VATICAN - Aides du Fond des Oeuvres pontificales missionnaires pour l'urgence Covid envoyées au Niger, en Gambie et en Zambie

Fides FR - www.fides.org - Vie, 17/07/2020 - 12:57
Cité du Vatican – Le Niger s'étend pour une bonne partie dans le désert du Sahara et, malgré le manque de pluie, le secteur agricole et de l'élevage constitue la source presque exclusive de subsistance de ses habitants qui vivent à l'ordinaire dans une situation de pauvreté. Le pays, à majorité musulmane, se trouve à affronter aujourd'hui trois crises : celle de la sécurité, liée à l'action de groupes terroristes sur son territoire, qui dure depuis plusieurs années, une crise alimentaire et une crise sanitaire suite à la pandémie de Covid-19. L'Eglise, qui jusqu'en l'an 2000, ne comptait qu'un Diocèse, s'est toujours battue pour améliorer les conditions de vie des personnes, en organisant des écoles dans les lieux les plus reculés et abandonnés par l'Etat, ainsi que des centres professionnels pour les jeunes, des projets à caractère social et de développement destinés à la population rurale qui constitue 80% de la population totale.
Les mesures d'isolement adoptées par le gouvernement et par l'Eglise pour combattre la pandémie ont eu un impact négatif sur la vie des personnes et des familles, qui survivent actuellement grâce à de petits travaux quotidiens. Les soutiens de l'Etat sont insuffisants pour faire face à la grave situation qui est venu à se créer.
Grâce aux aides envoyées par le Fond d'urgence institué par le Pape François près les Oeuvres pontificales missionnaires afin de soutenir les Eglises des territoires des mission face à l'urgence Covid-19 , le Diocèse de Maradi, qui couvre les 2/3 du territoire du Niger, pourra continuer à assister les familles pauvres des différentes Paroisses au travers de la distribution de denrées alimentaires de première nécessité. De son coté, au sein de l'Archidiocèse de Niamey, il sera possible de soutenir le Foyer d'accueil Saint Vincent, géré par les religieuses du Gethsémani, qui accueille des enfants de 4 à 12 ans, orphelins ou issus de familles pauvres. Avec le verrouillage, en effet, les ressources économiques pour son fonctionnement, provenant surtout de l'étranger, sont devenues rares et la structure se trouve en difficulté pour poursuivre son œuvre d'assistance des plus jeunes.
La pandémie de corona virus a frappé également la Gambie, avec les mesures restrictives de prévention qui s'en sont suivies et ont eu des effets négatifs outre sur la vie sociale et économique du pays, également sur le ministère des prêtres, religieux et catéchistes du Diocèse de Banjul. Avec la suspension de la Messe avec le peuple et de toutes les activités pastorales et scolaires en effet, ont disparu les offrandes et autres formes de soutien apporté aux opérateurs pastoraux. Le problème le plus urgent pour le Diocèse, qui a demandé l'aide du Fond des Oeuvres pontificales missionnaires, est de parvenir à assurer le maintien de ses structures, qui sont au service de la population, et des personnes qui se dédient généreusement à l'évangélisation au sein des Paroisses et dans les écoles.
Sont encore parvenues d'Afrique et en particulier de Zambie d'autres demandes d'aide afin de faire face aux conséquences de la pandémie. Le Diocèse de Chipata, qui compte 36 Paroisses et 506.983 catholiques, couvre un territoire très vaste dans l'est du pays, où la population vit d'agriculture de subsistance et se trouve dans une situation d'urgence. Il a en effet besoin d'un soutien pour ses 190 catéchistes, fondamentaux en matière d'évangélisation et de formation chrétiennes des petits et des grands et pour maintenir en fonction la Curie diocésaine.
L'Archidiocèse de Kasama, lui aussi, qui s'étend en zone rurale dans le nord du pays, fait partie des zones les plus pauvres de la Zambie. Après la fermeture des églises, en l'absence des offrandes limitées des fidèles, les prêtres qui se dédient avec zèle à l'évangélisation et à la pastorale, se trouvent en graves difficultés pour payer les factures des consommations ordinaires outre que pour faire face à leur subsistance. Depuis quelques temps, a été lancé un projet de solidarité entre les Paroisses mais la situation actuelle due à l'isolement le rend inadapté à couvrir les besoins extraordinaires actuels.
Categorías: De l’Eglise

AFRIQUE/MALI - Appel des responsables religieux à la pacification après les violentes manifestations de la semaine passée

