ASIE/THAILANDE - Poursuite de l’effet missionnaire de la visite apostolique du Pape dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Jue, 02/01/2020 - 10:50
Chiang Mai – « La visite du Pape François en novembre dernier, a eu un effet missionnaire incroyable . Elle a permis aux Thaïlandais de connaitre de manière approfondie la réalité éducative, caritative et spirituelle de la petite Eglise locale ». Dans la note de vœux parvenue à l’Agence Fides à l’occasion de Noel, le Père Attilio De Battisti, missionnaire Fidei donum à Chiang Mai, a mis en évidence le climat de communion perdurant bien vivant depuis cet événement. « La nouvelle de sa venue était dans l’air depuis des mois mais, pour des raisons diplomatiques, elle a été rendue publique peu avant. La communauté chrétienne s’est immédiatement activée et a mis en œuvre toutes ses compétences, énergies et ressources. Tous étaient conscients de l’importance de l’événement tant pour les quelques 380.000 catholiques que pour la société thaïlandaise, en majorité bouddhiste » explique le missionnaire. « Journaux télévisés, radios, revues et réseaux sociaux se sont remplis d’images, de témoignages, de traditions catholiques. Des matériels de diffusion publique d’excellente qualité ont été préparés. Les conférences de presse, les entretiens accordés, les danses, les chants ont été soignés. Les lieux officiels ont été décorés comme seul le raffinement thaïlandais sait le faire. Il ne s’agissait pas d’un étalage de grandeur mais d’une joie authentique de montrer le meilleur de soi au Pape et au monde. Tous ont mis du leur : les institutions civiles, les entreprises, les humbles et les membres des autres fois. Les Paroisses les plus reculées se sont elles aussi activées pour pouvoir participer à l’événement ».
« Le Diocèse de Bangkok s’est dépassé en ce qui concerne son hospitalité renommée – indique encore le Père De Battisti. Il a mis à disposition écoles, salons, stationnements, cuisines pour donner un logement à ceux qui devaient faire jusqu’à 10 à 15 heures de voyage en autobus. Des milliers de personnes sont également arrivées du Laos, du Vietnam et du Cambodge voisins pour rencontrer le Pape attendu que, pour des raisons politiques, ce dernier ne peut encore mettre les pieds chez eux. Il s’est agi d’une fête de couleurs, d’émotions et de signes. Il serait possible d’étudier la culture thaïlandaise seulement en regardant les vidéos de ces événements. En somme, une belle Thaïlande pour le Pape ».
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VATICAN - Chanteurs de l’Etoile provenant de sept nations européennes à la Messe du Pape le 1er janvier

Fides FR - www.fides.org - Jue, 02/01/2020 - 09:53
Cité du Vatican – Le 1er janvier, Solennité de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, comme c’est le cas désormais depuis 16 ans, une délégation de Chanteurs de l’Etoile de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, a participé à la Messe célébrée par le Pape François en la Basilique Saint-Pierre, pour la Journée mondiale de la Paix. Ainsi que l’indique la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires de Confédération helvétique, à la Messe ont participé une délégation de Chanteurs de l’Etoile d’Horgen, dans le canton de Zurich, et des représentants venus d’Allemagne, d’Autriche, de Slovaquie, de Roumanie, de Hongrie et d’Italie.
Les Chanteurs de l’Etoile d’Horgen étaient arrivés à Rome avec leurs accompagnateurs au soir du 30 décembre. Ils ont rencontré leur compatriote, S.Em. le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontificale pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, qui les a accueillis avec joie et, après avoir écouté leurs chantes de Noel, les a bénis pour leur voyage à Rome et pour l’action des Chanteurs de l’Etoile en Suisse. Ils se sont ensuite rendus en visite à la Garde suisse pontificale. A la rencontre, était présente Sœur Roberta Tremarelli, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire.
L’action des Chanteurs de l’Etoile est née en Allemagne et s’est répandue dans divers pays d’Europe, devenant désormais une tradition du temps de Noel. Des groupes d’enfants de l’Enfance missionnaire, vêtus comme des rois, des anges et des bergers et portant une étoile se rendent de maison en maison, en chantant des hymnes de Noel et en proclamant la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus. Ils portent la bénédiction “C+M+B” aux familles, recueillant des offrandes pour leurs camarades qui souffrent dans le monde entier.
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EUROPE/ROUMANIE - Premier Noel pour les jeunes membres de l’Enfance missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Jue, 02/01/2020 - 09:19
Bucarest – Pour la première fois, les enfants missionnaires de Roumanie ont préparé et fêté ensemble Noel. Le 18 mai dernier en effet, un premier groupe d’enfants roumains était entré dans l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire dans le cadre d’une journée de fête et de sensibilisation . Le 20 décembre, les enfants missionnaires se sont retrouvés au siège des Œuvres pontificales missionnaires de Bucarest pour célébrer ensemble la naissance de Jésus. Selon les informations envoyées à Fides par la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires, la fête a débuté par la Messe célébrée par le Père Eugen Blaj, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en l’église Sainte Marie Reine de Cioplea, Messe à laquelle ont participé les enfants en compagnie de leurs parents, de leurs frères, de leurs amis et de leurs animateurs.
