AMERIQUE/HAITI - Appel de l’Episcopat au Président et au gouvernement face à la souffrance de la population

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 12:01
Port-au-Prince – Les représentants de l’Eglise en Haïti ont demandé au Président, Jovenel Moise, et au monde politique en général, d’écouter « la voix de la sagesse » face à la situation « grave » et « difficile » que traverse actuellement la nation des Caraïbes. Hier, 22 octobre, l’Archevêque de Port-au-Prince, S.Exc. Mgr Max Leroy Mésidor, parlant dans la Cathédrale de la capitale, bondée de personnes, a réaffirmé que « quelque chose doit changer dans ce pays », citant les paroles du Saint Pape Jean Paul II, lorsqu’il visita Haïti voici 36 ans. « Face à cette situation dangereuse, j’invite le Chef de l’Etat, le Parlement, la classe politique et tous ceux qui veulent aider Haïti, à écouter la voix de la sagesse » a déclaré l’Archevêque devant des centaines de fidèles qui, peu auparavant, avaient marché en traversant plusieurs artères de Port-au-Prince.
L’Archevêque a constamment insisté sur l’implication de l’Eglise aux côtés du peuple haïtien, y compris pour certaines manifestations qui ont lieu dans le pays depuis six semaines pour demander la démission du Président Moise. La marche d’hier avait été organisée par l’Eglise, qui a invité les fidèles des Paroisses à confluer dans la Cathédrale le jour de la mémoire liturgique de Saint Jean Paul II, qui vint en visite apostolique en Haïti en 1983. Cette convocation, qui a rassemblé des milliers de catholiques, a été également soutenue par la Conférence haïtienne des religieux, qui, dans une note publiée, invitait tout un chacun à une marche de prière silencieuse, avant la rencontre dans la Cathédrale.
« Trop de personnes meurent dans le pays et la justice de Dieu se réalisera de toutes les manières » a déclaré l’Archevêque au cours de la prière dans la Cathédrale, reconnaissant avoir pleuré en regardant la liste des personnes tuées au cours des manifestations. A la fin, il a demandé aux responsables haïtiens d’écouter la misère et les cris d’angoisse du peuple. Nombre des personnes présentes continuaient à crier : « Jovenel [Moise] doit partir ! », et encore « Trop de sang a été versé, Jovenel [Moise] doit partir ! ».
La situation dans la capitale est toujours plus tendue. Depuis un mois, les Universités et écoles sont fermées. Une après l’autre les manifestations de groupes sociaux et politiques contre les autorités du gouvernement actuel se poursuivent. Cette fois, il semble que l’ensemble de la population s’exprime contre la politique du Chef de l’Etat. Le Président Moise a toutefois réaffirmé qu’il ne prévoit pas de démissionner de ses fonctions, qu’il occupe depuis 2017. Son mandat, selon la Constitution, est de cinq ans, a-t-il encore rappelé.
Bien que le problème de la fourniture de combustible ait été résolu, alors qu’il avait déclenché les premières protestations populaires, les haïtiens continuent à manifester contre la corruption et le manque de services, outre qu’à cause du cout de la vie . Dans cette situation, ni les ONG ni les organismes catholiques, qu’il s’agisse des Congrégations religieuses, de la Caritas ou du Catholic Relief Services, ne parviennent à assurer leur service. Leurs sièges ont même été saccagés et la violence de certains groupes de manifestants a entravé leur fonctionnement .
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EUROPE/REPUBLIQUE TCHEQUE - VII° Congrès missionnaire national de l’Enfance missionnaire, « le grand pouvoir des petites actions »

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 10:48
Kroměříž – Promu par la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires en République tchèque, a eu lieu le 5 octobre à Kroměříž le VII° Congrès national des enfants de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, sur fond de Mois missionnaire extraordinaire. Ainsi que le souligne Olga Loučková, Directrice diocésaine des Œuvres pontificales missionnaires de l’Archidiocèse d’Olomouc dans une note envoyée à l’Agence Fides, ces Congrès ont une cadence triennale et cette année a concerné l’Archidiocèse d’Olomouc. Le programme et la réalisation de la journée ont été réalisés par le groupe de la Sainte Enfance dénommé Club de la Petite Mission de l’école primaire de Kroměříž. Tous se sont engagés dans les préparatifs afin que la journée se déroule le mieux possible : les enseignants, les enfants et leurs parents. Les paroissiens de Notre-Dame ont aussi apporté leur aide pour la préparation.
A 10.00 locales, l’Archevêque d’Olomouc, S.Exc. Mgr Jan Graubner, qui est également chargé des missions au niveau national, a débuté la Messe, concélébrée par les prêtres qui accompagnent les Club de la Petite Mission en d’autres lieux de la République tchèque. Après l’homélie, l’Archevêque a accueilli huit nouveaux membres qui sont entrés dans la Sainte Enfance. Après avoir reçu leurs promesses d’engagement, il les a bénis et leur a mis au cou une petite croix. Par suite, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, le Révérend Diacre Leoš Halbrštát, leur a mis sur les épaules une écharpe missionnaire. Au cours de la procession d’offertoire, les enfants ont porté à l’autel des dons des cinq continents.
Après la Messe, les enfants ont voyagé au travers des continents avec le Grand Jeu Missionnaire. Dans les stands, avaient été préparées de nombreuses activités, quizz et jeux liés aux différents continents. Ils ont notamment éprouvé ce que veut dire manger avec des baguettes ou donner à manger à quelqu’un d’autre ou encore se faire confiance réciproquement lorsque l’un a une bande sur les yeux ou encore concorder des mouvements, lorsque les jambes sont liées ensemble. A chacun des stands correspondait une activité illustrant le slogan du Congrès : « le grand pouvoir des petites actions ».
Dans l’après-midi s’est tenue une petite représentation théâtrale sur la vie des enfants de différentes parties du monde. Ensuite, un volontaire salésien a parlé de son service missionnaire au Mexique, accompagnant son récit de clichés des lieux où il a passé 18 mois.
Le moment clou de la journée prévoyait de planter un arbre dans le jardin sis sous le château afin de commémorer le VII° Congrès de l’Enfance missionnaire. Malheureusement à cause d’une pluie forte, seul un petit groupe des plus de 300 enfants inscrits au Congrès, a pu y participer. L’Archevêque, qui a pris part à l’ensemble de la journée, a été le premier à prendre la pelle et à aider à planter le bouleau. Tous les enfants ont contribué à ancrer l’arbre au terrain en portant un peu de terre. L’Archevêque a béni l’arbre et, en compagnie du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, a officiellement clôturé le VII° Congrès missionnaire national de la Sainte Enfance.
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AFRIQUE/ZIMBABWE - Un missionnaire laïc apôtre des lépreux vers la béatification

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 10:23
Harare - Au Zimbabwe, a été ouverte la cause de béatification de John Bradburne, missionnaire laïc et membre du tiers ordre franciscain de nationalité britannique. Sa vue et son témoignage de foi au milieu des lépreux seront examinés d’abord au niveau diocésain puis par la Congrégation pour la Cause des Saints de la Curie romaine. Si ses vertus devaient être reconnues comme héroïques, il pourrait devenir le premier bienheureux lié directement au Zimbabwe.
