ASIE/MYANMAR - La charité et la coexistence interreligieuse à Kalaw, fruits de la mission

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/07/2020 - 08:24
Kalaw - « Les dortoirs de notre école accueillent également de jeunes bouddhistes ou musulmans. Du reste, le message de notre Saint-Père, le Pape François, est de s'ouvrir aux autres dans la paix ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides le Père Lucas Maung Hla, depuis trois mois prêtre au sein de la Paroisse du Christ Roi de Kalaw, dans le Diocèse de Taunggyi, au centre du Myanmar, antique station thermale de l'époque coloniale choisie par les britanniques pour son climat doux et frais dû à son positionnement à 1.300m d'altitude.
En tant que Vicaire paroissial, le Père Lucas Maung Hla – prêtre birman qui a fait ses études au Séminaire de Loikaw, dont provient la grande majorité des prêtres locaux – a débuté son service pastoral à Kalaw peu après la mort du Père Paul Paw, Curé de Kalaw depuis quelques années, apprécié pour avoir créé un orphelinat et un centre d'accueil pour les jeunes annexés à la Paroisse de l'Archidiocèse de Taunggyi, capitale de l'Etat birman de Shan.
L'église du Christ Roi est une construction des années 1930 due au Père Angelo Di Meo , missionnaire italien de l'Institut pontifical pour les Missions étrangères arrivé à Kalaw en 1931 et mort sur place après 69 ans de mission au Myanmar, laissant sur le territoire un extraordinaire héritage de foi et de charité.
Chaque Dimanche, l'église du Christ Roi accueille quelques 400 fidèles de plus d'une trentaine de familles présentes dans les villages autour de Kalaw mais, durant la semaine, toute la zone autour de l'édifice sacré est le théâtre des jeux des jeunes qui, durant l'année scolaire, peuvent bénéficier d'un dortoir tant pour fréquenter l'école gérée par le Père Maung Hla que pour pouvoir suivre les cours d'autres lycées de la ville. « Actuellement nous en avons une quinzaine. Il s'agit de jeunes qui habitent loin et, dans certains cas, manquent de parents. Ils peuvent donc dormir et manger ici et fréquenter notre école qui compte désormais 25 élèves ». Gérer la structure n'est pas toujours facile « mais des donateurs, instruments de la Divine Providence, nous permettent de poursuivre cette oeuvre » raconte le Vicaire.
La Paroisse du Christ Roi n'est certes pas l'unique réalité religieuse de Kalaw, petite ville dont la majorité des habitants est bouddhiste, comme le reste du pays. Cependant Kalaw, sise à 50 Km du fameux site touristique du lac Inle, a une particularité : la présence de communautés de différentes fois – catholiques, musulmans sunnites et chiites, hindouistes, protestants, bouddhistes – qui vivent en complète harmonie. « Lorsque nous célébrons nos fêtes religieuses – explique à Fides Shankar, membre d'une importante famille indienne arrivée avec les britanniques au XIX° siècle pour construire la ligne de chemin de fer – nous nous invitons réciproquement et à chaque fois, la communauté qui invite prépare la nourriture pour les invités selon les règles alimentaires de la communauté hôte ». C'est ce que confirme Paolo Felice, agronome italien, qui s'est transféré à Kalaw depuis plusieurs années. Il affirme : « Ici, la population vit en harmonie et on peut trouver un temple sikh, une église et un temple baptiste et naturellement la pagode bouddhiste, tous unis par le respect, l'harmonie et la solidarité ».
La mosquée de Kalaw se trouve à un peu plus de 100 m de la pagode d'Aung Chan Tha Zedi, célèbre pour les petites mosaïques de verre qui la recouvrent. Les musulmans gèrent différentes activités commerciales à coté de la mosquée, qui est actuellement fermée comme tous les édifices de culte de la ville à cause des restrictions liées au Covid-19. Dans l'église du Christ Roi aussi des cercles rouges marquent la distance physique à conserver pour ceux qui visitent les structures ecclésiales. L'expérience de coexistence interreligieuse à Kalaw, si elle constitue une exception de par la quantité de credo religieux présents, n'est pas un exemple unique au Myanmar. Au sein de la nation, sont disséminés des lieux, villages et territoires, qui constituent un creuset de communautés religieuses qui, comme à Kalaw, coexistent en parfaite harmonie.
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AFRIQUE/EGYPTE - Démenti de rumeurs relatives à la contamination par le Covid-19 du Patriarche copte orthodoxe

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 12:38
Le Caire – Tawadros II, Patriarche copte orthodoxe du siège de Saint Marc, n'a pas contracté le corona virus. C'est ce qu'il confirme lui-même au travers d'un démenti sec dans le cadre duquel il a qualifié de « racontars » les rumeurs insistantes diffusées sur les réseaux sociaux qui indiquaient que le Patriarche copte orthodoxe aurait fait partie des victimes illustres de la pandémie de corona virus. Au cours de la journée du 18 juillet, le Père Boutros Halim, porte-parole du Patriarcat copte orthodoxe avait, lui aussi, diffusé une déclaration pour réaffirmer que le Patriarche est en bonne santé et accomplit chaque jour ses devoirs pastoraux. Entre autres choses, le 18 juillet également, Tawadros II a diffusé une déclaration dans laquelle il demandait aux autorités civiles égyptiennes et américaines de ne plus reconnaître comme prêtre de l'Eglise copte orthodoxe Youssef Aziz Khalil, réduit à l'état laïc après les accusations prouvées de pédophilie ayant émergé contre lui au sein de la diaspora copte aux Etats-Unis.
Les campagnes lancées sur les réseaux sociaux afin de diffuser des racontars concernant la santé de Tawadros II sont désormais récurrentes. En juillet 2017, , un communiqué officiel du Patriarcat copte orthodoxe d’Alexandrie avait démenti les rumeurs qui avaient inondé les réseaux sociaux au cours de ces dernières heures à propos d’une présumée détérioration improvise des conditions de santé du Patriarche, Tawadros II. Les rumeurs ayant circulé sur les réseaux sociaux faisaient état d’une hospitalisation précipitée du Patriarche en vue d’une intervention chirurgicale d’urgence. En réalité, avait alors indiqué le communiqué officiel du Patriarcat, le Patriarche effectuait une retraite spirituelle au Monastère d’Anba Bishoy et il aurait effectivement dû se soumettre en octobre à une intervention chirurgicale, opération qui avait finalement eu lieu en novembre 2017.
