AFRIQUE - Une pastorale basée sur l’héritage des Saints africains

Fides FR - www.fides.org - Mar, 05/11/2019 - 11:57
Kara – « Aujourd’hui, en Afrique il est nécessaire que dans nos programmes d’évangélisation en général, et de catéchèse en particulier, les saints africains occupent une place de prou, pour qu’ils soient mieux connus des africains eux-mêmes, afin de continuellement inspirer leurs actions ». C’est ce qu’écrit à Fides le Père Donald Zagore SMA, théologien ivoirien, en rappelant l’expérience des Saints Martyrs de l’Ouganda, de Sainte Joséphine Bakhita du Soudan, de la Bienheureuse Marie-Clémentine Anuarite du Zaïre et du Bienheureux Ghebre-Micheal d’Ethiopie. « L’Afrique est bel et bien présente au ciel. Ces saints africains sont l’expression tangible de la vitalité spirituelle du continent africain, mais restent très souvent méconnus et ainsi coupés de la vie concrète des populations africaines » remarque-t-il. « Les saints peuvent et doivent jouer un rôle important dans le renouveau du continent africain. Nos saints doivent peuvent et doivent jouer un rôle important dans le renouvellement du continent africain. En effet, leur modèle de vertu, d’exemplarité, d’intégrité et de foi reste un héritage fondamental pour forger la conscience et l’agir de nos chrétiens africains dans tous les domaines de la vie, surtout dans des contextes sociopolitiques africains fortement marqués par la violence, la haine, la division et la corruption ».
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AMERIQUE/NICARAGUA - Appel de l’Eglise à la paix, à la justice et au respect de tous après la profanation de tombes de manifestants tués

