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Les Dépêches de l'Agence Fides
Actualizado: hace 7 mins 4 segs

ASIE/SYRIE - Prise de position des Patriarcats syro orthodoxe et grec orthodoxe à propos de l’incertitude du sort des métropolites d’Alep enlevés en 2013

Hace 6 horas 33 mins
Alep – Au cours de ces derniers mois, ont été diffusées de nombreuses reconstructions et « déclarations inquiétantes » concernant le sort des deux Archevêques d’Alep – le grec orthodoxe Boulos Yazigi et le syro orthodoxe Gregorios Yohanna Ibrahim – enlevés sans laisser de trace le 22 avril 2013 dans la zone comprise entre Alep et la frontière turque. Pour le moment cependant, les plus hauts représentants des Eglises auxquelles appartiennent les deux Archevêques orthodoxes disparus ne sont pas en mesure de fournir d’éléments utiles à confirmer ou démentir de telles déclarations. C’est ce qu’indique un communiqué conjoint diffusé le 19 janvier au travers des réseaux sociaux par les Patriarcats syro orthodoxe et grec orthodoxe. Dans le communiqué, les deux Patriarcats déclarent avoir suivi avec attention les déclarations et reconstructions diffusées par les réseaux sociaux et soulignent dans le même temps que ces interventions et reconstructions constituent des initiatives spontanées, « totalement indépendantes des efforts que nous accomplissons dans la recherche de nos deux Archevêques disparus ». Les plus hauts responsables des deux Patriarcats – respectivement le Patriarche grec orthodoxe d’Antioche Yohanna X Yazigi, et le Patriarche syro orthodoxe d’Antioche, Ignace Ephrem II – confirment la détermination commune à « ne rien laisser de côté » pour faire la lumière sur le sort des deux métropolites disparus. Dans ce cadre, ils reconnaissent ne disposer d’aucun élément utile à confirmer ou démentir la validité des reconstructions et considérations concernant le possible destin des deux ecclésiastiques diffusées au cours des derniers mois par différentes sources. « Alors que nous manifestons notre sincère gratitude à toutes les personnes et réalités préoccupées par le sort de nos Archevêques, et surtout à ceux qui mènent des initiatives visant à contribuer à faire la lumière sur leur calvaire, nous demandons à tous de prier pour les deux métropolites et invitons tous ceux qui peuvent soutenir nos efforts visant à résoudre ce cas humanitaire à se mettre en contact avec nos Eglises au travers des canaux officiels prédisposés à cet effet ».
La déclaration conjointe des Patriarcats d’Antioche des syro orthodoxes et des grecs orthodoxes se présente comme une prise de distance mesurée et non polémique notamment vis-à-vis de la récente enquête journalistique réalisée par une équipe conduite par Mansur Salib, chercheur syrien résidant aux Etats-Unis, et diffusée au travers de la plateforme numérique medium.com, nouveau réseau social lié à Twitter. Selon ce qu’affirment les auteurs de l’enquête, les deux Evêques orthodoxes auraient été tués par des militants de Nour al-Din al-Zenki, groupe indépendant impliqué dans le conflit syrien, financé et armé durant le conflit tant par l’Arabie Saoudite que par les Etats-Unis. La reconstruction publiée sur medium.com, comme l’avait déjà indiqué l’Agence Fides reprend des nouvelles déjà connues aux côtés d’hypothèses exposées sans preuves objectives à l’appui.
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AFRIQUE/TOGO - De la nécessité d’une réforme du système sanitaire pour lutter contre le trafic de faux médicaments

Hace 7 horas 23 mins
Lomé – Au cours du sommet sur la lutte contre le trafic de faux médicaments, a émergé la nécessité d’une sérieuse réforme du système sanitaire. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, deux priorités sont ressorties du sommet conclu récemment à Lomé : l’institution de structures adéquates et l’adoption de lois visant à endiguer le phénomène et à bloquer les différentes formes de trafic. A été considérée comme urgente la signature d’un accord entre les parties intéressées afin de définir un cadre juridique et d’imposer des sanctions pénales.
« Le droit à la santé est fondamental pour tous. Sur notre continent, le trafic de médicaments contrefaits constitue une véritable tragédie, un fléau criminel que nous devons dénoncer et contre lequel nous devons intervenir » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien de la Société des Missions africaines. « Les faux médicaments tuent les africains et en particulier les plus pauvres. Pour surmonter sérieusement ce phénomène – ajoute le missionnaire – il faut que nos responsables politiques prennent conscience de la gravité de ce dernier et qu’ils créent des systèmes sanitaires satisfaisant efficacement les besoins des populations. Le trafic de faux médicaments n’est que la face cachée d’un problème plus grand qu’est la précarité du système sanitaire africain ».
« En Afrique – conclut le religieux – il est difficile pour les pauvres de recevoir une assistance sanitaire adéquate dans la mesure où nos systèmes sont au bord de la faillite. Les riches ont recours aux hôpitaux européens, les pauvres sont soignés dans la rue. Malheureusement, dans la rue, fleurit le trafic de faux médicaments. On pourra continuellement organiser des conférences couteuses de ce genre, mais si on ne s’attaque pas à l’essentiel du problème qui reste fondamentalement la réforme véritable des systèmes de santé africain, nos conférences seront toujours improductives ».
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AMERIQUE/MEXIQUE - L’Eglise elle aussi parmi les victimes de la violence des bandes et des groupes armés