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AFRIQUE/LIBERIA - Témoignage d'un missionnaire sur la lente reprise des activités pastorales

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 11:30
Foya – « Au Liberia, nous sommes en pleine saison des pluies et notre population se livre aux travaux des champs. Au cours de cette période, chaque année, le paludisme se fait sentir de manière très violente et frappe tout un chacun, hommes, femmes et surtout enfants. Cette année, par ailleurs, comme partout dans le monde, nous devons aussi tenir compte du corona virus » écrit le Père Walter Maccalli, de la Société des Missions africaines, à partir de la Paroisse Saint Jean Marie Vianney de Foya. « Ici, chez nous, dans les tous derniers jours, ont été enregistrés une dizaines de cas de personnes contaminées dont notamment le pasteur principal de l'église pentecôtiste – le plus important groupe religieux de la ville numériquement parlant. L'hôpital central de Boma, chef-lieu de la région, a été pratiquement fermé et certains médecins et infirmiers ayant été en contact avec des positifs ont été placés en quarantaine ».
« Depuis une paire de semaines – poursuit le missionnaire – nous avons eu l'autorisation de reprendre les célébrations dans nos églises. En réalité ceci est le moment du plus grand danger pour le Covid-19 et nous tous cherchons à respecter les indications afin de ne pas créer de nouveaux foyers. Dimanche prochain, nous ferons la première rencontre avec le Conseil pastoral paroissial et puis nous recommencerons à visiter les communautés chrétiennes des villages et les stations secondaires ».
Le Père Maccalli évoque encore les activités qui reprennent pied lentement : « Au sein de la communauté chrétienne du siège paroissial, sis dans la ville de Foya, nous menons l'action pastorale avec les Communautés de base. Grâce à une contribution et à la générosité de la population, la semaine prochaine, nous pourrons distribuer 150 sacs de riz à autant de familles nécessiteuses. C'est le premier devoir de la communauté chrétienne que d'identifier ceux qui les plus défavorisés et de reconnaître en eux le visage du Christ ressuscité ».
« Malgré mes nombreuses années de mission – ajoute-t-il – je ne parviens pas encore à ne pas m'émouvoir face à la souffrance humaine et à ce que nous avons découvert ces jours-ci. Il s'agit d'un jeune semi paralysé soigné par sa grand-mère qui ne parvient toutefois qu'à lui assurer un repas par jour ; d'une fillette malade recluse dans une pièce en boue depuis des années ; de personnes âgées abandonnées par leurs enfants et contraintes à mendier ; de jeunes malades mentaux qui errent dans la ville sans que personne ne s'occupe d'eux. Je crois que cela doit être le moteur qui nous pousse à prier et à agir en faveur des plus abandonnés : l'inquiétude, la compassion de Jésus envers Son peuple dispersé ».
Dans son témoignage, le Père Maccalli n'a pas oublié de remercier pour le soutien dans la prière à la libération de son frère, le Père Pierluigi Maccalli, enlevé dans sa mission nigérienne de Bomoanga voici 22 mois .
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AMERIQUE/CHILI - Conséquences imprévisibles de la crise politique étant venue se greffer sur les crises sanitaire e socioéconomique en cours selon l'Archevêque de Concepción

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 11:10
Concepción – « La crise sanitaire laisse derrière elle des milliers de morts, de malades, de familles en deuil et beaucoup de tristesse et de désespoir. A cela est venu s'ajouter, impétueuse, la crise socioéconomique caractérisée par des milliers de licenciements, de personnes et de familles sans avenir, au moins à court terme. Malheureusement, aux crises précitées s'en est encore ajoutée une autre, dont les conséquences sont imprévisibles, à savoir la crise politique que nous connaissons actuellement. Ceci devrait alerter tous les acteurs sociaux ». C'est ce qu'affirme S.Exc. Mgr Fernando Chomali Garib, Archevêque de Concepción, dans l'éditorial du dernier numéro en date du périodique Dialogo parvenu à Fides.
L'Archevêque rappelle qu'il « n'existe pas une source de violence plus grande que la faim, le désespoir et la sensation de se sentir à terre. Voila pourquoi tout ce que font l'Etat, le monde des affaires et la société civile organisée est aujourd'hui une urgence primaire ». Il se plaint ensuite de ne jamais avoir vu auparavant « un esprit excessivement critique à l'encontre de tout ce que dit, fait ou pense l'adversaire politique ». « Nombreux sont ceux qui savent utiliser habilement les mots qui pénètrent en profondeur chez veux qui n'ont pas le pain assuré pour le lendemain. Ceci n'est pas juste lorsque de telles paroles ne disposent pas d'études sérieuses permettant de les supporter ».
Les coalitions politiques montrent publiquement les divisions qu'elles abritent en leur sein, générant une profonde instabilité politique qui se traduira par une profonde impossibilité de gouverner, poursuit Mgr Chomali Garib, en soulignant la désaffection des partis en ce qui concerne le développement d'une véritable politique et de la recherche du bien commun, ce qui rend très difficile d'unir la société en un projet commun.
L'Archevêque de Concepción se plaint avec douleur du fait que, face au drame que nous connaissons actuellement, aucune trêve n'ait eu lieu, les dirigeants étant piégés dans leurs disputes internes. A ce propos, il exhorte : « C'est l'unité qui nous fera sortir de cette situation qui fait mal à la vie des chiliens. C'est la reconnaissance que la vérité est symphonique et que par suite chacun a quelque chose à ajouter pour parvenir à l'objectif final qu'est le bien commun ». Les trois crises que traverse le pays ne permettent pas de voir un avenir clair et elles porteront seulement plus de désaffection envers les responsables et les autorités et moins de paix.
« Je pense que le moment est venu – conclut l'Archevêque – d'un plus grand consensus, d'une sympathie réciproque et surtout de la solidarité. Je vous demande de le faire en regardant ceux dont l'avenir dépend en grande partie des politiques publiques dérivant de ceux qui ont reçu le mandat solennel de les mettre en oeuvre ».
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ASIE/PHILIPPINES - Opposition de prêtres et religieux à « une loi dangereuse et injuste »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 10:43
Manille - « J'étais ici, dans ces mêmes rues avec une foule de personnes les 24 et 25 février 1986, voici 34 ans, lorsque j'étais encore jeune séminariste. Aujourd'hui, je suis revenu ici en signe de protestation. Malgré les craintes liées au Covid-19, la population est de nouveau dans la rue, manifestant, criant, créant tous les types de bruits possibles. Je peux de nouveau sentir ce que j'ai éprouvé durant les journées du People Power: l'émotion, le dégoût, la colère, le dévouement, l'engagement des jeunes”. C'est ce que raconte le Père Daniel Franklin Pilario CM, enseignant à l'Ecole de Théologie Saint Vincent et à l'Adamson University. Dans le message envoyé à l'Agence Fides, le prêtre raconte revivre le climat politique et social de 1986, lorsque la population descendit dans les rues dans le cadre de ce qu'il a été convenu d'appeler la Révolution des Chapelets, en un vaste mouvement populaire qui mit fin à la dictature de Ferdinand Marcos. « Le rejet émerge des profondeurs de notre humanité lorsque notre fibre morale est violée. Nous disons que tout ceci est erroné et nous nous mobilisons pour protester » raconte le religieux.
