AFRIQUE/NIGERIA - Visite du Président des Œuvres pontificales missionnaires, image de la proximité de l’Eglise universelle en ce moment difficile

Fides FR - www.fides.org - Jue, 24/10/2019 - 13:07
Abuja – « Nous sommes heureux d’accueillir S.Exc. Mgr Dal Toso en tant que signe de communion avec l’Eglise universelle » indique à l’Agence Fides le Père George Olusegun Ajana, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Nigeria, où s’est ouvert le 22 octobre à Benin City le Congrès missionnaire national du Nigeria dédié au thème « L’Eglise du Christ en Mission au Nigeria ».
S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires, outre à rencontrer les délégués au Congrès tiendra une réunion avec tous les Evêques du Nigeria demain soir, 25 octobre, avant de célébrer la conclusion du Congrès le lendemain.
« La Congrès missionnaire national constitue un événement très important pour l’Eglise au Nigeria, qui se propose tous les quatre ans, dans la mesure où il décide quelles seront les activités missionnaires menées dans notre pays » explique le Père Olusegun Ajana. « Le thème choisi pour le Congrès, « L’Eglise du Christ en Mission au Nigeria », reprend le thème de l’Eglise universelle : « L’Eglise du Christ en mission dans le monde ».
Le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires explique que « l’Eglise au Nigeria doit faire face à des formes de persécution dérivant des violences commises par des extrémistes islamiques comme ceux appartenant à Boko Haram. De nombreux chrétiens, en particulier catholiques, sont tués simplement parce qu’ils sont chrétiens mais, même au milieu de ces persécutions, nous demeurons fermes dans notre foi, sans céder aux compromis ».
« Le Congrès missionnaire peut apporter une forte contribution aux catholiques persécutés, leur faisant sentir qu’ils ne sont pas seuls » affirme le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires. « Au Congrès participent en effet des catholiques provenant de tout le Nigeria et ceci est très encourageant parce que cela démontre l’unité de l’Eglise au Nigeria. Les fidèles persécutés peuvent ne pas se sentir isolés mais comme partie intégrante d’une communauté qui les accueille, les protège et les aide spirituellement et matériellement ». « En ce sens, la visite de Mgr Dal Toso renforce ce sentiment en élargissant l’accolade de l’Eglise au Nigeria à l’Eglise universelle ».
« Le Saint-Père a envoyé Mgr Dal Toso en qualité de représentant personnel à notre Congrès. Ceci nous réconforte parce que cela nous fait sentir l’accolade et le soutien de l’Eglise universelle. Nous ne sommes pas seuls. Nous sommes heureux d’accueillir Mgr Dal Toso en tant que signe de communion avec l’Eglise universelle qui se souvient que nous existons et veut être en communion avec nous » conclut le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.
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AMERIQUE/BRESIL - Conserver allumé le feu ravivé par le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Jue, 24/10/2019 - 12:46
Sao Paulo – La préoccupation pour ces prochaines années est relative à la conservation du dynamisme missionnaire au sein de l’Eglise au Brésil, ravivé au cours du Mois missionnaire extraordinaire. Pour S.Exc. Mgr Odelir José Magri, Evêque de Chapecó et Président de la Commission pour l’animation missionnaire de la Conférence nationale des Evêques du Brésil , l’instrument principal est le Programme missionnaire nationale récemment approuvé.
Dans un communiqué diffusé par la CNBB et parvenu à Fides, l’Evêque présente un certain nombre de réflexions sur le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 qui se conclut. Se référant à son Diocèse de Chapecó, et à sa région Soul 4, considérant également les informations diffusées par les réseaux sociaux, Mgr Magri affirme que le Mois missionnaire extraordinaire a été vécu par les Diocèses, les Paroisses et les communautés du Brésil et a sans doute augmenté la conscience missionnaire au sein de l’Eglise au Brésil. Un autre indice de participation peut se déduire de la grande quantité de matériel demandée dans tout le pays. Ainsi ont été distribués quelques 25.000 exemplaires du Guide du Mois missionnaire extraordinaire.
L’implication de l’Eglise dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire s’est exprimée également au travers du geste concret de la quête au cours de la Journée missionnaire mondiale, de nombreuses communautés ayant effectué des visites missionnaires, se concluant par une veillée de prière. Même si de nombreuses autres choses demeurent à évaluer pour établir un bilan objectif et concret, Mgr Magri souligne qu’en général, les personnes ont accueilli et fait propres les propositions du Mois missionnaire extraordinaire, en les vivant intensément, « avec une plus grande conscience de la mission, l’accueil des symboles qui ont été distribués, le drapeau avec le logo Baptisés et envoyés, et la croix pèlerine ».
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Etre un don à sa propre place dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Jue, 24/10/2019 - 12:21
Abidjan – « On devient missionnaires en vivant comme des témoins de l’Evangile du Christ ; non par des paroles, non par des diplômes ou des certificats mais par la vie » a souligné le Père Lucas Marabezé, Chargé d’Affaires ad interim de la Nonciature apostolique en Côte-d’Ivoire, au cours de la cérémonie de remise des diplômes en Missiologie de l’Université catholique d’Afrique occidentale à 62 laïcs qui venaient d’achever le cours. La cérémonie a été organisée à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, clou du Mois missionnaire extraordinaire. Le Père Marabezé a également déclaré que personne n’est exclu de la mission de l’Eglise « toi père ou mère de famille, toi jeunes, toi qui travaille dans une usine ou une boutique, dans une banque, dans un restaurant, toi qui est au chômage, toi qui est dans un lit d’hôpital le Seigneur te demande d’être un don là où tu te trouves ».
Selon ce qu’a déclaré à l’Agence Fides Solange Siloue, des Œuvres pontificales missionnaires de Côte-d’Ivoire, le diplôme a été remis Dimanche 20 octobre durant la Messe célébrée par le Père Gaston Ogui, coordinateur de la formation missiologique qui a tenu l’homélie, rappelant le mandat missionnaire et le thème du Mois missionnaire extraordinaire « Baptisé et envoyés », en exhortant les étudiants à « aller vers l’autre pour reproduire les traits caractéristiques du Christ missionnaire ».
De leur côté, les étudiants ont exprimé toute leur gratitude pour avoir eu la possibilité de fréquenter le cours de formation, lancé dans le pays en 2017, conscients de la force de cet engagement missionnaire à suivre le Christ.
L’espace de formation missiologique promue par l’université catholique de l’Afrique occidentale/unité universitaire d’Abidjan en collaboration avec l’institut catholique missionnaire d’Abidjan et la Faculté de Théologie des Jésuites d’Afrique et de Madagascar et soutenu par l’Union pontificale missionnaire a été mis en Côte-d’Ivoire en 2017 avec pour objectif principal de « décentraliser les activités de l’Union pontificale missionnaire en vue de renforcer la foi et l’identité chrétienne chez les fidèles des pays de mission en l’occurrence dans l’Eglise en Afrique subsaharienne ».
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ASIE/LIBAN - Prise de position favorable à la révolte antisystème des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes au Liban

