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Les Dépêches de l'Agence Fides
Actualizado: hace 35 mins

ASIE/INDE - Prise de position de l’Archevêque de Yangon sur le témoignage chrétien des indigènes Khasi

Hace 2 horas 30 mins
Shillong – « Il m’a été dit que vous, Khasi, êtes la première tribu parmi les nombreuses tribus du nord-est de l’Inde, que Dieu a choisi pour partager le don de la foi. Comme les israélites, vous êtes le peuple qui a été choisi à un moment spécial. Vous êtes bénis de Dieu. Aujourd’hui nous pouvons certainement voir comment vous avez répondu de tout votre cœur à l’appel du Seigneur et par votre oui, comment vous vivez si intensément le don de la foi. En suivant votre exemple, de nombreuses autres tribus ont embrassé le Christianisme. Vous êtes tous apôtres et prêchez non pas par les paroles mais au travers du témoignage de votre vie. Que le Seigneur vous bénisse cent fois ». C’est en ces termes que l’Archevêque de Yangon et Président de la Fédération des Conférences épiscopales d’Asie, S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, s’est adressé aux 200.000 fidèles des populations tribales au cours d’une Messe célébrée ces jours derniers à Shillong, dans le nord-est de l’Inde. Le Cardinal avait été invité sur place par l’Archevêque du lieu, S.Exc. Mgr Dominic Jala, entretemps tragiquement disparu dans un accident de voiture aux Etats-Unis. Malgré la mort de l’Archevêque, le Cardinal a tenu à honorer son engagement en se rendant dans la région et en visitant la communauté.
Le Cardinal a ajouté : « J’ai beaucoup entendu parler de l’Eglise du nord-est de l’Inde. J’ai été inspiré par les histoires racontées par Mgr Jala à propos de la profondeur de la foi et de la diffusion de l’Evangile. J’ai entendu parler des personnes Khasi et de leur amour pour le message du Christ. Votre Eglise est vibrante et me transmet beaucoup d’émotion et d’énergie spirituelle ».
Le Cardinal a ensuite adressé une pensée « au bien-aimé Archevêque » en rappelant combien « l’Eucharistie était pour lui la source et le sommet de la vie spirituelle », invitant par ailleurs les fidèles à suivre son exemple, « en faisant l’expérience du Dieu vivant, aimant et libérateur ».
« La Messe est le centre de notre vie et fait de nous des évangélisateurs et des missionnaires de la Bonne Nouvelle. L’Eglise dans le nord-est de l’Inde est une Eglise évangélisatrice et missionnaire. Elle a envoyé des missionnaires dans diverses parties du monde – a-t-il déclaré. Avec l’Eucharistie. Le Christ rejette les divisions créées par l’homme et unit l’humanité des différents contextes sociaux et économiques, le roi et le pauvre, le fort et le faible, le sain et le malade : tous viennent ensemble à l’Autel, tous sont enfants de Dieu. En présence de Dieu, tous sont égaux ».
En mettant au centre de la vie communautaire l’Eucharistie, « l’Eglise génère de l’espérance et devient une véritable communauté de foi. L’Eucharistie nous conduit à ce rêve décrit dans l’Apocalypse selon Saint Jean, le rêve de cieux nouveaux et d’une terre nouvelle » a-t-il conclu, invitant à répondre avec foi et avec l’Evangile aux défis de la pauvreté et de l’injustice, qui traversent également le nord-est de l’Inde.
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AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Nomination de l’Evêque d’Aliwal

Hace 6 horas 37 mins
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse d’Aliwal le Père Joseph Kizito du clergé de ce même Diocèse, jusqu’alors Vicaire général et Curé de la Paroisse cathédrale d’Aliwal Nord.
Le nouvel Evêque est né le 2 juillet 1967 à Kampala . Il a étudié la Philosophie au Grand Séminaire Saint Augustin de Rome et la Théologie au Grand Séminaire Saint Jean Marie Vianney de Pretoria . Il a été ordonné prêtre le 27 septembre 1997, s’incardinant dans le Diocèse d’Aliwal. Par la suite, il a exercé les ministères suivants : 1997-1998 : Vicaire de la Paroisse Saint François Xavier, 1998-2003 : Curé de la Paroisse Saint Augustin de Dordrecht, 2003-2013 : Curé de la Paroisse de Sterkspruit, depuis 2008 : Vicaire général du Diocèse d’Aliwal, depuis 2013 : Curé de la Paroisse cathédrale d’Aliwal Nord.
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ASIE/LIBAN - Initiatives du Patriarche d’Antioche des Maronites pour exorciser les fantômes du passé dans le cadre de la crise libanaise

Hace 6 horas 47 mins
Beyrouth – Après le début des manifestations qui agitent le Liban depuis le 17 octobre dernier, chaque jour, en l’église siège du Patriarcat d’Antioche des Maronites de Berkè, à 17.00 locales, a lieu la récitation du chapelet pour invoquer le don de la paix pour le Liban. La prière mariale – à laquelle hier, 14 novembre, a été ajoutée une heure d’Adoration du Très Saint Sacrement – est transmise en direct par la chaine de télévision Nursat dans tout le pays et est suivi par le biais des réseaux sociaux par les libanais de la diaspora.
La suggestion de prier chaque jour pour la paix est venue du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, qui, depuis le début de la crise, a rappelé les responsables politiques à l’importance d’écouter les légitimes requêtes provenant du peuple et qui, dans le même temps, tente d’endiguer toutes dérives qui pourraient pousser le pays vers les cauchemars du passé, lesquels ont dévasté la nation pendant les longues et sanglantes années de la guerre civile.
Au cours de ces derniers jours, nombreux sont ceux qui ont vu poindre à l’horizon les fantômes du passé, surtout lorsque des groupes de manifestants occupés à organiser des barrages routiers ont élevé des murs et des barrières le long de certains axes de transit, là où, durant la guerre civile se trouvait les points de passage et les lignes de partage des diverses zones du pays.
La barrière créée dans le tunnel Nahr el Kalb, le long de la directrice Beyrouth-Jounieh a fait beaucoup parlé d’elle dans la mesure où elle a été réalisée par des manifestants au visage masqué qui montraient des tracts sur lequel était représenté le visage du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Nasrallah Pierre Sfeir , dans une zone majoritairement habitée par des chrétiens. Ce lieu bien connu de la mémoire collective libanaise était celui où, durant la guerre civile, se trouvait un barrage coupant en deux le territoire libanais sur le rivage de la mer. L’image du tunnel complètement fermé par des amas de terre au cours de la guerre est revenue en force sur les réseaux sociaux et nombreux sont ceux qui ont lu le nouveau blocus imposé par les manifestants en ce lieu comme une expression du langage typique de la « mentalité des milices » qui risque de reprendre pied dans le pays, affaibli par la crise économique et la paralysie politique.
Au cours de la journée d’hier, le Patriarche d’Antioche des Maronites a reçu en son siège le Ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil, responsable du Mouvement patriotique libre, fondé par le Président, le Général Michel Aoun, et actuellement allié au parti chiite Hezbollah. Selon ce qu’indique la chaine de télévision libanaise LBCI, le Cardinal aurait également contacté les responsables d’autres formations politiques chrétiennes, dont ceux du Parti Kataeb et Samir Geagea, responsable des Forces libanaises, afin de les appeler à veiller face au danger d’un retour au passé. La nouvelle de contacts entre le Patriarche d’Antioche des Maronites et les responsables politiques chrétiens a été démentie par des sources proches des deux formations politiques mais non pas officiellement par le Patriarcat. Entre temps, après la démission du Premier Ministre, Saad Hariri, ont été confirmés les contacts entre les partis chiite et sunnites afin de vérifier les marges de consensus autour de la figure du sunnite Mohammad Safadi comme nouveau Premier Ministre afin de constituer un « gouvernement d’urgence ». Par le passé M. Safadi, du parti sunnite Avenir, avait occupé les fonctions de Ministre de l’Economie et de Ministre des Finances dans les cabinets conduits par Najib Mikati, Fouad Siniora et par Saad Hariri.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Renforcement des contrôles de la police et de l’armée sur les activités de l’Eglise catholique