Le Père Pilario cite le cas de la chaîne ABS-CBN, à laquelle le Parlement – où le parti du Président Duterte détient la majorité – n'a pas renouvelé la concession dans le cadre de ce qui est qualifié de « vengeance personnelle du Président », vues les critiques exprimées à son endroit par ce moyen de communication. Il affirme : « Combien de fois dans ce pays verrons-nous la loi être armée pour tuer les pauvres. Non, elle n'a pas détruits les oligarchies dans ce pays : elle a tué les pauvres ». Le prêtre rappelle : « Je me suis uni à de petits groupes de 20 à 30 travailleurs lorsque j'étais étudiant. Aujourd'hui, nous parlons de 11.000 travailleurs et de nombreux autres, sans avenir. Nombreuses sont les victimes de ce gouvernement qui méritent notre soutien. Il est temps de se lever et de faire entendre nos voix. Face au mal, le silence est un acquiescement au statu quoi. Etre neutres signifie être complices du pouvoir ».
Il conclut en se faisant l'interprète de nombreux prêtres et religieux philippins : « Moi aussi, je proteste contre cette loi dangereuse et injuste. Je pleure les exécutions sommaires que je vois de près, au travers des veuves et des orphelins et je dis non à toutes les actions de ce gouvernement qui vont à l'encontre de la sensibilité humaine que mes parents, mes enseignants et mes pères spirituels m'ont enseigné dans la vie. Il est temps de résister ».
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ASIE/PHILIPPINES - Appel aux consciences de l'Episcopat à propos de la loi antiterroriste

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 10:27
Manille - « Dans ce panorama politique désolé, nous trouvons notre consolation dans les groupes d'avocats et de citoyens ordinaires qui ont présenté des recours devant la Cour Suprême mettant en discussion la Constitutionnalité de la nouvelle loi. Le plus haut niveau de notre magistrature fera-t-il valoir son indépendance ou cédera-t-il lui aussi aux pressions politiques? ». C'est ce qu'écrit l'Evêque de Calloocan, S.Exc. Mgr Pablo Virgilio David, Président par intérim de la Conférence épiscopale des Philippines – suite l'indisposition de santé intéressant le Président, S.Exc. Mgr Romulo Valles, Archevêque de Davao – dans une lettre pastorale, parvenue à l'Agence Fides, qui critique l'approbation et l'entrée en vigueur de la nouvelle loi antiterroriste, malgré les fortes pressions enregistrées dans le pays. La Lettre pastorale a été lue lors de toutes les Messes d'hier, Dimanche 19 juillet. La nouvelle loi, entrée en vigueur la veille, confère des pouvoirs spéciaux à l'exécutif en matière de lutte contre le terrorisme mais les défenseurs des droits civils estiment qu'elle pourra être utilisée pour réprimer les oppositions et la liberté de conscience.
Mgr David a relevé un « modèle d'intimidation » qui a créé un « climat dommageable à la liberté d'expression ». La Lettre indique les actuels points critiques du système démocratique : la manière dont les activistes sont étiquetés comme « communistes », les fausses accusation de « sédition » faites à l'encontre du clergé, la longue traînée d'homicides relatifs à la « guerre contre la drogue », la détention prolongé du Sénateur d'opposition Leila de Lima, « l'effet terrifiant » causé par la fermeture de la chaîne ABS-CBN, dont la concession relative aux fréquences de transmission n'a pas été renouvelée par le Parlement. La chaîne en question avait ouvertement critiqué le Président Duterte, tant durant la campagne électorale qu'après son élection.
Mgr David déplore par ailleurs la manière dont « la pression politique d'en haut » a pesé plus lourdement sur les législateurs qui ont voté en faveur du projet de loi sur le terrorisme, que « les voix d'en bas ». « Il ne semble pas leur importer du désaccord de nombreuses personnes qu'ils représentent : associations d'avocats, universitaires, secteurs économiques, groupe syndicaux, organisations de jeunesse, ONG, mouvements politiques, communautés religieuses et même gouvernement de la région Bangsamoro » indique la Lettre pastorale. Tous ces groupes ont fait part de leur préoccupation suite à la définition vague appliquée au mot terrorisme et à la locution acte de terrorisme, craignant que les forces de l'ordre puissent en abuser et commettre des violations des droits civils et fondamentaux.
La Lettre pastorale affirme en outre confier en tous ceux qui, au sein de l'Administration et en dehors d'elle « agissent seulement comme le leur impose leur conscience et ne se laissent pas intimider ou empêcher par les pressions politiques d'exercer leurs devoirs constitutionnels ». « Ils constituent un élément important pour le renforcement de nos institutions gouvernementales ainsi qu'une clef essentiel pour un système démocratique stable et fonctionnel » ajoute le texte, invitant tout le peuple de Dieu à une prière spéciale pour le bien commun de la nation.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Colloques de paix entre gouvernement et séparatistes près la résidence archiépiscopale, contribution de l'Eglise au dialogue et à la réconciliation

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 09:31
Bamenda – Les espoirs de paix renaissent au Cameroun. Au cours de la première semaine de juillet, ont eu lieu des rencontres entre des représentants officiels du gouvernement et es séparatistes des régions anglophones du pays, qui ont rouvert les perspectives de cessation des hostilités, laquelle n'avait pas même été obtenue durant le confinement déclenché en raison de la pandémie. Contacté par l'Agence Fides, S.Exc. Mgr Andrew Nkea, Archevêque de Bamenda, capitale des régions anglophones, commente ainsi l'important événement : « J'ai eu confirmation directe de la part e personnes présentes que la rencontre a eu lieu dans un climat très relaxé et que les colloques ont été francs et clairs. Julius Ayuk Tabe, responsable de l'Ambazonie, a été prélevé de sa cellule d'une prise de haute sécurité de Yaoundé où il est détenu depuis décembre 2018, afin de pouvoir participer à la rencontre. Ses conditions pour garantir un cessez-le-feu sont au nombre de trois : que les militaires quittent les régions anglophones et remettent le contrôle de la sécurité à la police ; que tous les prisonniers liés à la question anglophone soient libérés ; que soit proclamée une amnistie pour l'ensemble des séparatistes en exil. Je crois que le gouvernement prend sérieusement en considération les propositions notamment parce qu'il s'est rendu compte que le seul recours à la force ne résoudra jamais la question ».