Fides FR - www.fides.org - Mar, 05/11/2019 - 11:46
Managua – « Nous devons respecter les tombes parce que là repose un saint. Pour nous, ici, sont présents les saints. Nous les avons enterrés ici et ici nous venons prier pour eux ». C’est ce qu’a demandé publiquement Dimanche dernier, 3 novembre, l’Archevêque de Managua, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, en invitant à ne pas continuer à profaner les tombes des manifestants contraires au gouvernement du Président Daniel Ortega, ainsi que l’ont dénoncé leurs familles en publiant des clichés et des vidéos à l’appui de leurs dires.
La tombe de l’un des jeunes tués dans l’une des nombreuses manifestations de protestation contre le régime de Daniel Ortega a été profanée le jour même de la Commémoration de tous les fidèles défunts, samedi 2 novembre. La famille de Josué Mojica, tué le 8 juillet 2018 à Carazo, dans le sud-ouest du pays, à l’âge de 18 ans, a publié des clichés et des vidéos des dommages subis par la tombe. Les parents du jeune homme, affligés et en larmes, ont exprimé aux journalistes leur impuissance et leur indignation. « Que gagnent-ils à endommager une tombe ? Ils l’ont déjà tué, qu’ils le laissent en paix » a déclaré l’une de ses tantes.
L’Association Mères d’Avril, qui rassemble les parents des victimes, comme l’Unité nationale bleu et blanc de l’opposition, ont fermement condamné la continuelle profanation de tombes d’autres jeunes. En outre, ils ont demandé aux autorités d’enquêter sur ce qui s’est passé justement le jour de de la Commémoration de tous les fidèles défunts.
Hier, 4 novembre, l’Archidiocèse de Managua a envoyé à Fides un Message de la Commission Justice et Paix publié pour la clôture du Mois missionnaire extraordinaire, lequel invite la communauté ecclésiale à être messagère et promotrice de justice et de paix. « Le but de la mission est de préparer les personnes à recevoir le Christ, Ses valeurs et Sa manière de vivre la construction du Royaume, c’est-à-dire vivre la justice, le pardon, l’amour et le service. Cependant est-ce là la société que nous construisons actuellement ? » peut-on lire dans le document.
« La crise sociale, politique et économique actuelle aggrave l’état de pauvreté de la société à la limite de la misère où l’autre n’a pas de valeur, a perdu le droit de vivre de manière digne. Le travail manque tout comme l’éducation. Il n’existe pas de service sanitaire. La politique économique et tributaire imposée ne constitue pas une réponse à la récession économique que connait le pays » dénonce le document. « Ce n’est pas ainsi que se construit une nation, dans la peur et la pression. Il faut créer un environnement fait de confiance, de justice, de liberté d’expression… pour éviter de concentrer le pouvoir » conclut le texte.
Depuis avril 2018, le Nicaragua traverse une crise sociopolitique qui a fait plus de 300 morts selon la Commission interaméricaine des Droits fondamentaux, sachant que le nombre des prisonniers politiques dépasse les 700 auxquels s’ajoute un grand nombre de jeunes et de familles qui ont dû trouver refuge dans un autre pays à cause de la dure répression .
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VATICAN - Remerciements du Saint-Père transmis par le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples « à tous pour le grand travail du Mois missionnaire extraordinaire »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 05/11/2019 - 11:24
Rome – « Au terme de la Messe célébrée par le Pape François à l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, le Saint-Père, se référant au Mois missionnaire extraordinaire alors en cours, m’a déclaré : Merci pour tout le travail que vous avez fait et c’était naturellement des remerciements s’adressant à tous, qui embrassent toutes les Directions nationales des Œuvres pontificales missionnaires ». C’est ce qu’a confié S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, dans son intervention d’ouverture de l’Assemblée restreinte des Œuvres pontificales missionnaires, en cours ces jours-ci au Centre international d’Animation missionnaire .
Le Mois missionnaire extraordinaire, proclamé par le Pape François pour octobre 2019, a été célébré dans le monde entier dans les communautés catholiques, Diocèses, Paroisses, associations et groupes ecclésiaux. Le thème central en a été « Baptisés et envoyés, l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». Le but de ce Mois missionnaire extraordinaire a été de célébrer le centenaire de la Lettre apostolique Maximum Illud du Pape Benoit XV mais aussi – a remarqué le Cardinal Filoni – « de raviver l’ardeur pour la mission, afin que toujours plus de passionnés par Jésus, il soit possible de se passionner sérieusement pour le salut de l’humanité, en redécouvrant la responsabilité baptismale commune qui nous vient de la foi et nous appelle tous à la sainteté ».
La célébration du Mois missionnaire extraordinaire a été volontairement confiée aux Eglises locales sur les cinq continents, lesquelles ont promu des prières, des liturgies, des témoignages de manière diffuse et capillaire. Pour rendre compte du ferment missionnaire de par le monde, l’Agence Fides a publié hier un Dossier reprenant les nouvelles les plus significatives publiées en ce qui concerne la célébration de ce Mois missionnaire extraordinaire.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Triennale des jeunes et Année de la Parole de Dieu au centre de l’Assemblée des Evêques pour une Eglise en sortie missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Mar, 05/11/2019 - 10:42
Luque – La conclusion de la Triennale des Jeunes, l’engagement à être « une Eglise en sortie » selon le désir du Pape François, l’Année de la Parole de Dieu : tels sont les thèmes principaux traités par l’Evêque de Villarrica, S.Exc. Mgr Adalberto Martínez Flores, Président de la Conférence épiscopale du Paraguay, dans son discours d’ouverture de l’Assemblée plénière de l’Episcopat.
L’Assemblée plénière ordinaire n° 223 se tient à Luque, ville de la zone métropolitaine de la capitale, Asunción, du 4 au 8 novembre, selon les informations parvenues à l’Agence Fides, et prendra en considération différents thèmes liés à la réalité sociale et ecclésiale du pays. A l’ordre du jour des travaux figurent notamment l’intervention de l’Archevêque d’Asunción, S.Exc. Mgr Edmundo Valenzuela, sur l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques sur l’Amazonie, à laquelle il a participé, et celle de S.Exc. Mgr Pierre Jubinville, Evêque de San Pedro, sur les trois années dédiées aux jeunes.
Le 30 novembre, au travers du pèlerinage des jeunes à Caacupé, se clôturera la triennale des jeunes . « Il s’est agi d’un moment de grâce – a souligné le Président de la Conférence épiscopale dans son discours d’ouverture de l’Assemblée – qui a déjà commencé à porter ses fruits en termes de sensibilisation aux défis que les jeunes lancent à l’action pastorale de l’Eglise, en ouvrant de nouvelles routes en vue d’un accompagnement plus proche, en affrontant leurs besoins et leurs rêves ainsi que leur espoir d’être de bons citoyens et de véritables disciples missionnaires de Jésus-Christ pour promouvoir une Eglise en sortie, au service d’une nouvelle société, forgée sur les valeurs de l’Evangile ».
A ce propos, Mgr Martínez Flores a exhorté ses confrères et les ministres ordonnés à être attentifs « à l’apport des fidèles laïcs en général et des jeunes en particulier », invitant « à cheminer vers une Eglise synodale ». « En tant que Pasteurs de cette Eglise particulière qui chemine au Paraguay – a-t-il affirmé – nous accompagnons le rêve du Saint-Père d’être une Eglise missionnaire, capable d’écouter et d’accompagner le cri des pauvres, qui lèvent leur cri pour une vie digne et pleine, avec nos structures et nos priorités pastorales, avec tous les moyens à notre disposition ».
Mgr Adalberto Martínez Flores a par suite mis en évidence l’engagement de l’Eglise au Paraguay pour l’an prochain, décidé au cours de l’Assemblée plénière n° 220. « La Parole de Dieu est la source, le moyen et l’instrument privilégié pour le service pastoral pour notre peuple. Dès lors, toutes les actions de l’Eglise en 2020 seront orientées et conduites par la Parole de Dieu. La mesure de la fertilité de notre service sera donnée par notre capacité d’écouter pour nous faire illuminer par le Verbe fait chair ».
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ASIE/PHILIPPINES - Appel de trois prêtres en faveur de la restauration de la paix, de la dignité et de la justice pour les victimes d’exécution sommaires