Hace 7 horas 18 mins
Masaya – « Le monde doit voir et savoir qu’il n’existe pas de liberté de culte au Nicaragua ! » affirme le Père Edwin Roman, Curé de la Paroisse Saint Michel de Masaya, alors qu’il est enregistré en vidéo alors qu’il tente d’entrer dans l’église dont il est le Curé, bloqué par la police et par des militaires. Envoyé par différentes sources de Fides à Masaya, la vidéo en question est actuellement diffusée sur les réseaux sociaux afin de dénoncer la répression récemment encore plus forte exercée par les forces de l’ordre à l’encontre de l’Eglise catholique au Nicaragua. « Nous voulons seulement célébrer une Messe » poursuit le Père Edwin Roman dans la vidéo en s’adressant aux plus de 30 agents qui ont encerclé l’église hier après-midi.
La Messe, prévue en particulier pour réconforter les mères et les parents des détenus politiques, a ensuite été célébrée en l’absence de la majeure partie des membres des familles auxquels l’accès à l’église a été interdit et qui sont restés à l’extérieur. Seul un petit groupe d’entre eux, qui était arrivé tôt, est parvenu à entrer dans l’église.
La nouvelle diffusée voici quelques heures indique que le groupe a décidé de rester dans l’église et de commencer une grève de la faim mais qu’au cours de la nuit, la police a coupé l’électricité et l’eau.
Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre suivent ou empêchent le déroulement normal d’activités de l’Eglise dans la ville de Masaya. Le 12 novembre dernier, a eu lieu la rencontre mensuelle des prêtres mais le siège de la réunion a été encerclé depuis le début de matinée par des agents de police ayant empêché l’entrée de certains des prêtres en question.
Le Père Roman, a rappelé récemment en parlant à la télévision un état de fait : « Les agressions que l’Eglise connait aujourd’hui dépassent celles de ceux qui en furent les victimes dans les années 1980, au cours de la guerre civile que connut notre pays. Au cours des années 1980, il y avait la dictature de Somoza contre les bras levés avec les armes. Ce qui existe aujourd’hui est en revanche une dictature contre un peuple désarmé ».
Par l’intermédiaire de Twitter, le Père Roman a montré les messages portant des menaces de mort qu’il a reçu ces jours-ci dont l’un se réfère à l’assassinat de Saint Oscar Romero : « Il devra vous arriver ce qui est arrivé à Mgr Oscar Arnulfo Romero au Salvador. Une balle vous attend ».
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ASIE/MACAO - 200 millions d’exemplaires de la Bible en chinois pour l’Evangélisation imprimés par les Missionnaires clarétains

Hace 7 horas 45 mins
Macao – Les Missionnaires clarétains à Macao ont imprimé 200 millions d’exemplaires de la Bible en chinois en tant que partie intégrante de leur ministère d’annonce de la Parole de Dieu et du message de salut de Jésus-Christ. C’est ce qu’a communiqué à l’Agence Fides le Père Alberto Rossa, actif au sein de la Fondation de la Pastorale biblique, indiquant que plus de 500 employés ont travaillé durement au cours de ces derniers mois pour achever le projet d’impression à peine conclu. « Ces exemplaires de la Bible – indique-t-il – sont pensés pour les personnes qui croient déjà, comme partie intégrante du renforcement de leur vie spirituelle et de leur rapport avec Dieu au travers de Sa Parole » mais ils seront également utilisés comme don dans le cadre des activités d’évangélisation.
« Les fidèles montrent toujours plus d’intérêt à lire, réfléchir et méditer la Bible pour nourrir et enrichir leur vie personnelle, familiale et communautaire. Dieu parle intimement au cœur de tout homme au travers de Sa Parole et il existe un fort intérêt concernant la Bible y compris parmi les non chrétiens » déclare le Père Rossa.
« L’impression de 200 millions d’exemplaires de la Bible en chinois a représenté un projet mais aussi un rêve longuement bercé par les publications clarétaines » indique le prêtre en affirmant que la Bible aidera la mission de l’Eglise.
La maison d’édition Claretian Publications de Macao constitue une activité pastorale des Missionnaires clarétains ayant pour finalité « l’annonce de la Parole de Dieu aux personnes de tout niveau social ». Par ses publications, la maison d’édition « vise à promouvoir l’évangélisation intégrale et le renouveau spirituel en réponse aux besoins et aux défis de l’Eglise d’aujourd’hui ». La section de Macao dépend du Claret Publishing Group, le consortium des maisons d’éditions des Missionnaires clarétains fondé en 1981 et présent dans différents pays du monde, et en particulier à Bangalore, Barcelone, Buenos Aires, Chennai, Macao, Madrid, Manille et San Paolo.
De manière cohérente avec cet objectif, les textes publiés par les Claretian Publications sont vendus à un prix plutôt contenu, en ce qu’il ne s’agit pas d’une activité à but lucratif mais d’une action pastorale et d’évangélisation dans le domaine de la culture et de la communication, et par suite, l’objectif est seulement la soutenabilité économique de l’entreprise.
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ASIE/KAZAKHSTAN - XX° Anniversaire de l’Administration apostolique d’Atyrau, sur les traces du Bienheureux Bukovinsky