L'Ambazonie est la région qui prend son nom de la baie d'Ambas, baie du fleuve Mungo qui, à l'époque coloniale, marquait la frontière entre le Cameroun français et le Cameroun anglais. En 2017, la zone s'est autoproclamée république indépendante et depuis lors des affrontements très graves s'y sont succédés, faisant plus de 3.000 morts et des centaines de milliers d'évacués.
L'Archevêque a poursuivi : « Naturellement, ils ne peuvent fournir un calendrier précis, mais les séparatistes se sont déclarés prêts à tout moment et ils attendent donc un signe du gouvernement. Ce dernier était représenté par l'un des responsables de la sécurité nationale mais derrière lui se trouve directement le Premier Ministre, Joseph Ngute ». La rencontre a eu lieu à la résidence de l'Archevêque de Yaoundé, S.Exc. Mgr Jean Mbarga, preuve d'un rôle historiquement actif de l'Eglise dans la recherche de la réconciliation et de la paix. « L'Eglise n'est pas protagoniste mais œuvre constamment dans les coulisses. Depuis très longtemps, nous sommes opérationnels, à tous les niveaux, pour favoriser le dialogue, en exploitant le fait que les deux parties ont un profond respect pour nous. Ils croient en notre neutralité intéressée et pensent que nous sommes peut-être le seul interlocuteur qui puisse porter le pays à une paix stable. Même si les représentants de l'Eglise ne siègent pas à la table des négociations, nous continuons de toute manière à encourager le dialogue et la recherche d'une solution négociée qui remplace définitivement les armes ».
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ASIE/INDONESIE - Hospitalisation de l'Archevêque de Medan et explosion d'un foyer de Covid-19 au sein de l'Eglise locale

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 09:11
Medan – La communauté catholique en Indonésie est en prière et vit un temps d'attente et de crainte suite au foyer de Covid-19 s'étant activé au sein de l'Eglise de Medan, capitale de la province de Nord Sumatra. L'Archevêque du lieu, S.Exc. Mgr Kornelius Sipayung OFM Cap., a été trouvé positif au Covid-19 et se trouve désormais hospitalisé près le centre hospitalier Martha Friska de la ville. Selon des informations envoyées à Fides par l'Eglise locale, l'Archevêque est dans des conditions stables et vit sa maladie dans la prière et en comptant sur l'action des médecins et sur l'aide de Dieu.
« La nouvelle ne doit pas épouvanter nos cœurs mais seulement nous fournir des informations et nous inviter à être prudents » a déclaré, dans une communication faite aux fidèles, le Père Benjamin Purba, Vicaire de l'Archidiocèse de Medan, qui s'est exprimé aux micro de Radio Maria et par le biais des canaux utilisés par la Commission diocésaine pour les Communications sociales.
L'Archevêque a nommé le Père Purba porte-parole et modérateur de la Curie de l'Archidiocèse de Medan pour la sphère ecclésiastique et civile tant que son état de santé ne lui permettra pas de reprendre son service apostolique.
Le porte-parole a rendu public les résultats de positivité arrivés après les tests et l'hospitalisation de l'Archevêque, S.Exc. Mgr Sipayung, de son Vicaire général, le Père Michael Manurung, et du Secrétaire général de l'Archidiocèse, le Père Frans Borta Rumapea OC. Le foyer qui a touché l'Eglise locale a vu également la contamination du Père Romuald Nairun CMF, Vicaire épiscopal pour les religieux et Président de la Fondation catholique pour l'éducation, ainsi que le Père Jodgy Morison Turnip, et une employée de l'Archevêché.
Par précaution, le Père Petrus Simarmata, responsable des programmes pastoraux, et le Père Fernandus Saragi, responsable des biens archidiocésains, ainsi qu'une religieuse qui oeuvrait en contact avec les prêtres ayant contracté le virus, ont été placés en isolement dans leurs logements.
Le Père Purba a invité tous ceux qui ont rencontré les prêtres ayant contracté le virus depuis le 1er juillet dernier à consulter un médecin en espérant que « la pandémie ne provoque pas de peur injustifiée et que soit trouvé le moyen de préserver les rapports humains ». « Le Covid-19 pourrait être en mesure d'enlever la vie humaine mais il est une chose qu'il ne peut nous retirer, à savoir notre humanité » a affirmé le modérateur, sollicitant les catholiques au sein de l'Eglise locale et dans toute l'Indonésie afin qu'ils « accompagnent notre Archevêque et les prêtres malades par leur prière incessante ». « Pour l'instant – a déclaré le Père Purba – nous ne pouvons pas les rencontrer. Maintenant, prions pour eux et demandons à Dieu qu'Il console leurs cœurs, qu'Il guide les médecins et que les médicaments puissent faire effet en vue d'un prompt rétablissement ».
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AMERIQUE/BRESIL - Célébration du Jour de la Charité par l'Eglise et annonce de la mort de l'Evêque de Palmares de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/07/2020 - 07:56
Belo Horizonte – Alors qu'hier se célébrait officiellement au Brésil le Jour de la Charité, prévu pour le 19 juillet dans tout le pays, était également annoncée la mort de S.Exc. Mgr Henrique Soares da Costa, Evêque de Palmares, dans l'Etat du Pernambouco . L'Evêque brésilien, âgé de 57 ans, avait été hospitalisé pour Covid-19 depuis le 4 juillet en soins intensif à l'hôpital Saint Joseph de Recife où sa santé avait subi des complications ces derniers jours jusqu'à sa mort le 18 juillet.
Mgr Soares da Costa avait été nommé Evêque auxiliaire d'Aracaju en 2009, où il était resté jusqu'en 2014 lorsqu'il avait été nommé troisième Evêque de Palmares.
Ainsi que l'indique la note de la Conférence nationale des Evêques du Brésil envoyée à Fides, depuis le début de cette semaine, le Diocèse de Palmares avait organisé des moments de prière pour la santé de l'Evêque. Chaque jour, un prêtre a prié de 08.00 à midi avec transmission sur les réseaux sociaux, sur lesquels le défunt Evêque avait de nombreux suiveurs.
Le Jour de la Charité, qui avec le Pain, la Parole et l'Action missionnaire, est l'un des quatre piliers qui doivent soutenir la vie des communautés missionnaires ecclésiales et l'idée de l'Eglise domestique, est une proposition des Lignes directrices générales pour l'action évangélisatrice de l'Eglise au Brésil de 2019 à 2023, approuvées par l'Episcopat brésilien dans le cadre de sa LVII° Assemblée générale.
Le 16 juillet dernier, dans une réunion virtuelle du groupe des Secrétaires exécutifs des 18 régions de la CNBB sur l'action d'urgence intitulée « Il est temps de soigner », l'Evêque auxiliaire de Rio de Janeiro et Secrétaire général de la Conférence nationale des Evêques du Brésil, S.Exc. Mgr Joel Portella Amado, a affirmé qu'il était nécessaire de renforcer la charité au sein de l'Eglise au Brésil, charité qui s'est intensifiée au cours de ces derniers mois face aux conséquences du Covid-19.