Fides FR - www.fides.org - Vie, 17/07/2020 - 11:57
Bamako – « Nous sommes très préoccupés par la recrudescence de la violence à Bamako. Nous saisissons cette occasion pour lancer un appel à la paix, au regard de tous les dégâts causés. Le Mali ne mérite pas ce qui se passe maintenant », a déclaré S.Em. le Cardinal Jean Zerbo, Archevêque de Bamako, à la Radio et Télévision Nationale du Mali, ORTM, le 14 juillet. « Ce qui s'est passé vendredi dernier et qui continue aujourd'hui dans la capitale Bamako est une cause de préoccupation », a déclaré le cardinal Zerbo. « Inciter les gens à s'engager dans la violence dont nous voyons les conséquences aujourd'hui est inacceptable. Nous ne pouvons qu'avoir recours à la clémence de Dieu pour toutes les atrocités commises lors de ces manifestations ». Au moins 11 personnes ont trouvé la mort durant les désordres ayant éclaté dans la capitale entre le 10 et le 12 juillet.
La voix du Cardinal Zerbo s'est unie à celle des autres principaux responsables religieux du Mali qui ont lancé un appel commun à la pacification. Outre l'Archevêque de Bamako, Ousmane Cherif Madani Haidara, Président du Haut conseil Islamique du Mali et Nouhou Ag InfaYattara, Président de l’Association des groupements d’églises et missions protestantes évangéliques au Mali ont appelé, sur les antennes de l’ORTM, les Maliens au calme et au dialogue.
« J’appelle les citoyens au calme. Quelles que soient les difficultés, quand on engage un vrai dialogue, on peut avoir une solution », a déclaré le Président du Haut conseil Islamique du Mali, Ousmane Cherif Madani Haidara, affirmant que les responsables religieux font leur mieux pour la recherche rapide des solutions.
Le Président de l’Association des groupements d’églises et missions protestantes évangéliques au Mali , le pasteur Nouh Ag InfaYattara, a déclaré quant à lui que « aucun fils, aucune jeune fille ne peut être indifférent à cette situation ».
Dans un entretien accordé à l'Agence Fides, le Cardinal Zerbo avait souligné que « au milieu de cette situation particulièrement difficile, à nous religieux ne restent que le choix entre deux comportements : être des sentinelles et agir comme des médiateurs afin de favoriser le dialogue et le retour au calme » .
Le Président Ibrahim Boubacar Keïta, connu sous le sobriquet de IBK, a été élu pour la première fois en 2013 et réélu en 2018 dans le cadre d'un scrutin marqué par l'enlèvement de son principal adversaire, Soumaïla Cissé, ainsi que de certains agents électoraux, par des intimidations faites aux électeurs et par un taux de participation en chute libre. Les protestations ont commencé après que la Cour constitutionnelle ait invalidé, fin avril, l'élection de 30 députés de l'opposition.
En mai, les opposants au Chef de l'Etat ont constitué une alliance sans précédent autour d'un imam influent et respecté, Mahmoud Dicko. Ensemble, ils ont lancé un appel à descendre dans la rue pour la première fois le 5 juin, se qualifiant de « M5-RFP » à savoir « Mouvement du 5 juin – Rassemblement des forces patriotiques ». Le mouvement en question demande la dissolution du Parlement, la formation d'un gouvernement de transition dont il désignerait le Premier Ministre ainsi que le remplacement des neuf membres de la Cour constitutionnelle accusés de collusion avec les autorités.
Categorías: De l’Eglise

ASIE/PAKISTAN - Appel de la société civile en direction du gouvernement du Pendjab en faveur de la liberté religieuse au sein du système éducatif

Fides FR - www.fides.org - Vie, 17/07/2020 - 11:29
Lahore - « Nous demandons au gouvernement de la province du Pendjab de revoir toutes les mesures qui sont clairement en conflit avec le droit à la liberté de religion, garantie par la Constitution du Pakistan aux sens de ses articles 20 et 25 » : telle est la demande formulée par un groupe d'organisations de la société civile pakistanaise, exprimant de sérieuses préoccupations suite aux récents développements concernant le système éducatif dans la province en question.
Dans une déclaration conjointe, la Commission pour les droits des minorités des peuples, le Centre pour la Justice sociale , l'Association des enseignants des minorités du Pakistan, la Fondation Cecil e Iris Chaudhry, la Commission nationale Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Pakistan et Idara-e-Taleem-o-Aagahi déplorent la notification du gouverneur de la province du Pendjab qui a rendu obligatoire l'éducation coranique dans les Universités de la province .
Peter Jacob, catholique, Président du Center for Social Justice et de la Commission populaire pour les droits des minorités , explique : « Selon l'article 20 de la Constitution du Pakistan, tout citoyen a le droit et la liberté de professer, pratiquer et propager sa propre religion. L'article 25 décrète quant à lui l'égalité de tous les citoyens du pays et le droit à l'instruction, n'établissant aucune discrimination fondée sur le sexe ».
Les organisations demandent un curriculum national unique concordé entre les gouvernements fédéral et provinciaux. « Cependant, le gouvernement du Pendjab a pris l'initiative de modifier l'enseignement de la religion au sein du système éducatif dans le mépris total de la liberté religieuse et du respect de la diversité religieuse ».
« Depuis près de 40 ans – indique-t-il – toutes les écoles publiques et la majeure partie des écoles et collèges privés enseignent les « études islamiques » comme matière obligatoire dans toutes les classes ». Il ajoute que « la récitation du texte coranique en arabe est enseignée dans le primaire alors que la lecture du coran dans le secondaire a été rendue obligatoire dans la province depuis 2018 ». Peter Jacob remarque que « dans d'autres matières également, telles que les sciences sociales, l'histoire et les langues, se trouvent de vastes références à la seule religion majoritaire », en violation flagrante de la Constitution.
A.H. Nayyar, chercheur et membre du groupe de travail sur l'éducation inclusive, déclare, dans le cadre d'un entretien accordé à Fides : « L'intégration de contenus religieux a des répercussions sur la quantité et la qualité du parcours éducatif. Un autre développement inquiétant consiste dans un amendement approuvé par l'Assemblée provinciale du Pendjab selon lequel tous les manuels doivent être approuvés par le Conseil des Oulémas plutôt que par les experts en matière d'instruction ».
Baela Raza Jamil, membre clef du groupe de travail sur l'éducation inclusive, explique : « Ces modifications à la législation, promues sans débat public, sont profondément préoccupants et seront socialement source de divisions. Elles minent la liberté d'apprentissage et le sens critique dans le système éducatif pakistanais ».
Categorías: De l’Eglise