Hace 8 horas 5 mins
Atyrau – « Au cours de la Dernière Cène, Notre Seigneur nous a remis le Commandement de l’amour : « Je vous donne un commandement nouveau : vous aimer les uns les autres ; comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. A ceci tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l'amour les uns pour les autres » . Si nous voulons être témoins de Jésus dans le monde, nous ne devons rien faire d’autre que de suivre au quotidien ces paroles du Sauveur. Elles devraient constituer une ligne directrice de toutes les actions que nous entreprenons dans l’Eglise. Nous voulons être fidèles à ces paroles. C’est ainsi que notre Eglise renouvelée quotidiennement par l’Eucharistie, pourra constituer un véritable signe de justice, de liberté, de paix et d’amour ». C’est ce qu’affirme un Message envoyé à l’Agence Fides par Mgr Dariusz Buras et par le Père Lukasz Niemec, respectivement Administrateur apostolique et Vicaire général d’Atyrau, au Kazakhstan. La missive arrive à l’occasion des célébrations du XX° anniversaire de l’Administration apostolique d’Atyrau, instituée par Saint Jean Paul II le 7 juillet 1999.
« Nous avons commencé les célébrations concernant cette date importante – indique la lettre parvenue à Fides – en date du 7 juillet dernier. Depuis ce jour, nous avons entrepris un parcours spirituel, accompagné par la figure du Père Vladislav Bukovinsky, l’apôtre du Kazakhstan, proclamé Bienheureux en 2016. Il fut prisonnier dans ce pays au cours de la période communiste. Après sa libération, il a eu la possibilité de retourner dans sa terre natale, en Pologne, mais il resta à Karaganda pour servir les catholiques du lieu. Bien que le Bienheureux soit passé seulement une fois sur notre territoire, et précisément dans la ville d’Aktobe, il reste pour nous un exemple et c’est pour cela que nous dédions chaque mois à l’une de ses vertus ». Le 9 novembre dernier, en outre, toujours dans le cadre des célébrations du XX° anniversaire, en l’église d’Atyrau a été célébrée une Messe solennelle à laquelle ont participé tous les Evêques du Kazakhstan, des représentants des autres églises d’Asie centrale et les paroissiens du cru.
L’Administrateur apostolique et le Vicaire général racontent : « Au cours de ces 20 années, nous avons vécu des moments très importants, par exemple ceux liés à l’ouverture des églises ou des centres pastoraux. Au fil des ans, dans des villes telles qu’Atyrau, Kulsary, Uralsk, Aktobe et Khromtau, nous nous sommes réjouis du fait que le Seigneur a donné des signes visibles à son Eglise, en faisant naitre des lieux où les personnes peuvent se rassembler pour écouter la Parole, être ensemble et vivre les sacrements ». D’autres occasions de joie, indiquent-ils, ont été constituées par les deux ordinations sacerdotales de 2017 et 2019. « Le Père Ruslan Mursaitov a été le premier prêtre originaire de l’Administration apostolique d’Atyrau. Cette année, Dieu nous a donné un deuxième prêtre, le Père Patrick Napal, de nationalité philippine ».
Actuellement, l’Administration apostolique d’Atyrau compte 6 Paroisses situées dans quatre régions du Kazakhstan occidental et desservies par 15 prêtres et 7 religieuses. « Le nombre de paroissiens est en continuelle évolution. Les catholiques du cru présent au Kazakhstan occidental sont au nombre de 500 environ auxquels viennent s’ajouter de nombreux étrangers qui trouvent du travail dans cette zone et participent à la vie de l’Eglise » concluent-ils.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Dimanche 17 novembre, Journée de prière pour la Colombie

Hace 8 horas 38 mins
Bogotá – En vue de la grève générale proclamée pour le 21 novembre, les Evêques de Colombie rappellent dans un communiqué que « les mobilisations constituent un droit démocratiques lorsqu’elles sont expression de liberté et de responsabilité des citoyens ». Ils exhortent par suite « à empêcher que la mobilisation des citoyens ne dégénère en agressions, saccages, actes de vandalisme et mort », invitant à prier pour la Patrie en ce Dimanche 17 novembre, dans toutes les Paroisses du pays.
Dans le communiqué parvenu à Fides, les Evêques rappellent tout d’abord l’exhortation du Pape François au cours de sa visite apostolique dans le pays voici deux ans à « ne pas diminuer les efforts pour construire l’unité de la nation » et à « favoriser la culture de la rencontre ». Ils soulignent à ce propos : « La lassitude et le mécontentement que ces manifestations citoyennes expriment, révèlent les graves problèmes qui n’ont pas été surmontés et dont l’origine se trouve dans la corruption, l’inégalité sociale, le chômage et l’impossibilité pour de vastes secteurs de la population d’accéder à des services de base pour la nourriture, la santé et l’éducation ».
Les mobilisations constituent un droit démocratique tant qu’elles ont pour objectif le bien commun « et qu’elles ne se prêtent pas à des intérêts personnels ou de groupes ou ne servent pas à soutenir des idéologies ou à poursuivre des buts étrangers à la vie de nos communautés ». Les Evêques invitent à éviter à ce que les manifestations ne dégénèrent en actes de violence « qui, le plus souvent, frappent les plus pauvres » et « alimentent le cercle vicieux de la violence que nous avons douloureusement connu pendant tant d’années et qui délégitime toute protestation, ne portant qu’à de nouveaux maux encore plus graves ».
L’Eglise « réaffirme que le chemin en vue du dépassement des problèmes sociaux et du développement intégral de notre pays passe par l’écoute et le dialogue avec la participation de tous les acteurs de la société. La solution dépend de tous. Il est nécessaire de construire, sans retard, un projet commun de pays ». Les Evêques invitent par suite les responsables du gouvernement et de la société civile « à réaliser des initiatives qui rendent notre pays une maison et une patrie pour tous ». « La Colombie a besoin de la participation de tous pour s’ouvrir à l’avenir avec espérance – soulignent-ils. L’Eglise veut être la première à accompagner les processus conformes à la logique du développement intégral et de la coexistence pacifique ».
Enfin, les Evêques invitent « tous les catholiques et les personnes de bonne volonté à prier pour notre Patrie » ce Dimanche 17 novembre, durant lequel est célébrée la Journée mondiale des Pauvres, joignant le texte d’une Prière pour la Colombie à réciter au terme de la prière universelle. Le communiqué porte la signature du Président, du Vice-président et du Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Colombie et la date du 14 novembre 2019.
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AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Nord du pays paralysé à cause de la violence de « groupes armés sans dénomination »