Fides FR - www.fides.org - Mar, 05/11/2019 - 10:09
Manille – Restaurer la paix, la dignité humaine et de la justice pour les victimes d’exécutions sommaires aux Philippines : tel est l’appel lancé par trois prêtres qui, ces jours derniers, ont conduit une manifestation et célébré une Messe à Manille. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, les trois hommes sont les Pères Albert Alejo SI, Flavie Villanueva et Robert Reyes, lesquels ont organisé une veillée de prière en souvenir des personnes innocentes tuées dans le cadre de la guerre contre la drogue lancée par l’administration de Rodrigo Duterte, laquelle a fait quelques 30.000 victimes en deux ans.
Au cours de l’homélie de la Messe, le Père Alejo a exhorté les philippins à « parler des injustices qui se vérifient dans le pays ». « Si les vivants sont silencieux, comment les morts pourraient-ils parler ? Non seulement, éprouvons de l’empathie pour eux, mais promettons de lutter et de continuer la vie de ceux qui ont été tués. Nous restituerons ainsi l’honneur à la vérité » a-t-il affirmé. Les victimes des exécutions sommaires, a-t-il noté, « ne sont pas seulement des chiffres ou des statistiques parce que l’injustice tue également la vérité, la foi et l’espérance des philippins », invoquant « le respect de l’Etat de droit dans le pays, aujourd’hui ignoré par les institutions de l’Etat elles-mêmes ».
Les trois prêtres organisateurs ont fait par le passé l’objet de menaces de violences à cause de leurs critiques à l’administration du Président Rodrigo Duterte, comme de nombreux autres représentants de l’Eglise aux Philippines et d’autres activistes pour les droits fondamentaux.
Des milliers de toxicomanes des périphéries urbaines ont été tués aux Philippines dans le cadre de la campagne contre la drogue. Les organisations pour les droits fondamentaux accusent la police d’étouffer les affaires de manière systématique et de se livrer à des exécutions sommaires dont le nombre est estimé à quelques 30.000.
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OCEANIE/AUSTRALIE - L’Eglise en prière pour le don de la pluie