Fides FR - www.fides.org - Jue, 24/10/2019 - 11:59
Beyrouth – Les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes au Liban rendent hommage « au peuple qui a manifesté son unité » et demandent à « embrasser et protéger la révolte légitime de nos enfants » en soulignant l’urgence que « le pouvoir et le gouvernement apportent des réponses à leurs demandes nationales ». Ce sont les passages de plus fort impact contenus dans l’appel diffusé par les Patriarches et représentants de communautés chrétiennes présentes au Liban réunis le 23 octobre afin de chercher à exprimer une position commune face aux manifestations de masse contre le gouvernement et les responsables politiques qui secouent actuellement le pays. Les hauts représentants des Eglises et communautés chrétiennes prennent donc leurs distances par rapport aux responsables politiques nationaux et, face à la crise, tentent de revendiquer le rôle de « prophètes » inécoutés. « Nous avions averti – indique ce que les moyens de communication ont étiqueté comme Appel de Bkerké – que ce qui se passe aujourd’hui allait arriver mais les gouvernements qui se sont succédés à la tête du pays ont ignoré nos appels ». La prise de position, lue par le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, a également exprimé des considérations relatives aux propositions de réforme et aux mesures économiques prédisposées lundi dernier par le gouvernement de Saad Hariri pour tenter de répondre aux demandes des manifestants. Le « plan de réforme – indique le texte des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes au Liban – constitue un premier pas positif mais un remaniement ministériel est nécessaire tout comme l’avènement d’une administration gérée par des personnes compétentes et patriotes ». « Nous demandons au Chef de l’Etat – ajoutent les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes – de lancer immédiatement les consultations avec les responsables politiques afin d’adopter les mesures nécessaires à satisfaire les besoins de la population ». S’adressant aux manifestants, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes au Liban leur ont demandé de se soustraire aux manœuvres de ceux qui veulent manipuler leur cri, en évitant d’attribuer aux manifestations populaires les caractéristiques d’un mouvement putschiste et en protégeant le lien unissant le peuple à l’armée et aux services de sécurité.
Dans l’après-midi du 23 octobre – indiquent les moyens de communication nationaux – le Président libanais, le Général Michel Aoun, a eu une conversation téléphonique avec le Patriarche d’Antioche des Maronites pour se confronter avec lui sur les contenus de l’Appel de Bkerké.
A la réunion des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes au Liban a pris part de manière exceptionnelle également le cheik Abdel Latif Darian, Mufti de la République du Liban, qui a appelé l’Etat et le gouvernement à prendre en considération « les justes requêtes » des manifestants.
Le mécontentement populaire a explosé à cause des nouvelles taxes prévues par le gouvernement à propos de l’usage d’applications telles que whatsapp et d’autres moyens de communication, sur le fond de crise économique que connait le pays.
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AMERIQUE/EQUATEUR - Début du dialogue et de la réconciliation après les protestations avec la médiation des Evêques

Fides FR - www.fides.org - Jue, 24/10/2019 - 11:26
Quito – Hier, 23 octobre, quatre représentants de la Conférence épiscopale d’Equateur se sont rendus au siège du gouvernement. La délégation était composée de Leurs Excellences NN.SS. Luis Cabrera, Alfredo Espinosa, René Coba et Danilo Echeverría, respectivement Archevêque de Guayaquil et Vice-président de la CEE, Archevêque de Quito, Ordinaire militaire et Secrétaire de la CEE et Evêque auxiliaire de Quito, représentant du secteur de la famille au sein de la CEE. Le Président de la Conférence épiscopale se trouve actuellement à Rome pour y participer à l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques actuellement en cours.
Bien que la rencontre se soit déroulée à huis clos, quelques informations ont été fournies à la presse. Le Président équatorien, Lenín Moreno, a remercié les Evêques « au nom du pays, de l’Etat et du gouvernement » pour la fonction de médiateurs qu’ils ont accepté de jouer en ces moments difficiles, fruit de malentendus et de manque de dialogue. Par suite, le Chef de l’Etat a parlé de « l’outrecuidance de ceux qui croient avoir le droit de demeurer indéfiniment au pouvoir ou dans une position intransigeante », faisant allusion à ce qui est arrivé dans le pays et à sa marche arrière sur les dispositions prises par le gouvernement . Le Président a remercié en particulier le Front unique des travailleurs pour avoir suspendu les manifestations prévues pour le 30 octobre.
De son côté, Mgr Cabrera a souligné l’invitation du gouvernement faite à la Conférence épiscopale à être médiatrice dans le dialogue avec le mouvement indigène du pays, indique la note envoyée à Fides. Par suite, il a insisté sur le fait que « existe la disposition et l’espoir de parvenir à des accords spécifiques non pas pour contenter les groupes en présence mais tout le pays ». Le Vice-président de la CEE a conclu son intervention en annonçant le défi visant à débuter un processus de réconciliation et de pacification dans la mesure où « une partie de la population est restée fragmentée et blessée ».
Le Président Lenín Moreno a ensuite rencontré des représentants de groupes sociaux et syndicats, en particulier ceux des transports, pour déterminer les modalités et les délais relatifs aux subsides à l’essence, thème qui avait déclenché les protestations.
Les manifestations se sont conclues le 13 octobre après l’abrogation de la part du gouvernement du décret controversé sur les subsides, laissant derrière elles le bilan tragique de 8 morts, plus de 1.300 blessés et un milliers d’arrestations selon un rapport du Défenseur du peuple. La fin des protestations a débouché sur un dialogue direct entre le gouvernement et le mouvement indigène, avec la médiation de l’Episcopat et du bureau des Nations-Unies en Equateur.
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EUROPE/ITALIE - Lancement de la nouvelle proposition de la famille combonienne pour former les jeunes à la mission