Au mois de septembre, la nouvelle de l’ouverture du procès « vers la gloire des autels » avait eu l’honneur de la chronique au Zimbabwe et suscité également une grande attention de la part de la BBC. Le Père Brian McGarry SI qui fréquenta John Bradburne aux temps de la guerre d’indépendance de la Rhodésie remarque pour l’Agence Fides : « Je le connaissais bien. Je peux le dire avec certitude : il s’agissait d’un catholique de profonde spiritualité et l’action qu’il a mené avec les lépreux a été de grande valeur médicale et humaine ».
Fils d’un vicaire anglican, John Bradburne se convertit au Catholicisme après avoir servi dans l’armée britannique en Malaisie et en Birmanie où il a également été blessé au combat. « Sa foi – rappelle le Père McGarry – était très profonde. Il chercha à devenir chartreux puis bénédictin et enfin membre de la Congrégation de Notre-Dame de Sion. Aucun de ses trois ordres, bien que reconnaissant sa profonde spiritualité, ne l’accueillit. Il devint alors tertiaire franciscain. Il resta toujours laïc mais, à partir de son entrée dans le Tiers Ordre, il porta toujours le froc ».
En 1971, il arriva en Rhodésie pour chercher « une grotte dans laquelle prier ». En 1974, il s’unit à une colonie de lépreux à Mutemwa. Elle devint sa communauté. Ainsi que l’indique le Jésuite : « La colonie était sale et les personnes qui y vivaient de même, se souviennent ceux qui l’ont connue à l’époque. Il n’y avait pas de médicaments, de vêtements et les personnes avaient faim. Il prit soin des besoins de tous : nourrir les personnes, les laver et bander leurs plaies ». Chaque jour, pendant une décennie, la routine a été la même. Il se levait à 03.00 locales pour faire le bain aux lépreux. Il les aidait à manger et les accompagnait à la prière. Sa seule distraction était une course de cinq kilomètres.
En 1979, des polémiques naissent avec les habitants du village voisin. Les lépreux les accusent de laisser leurs troupeaux paitre dans leurs champs, détruisant les récoltes. John Bradburne se propose comme médiateur. « Il fut alors transporté par les habitants du village chez le commandant local de la ZANLA , la branche armée du ZANU, mouvement qui combattait le régime ségrégationniste et aujourd’hui parti aux affaires », se souvient le Père McGarry. « Les habitants du village l’accusèrent d’être un espion parce qu’il avait défendu les lépreux. Le commandant était convaincu que John Bradburne était innocent mais il comptait des ennemis dans le village. Il ne put donc lui offrir d protection dans le cas où il serait resté sur place. Il offrit donc de l’envoyer au Mozambique pour raisons de sécurité. John Bradburne refusa, déclarant que sa place était avec les lépreux. La ZANLA ne pouvait lui donner des hommes pour le protéger et c’est ainsi que les habitants du village se saisirent de lui et le tuèrent le long du chemin ».
Le Père McGarry n’est pas d’accord avec ceux qui entendent faire de John Bradburne une icône à vénérer et en restitue une image plus concrète : « John Bradburne était un homme bon, attentif à son prochain, dans l’esprit évangélique de Saint François d’Assise. Il a vécu avec les lépreux qui étaient alors les derniers des derniers. Il avait ses défauts, comme tous les hommes. S’il savait qu’a été ouverte sa cause de béatification, il en sourirait probablement et retournerait à ses malades ».
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ANALYSE/OMNIS TERRA - Missionnaires à Taiwan, « comme des nains sur les épaules de géants »

Fides FR - www.fides.org - Mié, 23/10/2019 - 09:41
A Taiwan, plus de « mission de l’Eglise », il est possible de parler « d’Eglise de la mission ». En effet, en vivant au sein d’une réalité si « ignorante » du Christ, il est presque impossible de concevoir la mission comme quelque chose d’extrinsèque, comme un devoir à appliquer. Il est beaucoup plus naturel de la concevoir comme elle l’est réellement à savoir une identité à vivre.
La République de Chine, plus connue sous le nom de Formose ou Taiwan, est une ile tropicale située au sud-est de la Chine, un peu plus grande que la Sicile, avec des montagnes atteignant 4.000 m d’altitudes et qui compte quelques 23 millions d’habitants. Terre de langue et de culture chinoises, l’histoire politique de Taiwan est ô combien complexe, au point de rendre celui de l’ile de Formose – son antique dénomination portugaise – un des cas les plus complexes de l’actuelle politique internationale. Dans sa Constitution, elle conserve l’ancien nom de République de Chine, née en 1912 sur les cendres du millénaire Empire qui s’était désagrégé. Au terme de la guerre civile combattue de 1945 à 1949 par les troupes communistes de Mao Ze Dong et celles du Général Chiang Kai Shek, ce dernier, vaincu, se réfugia sur l’ile de Formose, établissant à Taipei la nouvelle capitale de la République de Chine dans l’attente de pouvoir reprendre le contrôle de la totalité des territoires tombés aux mains des communistes. De l’autre côté, le gouvernement de Pékin n’a jamais cessé de revendiquer ses droits sur cette « ile rebelle », faisant du slogan « libérons Taiwan » un des leitmotiv de sa propre rhétorique politique
L’Eglise catholique est officiellement présente sur l’ile depuis un peu plus de 150 ans même si les premiers missionnaires débarquèrent sur la belle ile, appelée pour cette raison Formose, dès le XVI° siècle. Nous formons une petite minorité, les catholiques étant un peu plus de 1% de la population alors que l’ensemble des chrétiens parvient au total à quelque 4% des habitants
Link correlati :Pour continuer à lire l’approfondissement sur le site Internet d’Omnis Terra (en anglais)
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ASIE/TURQUIE - Message du Président turc à la manifestation interreligieuse de solidarité aux militaires de l’opération Source de Paix

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 12:55
Mardin – Des représentants qualifiés des communautés chrétiennes, juives et musulmanes présentes en Turquie ont participé Dimanche 20 octobre à une initiative interreligieuse accueillie au Monastère syro-orthodoxe de Deyrulzafaran, sis dans les environs de la ville de Mardin, sur le haut plateau de Tur Abdin. La rencontre a été conçue comme un moment partagé de spiritualité et de réflexion commune vécu le regard tourné vers l’opération militaire Source de paix de l’armée turque dans les territoires du nord-est de la Syrie. Les informations concernant l’initiative ont trouvé un vaste espace surtout dans les journaux et moyens de communication turcs défendant des positions nationalistes et progouvernementales. Les participants à la rencontre ont exprimé leur proximité spirituelle aux militaires impliqués dans l’opération et aux réfugiés syriens ayant fui en territoire turc au cours du conflit, souhaitant par ailleurs que ces réfugiés puissent retourner chez eux « le plus rapidement possible ». Les participants ont également lu ensemble un message ad hoc leur ayant été envoyé par le Président turc, Recep Tayyip Erdogan.
Comme cela est connu, l’un des objectifs de l’offensive militaire en Syrie est de créer en territoire syrien une zone tampon où transférer ensuite une partie des trois millions de réfugiés syriens actuellement présents sur le territoire turc. L’intention des autorités turques visant à obtenir et rendre public l’appui des communautés religieuses non musulmanes présentes en Turquie à l’opération Source de paix semble évident.