Par la suite, a eu lieu la traditionnelle représentation de la scène de la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, suivie par un jeu et par le partage de plats traditionnels que les parents avaient préparé. Les chants de Noel tout comme le sapin, éléments qui font partie de l’atmosphère de cette période, étaient aussi au rendez-vous. Toutefois le protagoniste de la rencontre a été l’Enfant Jésus. Au cours de l’Avent, en effet, les enfants missionnaires ont suivi un parcours qui les a aidés à se préparer au moment tant attendu au travers de bonnes actions et de petits sacrifices. Au cours de la première semaine, ils ont fait de petites économies pour les enfants les plus nécessiteux, apprenant ainsi à renoncer à des choses moins utiles en faveur de ceux qui vivent dans le besoin. Au cours de la deuxième semaine, ils ont décoré le sapin avec les bonnes actions qu’ils ont offert pour leurs êtres chers. La troisième semaine a été celle du « cadeau spécial » de Noel, préparé avec soin pour une personne que chacun perçoit comme « moins plaisante ». Les derniers jours de l’Avent ont été quant à eux réservés à la préparation de la Crèche, qui représente le cœur de chacun de nous et par suite doit être purifié de toute pensée, action ou intention qui pourrait créer un malaise pour accueillir l’Enfant Jésus.
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VATICAN - Les Missionnaires tués au cours de l'année 2019

Fides FR - www.fides.org - Lun, 30/12/2019 - 12:49
Cité du Vatican – « Je désire que la célébration des 100 ans de la Maximum illud, au mois d’octobre 2019, constitue un temps propice afin que la prière, le témoignage de tant de saints et de martyrs de la mission, la réflexion biblique et théologique, la catéchèse et la charité missionnaire contribuent à évangéliser d’abord et avant tout l’Eglise, de sorte qu’ayant retrouvé la fraîcheur et l’ardeur du premier amour pour le Seigneur crucifié et ressuscité, elle puisse évangéliser le monde avec crédibilité et efficacité évangélique ». C’est en ces termes, en s’adressant à l’Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires, le 3 juin 2017, que le pape François indiquait le témoignage de tant de missionnaires ayant donné leur vie pour le Seigneur Jésus comme l’une des quatre dimensions à prendre en compte pour la célébration du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019.
Dans le sillage de ce temps spécial vécu par les communautés catholiques sous toutes les latitudes, temps qui a également été l’occasion de redécouvrir les figures de nombreux témoins de la foi des Eglises locales ayant dépensé leur vie pour l’Evangile dans les contextes et les situations les plus divers, l’Agence Fies poursuit son service consistant notamment à recueillir les informations relatives aux missionnaires tués au cours de l’année. Nous faisons usage du terme « missionnaire » pour tous les baptisés, conscients du fait que « en vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire. Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Eglise et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation » . Du reste, la liste annuelle établie par Fides depuis longtemps déjà ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente, pas expressément « in odium fidei ». Pour ce motif, nous préférons ne pas utiliser le terme « martyr », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, les proposant, après un examen attentif, pour la béatification ou la canonisation.
Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2019, ont été tués de par le monde 29 missionnaires, en majorité des prêtres, à raison de 18 prêtres, 1 Diacre permanent, 2 religieux non prêtres, 2 religieuses et 6 laïcs.
En Afrique, ont été tués 19 prêtres, 1 séminariste et 1 laïque ; en Amérique, ont été tués 12 prêtres et 3 laïcs ; en Asie, ont été tués 3 prêtres et en Europe a été tué 1 prêtre . Après huit années consécutives durant lesquelles le nombre le plus élevé de missionnaires tués avait été enregistré en Amérique, depuis 2018, c’est l’Afrique qui se trouve au premier rang de ce classement tragique. En Afrique ont ainsi été tués 12 prêtres, un religieux non prêtre, une religieuse et une laïque . En Amérique ont en revanche été tués 6 prêtres, 1 Diacre permanent, 1 religieux non prêtre et 4 laïcs . En Asie, a été tuée une laïque alors qu’en Europe a été assassinée une religieuse.
Une autre note est donnée par le fait que s’enregistre une sorte de « mondialisation de la violence ». Si par le passé, les missionnaires tués étaient en grande partie concentrés dans une nation ou une zone géographique, en 2019, le phénomène apparait plus généralisé et plus diffus. Ont ainsi été baigné du sang des missionnaires 10 pays d’Afrique, 8 d’Amérique, 1 d’Asie et 1 d’Europe.
Link correlati :Texte complet de l'Edition spéciale de Fides Video
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ASIE/PHILIPPINES - Attentat terroriste devant la Cathédrale de Cotabato à l’avant-veille de Noël

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 23:39
Cotabato – La violence terroriste ensanglante le sud des Philippines à l’avant-veille de Noël. Dams la soirée du 22 décembre en effet, au cours de la Messe dominicale, une bombe a explosé juste à l’extérieur de la Cathédrale de Cotabato, ville de l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines. L’explosion a fait 22 blessés dont 12 militaires qui patrouillaient aux alentours de l’église, une des mesures de sécurité adoptées à l’occasion des fêtes de Noël. Un deuxième attentat à l’explosif s’est vérifié non loin de là, blessant une passante.