Fides FR - www.fides.org - Jue, 24/10/2019 - 10:11
Rome – Dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire est lancé un nouveau parcours de formation et de spiritualité missionnaire destiné aux jeunes de 18 à 35 ans promu par la famille combonienne. Réaliser une expérience concrète de foi, tisser de nouvelles amitiés, approfondir la connaissance des thématiques missionnaires et participer à des camps de bénévolat estivaux en Italie et à l’étranger : telles sont les opportunités qui seront ouvertes à compter de Dimanche 27 octobre à tous les jeunes du Mouvement GIM .
Neuf seront les étapes du nouveau parcours intitulé #DonnezdesSignesdeVie qui se tiendra un Dimanche par mois de 10.00 à 18.00 à Rome en la Maison généralice des Missionnaires comboniens – au 80 de via Luigi Lilio. Le fil conducteur des rencontres sera constitué par des témoignages de vie, la lecture participée de la Parole de Dieu et l’écoute de témoins sur certaines problématiques contemporaines. Est prévue la participation d’experts qualifiés et des rencontres avec les réalités sur le territoire. La présence combonienne sera assurée par les interventions du Père Giulio Albanese, Directeur de la revue Peuples et Mission, et de Sœur Gabriella Bottani, coordinatrice internationale du réseau contre le trafic d’êtres humains Talitha Kum. Le premier rendez-vous est fixé pour le 27 octobre et sera dédié au Brésil, portant les jeune jusqu’en Amazonie pour leur faire découvrir la réalité de cette terre et sa richesse spirituelle.
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ASIE/TIMOR EST - La Parole de Dieu au centre de la mission dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 13:07
Dili – Au centre de la mission de l’Eglise se trouve la Parole de Dieu, que les chrétiens annoncent et donnent au monde entier, en tant que message de salut pour l’humanité. C’est dans cet esprit que les catholiques de Timor Est vivent le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour octobre 2019, en mettant au centre de leur vie spirituelle et de leur témoignage la Parole de Dieu.
En particulier, les Jésuites, qui disposent à Timor Est d’une présence stable et de différentes activités dans le domaine de l’instruction, ont invité les catholiques à lire la Bible, ainsi que l’a indiqué à Fides le Père Joaquim Sarmento, Supérieur régional de la Compagnie de Jésus à Timor Est. « Nous avons encouragé les fidèles à lire quotidiennement la Bible en famille, de manière à prendre conscience et à approfondir toujours plus leur propre mission et de concevoir l’œuvre missionnaire à la lumière de la Bible » a-t-il ajouté.
Au cours du Mois missionnaire extraordinaire, les fidèles ont été appelés à « réfléchir sur les racines de la foi catholique à Timor Est et à promouvoir les valeurs évangéliques au sein de la culture de cette nation ».
Dans le cadre de séminaires bibliques et missionnaires organisés dans différentes Paroisses au cours du Mois missionnaire extraordinaire, le Père Sarmento a mis en évidence trois éléments importants des racines de la foi des catholiques à Timor Est : l’Ecriture Sainte, le Magistère et la Tradition. Au cours de ces rencontres, les jeunes se sont vus encouragés à « être plus actifs dans leur vie pour faire du bien, à favoriser la spiritualité et à tenir à distance les problèmes ». Par leur vie de personnes moralement et spirituellement fortes, « les jeunes contribueront à la prospérité et à la paix dans le pays » a-t-il déclaré.
Des rencontres et des séminaires bibliques ont également eu lieu à l’Université de la Paix , gérée par le Jésuites, et à l’Université Lorosa de Timor Est , de nombreux jeunes et étudiants timorais y ayant participé « avec joie et enthousiasme » a déclaré le Père Sarmento.
En particulier, dans la Paroisse de Railaco, les groupes de jeunes, sensibilisés au thème du Mois missionnaire extraordinaire, « Baptisés et envoyés », ont vécu « une expérience de renforcement de la motivation et de l’encouragement à exprimer leurs pensées et leur talents » sous la conduite du Curé, le Père Joseph Phoung, SJ.
Dans le cadre d’un Festival paroissial particulier, qui a eu lieu ces jours derniers à Railaco, il a été noté que « la prospérité et la paix du pays dépendent des jeunes générations, qui sont désireuses de prendre part à quelque chose de plus grand et offrent leur vie et leurs énergie pour annoncer à leur prochain l’Evangile du Christ ».
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AMERIQUE/BRESIL - Nouvelles présences missionnaires de l’Œuvre de Don Orione en Amazonie

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 12:46
Boa Vista – Deux nouveaux avant-postes missionnaires de l’Œuvre de Don Orione s’ouvrent actuellement en Amazonie : l’un dans la ville de Candeias do Jamari, dans l’Etat de Rondonia, et l’autre dans les environs de Boa Vista, capitale de l’Etat de Roraima. En outre, leur action de soutien et de solidarité envers les Vénézuéliens passant la frontière se poursuit, sachant que le flux en question ne s’est jamais interrompu. C’est ce que communique à l’Agence Fides une note du Père Josumar Dos Santos, Supérieur provincial des Orionistes du nord du Brésil.
« Nous avons envoyé deux de nos prêtres, les Pères Sebastiâo et Miguel, dans la ville de Pacaraima afin de collaborer avec le Diocèse en ce qui concerne le soutien matériel et spirituel de la multitude de personnes qui passe la frontière pour chercher fortune au Brésil – affirme le Provincial. Nous avons pris soin de 1.500 à 1.600 personnes qui chaque jour passent la frontière avec leurs quelques avoirs et qui ont besoin de tout. Nous leur fournissons un repas et quelques aides et surtout nous les réconfortons ».
Le flux des vénézuéliens qui arrive au Brésil se poursuit encore. L’Evêque a confié aux Orionistes une zone missionnaire à la périphérie de Boa Vista. « Nous commençons maintenant dans une zone pastorale dépourvue de prêtres, où est présente une grande pauvreté religieuse, En majorité la population est composée d’immigrés qui ont perdu leurs racines et leurs traditions. De nombreuses sectes évangéliques sont présentes et les catholiques constituent une minorité. Nous pensons ouvrir une œuvre éducative destinée aux enfants et aux jeunes, nombre desquels sont dans les rues, privés de toute attention ».
A Buritis , zone amazonienne à la frontière avec la Bolivie, sont présents quatre religieux qui desservent une zone pastorale très vaste comptant plus de 100 communautés chrétiennes, pouvant être éloignés de 100 Km l’une de l’autre. « Les Evêques eux-mêmes ont difficilement des prêtres disponibles pour aller dans ces zones. C’est pourquoi notre présence est vue comme une prophétie et une providence pour les pauvres – met en évidence le Provincial. Une belle chose est l’implication dans l’apostolat des religieuses orionistes et des laïcs du Mouvement laïc orioniste qui s’est immédiatement formé sur place ».
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AFRIQUE/MALAWI - L’Eglise en prière pour calmer les tensions politiques et promouvoir la réconciliation