Hace 9 horas 5 mins
Pemba – La paix n’existe pas au nord du Mozambique. Après des mois d’attaques contre les villages ayant provoqué des dizaines de morts et de blessés, ces opérations se sont concentrées sur les routes principales, bloquant de facto la vie sociale et économique de l’ensemble de la région. « Le trajet de l’aéroport de Pemba au district de Mocimboa da Praia nous a réservé un spectacle désolant. Aux dévastations provoquées par le passage du cyclone Iday, qui a rasé au sol tout ce qu’il a rencontré, viennent s’ajouter les destructions perpétrées par les miliciens. Des villages entiers ont été abandonnés par leurs habitants qui, par crainte, n’osent pas y retourner » raconte à l’Agence Fides Sœur Mariaelena Aceti, Conseillère générale des Sœurs de Saint Joseph de Chambéry, à peine retournée en Italie d’une visite aux communautés locales de sa Congrégation.
Les miliciens ont adopté une stratégie particulièrement violente. Ils ne se limitent pas à terroriser les paysans mais les tuent de sang-froid, sans pitié. Au cours de ces dernières semaines, ils ont commencé à mitrailler les minibus. Mais qui sont ces miliciens ? se demande la religieuse. « Personne ne le sait avec précision. Certains disent qu’il s’agirait de jeunes du cru. D’autres de membres de mouvements djihadistes. Ce qui est sûr est que parmi eux se trouvent aussi des étrangers : tanzaniens ou mozambicains qui ont été en Tanzanie et sont rentrés. Pour cette raison, les forces de l’ordre ont renforcé les contrôles à la frontière ».
En juillet, S.Exc. Mgr Luiz Fernando Lisboa, Evêque de Pemba, avait écrit une Lettre ouverte au Peuple de Capo Delgado, parlant de cette situation que le monde oublie. L’Evêque avait lancé un appel au peuple : « Ne nous résignons pas à la violence et ne nous lassons pas de demander la justice et la paix ». Il remarquait : « Comme des fantômes, les rebelles apparaissent et disparaissent sans se faire voir, en laissant seulement derrière eux des catastrophes. Cependant nous savons que les fantasmes n’existent pas. Il s’agit d’un bout de drap qui cache quelque chose ou quelqu’un. Nous devons faire tomber ce drap et démasquer ce qui se cache derrière ».
« Le soupçon – poursuit la religieuse – est que, derrière ces attaques, se cachent des intérêts économiques liés à l’exploitation des ressources naturelles. Cette région est très riche en pierres précieuses , en bois précieux et surtout en pétrole. On craint également qu’elles puissent cacher des trafics d’organes et de substances illicites. Mgr Luiz [Fernando Lisboa] a demandé des enquêtes précises et claires ».
En réalité les forces de l’ordre ont été déployées en masse seulement un peu avant les élections du 15 octobre mais elles ne sont pas parvenues à bloquer les attaques. Les paroles de l’Evêque ont été contestées et qualifiées de « défaitistes » par les partisans et la presse proche du Président, Filipe Nyussi.
« La situation – conclut la religieuse – est particulièrement triste et préoccupante. Les entrées et les sorties de Mocimboa da Praia ne sont permises qu’à des convois escortés par des militaires. La circulation est limitée. La population a peur. Les religieux eux-mêmes craignent pour leur sécurité et ceci a lieu dans le silence des grands moyens de communication de masse ».
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ASIE/COREE DU SUD - André Kim Dae-geon, un saint universel au Jubilé patronné par l’UNESCO

Jue, 14/11/2019 - 12:41
Paris - L'UNESCO a reconnu son patronage aux célébrations du bicentenaire de la naissance de Saint André Kim Dae-geon , premier prêtre et martyr coréen. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, à la cérémonie qui se déroule en ce jour à Paris durant la 40ème Conférence générale de l’Organisation, sont présents des autorités coréennes et l’Evêque de Daejeon, S.Exc. Mgr Lazare You Heung-sik, en tant que représentant de l’Eglise en Corée.
Les Evêques de Corée, dans le cadre de leur Assemblée annuelle d’octobre dernier, ont annoncé les célébrations du bicentenaire de la naissance de Saint André Kim Dae-geon , premier prêtre coréen décapité à Séoul le 16 septembre 1846 au cours de la vague de persécutions lancée par la dynastie Joseon. Saint André est l’un des 103 martyrs coréens canonisés le 6 mai 1984 par Saint Jean Paul II.
Dans une demande conjointe, les autorités civiles coréennes et l’Eglise locale ont demandé le patronage de l’UNESCO pour cet important événement jubilaire et l’organisme de l’ONU a confirmé son soutien.
S.Exc. Mgr Lazare You Heung-sik remarque, dans un entretien accordé à l’Agence Fides : « Il s’agit d’une reconnaissance importante en ce que Saint André Kim Dae-geon devient un signe d’unité et de fraternité à différents niveaux : pour la société coréenne, divisée entre riches et pauvres, ou polarisée par des questions politiques ; pour l’ensemble de la Corée, dans son chemin de rapprochement et de réconciliation entre Nord et Sud qui ces derniers temps a subi un ralentissement ; pour l’ensemble de l’humanité, marquée par des conflictualités et des tensions. Saint André Kim Dae-geon est véritablement un exemple universel, non seulement d’apostolat et de sainteté mais aussi de promotion des valeurs d’égalité, de justice, de dignité et de droits fondamentaux, de culture, d’instruction, de réconciliation et d’échanges féconds entre cultures différentes ».
Au sein du Diocèse de Daejeon, se trouve un Sanctuaire dédié au Saint, qui fut ordonné prêtre à Shanghai et, une fois revenu en Corée, fut tué in odium fidei en compagnie de ses compagnons. S.Exc. Mgr Lazare You Heung-sik remarque que « son exemple constitue une lumière pour les fidèles de Corée qui aujourd’hui sont invités à prendre au sérieux la rencontre avec le Christ et à traduire dans les faits les valeurs évangéliques qui sont des valeurs universelles, pour le bien de l’humanité ».
Le Saint, rappelle S.Exc. Mgr Lazare You Heung-sik, « a également constitué un pont entre l’Orient et l’Occident attendu qu’il savait parler et écrire en latin, en français et en chinois et qu’il a laissé différentes œuvres écrites dans ces langues. Il fut aussi le premier coréen dans l’absolu à étudier la culture et les langues occidentales et par son œuvre, contribua à élargir la compréhension réciproque entre l’Occident et l’Orient ».
« Aujourd’hui – conclut l’Evêque – son héritage spirituel, moral, culturel, d’action pastorale et sociale est tenu en vie par les 6.000 prêtres coréens engagés aux côtés des pauvres, des malades et des personnes vulnérables dans le monde entier ». Les célébrations du Jubilé de la naissance de Saint André Kim Dae-geon débuteront en Corée en 2020 et se poursuivront en 2021. Sont prévus également des projets portant le nom du Saint dans d’autres pays du monde.
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AFRIQUE/MALAWI - Appel des Evêques au dialogue en vue de la recherche urgente d’une solution politique

Jue, 14/11/2019 - 12:09
Lilongwe – Le Malawi, qualifié de « cœur chaud de l’Afrique », se trouve impliqué dans des turbulences politiques. Les élections générales de mai dernier ont vu le Président sortant, Arthur Peter Mutharika, du Parti démocratique progressiste être déclaré vainqueur par la Commission électorale du Malawi , tout en continuant à faire l’objet de fortes contestations. Les deux responsables de l’opposition, Lazarus Chakwera du Malawi Congress Party et l’ancien Vice-président, Saulos Klaus Chilima du United Transformation Movement , ont rejeté les résultats et s’en sont remis à la Cour constitutionnelle. Depuis lors, tout le pays est traversé par des actes de violence, des protestations, des saccages et des destructions .
Le 27 octobre dernier, l’Eglise au Malawi a proclamé une Journée de prière nationale pour la paix, l’unité et la réconciliation, au cours de laquelle les Evêques ont demandé de manière éplorée à ce que soir repris le dialogue entre tous les acteurs politiques sur des questions d’intérêt national. Une campagne de sensibilisation et de prière souhaitant une confrontation pacifique entre les responsables visant le bien de la nation se poursuit par ailleurs.
« Nous catholique de l’ensemble des huit Diocèses du pays avons prié et continuons à le faire, en invitant les responsables de tous les partis politiques à se débarrasser de leur orgueil, à se réunir et à regarder la nation qui brule et à trouver une solution politique au problème » a déclaré l’Archevêque de Blantyre et Président de la Conférence épiscopale du Malawi, S.Exc. Mgr Luke Thomas Msusa, dans une note transmise à l’Agence Fides.
« A l’unanimité, nous, Evêques catholiques, implorons le parti aux affaires afin que la direction du parti d’opposition puisse entreprendre un dialogue fécond sur des questions d’intérêt national. Ce dont le Malawi a urgemment besoin est d’une solution politique. Voilà pourquoi nous tous, catholiques, demandons le dialogue » conclut Mgr Msusa.
Le message de solidarité du Pape François n’a pas fait défaut. Le Saint-Père a souligné l’importance des prières pour porter à la conversion des cœurs et à la réconciliation au service de la paix et de l’harmonie sociale.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Fausses informations sur les réseaux sociaux attribuées à la Conférence épiscopale

