicquel, a lui aussi été militant du Front National. Selon des données publiées en 2019 par Le Figaro étudiant, depuis le lancement de ses activités, l’association a envoyé quelques 1.500 employés et bénévoles pour réaliser ses projets au Proche-Orient. En février 2017, l’ONG a également été reconnue comme partenaire de la Défense nationale par le Ministère des Armées.
La France avait annoncé le 25 mars le retrait de ses militaires présents en Irak où ils participaient à la formation des forces de sécurité irakienne dans le cadre des opérations mises en place par la coalition internationale anti-djihadiste conduite par les Etats-Unis. Les autorités françaises avaient motivé le retrait du contingent français par le besoin de concentrer ressources et énergies sur le front de l'urgence représentée par la pandémie de Covid-19.
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AMERIQUE/HAITI - Témoignage d'un missionnaire sur une catastrophe annoncée

Fides FR - www.fides.org - Ven, 27/03/2020 - 11:58
Port-au-Prince – « Il suffit de voir ce qui se passe dans la rue. Ce qui arrivera sera catastrophique vu que la population vit sa vie au jour le jour et qu'elle ne dispose pas des éléments essentiels pour affronter ce virus » : tels sont les termes employés dans une lettre écrite à Fides par un missionnaire, le Père Renold Antoine CssR, supérieur régional des Rédemptoristes résidant à Haïti.
“Le mal que personne ne désirait est arrivé dans le pays . L'Etat a déjà confirmé que 8 personnes ont été trouvées positives pour l'instant. Depuis le 19 mars, le Président a déclaré l'Etat d'urgence sanitaire dans tout le pays. Dans le même temps, ont été prises des décisions visant à bloquer la diffusion du virus dont celle de fermer les églises jusqu'à nouvel ordre. Les prêtres célèbrent le culte sans fidèles et nous transmettons en direct au travers des réseaux sociaux” poursuit le Père Antoine, décrivant la réalité du pays face aux première contamination par le virus.
Malheureusement, ce n'est que le début de quelque chose que, comme nous le voyons dans tous les pays, implique l'ensemble de la population et qui provoque de nombreux morts.
“Il suffit de voir de quelle manière se déroule la vie des personnes dans la rue chaque jour.
L'eau propre n'existe nulle part pour se laver les mains comme cela est nécessaire. L'énergie électrique est absente dans les maisons et il n'existe pas meme d'hôpitaux. De nombreuses personnes vivent dans la rue. Il est par suite très difficile de demeurer à un endroit précis. En tant que Rédemptoristes, nous offrons notre aide non seulement spirituellement mais aussi matériellement en positionnant des réservoirs d'eau dans certains endroits de manière à ce que les personnes puissent au moins se laver les mains. Nous partageons aussi la nourriture avec les plus pauvres” poursuit le Père Antoine.
A la fin, il demande une prière pour les missionnaires et pour les plus humbles. “Que le Seigneur ait miséricorde du pays et de sa population parce que nous ne disposons pas d'une infrastructure sanitaire permettant d'affronter une crise semblable!”.
Haiti, l'un des pays les plus pauvres d'Amérique, affronte, avec très peu de ressources, l'urgence sanitaire du Covid-19. En effet, le pays vit dans une situation d'urgence sanitaire permanente dans la mesure où n'existe pas de facto de système sanitaire national, les vrais centres sanitaires consistant dans les cliniques des ONG et de l'Eglise.
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