ASIE/INDE - L'action des religieuses de Talitha Kum contre le trafic d'êtres humains durant la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Vie, 17/07/2020 - 10:27
New Delhi – Un groupe de religieuses indiennes est fortement présent dans la lutte contre le phénomène du trafic d'êtres humains, y compris durant la pandémie de Covid-19. Le mouvement AMRAT - Talitha Kum Inde, alliance asiatique de religieuses contre le trafic d'êtres humains lancée en 2009, est particulièrement attentif et actif en ce moment où les trafiquants peuvent profiter de la situation contingente.
Le trafic d'êtres humains est le deuxième phénomène criminel le mieux organisé d'Inde, après le trafic d'armes et de drogue. Différentes organisations, tant gouvernementales que non gouvernementales sont impliquées dans la lutte contre ledit phénomène. AMRAT - Talitha Kum Inde a développé un certain nombre de stratégies concernant tant la prévention que le sauvetage, la protection, la réhabilitation, la réinsertion des victimes et la mise en réseau.
« De nombreuses personnes sont vulnérables au trafic d'êtres humains durant la pandémie de Covid-19 : la perte d'emploi, les difficultés pour retourner dans les villages d'origine et l'indigence contribuent à les exposer au trafic d'êtres humains » affirme à Fides Soeur Jyoti Pinto, de la Congrégation des Soeurs de la Petite Fleur de Béthanie, fondatrice d'AMRAT - Talitha Kum Inde. « Une personne peut être vendue plusieurs fois. Nous nous trouvons face à la réalité épouvantable de l'esclavage moderne qu'est le trafic d'êtres humains » indique-t-elle.
Soeur Jyoti Pinto a motivé non seulement sa Congrégation mais aussi les autres ordres religieux afin qu'ils s'unissent pour combattre ce crime atroce. Grâce à Soeur Arpan, qui vit à New Delhi, la capitale, et à Soeur Prema, résidant à Guwahati, capitale de l'Etat de l'Assam, dans le nord-est de l'Inde, l'organisation a atteint des milliers de femmes et d'enfants bloqués dans différentes zones du pays au cours du verrouillage imposé pour contenir la diffusion du Covid-19 à compter du 25 mars. Les religieuses non seulement sauvent les femmes et les jeunes filles du trafic d'êtres humains mais les aident à survivre en organisant des initiatives de subsistance et de réintégration dans la société.
De nombreuses femmes des communautés rurales indiennes se transfèrent dans les villes dans l'espoir d'une vie meilleure et de perspective de travail. Toutefois, le processus devient souvent un piège. Les trafiquants choisissent les communautés vulnérables – au sein desquelles il existe peu de perspectives de revenus ou qui sont frappées par des guerres ou des catastrophes naturelles – en ayant recours au mirage d'une vie meilleure. Les jeunes femmes se retrouvent ensuite à travailler comme aides domestiques, ouvrières voire à mendier ou à se prostituer. Parfois elles sont également victimes de mariages forcés.
Pour lutter contre ce phénomène, il est essentiel de se constituer en réseau. Même si elles ne sont pas directement membres d'AMRAT, ce sont quelques 100.000 religieuses catholiques qui oeuvrent silencieusement dans l'apostolat, se rendent dans les villages, les rues, les camps de réfugiés, les écoles, les hôpitaux, les plantations de thé, les prisons, les bidonvilles, en signalant les potentielles situations de présence de trafiquants d'êtres humains.
Chaque année, des milliers de cas de trafic d'êtres humains sont signalés aux autorités indiennes. De 2011 à 2018, les cas ont été 38.508 sur la base des données gouvernementales.
Le Global Slavery Index estime que 8 millions de personnes – dont des enfants et des adolescents – vivent en Inde dans le cadre de formes d'esclavage moderne où la violence, la coercition et la tromperie sont utilisées pour exploiter les personnes.
Categorías: De l’Eglise

AMERIQUE/PARAGUAY - Dénonciation de la corruption et de l'impunité durant la pandémie de la part d'un Evêque

Fides FR - www.fides.org - Vie, 17/07/2020 - 08:56
Carapeguá – L'Evêque de Carapeguá, S.Exc. Mgr Celestino Ocampo, a regretté qu'au milieu de la pandémie, le crime et la corruption n'aient pas cessé, des phénomènes « qui sont d'inséparables alliés de l'impunité ». Ces propos ont été tenus durant la Messe de la Saint Bonaventure célébrée dans le district de Yaguarón.
La Messe en l'honneur du protecteur spirituel de ce district, Saint Bonaventure, a eu lieu à huis clos le 15 juillet. Par suite, a eu lieu un cortège de véhicules suivant un char sur lequel était transporté l'image du saint vénéré, orné de fleurs.
Au cours de l'homélie de la Grand Messe, l'Evêque de Carapeguá, a affirmé que la pandémie a révélé de nombreuses carences dans presque toutes les institutions, ce qui constitue un fait préoccupant, a-t-il déclaré. Il a ajouté qu'il était triste qu'au milieu de la crise sanitaire, le crime et la corruption, qui sont des alliés inséparables de l'impunité, n'aient pas cessé.
Mgr Ocampo a également affirmé qu'il est triste de savoir que de nombreuses personnes, au lieu de diriger toutes les ressources de l'Etat pour faire face aux besoins urgents de santé, conçoivent de tirer profit de ces derniers pour des bénéfices personnels ou sectoriels. « Les appels d'offre sont manipulés et assignent les achats à des sociétés appartenant à des amis, augmentant sans honte les prix des produits » a-t-il affirmé.
Il a ajouté que chacun sait qu'il existe de nombreuses personnes très honnêtes qui insiste à exercer leurs fonctions et veulent bien faire les choses mais que, « parfois l'environnement ne fait pas fonctionner les choses ». Il a par ailleurs averti que, « si les injustices et les iniquités ne devaient pas être surmontées et que la corruption devait continuer à aller de pair avec l'impunité, malheureusement les riches deviendront plus riches aux dépens des pauvres qui deviendront toujours plus pauvres ».
« Ces maux sont beaucoup plus dangereux et mortels que le corona virus » a-t-il souligné. Face à eux, le chrétien ne peut demeurer indifférent, a-t-il déclaré. « Nous devons élever notre voix prophétique, en annonçant la Parole de Dieu et en dénonçant les maux qui nous affligent et en demandant justice pour tous » a-t-il conclu.
Categorías: De l’Eglise

VATICAN - La crise du Proche-Orient au centre de la vidéoconférence tenue pour la présentation du Rapport annuel de la Caritas Internationalis