Jue, 14/11/2019 - 11:51
Caracas – Sans mettre en cause le droit à manifester pacifiquement, l’Episcopat du Venezuela n’a pas demandé de concentrations de nature politique. En particulier, il n’a pas invité pas plus qu’il n’invite actuellement à manifester le 16 novembre prochain. L’information qui circule sur les réseaux sociaux à ce propos est fausse et ne devrait pas être diffusée pour ne pas créer de confusion parmi la population vénézuélienne. C’est ce que déclare l’Evêque auxiliaire de Caracas et Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Venezuela, S.Exc. Mgr José Trinidad Fernández Angulo.
Selon la nouvelle partagée avec l’Agence Fides, la CEV « réaffirme que le droit à la protestation pacifique est reconnu par l’article 68 de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, de telle sorte que les vénézuéliens sont libres de convoquer et de participer à des manifestations publiques comme cela est établi par la loi ». Toutefois, la CEV dénonce « l’usage incorrect et non autorisé du logo de la Conférence épiscopale du Venezuela dans cette publication, dont l’origine est incertaine et inconnue, et non conforme au protocole de sécurité pour l’usage de l’identité graphique de la CEV ».
Depuis que la crise s’est déclenchée dans le pays, la CEV a eu des problèmes avec son site Internet et est désormais contrainte à utiliser son compte Facebook pour communiquer. Voilà pourquoi elle insiste pour faire la lumière sur ce faux message d’invitation politique qui a pour but d’éloigner les Evêques de la population ou d’une partie d’entre elle. L’Archevêque de Maracaibo et Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr José Luis Azuaje, en ouverture de la 102ème Assemblée plénière des Evêques, au mois de juillet dernier, eut à déclarer que l’Eglise demeurera aux côtés du peuple, en particulier de ceux qui souffrent le plus dans le cadre de cette grave crise provoquée par le régime de Nicolás Maduro .
L’Eglise au Venezuela, comme l’ont montré Fides et d’autres organes de presse, a toujours proposé la voie du dialogue afin de résoudre la crise dans le pays , solution qui a été proposée à nouveau par S.Em. le Cardinal Baltazar Porras, Archevêque de Merida, voici quelques jours seulement à la presse locale. « L’Eglise reste attentive à toute voie de dialogue afin de rechercher une porte de sortie à cette crise ». Toutefois, comme l’a déclaré S.Em. le Cardinal Urosa Savino, Archevêque émérite de Caracas, à Union Radio le 10 novembre dernier, l’Eglise a mis quatre conditions pour réussir dans ce dialogue, qui n’est pas encore lancé à savoir « la restitution des pouvoirs à l’Assemblée nationale, le libre accès au territoire des aides humanitaires pour résoudre la crise alimentaire, la libération des prisonniers politiques et des élections équitables et propres ».
« La dégradation générale du pays – a poursuivi le Cardinal Urosa Savino – se manifeste dans l’un des plus récents problèmes à savoir l’exode des enseignants. De nombreuses écoles ont perdu une grande partie de leurs enseignants et les enfants ne disposent plus des personnes chargées de les éduquer dans des matières importantes… Ne pas avoir d’enseignants compétents représente un suicide pour le pays. Remplacer un professeur universitaire ayant 15 ou 20 ans d’expérience est très difficile. Le problème est très complexe et se reflète sur l’avenir du Venezuela » a conclu le Cardinal.
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ASIE/INDONESIE - Déclarations de l’Archevêque de Djakarta à propos de l’invitation du Pape à la coexistence et à la place des catholiques d’Indonésie dans ce défi

Jue, 14/11/2019 - 11:29
Djakarta – « Le Pape François nous a exhorté, nous, Evêques d’Indonésie, à approfondir le document sur la fraternité humaine, diffusé à Abou Dhabi, et à le mettre en pratique en considérant l’Indonésie comme un pays moderne au sein duquel les minorités religieuses peuvent vivre pacifiquement avec la majorité des musulmans, dans un climat social de respect, de tolérance et de fraternité ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides S.Em. le Cardinal Ignatius Suharyo, Archevêque de Djakarta et Président de la Conférence épiscopale d’Indonésie, au terme de l’Assemblée annuelle des Evêques de l’archipel tenue à Bandung du 4 au 14 novembre.
Le Cardinal, relevant que « nos amis musulmans indonésiens ont étudié sérieusement ce document » a illustré le message conclusif de l’Assemblée, en rappelant le défi lancé par l’extrémisme religieux, fauteur de violence et, dans ce contexte, le défi représenté par le dialogue interreligieux et par la coexistence dans le pays musulman le plus peuplé au monde, où plus de 80 millions de musulmans modérés adhèrent à l’organisation Nahdlatul Ulama et 60 millions d’autres à la Muhammadiyah.
Le Cardinal réaffirme que « l’Eglise catholique en Indonésie est mise à l’épreuve et appelée à promouvoir la fraternité et la paix, comme cela est affirmé par la déclaration d’Abou Dhabi. Cet esprit fraternel doit se base sur les valeurs de l’humanité qui sont intériorisés au niveau personnel et social pour ensuite les traduire au sein de la société et dans les relations humaines ».
Le Cardinal, au terme d’une Assemblée de l’Episcopat qui a pu approfondir le texte de la déclaration d’Abou Dhabi, relève que « chaque Diocèse devrait promouvoir le contenu et le message de la déclaration d’Abou Dhabi, selon toutes les modalités possibles, y compris celle passant au travers des réseaux sociaux », espérant que « prêtres et religieux aient le courage de sortir, en entrant en contact avec des communautés d’autres confessions religieuses » pour contribuer à construire la fraternité humaine au sein de la nation, en Asie et de par le monde.
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AMERIQUE/CHILI - Messe de réparation à Talca et profanation de l’église Saint François de Valdivia