A l’initiative, ont notamment participé Korc Kasapoglu, représentant du Patriarcat œcuménique de Constantinople, l’Archevêque arménien apostolique Sahak Masalyan, le Secrétaire du Grand Rabin de la communauté juive, Francois Yakan, et le mufti de Mardin, Ismail Cicek, en compagnie d’envoyés des communautés chrétiennes syriennes, assyriennes et chaldéennes. L’initiative interreligieuse a été présidée par Philoxenus Saliba Ozmen, Métropolite syro orthodoxe de Mardin et de Diyarbakir.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Sept réflexions pour voter en faveur du bien commun

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 12:24
Bogota – Dimanche 27 octobre, les colombiens seront appelés à élire les administrations des Départements et des Communes au titre de la période 2020-2023. Les Evêques, par le biais d’un communiqué de la Présidence de la Conférence épiscopale, parvenu à Fides, proposent « Sept réflexions pour voter en faveur du bien commun », « pour exercer un vote responsable, libre et conscient qui permette au processus électoral d’être transparent ».
En premier lieu, les Evêques mettent en évidence l’importance de ces consultations pour consolider un projet commun de pays, « en tenant compte des situations et des besoins propres à chaque région, département, municipalité ou localité ». « Nous rappelons que la construction de la paix et du développement intégral pour les colombiens commence d’abord et avant tout sur les territoires ».
« Les élections constituent une opportunité pour renforcer ou récupérer les valeurs qui soutiennent la vie sociale » poursuit le texte, en citant à ce propos la solidarité, l’amour envers la patrie, le respect des autres et la vérité. En outre, elles sont une occasion pour renforcer également « les institutions qui assurent le développement harmonieux de la personne et de la société » telles que la famille, l’école, la force publique…
« Le critère fondamental qui doit nous guider au moment de voter est celui de faire le bien de tous » réaffirment les Evêques, qui soulignent la nécessité pour les candidats de présenter « des propositions claires, réalisables et complètes » qui répondent aux défis les plus urgents du pays. « Les élections doivent soutenir le travail en faveur de la réconciliation et de la coexistence pacifique – poursuivent-ils. L’unité doit prévaloir sur le conflit. Ne permettons pas que les campagnes électorales et les votes augmentent les divisions et les violences. Appuyons des candidats qui favorisent le respect des droits fondamentaux et l’unité des citoyens ».
Dans le cadre des deux dernières considérations, le communiqué des Evêques souligne que le processus électoral, « pour qu’il porte réellement au bien commun, doit être transparent et limpide », évitant par suite la corruption, la vente de voix, les fraudes, l’altération des résultats etc. Enfin, ils réaffirment que « renoncer à exercer le droit et le devoir de voter consiste à refuser un service à la justice et au progrès de notre patrie ». La réflexion de la Conférence épiscopale est présentée au travers d’une vidéo de son Secrétaire général, S.Exc. Mgr Elkin Alvarez Botero, Evêque auxiliaire de Medellin.
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AFRIQUE/RD CONGO - Célébration du Mois missionnaire extraordinaire à Kinshasa de la part des Missionnaires de Scheut

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 12:04
Kinshasa – « La tradition de lutte chrétienne en République Démocratique du Congo est aussi vieille que l’histoire du Christianisme », a déclaré le Pr. Ndaywel, lors d’une conférence-débat organisée par les missionnaires de la Congrégation du Cœur Immaculé de Marie , en marge de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire.
Cette conférence qui a eu lieu vendredi 18 octobre 2019, sous la direction du Centre d’Information et d’Animation , avait pour thème « L’Eglise au milieu du village : perspectives missionnaires ». Elle portait sur une découverte de la lettre apostolique Maximum Illud, et sur une appropriation et contextualisation du message du Pape François pour la Journée mondiale des missions 2019. A cela s’est ajoutée une évaluation de l’engagement de l’Eglise dans le processus préélectoral et électoral de 2018, à travers les activités du Comité Laïc de Coordination .
Le premier conférencier, le Père Patience Mpayembe, religieux de Saint Vincent de Paul et professeur de missiologie, a parlé de la nécessité de comprendre la mission comme un paradigme de la vie de tout chrétien. Ainsi a-t-il invité les participants à une pastorale prophétique, et à une conversion qui nous fera passer d’une Eglise militante à une Eglise évangélisatrice. Le second conférencier, le professeur Ndaywel, modérateur du CLC, a démontré que l’engagement du CLC dans l’interpellation de la classe politique congolaise est bel et bien un engagement missionnaire, en ce sens que toutes les manœuvres entreprises visent une conversion des cœurs des hommes politiques, en vue du bien de tous dans la société.
La Congrégation du Cœur Immaculé de Marie, autrement appelée congrégation des Missionnaires de Scheut, est une Congrégation missionnaire qui œuvre au Congo depuis 1888. Le CIAM est son outil de travail pour une animation missionnaire qui inclut la formation des chrétiens pour un éveil de conscience, en vue d’un monde meilleur, plus juste et plus fraternel. Une animation missionnaire spéciale a également été organisée dans les Paroisses des Missionnaires de Scheut situées dans la ville de Kinshasa.
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VATICAN - Début du cours de formation « Communication, mission » dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 11:59
Rome – Former des opérateurs pastoraux des Eglises placées sous la juridiction de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à une mentalité considérant la communication et les moyens de communication de masse comme une chance pour la diffusion de l’Evangile : tel est l’objectif du cours de formation intitulé « Communication est mission » promu par la Faculté de Communication sociale institutionnelle de l’Université pontificale de la Sainte Croix en collaboration avec l’Union missionnaire pontificale et avec l’Agence Fides.
Le but de ce cours qui a été activé à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire, est de fournir aux étudiants, provenant tous des Collèges internationaux gérés par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, des instruments méthodologiques, théoriques et pratiques, sur la communication multimédia pour raconter des histoires, des événements et des expériences en mesure de refléter et de décliner les nouvelles frontières de la mission de l’Eglise dans le monde contemporain.
« Nous avons pensé offrir un soutien à ceux qui œuvrent dans les Eglise se trouvant dans les territoires de mission en Afrique, en Asie et en Amérique latine, où souvent sont présentes des conditions difficiles » indique à l’Agence Fides le Père José Maria La Porte, Doyen de la Faculté de Communication sociale institutionnelle de l’Université pontificale de la Sainte Croix. Ce cours s’adresse en effet en particulier aux prêtres, religieux, séminaristes et doctorants en provenance d’Afrique, d’Asie et d’Océanie ainsi que des Vicariats apostoliques des Amériques liés à la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.
Les technologies de la communication créent actuellement un environnement numérique dans lequel l’homme apprend à s’informer, à connaitre le monde, à avoir et conserver des relations, en contribuant à définir également une manière d’habiter le monde et de l’organiser. C’est pourquoi « l’Evangélisation ne peut pas ne pas considérer cette réalité » affirme le Père La Porte. « Le grand défi pour l’Eglise aujourd’hui – indique-t-il – est de réussir, au travers de ces technologies, à transférer et inculturer le message de l’Evangile dans le monde numérique ».