Fides FR - www.fides.org - Mar, 05/11/2019 - 09:28
Sydney – L’Eglise en Australie dédie le mois de novembre à la prière pour les personnes en état de souffrance à cause de la forte sécheresse qui frappe actuellement certaines zones du pays. Selon le service météorologique national australien, certaines zones de l’est de l’Australie sont touchées par le pire état de sécheresse de ce dernier siècle. A l’invitation de la Conférence épiscopale d’Australie, les Paroisses, écoles, familles et communautés catholiques de tout le pays seront impliqués dans la Campagne nationale de prière visant à vaincre la sécheresse.
S.Exc. Mgr Columba Macbeth-Green OSPPE, Evêque de Wilcannia-Forbes, explique à ce propos dans une note transmise à l’Agence Fides : « Ceux qui vivent où existe l’abondance ou au moins la suffisance d’eau ne semblent pas être conscients de combien de souffrance cause actuellement la sécheresse et ceci ne fait qu’accroitre les difficultés de ceux qui subissent ce phénomène. Laïcs, religieux, prêtres, Evêques et toute l’Eglise en Australie doit être solidaire des personnes touchées par le manque d’eau en offrant des prières et un soutien pratique ».
L’Evêque, qui gouverne un Diocèse couvrant près de la moitié de la superficie de la Nouvelle Galle du Sud, y compris certaines des zones les plus touchées par la sécheresse, relève : « Le mois de prière constitue une réponse ultérieure à l’action pastorale mise en œuvre au sein des communautés touchées. Diverses réalités religieuses, caritatives et gouvernementales font déjà un travail extraordinaire en soutenant les personnes au travers de biens matériels, en offrant un support financier et en répondant aux besoins psychologiques et spirituels des personnes. Cependant, dans un contexte de personnes de foi, une partie de notre réponse au problème est constituée par la prière ».
La Bible elle aussi, explique l’Evêque, présente des histoires dans lesquelles la pluie représente un don de Dieu pour les personnes qui souffrent : « En un temps de sécheresse comme celui que nous vivons actuellement, nous devrions prier Dieu pour le don de la pluie : le Seigneur aura le pouvoir d’étancher la soif de nos terres arides et de relever les esprits tombés de nombreuses personnes » a-t-il conclu.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Réaffirmation de l’engagement de l’Eglise en faveur de la justice, de la vérité et du bien commun