Jue, 14/11/2019 - 11:16
Valdivia – Mgr Nelson R. Huaiquimil, Vicaire général du Diocèse chilien de Valdivia a exprimé sa douleur suite à la profanation et aux dommages infligés à l’église Saint François, patrimoine du sud du Chili et de la Valdivia. Dans un communiqué, il écrit : « Nous sommes profondément attristés par la destruction que le temple de Saint François de Valdivia a subi. Nous savons que la chose la plus importante dans tous les cas sont les personnes et là vivent cinq frères déhoniens, personnes consacrées au service de la communauté. Ils vont bien mais éprouvent un état naturel d’impuissance et de douleur. Nous sommes attristés par le fait que des personnes soient entrées dans le temple et que le Très Saint Sacrement ait été profané, les images sacrées détruites, tout comme le mobilier et que des dommages généraux aient été produits à cette partie du patrimoine qui appartient à tous les habitants de Valdivia ».
La crise politique et sociale que traverse actuellement le Chili s’accompagne de manifestations violentes et incontrôlées qui prennent pour cible notamment les lieux de culte . Les Evêques ont manifesté leur douleur « suite aux attaques perpétrées contre des églises et des lieux de prière sans respect pour Dieu et pour ceux qui croient en Lui », rappelant que « les églises et autres lieux de culte sont sacrés » .
Le Vicaire général de Valdivia partage la recherche légitime de la justice et de la paix entreprise par de nombreux chiliens dans tout le pays. « Il existe de belles manifestations qui doivent nous remplir d’espérance ». Toutefois il est choquant de voir des morts et des blessés ainsi que de nombreuses personnes qui ont subi des destructions et des dommages à cause de la violence. Enfin, il invite tout un chacun « à s’unir dans la prière et la recherche du bien, à prier pour tous ceux qui ont subi des violences et qui causent la violence de différents types », exhortant à se regarder l’un l’autre « non pas en ennemis mais comme ceux qui sont en mesure de construire ensemble la famille humaine que nous attendons tous ».
Dans la nuit du 12 novembre, un groupe de violents a fait irruption dans la Sanctuaire de Notre-Dame Auxiliatrice de Talca, détruisant les images sacrées, endommageant les bancs et profanant le Tabernacle. Le lendemain, l’Administrateur apostolique du Diocèse, S.Exc. Mgr Galo Fernández, a célébré une Messe de réparation, concélébrée par les prêtres salésiens et par d’autres prêtres du Diocèse.
Le Père Pedro Pablo Cuello, Directeur des Salésiens de Talca, avant la Messe, a indiqué que les dommages n’ont pas encore été évalués, ajoutant : « Le message que je veux faire passer à tous les habitants de Talca, aux jeunes, aux adultes et aux enfants est que nous devons travailler pour la paix. Nous ne devons pas nous reposer pour l’atteindre. C’est le travail de tous. Nous devons tous travailler à cela ».
Dans l’homélie, l’Evêque a déclaré que « ce n’est pas la perte matérielle d’un certain nombre de bancs pas plus que la destruction d’images en plâtre représentant le Seigneur, les Saints, qui nous ont fait mal. Nous sommes blessés par le fait d’avoir été témoins de la violence que nous subissons dans notre patrie, par le désaccord entre chiliens ». Il a par suite exhorté : « Ne laissons pas que la haine, la colère dont nous avons été victimes allume en nous la haine ou la colère. Ce serait une grave erreur. La colère, la violence ne construisent pas. Elles détruisent, non seulement les biens matériels mais aussi la chose la plus précieuse, à savoir la coexistence des frères ».
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ASIE/INDONESIE - Nomination de l’Evêque de Ruteng

Mié, 13/11/2019 - 12:52
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse de Ruteng le Père Siprianus Hormat, du clergé de Ruteng, jusqu’ici Secrétaire exécutif de la Conférence épiscopale.
Le Père Siprianus Hormat est né le 16 juillet 1965 à Cibal, dans le Diocèse de Ruteng. Il est entré au Petit Séminaire diocésain Pie XII à Kisol poursuivant ensuite ses études de Philosophe et de Théologie à la résidence universitaire philosophique et théologique de Ledalero, résidant au Grand Séminaire interdiocésain Saint Pierre de Ritapiret. Il a été ordonné prêtre le 8 octobre 1995 pour le Diocèse de Ruteng.
Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Vicaire de la Paroisse Saint Vit de Cewonikit et Directeur de la Commission diocésaine pour la Pastorale des jeunes , Formateur au Grand Séminaire de Ritapiret , Assistant au sein de la Paroisse Saint Pascal de Djakarta, en fréquentant simultanément des cours de langue anglaise , études de Licence en Théologie morale à l’Alphonsianum et Cours pour formateurs près l’Université pontificale grégorienne , Formateur et enseignant au Grand Séminaire de Ritapiret, enseignant près l’Institut diocésain pastoral de Ruteng , Secrétaire de la Commission épiscopale pour les Séminaires et de l’Association biblique indonésienne à Djakarta , Président de l’Association sacerdotale nationale , depuis 2016, Secrétaire exécutif de la Conférence épiscopale .
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Ouverture du séminaire sur le développement intégral avec la participation du Saint-Siège

Mié, 13/11/2019 - 12:44
Abidjan – « Développement humain intégral, route pour la paix, route pour l’avenir ». Tel est le thème du séminaire qui sera ouvert aujourd’hui, 13 novembre, pour s’achever le 15 à l’initiative de l’Ambassade de Côte d’Ivoire près le Saint Siège en collaboration avec le Vatican, en complément aux efforts inlassables de paix entrepris par les autorités ivoiriennes, partenaires extérieurs et les organisations civiles et religieuses dans le pays.
L’initiative est d’autant importante surtout à l’approche des joutes électorales de 2020 qui cristallise l’attention de toute la population. Outre ces aspects, les organisateurs entendent à travers ce séminaire mettre en évidence le développement humain intégral définit par le pape comme « but ultime, restituer à l’Homme sa dignité et sa liberté. »
C’est dans cette même perspective que le Chef de l’Etat Ivoirien, Alassane Ouattarra, s’adressant à ses concitoyens le 31 décembre 2018, avait annoncé la mise en place d’un « programme social du gouvernement » dans le but de renforcer l’action sociale afin d'apporter le soutien de l'Etat aux populations, notamment les plus vulnérables.
Il existe donc une réelle convergence de vue des plus hautes autorités ivoiriennes et vaticanes visant à donner à l’Homme, une place centrale dans les systèmes de développement, à travers des modèles viables d’intégration sociale pour une société plus stable et pacifiée, plus humanisée et solidaire.
Ce séminaire, largement ouvert aux acteurs du développement et de la solidarité, de l’État ivoirien, de l’Église Catholique en Côte d’Ivoire et des associations de la société civile, sera donc l’occasion pour les participants de croiser les expériences et les réflexions, dans la diversité des champs d’activités et de recherches, autour des problématiques actuelles du développement et de la solidarité surtout établir un dialogue fécond.
S.Exc. Mgr Bruno-Marie Duffé, Secrétaire du Dicastère pour le Développement Humain Intégral, tiendra une Conférence magistrale sur le sous-thème « Signification et enjeux du Développement Humain Intégral, pour l’avenir de la paix ». Ce séminaire se refermera par une messe pour la paix en Côte-d’Ivoire vendredi 15 novembre prochain, à l’occasion de la 23ème journée nationale pour la paix dans le pays.
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ASIE/PALESTINE - Augmentation du nombre des pèlerins à Bethléem et prolongation de l’horaire d’ouverture de la Basilique de la Nativité