Evangéliser ne signifie pas « faire de la propagande » pour l’Evangile. « L’Eglise en réseau est appelée non pas à émettre des contenus religieux mais à réaliser un partage de l’Evangile » remarque le Père Fabrizio Meroni, Secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire et Directeur de l’Agence Fides. « L’intention de ce parcours académique est de former à la mission à partir d’une considération du rapport entre la foi et le monde – explique le Père Meroni. Ce qui nous intéresse est d’analyser et d’approfondir ces nouvelles manières de percevoir la réalité liés à la numérisation ». « La foi – remarque-t-il – constitue le vrai chemin. C’est le salut du monde. La communication, au travers de la connaissance de ses instruments et de ses langages, peut nous aider à mieux comprendre la dimension du monde, dans le contexte culturel dans lequel nous vivons et donc à être présents au travers de l’annonce chrétienne ».
Le programme didactique s’articulera sur deux semestres d’octobre 2019 à mai 2020, au travers de l’étude spécifique et de l’expérimentation des langages vidéo, radio, Internet, photographique et rédactionnel. Les modules seront coordonnés et conduits par des enseignants et experts de l’Université pontificale de la Sainte Croix, par des journalistes d’agences, de moyens de communication nationaux et de professionnels de la radio et de la télévision.
Link correlati :Vidéo de l'entretien aux Pères José Maria La Porte et Fabrizio Meroni sur la chaine Youtube de l'Agence Fides
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AFRIQUE/GUINEE - Appel d’un missionnaire en faveur d’un soutien à la lutte pour la démocratie en Afrique

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 11:24
Conakry – L’ONU, la société civile, différentes organisations de la communauté africaine ont partagé et diffusé un appel en faveur du dialogue politique en Guinée après les manifestations de rue et les désordres au cours desquels, voici quelques jours, la police a tué au moins neuf personnes. Le pays est pratiquement bloqué. A Conakry, ont été enregistrés des cas de disparitions et de violations des droits fondamentaux. Dans la capitale, les protestations contre le Président, Alpha Condé, aux affaires depuis 2009, et son projet de révision constitutionnelle qui lui permettrait de se présenter en 2020 pour briguer un troisième mandat consécutif, se poursuivent.
Les dernières élections locales ont eu lieu en 2005 en Guinée. Les suivantes, prévues pour 2010, ont subi une série de reports, respectivement en 2014, 2016 et 2017. Les élections ont finalement eu lieu le 4 février 2018, impliquant le pays dans des tensions et violences continuelles.
« La lutte pour la démocratie en Afrique ne doit pas être le fait d’un seul peuple mais de toute l’Afrique, de tous les peuples africains sans distinction » commente pour l’Agence Fides le Père Donald Zagore, missionnaire et théologien de la Société des Missions africaines. « Il s’agit d’une lutte pour la paix et donc pour le développement. Les peuples d’Afrique ont faim et soif de développement. Les personnes souffrent à cause de l’inconscience des hommes politiques africains qui demeurent tendus vers la protection de leur propre pouvoir.
« Les élections ne doivent pas constituer une malédiction pour l’Afrique. Nous devons arrêter de transformer ce continent africain de berceau en tombe de l’humanité » affirme-t-il.
En Guinée, sont présents différents groupes ethniques dont les deux principaux sont les Malinkés et les Peuls, souvent protagonistes d’affrontements provoqués par des raisons politiques. La majeure partie des forces de sécurité est d’ethnie Malinké et ceci comporte le fait que les plus importants affrontements ont lieu de facto entre les forces de l’ordre et la population civile – d’ethnie Peul – au cours des manifestations.
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OCEANIE/AUSTRALIE - Engagement de la société civile et des communautés chrétiennes dans la lutte contre la pauvreté

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 11:05
Sydney – Donner de l’élan à la campagne Raise the Rate qui demande au gouvernement australien d’augmenter les contributions « Nouveau départ » consistant en indemnité de chômage réservée à ceux qui n’ont pas de travail. Tel était l’objectif de la Semaine anti-pauvreté qui a vu de nombreuses organisations de la société australienne, dont des associations chrétiennes telles que la Caritas, sensibiliser au thème de la pauvreté en Australie.
« Nous croyons qu’encourager les personnes indigentes ou en difficulté et ne pas les culpabiliser constitue la juste attitude en matière de lutte contre la pauvreté. Les membres, les bénévoles et les salariés de la Société Saint Vincent de Paul, assistent chaque année plus de 1,8 millions de personnes qui vivent dans des conditions de misère, soit un australien sur huit. C’est pourquoi nous considérons la Semaine anti-pauvreté comme un instrument important en vue de la connaissance du phénomène de la marginalisation et de l’indigence en Australie », indique dans une note envoyée à l’Agence Fides la Société Saint Vincent de Paul qui s’est engagée ces derniers jours activement dans le déroulement de la Semaine anti-pauvreté, laquelle a eu lieu du 13 au 19 octobre.
Pour l’occasion, l’association caritative a organisé une série d’événements au sein des communautés de toute l’Australie, dans les métropoles comme dans les centres les plus petits. « Nous sommes quotidiennement au contact de personnes en difficulté, bien qu’elles soient destinataires d’aides. Nous demandons à nos représentants politiques une augmentation des subsides « Nouveau départ » afin d’assurer une vie digne et la satisfaction des besoins de base à des personnes qui se basent sur eux pour vivre » indique la note envoyée à Fides par les membres australiens de la Société Saint Vincent de Paul, communément connus comme « Vinnies » en Australie. « Notre réseau de sécurité sociale devrait garantir à tous un toit et de la nourriture sur la table chaque jour. Des formes d’assistance comme les subsides « Nouveau départ » sont insuffisants. A ce jour, ils correspondent à 40 dollars australiens par jour et de nombreuses personnes doivent choisir leur utilisation entre les courses et le loyer de leur logement » concluent-ils.
L’Australie est l’un des pays les plus riches du monde mais 13,2% de sa population vivent en dessous du seuil de pauvreté, un nombre qui comprend 739.000 enfants. Dans ce contexte, l’Eglise en Australie fournit un apport significatif au travers d’actions caritatives promues par la Commission épiscopale Justice et Paix, par la Caritas nationale et par un réseau d’associations actives dans les différentes villes du pays.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel de l’Episcopat pour le respect du vote populaire, la vérification des indices de fraude et l’intervention des observateurs internationaux

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 10:15
La Paz – En citant les paroles de la Première lettre de Saint Paul Apôtre à Timothée , « pour les rois et tous les dépositaires de l'autorité, afin que nous puissions mener une vie calme et paisible en toute piété et dignité », la Conférence épiscopale de Bolivie appelle au respect de la volonté du peuple, exprimée dans le cadre du scrutin de Dimanche dernier 20 octobre. Les boliviens se sont rendus aux urnes pour choisir démocratiquement leur guide politique , mais après les premiers résultats non officiels selon lesquels devrait être organisé un ballottage le 15 décembre prochain entre Evo Morales et Carlos Mesa, le Tribunal électoral a interrompu le dépouillement à 83,76% des suffrages, annonçant que, selon un nouveau décompte encore en cours, Evo Morales aurait remporté l’élection dès le premier tour, ayant obtenu plus de 10 points de plus que le deuxième candidat en lice. Ainsi la population est-elle descendue dans la rue pour manifester et des membres de la police se sont eux-mêmes unis aux manifestants, événements transmis et parvenus à Fides au travers des réseaux sociaux.
Face à cette situation, les Evêques ont exprimé hier soir leur sentiment : « Il nous semble de relever, avec de nombreux compatriotes, des indices de fraude dans les données transmises parmi lesquelles nous mettons en évidence l’absence totale de coïncidence entre le comptage rapide effectué par la société Vía Ciencia, avec l’interruption suspecte du décompte provisoire des voix dans la nuit qui a suivi les élections ainsi que les plaintes et les images d’événements qui se trouvent en dehors du respect de la légalité ».