« Il s’agit d’un acte lâche à la veille des célébrations de Noël. L’Eglise condamne fermement ces attaques contre des personnes et des églises » a affirmé à l’Agence Fides le Père Zaldy Robles, prêtre en service dans la Cathédrale de l’Immaculée Conception de Cotabato. Le Père Robles indique à Fides que l’explosion a eu lieu alors que la Messe du Dimanche soir était en cours. Les personnes, en proie à la panique, se sont réfugiée à l’église. Malgré un climat de tension et de peur, les responsables ecclésiaux ont exhorté la population locale « à ne pas avoir peur de célébrer Noël avec joie et courage ».
Dans une autre province, celle de Maguindanao, un engin explosif a explosé dans la ville d’Upi blessant deux personnes. Une bombe a ensuite été lancée contre un commissariat de police locale mais elle n’a pas explosé.
L’armée et la police ont intensifié les enquêtes afin de trouver les auteurs de ces explosions en série. « Les mesures de sécurité ont été renforcées » a affirmé le Maire de Cotabato, Cynthia Guiani-Sayadi.
Selon le Cdt Arvin Encinas, porte-parole du Commandement occidental de l’Armée à Mindanao, derrière ces attentats peuvent se trouver des groupes terroristes tels que le Bangsamoro Islamic Freedom Fighters ou d’autres liés au prétendu « Etat islamique ».
Les actes de violence en question imitent l’attaque perpétrée voici dix jours seulement, lorsque deux personnes ont été tuées et 35 autres blessées à Cotabato dans le cadre d’un attentat à la bombe contre un centre commercial, attribué à des militants liés au prétendu « Etat islamique ».
En janvier 2019, on se souviendra que, dans le cadre d’un attentat revendiqué par le prétendu « Etat islamique », 27 personnes ont été tuées et 777 blessées suite à l’explosion de deux bombes durant la Messe dominicale en la Cathédrale de l’île de Jolo, zone considérée comme place forte des islamiques. L’attentat a été perpétré quelques jours après le référendum instituant une nouvelle région autonome pour la population musulmane, afin de tenter de mettre un terme à un conflit qui, en un demi-siècle, a fait plus d 150.000 morts.
Les catholiques de Cotabato se souviennent qu’en mai dernier, une bombe explosa à l’intérieur de l’église de l’Immaculée Conception, faisant 5 morts et 45 blessés. Alors S.Exc. Mgr Orlando Quevedo, qui célébrait la Messe, a qualifié cet acte « d’attaque sacrilège ».
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AMERIQUE/HONDURAS - Appel des Evêques contre la violence et la corruption et en faveur d’une trêve pour Noel

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 12:30
Tegucigalpa – « A ceux qui veulent tuer, nous demandons au moins de respecter une trêve pour Noel ». C’est ce qu’a déclaré S.Em. le Cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa, lors d’une Messe célébrée hier, 22 décembre, au cours de laquelle il a lancé un appel éploré pour mettre un terme à la violence vécue dans les prisons. « Je vous le demande : en ce temps de Noel, le Christ veut naitre dans un Honduras qui veut la paix », commentant par la suite : « Quelle triste nouvelle que celle de la prison – où 18 personnes sont mortes suite à des affrontements violents. Peut-être parce que Dieu n’est pas présent dans nos vies ».
Voici seulement une semaine, avait été diffusé le Message de la Conférence épiscopale du Honduras adressé à la communauté nationale. Le texte demandait la paix dans le pays, en proie à des épisodes de violence et de corruption. Les Evêques avaient écrit mardi dernier dans leur Message de Noel : « L’appel de Jésus à ne pas se scandaliser de Son engagement auprès des pauvres et de ses demandes de justice, de vérité, de liberté et de solidarité touche précisément le scandale et la honte causées par les actions des pouvoirs de l’Etat. Ces pouvoirs, en particulier les actions du Congrès de la République contraires à l’éthique politique et à la volonté du peuple, n’écoutent pas, ne parviennent pas à autoriser à décréter la corruption et leur propre immunité. En outre, ils attaquent ceux qui veulent l’éradiquer comme par exemple les groupes de la société civile ».
Le texte des Evêques souligne : « Le mot scandale signifie déshonneur, piège, obstacle qui provoque l’indignation. C’est justement dans l’indignation de la société que nous voyons un autre motif d’espérance. Loin de désirer en effet que le Honduras entre dans une spirale de violence, ce que nous espérons est que le sens commun des pouvoirs, publics et privés, leur fasse comprendre que, pour sauver notre pays, la majeure partie du peuple ne désire plus compter sur eux et ne croit plus en eux. Dès lors, l’espérance consiste aussi dans le fait que de nouveaux responsables se lèvent dans tous les champs de l’activité nationale ».
Le Message de l’Episcopat du Honduras conclut par une réflexion : « Joseph et Marie, face au berceau de l’Enfant Jésus, constitue le modèle à prendre pour toutes les familles du Honduras. Nous devons devenir une famille qui partage les difficultés sans perdre l’espérance, une famille ouverte à la coexistence avec d’autres familles, migrants, groupes de soutien, groupes de foi et d’engagement social ».