Fides FR - www.fides.org - Vie, 17/07/2020 - 08:54
Cité du Vatican – A l'occasion de la présentation du Rapport annuel « Caritas, la voix de ceux qui n'en ont pas, l'avenir dans le monde après le Covid-19 », qui s'est tenue hier 16 juillet, une vidéoconférence présidée par le Président de la Caritas Internationalis, S.Em. le Cardinal Luìs Antonio Tagle, et par le Secrétaire général, Aloysius John. Tous deux se sont attardés en particulier sur deux phénomènes requérant une intervention déterminante de la part de l'ensemble de la communauté : la dette internationale et les sanctions économiques au Proche-Orient .
La rencontre a été ouverte par le Cardinal Tagle, qui a déclaré : « Je suis heureux de présenter le Rapport annuel 2019 à un moment crucial de changement. Cet événement se déroule également dans un esprit d'espérance envers l'avenir, surtout à un moment où l'humanité se trouve face à une grave crise sanitaire qui a frappé tout un chacun. Le Covid-19 a mis en évidence la fragilité de notre existence. Comme nous l'a répété le Pape François, nous nous trouvons devant un nouveau début et notre monde après le Covid-19 ne peut et ne doit plus être le même ».
« La pandémie a mis à dure épreuve notre organisation – a poursuivi le Cardinal – qui s'est trouvée face à une situation sans précédents qui aurait pu porter à l'interruption de nombreux programmes et même à la fermeture de certains bureaux. En revanche, chacune des 162 organisations de la Caritas opérant dans quelques 200 pays et territoires a été en mesure de répondre rapidement à l'urgence en renforçant ses programmes et en s'organisant afin d'atteindre les plus vulnérables, de prendre soin d'eux et de les informer à propos de la pandémie ».
« La Caritas Internationalis continuera à être la voix de ceux qui n'en ont pas et à promouvoir le développement humain intégral et l'écologie dans la droite ligne de l'Encyclique Laudato Sì, point central de notre action » a déclaré le Cardinal. « La Caritas invite tout un chacun, en particulier les responsables, à être prêts à affronter les conséquences dramatiques de cette pandémie, non seulement dans le secteur de l'assistance sanitaire mais également à intervenir dans les temps en faveur de millions de personnes qui risquent de mourir de faim. Nous ne pouvons demeurer spectateurs de la détérioration des conditions de vie des personnes au Liban, en Syrie et dans d'autres pays du Proche-Orient. Les plus pauvres sont victimes de sanctions économiques et la menace du Covid-19 rend encore plus précaires leurs vies difficiles. La dette internationale des pays les plus pauvres de l'Afrique, de certaines zones d'Amérique latine et d'Asie, a eu d'importantes conséquences sociales et économiques ».
« La situation au Proche-Orient s'est aggravée drastiquement au cours de ces six derniers mois – a affirmé pour sa part le Secrétaire général de la Caritas Internationalis, Aloysius John. Les sanctions économiques et l'embargo sur la Syrie y ont contribué. Les prix ont connu une très forte augmentation, la population n'ayant pas les moyens d'acheter de la nourriture et la malnutrition se répandant alors qu'existe une colère croissante envers la communauté internationale. La situation est plus grave pour les plus vulnérables, en particulier les enfants, les femmes et les personnes âgées, déjà profondément touchés par la guerre, les tensions, le fondamentalisme et maintenant également par le Covid-19. Les sanctions contre la Syrie – mis en évidence Aloysius John – ont frappé également les pays voisins. Ces jours-ci, nous regardons tous avec une attention particulière la situation au Liban, qui a toujours constitué un modèle d'équilibre pour l'ensemble du Proche-Orient, un pays qui a toujours été « un message de liberté et un exemple de pluralisme pour l'Orient et l'Occident » comme le disait Saint Jean Paul II. Bien que les sanctions et l'embargo ne soient pas imposés directement au Liban, les conséquences indirectes sur le pays – qui a des liens économiques étroits avec la Syrie – sont indéniables. En outre, le Liban a toujours été un centre essentiel pour l'envoi d'aides humanitaires à des pays tels que la Syrie et l'Irak et si la situation ne s'améliore pas, les conséquences pour l'ensemble de la région seront catastrophiques ».
Parmi les participants à la vidéoconférence, en compagnie du Père Michel Abboud, Président de la Caritas du Liban, se trouvait Rita Rhayem, Directeur de l'organisme, qui a réaffirmé le caractère critique de la situation dans laquelle se trouve le pays. « Le Liban affronte actuellement la pire situation économique qu'il ait jamais connu avec un nombre important de chômeurs et de personnes poussées sous le seuil de pauvreté. Cette crise économique est le résultat de nombreux facteurs et se trouve aggravée par l'effet de la propagation de la crise syrienne et des sanctions. Le pays, qui accueille un nombre important de réfugiés syriens et de travailleurs immigrés, est maintenant au bord du gouffre dans le silence total de la communauté internationale. Les aides sont liés à des réformes difficiles à réaliser ou qui demandent du temps » explique le Directeur de la Caritas locale. Entre temps, les libanais paient au prix fort et les immigrés et réfugiés souffrent. Ainsi que l'a affirmé le Pape François lors de l'Angelus du 28 juin dernier, « le Liban connaît une grave crise sociopolitique et économique, que la pandémie de Covid-19 a rendu encore plus difficile ».
Le Directeur de la Caritas du Liban a en outre indiqué que, alors que le monde cherche un traitement pour le Covid-19, la pandémie ne fait pas partie des priorités surtout parce que, au fur et à mesure que la crise progresse, des centaines de personnes ont commencé à chercher des alternatives pour gagner de l'argent pour manger. « On est retourné au troc. De nombreux pauvres ont commencé à s'échanger des vêtements et des chaussures contre de la nourriture ».
Le Département social de la Caritas du Liban surveille l'état des bénéficiaires vulnérables pour évaluer leur situation et fournir un soutien aux personnes les plus nécessiteuses. Toutefois il est impossible de répondre à toutes les demandes au cours des urgences à cause des ressources économiques et humaines limitées. Il existe un fort risque de fermer certains refuges et écoles et de licencier les salariés. Au cours de ces cinq derniers mois, le Département social de la Caritas du Liban, en coordination avec les jeunes, a distribué 11.293 colis alimentaires, 5.415 repas chauds et 3.012 tickets repas. En outre, la Caritas du Liban collabore avec la Fondation Maronite qui fournit des denrées alimentaires à distribuer dans différentes régions du Liban. Au moins de juin, le Département sanitaire a distribué 50.239 médicaments à 11.425 bénéficiaires dans tout le pays. La situation change dramatiquement d'un jour à l'autre et nous assistons à des scènes jamais vues au cours des années dans ce pays ».
Categorías: De l’Eglise