L'Archevêque de Belo Horizonte et Président de la CNBB, S.Exc. Mgr Walmor Oliveira de Azevedo, avait écrit sur le site Internet de la Conférence épiscopale à propos du principe de charité : « Agir selon le principe de la solidarité est urgent et déclenche de nombreux changements, au sein de la société et dans le cœur humain lui-même ».
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AMERIQUE/ARGENTINE - L'engagement des salésiens dans la lutte contre le Covid-19, « à partir du cœur, dans la transparence et soutenus par la foi »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:22
Buenos Aires - « Les mesures prises par le gouvernement argentin pour endiguer la diffusion du corona virus si elle se sont montrées efficaces pour protéger la population ont par ailleurs créé d'énormes problèmes économiques et sociaux. Il existe un fort impact sur les secteurs populaires, sur les travailleurs, sur les familles à faible revenu vivant dans les quartiers périphériques des grandes villes ». C'est ce qu'indique, dans un entretien accordé à l'Agence Fides, le Père Ariel Fresia sdb, Coadjuteur et Directeur de la Procure missionnaire argentine Por los Jóvenes-Don Bosco.
La situation des zones les plus pauvres de Buenos Aires est source de préoccupation. Près d'un tiers des cas de la ville est concentré dans ces zones, où cependant on assisterait à une croissance beaucoup plus rapide de la contamination. Le dernier rapport du Ministère de la Santé a indiqué que, à plus de 10 jours de la fin du dernier confinement, l'Argentine a dépassé les 100.000 cas avec plus de 50.000 contaminés enregistrés dans la seule capitale.
Dans le cadre de l'urgence Covid-19, les Procures missionnaires salésiennes fournissent actuellement une réponse coordonnée. « Nous salésiens, ici en Argentine – indique le Père Fresia – avons commencé à travailler pour envoyer de la nourriture et des articles pour l'hygiène personnelle et communautaire. Por los Jovenes est une organisation sociale, éducative et pastorale centrée sur le développement de la jeunesse. « Au travers d'initiatives réalisées avec les jeunes dans tout le pays – explique son Directeur – nous promouvons l'inclusion du point de vue de la prévention, selon la pédagogie développée par Saint Jean Bosco et la transmission des valeurs chrétiennes, qui sont les piliers de notre action. Bien qu'au cours de cette période nos activités traditionnelles aient été touchées par l'effet de l'urgence sanitaire en cours, nous continuons à oeuvrer avec les bienfaiteurs, en synergie avec les institutions et les entreprises qui continuent à être généreuses malgré les difficultés. Nous avons en outre lancé une campagne nationale visant à coordonner la communication nationale et les donations pour les plus nécessiteux ».
En ce qui concerne la réalité du mouvement juvénile salésien en Argentine, le Père Fresia affirme qu'il est tourné vers « une pastorale juvénile populaire » comme l'a indiqué le Pape François dans son Exhortation apostolique Christus vivit : « Il faut faire place – souligne-t-il – à une pastorale plus vaste et plus flexible qui stimule dans les divers lieux dans lesquels se trouvent concrètement les jeunes. Espérons qu'après cette pandémie – conclut le religieux – puissent être renforcés des projets qui accompagnent et dirigent les jeunes à la rencontre les uns des autres, à un service généreux en particulier envers ceux qui vivent dans des situations de pauvreté et de vulnérabilité ».
Link correlati :Vidéo de l'entretien avec le Père Fresia sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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AFRIQUE/ZIMBABWE - Pandémie aggravée par la grève des personnels infirmiers exaspérés par les bas salaires et la corruption

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:21
Harare – « Nous observons avec préoccupation que l'état actuel du secteur sanitaire, caractérisé par l'incapacité du gouvernement à résoudre à l'amiable la grève prolongée du personnel médical n'a pas favorisé le besoin de se préparer à l'augmentation du nombre des cas de Covid-19. A ceci vient s'ajouter la conscience du fait que les ressources mobilisées pour la pandémie ne sont pas gérées de manière à susciter la confiance de la population ». C'est ce qu'ont affirmé les responsables religieux chrétiens rassemblés au sein du Zimbabwe Heads of Christian Denominations , dans le cadre de leur réunion avec les représentants de 17 partis politiques. Avec plus de 1.000 cas avérés de Covid-19, 20 morts et moins de 100 respirateurs dans un pays comptants 16 millions d'habitants, la grève des personnels infirmiers touche durement le Zimbabwe au moment d'une urgence pandémique mondiale.
La principale revendication de la grève est de nature économique. Le bas salaire – équivalent à quelques 30 USD par semaine – voit son pouvoir d'achat s'éroder de jour en jour, vue un taux d'inflation supérieur à 700% . Ensuite, les revendications portent sur les conditions de travail, marquées par la précarité. Le personnel ne dispose pas de matériel pour se protéger du corona virus – masques de protection, gants, combinaisons. L'arrestation pour corruption du Ministre de la Santé, Obediah Moyo, a fait monter la colère des opérateurs sanitaires et des citoyens.
La police a réprimé lourdement la manifestation des personnels paramédicaux du 6 juillet, organisée face au Sally Mugabe Central, l'un des deux principaux hôpitaux de la capitale. Les agents de police ont poursuivi matraque en main les infirmiers en blouse. Treize de ces derniers ont été arrêtés et 11 accusés de violer les normes en matière de confinement imposées par le gouvernement pour freiner la diffusion du corona virus.
Les responsables chrétiens ont mis en évidence l'effondrement économique caractérisé par un nombre croissant de cas de corruption, la plupart non résolus de manière satisfaisante. « L'économie informelle, qui était devenue la source de revenus pour la majeure partie des citoyens, a été détruite, non seulement par les effets du Covid-19 mais par les politiques économiques pour lesquelles les citoyens ne sont pas consultés correctement. L'augmentation de la pauvreté a marginalisé les citoyens, en particulier les femmes et les enfants, qui ne sont ainsi pas en mesure de participer de manière significative aux processus démocratiques ».
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Il CairAFRIQUE/EGYPTE - Déclarations du grand mufti sur l'absence de contre-indication concernant la construction d'églises avec des ressources provenant de musulmans

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:21
Le Caire – La jurisprudence de matrice islamique ne contient aucune objection légale à la possibilité de construire des églises en utilisant des ressources financières appartenant à des musulmans. Cette observation importante et lourde d'implications potentielles en ce qui concerne des situations de possible conflit sectaire dans de nombreux pays à majorité musulmane, mérite l'attention notamment par l'importance de celui qui en est à l'origine. La position a en effet été réaffirmée récemment par le Cheick Shawki Ibrahim Abdel-Karim Allam, actuel grand mufti d'Egypte, au cours d'une intervention dans une émission télévisée conduite par le journaliste Hamdi Rizk.