Les Evêques s’unissent aux déclarations de l’Organisation des Etats américains à propos de cette manière antidémocratique d’agir et appellent les observateurs internationaux, tels que l’Union européenne, à agir, attendu que cette dernière en particulier avait fourni le système de décompte rapide des suffrages en vue de la transparence. « Nous demandons – concluent les Evêques – à ce que le Tribunal suprême électoral exerce sa fonction constitutionnelle au service du peuple, de la vérité et de la justice pour éviter des foyers de violence comme ceux qui ont commencé à apparaitre cette nuit ».
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ASIE/PHILIPPINES - Appel de l’Evêque de Kalookan en faveur du respect de la dignité humaine des détenus 

Fides FR - www.fides.org - Mar, 22/10/2019 - 09:55
Manille – « Le gouvernement et les fonctionnaires des prisons ont le devoir de traiter les détenus avec dignité ». Tel est l’appel diffusé par l’intermédiaire de l’Agence Fides par l’Evêque de Kalookan, S.Exc. Mgr Pablo Virgilio David, lequel a exhorté : « Ceci n’est pas une affirmation des droits mais un cri de miséricorde. Les détenus ne demandent pas un traitement spécial comme celui réservé aux détenus les plus riches, au sein de la prison de New Bilibid à Muntinlupa. Ils demandent seulement d’être traités comme des êtres humains » affirme Mgr David qui est également Vice-président de la Conférence épiscopale des Philippines.
L’Evêque remarque que de nombreux détenus ont commis des délits relativement mineurs, souvent dans des circonstances de grave pauvreté et de désespoir et « languissent en prison à cause du manque d’instruction, de l’absence d’assistance légale, de la pauvreté, à cause d’un système judiciaire de mauvaise qualité ». Souvent, ajoute l’Evêque, « ils demeurent en prison très longtemps après avoir purgé leur peine » seulement parce que leur matricule carcéral a été échangé avec celui de quelqu’un d’autre, dans le cadre d’actes de corruption qui récompense ceux qui ont des moyens illégaux » permettant d’abréger leur période de détention.
« Il est urgent de réformer notre système de gestion et de justice pénale pour faire en sorte qu’il soit fondé sur une justice réparatrice, comme dans la majeure partie des sociétés civiles » a-t-il indiqué.
Il a par ailleurs ajouté que, si les responsables politiques déclarent ouvertement que « les criminels ne peuvent être récupérés », et que « les toxicomanes ne sont pas des êtres humains » ou encore si les fonctionnaires gouvernementaux encouragent ouvertement la police à tuer, « il ne faut pas s’attendre à ce que les forces de l’ordre aient des comportements respectueux de la dignité humaine ». « Elles finiront par se comporter comme des criminels elles aussi. Elles agiront dans l’impunité. Elles n’auront pas de scrupules de conscience avant de se livrer à une exécution sommaire de transgresseurs de la loi ou d’infliger de formes horribles d’abus aux détenus » remarque Mgr David. « Lorsque aucun système de contrôle ne retiendra les forces de l’ordre responsables de leurs actions, elles abuseront de leur pouvoir » avise-t-il. « Elles se protégeront également les unes les autres et les subordonnés se tairont même s’ils sont pleinement conscients des abus commis par leurs supérieurs, en attendant d’avoir la possibilité de les émuler » poursuit-il.
Un problème pour la démocratie et l’Etat de droit, indique l’Evêque, nait lorsque « les forces de l’ordre abdiquent à leur rôle propre qui est de protéger les droits fondamentaux des citoyens, qu’elles ne respectent pas les droits en question et traitent les partisans de ces mêmes droits non pas comme des alliés mais comme des ennemis » a-t-il déclaré.
Selon le rapport d’une Commission gouvernementale, les conditions à l’intérieur des prisons empirent : la surpopulation des structures carcérales a atteint 612% avec une population totale de 146.000 détenus contre une capacité de quelques 21.000 places. Au cours de ces dernières années, la population carcérale a fortement augmenté suite au déclenchement par le Président Rodrigo Duterte de la « croisade antidrogue ».
La Commission a également rendu public l’augmentation du nombre de détenus ayant contracté des pathologies au cours de ces trois dernières années à cause des mauvaises conditions hygiéniques et sanitaires et de la surpopulation.
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VATICAN - De la nécessité pour l’Eglise d’être disciple pour pouvoir annoncer le Christ dans les propos du Pape à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 13:35
Cité du Vatican – La mission apostolique à laquelle est appelé tout baptisé consiste à « porter à la terre cette paix qui nous remplit de joie chaque fois que nous rencontrons Jésus » dans la prière et « montrer par la vie, et aussi avec des mots, que Dieu aime chacun et ne se fatigue jamais de personne » : un dynamisme qui se met en marche non pas comme produit d’un effort de militance mais en tant que conséquence de la gratuité et comme manifestation de gratitude, « en offrant avec amour cet amour que nous avons reçu ». C’est ce qu’a rappelé le Pape François dans l’homélie de la Messe qu’il a célébré ce Dimanche 20 octobre en la Basilique Saint-Pierre à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale. Le rendez-vous annuel, qui coïncide avec le Dimanche au cours duquel toutes les quêtes de l’ensemble des Messes du monde sont destinées aux Œuvres pontificales missionnaires pour le soutien des missions, a été célébré cette année comme clou du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, proclamé par le Pape François pour proposer à nouveau la vocation missionnaire qui interpelle tout baptisé de l’Eglise catholique, une vocation à laquelle tous sommes appelés à répondre « non pas en conquérant, en obligeant ou en faisant des prosélytes mais en témoignant ».
Dans son homélie, en s’appuyant sur les lectures de la Messe, le Pape a concentré son attention sur les trois mots : « montagne », « monter » et « tous », qu’il a repris pour suggérer la nature propre de la vocation missionnaire de l’Eglise, sans équivalent par rapport à toute forme de propagande politique ou idéologique, culturelle ou religieuse. Le Pape François a, encore une fois, proposé l’image du « mont », indiqué à plusieurs reprises dans l’Ancien et dans le Nouveau Testament comme le lieu choisi par Dieu pour « rendez-vous à l’humanité entière ». Il s’agit du lieu, a indiqué le Pape François, « le lieu de la rencontre avec nous, comme le montre la Bible, du Sinaï au Carmel jusqu’à Jésus qui a proclamé les Béatitudes sur la montagne, qui s’est transfiguré sur le mont Thabor, qui a donné sa vie sur le Calvaire et qui est monté aux cieux du Mont des Oliviers ». Sur la base de ces évocations bibliques, le Souverain Pontife a voulu suggérer le fait qu’au début de la vocation missionnaire se trouve la rencontre avec le Seigneur, qui intervient « dans le silence, dans la prière, en prenant distance des bavardages et des commérages qui polluent ».