AFRIQUE/GHANA - Appel de l'Archevêque d'Accra en faveur de la suspension des examens pour les élèves du fait de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 12:42
Accra – Un appel en faveur du report des examens finaux des élèves a été lancé par S.Exc. Mgr John Bonaventure Kwofie, Archevêque d'Accra et responsable du secteur éducatif au sein de la Conférence épiscopale locale.
Trois semaines après que les élèves de la dernière année des collèges et lycées soient retournés dans leurs établissements pour se préparer aux examens finaux, des cas d'infection de Covid-19 ont été signalés dans certaines zones de l'ouest du Ghana. Certaines écoles catholiques du Ghana ont enregistré un ou plusieurs cas avérés de Covid-19 et les parents ont exprimé des craintes malgré les mesures de sécurité adoptées. « Nous sommes pris entre deux feux » a déclaré Mgr Kwofie, mettant en évidence que les élèves ne veulent pas aller à l'école avec le corona virus mais qu'ils doivent se préparer aux examens finaux. « Je pense que cela constitue une occasion pour nos responsables de faire quelque chose de plus radical ».
« La décision doit être nécessaire et radicale parce que le Covid n'existe pas seulement au Ghana » a-t-il ajouté, en soulignant que « la suspension de l'examen de certification de l'enseignement secondaire d'Afrique occidentale de 2020 et de l'examen de certification de l'instruction de base empêchera l'ultérieure diffusion du virus en particulier parmi les élèves ».
Dans une déclaration du 13 juillet, le Conseil national des Associations de parents et d'enseignants a demandé au Ghana de reporter les examens finaux.
« Dans les circonstances actuelles, les jeunes sont psychologiquement instables et dès lors ils ne seraient pas dans les conditions mentales ad hoc pour effectuer avec succès les examens » a affirmé une note. « Dès lors, nous suggérons que les examens sont reportés tant que la situation ne sera pas placée sous contrôle ».
Le Nigeria a retardé la réouverture des écoles pour les examens mais le Ghana Education Service a déclaré que les examens auront bien lieu.
Categorías: De l’Eglise

AFRIQUE/EGYPTE - Alarme des Eglises coptes suite à la diffusion gratuite de fausses Bibles et de faux Evangiles contraires à la foi chrétienne

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 12:23
Le Caire – Les portes paroles de l'Eglise copte catholique et de l'Eglise copte orthodoxe ont exprimé tous les deux leur préoccupation pour la croissante diffusion de volumes diffusés gratuitement auprès de la population caractérisés par des titres rappelant l'Evangile ou la Bible mais dont les contenus semblent totalement incompatibles avec les vérités de foi reportées dans l'Ancien et dans le Nouveau Testament.
Le prêtre copte orthodoxe Boutros Halim, porte-parole de l'Eglise copte orthodoxe, a dénoncé la croissante diffusion de livres trompeurs qui cherchent à attirer l'attention du lecteur en insérant sur la couverture du volume le titre « Authentique Evangile du Christ », demandant aux autorités compétentes d'intervenir pour bloquer la diffusion de telles œuvres visant à confondre l'esprit des croyants et à créer des motifs ultérieurs de tension sociale. Il a également invité tout un chacun à choisir des Bibles et des Evangiles imprimés et diffusés par des maisons d'édition autorisées telles que la Maison de la Bible. Le porte-parole de l'Eglise copte orthodoxe a dénoncé la diffusion massive de textes au travers des réseaux sociaux numériques qui, derrière des titres prétendument mystiques, cachent de véritables contrefaçons des textes bibliques et des Evangiles. Certains de ces textes en particulier se font passer pour des versions « authentiques » de la « doctrine des Apôtres » ou se proposent en tant que « lectures mystiques » de l'Evangile selon Saint Jean. Des mises en garde analogues ont été également exprimées récemment par S.Exc. Mgr Hani Bakhoum Kiroulos, responsable de la communication de l'Eglise copte catholique.
Categorías: De l’Eglise

AFRIQUE/MALAWI - Invitation du Président à ses compatriotes à s'unir à lui dans la prière et le jeûne pour demander l'aide de Dieu pour vaincre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 11:58
Lilongwe – Le Président du Malawi, Lazarus Chakwera, a exhorté ses compatriotes à s'unir à lui dans le jeûne et la prière contre la diffusion du corona virus dans le pays.
Le Chef de l'Etat a invité « tous les citoyens et les résidents au Malawi » à jeûner et à prier pendant trois jours à compter d'aujourd'hui, 16 juillet. Le Président a en outre déclaré Dimanche 19 juillet Journée nationale d'action de grâce.
Dans une déclaration signée par le Ministre de l'Information, Gospel Kazako, le Président demande « d'intensifier les prières pour la guérison de ceux qui ont été frappés par le virus, pour la protection et le soutien des opérateurs sanitaires se trouvant en première ligne dans la lutte et pour la protection et le zèle de ceux qui n'ont pas été contaminés par le virus ».
Le Président Chakwera est un ancien pasteur de l'église des Assemblées de Dieu du Malawi, qu'il a dirigé pendant 24 ans. Il est devenu responsable de ce qui était alors le Parti du Congrès du Malawi en 2013 sans avoir aucune expérience politique et a été élu Président lors des élections du 23 juin, qui le voyait s'opposer au Président sortant, Peter Mutharika.
Le Président Chakwera a suscité de fortes attentes au Malawi, l'un des pays les plus pauvres du monde, blessé par la corruption. S.Exc. Mgr John Alphonsus Ryan, Evêque de Mzuzu, au cours d'une cérémonie de distribution d'aides aux familles touchées par la crise économique provoquée par le corona virus, a souhaité que le Président Chakwera et le Vice-président Chilima, soient de vrais responsables qui se mettent à conduire le pays dans un esprit de service. « Le Président et le Vice-président, hommes craignant Dieu, ont souligné l'idée d'une direction de service, qu'ils sont là pour servir. Nous espérons qu'ils continuerons à guider le Malawi dans cet esprit ».
Mgr Ryan a par suite demandé au nouveau gouvernement de mettre en place des mesures énergiques pour protéger tout un chacun de la pandémie de Covid-19 et a souligné que les parents sont préoccupés pour la vie de leurs enfants qui ne peuvent plus fréquenter l'école à cause du confinement.
Le Diocèse de Mzuzu s'est engagé à utiliser ses maigres ressources pour soutenir les familles les plus touchées par la crise provoquée par le Covid-19.
Le Malawi a jusqu'ici enregistré 2.614 cas avérés de Covid-19 dont 1.005 guéris et 43 morts. Avec la découverte du premier cas dans une prison, les organisations pour les droits fondamentaux demandent au gouvernement de libérer une partie des détenus de manière à améliorer les conditions des prisons locales, notamment sur un plan hygiénique.
Categorías: De l’Eglise