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ASIE/PAKISTAN - Rencontre interreligieuse en vue de Noel

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 12:02
Lahore – L’Avent et la festivité de Noel constituent au Pakistan une occasion féconde de dialogue et d’échange interreligieux. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, la Commission nationale pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan a organisé ces jours derniers, en vue de Noel, une rencontre interreligieuse à Lahore. Etaient présents des responsables religieux et des autorités civiles. Aux côtés du Président de la Commission, l’Archevêque de Lahore, S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw OFM, se trouvaient le Ministre provincial du Pendjab pour les minorités et les droits fondamentaux, Ajaz Alam Augustine. Parmi les responsables musulmans se trouvaient Hafiz Sayed Ashiq Hussain, Moulana Muhammad Asim Makhdoom et Badar Munir alors que nombreux étaient les prêtres et religieux engagés dans le dialogue entre chrétiens et musulmans, tels que le Père Inayat Bernard, le Père Qaisar Feroz, le Père Francis Sabir et d’autres encore.
L’assemblée était bondée de fidèles de différentes religions qui ont écouté des extraits de la Bible et du coran. Les responsables ont ensuite allumé ensemble des cierges symbolisant le chemin et le désir de paix, message central de Noel. « La lumière de Noel est une lumière de paix qui porte l’espérance d’illuminer l’obscurité et fait grandir dans la foi » a déclaré Mgr Shaw.
Au cours de la rencontre, les enfants de différentes écoles ont exécuté des chants de Noel et présenté des pièces qu’ils avaient réalisées dans l’esprit de Noel. Les jeunes de l’Ecole Sainte Marie de Gulberg à Lahore ont ainsi présenté une peinture sur bois représentant l’histoire de la crèche. La présence des enfants à la célébration interreligieuse a touché les cœurs des participants. Mgr Shaw a fait l’éloge des élèves, remarquant : « Nous devons faire devenir les jeunes des nouvelles générations des Ambassadeurs de paix ».
Les responsables musulmans ont offert des fleurs à l’Archevêque de Lahore et, portant leurs salutations, ont parlé de Noel comme d’une « démonstration extraordinaire de l’harmonie interreligieuse dont le Pakistan a un besoin désespéré » appréciant l’initiative de la Commission épiscopale.
Le Père Francis Nadeem, Secrétaire exécutif de la Commission et organisateur de l’événement, a déclaré : « Il nous appartient d’éliminer toute forme de discrimination et de haine dans nos familles, dans la société et dans le pays pour faire grandir les semences de la paix, de la tolérance et de l’harmonie ».
Tel a été le souhait conclusif des participants, partagé par les responsables de toutes les religions : « Dialoguez et priez. Puisse Noel générer au cours de la prochaine année la paix, la tolérance, le bonheur et la solidarité entre toutes les religions ».
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ASIE/TERRE SAINTE - Vers la concession de permis israéliens aux chrétiens de Gaza pour célébrer Noel à Bethléem et Jérusalem

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 11:29
Gaza – L’Unité de coordination des activités du gouvernement israélien dans les territoires palestiniens a diffusé le 22 décembre par l’intermédiaire de son compte Twitter l’information selon laquelle les autorités israéliennes sont disposées à concéder à des chrétiens résidant dans la bande de Gaza les permis nécessaires pour se rendre à Jérusalem, Bethléem et autres lieux de Cisjordanie à l’occasion des fêtes de Noel. C’est ce qu’a annoncé le Général Kamil Abu Rukun, responsable du COGAT. La nouvelle précisait que les permis seraient concédés aux personnes sur la base « d’évaluations de sécurité » et sans tenir compte de l’âge du demandeur.
Cette année, l’absence de permis pour les chrétiens de Gaza avait été relevé avec regret par des représentants ecclésiaux de poids. « C’est désormais un rituel annuel : les permis sont tout d’abord refusés puis accordés. Cette année cependant, il semble que les permis, s’ils devaient exister, seront émis au compte-gouttes » avait déclaré S.Exc. Mgr Pierbattista Pizzaballa OFM, Administrateur apostolique du Patriarcat de Jérusalem des Latins.
Maintenant, la concession in extremis des permis, à la veille de la célébration de Noel, rend difficile de prévoir le nombre des chrétiens de Gaza qui seront en mesure de profiter de ces nouvelles dispositions rendues publiques par les autorités israéliennes. Selon des sources locales, pour l’heure ont été effectivement concédés moins de 60 permis.
Au cours des années récentes, les autorités israéliennes avaient parfois garanti un nombre limité mais consistant de permis aux chrétiens de Gaza, qui voulaient surtout se rendre à Bethléem, Nazareth ou Jérusalem pour fêter Noel ou Pâques. Déjà l’an dernier avait été enregistrée une limitation consistante du nombre des permis émis par les autorités israéliennes, lesquels avaient été réservés à des personnes de plus de 55 ans seulement.
En décembre 2015, les autorités israéliennes avaient concédé 600 permis nominatifs à autant de chrétiens résidant dans la bande de Gaza pour leur permettre de visiter les Lieux Saints – à commencer par Bethléem – à l’occasion des fêtes de Noel. Les permis accordés cette fois-là avaient la durée d’un mois et aucun permis n’avait été concédé à des personnes d’âge compris entre 12 et 30 ans.