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 13:36
La Paz – Par le biais de la déclaration intitulée « Compréhension et paix, dans la vérité et la justice », la Conférence épiscopale de Bolivie exprime sa profonde préoccupation pour la situation actuelle du pays, demandant la fin de la violence entre boliviens et encourageant au dialogue afin de résoudre le conflit.
« Nous demandons à ce que le peuple soit écouté afin de conserver la démocratie, seul système permettant de garantir la liberté, le bien commun et le développement » écrivent les Evêques dans le document parvenu à Fides qui porte la date du 31 octobre. « Nous considérons qu’une révision officielle complète, accordée et contraignante, pourrait constituer la base du dialogue définitif » poursuit le texte, qui explique : « Complète parce qu’elle considère toutes les étapes du processus électoral et non pas seulement le vote final ; accordée parce qu’elle accueille l’opinion de tous ceux qui sont impliqués et contraignante en ce que tous s’engagent à en accepter les résultats ».
Les Evêques condamnent la violence et les invitations aux affrontements de quelque type qu’ils soient entre autorités et citoyens, et concluent en invitant à prier pour la paix en ce moment où le pays a particulièrement besoin de paix et de justice.
Dans un autre communiqué, portant la date du 2 novembre, le Secrétariat général de la Conférence épiscopale dément de manière catégorique les accusations faites par le Ministre de la Présidence, Juan Ramón Quintana, selon qui l’Eglise serait responsable de la promotion des accusations de fraude au cours des récentes élections, les qualifiant de « totalement fausses et privées de tout fondement » et réaffirmant que l’Eglise en Bolivie « est au service de la justice, de la vérité et du bien commun ».
Entre temps, le Coordinateur de la mission de l’Organisation des Etats américains , Arturo Espinosa, a annoncé sa démission, l’OEA ayant immédiatement indiqué que le travail de vérification du processus électoral et du décompte des voix ira de l’avant au travers de 30 techniciens de l’OEA qui auront dès que possible un nouveau Coordinateur. Arturo Espinosa avait publié la semaine passée dans les colonnes d’un quotidien local une tribune concernant les élections boliviennes, tribune très critique quant à Evo Morales, surtout en ce qui concerne l’extension de son mandat présidentiel.
Le diplomate était arrivé à La Paz le 31 octobre en compagnie de l’équipe de techniciens envoyée par l’OEA, pour enquêter sur les fraudes électorales présumées dénoncées par l’opposition dans le cadre des élections du 20 octobre dernier. A la communication du résultat électoral de la part du Tribunal électoral suprême et de la victoire du Président sortant, Evo Morales, avait fait suite des journées de fortes protestations et de violents affrontements entre les partisans d’Evo Morales et ceux de son adversaire, C. Mesa, lesquels avaient fait deux morts.
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AMERIQUE/PORTO RICO - Fête dans le Diocèse de Caguas pour le début du Synode diocésain et de la route vers le CAM 6