Hace 7 horas 42 mins
Celaya – Après les événements violents de la semaine passée à Celaya dans le cadre desquels un groupe armé a ouvert le feu contre le bar La Shula et contre l’église de la communauté de Pelavacas, l’Evêque de Celaya , S.Exc. Mgr José Benjamín Castillo Plascencia, a parlé à la presse locale afin de préciser que « bien que l’Eglise respecte tout un chacun, y compris les bandes de la zone, nous ne pouvons être ouvertement contre personne parce qu’ils nous tuent, nous savons que ces derniers actes de violence sont l’œuvre du Cartel de Jalisco ».
Mgr Castillo Plascencia s’est livré au commentaire suivant dans la note envoyée à Fides : « Ces groupes agissent contre des personnes concrètes parce que leur guerre consiste en cela et les menaces ne manquent pas aussi à l’encontre des prêtres, pas plus que les coups de feu contre nos églises ». Il a ajouté ensuite : « Les morts et les blessés ne leur importent en rien. Ils font cela pour semer la terreur. Peut-être serait-ce le cas de conseiller aux autorités d’agit de manière préventive et non pas seulement par réaction ».
L’Evêque a encore ajouté : « Malheureusement, lorsque ont lieu les affrontements entre bandes, la population a peur de porter plainte. Nombreux sont ceux qui savent qu’il y aura un affrontement mais ils ne peuvent le dénoncer parce que les bandes ont leurs « faucons » et peuvent arriver à savoir qui les a dénoncés ».
Comme en d’autres lieux du Mexique, la violence entre bandes et groupes armés se poursuit en vue du contrôle du territoire et l’Eglise paie, elle aussi, les conséquences de cette réalité vécue par la population dans son ensemble.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Appel des Evêques en faveur d’élections « transparentes, crédibles et pacifiques » lors du scrutin d’octobre prochain

Hace 7 horas 55 mins
Korhogo – « Au vu de cette situation, la première condition qu’il faut observer dans la préparation de ces élections doit être la réconciliation ; la deuxième condition est celle de la concertation et du consensus pour prendre en compte les exigences et les aspirations légitimes de tous les acteurs sociopolitiques et les avis éclairés de la communauté internationale enfin la troisième condition est l’instauration et la consolidation de l’Etat de droit » affirment les Evêques de Côte-d’Ivoire dans la déclaration publiée au terme de leur 114ème Assemblée plénière tenue du 13 au 19 janvier au Centre de spiritualité Notre Dame du Rosaire de Latha sis à Korhogo, dans le nord du pays.
« Nous, Archevêques et Evêques catholiques de Côte-d’Ivoire, préoccupés par la situation socio politique qui prévaut à la veille des élections en général dans notre pays, vous adressons ce message comme une suite logique de celui délivré à Agboville en juin 2019 intitulé ‘’Evitons nous une autre guerre’’ ».
« Au sortir de la crise post-électorale de 2010, les autorités étatiques s’étaient fixées pour priorités la réconciliation et s’étaient engagées à résoudre le tissu social déchiré. Ce grand chantier avait suscité un immense espoir avec la mise en place successive de deux institutions : la commission dialogue, réconciliation et la commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes ; Malheureusement, les résultats de leurs travaux n’ont pas eu de suite » remarquent les Evêques.
Selon la Conférence épiscopale, la réconciliation doit intervenir avant le scrutin du mois d’octobre. « Nous devons en effet nous accorder sur le fait que les prochaines élections doivent êtres transparentes, crédibles et pacifiques pour que tous acceptent les résultats qui en sortiront comme expression de la volonté de la majorité des Ivoiriens ».
« La question de l’indépendance des structures devant abriter ces joutes électorales, comme la CEI, la commission électorale indépendante, divise et cristallise encore des tensions », affirment les Evêques, qui souhaitent que soit garantie la totale indépendance de cet organe fondamental en vue du caractère correct du vote.
Les Evêques ont enfin annoncé la publication prochaine d’une lettre pastorale sur « L’Eglise en Côte d’Ivoire, au service de la réconciliation, la justice et la paix. ».
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AMERIQUE/BRESIL - Lancement du Cours universitaire de Missiologie, pour une prise de conscience toujours plus forte de la vocation missionnaire de l’Eglise

Hace 8 horas 10 mins
Brasilia – Hier, 20 janvier, s’est ouvert au siège de la Faculté de Théologie de l’Archidiocèse de Brasilia, le premier Cours universitaire de Missiologie promu par le Centre culturel missionnaire de la Conférence épiscopale du Brésil en collaboration avec la Faculté de Théologie et le soutien des Œuvres pontificales missionnaires, de la Conférence des Religieux du Brésil et du réseau ecclésial pan-amazonien .
Le Père Antônio Niemiec, Secrétaire national de l’Union pontificale missionnaire et Coordinateur du Cours, explique que l’initiative fait partie des indications du Programme missionnaire national, des Lignes directrices générale de l’action évangélisatrice de l’Eglise au Brésil et qu’il est fruit également de l’expérience représentée par le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019.
L’objectif est d’offrir aux participants les bases favorisant la croissance de leur conscience missionnaire à travers l’étude, la recherche et la réflexion motivés par la conscience que « l’action missionnaire est le paradigme de toute œuvre de l’Eglise » . Le cours prévoit 360 heures de leçon réparties en trois modules de janvier 2020 à mars 2021, distribuées entre cours magistraux et heures d’études virtuelles.
Selon les informations diffusées par la Conférence épiscopale et parvenues à Fides, les quelques 50 participants proviennent des 18 Régions de la CNBB et sont prêtres, religieux et religieuses, consacrés et laïcs. Après la Messe inaugurale, a eu lieu la première leçon, tenue par le Directeur général de la Faculté de Théologie, le Père Godwin Nnaemeka Uchego, originaire du Nigeria, lequel a approfondi le thème de la missiologie en tant que fondement de toutes les sciences théologiques.
Le Sous-secrétaire général adjoint de la CNBB, le Père Dirceu de Oliveira Medeiros, présent à la célébration d’ouverture, a affirmé que ce cours constitue une réponse à l’appel insistant du Pape François concernant l’Eglise en sortie et la nécessité d’aller à la rencontre des périphéries existentielles. « Nous espérons que les participants à ce cours pourront en devenir les multiplicateurs dans les régions de la CNBB, en aidant à former d’autres personnes afin que l’Eglise prenne toujours davantage conscience de son caractère missionnaire ».
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ASIE/TADJIKISTAN - Le cheminement de la petite communauté catholique au cours de la nouvelle année