Les chrétiens de la bande de Gaza sont désormais à peine plus de 1.000, en majorité des grecs orthodoxes, sur une population totale de 2 millions d’habitants. La petite réalité chrétienne de la bande de Gaza continue à diminuer. Les jeunes qui y parviennent émigrent alors que, dans les églises sont souvent célébrées les obsèques de personnes âgées. Les nombreux départs sont le symptôme du fait que personne ne croit en un changement proche par rapport à une condition collective marquée par l’isolement international, le manque de travail et la menace de nouvelles guerres.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Noel, la fête du don du Christ Enfant

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 11:05
Port Moresby – « Noel est cette période merveilleuse de l’année où l’on retourne chez soi et où nous nous réunissons en famille et avec les amis. C’est un moment où nous rendons grâce au Seigneur pour le don de Son Fils comme Sauveur du monde ». C’est ce qu’affirme dans une note envoyée à l’Agence Fides à l’occasion de ce Noel 2019 le Père Ambrose Pereira Sdb, Directeur des Communications de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon.
« Au cours de ces quatre semaines d’Avent – poursuit le salésien – nombre d’entre nous, jeunes et moins jeunes, parcourent de grandes distances pour se réunir avec leurs familles. Marie et Joseph, avant de trouver l’hospitalité dans une étable, ont frappé à toutes les portes recevant toujours la même réponse : « Pas de place à l’hôtellerie ». Le seul lieu disponible était l’étable des animaux, sans le confort d’une maison accueillante. Le Roi à peine né, don de Dieu fait au monde, reposait dans une simple mangeoire, surveillé avec amour par Marie sa mère et Joseph, son père nourricier. Le Roi qui était sur le point de naitre a été honoré par les anges du ciel, par de simples et humbles bergers, par les rois sages avec leurs dons ainsi que par les brebis, les chèvres et les vaches. Cette scène de Noel représente le don des parents aimant à leurs enfants, le don le plus précieux du Christ comme Sauveur du monde ».
Noel, affirme le religieux, réponse à un choix de pauvreté et d’essentialité. Dans la note adressée à Fides, le prêtre rappelle que l’authentique esprit de Noel – souvent déformé par la pratique consumériste qui encourage à dépenser en jouets, gâteaux, décorations et fêtes – se retrouve dans l’humble naissance de l’Enfant Jésus qui « invite à regarder la crèche et à réfléchir sur le don qu’est chacun d’entre nous. En tant que parents et enfants, nous sommes invités à être le don de chaque membre de notre famille. Puisse notre don être d’amour et de compréhension, d’acceptation et de pardon, de joie et de bonheur en chacune de nos maisons et de nos familles. Au lieu d’une nouvelle tablette électronique ou du dernier téléphone portable intelligent ou d’un dispositif numérique plus couteux, passons plus de temps de qualité l’un avec l’autre ».
En outre, Noel porte un esprit de conversion, qui s’exprime également vis-à-vis de la Création. « Noel nous appelle à une conversion pastorale, culturelle et environnementale. Chacun est invité à unir ses forces et à faire réseau avec l’Eglise et les groupes de la société civile pour préserver la Création de Dieu. Nous pouvons chercher des modalités pour garantir que la planète sera préservée pour les générations futures. Faisons également trésor du don de la terre » conclut-il.
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AFRIQUE/ZAMBIE - Engagement des missionnaires en faveur de l’instruction et d’opportunités professionnelles pour les handicapés

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 10:31
Lusaka – Assister les handicapés en Zambie signifie leur offrir un soutien physique et psychologique mais surtout les aider à surmonter la stigmatisation sociale dont ils font l’objet. Tels sont les objectifs de l’Association Pape Jean XXIII et des Sœurs missionnaires franciscaines d’Assise qui, en collaboration avec l’ONG CELIM, ont mis en place un projet concernant le monde du handicap. Le plan, dénommé Handicap , vise à améliorer l’offre éducative en garantissant une instruction de qualité, des structures adéquates et des enseignants préparés et entend augmenter les possibilités de travail des handicapés en offrant une assistance sanitaire adaptée.
En Zambie, selon les données de l’OMS, deux millions de personnes sont handicapées soit environ 15% de la population totale. Les données mettent en évidence que de ce total, la majorité des handicapés est composée de femmes, avec une plus forte concentration dans les zones rurales que dans les zones urbaines. Les lois de l’Etat en la matière sont limitées. Dans le pays, existe une norme, le Disability Act 2012, qui devrait aider les familles et les handicapés. Le manque de fonds fait cependant qu’elle est totalement inappliquée et que manquent donc les moyens, les infrastructures et la formation spécifique.
Depuis des années, les missionnaires catholiques offrent soins et assistance aux handicapés. En Zambie, comme dans une bonne part de l’Afrique, la stigmatisation frappant les handicapés est encore forte. Le handicap est vu comme le fruit d’une malédiction, une sorte de résultat de la sorcellerie. Par suite, les familles tendent à cacher leurs enfants handicapés. « Le zambien moyen – déclare à Fides Tommaso Sartori de CELIM – ne discrimine pas le handicapé. Il n’est souvent arrivé de voir des hommes et des femmes s’approcher des handicapés, leur parler, avoir avec eux un rapport serein. Ceci dit, au sein des familles, il existe encore un sens de honte, peut-être de malaise qui fait que l’on ne parle pas de handicap et que les personnes handicapées sont reléguées ».