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 12:22
Lilongwe – Les résultats des élections présidentielles du 21 mai dernier sont encore en phase de contestation et l’affaire se trouve devant le tribunal compétent. Le Nonce apostolique au Malawi et en Zambie, S.Exc. Mgr Gianfranco Gallone, a exprimé sa forte préoccupation devant cette situation. La note parvenue à l’Agence Fides indique que, durant sa première Messe au Malawi, en la Cathédrale de Maula, au cours d’une visite dans le pays, le Nonce a exhorté l’Eglise et la population locales « à prier pour le pays qui connait de sérieux désordres politiques ». Dans son homélie, Mgr Gallone a demandé également aux fidèles de « demeurer fermes dans la foi et de faire prévaloir la prière sur toute chose ».
Au cours de cette phase de tension, l’engagement de l’Eglise locale est énorme, ayant ainsi organisé au niveau national une prière diffuse pour la paix, l’unité et la réconciliation dans le pays.
« Lorsque existera un siège officiel de la Nonciature ici aussi, au Malawi, il sera plus simple d’exercer le service que le Saint-Siège nous invite à prêter » a affirmé notamment le Nonce apostolique, se référant aux projets déjà en cours de réalisation.
S.Exc. Mgr Thomas Luke Msusa, Archevêque de Blantyre et Président de la Conférence épiscopale du Malawi, a réaffirmé par ailleurs la « ferme condamnation de l’Eglise catholique s’agissant des protestations violentes qui ont porté à la perte de vies et de multiples ressources ». Il a également rappelé l’appel à la prière auquel a adhéré l’ensemble de l’Eglise au Malawi dans le contexte de la journée dédiée au niveau national à la paix, à l’unité et à la réconciliation dans le pays.
Le Nonce apostolique a remis ses lettres de créance au Président malawien, Peter Mutharika, le 6 septembre dernier, et a célébré sa première Messe dans le pays. Auparavant, Mgr Gallone a été Nonce apostolique au Mozambique, en Israël, en Slovaquie, en Inde et en Suède.
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AMERIQUE/HAITI - Appel de l’Episcopat au Président et au gouvernement face à la souffrance de la population

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 12:01
Port-au-Prince – Les représentants de l’Eglise en Haïti ont demandé au Président, Jovenel Moise, et au monde politique en général, d’écouter « la voix de la sagesse » face à la situation « grave » et « difficile » que traverse actuellement la nation des Caraïbes. Hier, 22 octobre, l’Archevêque de Port-au-Prince, S.Exc. Mgr Max Leroy Mésidor, parlant dans la Cathédrale de la capitale, bondée de personnes, a réaffirmé que « quelque chose doit changer dans ce pays », citant les paroles du Saint Pape Jean Paul II, lorsqu’il visita Haïti voici 36 ans. « Face à cette situation dangereuse, j’invite le Chef de l’Etat, le Parlement, la classe politique et tous ceux qui veulent aider Haïti, à écouter la voix de la sagesse » a déclaré l’Archevêque devant des centaines de fidèles qui, peu auparavant, avaient marché en traversant plusieurs artères de Port-au-Prince.
L’Archevêque a constamment insisté sur l’implication de l’Eglise aux côtés du peuple haïtien, y compris pour certaines manifestations qui ont lieu dans le pays depuis six semaines pour demander la démission du Président Moise. La marche d’hier avait été organisée par l’Eglise, qui a invité les fidèles des Paroisses à confluer dans la Cathédrale le jour de la mémoire liturgique de Saint Jean Paul II, qui vint en visite apostolique en Haïti en 1983. Cette convocation, qui a rassemblé des milliers de catholiques, a été également soutenue par la Conférence haïtienne des religieux, qui, dans une note publiée, invitait tout un chacun à une marche de prière silencieuse, avant la rencontre dans la Cathédrale.
« Trop de personnes meurent dans le pays et la justice de Dieu se réalisera de toutes les manières » a déclaré l’Archevêque au cours de la prière dans la Cathédrale, reconnaissant avoir pleuré en regardant la liste des personnes tuées au cours des manifestations. A la fin, il a demandé aux responsables haïtiens d’écouter la misère et les cris d’angoisse du peuple. Nombre des personnes présentes continuaient à crier : « Jovenel [Moise] doit partir ! », et encore « Trop de sang a été versé, Jovenel [Moise] doit partir ! ».
La situation dans la capitale est toujours plus tendue. Depuis un mois, les Universités et écoles sont fermées. Une après l’autre les manifestations de groupes sociaux et politiques contre les autorités du gouvernement actuel se poursuivent. Cette fois, il semble que l’ensemble de la population s’exprime contre la politique du Chef de l’Etat. Le Président Moise a toutefois réaffirmé qu’il ne prévoit pas de démissionner de ses fonctions, qu’il occupe depuis 2017. Son mandat, selon la Constitution, est de cinq ans, a-t-il encore rappelé.
Bien que le problème de la fourniture de combustible ait été résolu, alors qu’il avait déclenché les premières protestations populaires, les haïtiens continuent à manifester contre la corruption et le manque de services, outre qu’à cause du cout de la vie . Dans cette situation, ni les ONG ni les organismes catholiques, qu’il s’agisse des Congrégations religieuses, de la Caritas ou du Catholic Relief Services, ne parviennent à assurer leur service. Leurs sièges ont même été saccagés et la violence de certains groupes de manifestants a entravé leur fonctionnement .
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EUROPE/REPUBLIQUE TCHEQUE - VII° Congrès missionnaire national de l’Enfance missionnaire, « le grand pouvoir des petites actions »