Mié, 13/11/2019 - 12:35
Bethléem – L’afflux des pèlerins et des touristes continue à augmenter à Bethléem, la ville où est né Jésus, raison pour laquelle le Comité présidentiel supérieur pour les questions concernant les Eglises en Palestine a annoncé le 11 novembre d’avoir disposé l’allongement de l’horaire d’ouverture de la Basilique de la Nativité, en le concordant avec les trois réalités ecclésiales qui partagent la gestion de ce Sanctuaire. En vue de l’Avent et des célébrations de Noel, la Basilique de la Nativité pourra être visitée de 05.00 à 20.00. Ramzy Khoury, Président du Comité, a confirmé sur le site Internet de cet organisme que le choix d’allonger l’ouverture de la Basilique est directement liée à l’augmentation conséquente du nombre des pèlerins et des touristes tant locaux que provenant du reste du monde. Selon le site Internet du Patriarcat de Jérusalem des Latins, il s’agit d’un phénomène qui est également prouvé par les longues files de personnes devant attendre jusqu’à deux heures avant d’entrer dans la grotte où, selon la tradition, est né l’Enfant Jésus.
La Basilique fait encore l’objet d’importantes œuvres de restauration, qui devraient se poursuivre jusqu’à l’an prochain.
Bethléem et Jérusalem est – peut-on lire dans un communiqué de presse du Bureau central palestinien de statistique et du Ministère du Tourisme et des Antiquités de septembre dernier – « constituent les principales destinations saintes pour les touristes qui viennent en Palestine ». Au cours du premier semestre de cette année, les sites touristiques et sacrés de Cisjordanie ont enregistré la présence de 1.726.560 visiteurs soit 17% de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Les données statistiques confirment que Bethléem est la destination favorite des pèlerins, surtout au cours de l’Avent et du temps de Noel.
L’augmentation constante de l’afflux de pèlerins et de touristes en Terre Sainte, constatée au cours de ces dernières années, représente une donnée objective de grande importance, surtout en tenant compte des conflits et convulsions sociales, sectaires et géopolitiques qui continuent à intéresser le Proche-Orient.
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ASIE/INDONESIE - Message de la Conférence épiscopale sur le rôle de l’Eglise locale, « moteur de l’unité et de la fraternité interreligieuse »

Mié, 13/11/2019 - 12:20
Bandung – « L’Eglise doit s’ouvrir, sortir de sa zone de confort et être présente au milieu de la société pour renforcer la fraternité interreligieuse. L’Eglise doit diffuser la paix et la bienveillance, respecter les droits fondamentaux, cultiver le dialogue, promouvoir l’égalité des sexes et la justice, améliorer la santé publique, sensibiliser aux développements scientifiques et conserver une coexistence harmonieuse dans la diversité ». C’est ce qu’affirment les Evêques d’Indonésie dans le Message diffusé au terme de la réunion annuelle de la Conférence épiscopale tenue à Bandung, capitale de Java occidentale, qui s’achève demain, 14 novembre. Le Message, signé par le Président et par le Secrétaire général de la Conférence épiscopale, respectivement S.Em. le Cardinal Ignatius Suharyo, Archevêque de Djakarta, et S.Exc. Mgr Antonius Subianto Bunjamin OSC, Evêque de Bandung, est le résultat des intenses journées d’étude vécues par les Evêques s’étant confrontés sur le thème « La fraternité humaine pour une Indonésie pacifique ».
Les Evêques ont eu la possibilité d’étudier et d’approfondir le document d’Abou Dhabi intitulé « Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé conjointement par le Pape François et par le grand imam d’al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, à Abou Dhabi en février dernier. Ont contribué à l’analyse des chercheurs musulmans et catholiques que les Evêques ont écoutés avec intérêt.
Le Message, diffusé et parvenu à l’Agence Fides, affirme que « les journées d’étude ont aidé les Evêques à comprendre toujours mieux les contenus du document d’Abou Dhabi », « dans la conscience de l’existence de mouvements extrémistes en Indonésie » afin de « trouver les possibilités pour renforcer la fraternité entre les êtres humains ».
L’Episcopat indonésien « rend grâce à Dieu pour la nation indonésienne basée sur le Pancasila et sur la Constitution de 1945 pétrie de l’esprit de l’unité dans la diversité, dans le cadre de l’Etat unitaire de la République d’Indonésie, qui constituent tous les piliers principaux pour construire un ordre de vie commune harmonieux au milieu de la diversité de religions, de tribus et de groupes ». Dans ce scénario, les Evêques affirment que « l’Eglise en Indonésie est appelée à participer à la promotion, à la lutte et à la réalisation de la fraternité en tant que perspective partagée ». « La diversité est une nécessité et un don divin qui doit être cultivé et développé dans une attitude d’acceptation réciproque, de respect et de coopération réciproque » poursuivent-ils.
Le texte envoyé à Fides affirme que « la fraternité humaine doit porter la bonté dans la vie humaine dans toutes ses dimensions et être un témoignage et la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et devient un signe de proximité entre ceux qui croient que Dieu a créé les êtres humains pour se comprendre, travailler ensemble et vivre en frères ».
« La coexistence en tant que base pour réaliser la fraternité humaine ne signifie pas seulement trouver les points communs mais consiste dans la volonté d’accepter et d’apprécier les différences dans les croyances et les enseignements religieux » relève le texte en affirmant que l’actuel défi lancé à la nation indonésienne consiste à « contenir l’extrémisme qui génère souvent des actes de terrorisme ».
Les Evêques considèrent le document d’Abou Dhabi comme « très important, à diffuser parmi les catholiques et dans la société, en particulier parmi les jeunes générations de différentes manières, y compris en utilisant les réseaux sociaux ». Ainsi, espèrent les Pasteurs, « de nouveaux espaces de rencontre naitront dans la communauté pour repenser, reconcevoir, construire de nouveaux espoirs et enfin agir de manière nouvelle dans la vie religieuse ». Il est important de « vivre une vie religieuse inclusive sans perdre sa propre identité » soulignent-ils, de manière à ce que « les hommes prennent soin les uns des autres et se passionnent pour la construction de la fraternité humaine basée sur le respect de la dignité humaine ».
Le Message recommande par la suite au gouvernement « d’adopter des politiques sages et basées seulement sur les valeurs du Pancasila, comme l’humanité, l’unité, la sagesse et la justice afin de réduire les inégalités sociales, de prévenir les conflits entre les enfants de la nation, de mettre un terme à des formes de violence prolongée, de bloquer le taux de dommages environnementaux, de donner des chances égales en matière d’accès aux ressources et de créer un système de coexistence plus digne ».
Enfin, le document demande aux responsables religieux, intellectuels, artistes, experts des moyens de communication, économistes et à toutes les personnes dans leurs secteurs de vie respectifs « de trouver des voies pour raviver les valeurs humaines en vue de la réalisation du bien-être public au travers de la fraternité humaine ». « Nous ne pourrons vivre pacifiquement dans ce pays que si toutes les parties, sans aucune exception, s’engagent à unir toujours les mains et à travailler ensemble pour le bien commun » écrivent les Evêques en conclusion.
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AMERIQUE/CHILI - Dialogue national et fin des violences sans attendre pour le bien du pays