ASIE/MALAISIE - Appel de l'Archevêque de Kuala Lumpur aux fidèles à rester en sûreté et être saints

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 11:18
Kuala Lumpur - « Restez en sûreté et soyez saints » : telle est l'exhortation que l'Archevêque de Kuala Lumpur, S.Exc. Mgr Julian Leow Beng Kim, a adressé aux fidèles alors que la Malaisie assouplit progressivement l'interdiction des rassemblements et assemblées religieuses imposée à cause du Covid-19. Dans une Lettre pastorale transmise à l'Agence Fides, l'Archevêque affirme : « Nous rendons grâce à Dieu Tout-Puissant pour les bénédictions reçues. Nous avons vu une diminution notable du nombre de nouveaux cas de Covid-19 et une absence de mortalité. Cependant, les autorités sanitaires publiques nous rappellent que nous ne sommes pas totalement sortis de l'urgence et que nous devons continuer à exercer de manière responsable la prudence et la précaution, alors que nous reposons notre foi et notre confiance en Dieu ».
L'Archevêque demande aux fidèles « d'être patients alors que l'Eglise adopte une approche progressive pour permettre à tous de revenir à l'église de manière sûre, pour éviter une nouvelle vague de cette pandémie et pour protéger les membres les plus vulnérables ».
A compter du 15 juillet, le gouvernement a annoncé que « il n'y aura plus de limite au nombre de personnes pouvant participer à une conférence, à une rencontre sociale ou aux prières dans les mosquées ou les lieux de culte ». Toutefois, à la lumière des protocoles sanitaires u gouvernement comme la distanciation, la capacité d'accueil des églises se trouve réduite des deux tiers. Différentes Paroisses ont émané des lignes directrices pour la participation à la Messe dominicale avec diverses modalités d'enregistrement et de réservation distinctes d'une Paroisse à l'autre.
Dans sa Lettre, Mgr Kim encourage les Paroisses à contacter le plus grand nombre possible de catholiques disposés à participer aux messes hebdomadaires.
« Je comprends qu'à cause de la seule Messe permise pour chaque Dimanche, du fait de la capacité d'accueil limitée et des restrictions imposées par les autorités, nombreux sont ceux qui ne pourront participer à la Messe chaque semaine. Cependant ceux qui ne sont pas en mesure de participer à la Messe dominicale sont dispensés de cette obligation » ou pourront continuer à utiliser les moyens de communication de masse.
Selon les indications du gouvernement, les personnes âgées et les enfants sont encouragés à ne pas participer à des rassemblements dans les lieux de culte. Il s'agit cependant là d'un avis de santé publique et non d'une interdiction absolue. Les baptêmes d'enfants peuvent être célébrés à l'église selon les Lignes directrices de l'Archidiocèse mais ils doivent avoir lieu en dehors de la célébration de la Messe et à raison d'un seul enfant à la fois accompagné de sa famille.
L'Archevêque a également demandé aux Curés de contacter les ministres extraordinaires de la Communion afin qu'ils distribuent cette dernière à domicile à ceux qui ne peuvent se rendre personnellement à la Messe. Les écoles de catéchisme dominicales sont en revanche suspendues jusqu'à nouvel ordre.
« Toutes les Paroisses de l'Archidiocèse s'engagent actuellement à rendre à nouveau nos églises et chapelles des centres de vie spirituelle, pastorale et sacramentelle mais nous désirons le faire de manière sûre et prudente » conclut l'Archevêque.
Categorías: De l’Eglise

OCEANIE/AUSTRALIE - L'aide de l'Eglise aux réfugiés rohingyas entre Covid-19 et catastrophes naturelles

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 10:53
Sydney – Fournir des informations concernant la prévention du Covid-19 et des services hygiéniques et sanitaires de base dans la zone de Cox’s Bazar, au Bengladesh, où se trouvent plus d'un million de réfugiés d'ethnie rohingya, provenant du Myanmar : tel est le défi de l'Eglise d'Australie active au Bengladesh au travers de projets liés à l'assistance sanitaire, aux droits fondamentaux et à la sauvegarde de la Création. Ainsi que l'indique une note envoyée à l'Agence Fides, la ville de Cox’s Bazar, zone à très forte densité démographique, déjà touchée par le passage du cyclone Amphan, connaît actuellement une forte augmentation du nombre des contaminations par Covid-19 et une intense saison de la mousson. Dans ce contexte, indique encore la note, la situation des réfugiés rohingyas, arrivés au Bengladesh en 2017 en provenance du Myanmar limitrophe pour fuir une brutale répression, est ô combien précaire. Dans les camps de réfugiés chargés de les accueillir, les conditions de vie sont dramatiques. « Les réfugiés vivent dans des zones surpeuplées et sont privés de l'essentiel : nourriture, eau propre, services hygiéniques adaptés et instruction. La distanciation sociale est presque impossible. Les données du Haut-commissariat de l'ONU pour les réfugiés montrent que 93% de la population vivent en dessous du standard d'urgence de 45 m2 par personne. Dans le même temps, l'eau, le savon et les masques de protection manquent ».
Pour faire face à ces manques, la Caritas d'Australie et ses partenaires nationaux ont installé des zones ad hoc pour le lavage des mains et la distribution de savon et de masques de protection mais aussi procédé à la réparation des services hygiéniques et des puits d'eau.
Selon Eleanor Trinchera, coordinatrice du programme de la Caritas d'Australie pour le Bengladesh, le Népal et les Philippines, le personnel et les bénévoles travaillent actuellement inlassablement afin de faire face à l'urgence. « Les structures sanitaires dans les camps sont limitées. C'est pourquoi certaines zones d'accueil à moyen terme ont été transformées en zones de quarantaine. Actuellement, les rohingyas sont extraordinairement exposés à des conditions de surpeuplement, à des catastrophes naturelles, à des conditions de santé et de nutrition inadaptées. Tout cela fait obstacle aux efforts visant à freiner la diffusion du virus. Nous faisons de notre mieux ».
Active depuis 1964, la Caritas d'Australie, qui dépend directement de la Conférence épiscopale, répond aux urgences humanitaires de quelques 23 pays en fournissant une assistance immédiate aux communautés frappées et des moyens pour la reconstruction à long terme.
Categorías: De l’Eglise