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 10:48
Kroměříž – Promu par la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires en République tchèque, a eu lieu le 5 octobre à Kroměříž le VII° Congrès national des enfants de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, sur fond de Mois missionnaire extraordinaire. Ainsi que le souligne Olga Loučková, Directrice diocésaine des Œuvres pontificales missionnaires de l’Archidiocèse d’Olomouc dans une note envoyée à l’Agence Fides, ces Congrès ont une cadence triennale et cette année a concerné l’Archidiocèse d’Olomouc. Le programme et la réalisation de la journée ont été réalisés par le groupe de la Sainte Enfance dénommé Club de la Petite Mission de l’école primaire de Kroměříž. Tous se sont engagés dans les préparatifs afin que la journée se déroule le mieux possible : les enseignants, les enfants et leurs parents. Les paroissiens de Notre-Dame ont aussi apporté leur aide pour la préparation.
A 10.00 locales, l’Archevêque d’Olomouc, S.Exc. Mgr Jan Graubner, qui est également chargé des missions au niveau national, a débuté la Messe, concélébrée par les prêtres qui accompagnent les Club de la Petite Mission en d’autres lieux de la République tchèque. Après l’homélie, l’Archevêque a accueilli huit nouveaux membres qui sont entrés dans la Sainte Enfance. Après avoir reçu leurs promesses d’engagement, il les a bénis et leur a mis au cou une petite croix. Par suite, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, le Révérend Diacre Leoš Halbrštát, leur a mis sur les épaules une écharpe missionnaire. Au cours de la procession d’offertoire, les enfants ont porté à l’autel des dons des cinq continents.
Après la Messe, les enfants ont voyagé au travers des continents avec le Grand Jeu Missionnaire. Dans les stands, avaient été préparées de nombreuses activités, quizz et jeux liés aux différents continents. Ils ont notamment éprouvé ce que veut dire manger avec des baguettes ou donner à manger à quelqu’un d’autre ou encore se faire confiance réciproquement lorsque l’un a une bande sur les yeux ou encore concorder des mouvements, lorsque les jambes sont liées ensemble. A chacun des stands correspondait une activité illustrant le slogan du Congrès : « le grand pouvoir des petites actions ».
Dans l’après-midi s’est tenue une petite représentation théâtrale sur la vie des enfants de différentes parties du monde. Ensuite, un volontaire salésien a parlé de son service missionnaire au Mexique, accompagnant son récit de clichés des lieux où il a passé 18 mois.
Le moment clou de la journée prévoyait de planter un arbre dans le jardin sis sous le château afin de commémorer le VII° Congrès de l’Enfance missionnaire. Malheureusement à cause d’une pluie forte, seul un petit groupe des plus de 300 enfants inscrits au Congrès, a pu y participer. L’Archevêque, qui a pris part à l’ensemble de la journée, a été le premier à prendre la pelle et à aider à planter le bouleau. Tous les enfants ont contribué à ancrer l’arbre au terrain en portant un peu de terre. L’Archevêque a béni l’arbre et, en compagnie du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, a officiellement clôturé le VII° Congrès missionnaire national de la Sainte Enfance.
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AFRIQUE/ZIMBABWE - Un missionnaire laïc apôtre des lépreux vers la béatification

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 10:23
Harare - Au Zimbabwe, a été ouverte la cause de béatification de John Bradburne, missionnaire laïc et membre du tiers ordre franciscain de nationalité britannique. Sa vue et son témoignage de foi au milieu des lépreux seront examinés d’abord au niveau diocésain puis par la Congrégation pour la Cause des Saints de la Curie romaine. Si ses vertus devaient être reconnues comme héroïques, il pourrait devenir le premier bienheureux lié directement au Zimbabwe.
Au mois de septembre, la nouvelle de l’ouverture du procès « vers la gloire des autels » avait eu l’honneur de la chronique au Zimbabwe et suscité également une grande attention de la part de la BBC. Le Père Brian McGarry SI qui fréquenta John Bradburne aux temps de la guerre d’indépendance de la Rhodésie remarque pour l’Agence Fides : « Je le connaissais bien. Je peux le dire avec certitude : il s’agissait d’un catholique de profonde spiritualité et l’action qu’il a mené avec les lépreux a été de grande valeur médicale et humaine ».
Fils d’un vicaire anglican, John Bradburne se convertit au Catholicisme après avoir servi dans l’armée britannique en Malaisie et en Birmanie où il a également été blessé au combat. « Sa foi – rappelle le Père McGarry – était très profonde. Il chercha à devenir chartreux puis bénédictin et enfin membre de la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Aucun de ses trois ordres, bien que reconnaissant sa profonde spiritualité, ne l’accueillit. Il devint alors tertiaire franciscain. Il resta toujours laïc mais, à partir de son entrée dans le Tiers Ordre, il porta toujours le froc ».
En 1971, il arriva en Rhodésie pour chercher « une grotte dans laquelle prier ». En 1974, il s’unit à une colonie de lépreux à Mutemwa. Elle devint sa communauté. Ainsi que l’indique le Jésuite : « La colonie était sale et les personnes qui y vivaient de même, se souviennent ceux qui l’ont connue à l’époque. Il n’y avait pas de médicaments, de vêtements et les personnes avaient faim. Il prit soin des besoins de tous : nourrir les personnes, les laver et bander leurs plaies ». Chaque jour, pendant une décennie, la routine a été la même. Il se levait à 03.00 locales pour faire le bain aux lépreux. Il les aidait à manger et les accompagnait à la prière. Sa seule distraction était une course de cinq kilomètres.
En 1979, des polémiques naissent avec les habitants du village voisin. Les lépreux les accusent de laisser leurs troupeaux paitre dans leurs champs, détruisant les récoltes. John Bradburne se propose comme médiateur. « Il fut alors transporté par les habitants du village chez le commandant local de la ZANLA , la branche armée du ZANU, mouvement qui combattait le régime ségrégationniste et aujourd’hui parti aux affaires », se souvient le Père McGarry. « Les habitants du village l’accusèrent d’être un espion parce qu’il avait défendu les lépreux. Le commandant était convaincu que John Bradburne était innocent mais il comptait des ennemis dans le village. Il ne put donc lui offrir d protection dans le cas où il serait resté sur place. Il offrit donc de l’envoyer au Mozambique pour raisons de sécurité. John Bradburne refusa, déclarant que sa place était avec les lépreux. La ZANLA ne pouvait lui donner des hommes pour le protéger et c’est ainsi que les habitants du village se saisirent de lui et le tuèrent le long du chemin ».
Le Père McGarry n’est pas d’accord avec ceux qui entendent faire de John Bradburne une icône à vénérer et en restitue une image plus concrète : « John Bradburne était un homme bon, attentif à son prochain, dans l’esprit évangélique de Saint François d’Assise. Il a vécu avec les lépreux qui étaient alors les derniers des derniers. Il avait ses défauts, comme tous les hommes. S’il savait qu’a été ouverte sa cause de béatification, il en sourirait probablement et retournerait à ses malades ».
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ANALYSE/OMNIS TERRA - Missionnaires à Taiwan, « comme des nains sur les épaules de géants »