L’effort fait pour améliorer les conditions de vie des handicapés est par suite indispensable mais il faut y ajouter un travail continuel de sensibilisation dans les milieux familiaux et communautaires afin de réduire les préjudices et autres discriminations qui pèsent encore sur ces personnes.
Pour surmonter cette situation, le projet prévoit une collaboration avec le Ministère de la Santé afin de réaliser des activités de sensibilisation y compris au travers de conférences. En outre, s’activent actuellement des rencontres dans différents quartiers par l’intermédiaire des Paroisses. L’objectif est de faire passer une image différente du handicap en promouvant l’idée selon laquelle le handicapé constitue une ressource pour toute la communauté et non pas une honte à cacher.
Les missionnaires sont allés au-delà- « Périodiquement – explique Tommaso Sartori – nous organisons des moments au cours desquels les handicapés rencontrent les jeunes des rues. Ce sont des journées au cours desquelles, entre jeux, activités sportives et récréatives, se rapprochent des réalités qui, pour divers motifs, sont exclues de la société. Il s’agit d’une manière sereine et amicale pour construire des ponts d’amitié et de compréhension réciproque ». Les jeunes se trouvent bien ensemble. « La récréation est un beau moment. Les jeunes s’intègrent naturellement parce qu’ils ne sentent pas le poids des différences que la société charge sur leurs épaules. Les enfants des rues démontrent une sensibilité unique. Ils voient les handicapés comme des personnes vulnérables desquelles il faut être proches » conclut Tommaso Sartori.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Noël, une occasion pour « raviver l’espérance dans un pays souffrant »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 21/12/2019 - 09:37
Caracas – « Noel est une occasion pour renforcer l’espérance », vue la « situation critique qui empire chaque jour au Venezuela ». C’est ce qu’affirme S.Em. le Cardinal Jorge Urosa Savino, Archevêque émérite de Caracas, remarquant que « ceux qui souffrent sont les plus pauvres ».
« La situation au Venezuela empire à de nombreux points de vue. L’économie souffre toujours davantage à cause de la dévaluation incessante du bolivar. Un dollar américain, qui valait 60 bolivars voici 16 mois, en vaut maintenant 47.000. Cela signifie que le cout de la vie, en particulier celui de la nourriture, a atteint des sommets » affirme le Cardinal dans une note parvenue à Fides. Il considère également comme « quelque chose d’incroyable » la gestion du gouvernement visant à résoudre la situation au Venezuela. « Un pays pétrolier souffre de manque d’essence et de gaz domestique. C’est quelque chose d’embarrassant et d’inouï ! » remarque-t-il.
« C’est une vilaine situation sous plusieurs aspects. Ceux qui souffrent le plus sont les plus pauvres » a ajouté l’Archevêque émérite de Caracas. La population, en vue de Noel, est appelée à raviver l’espérance. « Même au milieu de telles difficultés, nous devons renforcer notre pratique religieuse, aller à l’église, participer à la Messe dominicale et recevoir les sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie, en reposant sa confiance en Dieu. Nous sommes aussi appelés à vivre profondément la charité fraternelle, en particulier à l’égard des plus nécessiteux » a-t-il conclu.
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ASIE/INDE - L’Avent, temps marqué par l’intolérance envers les minorités religieuses

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 21/12/2019 - 09:25
New Delhi – Différents épisodes d’intolérance religieuse ont marqué le temps de l’Avent et la préparation de Noel en Inde. Alors que la nation est secouée par la protestation concernant l’adoption du Citizenship Amendment Act 2019, qui discrimine la concession de la nationalité, la niant aux réfugiés musulmans, les communautés chrétiennes dénoncent également des actes et épisodes violant la liberté de culte et de pratique religieuse en différents Etats de la Fédération.
Ainsi que cela a été communiqué à l’Agence Fides, une réunion de chants de Noel a été brusquement interrompue le 17 décembre à Permuapalayam, dans l’Etat du Tamil Nadu, par cinq hommes qui ont agressé les participants dont un jeune de 17 ans. Le pasteur protestant Giosuè, qui conduit la communauté locale, avait réuni des fidèles pour célébrer l’Avent à son domicile lorsqu’a eu lieu cette agression, menée par des militants contraires à la célébration de Noel. Lorsque le lendemain les chrétiens se sont rendus au commissariat de police pour déposer plainte, ils ont été refoulés.
« Les épisodes d’intolérance envers la foi chrétienne ont augmenté au Tamil Nadu au cours de ces dernières années – indique dans une note envoyée à Fides l’ONG Christian Solidarity Worldwide , qui suit la situation des minorités religieuses en Inde.