Dans son intervention, il a indiqué l'Egypte comme le pays à majorité musulmane où s'emploient le plus de ressources publiques pour construire des lieux de culte chrétiens, mentionnant cette donnée comme une manifestation de la forte cohésion sociale nationale. Le grand mufti a fait référence aux enseignements de Mahomet qui, même lorsqu'il justifie des « campagnes d'autodéfense militaire » commande de ne pas détruire de lieux de culte et de ne pas tuer de moines. Il est également intervenu à propos de la reconversion en mosquée de l'antique Basilique Sainte Sophie d'Istanbul, disposée par les autorités turques. A cet égard, le grand mufti d'Egypte a affirmé qu'il est illicite de convertir en mosquée une église, déclarant qu'au cours de l'histoire d'Egypte, aucun lieu de culte chrétien n'a été transformé en lieu de culte musulman.
La charge de grand mufti d'Egypte est subordonnée au Ministère de la Justice. Le titulaire de la charge préside la Maison de la fatwa, Comité Consultatif légal s'exprimant sur des questions juridiques islamiques. En juin, ainsi qu'eut à l'indiquer l'Agence Fides , la Maison de la Fatwa était arrivée à qualifier la conquête ottomane de Constantinople d'occupation, critiquant vertement également la transformation en mosquée de la Basilique Sainte Sophie. Cette prise de position avait confirmé la forte dimension géopolitique prise par l'affaire de la réouverture au culte islamique du complexe monumental de Saint Sophie, fortement voulue par l'actuel gouvernement turc, notamment comme symbole de la réaffirmation de sa matrice identitaire et de sa souveraineté, remise en cause par les organismes politiques et religieux égyptiens dans l'actuelle situation marquée par le dur affrontement en cours entre l'Egypte et la Turquie notamment sur le théâtre libyen.
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AFRIQUE/GUINEE BISSAU - Report de la réouverture des églises au culte de la part de l'Episcopat du fait du trop grand nombre cas de contamination par Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:19
Bissau – La semaine passée, le gouvernement de Guinée Bissau avait autorisé la réouverture des églises, mosquées, lieux de culte et de rites traditionnels sous réserve du respect d'une série de mesures, dont l'obligation de l'usage permanent de masques de protection, le lavage des mains et la désinfection des lieux. Différentes mosquées ont rouvert leurs portes et reçu les fidèles pour la prière traditionnelle. Les temples évangéliques et d'autres confessions ont repris leurs activités religieuses mais les portes des églises demeurent closes.
Les Evêques des deux Diocèses du pays, Bissau et Bafatá, ont publié le 16 juillet une Déclaration dans laquelle ils affirment qu'il était souhaitable de reprendre la normalité des activités religieuses. Toutefois, en tenant compte d'une part de l'augmentation du nombre de personnes infectées avec la diffusion de la pathologie dans toutes les régions du pays et de l'autre du besoin d'une meilleure préparation des communautés, ils ont décidé de reporter la réouverture des églises.
Les Evêques expriment leurs remerciements à ceux qui sont engagés dans la lutte contre le corona virus dans le pays : « En cette heure de douleur pour toute l'humanité, nous remercions toutes les personnes engagées dans la lutte contre le corona virus. Demeurons unis dans la prière afin que le Seigneur de la vie nous préserve de cette maladie et qu'Il guérisse les malades. Dans le même temps, nous invitons nos communautés à suivre les décisions des autorités sanitaires et des réalités engagées dans la défense de la santé de notre peuple ».
Les Evêques concluent en demandant « à Notre-Dame, Patronne de nos Diocèses, de venir à notre aide, en accordant la force à tous les malades et à ceux qui luttent pour mettre un terme à ce fléau. Que le Seigneur accueille dans Sa gloire nos défunts ».
La Guinée Bissau a enregistré jusqu'ici 1.842 cas de Covid-19 dont 26 morts. Plus de 80% de la population guinéenne dépend, directement ou indirectement, de la commercialisation des noix de cajou, qui représente 11% des ressources de l'Etat et 90% des exportations totales du pays. L'actuelle pandémie a frappé profondément le marché mondial des noix de cajou avec de lourdes conséquences économiques et sociales pour le pays.
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AMERIQUE/BRESIL - Journée nationale de la Charité, « en syntonie avec le cœur de Dieu »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:18
Brasilia – Le Dimanche 19 juillet est au Brésil la Journée de la Charité. « La Charité, avec le Pain, la Parole et l'Action missionnaire, constitue l'un des quatre piliers qui constitue la vie des communautés ecclésiales missionnaires et l'idée de l'Eglise domestique » indique la note parvenue à Fides, laquelle rappelle les Lignes directrices de l'Action évangélisatrice de l'Eglise au Brésil 2019-2023, approuvées par l'Episcopat du Brésil.
En parlant dans le cadre d'une rencontre virtuel avec le groupe des Secrétaire exécutifs des 18 régions dans lesquelles est répartie la Conférence épiscopale du Brésil , l'Evêque auxiliaire de Rio de Janeiro et Secrétaire général de la CNBB, S.Exc. Mgr Joel Portella Amado, a déclaré qu'au sein de l'Eglise au Brésil, il est nécessaire de renforcer la charité qui s'est intensifiée au cours de ces derniers mois face aux conséquences du Covid-19. « J'ai l'impression que la charité ne s'est pas découragée, au contraire. Cela est beau. Il faut articuler la charité pour la rendre intelligente. Notre mission est d'aider à cette articulation. Il y a beaucoup à faire et à articuler » a souligné l'Evêque.
L'Archevêque de Belo Horizonte et Président de la CNBB, S.Exc. Mgr Walmor Oliveira de Azevedo, dans son Message pour la Journée de la Charité, souligne : « La charité ne peut être une pratique éphémère, qui cherche seulement à promouvoir la paix de la conscience de ceux qui sont disposés à aider. Elle doit guider toutes les dimensions de la vie et de la société, devenir un pilier sur lequel chacun oriente sa propre conduite, devenant un serviteur de son prochain, qui est un frère. Ceux qui se dédient à la charité sont en syntonie avec le cœur de Dieu. Ils découvrent que servir est un remède, parce qu'il nous permet de voir, avec richesse, la véritable signification de la vie, de contribuer à transformer la réalité des autres. Si la solidarité était vécue comme un principe qui guide la société, le monde serait différent, plus juste, plus solidaire et plus fraternel ». L'Archevêque conclut en soulignant que « l'expérience de la Journée de la Charité est une riche opportunité parce qu'elle appelle tout un chacun, en particulier les chrétiens, à reconnaître que servir a un pouvoir transformateur ».