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 13:18
Caguas – Le Diocèse de Caguas, à Porto Rico, a célébré hier son 55ème anniversaire au travers du début de la première étape de son Synode diocésain et du chemin diocésain devant conduire au CAM 6 – VI° Congrès missionnaire américain – prévu à Porto Rico en 2023. L’Evêque de Caguas, S.Exc. Mgr Eusebio Ramos, a ouvert le Synode diocésain par un Décret lu par le Chancelier diocésain, le Père Ángel Molina, au cours de la Messe dominicale. Au terme de cette dernière, a eu lieu la procession du feu et du cierge, choisis comme symboles du CAM 6, avec le drapeau remis à chaque Diocèse.
Le lancement national du VI° Congrès missionnaire américain Porto Rico 2023, avait eu lieu le 19 octobre à l’Université pontificale catholique de Porto Rico. Le Comité exécutif, formé par le Comité de Présidence et par les Coordinateurs des Commissions ainsi que par le Délégué du Diocèse de Ponce, siège du CAM 6, a tenu sa première rencontre le 28 octobre, en vue de l’organisation de l’événement continental. Chaque Commission a un rôle vital, au niveau stratégique et de service, sur le chemin de l’Eglise de Porto Rico et du Continent américain vers le rendez-vous de 2023.
Selon les informations parvenues à Fides des Œuvres pontificales missionnaires de Porto Rico, la machine organisatrice du CAM 6 est déjà en marche. Le 19 octobre, des centaines de personnes arrivées de toute l’ile ont participé avec enthousiasme au lancement du CAM 6, intervenu dans le cadre d’un programme très riche qui prévoyait en ouverture le Message de S.Exc. Mgr Daniel Fernández Torres, Evêque d’Arecibo et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires. Par la suite, le Père José Orlando Camacho, Coordinateur général du CAM 6, et le Père Carlos Manuel, Coordinateur du siège de Ponce, ont donné des informations concernant l’organisation et les engagements des Commissions. S.Exc. Mgr Ghaleb Moussa Abdallah Bader, Délégué apostolique pour Porto Rico, a par suite adressé un bref discours au Peuple de Dieu avant la Messe concélébrée par tous les Evêques présents. Des photographies et des vidéos provenant des réseaux sociaux témoignent de l’enthousiasme et de l’engagement des centaines de fidèles impliqués dans la préparation du CAM 6.
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AFRIQUE/NIGERIA - Le Congrès missionnaire national, « un événement de grande importance pour l’Eglise au Nigeria » selon le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 13:06
Abuja – « Le Congrès a constitué un événement de grand succès en termes d’adhésions et de participation active de la part des fidèles de l’Eglise au Nigeria » affirme le Père George ‘Segun Ajana, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Nigeria au terme du IV° Congrès missionnaire national qui s’est tenu du 22 au 27 octobre au Bishop Kelly Pastoral Centre, de Benin City, capitale de l’Etat d’Edo .
Au Congrès, qui a rassemblé 350 délégués dont 30 Evêques provenant des 9 Provinces ecclésiastiques du Nigeria, avait comme thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission au Nigeria », lequel reprenait celui du Mois missionnaire extraordinaire. Le dernier jour du Congrès a en effet été dédié à la clôture de ce dit Mois dans le cadre d’une cérémonie qui a vu la participation de 2.500 fidèles de l’Archidiocèse hôte.
A cette occasion, a été proposée à l’attention des fidèles la vie et les vertus de Vivian Ogun, une jeune fille qui s’est refusée à des criminels qui l’avaient enlevée et faisaient partie des 25 personnes choisies comme exemple de vie chrétienne dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire.
« D’un intérêt particulier a été le nombre des membres de la hiérarchie de l’Eglise présents au Congrès et l’augmentation du nombre de fidèles laïcs participants. La détermination des participants à la promotion de l’Evangile dans le pays et ad extra est extrêmement encourageante et constitue une indication claire du fait que l’Eglise au Nigeria progresse dans son apostolat missionnaire, même face à la persécution et à d’autres défis » souligne le Père George. « Pour l’Eglise au Nigeria, la lumière au fond du tunnel dans le contexte de son apostolat d’évangélisation est très brillante et encourageante » conclut le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.
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Le Pape et la mission: «Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire»

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 12:57
Rome - Nous anticipons ici quelques extraits du livre-entretien entre le Pape François où le Pape y réaffirme que «l'Eglise est annonce, ou elle n’est pas l’Eglise». L’ouvrage, édité par la Libreria Editrice Vaticana et les éditions San Paolo, est disponible en librairie à partir du 5 novembre.

«La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus». C'est ainsi que débute l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, publiée par le Pape François en novembre 2013, huit mois après le conclave qui l'a élu évêque de Rome et Successeur de Pierre. Ce texte programmatique du pontificat invitait tout un chacun à régler à nouveau tout acte, réflexion et initiative ecclésiale «sur l'annonce de l'Évangile dans le monde actuel». Six ans après, pour le mois d’octobre 2019 à peine conclu, le Souverain pontife a proclamé un Mois missionnaire extraordinaire, et dans le même temps, a convoqué à Rome l'Assemblée spéciale du Synode des évêques dédiée à la région amazonienne, dans le but de suggérer également de nouvelles voies pour l'annonce de l'Évangile au sein du «poumon vert», menacé par une exploitation prédatrice génératrice de dommages et de blessures dont sont victimes «nos frères et notre sœur la terre» .
Au cours de cette période, le Pape François a disséminé son magistère de références liées à la nature propre de la mission de l'Eglise dans le monde. Par exemple, le Souverain pontife a répété à l'infini qu'annoncer l'Evangile ne relève pas du «prosélytisme» et que l'Église grandit «par attraction» et par «témoignage»: une constellation d'expressions orientées à suggérer par touches le dynamisme propre de toute œuvre apostolique et quelle peut en être sa source.
C'est de tout cela et de bien d'autres choses encore que le Pape François parle dans le livre-entretien intitulé «Sans Lui nous ne pouvons rien faire. Etre missionnaires aujourd'hui dans le monde» . L'Agence Fides en propose, en avant-première, quelques extraits.