La mission – a poursuivi le Pape, suivant la suite des images bibliques qu’il a évoquées – « commence sur la montagne ». C’est pour cela qu’elle implique toujours de se mettre en mouvement pour « monter » et pour « descendre ». « Nous ne sommes pas nés pour rester à terre, pour nous contenter de choses basses, nous sommes nés pour rejoindre les hauteurs, pour rencontrer Dieu et les frères ». « Mais, pour cela, il faut monter : il faut quitter une vie horizontale, lutter contre la force de gravité de l’égoïsme, accomplir un exode de soi-même ». « Et, de même qu’en montagne on ne peut pas bien monter si l’on est alourdi par des affaires, de même, dans la vie, il faut s’alléger de ce qui est inutile. C’est aussi le secret de la mission : pour partir il faut quitter, pour annoncer il faut renoncer », surtout laisser derrière soi les choses qui « rétrécissent le cœur, qui rendent indifférents et referment en soi-même ». Ce n’est qu’ainsi qu’il est possible de répondre à l’instruction de Jésus qui a demandé d’annoncer l’Evangile « à tous les peuples » sans en exclure aucun, sans réserver l’annonce de la promesse du Christ à des catégories de destinataires présélectionnés. « Le Seigneur s’obstine à répéter ce tous. Il sait que nous, nous sommes obstinés à répéter “mon” et “notre” : mes affaires, notre nation, notre communauté…, et lui, il ne se lasse pas de répéter : “tous”. Tous, parce que personne n’est exclu de son cœur, de son salut ; tous, pour que notre cœur aille au-delà des douanes humaines, au-delà des particularismes fondés sur les égoïsmes qui ne plaisent pas à Dieu ». C’est pourquoi – a ajouté le Pape – le témoin de Jésus « n’est jamais en crédit de reconnaissance de la part des autres, mais en débit d’amour envers celui qui ne connaît pas le Seigneur ». Il va toujours « à la rencontre de chacun, pas seulement des siens, de son petit groupe ». En allant à la rencontre des autres, hors de tout repliement autoréférentiel, les baptisés – a remarqué le Pape François – reçoivent de Jésus une seule instruction, très simple : celle de « faire des disciples ». Cependant, les disciples auxquels se réfèrent Jésus dans l’Evangile – a ajouté le Pape – « sont les siens et pas les nôtres ». L’Eglise embrasse véritablement sa mission d’annoncer l’Evangile « seulement si elle vit en disciple », c’est-à-dire « pas en conquérant, en obligeant, en faisant du prosélytisme, mais en témoignant ». Le Christ Lui-même – a souligné le Pape au terme de son homélie « a une sorte d’angoisse pour ceux qui ne savent pas encore qu’ils sont des enfants aimés du Père, des frères pour lesquels il a donné sa vie et l’Esprit Saint » et un élan missionnaire renouvelé peut répondre au désir de vouloir apaiser cette « angoisse de Jésus ».
Après la Messe, dans les paroles prononcées avant la prière mariale de l’Angelus, le Souverain Pontife a fait de nouveau référence à la Journée missionnaire mondiale, la qualifiant « d’occasion propice afin que tout baptisé prenne plus vivement conscience de la nécessité de coopérer à l’annonce de la Parole, à l’annonce du Royaume de Dieu ». Le Pape François a également fait mention de la Lettre apostolique Maximum illud, promulguée voici un siècle par son prédécesseur, le Pape Benoit XV afin de « donner un nouvel élan à la responsabilité missionnaire de toute l’Eglise » et pour demander à ce que l’œuvre apostolique confiée aux missionnaires « soit purifiée de toute incrustation coloniale et libre de conditionnements liés aux politiques expansionnistes des Nations européennes », un message qualifié par le Pape François de « encore actuel » et stimulant pour surmonter « la tentation de toute fermeture autoréférentielle et toute forme de pessimisme pastoral ». En ce temps de mondialisation « qui devrait être solidaire et respectueuse des particularités des peuples et en revanche souffre encore de l’homologation et des vieux conflits de pouvoir qui alimentent les guerres et endommagent la planète », les croyants – a conclu le Pape – sont appelés à porter partout la Bonne Nouvelle qu’en Jésus-Christ, toute division est surmontée. En Lui seul se trouve le salut de tout homme et de tout peuple ». Le Pape a également réaffirmé que la première force de l’annonce est la prière qui est également le premier soutien du peuple de Dieu en faveur des missionnaires.
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AMERIQUE/CHILI - Appel de l’Episcopat à « un effort conjoint » après l’assaut conduit contre la Cathédrale de Valparaiso au cours des désordres

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 12:21
Santiago – Les Evêques du Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili ont exprimé leur préoccupation face aux événements de ces derniers jours survenus à Santiago et dans d’autres villes, événements qui ont contraint le gouvernement à décréter l’état d’urgence dans la capitale. A Valparaiso, un groupe de manifestants a pris pour cible la Cathédrale, lui infligeant d’importants dommages. Les vandales ont cherché à incendié les grandes portes de bois et, après être entrés dans l’édifice, ont détruit les bancs et diverses images sacrées, criant des slogans faisant allusion aux scandales sexuels dans l’Eglise. Les manifestations ont débuté suite à l’augmentation du prix du billet de transport public.
Décrivant les événements avec la plus grande sévérité, les Evêques affirment qu’il est « du devoir de tous de faire un effort conjoint – en particulier des autorités et des responsables sociaux – afin de découvrir les causes et de suivre les chemins de la résolution, qui s’interviendra pas sans la participation de la majorité ».
Ils ajoutent que « les événements douloureux et traumatisants constituent une invitation urgente à continuer à créer une culture de la rencontre et de la compréhension, en mesure d’écouter et d’éprouver de l’empathie pour les souffrances et les problèmes quotidiens de la société chilienne en ce qui concerne le travail, la santé, la sécurité des citoyens, l’instruction publique, le logement, les pensions de retraite, la pauvreté et les défis humanitaires de l’immigration notamment ».
Dans le texte envoyé à l’Agence Fides, les Evêques soulignent que « la première obligation de tous ceux qui exercent un type quelconque de responsabilité dans le pays consiste à comprendre le profond malaise des personnes et des familles qui sont frappées par des inégalités injustes, par des décisions arbitraires qui le concernent dans leur vie quotidienne et par des pratiques quotidiennes qu’ils considèrent abusives parce qu’elles blessent en particulier les groupes les plus vulnérables ».
L’Episcopat du Chili condamne « fermement la violence qui a eu lieu dans la capitale du pays au travers d’attaques contre les personnes, de destruction de propriétés, de saccages de locaux commerciaux et de la privation de service de transport pour des centaines de milliers de compatriotes, sachant que ce même service est à la base de la vie et du développement de la ville ». Dans le même temps, ils réaffirment le besoin de « comprendre les racines de la violence et d’œuvrer urgemment pour la prévenir, la bloquer et donner vie à des modalités pacifiques de prise en charge des conflits » remarque la note des Evêques.
Selon les nouvelles collectées par Fides, les forces armées et de sécurité cherchent actuellement à rétablir l’ordre public en faisant face aux groupes violents qui ont radicalisés une protestation sociale contre l’inégalité qui a fait déjà dix morts et semé la terreur dans les rues de différents lieux du pays, au travers de barricades, d’incendies et de saccages. Le Président chilien, Sebastián Piñera, a affirmé que le pays vit actuellement une guerre, un conflit armé contre « un ennemi puissant et implacable, qui ne respecte rien ni personne », décrivant ainsi les manifestants.