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 09:41
A Taiwan, plus de « mission de l’Eglise », il est possible de parler « d’Eglise de la mission ». En effet, en vivant au sein d’une réalité si « ignorante » du Christ, il est presque impossible de concevoir la mission comme quelque chose d’extrinsèque, comme un devoir à appliquer. Il est beaucoup plus naturel de la concevoir comme elle l’est réellement à savoir une identité à vivre.
La République de Chine, plus connue sous le nom de Formose ou Taiwan, est une ile tropicale située au sud-est de la Chine, un peu plus grande que la Sicile, avec des montagnes atteignant 4.000 m d’altitudes et qui compte quelques 23 millions d’habitants. Terre de langue et de culture chinoises, l’histoire politique de Taiwan est ô combien complexe, au point de rendre celui de l’ile de Formose – son antique dénomination portugaise – un des cas les plus complexes de l’actuelle politique internationale. Dans sa Constitution, elle conserve l’ancien nom de République de Chine, née en 1912 sur les cendres du millénaire Empire qui s’était désagrégé. Au terme de la guerre civile combattue de 1945 à 1949 par les troupes communistes de Mao Ze Dong et celles du Général Chiang Kai Shek, ce dernier, vaincu, se réfugia sur l’ile de Formose, établissant à Taipei la nouvelle capitale de la République de Chine dans l’attente de pouvoir reprendre le contrôle de la totalité des territoires tombés aux mains des communistes. De l’autre côté, le gouvernement de Pékin n’a jamais cessé de revendiquer ses droits sur cette « ile rebelle », faisant du slogan « libérons Taiwan » un des leitmotiv de sa propre rhétorique politique
L’Eglise catholique est officiellement présente sur l’ile depuis un peu plus de 150 ans même si les premiers missionnaires débarquèrent sur la belle ile, appelée pour cette raison Formose, dès le XVI° siècle. Nous formons une petite minorité, les catholiques étant un peu plus de 1% de la population alors que l’ensemble des chrétiens parvient au total à quelque 4% des habitants
Link correlati :Pour continuer à lire l’approfondissement sur le site Internet d’Omnis Terra (en anglais)
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ASIE/TURQUIE - Message du Président turc à la manifestation interreligieuse de solidarité aux militaires de l’opération Source de Paix

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 12:55
Mardin – Des représentants qualifiés des communautés chrétiennes, juives et musulmanes présentes en Turquie ont participé Dimanche 20 octobre à une initiative interreligieuse accueillie au Monastère syro-orthodoxe de Deyrulzafaran, sis dans les environs de la ville de Mardin, sur le haut plateau de Tur Abdin. La rencontre a été conçue comme un moment partagé de spiritualité et de réflexion commune vécu le regard tourné vers l’opération militaire Source de paix de l’armée turque dans les territoires du nord-est de la Syrie. Les informations concernant l’initiative ont trouvé un vaste espace surtout dans les journaux et moyens de communication turcs défendant des positions nationalistes et progouvernementales. Les participants à la rencontre ont exprimé leur proximité spirituelle aux militaires impliqués dans l’opération et aux réfugiés syriens ayant fui en territoire turc au cours du conflit, souhaitant par ailleurs que ces réfugiés puissent retourner chez eux « le plus rapidement possible ». Les participants ont également lu ensemble un message ad hoc leur ayant été envoyé par le Président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Comme cela est connu, l’un des objectifs de l’offensive militaire en Syrie est de créer en territoire syrien une zone tampon où transférer ensuite une partie des trois millions de réfugiés syriens actuellement présents sur le territoire turc. L’intention des autorités turques visant à obtenir et rendre public l’appui des communautés religieuses non musulmanes présentes en Turquie à l’opération Source de paix semble évident.
A l’initiative, ont notamment participé Korc Kasapoglu, représentant du Patriarcat œcuménique de Constantinople, l’Archevêque arménien apostolique Sahak Masalyan, le Secrétaire du Grand Rabin de la communauté juive, Francois Yakan, et le mufti de Mardin, Ismail Cicek, en compagnie d’envoyés des communautés chrétiennes syriennes, assyriennes et chaldéennes. L’initiative interreligieuse a été présidée par Philoxenus Saliba Ozmen, Métropolite syro orthodoxe de Mardin et de Diyarbakir.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Sept réflexions pour voter en faveur du bien commun

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 12:24
Bogota – Dimanche 27 octobre, les colombiens seront appelés à élire les administrations des Départements et des Communes au titre de la période 2020-2023. Les Evêques, par le biais d’un communiqué de la Présidence de la Conférence épiscopale, parvenu à Fides, proposent « Sept réflexions pour voter en faveur du bien commun », « pour exercer un vote responsable, libre et conscient qui permette au processus électoral d’être transparent ».
En premier lieu, les Evêques mettent en évidence l’importance de ces consultations pour consolider un projet commun de pays, « en tenant compte des situations et des besoins propres à chaque région, département, municipalité ou localité ». « Nous rappelons que la construction de la paix et du développement intégral pour les colombiens commence d’abord et avant tout sur les territoires ».
« Les élections constituent une opportunité pour renforcer ou récupérer les valeurs qui soutiennent la vie sociale » poursuit le texte, en citant à ce propos la solidarité, l’amour envers la patrie, le respect des autres et la vérité. En outre, elles sont une occasion pour renforcer également « les institutions qui assurent le développement harmonieux de la personne et de la société » telles que la famille, l’école, la force publique…
« Le critère fondamental qui doit nous guider au moment de voter est celui de faire le bien de tous » réaffirment les Evêques, qui soulignent la nécessité pour les candidats de présenter « des propositions claires, réalisables et complètes » qui répondent aux défis les plus urgents du pays. « Les élections doivent soutenir le travail en faveur de la réconciliation et de la coexistence pacifique – poursuivent-ils. L’unité doit prévaloir sur le conflit. Ne permettons pas que les campagnes électorales et les votes augmentent les divisions et les violences. Appuyons des candidats qui favorisent le respect des droits fondamentaux et l’unité des citoyens ».
Dans le cadre des deux dernières considérations, le communiqué des Evêques souligne que le processus électoral, « pour qu’il porte réellement au bien commun, doit être transparent et limpide », évitant par suite la corruption, la vente de voix, les fraudes, l’altération des résultats etc. Enfin, ils réaffirment que « renoncer à exercer le droit et le devoir de voter consiste à refuser un service à la justice et au progrès de notre patrie ». La réflexion de la Conférence épiscopale est présentée au travers d’une vidéo de son Secrétaire général, S.Exc. Mgr Elkin Alvarez Botero, Evêque auxiliaire de Medellin.
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AFRIQUE/RD CONGO - Célébration du Mois missionnaire extraordinaire à Kinshasa de la part des Missionnaires de Scheut