Vous avez raconté que, dans votre jeunesse, vous vouliez partir en mission au Japon. Peut-on dire que le Pape est un missionnaire manqué ?
Je ne le suis pas. Je suis entré chez les Jésuites parce que leur vocation missionnaire me frappait, le fait qu'ils aillent toujours vers les frontières. Alors, je n'ai pas pu aller au Japon mais j'ai toujours ressenti le fait qu'annoncer Jésus et Son Évangile comporte toujours l’action de sortir et de se mettre en chemin.

Vous répétez toujours «Église en sortie». L'expression est beaucoup reprise et, parfois, elle semble devenir un slogan plutôt abusé, à disposition de ceux qui, toujours plus nombreux, passent leur temps à donner des leçons à l'Église sur la manière dont elle devrait ou ne devrait pas être.
« Eglise en sortie » n'est pas une expression à la mode que j'ai inventée. Elle est le commandement de Jésus qui, dans l'Evangile selon Saint Marc, demande aux siens d'aller dans le monde entier et de prêcher l'Evangile « à toute créature ». L'Eglise, ou elle est en sortie ou ce n'est pas l'Eglise. Ou bien elle est en annonce ou bien elle n'est pas l'Eglise. Si l'Eglise ne sort pas elle se corrompt, elle se dénature. Elle devient une autre chose.

Que devient une Eglise qui n'annonce pas ou ne sort pas ?
Elle devient une association spirituelle, une multinationale visant à lancer des initiatives et des messages à contenu éthique et religieux. Rien de mal à cela mais ce n'est pas l'Eglise. C'est un risque que court toute organisation statique à l'intérieur de l'Eglise. On finit par domestiquer le Christ. Tu ne rends plus témoignage des œuvres du Christ mais tu parles au nom d'une certaine idée du Christ, une idée que tu possèdes et que tu domestiques. Tu organises les choses à ton gré, tu deviens le petit imprésario de la vie ecclésiale où tout a lieu selon le programme établi et c'est-à-dire seulement selon les instructions. Mais la rencontre avec le Christ n’a plus lieu. La rencontre qui t'avait touché le cœur au début ne se produit plus.

La mission est-elle en soi un antidote à tout cela? La volonté et l'effort de « sortir » en mission suffisent-ils pour éviter ces distorsions ?
La mission, « l'Eglise en sortie », ce n’est pas un programme, une intention à réaliser à travers un effort de volonté. C'est le Christ qui fait sortir l'Eglise d'elle-même. Dans le cadre de la mission d'annonce de l'Evangile, tu te mets en marche parce que l'Esprit Saint te pousse et te porte. Lorsque tu arrives, tu t'aperçois qu’Il est arrivé avant toi et qu'Il t'attend. L'Esprit du Seigneur est arrivé avant. Il prévient, y compris pour te préparer la route, et Il est déjà à l'oeuvre.

Dans une rencontre avec les Œuvres pontificales missionnaires, vous avez suggéré de lire les Actes des Apôtres en tant que texte habituel de prière, le récit des origines, et non pas un manuel de stratégie missionnaire « moderne ». Pour quelle raison ?
Le protagoniste des Actes des Apôtres, ce ne sont pas les Apôtres. Le protagoniste, c’est l'Esprit Saint. Les Apôtres sont les premiers à le reconnaitre et à l’attester. Lorsqu'ils communiquent aux frères d'Antioche les indications issues du Concile de Jérusalem, ils écrivent : « Nous avons décidé, l'Esprit Saint et nous ». Ils reconnaissaient avec réalisme, en fait, que c'était le Seigneur qui ajoutait chaque jour à la communauté « ceux qui étaient sauvés » et non pas les efforts de persuasion des hommes.