Hace 8 horas 27 mins
Douchanbé – Ils sont actuellement une centaine, répartis entre les deux Paroisses de Douchanbé et de Qurǧonteppa les fidèles qui forment la communauté catholique du Tadjikistan. « Les plus assidus sont quelques 70 dans la capitale et 30 dans l’autre ville » raconte à l’Agence Fides le prêtre de l’Institut du Verbe Incarné, Père Pedro Ramiro López, Supérieur de la Missio sui iuris au Tadjikistan depuis 2013. Le missionnaire, actif et présent dans le pays d’Asie centrale depuis 2004, retrace pour l’Agence Fides un cadre encourageant, malgré le caractère limité de la présence numérique de l’Eglise pour laquelle il est vraiment possible d’utiliser l’expression évangélique de Jésus, celle de « petit troupeau ».
En effet, remarque le Père Ramiro López, le nombre des participants à la Messe augmente, comme cela a été le cas lors des célébrations de Noel. « La petite communauté des baptisés du Tadjikistan a fêté Noel et les Solennités des jours suivants, tels que la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et l’Epiphanie, en vivant ensemble les Messes les plus importantes. Le 24 décembre, la Messe a été célébrée en russe à Douchanbé alors que le lendemain, nous nous sommes rendus à Qurǧonteppa, où la Messe a été célébrée en anglais. En outre, dans notre zone vit un groupe nombreux de travailleurs italiens, raison pour laquelle nous avons également célébré une Messe dans leur langue ».
Au plan pastoral, l’Eglise s’occupe de la préparation de 25 enfants du catéchisme. « Les enfants ont vécu le temps de l’Avent avec une grande intensité, en écrivant leurs bonnes résolutions pour les déposer par la suite devant la crèche. Au terme de ce parcours, le 5 janvier, ils ont réalisé un concert de Noel dédié à l’Enfant Jésus ».
L’une des branches de l’œuvre pastorale que la communauté catholique mène est relative aux activités caritatives. Le Père Lopez explique ainsi : « Elles sont menées par l’intermédiaire de la Caritas, qui a eu la possibilité de réaliser récemment un petit projet dédié à une quarantaine d’enfants handicapés, les accompagnant dans leur parcours de croissance au travers de bénévoles qui leur donne leur temps, leur sourire, leur accueil ainsi que de petits cadeaux ». Tout ceci, conclut le missionnaire, apporte « un nouvel espoir pour 2020 que nous remettons entre les mains sages du Seigneur ».
La Missio sui iuris au Tadjikistan a été érigée par Saint Jean Paul II en 1997. Il s’agit d’une renaissance après les campagnes antireligieuses du régime soviétique. Actuellement, les catholiques au Tadjikistan sont assistés par trois prêtres argentins de l’Institut du Verbe Incarné, 4 religieuses Missionnaires de la Charité et trois autres appartenant à l’Institut Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà.
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AFRIQUE/NIGERIA - Libération de l’un des quatre séminaristes enlevés

Hace 8 horas 55 mins
Abuja – « Nous sommes heureux d’apprendre que l’un des séminaristes enlevés a été relâché le long de l’autoroute Kaduna-Abuja. Nous prions afin que Dieu touche le cœur des ravisseurs et qu’ils libèrent les trois autres ». C’est ainsi qu’un prêtre de l’Archidiocèse de Kaduna s’est exprimé au terme d’une rencontre de prière pour les quatre séminaristes enlevés au soir du 8 janvier au Grand Séminaire du Bon Pasteur de Kakau, sis le long de l’autoroute Kaduna-Abuja , annonçant la libération de l’un des séminaristes enlevés.
L’insécurité dans l’Etat de Kaduna a atteint des niveaux tels que S.Exc. Mgr Matthew Man-oso Ndagoso, Archevêque de Kaduna , avait dénoncé le fait d’être en état de siège, rappelant que l’enlèvement des séminaristes est le troisième de personnel ecclésiastique intervenu dans son Archidiocèse .
La semaine passée, 10 communautés des zones administratives locales de Chikun et Brinin Gwari ont été attaquées par des bandits qui ont tué au moins 35 personnes, en enlevant 58 autres dans un but d’extorsion.
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AFRIQUE/MADAGASCAR - Nomination du Recteur du Séminaire philosophique Saint Paul Apôtre sis à Antsirabé

Lun, 20/01/2020 - 12:59
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a nommé, en date du 1er mars 2019, Recteur du Grand Séminaire philosophique interdiocésain Saint Paul Apôtre sis dans le Diocèse d’Antsirabé le Père Jean Nicolas Rakotojaona, du clergé archidiocésain d’Antananarivo.
Le nouveau Recteur est né le 18 janvier 1973 à Anosy Avaratra et a été ordonné prêtre le 3 aout 2002 à Faliarivo Ambanidia. Il s’est formé au Petit Séminaire et au Séminaire propédeutique d’Ambohipo avant d’étudier la Philosophie au Grand Séminaire Saint Paul Apôtre d’Antsirabé et la Théologie au Grand Séminaire Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Faliarivo. Il a poursuivi ses études à l’Université catholique de Madagascar et à l’Université de Fribourg, obtenant une Maitrise en Philosophie et un Doctorat en Théologie. Après son ordination, il a été engagé dans la Pastorale paroissiale, professeur près divers Séminaires et dans le cadre de cours de formation pour les laïcs. Depuis 2017, il était Vice-recteur du Séminaire Saint Paul Apôtre dont il a été nommé Recteur.
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ASIE/PAKISTAN - Clôture des célébrations du VIII° centenaire de la rencontre entre Saint François d’Assise et le Sultan, un engagement de paix au Pakistan