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 12:04
Kinshasa – « La tradition de lutte chrétienne en République Démocratique du Congo est aussi vieille que l’histoire du Christianisme », a déclaré le Pr. Ndaywel, lors d’une conférence-débat organisée par les missionnaires de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie , en marge de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire.
Cette conférence qui a eu lieu vendredi 18 octobre 2019, sous la direction du Centre d’Information et d’Animation , avait pour thème « L’Eglise au milieu du village : perspectives missionnaires ». Elle portait sur une découverte de la lettre apostolique Maximum Illud, et sur une appropriation et contextualisation du message du Pape François pour la Journée mondiale des missions 2019. A cela s’est ajoutée une évaluation de l’engagement de l’Eglise dans le processus préélectoral et électoral de 2018, à travers les activités du Comité Laïc de Coordination .
Le premier conférencier, le Père Patience Mpayembe, religieux de Saint Vincent de Paul et professeur de missiologie, a parlé de la nécessité de comprendre la mission comme un paradigme de la vie de tout chrétien. Ainsi a-t-il invité les participants à une pastorale prophétique, et à une conversion qui nous fera passer d’une Eglise militante à une Eglise évangélisatrice. Le second conférencier, le professeur Ndaywel, modérateur du CLC, a démontré que l’engagement du CLC dans l’interpellation de la classe politique congolaise est bel et bien un engagement missionnaire, en ce sens que toutes les manœuvres entreprises visent une conversion des cœurs des hommes politiques, en vue du bien de tous dans la société.
La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, autrement appelée congrégation des Missionnaires de Scheut, est une Congrégation missionnaire qui œuvre au Congo depuis 1888. Le CIAM est son outil de travail pour une animation missionnaire qui inclut la formation des chrétiens pour un éveil de conscience, en vue d’un monde meilleur, plus juste et plus fraternel. Une animation missionnaire spéciale a également été organisée dans les Paroisses des Missionnaires de Scheut situées dans la ville de Kinshasa.
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VATICAN - Début du cours de formation « Communication, mission » dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 11:59
Rome – Former des opérateurs pastoraux des Eglises placées sous la juridiction de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à une mentalité considérant la communication et les moyens de communication de masse comme une chance pour la diffusion de l’Evangile : tel est l’objectif du cours de formation intitulé « Communication est mission » promu par la Faculté de Communication sociale institutionnelle de l’Université pontificale de la Sainte Croix en collaboration avec l’Union missionnaire pontificale et avec l’Agence Fides.
Le but de ce cours qui a été activé à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire, est de fournir aux étudiants, provenant tous des Collèges internationaux gérés par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, des instruments méthodologiques, théoriques et pratiques, sur la communication multimédia pour raconter des histoires, des événements et des expériences en mesure de refléter et de décliner les nouvelles frontières de la mission de l’Eglise dans le monde contemporain.
« Nous avons pensé offrir un soutien à ceux qui œuvrent dans les Eglise se trouvant dans les territoires de mission en Afrique, en Asie et en Amérique latine, où souvent sont présentes des conditions difficiles » indique à l’Agence Fides le Père José Maria La Porte, Doyen de la Faculté de Communication sociale institutionnelle de l’Université pontificale de la Sainte Croix. Ce cours s’adresse en effet en particulier aux prêtres, religieux, séminaristes et doctorants en provenance d’Afrique, d’Asie et d’Océanie ainsi que des Vicariats apostoliques des Amériques liés à la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.
Les technologies de la communication créent actuellement un environnement numérique dans lequel l’homme apprend à s’informer, à connaitre le monde, à avoir et conserver des relations, en contribuant à définir également une manière d’habiter le monde et de l’organiser. C’est pourquoi « l’Evangélisation ne peut pas ne pas considérer cette réalité » affirme le Père La Porte. « Le grand défi pour l’Eglise aujourd’hui – indique-t-il – est de réussir, au travers de ces technologies, à transférer et inculturer le message de l’Evangile dans le monde numérique ».
Evangéliser ne signifie pas « faire de la propagande » pour l’Evangile. « L’Eglise en réseau est appelée non pas à émettre des contenus religieux mais à réaliser un partage de l’Evangile » remarque le Père Fabrizio Meroni, Secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire et Directeur de l’Agence Fides. « L’intention de ce parcours académique est de former à la mission à partir d’une considération du rapport entre la foi et le monde – explique le Père Meroni. Ce qui nous intéresse est d’analyser et d’approfondir ces nouvelles manières de percevoir la réalité liés à la numérisation ». « La foi – remarque-t-il – constitue le vrai chemin. C’est le salut du monde. La communication, au travers de la connaissance de ses instruments et de ses langages, peut nous aider à mieux comprendre la dimension du monde, dans le contexte culturel dans lequel nous vivons et donc à être présents au travers de l’annonce chrétienne ».
Le programme didactique s’articulera sur deux semestres d’octobre 2019 à mai 2020, au travers de l’étude spécifique et de l’expérimentation des langages vidéo, radio, Internet, photographique et rédactionnel. Les modules seront coordonnés et conduits par des enseignants et experts de l’Université pontificale de la Sainte Croix, par des journalistes d’agences, de moyens de communication nationaux et de professionnels de la radio et de la télévision.
Link correlati :Vidéo de l'entretien aux Pères José Maria La Porte et Fabrizio Meroni sur la chaine Youtube de l'Agence Fides
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AFRIQUE/GUINEE - Appel d’un missionnaire en faveur d’un soutien à la lutte pour la démocratie en Afrique