Le gouvernement a décrété l’état d’urgence, total dans certaines communes, dans 10 des 16 régions du Chili – savoir la région métropolitaine de Santiago, Antofagasta, Coquimbo, Valparaíso, Maule, Concepción, Bío Bío, 0'Higgings, Magallanes et Los Ríos. Par conséquent, des milliers de militaires ont été déployés dans les rues pour rétablir l’ordre public. De violents affrontements se sont vérifiés entre manifestants et forces de sécurité. Les 19 et 20 octobre, des magasins, pharmacies et édifices publics ont été incendiés alors que des saccages et des barricades dans les rues ont été vus dans presque tout le pays.
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AFRIQUE/NIGER - Actes de vandalisme à l’encontre des écoles du village de Bomoanga, lieu de l’enlèvement du Père Maccalli à la veille de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 11:26
Niamey – Dans la soirée du 19 octobre, veille de la Journée missionnaire mondiale, là où le Père Pierluigi Maccalli a été enlevé voici plus de 13 mois, le village de Bomoanga et celui de Kiki, qui lui est adjacent, des actes de vandalisme ont été commis à l’encontre des deux écoles en maçonnerie de ces lieux par de présumés djihadistes » indique à l’Agence Fides depuis Niamey le Père Mauro Armanino missionnaire de la Société des Missions africaines.
Selon le site Internet Actuniger, les assaillants sont arrivés comme à l’accoutumé sur des motocyclettes. « Les forces gouvernementales semblent incapables de bloquer cette vague destructrice. Le Père Maccalli et le Diocèse de Niamey avaient été impliqués dans le projet de construction d’écoles dont une école publique » affirme le missionnaire.
Ce fait grave, en ce qu’il frappe directement les enfants des paysans, les plus pauvres aujourd’hui dans le pays, ne fait que confirmer l’instabilité de la région frontalière avec le Burkina Faso. Dans ce pays, les enfants auxquels il est interdit de bénéficier du droit à l’instruction scolaire sont désormais des milliers » conclut le Père Armanino.
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AFRIQUE - Avant la dénonciation, priorité à l’annonce du Christ

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 11:17
Kara – « Aujourd’hui, malheureusement, l’un des grands dangers qui guettent constamment notre activité missionnaire sur ce continent africain est de transformer l’annonce de l’évangile en satire sociale ou en pure et simple dénonciation du mal » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société pour les Missions africaines, à propos des tensions sociales présentes sur le continent. Il existe la tendance à « nous enfermer continuellement dans des dynamiques qui consistent principalement à dénoncer l’injustice, l’erreur, à s’acharner contre le péché sans jamais véritablement et en premier lieu, annoncer, proclamer, crier et chanter Jésus Christ et la vérité, la joie et l’espérance que porte son Evangile » relève-t-il.
« Sur le champ de la mission, une trop grande attention est accordée à l’ivraie, en faisant passer en second plan, le bon grain, le vrai, Jésus Christ. L’Evangile de Jésus-Christ n’est pas une satire sociale. C’est d’abord et avant tout un langage d’amour. Un appel à l’amour. En effet, pour paraphraser le théologien musulman Ahmed Abbadi, nous pouvons aussi dire que l’évangile de Jésus Christ, c’est 96% d’amour et 4% de règles ».
« Une prise de conscience de ce drame est fondamentale pour un renouveau de l’activité missionnaire afin de la rendre plus productive. En effet, avant même de commencer à fustiger les fautes, de dénoncer les erreurs, il faut tout d’abord annoncer et proclamer Jésus-Christ et son évangile d’amour. Le mandat évangélique du Christ est clair. Il nous envoie comme dit l’Evangéliste Saint Marc, par tout le monde entier, pour prêcher la bonne nouvelle du salut à toute la création et non pour s’ériger en juge. Ne soyons pas principalement des missionnaires de la dénonciation, mais demeurons fondamentalement des missionnaires de l’annonce. Passer d’une mission centrée sur la dénonciation à une mission essentiellement et substantiellement centrée sur l’annonce est fondamental pour un renouveau de la mission en Afrique. On le ne le dira jamais assez, nous sommes baptisés et envoyés pour annoncer » conclut le Père Zagore.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE- Journée missionnaire mondiale célébrée dans le Diocèse de Yopougon et envoi en mission de ses diocésains de la part de l’Evêque du lieu

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 11:07
Yopougon – « L’efficacité de la mission vient de la prière et des actions concrètes » a indiqué S.Exc. Mgr Jean Salomon Lézoutié, Evêque du diocèse de Yopougon en ce Dimanche 20 octobre 2019, Journée missionnaire mondiale lors de la Messe commémorant cette journée et le Mois extraordinaire missionnaire dans son Diocèse.
Selon l’Evêque, il y a deux aspects imports dans la mission : « le premier visible qui consiste pour le missionnaire à faire mouvement d’un endroit donné à un autre pour l’évangélisation et le second, plus discret, qui consiste à faire la mission sur place et c’est pour cela que l’Eglise a choisi comme patronne des missions Saint François Xavier pour ceux qui se déplacent et Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus pour ceux qui font leur missions sur place » a-t-il indiqué invitant les femmes du diocèse de Yopougon à l’image de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à soutenir la mission « Luc chapitre 8 verset 3 il est dit que des femmes se sont mis ensemble pour aider la mission du Seigneur et de ses apôtres par leur moyens ».
Au cours de cette Messe, Mgr Jean Salomon Lézoutié a envoyé en mission les forces vives de son Diocèse leur donnant le mandat comme le Christ de se rendre dans les hameaux les plus reculés de leurs familles pour annoncer la bonne nouvelle du salut.
La célébration de la Journée missionnaire mondiale doublée de celle du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 dans le Diocèse de Yopougon en la Paroisse Saint Laurent de Yopougon Kouté a été rehaussée de la présence du Père Jean Noel Gossou, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Côte-d’Ivoire. Il a axé son intervention sur ce que c’est que la mission, ce qu’elle doit être tout en donnant des précisions sur les quêtes qui contribuent au fond universel de solidarité invitant les fidèles ivoiriens à la générosité.
« Célébrer une Journée mondiale des missions, c’est réveiller en nous le mandat que le Christ nous a donné : Allez de toutes les nations faites des disciples et on ne peut pas faire cette mission sans une dimension financière d’où la nécessité du fond universel de solidarité à laquelle chacun est invité à contribuer » a-t-il ajouté.
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EUROPE/ITALIE - Béatification du Père Cremonesi, « une sainteté synthétisable en trois éléments fondamentaux : la foi, la charité et la pauvreté »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 10:51
Crème – « Par le témoignage de sa vie généreusement offerte par amour du Christ, le Bienheureux Père Cremonesi parle aujourd’hui à ce Diocèse de Crème et le stimule dans son témoignage rendu à l’Evangile de la charité. Il parle aux missionnaires qui, sollicités par le mandat du Christ, « allez et enseignez tous les peuples », se sont rendus sur les routes du monde pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut à tous les hommes, en particulier les plus nécessiteux. Il parle à toute l’Eglise en rappelant que mourir pour la foi constitue un don concédé seulement à quelques-uns mais que vivre la foi est un appel adressé à tous comme nous exhorte justement le thème de cette Journée missionnaire mondiale : Baptisés et envoyés ». Telles sont les paroles de S.Em. le Cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, à l’occasion de la béatification du missionnaire de l’Institut pontificales des missions étrangères, le Père Alberto Cremonesi , qui a célébré le rite en la Cathédrale de Crème dans l’après-midi du 19 octobre .