Lun, 20/01/2020 - 12:52
Lahore – Au travers d’une lecture conjointe d’extraits de la Bible et du coran, a eu lieu ces jours derniers à Lahore la cérémonie de clôture des célébrations commémorant le VIII° centenaire de la rencontre entre Saint François d’Assise et le Sultan Al-Kamil, intervenu en 1219, un événement, ce VIII° centenaire, qui a eu un vaste retentissement au Pakistan durant toute l’année 2019. A Lahore, a été célébrée la clôture de ce Jubilé spécial dans le cadre d’une rencontre à laquelle participaient de nombreux responsables chrétiens et musulmans.
Ainsi que l’a appris Fides, S.Exc. Mgr Christophe Zakhia El-Kassis, Nonce apostolique au Pakistan, a souligné que, « la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan s’est vérifiée dans une atmosphère de peur et de danger mais cette peur s’est transformée en dialogue, lequel a porté la paix et l’amitié ». « Nous pouvons apprendre à promouvoir la paix et la coexistence de Saint François d’Assise et du sultan » a-t-il ajouté, promettant « soutien à la promotion de la paix, de l’harmonie, de la tolérance au sein de la société » et transmettant les salutations du Pape François.
A ses côtés, S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, Archevêque de Lahore et Président de la Commission nationale pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan, s’est déclaré d’accord, affirmant qu’il est « nécessaire de s’accepter l’un l’autre au sein de la société ainsi que l’ont fait Saint François d’Assise et le sultan Al-Kamil, afin de promouvoir une coexistence pacifique ».
Parmi les autorités civiles présentes, Ijaz Alam Augustine, Ministre provincial des droits fondamentaux et des minorités et Ministre du dialogue interreligieux au Pendjab, a déclaré « apprécier la cérémonie significative » remarquant que « le gouvernement promeut la tolérance et l’harmonie au sein de la société et qu’il entend continuer à développer une politique de paix et d’harmonie interreligieuse afin de promouvoir l’esprit de coexistence au sein de la société ».
De nombreux responsables religieux musulmans et hindous ont participé à la cérémonie, assurant leur engagement « à soutenir la cause de l’humanité pour une société prospère et harmonieuse au Pakistan, en tenant compte de l’initiative de paix vécue il y a des siècles par Saint François d’Assise et le sultan ».
Au sein de l’Assemblée, étaient présents des élèves de différentes écoles qui ont présenté une performance théâtrale s’inspirant à la prière de la paix attribuée à Saint François d’Assise et à l’hymne national pakistanais « Nous sommes une seule chose ». Les jeunes de la résidence universitaire franciscaine capucine de Lahore ont présenté une dramatisation de la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan, la cérémonie s’étant conclue par un engagement solennel de la part de tous les présents à être « instruments et artisans de paix au Pakistan ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Un pays littéralement en état de siège selon l’Archevêque Kaduna, après l’enlèvement de quatre de ses séminaristes

Lun, 20/01/2020 - 12:24
Abuja – « Aucun pays ne peut tolérer ces niveaux d’insécurité sans que ne se déchainent des protestations de masse. Surement, notre pays est en état de siège » a affirmé S.Exc. Mgr Matthew Manoso Ndagoso, Archevêque de Kaduna, au Nigeria, l’Archidiocèse dans lequel, au soir du 8 janvier, quatre séminaristes ont été enlevés au Grand Séminaire du Bon Pasteur sis à Kakau, le long de l’autoroute Kaduna-Abuja .
« L’enlèvement des séminaristes est le troisième concernant du personnel ecclésiastique au sein de notre Archidiocèse » a rappelé l’Archevêque. « Je ne parviens pas à dormir en pensant aux conditions dans lesquelles vivent actuellement les quatre séminaristes » a ajouté Mgr Ndagoso.
« Les personnes ne parviennent plus à dormir de leurs deux oreilles et pourtant nos responsables ont le courage de dire que la sécurité existe dans le pays » souligne Mgr Ndagoso, qui ajoute que la population semble s’être résignée à l’insécurité croissante. Je pense que maintenant, les personnes semblent avoir renoncé à la sécurité parce qu’il n’y a rien qu’elles ne puissent faire. Elles se sont simplement résignées à leur destin ».
L’Archevêque se demande comment il se fait que l’on ne parvienne pas à rétablir la sécurité sur zone dans la mesure où, « avec les technologies avancées de sécurité développées au XXI° siècle, il n’est pas d’endroit au monde, pas même sous l’eau, où des criminels ne peuvent être trouvés ». « Cependant, les agences de sécurité continuent à dire qu’elles ont le contrôle de la situation ».
Après avoir affirmé que « les mesures de sécurité au Séminaire ont été renforcées afin de protéger les autres séminaristes », Mgr Ndagoso conclut en déclarant que « nous continuerons à prier pour les séminaristes enlevés jusqu’à ce qu’ils soient libérés. Nous continuons à espérer que Dieu expose ceux qui se trouvent derrière l’insécurité dans ce pays ».
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OCEANIE/PAOUASIE NOUVELLE GUINEE - Jubilé de la Béatification de Peter ToRot, un exemple pour tous