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 11:24
Conakry – L’ONU, la société civile, différentes organisations de la communauté africaine ont partagé et diffusé un appel en faveur du dialogue politique en Guinée après les manifestations de rue et les désordres au cours desquels, voici quelques jours, la police a tué au moins neuf personnes. Le pays est pratiquement bloqué. A Conakry, ont été enregistrés des cas de disparitions et de violations des droits fondamentaux. Dans la capitale, les protestations contre le Président, Alpha Condé, aux affaires depuis 2009, et son projet de révision constitutionnelle qui lui permettrait de se présenter en 2020 pour briguer un troisième mandat consécutif, se poursuivent.
Les dernières élections locales ont eu lieu en 2005 en Guinée. Les suivantes, prévues pour 2010, ont subi une série de reports, respectivement en 2014, 2016 et 2017. Les élections ont finalement eu lieu le 4 février 2018, impliquant le pays dans des tensions et violences continuelles.
« La lutte pour la démocratie en Afrique ne doit pas être le fait d’un seul peuple mais de toute l’Afrique, de tous les peuples africains sans distinction » commente pour l’Agence Fides le Père Donald Zagore, missionnaire et théologien de la Société des Missions africaines. « Il s’agit d’une lutte pour la paix et donc pour le développement. Les peuples d’Afrique ont faim et soif de développement. Les personnes souffrent à cause de l’inconscience des hommes politiques africains qui demeurent tendus vers la protection de leur propre pouvoir.
« Les élections ne doivent pas constituer une malédiction pour l’Afrique. Nous devons arrêter de transformer ce continent africain de berceau en tombe de l’humanité » affirme-t-il.
En Guinée, sont présents différents groupes ethniques dont les deux principaux sont les Malinkés et les Peuls, souvent protagonistes d’affrontements provoqués par des raisons politiques. La majeure partie des forces de sécurité est d’ethnie Malinké et ceci comporte le fait que les plus importants affrontements ont lieu de facto entre les forces de l’ordre et la population civile – d’ethnie Peul – au cours des manifestations.
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OCEANIE/AUSTRALIE - Engagement de la société civile et des communautés chrétiennes dans la lutte contre la pauvreté

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 11:05
Sydney – Donner de l’élan à la campagne Raise the Rate qui demande au gouvernement australien d’augmenter les contributions « Nouveau départ » consistant en indemnité de chômage réservée à ceux qui n’ont pas de travail. Tel était l’objectif de la Semaine anti-pauvreté qui a vu de nombreuses organisations de la société australienne, dont des associations chrétiennes telles que la Caritas, sensibiliser au thème de la pauvreté en Australie.
« Nous croyons qu’encourager les personnes indigentes ou en difficulté et ne pas les culpabiliser constitue la juste attitude en matière de lutte contre la pauvreté. Les membres, les bénévoles et les salariés de la Société Saint Vincent de Paul, assistent chaque année plus de 1,8 millions de personnes qui vivent dans des conditions de misère, soit un australien sur huit. C’est pourquoi nous considérons la Semaine anti-pauvreté comme un instrument important en vue de la connaissance du phénomène de la marginalisation et de l’indigence en Australie », indique dans une note envoyée à l’Agence Fides la Société Saint Vincent de Paul qui s’est engagée ces derniers jours activement dans le déroulement de la Semaine anti-pauvreté, laquelle a eu lieu du 13 au 19 octobre.
Pour l’occasion, l’association caritative a organisé une série d’événements au sein des communautés de toute l’Australie, dans les métropoles comme dans les centres les plus petits. « Nous sommes quotidiennement au contact de personnes en difficulté, bien qu’elles soient destinataires d’aides. Nous demandons à nos représentants politiques une augmentation des subsides « Nouveau départ » afin d’assurer une vie digne et la satisfaction des besoins de base à des personnes qui se basent sur eux pour vivre » indique la note envoyée à Fides par les membres australiens de la Société Saint Vincent de Paul, communément connus comme « Vinnies » en Australie. « Notre réseau de sécurité sociale devrait garantir à tous un toit et de la nourriture sur la table chaque jour. Des formes d’assistance comme les subsides « Nouveau départ » sont insuffisants. A ce jour, ils correspondent à 40 dollars australiens par jour et de nombreuses personnes doivent choisir leur utilisation entre les courses et le loyer de leur logement » concluent-ils.
L’Australie est l’un des pays les plus riches du monde mais 13,2% de sa population vivent en dessous du seuil de pauvreté, un nombre qui comprend 739.000 enfants. Dans ce contexte, l’Eglise en Australie fournit un apport significatif au travers d’actions caritatives promues par la Commission épiscopale Justice et Paix, par la Caritas nationale et par un réseau d’associations actives dans les différentes villes du pays.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel de l’Episcopat pour le respect du vote populaire, la vérification des indices de fraude et l’intervention des observateurs internationaux

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 10:15
La Paz – En citant les paroles de la Première lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée , « pour les rois et tous les dépositaires de l'autorité, afin que nous puissions mener une vie calme et paisible en toute piété et dignité », la Conférence épiscopale de Bolivie appelle au respect de la volonté du peuple, exprimée dans le cadre du scrutin de Dimanche dernier 20 octobre. Les boliviens se sont rendus aux urnes pour choisir démocratiquement leur guide politique , mais après les premiers résultats non officiels selon lesquels devrait être organisé un ballottage le 15 décembre prochain entre Evo Morales et Carlos Mesa, le Tribunal électoral a interrompu le dépouillement à 83,76% des suffrages, annonçant que, selon un nouveau décompte encore en cours, Evo Morales aurait remporté l’élection dès le premier tour, ayant obtenu plus de 10 points de plus que le deuxième candidat en lice. Ainsi la population est-elle descendue dans la rue pour manifester et des membres de la police se sont eux-mêmes unis aux manifestants, événements transmis et parvenus à Fides au travers des réseaux sociaux.
Face à cette situation, les Evêques ont exprimé hier soir leur sentiment : « Il nous semble de relever, avec de nombreux compatriotes, des indices de fraude dans les données transmises parmi lesquelles nous mettons en évidence l’absence totale de coïncidence entre le comptage rapide effectué par la société Vía Ciencia, avec l’interruption suspecte du décompte provisoire des voix dans la nuit qui a suivi les élections ainsi que les plaintes et les images d’événements qui se trouvent en dehors du respect de la légalité ».
Les Evêques s’unissent aux déclarations de l’Organisation des Etats américains à propos de cette manière antidémocratique d’agir et appellent les observateurs internationaux, tels que l’Union européenne, à agir, attendu que cette dernière en particulier avait fourni le système de décompte rapide des suffrages en vue de la transparence. « Nous demandons – concluent les Evêques – à ce que le Tribunal suprême électoral exerce sa fonction constitutionnelle au service du peuple, de la vérité et de la justice pour éviter des foyers de violence comme ceux qui ont commencé à apparaitre cette nuit ».
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