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EUROPE/ITALIE - Témoignage d'une consacrée relative au missionnaire italien enlevé voici 22 mois au Niger

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:16
Padoue – Les personnes qui continuent à prier et à espérer la libération du Père Pierluigi Maccalli de la Société des Missions africaines, enlevé au Niger le 17 septembre 2018, sont toujours nombreuses. De continuels témoignages d'affection vis-à-vis du missionnaire arrivent dont, à l'occasion de son 22ème mois de captivité, celui de Silvia Sandon, consacrée de l'Ordo Virginum de Feriole, en province de Padoue , laquelle a envoyé à l'Agence Fides son expérience d'amitié avec le missionnaire. « Depuis le jour de l'enlèvement du Père Maccalli – écrit-elle – il m'arrive souvent de repenser à notre dernière rencontre qui a eu lieu à la fin du mois de juillet 2018, lors de son passage à Feriole. Le Père est le représentant de la Société des Missions africaines de mon enfance, des années du collège et du lycée, où, avec les animateurs, on allait vivre quelques expériences de retraite à la Société des Missions africaines ou bien on invitait les Pères en Paroisse pour écouter leur témoignage. J'ai toujours eu la possibilité de le voir lorsqu'il passait à Feriole. De nombreuses fois il s'agissait de surprises inattendues. Je me souviens, désormais avec émotion, de certains regards échangés, du fait de lui tirer la barbe en signe d'affection, des sourires, des prières, des accolades accompagnées de quelque larme lorsque c'était la dernière fois que l'on se voyait avant son retour en Afrique, mais il s'agissait toujours d'un au revoir ».
Avec émotion, la consacrée continue, en soulignant que « chacun d'entre nous conserve un motif pour continuer à être uni au Père Maccalli et rien ni personne ne peut nous retirer ce lien, le bien que nous nous voulons et qui nous fait espérer, prier, croire que bientôt nous le retrouverons. Dans mon cœur, je rêve souvent de ce moment, non pas comme une pensée qui bientôt s'évanouit, mais dans la certitude que Dieu fait des prodiges pour Son consacré et n'abandonne aucun de Ses enfants. C'est pourquoi je vis le Père Maccalli dans mon quotidien, en le sachant vivant et en croyant que, chaque jour, il affronte sa captivité avec force, en sentant notre proximité, en sachant qu'il n'est pas seul ».
« Chacun d'entre nous continue à être uni à lui pour mille et une raisons : des dates et des anniversaires, des souvenirs d'expériences vécues, des offrandes de prières dans la maladie et la souffrance. C'est ce qui fait de nous des frères et des sœurs entre Eglises : avec sa terre de mission, entre nous qui désirons sa libération et nous en remettons à la miséricorde infinie de Dieu le Père, en demandant qu'Il intervienne dans le cœur de ses ravisseurs.
« Courage et prière » sont les deux dernières paroles que le Père Maccalli m'a laissé en juillet 2018 dans un message privé sur Facebook. Il les dit aujourd'hui à nous. Nous les offrons au Seigneur en ce 22ème mois de captivité afin qu'Il fasse parvenir au Père Maccalli une caresse de notre part ainsi que Sa présence pleine d'amour qui encourage et soutient. La prière depuis ce soir du 17 septembre 2018 – conclut la consacrée – nous unit, nous donne espérance et force pour affronter le quotidien, y compris pour le Père Maccalli ».
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AMERIQUE/MEXIQUE - Engagement des Evêques en faveur de la vie et de la dignité humaine face à la situation actuelle

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:15
Mexico - « Nous sommes conscients que l'année 2020 laissera un signe dans l'histoire du monde et du Mexique à cause de la pandémie de Covid-19, laquelle a provoqué de la douleur dans d'innombrables foyers et a gravement endommagé l'économie des familles. Cette année a également porté au Mexique une autre plaie mortelle, à savoir la violence et l'insécurité, lesquels ont atteint des niveaux jamais vus auparavant par leur quantité, leur fréquence et leur cruauté et à cela nous ne pouvons demeurer indifférents ». C'est par ces mots que débute la déclaration des Evêques du Mexique publiée le 17 juillet et transmise à Fides.
« Nous observons une culture de mort qui frappe durement et à répétition au cœur le peuple mexicain et se manifeste notamment par des actes de violence toujours plus nombreux et sanglants, dans le fait de considérer la vie d'un enfant comme si elle constituait le droit d'un adulte, ou de devenir insensibles à l'euthanasie, ou encore dans les efforts faits pour légaliser la drogue, ou bien dans la diffusion d'une vision mauvaise et déformée de la sexualité, dans la corruption, dans le trafic de personnes en vue de leur exploitation sexuelle ou de travail, dans l'indifférence de certains envers la pauvreté, dans l'abus et la mise à mal de la nature de la part d'un consumérisme extrême. Ces signes n'entendent pas constituer un diagnostique exhaustif mais plutôt l'exposé de certaines des manifestations les plus visibles des défis que nous devons relever en tant que pays, en rapport avec la dignité de la personne humaine » indique le document.
« Pour ce motif, en tant qu'Eglise, nous nous engageons en faveur de la vie et de la dignité humaine » réaffirment les Evêques.
Après avoir suggéré un certain nombre de chemins permettant de résoudre ces situations extrêmes de manière urgente, le document invite à un changement d'attitude face à la violence. « Nous, Evêques, cherchons à illuminer les consciences face au bien et à la vérité. Dans l'exercice de nos droits inaliénables et de notre ministère de Pasteurs, nous continuerons à prêcher l'Evangile de la vie, tant en public qu'en privé, rappelant que Jésus nous a donné ce mandat précis : « Allez dans le monde entier, de tous les peuples faites des disciples » . Nous annonçons que nous continuerons à collaborer avec ceux qui s'engagent et avec beaucoup d'autres à promouvoir la dignité de toute personne humaine de sa conception à sa mort naturelle » conclut le texte.
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ASIE - Abus en matière de droits fondamentaux, xénophobie et intolérance religieuse en Asie objet d'une dénonciation de Franciscan International

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:14
Bangkok – La situation des droits fondamentaux en Asie de l'est et dans le Pacifique est précaire à cause de phénomènes tels que la xénophobie, l'intolérance religieuse et l'impact du changement climatique. Ces éléments représentent également les zones d'action dans lesquelles a le plus oeuvré en 2019 Franciscan International , ONG de la famille franciscaine accréditée auprès de l'ONU. C'est ce qui ressort du Rapport annuel, transmis à l'Agence Fides, de l'organisation qui exerce une activité de promotion du respect des droits fondamentaux et de la justice environnementale près les Nations Unies.