Lun, 20/01/2020 - 12:11
Kavieng – « La défense du sacrement du mariage comme voie de sainteté conjugale a constitué la principale motivation ayant conduit à la béatification de Peter ToRot » a déclaré S.Exc. Mgr Rochus Tatamai MSC, Evêque de Kavieng-Lorengau et Président de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon à l’occasion de la célébration du Jubilé d’argent du Bienheureux martyr, élevé à la gloire des autels voici 25 ans, laïc et premier bienheureux du pays.
Dans son homélie, l’Evêque, qui est également un neveu du Bienheureux, a longuement parlé de la vie et du martyr de Peter ToRot, l’indiquant à tous les fidèles comme « exemple de vie chrétienne » à suivre. De son histoire et de ses vicissitudes, l’Evêque a tiré des suggestions utiles aux catéchistes, parlant du sacrement de mariage et de la vie familiale et s’attardant sur les rapports entre foi et culture.
La Messe de Jubilé a constitué un moment de grande dévotion et de participation des fidèles : la chorale et un groupe de jeunes femmes ont guidé la procession d’offertoire au travers d’une danse et d’une mélodie traditionnelles des iles du Duc d’York, en province de Nouvelle Bretagne orientale. Parmi les participants, se trouvait notamment un groupe consistant de fidèles des Paroisses de l’Archidiocèse de Port Moresby et des membres de différentes Congrégations religieuses. Les célébrations principales du Jubilé ont eu lieu dans le village de Rakunai le 17 janvier et ont été coordonnées par la Fondation Bienheureux Peter ToRot Inc, une organisation laïque fondée en 1996 pour promouvoir la vie et le travail du Bienheureux et soutenir l’Archevêque de Rabaul dans la cause de canonisation.
La présence et le message du Bienheureux a également outrepassé les frontières de la Papouasie Nouvelle Guinée pour arriver en Australie. Le 19 janvier en effet, S.Em. le Cardinal Ribat, a béni une chapelle dédiée à Peter ToRot dans le Sanctuaire de Notre-Dame auxiliatrice au sein de la Marian Valley, à Brisbane.
Le Bienheureux Peter ToRot, catéchiste dans le village de Rakunai, au sein de la péninsule de Gazelle, dans la province orientale de Nouvelle Bretagne, fut tué par les japonais en 1945, vers la fin de la II° Guerre mondiale pour s’être refusé d’interrompre ses activités de catéchiste et témoin de la foi. En particulier, le Bienheureux défendit la sainteté du mariage, en défiant ainsi la pratique de la polygamie, autorisée par les japonais. Le Saint Pape Jean Paul II le déclara officiellement martyr de la foi le 17 janvier 1995 au cours de la cérémonie de Béatification à Port Moresby.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Du passage d’une situation d’urgence à la survie sociale selon l’Archevêque de Cali

Lun, 20/01/2020 - 11:26
Cali – « J’ai invité des diplomates et des représentants d’organisations internationales telles que l’ONU et d’autres encore, à offrir leurs sièges comme protection et refuge » à ceux qui dénoncent les responsables des attaques à l’encontre des responsables sociaux et des défenseurs des droits fondamentaux en Colombie ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Darío de Jesús Monsalve, Archevêque de Cali. « Vous devez savoir – poursuit-il dans la note envoyée à Fides – que sur le territoire national, il n’existe pas de garanties pour proclamer la vérité. Si vous croyez qu’une enceinte diplomatique extraterritoriale pourra être utile, j’espère que vous serez accueillis favorablement parce que ce que vit actuellement la Colombie n’est pas une situation d’urgence mais de survie sociale pour garantir que la vie soit soutenue au milieu de tant de menaces ».
Les déclarations de Mgr Monsalve ont été faites au cours d’un acte civil et religieux de la communauté de Cali visant à commémorer la figure du juge Alcibíades Libreros, assassiné fin décembre. Il était responsable d’importantes enquêtes concernant la criminalité organisée. Selon l’Evêque, du moment que n’existent pas de garanties dans le pays, les plaintes concernant les responsables des attaques à l’encontre des responsables sociaux et des défenseurs des droits fondamentaux pourraient être déposées dans les consulats d’autres pays voire même avec l’accompagnement de quelques ONG. Le nombre de responsables sociaux assassinés en 2020 est de 17 à tout le moins .
De même, l’Archevêque de Cali a affirmé que les assassins de substituts du procureur, de responsables sociaux et d’anciens guérilleros devraient voir les enquêtes les concernant avoir la priorité sans quoi il serait possible d’envisager une complicité de la part d’un secteur de l’Etat lui-même.
La violence en Colombie, en particulier à l’encontre de responsables sociaux et de magistrats, a augmenté au cours de ces derniers mois, au point que la Conférence épiscopale a demandé publiquement le respect de la vie de toute personne, « vie qui est sacrée », et de mettre un terme aux homicides et actions violentes « à l’encontre de nos frères et sœurs » , en particulier dans les départements de Chocó, Cauca, Valle del Cauca, Norte de Santander, Nariño et Arauca.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Appel de l’Evêque de Tapachula à « voir, écouter et traiter les migrants en tant que frères » face à une position officielle ambiguë et hésitante

Lun, 20/01/2020 - 10:21
Tapachula – « Tous ceux qui font partie de cette famille diocésaine de Tapachula chacun selon ses possibilités et responsabilités, doivent garantir que ces frères migrants ne manquent pas d’un morceau de pain, qu’ils ne soient pas violés ou agressés lorsqu’ils passent sur le territoire de notre Diocèse, qu’ils ne fassent pas l’objet de manifestations de rejet ni de mépris et perçoivent, malgré les circonstances difficiles, qu’ils cheminent parmi des frères et comme des frères et non pas comme des étrangers ou des aventuriers, des criminels ou des exilés ou encore des méprisés. Dieu récompensera l’effort de tous visant à les voir, les écouter et les traiter en frères, exactement comme nous voudrions que nos compatriotes en situation irrégulière soient traités aux Etats-Unis ». Tel est l’appel adressé par S.Exc. Mgr Jaime Calderón Calderón, Evêque de Tapachula, aux prêtres, séminaristes, religieuses et laïcs de son Diocèse dans un document intitulé « Responsabilité et amour envers nos frères » après les nouvelles concernant une nouvelle caravane d’émigrés du Honduras se dirigeant en direction des Etats-Unis.
« Les déclarations du gouvernement fédéral et le silence du gouvernement de l’Etat nous font voir que la position officielle est, comme en d’autres occasions, ambiguë et hésitante » dénonce l’Evêque dans son message, n’ayant pas la certitude que la caravane des migrants pourra passer la frontière et atteindre Tapachula ou poursuivre au-delà de l’Etat du Chiapas. « Vue cette incertitude, mais conscients de notre devoir chrétien de baptisés enfants de Dieu – Père de tous sans différences ou distinctions – nous ressentons le devoir de faire état de notre pensée avec simplicité, clarté et détermination en rapport aux frères qui arrivent au sein de la caravane » poursuit Mgr Jaime Calderón Calderón.
L’Evêque rappelle que la famille diocésaine de Tapachula « s’est toujours distinguée en tant qu’Eglise locale fraternelle et solidaire qui, dans sa pauvreté, a toujours été attentive à montrer le visage miséricordieux de Dieu, en étant accueillante vis-à-vis de nos frères migrants ». Son visage est celui du bon samaritain, et par suite « nous nous assurerons toujours que, de passage ou dans le cadre d’un séjour temporaire ou stable sur notre territoire diocésain, nos frères migrants n’accumulent pas d’autres souffrances outre à celles que comporte une route longue, tortueuse, accidentée, non sûre et violente ».
Dans son communiqué, l’Evêque assigne aux différentes communautés, coordonnées par la Commission d’urgence et par les Vicaires forains, la mission d’assister les migrants qui traversent le territoire diocésain, invoquant Dieu « de nous aider, une fois encore, à faire ce travail avec un fort sens de responsabilité et d’amour envers nos frères ».
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - La Déclaration de Rome pour la paix au Soudan du Sud saluée par toute l’Eglise en Afrique orientale