Mié, 13/11/2019 - 11:41
Santiago – La Conférence épiscopale du Chili demande un dialogue national sans exclusions, vaste, participatif et diversifié. Elle demande aussi de mettre fin à la violence en tout genre. Le 12 novembre, au terme de la 119ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale tenue ces jours derniers à Canas, les Evêques ont publié un Message intitulé « Le Chili ne peut attendre ! ».
« Par amour de notre pays, mettons fin à la violence ! Face aux dénonciations de violations des droits fondamentaux, aux morts, aux blessés, aux actes de vandalismes, aux saccages, à la destruction d’infrastructures publiques et privées, nous insistons fermement et avec force afin que tous les types de violence cessent » demandent les Pasteurs, en rappelant : « Notre histoire nous enseigne le grave dommage qu’a provoqué la rupture des institutions et la transgression systématique de la dignité des personnes chez de nombreux compatriotes et dans l’âme du Chili ».
La présentation vidéo du Message, envoyée à Fides, indique : « Le respect et le dialogue constituent une urgence aujourd’hui. Dans le scénario actuel, où la nation a été invitée à une ample réflexion sur une nouvelle Constitution, il est essentiel que soit entrepris un dialogue national sans exclusions, ample, participatif et diversifié qui comprenne non seulement les acteurs politiques mais aussi tous les hommes et femmes de bonne volonté. Il doit impliquer mouvements et organisations sociales et du travail, en suivant le canal institutionnel légitime. L’amitié civique, la justice et le respect des institutions constituent la condition essentielle de la coexistence et de la reconstruction du tissu social » souligne le document.
« Le Chili ne peut attendre ! Nous devons tous faire de notre mieux pour abattre les murs qui nous séparent et construire les ponts qui nous permettront de nous rencontrer et de construire un pacte social qui nous conduira à un avenir plus juste, plus pacifique et plus digne » conclut le document qui implore la bénédiction de Notre-Dame du Mont Carmel, patronne du Chili.
La situation au Chili dégénère actuellement en une violence incontrôlée dans certaines villes. Hier à Talca, un édifice gouvernemental a été incendié et l’église Notre-Dame Auxiliatrice a vu livrés aux flammes des images sacrées, des instruments de musique et ses bancs. Au cours de la fin de semaine dernière , l’église de Notre-Dame de l’Assomption de Santiago avait été mise à sac.
Bien que le Président Piñera ait proposé trois accords pour résoudre au plus vite la crise – accord de paix, pour la justice et pour le changement de la Constitution – les manifestants ne paraissent pas se calmer. Hier, une grève générale et des manifestations ont fini par des actes de violence gratuite à l’encontre d’édifices gouvernementaux et de propriétés privées dans différentes villes du Chili.
L’Eglise travaille depuis longtemps à différents niveaux pour affronter cette crise, en suggérant une voie chrétienne de résolution mais malheureusement jusqu’à présent n’a pas été constatée la disponibilité à une attitude d’écoute.
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AFRIQUE - La paix en Afrique, surtout un défi politique selon un missionnaire

Mié, 13/11/2019 - 11:06
Kara – « Le Forum sur la paix qui se tient actuellement en France, pour la deuxième fois, avec des chefs d’états africains est une belle initiative pour un continent africain ou rébellion et terrorisme se côtoient continuellement, plongeant les populations dans le désarroi et la pauvreté parfois extrême » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines.
« Le Forum nous porte réfléchir sur la nécessité d’une stratégie fondamentale pour relever le défi de la paix en vue d’assoir un développement durable est une chose à saluer et à encourager. Les hommes politiques, au niveau national et international, agissent en majorité en faveur de leurs intérêts et pour demeurer aux affaires longuement. Par conséquent, cette initiative ne peut être fructueuse si les responsables politiques africains et européens ne mettent pas au centre le bien des peuples d’Afrique ».
« Il faut le dire haut et fort, les guerres en Afrique ne viennent pas des populations, mais plutôt des politiques assoiffés de pouvoir et d’argent » explique le Père Zagore. « On ne peut pas se présenter, pendant le jour, aux yeux du monde comme des apôtres de la paix soucieux du bien-être des populations africaines, et pendant la nuit financer des rebellions, soutenir le terrorisme pour déstabiliser les pays afin de piller continuellement les ressources » dénonce-t-il.
« La paix en Afrique est avant tout un défi politique. Nos politiques doivent d’abord vouloir du fond de leurs cœurs la paix afin de pouvoir assoir des politiques qui visent à favoriser la paix elle-même dans nos pays. Tant qu’aux yeux des populations africaines, les actes politiques de nos politiques ne reflèteront pas leurs beaux discours sur la paix, la paix ne restera qu’un vain mot, parce que pour le moment comme dit le psalmiste, « des livres ils bénissent, mais du fond du cœur ils maudissent » .
Le rendez-vous du Forum sur la paix a été institué l’an dernier par la France à l’occasion du Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Arrivé à sa deuxième édition en 2019, il a pour thème central la défense du multilatéralisme face à la montée des « égoïsmes nationaux ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel des Evêques a « regarder à l’avenir avec espérance et continuer à construire la Bolivie par le biais de la paix »

Mié, 13/11/2019 - 10:40
La Paz – « Construisons une Bolivie avec respect, tolérance, liberté, justice et progrès authentique pour tous ». Tel est l’appel lancé par les Evêques de Bolivie au travers d’un communiqué du Secrétariat général de la Conférence épiscopale intitulé « Nous appelons à la compréhension et à la paix entre tous les boliviens » publié le 12 novembre 2019.
« L’avenir de la Bolivie se construit dans le respect des normes constitutionnelles et en assurant des garanties aux représentants du peuple en fonction afin qu’ils agissent en conscience et en recherchant le bien commun » affirme le texte parvenu à l’Agence Fides qui appelle tout un chacun à « construire une Bolivie en paix, en assumant la responsabilité historique qui est la nôtre ». Aux responsables politiques, il est demandé de « favoriser une sortie constitutionnelle à la situation qui est venue à se créer » alors que les responsables civils et les mouvements sociaux sont appelés à maintenir la paix et à renoncer à tout type de violence.
« Le Secrétariat général de la Conférence épiscopale de Bolivie lance encore une fois un appel pressant à la concorde et à la paix entre tous les frères boliviens » et rappelle que « Jésus-Christ nous invite à rechercher la paix avec tous ». Par suite, « que règne la paix dans le pays. Qu’il n’y ait plus d’agressions des uns contre les autres. Que les idées ne soient pas la cause d’affrontements violents ». Il indique surtout que « les positions politiques doivent servir à construire un pays dans le progrès et la liberté et non pas au travers d’affrontements entre frères ».
Le communiqué s’achève par une invitation : « Regardons l’avenir avec espérance et, par le biais de la paix, continuons à construire la Bolivie ».
Le 10 novembre, la Conférence épiscopale de Bolivie, les représentants de la communauté des citoyens, les comités civiques du pays et le Comité national de défense de la démocratie avaient diffusé un document d’analyse dans lequel ils affirmaient que « ce qui se passe en Bolivie n’est pas un coup d’Etat » invitant tous les boliviens à la paix, à ne pas commettre d’actes de vandalisme, de vengeance et sollicitant des autorités une solution constitutionnelle et pacifique qui conduise à de nouvelles élections à court terme .
Selon les dernières nouvelles, la Sénatrice Jeanine Anez, de l’opposition, a pris la Présidence par intérim de la Bolivie après la démission d’Evo Morales et la renonciation à le remplacer de son Vice-président et des Présidents du Sénat et de la Chambre. Le représentant du parti Unité démocratique a déclaré vouloir s’engager immédiatement en faveur de la pacification du pays et de la convocation de nouvelles élections.
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