Le Cardinal a rappelé dans son homélie que la liturgie de béatification se déroulait « à la veille de la Journée missionnaire mondiale et à la date même à laquelle le Père Cremonesi célébra sa première Messe en cette terre de Crème ». En outre, « nous vivons actuellement le Mois missionnaire extraordinaire » dédié au thème « Baptisés et envoyés ». « Chaque baptisé doit en outre se sentir sollicité par sa propre vocation à la sainteté. En cela le Bienheureux Père Cremonesi constitue un modèle à suivre du fait du caractère exemplaire d’une donation sans limites vis-à-vis de l’appel de Dieu ».
Le Père Cremonesi fut un homme de foi profonde, d’intense prière et de charité marquée envers les pauvres, les jeunes et les paysans. « Ce fut justement sa charité – a souligné le Cardinal – qui l’a porté à offrir en fin de compte sa vie pour défendre son peuple. Le Bienheureux Père Cremonesi est une belle figure de vie sacerdotale et religieuse, un missionnaire qui a consommé son existence dans le don de sa propre vie. Entièrement voué à Dieu et à la mission évangélisatrice, il était totalement détaché de lui-même : son existence était donnée à son peuple, duquel il avait voulu partager la condition de pauvreté, en renonçant à tout privilège, même minime. Sa sainteté peut se résumer en trois éléments fondamentaux : la foi, la charité et la pauvreté ».
Le Cardinal Becciu a par suite rappelé le contexte historique et politique du Myanmar dans lequel se place le martyre du Père Cremonesi. « Avec le début de la guerre civile au lendemain de l’indépendance , la situation de l’Eglise précipita vers une véritable persécution, accompagnée par une explosion de violence et d’hostilité ouverte vis-à-vis de la foi catholique et des missionnaires ». Dans tous les cas, a-t-il souligné, « le sacrifice du Bienheureux Père Cremonesi n’a pas été vain. Il est comme le grain de blé de la parabole évangélique qui doit mourir pour porter du fruit », poursuivant : « La béatification du Père Cremonesi constitue un encouragement à l’Eglise au Myanmar afin qu’elle poursuive son engagement pour favoriser le dépassement des blessures spirituelles et morales, en portant le médicament restaurateurs de la miséricorde de Dieu à la population qui a souffert à cause des conflits et de la répression et qui parcourt avec difficulté la route de la liberté, de la justice et de la paix ».
Enfin, le Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints a mis en évidence que le Bienheureux Père Cremonesi « nous rappelle à nous tous que l’avenir de nos communautés et de nos nations n’appartiendra pas à ceux qui diffusent la haine et la violence mais de ceux qui sèment la fraternité, l’accueil et le partage ». Le Cardinal a conclu son homélie en confiant à l’intercession du nouveau Bienheureux un autre missionnaire provenant de ce même territoire, le Père Pier Luigi Maccalli, enlevé voici plus d’un an. « Bienheureux Père Cremonesi, priez pour nous mais surtout priez afin qu’un autre prêtre de cette terre, missionnaire en Afrique, le Père Maccalli, retrouve bientôt la liberté ! ».
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ASIE/PHILIPPINES - Appel de l’Archevêque de Manille à « prier et soutenir la mission »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 21/10/2019 - 10:16
Manille – « Il faut prier et soutenir la mission » : telle est l’invitation adressée par S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Archevêque de Manille, aux fidèles philippins réunis hier dans la capitale philippine pour la Messe de la Journée missionnaire mondiale. « Les catholiques sont appelés à aller en mission ensemble. La mission n’est pas un devoir bricolé mais communautaire, pour et avec les autres et surtout avec le Christ. La mission n’est pas seulement réservée à quelques individus : elle est pour tous. La mission se fait en communauté. Elle est ecclésiale : toute l’Eglise est en mission. Chaque baptisé est envoyé en mission par le Christ et par l’Eglise » a-t-il déclaré.
« Chaque baptisé qui vit la vie dans le Christ en participant à sa mort et à sa résurrection est en ce moment missionnaire » a déclaré le Cardinal Tagle. Cependant, pour être missionnaires, a-t-il souligné, il est nécessaire « d’avoir une rencontre personnelle avec Jésus ». « Il n’existe aucune mission, aucune annonce de l’Evangile en l’absence d’une rencontre avec Jésus qui est l’Evangile » a-t-il déclaré. La mission consiste à « témoigner le Christ », ce qui signifie « porter avec le Christ sa croix » et « vivre sa charité, en la partageant avec le monde, en particulier avec les nécessiteux ».
Des milliers de personnes se sont rassemblées pour l’événement organisé par l’Archidiocèse de Manille, en coordination avec les Œuvres pontificales missionnaires des Philippines pour célébrer la Journée missionnaire mondiale, clou du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour octobre 2019.
La rencontre missionnaire organisée à Manille prévoyait des liturgies, des rencontres, des concerts, des témoignages de prêtres, de religieux et de laïcs engagés dans la mission.
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EUROPE/ITALIE - « Vivre en communion de foi et de solidarité pour construire un monde de fraternité universelle »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 19/10/2019 - 13:25
Rome – « La solidarité est un geste qui renvoie tous les hommes et femmes au commandement de l’amour. Chacun de nous est appelé à aimer son prochain, à vivre ensemble comme frères et sœurs, unis au sein d’une grande famille ». C’est que qu’indique à l’Agence Fides le Père Stanley Lubungo, Supérieur général des Missionnaires d’Afrique – connus aussi sous le nom de Pères Blancs – à propos du thème de réflexion proposé par Missio Italie, la Direction nationale italienne des Œuvres pontificales missionnaires, pour le pénultième Dimanche du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, jour où sera célébrée la 93ème Journée missionnaire mondiale.
« Notre engagement quotidien se traduit par des gestes, des attitudes et des choix d’amour envers tous ceux dont nous nous sentons responsables » explique le Père Lubungo. « Aimer les plus nécessiteux, les sans défense signifie rester à leurs côtés et lutter contre toutes les injustices, les pauvretés, spirituelles et matérielles ».
Selon les propositions de Missio Italie, en ce troisième Dimanche du mois, 20 octobre, tous les fidèles sont en effet appelés à réfléchir sur la solidarité, à ouvrir leur cœur aux besoins spirituels de la mission et à s’engager au travers de gestes concrets. « Tous les chrétiens sont invités à être protagonistes, personnellement – affirme le Père Lubungo – et à être impliqués par le ferment de la charité, devenant ainsi une manière pour se mettre en contact avec l’ensemble de l’humanité » affirme-t-il.
« En ce sens – poursuit le Supérieur général – nous pouvons affirmer qu’être solidaires révèle le monde intérieur du missionnaire, l’homme amoureux de Dieu. Il manifeste le sérieux avec lequel la vie quotidienne est affrontée mais surtout la force intérieure qui, par la grâce de Dieu, le pousse à se placer devant la réalité parce que tous les baptisés ont reçu du Seigneur le grand don de la foi ». La solidarité est, par suite, un élément essentiel de la vie chrétienne. « Il est important pour nous tous – affirme en conclusion le Père Lubungo – de promouvoir la valeur et la richesse de la fraternité ».
Link correlati :La vidéo de l’entretien au Père Stanley Lubungo sur le III° Dimanche du Mois missionnaire extraordinaire
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