Sáb, 18/01/2020 - 12:48
Juba – « Je suis heureux d’apprendre la signature de cette déclaration. Mon espoir et ma prière est que les deux partis – le gouvernement de la République du Soudan du Sud et l’opposition – le respectent. Vous savez que le Saint-Père est impliqué. Nous aussi, nous avons été impliqués. Tel est mon espoir et ma prière » a déclaré S.Exc. Mgr John Baptist Odama, Archevêque de Gulu , en commentant la Déclaration signée à Rome le 13 janvier visant à mettre un terme à la guerre au Soudan du Sud. Mgr Odama, dont l’Archidiocèse accueille de nombreux réfugiés provenant du Soudan du Sud, est lui aussi fortement impliqué dans les initiatives interreligieuses pour la paix au Soudan du Sud.
La Déclaration a été signée grâce aux efforts de la Communauté de San Egidio qui a agi en tant que facilitatrice, par les membres de la délégation du gouvernement central du Soudan du Sud, les représentants des Mouvements d’opposition sud-soudanais n’ayant pas adhéré à l’accord de paix revitalisé de 2018 d’Addis Abeba et des oppositions signataires de l’accord susmentionné.
L’accord prévoit : l’engagement solennel à la cessation des hostilités à compter du 15 janvier à minuit ; l’engagement à discuter et évaluer avec la Communauté de San Egidio les mécanismes permettant de résoudre les divergences ; la garantie pour les organisations humanitaires de pouvoir œuvrer dans le pays pour soutenir la population civile.
L’accord a été salué par les Evêques des pays limitrophes adhérant à l’AMECEA – Association des membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale. Le Secrétaire général de l’Association, le Père Anthony Makunde, a fait l’éloge des initiatives prises par San Egidio et par tous les partenaires, régionaux et internationaux, pour amener une paix durable au Soudan du Sud. « Ainsi que le disait Saint Paul, lorsqu’un organe est malade, tout le corps se sent mal. Dès lors, tout effort visant à porter une paix durable au Soudan du Sud est en faveur de toute la famille de l’AMECEA. Notre appel s’adresse à nos frères et sœurs du Soudan du Sud afin qu’ils paient de retour ces efforts de manière à pouvoir unir nos efforts dans un effort commun » conclut le Père Makunde.
Font partie de l’AMECEA les Conférences épiscopales d’Ethiopie et d’Erythrée, du Kenya, du Malawi, du Soudan et Soudan du Sud, de Tanzanie, d’Ouganda et de Zambie, celles de Somalie et de Djibouti ayant le statut d’observateurs.
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AMERIQUE/PEROU - Les élections législatives anticipées du 26 janvier parmi les points à l’ordre du jour de l’Assemblée de la Conférence épiscopale

Sáb, 18/01/2020 - 12:18
Lima – C’est au travers de la Messe célébrée par S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos OFM, Evêque de Trujillo, Président de la Conférence épiscopale du Pérou et du Conseil épiscopal latino-américain , concélébrée par tous les Evêques du Pérou, que débutera le 20 janvier la 115ème Assemblée plénière de l’Episcopat du pays. Après la Messe, en la Paroisse Saint Antoine de Padoue de Lima, les 52 Evêques des 46 juridictions ecclésiastiques du pays se rendront au siège de la CEP pour débuter les sessions de travail. Comme à toutes les Assemblées, les Evêques examineront différents thèmes, dans un esprit de communion et de synodalité, et analyseront les derniers événements du pays. Ils éliront en outre le Secrétaire général et le Président du Conseil économique de la CEP. Comme chaque année, sera remise la Médaille de Saint Thuribe de Mogrovejo à des personnes et institutions s’étant distinguées pour leur action en faveur de l’Eglise au Pérou.
Parmi les points à l’ordre du jour de l’Assemblée se trouvent les prochaines élections anticipées du Parlement prévues pour le 26 janvier après la dissolution prononcée par le Président Vizcarra le 30 septembre dernier suite à la corruption de parlementaires. En octobre dernier, en pleine crise politique, les Evêques du Pérou avaient demandé à la communauté nationale de transformer ce sentiment amer à l’encontre de la politique en un moment de réforme du monde politique pour le pays, comme cela est le cas dans d’autres réalités latino-américaines. Selon des sources locales de Fides, ceci n’arrive pas dans la réalité péruvienne et la société, héritière de l’Empire inca, vit actuellement dans le même climat qu’en septembre dernier, avant la dissolution du Parlement. La différence est fournie par une campagne électorale qui voit tous types de proposition et tout type de confrontation entre les candidats et même encore personnes présentes sur la liste d’un même parti.
Les premières enquêtes réalisées par des organismes fiables ont relevé que la majorité des péruviens ne sait pas pour qui voter. En outre, il existe encore beaucoup d’indifférence vis-à-vis de la politique. On entrevoit donc la perspective d’un possible Parlement divisé en de nombreux petits partis, qui ne parviendront pas à surmonter le seuil minimal pour entrer au Parlement par la grande porte. Ainsi, comme l’affirme la critique internationale, existera une fausse majorité parlementaire, constituée d’authentiques minorités politiques. Malheureusement, la campagne électorale est caractérisée par l’exhibitionnisme politique et par la vente des voix, sachant que les candidats eux-mêmes changent de camp dès qu’ils voient l’opportunité de s’assurer un fauteuil, le bien commun et l’avenir du pays ne constituant pas la priorité de nombre d’entre eux.
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ASIE/TURQUIE - Démenti du Patriarche arménien apostolique de Constantinople concernant les critiques à la diaspora arménienne lui ayant été attribuées par les moyens de communication turcs