Nehemiah Christie, activiste locale pour les droits fondamentaux, indique : « Le niveau d’intolérance que nous connaissons actuellement dans ce pays est sans précédent. Les chrétiens ne peuvent célébrer les fêtes par crainte de violence. En général, l’actuelle direction politique du pays doit être considérée comme responsable dans la mesure où elle promeut une fausse perception des minorités religieuses. Aujourd’hui, le venin répandu à la base est très répandu. La police est, elle aussi, complice et ne prend pas au sérieux les plaintes. Dans de nombreux cas, la souffrance demeure sans personne pour l’écouter, la violence impunie et les personnes continuent à vivre dans la peur ».
Selon CSW, « il est profondément préoccupant de voir que les festivités religieuses sont déformées par ceux qui veulent semer la zizanie en Inde. Respecter le droit de pratiquer sa propre religion est fondamental. Nous exhortons donc les autorités à prendre des mesures appropriées à l’encontre de ces comportements et à promouvoir une culture du respect réciproque ».
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ASIE/CAMBODGE - Témoignage d’un missionnaire sur la communication de l’Evangélisation et l’accompagnement de la population vers un chemin de plénitude

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 21/12/2019 - 09:03
Phnom Penh – « Dans un esprit de service, il est nécessaire de communiquer le message de salut de l’Evangile et d’accompagner la population vers un chemin de plénitude de vie ». C’est ce qu’affirme, dans un entretien accordé à l’Agence Fides, le Père Mario Ghezzi PIME, qui a œuvré au Cambodge pendant 17 ans. Il évoque dans ce cadre les défis à relever par l’Eglise locale dans la construction et le développement humain et social du pays. Les missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères sont arrivés dans le pays en 1990 et leur activités se déroulent au sein du Vicariat apostolique de la capitale, Phnom Penh, et dans la Préfecture apostolique de Battambang. « Au cours de ces dernières décennies, l’Eglise au Cambodge a fait l’expérience d’une renaissance lente mais concrète – explique le Père Ghezzi. Progressivement, les communautés chrétiennes khmères se sont renforcées, suivies spirituellement d’abord par des catéchistes puis par des prêtres. Maintenant, elles comptent 700 catéchumènes ».
Dans chaque communauté, existent en général trois Commissions dont dépendent les différentes activités. « La première Commission – indique le missionnaire – s’occupe de la liturgie et de la prière, la deuxième est chargée de la catéchèse et de la formation chrétienne, la troisième organise l’assistance aux pauvres et aux malades, en collaboration avec la Caritas et d’autres organisations actives dans le secteur sanitaire". Bien que les communautés catholiques khmères se réorganisent actuellement, les deux tiers des 25.000 catholiques cambodgiens sont d’origine vietnamienne. « La rivalité entre les communautés reflète le traditionnel antagonisme caractérisant les rapports entre les deux groupes ethniques – indique le prêtre. Habituellement, khmers et vietnamiens, même s’ils sont catholiques, vivent séparés même si l’unique langue admise dans la liturgie est le khmer. La difficulté est justement de faciliter une collaboration entre la communauté khmère et les immigrés, généralement plus actifs ».
Les rapports avec les autres religions sont cordiaux. Depuis plus de dix ans est actif un Conseil des Religions pour la Paix dont font partie le Vicaire apostolique de Phnom Penh et les Préfets apostolique de Battambang et de Kompong Cham. « Les responsables se rencontrent régulièrement avec les chefs des deux dénominations bouddhistes présentes dans le pays » – indique le missionnaire. Les contacts avec d’autres dénominations chrétiennes en revanche ont lieu au niveau local. « A Kompong Cham – poursuit-il – les 15 dénominations chrétiennes se rencontrent chaque mois pour un moment de prière commune. Les communautés protestantes, presque inexistantes avant 1975 croissent désormais rapidement, facilitées en cela notamment parce que leur catéchuménat et la formation de leurs pasteurs est plus bref que ceux des catholiques ».
Après les tragédies du passé, liées au régime imposé par les « khmers rouges », le Cambodge cherche actuellement une nouvelle identité nationale et culturelle. « Les différents groupes qui composent la société – indique le Père Ghezzi – ont besoin d’une formation basée sur l’honnêteté, la générosité et le respect de la vie, une attention particulière devant être accordée aux jeunes générations ». « L’Eglise au Cambodge – poursuit-il – sait qu’elle est appelée à un rôle actif dans la société. De grands défis l’attendent mais la détermination de ses Pasteurs et l’enthousiasme de ses communautés sont le signe d’une foi en mesure d’offrir un soutien concret à ce chemin ».
Indépendant depuis 1953, le Cambodge est l’un des plus petits Etats du continent asiatique. Il compte 18 millions d’habitants dont 95% de khmers et des minorités vietnamienne et chinoise. Le bouddhisme est la religion prédominante – 98% de la population – mais existent également des minorités musulmanes. La communauté catholique compte environ 25.000 fidèles.
Link correlati :La vidéo de l’entretien avec le Père Mario Ghezzi sur la chaine Youtube de l’Agence Fides
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AFRIQUE/ETHIOPIE - « L’assistance au développement, signe de l’amour de Dieu », la mission de l’Eglise étant l’Evangélisation

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 21/12/2019 - 09:03
Addis Abeba – « L’Eglise ne devrait jamais être identique aux autres agents de développement mais servir plutôt dans l’esprit du Christ. Sa mission principale est l’Evangélisation » a affirmé S.Exc. Mgr Roberto Bergamaschi, Vicaire apostolique d’Awasa dans son intervention lors de la rencontre des coordinateurs pastoraux et des Directeurs des Bureaux de Développement et Assistance de l’Eglise en Ethiopie tenue à Awasa du 19 au 21 décembre.