AMERIQUE/BOLIVIE - Retour à la Maison du Père de l'Evêque d'El Alto, un grand missionnaire ayant donné toute sa vie pour l'Eglise en Bolivie

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 10:24
El Alto - « C'est avec une profonde douleur que nous annonçons que S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Evêque d'El Alto, est mort au matin du mercredi 15 juillet après avoir été contaminé par le Covid-19 » communique la Conférence épiscopale de Bolivie, rappelant qu'il a été « missionnaire en Bolivie à compter de 1988, un pasteur de l'Eglise s'étant distingué par son dévouement envers les plus pauvres et par son inlassable lutte pour la justice. Mgr Scarpellini était hospitalisé à l'hôpital du Sacré-Coeur de la ville d'El Alto, où il recevait des soins pour le Covid-19. Le 15 juillet, il a eu deux arrêts cardiaques et les médecins n'ont rien pu faire. A lui va l'affection et la gratitude du peuple bolivien ».
Né à Verdellino le 8 janvier 1954, ordonné prêtre le 17 juin 1978, le Père Eugenio Scarpellini arriva en Bolivie le 11 janvier 1988 en tant que missionnaire Fidei donum du Diocèse de Bergame. Il occupa différentes charges au sein de l'Archidiocèse de La Paz . En 2004, Mgr Scarpellini fut nommé Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires en Bolivie et en 2006 Coordinateur des Oeuvres pontificales missionnaires du Continent américain. Le 15 juillet 2010, le Pape Benoît XVI le nomma Evêque auxiliaire d'El Alto et en 2012, il fut élu Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Bolivie. Le 26 juin 2013, le Pape François le nomma Evêque d'El Alto. Inlassable animateur missionnaire, l'une de ses plus grandes réalisations fut la célébration du V° Congrès missionnaire américain, tenu en Bolivie, à Santa Cruz de la Sierra, en 2018.
S.Exc. Mgr Waldo Barrionuevo, actuel Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires, nommé le 27 février dernier, a fait mémoire de Mgr Scarpellini au cours de la Messe, le qualifiant de « personne précieuse » et mettant en évidence que nous sommes tous appelés à être des instruments entre les mains de Dieu : « Nous sommes tous missionnaires par appel et vocation du Seigneur. Le Seigneur appelle chacun d'entre nous à rendre témoignage à notre Père ». Il a par suite exhorté à continuer à témoigner d'être enfants de Dieu, comme l'a fait Mgr Scarpellini, qui a accompagné l'Eglise en Bolivie en tant que Directeur des Oeuvres pontificales missionnaires pendant de si nombreuses années.
S.Exc. Mgr Ricardo Centellas, Archevêque de Sucre et Président de la Conférence épiscopale de Bolivie, souligne : « Nous avons perdu physiquement un frère mais son esprit nous accompagnera toujours, cet esprit de lutte et de travail, surtout d'une conviction inébranlable dans les dynamiques de la mission. Il était convaincu que l'Eglise devait vivre sa dimension missionnaire ». L'Archevêque se souvient de Mgr Scarpellini comme d'un grand missionnaire qui a donné toute sa vie pour l'Eglise en Bolivie, un Evêques qui a toujours été au service de la Conférence épiscopale de Bolivie, « des Oeuvres pontificales missionnaires, du Diocèse d'El Alto. Il a motivé l'Eglise en Bolivie à aller de l'avant dans son expérience missionnaire ».
Categorías: De l’Eglise

AMERIQUE/NICARAGUA - Report des célébrations de la Saint Dominique, fête de la capitale

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 10:23
Managua – L'Archidiocèse de Managua a suspendu toute activité promouvant le rassemblement de personnes comme les processions pour la célébration des fêtes patronales de Managua prévues à partir du 1er août en l'honneur de Saint Dominique Guzman à cause de la crise sanitaire qu'affronte le pays dans le cadre de la pandémie de Covid-19.
De même, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua, a invité les dévots, les « promettant » et les traditionalistes à éviter toute activité de ce genre à cause des limites que la crise sanitaire impose, « reportant à un autre moment plus opportun » ces célébrations. Il invite en revanche à commémorer l'occasion au travers d'une véritable dévotion, en union spirituelle et virtuellement au travers des moyens de communication à disposition.
Le Cardinal a exhorté à commémorer l'ensemble des fêtes patronales de l'Archidiocèse de Managua depuis son domicile, « en tant qu'Eglise domestique », avec dévotion et créativité dans notre amour pour le Christ, la Très Sainte Vierge Marie et nos Saints Patrons.
En ce qui concerne les dévots qui, d'année en année, participent pour remplir leurs promesses envers le Patron de Managua, le Cardinal a affirmé que, « avec l'autorité ecclésiastique de ma charge pastorale, face aux impossibilités physiques et morales, je concède aux fidèles de remplacer ou de renoncer pour cette année, aux promesses et vœux, les remplaçant par des temps et actes de prière, de pénitence et de charité en tant qu'offrande d'amour au Seigneur et à nos Saints intercesseurs pour les demandes de nos cœurs de croyants ».
En outre, le Cardinal a invité les croyants à être « des exemples de responsabilité, de solidarité et de collaboration face aux défis de ce moment. Je demande à tous les fidèles d'être un exemple de respect, d'unité et de piété ».
Les cas de corona virus dans le pays, selon les données officielles du Ministère de la Santé sont 2.846 dont 91 morts. Cependant les registres des organisations indépendantes mettent en cause ces chiffres. L'Observateur citoyen, par exemple, fait état de 7.893 infections et 2.225 morts suspects de Covid-19 en date du 8 juillet.
L'Eglise a été et continue à être en faveur de l'absence de rassemblements de personnes provoquant de possibles contamination par le corona virus, ayant suspendu les célébrations en présence de fidèles et célébrant des Messes transmises au travers des réseaux sociaux.
Categorías: De l’Eglise