Sáb, 18/01/2020 - 11:22
Istanbul – Sahak II Masalyan, le nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople élu le 11 décembre dernier, a tenu à démentir, au moins partiellement, les critiques faites à la diaspora arménienne de par le monde qui lui avaient été attribuées par certains moyens de communication turcs au cours des semaines ayant suivi son élection. Une note du secrétariat patriarcal met en cause en particulier le quotidien turc Akşam et en particulier son article du 2 janvier reportant des jugements âpres émis par le nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople à l’égard de l’ensemble de la diaspora arménienne, en affirmant que les communautés arméniennes de la diaspora n’ont « rien en commun avec les arméniens demeurés en Turquie » et qu’elles vivent « avec 100 ans de retard » - référence implicite à la mémoire du Génocide arménien, cultivée par les arméniens du monde entier. La rectification provenant du secrétariat patriarcal – indique Agos, journal bilingue turc arménien publié à Istanbul – soutient que les affirmations du nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople ont été reportées de manière non précises et trompeuse, en forçant les contenus et déformant des considérations nuancées et articulées avec l’ajout d’interpolations à attribuer seulement à l’auteur de l’article.
Les déclarations attribuées au Patriarche arménien apostolique de Constantinople – e publiées le 2 janvier par le quotidien nationaliste turc Akşam – étaient en effet fatalement destinées à provoquer des polémiques. Dans ces déclarations, en effet, il semblait vouloir insister sur la distance entre le Patriarcat arménien apostolique de Constantinople et les milieux de la diaspora arménienne qui transmettent de génération en génération en tant que facteur identitaire la mémoire des massacres subis par les arméniens en Anatolie en 1915. « Nous sommes restés sur cette terre après ces événements – a ajouté le Patriarche arménien apostolique de Constantinople. Nous avons choisi de vivre avec le reste de la population alors que la diaspora est restée ancrée dans le siècle passé ».
Le processus électoral ayant porté au choix du nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople a été difficile et caractérisé par des controverses destinées à avoir des suites à l’avenir, notamment à cause de personnalismes ecclésiastiques et d’interférences de la part des autorités séculaires locales.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Semaine pour l’Unité des chrétiens, « une unité n’excluant personne, en particulier les plus défavorisés et parmi eux les migrants »

Sáb, 18/01/2020 - 10:30
Mexico – Le matériel pour vivre la Semaine pour l’Unité des chrétiens, du 18 au 25 janvier, a été préparé cette année par les églises chrétiennes de Malte et de Gozo. Chaque année, le 10 février, elles célèbrent la fête du naufrage de Saint Paul et, au travers de cet événement, l’évangélisation des iles. Les réflexions et la citation de référence « Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire » ont par suite pour thème le voyage de l’Apôtre, prisonnier et enchainé, qui dut affronter les tempêtes en mer. Ainsi que le rappelle dans son message pour l’octave, l’Evêque de Veracruz, S.Exc. Mgr Carlos Briseño Arch, Président de la Commission pour le Dialogue interreligieux et pour la Communion de la Conférence épiscopale du Mexique, « prisonniers, marins et soldats firent naufrage et arrivèrent sur une ile dont les habitants ne parlaient pas leur langue, ne partageaient pas la culture ou la religion mais ils furent accueillis chaleureusement avec de la nourriture et des vêtements secs et traités avec une humanité peu ordinaire ».
Dans le texte parvenu à Fides, l’Evêque de Veracruz explique : « Ce passage dans la vie de Saint Paul nous rappelle des scènes que nous voyons actuellement aux nouvelles : des migrants qui affrontent des tempêtes alors que les mers sont en furie et arrivent dans des pays avec d’autres cultures, d’autres langues et d’autres religions mais, à la différence des habitants de Malte, ils sont souvent accueillis par l’indifférence, la discrimination et le rejet. Ils sont enlevés ou exploités voire même soumis au trafic d’êtres humains. Est-ce là l’attitude d’un chrétien ? Est-ce là ce que Dieu attend de nous ? ».
En citant le Pape François qui a dénoncé maintes fois cette situation, Mgr Arch souligne que « les migrants, les réfugiés, les évacués et les victimes du trafic sont devenus un emblème de l’exclusion en ce que, outre à supporter les difficultés dues à leurs conditions, ils sont souvent sujets à des jugements négatifs, en ce que considérés responsables de maux sociaux. L’attitude à leur encontre constitue un signal d’alarme qui nous avertit de la décadence morale que nous affrontons si nous continuons à faire la place belle à la culture du déchet.
Au Mexique, l’un des engagements pastoraux du Projet global pastoral consiste à identifier et accompagner les groupes vulnérables de la société, dont les migrants. « Le matériel que nous offrons pour l’octave – conclut l’Evêque – a été préparé pour prier pour l’Unité des chrétiens mais une unité qui n’exclut personne, n’oublie personne, en particulier les plus défavorisés, les plus faibles et parmi eux, les migrants ».
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AFRIQUE/TOGO - De la nécessité d’une révolution sociale, politique, religieuse et culturelle pour promouvoir les femmes aux postes à responsabilité