A cette occasion, Mgr Bergamaschi a souligné que « quoi que nous fassions, nous le faisons pour la diffusion du Royaume de Dieu et pour le salut de Son peuple ». « Lorsque les personnes voient l’Eglise et son service, elles devraient rendre grâce à Dieu et non pas à nos institutions ou à des individus. Nous sommes des personnes appelées à témoigner l’amour de Dieu et à le partager avec les autres » a-t-il expliqué.
Au cours de la réunion, les participants ont discuté sur la manière dont appliquer les décisions et directives imparties par la dernière Assemblée des Evêques qui s’est tenue à Meki du 9 au 13 décembre 2018.
La rencontre s’est en particulier concentrée sur la restructuration des institutions de l’Eglise en vue d’une meilleure œuvre d’évangélisation et de l’accroissement de la responsabilité financière et de la transparence visant à parvenir à l’autosuffisance.
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AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Appel des Pères Blancs suite au risque de famine faisant suite au passage du cyclone

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 21/12/2019 - 09:02
Beira – La population est au bord de la famine et l’urgence humanitaire ne cesse pas. Telle est le cri d’alarme que lancent les Pères Blancs, neuf mois après le passage du cyclone Idai sur le Mozambique, un passage s’étant traduit par de graves inondations et par un sillage de destructions. Le cyclone a tué plus de 1.000 personnes – 602 au Mozambique, 344 au Zimbabwe et 60 au Malawi – la ville la plus touchée étant Beira. Le débordement des fleuves Buzi et Pungue a submergé des villages entiers, qui sont demeurés isolés pendant des jours. Depuis lors, la vie a lentement repris ses droits mais, à la veille de Noël, la population se trouve encore dans une situation d’urgence humanitaire.
Le Père John Itaru, Econome des Pères Blancs au Mozambique, a visité les zones de Beira, Dombe, Sussundenga et Tête et indique à Fides : « Beira a été gravement touché. La ville a été mise à genoux. Maintenant, la vie semble revenir lentement à la normalité. Nos communautés ont été seulement légèrement endommagées, à part Nazarè, où se trouve notre centre catéchétique. Dans cette zone, pendant les jours du passage du cyclone, les vents forts et les pluies torrentielles ont fait sauter les toitures. Là et dans d’autres zones, ce sont les toits en tôle ondulée arrachés et projetés au sol par le vent à avoir fait de nombreuses victimes ».
Au cours des semaines ayant suivi le passage du cyclone, sont arrivés au Mozambique des aides provenant d’autres pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord. Ceci a permis aux mozambicains de s’en sortir mais maintenant, passés plusieurs mois, de nombreux donateurs abandonnent progressivement le pays. « La majeure partie des personnes – poursuit l’Econome – en particulier celles qui vivent dans les camps, ont encore besoin d’aide. Les récoltes ont été perdues, les infrastructures ont été détruites. A la majorité de ces personnes, qui maintenant vit dans des camps de réfugiés, il n’est pas permis de revenir dans leurs maison semi détruites et dangereuses. Certains camps de Dombe, Tete et Beria se trouvent dans des conditions horribles et les conditions de base pour y vivre une vie digne n’existent pas. On leur demande de recommencer une nouvelle vie dans des zones de réinstallation mais pour ces personnes, cela n’est pas facile de se reprendre dans des zones qu’elles ne connaissent pas ».
Les Pères Blancs se sont activés afin d’aider les populations au sein des camps de Dombe, Beira et Tête. « A Tête – conclut le missionnaire – la situation est particulièrement difficile. Là sont arrivés seulement une partie des aides humanitaires nécessaires. Nous travaillons avec vigueur pour parvenir à amener de la nourriture, des vêtements et surtout de l’eau propre. Il existe le danger que se diffusent des maladies. Nous lançons un appel afin que les réflecteurs ne s’éteignent pas sur le Mozambique. Continuez à soutenir les aides. La population en a réellement besoin ! ».
L’ONG OXFAM confirme la gravité de la situation en indiquant que, « au Mozambique, la réponse humanitaire, demandée par les Nations Unies, est financée pour moins de la moitié », relevant un « empirement d’une crise oubliée ». A partir d’avril dernier, le nombre des personnes ayant urgemment besoin d’aides alimentaires pour pouvoir survivre au Mozambique, touché par les deux cyclones Idai et Kenneth qui se sont suivis en avril, a augmenté de plus d’un quart, passant de 1,6 à 2 millions de personnes. L’aggravation de la situation est due en partie aux conséquences du changement climatique, qui s’est traduit par une grave sécheresse dans le sud du pays alors que de très violents affrontements armés concernaient le nord du pays. La situation dramatique touche surtout les petits agriculteurs. Ainsi que le note l’OXFAM, « la faim risque désormais de décimer la population ayant survécu au passage du cyclone Idai ».
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