AMERIQUE/ARGENTINE - Prêtre retrouvé mort à Tucumán

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 09:34
Tucumán – Le Père Oscar Juárez a été retrouvé mort hier, mercredi 15 juillet, menotté en l'église Saint Martin de Porres dans la capitale de Tucuman, en Argentine. Une enquête de police est menée pour vérifier s'il a été victime d'un homicide.
Le communiqué envoyé à Fides par l'Archidiocèse de Tucumán, indique que « en dialogue avec l'autorité judiciaire, il nous a été dit qu'il s'agit d'un fait criminel ayant pour motif le vol. Nous croyons que cette douloureuse perte fait partie des nombreux faits liés à l'insécurité que nous vivons à Tucuman. Notre Eglise pèlerine à Tucuman souffre des mêmes angoisses ».
« Nous demandons – poursuit le communiqué – à la justice de trouver les responsables de ce fait aberrant. Nous demandons également aux autorités de renforcer la sécurité et de convoquer un dialogue avec les partenaires sociaux afin de construire la paix ».
Le Père Oscar Juárez, prêtre du clergé séculier, est né le 6 février 1953 à San Miguel de Tucumán.
Il entra au Grand Séminaire le 7 mars 1972 et fut ordonné prêtre par S.Exc. Mgr Blas Victorio Conrero le 17 mars 1979 en la Cathédrale.
Envoyé à Rome pour ses études, il y obtint une maîtrise en Droit canonique près l'Université pontificale grégorienne en 1983. A son retour, il fut nommé professeur au sein du corps enseignant de Philosophie et de Sciences sacrées du Grand Séminaire archidiocésain Notre-Dame de la Miséricorde et Saint Joseph ainsi que professeur près l'Institut supérieur de Culture religieuse Saint Turibio de Mogrovejo.
Entre 1992 et 1993, il fut pour une brève période juge au Tribunal ecclésiastique interdiocésain de Tucumán.
Il a été nommé par l'Archevêque, S.Exc. Mgr Conrero, Vicaire coopérant de la Paroisse du Sacré-Coeur de Jésus le 9 avril 1979. S.Exc. Mgr Horacio Alberto Bózzoli le nomma ensuite Administrateur de la Paroisse Notre-Dame du Rosaire de Burruyacú, le 3 février 1985. Il fut par suite nommé Curé de la Paroisse de la Sainte Famille des Alderetes le 25 mars 1992.
S.Exc. Mgr Luis Héctor Villalba lui confia la charge de Curé de la Paroisse Saint Martin de Porres le 7 mars 2004.
Le corps du Père Oscar Juárez a été retrouvé par un personnel de nettoyage à l'intérieur de son église. Selon les premiers résultats de l'enquête, l'homme a indiqué à la police que le prêtre avait été menotté et blessé même si sont encore attendues les conclusions du médecin légiste.
Categorías: De l’Eglise

AFRIQUE/NIGER - Début du 23ème mois de captivité pour le missionnaire italien enlevé au Niger en septembre 2018

Fides FR - www.fides.org - Jue, 16/07/2020 - 09:33
Niamey – « On croit aveuglément que seul l'usage des armes et du sang versé peuvent obtenir la paix et ce qui se passe au Sahel, avec des morts, des blessés, des évacués, des réfugiés ou des personnes enlevées, en est un exemple tangible et mesurable. Ceci est cependant la paix des armes, une paix de sable. Le Père Maccalli a, depuis toujours, eu recours exclusivement aux armes de la paix » écrit à l'Agence Fides le Père Mauro Armanino de la Société des Missions africaines, 22 mois après l'enlèvement de son confrère, le Père Pierluigi Maccalli de sa mission de Bomoanga . « Il est bon de rappeler les armes que le Père Maccalli avait importé en Afrique occidentale où il s'est trouvé à réaliser sa vocation missionnaire – écrit le Père Armanino. Déjà en Côte-d’Ivoire et précisément à Bondoukou, petite ville sise à plus de 400 Km de la capitale économique, Abidjan, il avait réalisé un centre d'accueil pour handicapés. De nombreuses personnes, et en particulier des enfants, avaient pu se lever et marcher avec dignité après avoir été opérées aux jambes au centre spécialisé de Bonoua – raconte le missionnaire. Il les conduisait lui-même en voiture, après les avoir accueillis, reconnus et convaincus à tenter le voyage en vue d'une possible guérison. Ils revenaient chez eux en marchant, parfois avec des béquilles et, par quelque miracle, avec leurs jambes, provoquant stupeur et imitation. Les enfants, auparavant cachés par honte ou crainte par leurs parents, venaient au grand jour, certains d'être aidés. Cette même arme – poursuit le Père Armanino – le Père Maccalli l'a portée au Niger dès son arrivée. Son attention envers les malades, ceux qui n'avaient pas suffisamment de nourriture et d'eau pour vivre dignement, la priorité accordée à ceux qui n'intéressaient personne parce que pauvres et paysans perdus dans la savane à la frontière entre le Niger et le Burkina Faso, citoyens invisibles d'un pays qui les considère doublement étrangers parce qu'en grande partie chrétiens ».
Rappelant tout le bien jusqu'ici fait par son confrère enlevé, le Père Armanino conclut en soulignant que « le Père Maccalli savait bien qu'en l'absence de justice, de liberté, de vérité et de dignité, aucun chantier de paix n'aurait jamais pu voir le jour. L'option pour les pauvres a été pour lui une conséquence de la folie évangélique. La « basilique » de laquelle il était fier et qui a probablement contribué à son enlèvement, était l'église qui trouve dans les pauvres la seule richesse qui lui est permise. En réalité, son arme de la paix était les pauvres. Maintenant, en ces 22 mois de captivité, c'est lui-même, parce qu'il est sans défense, qui constitue l'arme de paix la plus puissante pouvant amener la paix au Niger ».
Categorías: De l’Eglise

Páginas