Parmi les différentes questions affrontées et les instances présentées à l'ONU, se trouvent le difficile rapport entre la Papouasie occidentale et le gouvernement indonésien et les abus perpétrés par le gouvernement des Philippines. Au cours de 2019, Franciscan International a signalé « des violations des droits fondamentaux en Papouasie occidentale dans un contexte de conflit persistant concernant des questions d'indépendance, de présumée discrimination envers les Papous indigènes et le développement de grands projets agricoles non durables ». Les informations parviennent à Franciscan International surtout du fait de l'enracinement de la famille franciscaine dans l'île, où résident de nombreuses communautés franciscaines en ce que « l'accès aux journalistes et autres observateurs internationaux est encore fortement limité par les autorités indonésiennes ». Dans un tel contexte, dans tous les cas, des représentants de Franciscan International ont pu contribuer à organiser une visite oecuménique en Papouasie occidentale sous le patronage du Conseil mondial des églises , la première autorisée depuis 1969, année où la région a été intégrée à l'Indonésie. « Au cours de l'année, Franciscan International a exploité son accès et sa présence en Papouasie occidentale pour mettre en évidence ces continuelles violations, y compris par le biais de deux événements organisés au cours de la session du Conseil de l'ONU pour les droits fondamentaux, de colloques avec des diplomates indonésiens et d'une série d'appels urgents à l'ONU » indique la note.
En ce qui concerne les Philippines, en revanche, l'organisation a attiré l'attention de l'ONU sur les violations continuelles des droits fondamentaux perpétrées par les forces de sécurité dans le cadre d'un programme gouvernemental de guerre à la drogue qui, selon les groupes de défense des droits fondamentaux, pourrait avoir fait quelques 27.000 victimes. A ce propos, la note indique que « la famille franciscaine et l'Eglise aux Philippines dans son ensemble ont manifesté une très ferme opposition aux actions du gouvernement, fournissant également une réhabilitation aux toxicomanes et un soutien pastoral et financier aux familles des victimes ». Cet engagement a provoqué des menaces à l'encontre des religieux franciscains de la part de fonctionnaires gouvernementaux et de police, y compris de la part du Chef de l'Etat en personne, dans un environnement « toujours plus hostile à l'action des groupes de la société civile et des organisations confessionnelles ».
Les autres pays de la zone impliqués dans l'action de Franciscan International sont Kiribati, le Japon, la Malaisie, la Papouasie Nouvelle Guinée, le Sri Lanka et le Vanuatu.
Outre l'Asie, l'ONG franciscaine est présente en Afrique et en Amérique, impliquant dans son œuvre plus de 30 pays. Comme il ressort du rapport 2019, les interventions de promotion et les présentations aux Nations Unies ont été 50 au total, effectuées également grâce à l'action de 28 partenaires locaux engagés dans les actions de signalement à l'ONU. L'action de Franciscan International « se base sur trois piliers qui ont constitué les fondements de la spiritualité franciscaine au fil des siècles : la dignité humaine, la paix et le respect de la Création ». Au plan international, cette vocation se traduit aujourd'hui dans la conviction que le développement durable, la protection de l'environnement et le respect des droits fondamentaux sont indissolublement liés.
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ASIE/INDONESIE - Le problème du travail à Sulawesi et la blessure de la discrimination envers les minorités chinoises

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 18/07/2020 - 15:13
Djakarta – A Sulawesi, en Indonésie, les protestations contre l'embauche de main-d'oeuvre chinoise de la part de certaines entreprises travaillant dans le sud-est de l'île, ne se calment pas. Débuté en mars, le mouvement se développe dans une atmosphère de faible respect des minorités qui a une histoire ancienne au sein de l'archipel, un phénomène qui a récemment été aggravé par l'urgence Covid-19. La communauté chinoise, qui représente une partie importante en Asie de la diaspora d'outre-mer, a souvent été au centre de campagnes de marginalisation et de discrimination dans l'archipel.
Le contentieux concerne l'embauche de 500 ouvriers spécialisés devant arriver de Chine pour la construction de fonderies, un projet promu par la société minière chinoise PT Virtue Dragon Nickel Industry, en collaboration avec PT Obsidian Stainless Steel. De ces 500 ouvriers requis, seule la moitié a effectivement débarqué et les protestations mettent en danger non seulement leur emploi mais aussi celui de la main-d'oeuvre indonésienne employée, attendue qu'en l'absence des ouvriers spécialisés, les nouveaux travaux de l'installation ne pourraient se poursuivre. En avril et en juin, les manifestations ont reprises et ces jours derniers également, à l'aéroport de Kedari, proche de la zone intéressée par l'important projet industriel. Les manifestations avaient obtenu que le gouverneur de Sulawesi sud-est, Ali Mazi, bloque l'arrivée de travailleurs étrangers en avril, lesquels ont finalement été admis à la mi-juin et de nouveau en danger désormais. Dans une telle situation d'incertitude, la société VDNI a cherché à répondre en proposant l'embauche de 5.000 nouveaux ouvriers indonésiens s'il avait été permis aux étrangers de travailler au projet.
Selon les données du mois de mais, près de 100.000 étrangers sont employés en Indonésie soit moins de 0,1% de la population active totale, qui s'établit à 124 millions de personnes. Le plus important groupe de travailleurs immigrés, soit environ 36.000, provient de la Chine populaire, qui est également le deuxième investisseur étranger en Indonésie. L'an dernier, les sociétés chinoises ont investi 4,7 milliards d'USD dans l'archipel. La tenaille du Covid-19 a cependant rendu difficile la vie de beaucoup et la peur du chômage et l'intolérance se sont mêlées.
La discrimination envers les minorités ethniques et religieuses demeure en effet toujours possible dans un pays aussi vaste et ethniquement varié que l'Indonésie. En particulier, un domaine sensible est celui de la méfiance envers les minorités d'origine chinoise, qui ont historiquement été l'objet d'hostilité et de violences. Selon des statistiques non officielles, plus de 6 millions auraient des origines chinoises en Indonésie. Le recensement de l'an 2000 n'a cependant reconnu que 1,2% de la population comme chinoise soit environ 1,9 million de personnes. Parmi eux, les chinois nés en Chine conservent en Indonésie la culture et les traditions chinoises au travers de rites domestiques, de la célébration des fêtes chinoises et de l'enseignement du chinois à leurs enfants.
Dans un scénario d'équilibre fragile des rapports entre population majoritaire et minorités ethniques et religieuses, les responsables religieux indonésiens des différentes fois sont toujours très actifs dans la promotion de la tolérance, du respect, de l'harmonie sociale et religieuse, de l'inclusion et de la coexistence, rappelant la devise nationale « unité dans la diversité ».
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