Sáb, 18/01/2020 - 09:33
Kara – Dans de nombreux pays d’Afrique, s’ouvre l’époque des élections. « Les structures sociétales, telles que la politique, la religion et la culture sont parfois de véritables obstacles à la promotion du leadership féminin » remarque le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines. « A cause de ses structures à forte dominance masculine, les femmes sur le continent africain ont du mal à se mettre en éveil afin de jouer des rôles fondamentaux dans la vie de leurs pays. A part l’exemple exceptionnel et réussi d’Ellen Johnson, l’ex présidente du Liberia, les femmes en Afrique, comme dans beaucoup de domaines, se contentent uniquement de jouer les seconds rôles dans la vie politique de leurs pays. Au Togo, par exemple pour les prochaines élections présidentielles du 22 février 2020, aucune femme n’est lice sur les dix candidats déclarés ».
Le prêtre ivoirien insiste sur les énormes potentiels féminins « qui pourraient apporter beaucoup à nos pays, surtout à leur stabilité politique par leur génie. Les femmes africaines sont des mines d’or de talent et de richesse à valoriser » insiste-t-il. « Une révolution sociétale, politique, religieuse et culturelle doit nécessairement s’opérer pour promouvoir la richesse du leadership féminin en Afrique » conclut le Père Zagore.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Appel de l’Evêque de Tombura-Yambio au monde politique en faveur d’une politique en faveur des jeunes

Vie, 17/01/2020 - 13:05
Tombura – « Les personnes de toutes les strates sociales sollicitent actuellement le Soudan du Sud afin qu’il parvienne à la paix. Les étrangers investissent même dans ce but. Ils veulent tous la paix pour notre pays. Il est temps que les responsables fassent preuve d’une véritable capacité de gestion ». Tel est l’appel lancé par S.Exc. Mgr Edwardo Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, qui a parlé une nouvelle fois de l’accord de paix dans le pays . L’Evêque a également exprimé une certaine déception suite à l’actuel état d’application de l’entente. Mgr Kussala a exhorté les responsables à « penser au bien de la population du pays, en particulier aux enfants et aux jeunes auxquels est nié un avenir lumineux à cause de conflits politiques ».
L’Evêque de Tombura-Yambio est intervenu à l’occasion de la distribution des livres aux élèves du primaire et du secondaire des Etats occidentaux de Gbudue, Tambura, Maridi et Amadi, quatre des 32 Etats composant actuellement le Soudan du Sud. L’événement s’est tenu à la Curie de Yambio grâce aux donations de l’Association de catholiques du Diocèse vivant en Amérique.
« La distribution des livres était prévue l’an dernier mais les conditions météorologiques ne l’ont pas rendu possible. Cela a constitué le plus beau des cadeaux que de commencer l’année scolaire et de promouvoir l’alphabétisation dans la région. Nous renforçons non seulement les bibliothèques scolaires mais aussi les bibliothèques publiques. Nous encourageons la culture de la lecture parce que, grâce à elle, arrivent de grandes choses » a indiqué l’Evêque, en remerciant les représentants des quatre Etats, ajoutant que, malgré l’instabilité politique, les Ministères de l’Instruction des différents Etats ne sont pas demeurés vacants.
Le Coordinateur diocésain pour l’Instruction, Ceasar DauDau, a fait l’éloge et remercié les donateurs pour l’initiative qui contribuera de manière notable à aider les élèves dans leur parcours de formation. « Les problèmes dans ce pays sont le résultat de l’analphabétisme. La politique est arrivée avant le développement technique à la différence de ce qui est le cas dans les autres pays développés. Il est temps de changer cette mentalité » a déclaré un collaborateur qui œuvre dans l’Etat de Gbudue.
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ASIE/MYANMAR - Appel de l’Evêque de Myitkyina à l’arrêt des violences, frein au développement

Vie, 17/01/2020 - 12:40
Myitkyina – L’effusion de sang qui continue dans certaines zones du Myanmar « est un motif de préoccupation pour tous. Elle représente un frein au développement et bloque la construction d’un avenir durable ». C’est ce qu’affirme l’Evêque de Myitkyina, S.Exc. Mgr Francis Daw Tang, dont le territoire diocésain s’étend dans l’Etat Kachin, au nord du pays. Par l’intermédiaire de l’Agence Fides, l’Evêque adresse un appel éploré, souhaitant que « la violence et les conflits qui tourmentent encore le pays soient résolus par le dialogue. La population du Myanmar aspire à la paix et au développement ». L’Evêque rappelle que les conflits avec les minorités ethniques et la tension entre groupes de rebelles locaux et armée durent depuis des décennies. « Cet état de fait caractérisé par une condition de conflit permanent, a provoqué de graves problèmes aux populations de toutes les strates sociales, créant de fortes souffrances parmi les civils et générant des vagues d’évacuations », relève Mgr Tang dans son entretien avec Fides. Parmi les Diocèses les plus touchés par la violence et les effusions de sang se trouvent ceux de Banmaw et Myitkyina, tous deux dans l’Etat Kachin, et celui de Lashio, dans l’Etat Shan. Les Kachins et les Shans sont en effet deux des plus importants groupes ethniques ayant organisé une rébellion, dès l’époque de la dictature, et ayant combattu l’armée birmane.
« La violence ethnique et le conflit sans fin dans la région du nord du Myanmar mettent actuellement à dure épreuve les aspects physiques, émotifs et psychologiques des personnes alors que demeurent critiques les conditions permettant de garantir la subsistance, l’instruction et la paix dans la région », remarque l’Evêque, faisant état de son amertume pour cette situation.
Dans ce cadre, le Diocèse de Myitkyina cherche à vivre 2020, raconte Mgr Tang, « en se concentrant sur les défis à relever pour répondre aux besoins concrets des fidèles, à commencer par la santé, l’instruction et le développement social, en soignant dans le même temps les aspects pastoraux liés à la croissance spirituelle et à l’administration des sacrements ».
Un défi que le Diocèse doit en particulier relever concerne la situation intéressant de nombreux jeunes qui « interrompent leurs études pour divers motifs » liés au malaise provoqué par la situation présente. L’Eglise, par l’intermédiaire de ses opérateurs pastoraux, cherche à limiter cette hémorragie, et « à les accompagner dans la croissance et le développement d’une habilité particulière, en leur proposant également des parcours de formation professionnelle, de manière à ce qu’ils puissent avoir un emploi et une position sociale au sein de la société » explique l’Evêque.
Le Diocèse de Myitkyina compte plus de 90.000 catholiques répartis sur 20 Paroisses desservies par 64 prêtres et 120 religieuses.
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