Mais maintenant, est-ce comme autrefois ? Rien n'a changé ?
L'expérience des Apôtres est comme un paradigme qui est toujours valable. Il suffit de penser à la manière dont les choses adviennent gratuitement, sans excès, dans les Actes des Apôtres. Il s'agit d'une histoire d'hommes dans laquelle les disciples arrivent toujours au deuxième rang, toujours après l'Esprit Saint qui agit. C'est Lui qui prépare et travaille les cœurs. Il chamboule leurs plans. C'est Lui qui les accompagne, les guide et les console dans toutes les circonstances qu'ils sont amenés à vivre. Lorsqu’arrivent les problèmes et les persécutions, l'Esprit Saint travaille également, de manière encore plus surprenante, à travers Son réconfort, Ses consolations, comme c'est le cas après le premier martyre, celui de Saint Etienne.

Que se passe-t-il ?
Un temps de persécutions commence et de nombreux disciples fuient Jérusalem, se rendant en Judée et en Samarie. Là, alors qu'ils sont dispersés et en fuite, ils commencent à annoncer l'Evangile même s'ils sont seuls et si les Apôtres ne sont pas avec eux, puisque ces derniers sont restés à Jérusalem. Ils sont baptisés et l'Esprit Saint leur donne le courage apostolique. C’est là que l’on voit pour la première fois que le baptême est suffisant pour devenir annonciateurs de l'Evangile. La mission c’est cela. La mission, c’est l’œuvre de l’Esprit Saint. Inutile de s'agiter, rien ne sert de nous organiser ou de hurler. Les trouvailles ou les stratagèmes sont inutiles. Il suffit de demander de pouvoir refaire aujourd'hui l'expérience qui t'amène à dire « nous avons décidé, l'Esprit Saint et nous ».

Et en l'absence de cette expérience, quel sens ont les appels à la mobilisation missionnaire?
Sans l'Esprit Saint, vouloir faire la mission devient une autre chose. Cela devient, je dirais, un projet de conquête, la prétention d'une conquête que nous réalisons nous-mêmes, une conquête religieuse ou peut-être idéologique, faite probablement de bonnes intentions mais c'est une autre chose.

En citant le Pape Benoît XVI, vous répétez souvent que l'Eglise grandit par attraction. Que voulez-vous dire ? Qui attire-t-elle ? Qui est attiré ?
Jésus le dit dans l'Evangile selon Saint Jean : « une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » et dans le même Evangile, Il déclare également : « Personne ne vient à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ». L'Eglise a toujours reconnu que c'est là la forme propre de tout mouvement qui rapproche de Jésus et de l'Evangile. Il ne s'agit pas d'une conviction, d'un raisonnement, d'une prise de conscience. Ce n'est pas une pression ou une constriction. Il s'agit toujours d'une attraction. Le Prophète Jérémie indiquait déjà : « tu m'as séduit et je me suis laissé séduire ».
Ceci vaut pour les Apôtres, pour les missionnaires, et pour leur action.

De quelle manière a lieu ce que vous venez de décrire ?
Le mandat du Seigneur demandant de sortir pour annoncer l'Evangile presse de l’intérieur, par amour, par attraction amoureuse. On ne suit pas le Christ et on devient encore moins Ses annonciateurs ou les annonciateurs de Son Evangile sur la base d'une décision prise de manière rationnelle, à cause d'un activisme auto induit. L'élan missionnaire lui aussi peut être fécond uniquement dans la mesure où il a lieu sous l’influence de cette attraction et la transmet aux autres.

Quelle est la signification de ces mots par rapport à la mission et à l’annonce de l’Evangile ?
Cela veut dire que si tu es attiré par le Christ, si tu te mets en route et que tu fais les choses parce que tu es attiré par le Christ, les autres s’en apercevront sans effort. Il n’est pas nécessaire de le démontrer et encore moins de l’afficher. En revanche, ceux qui pensent être protagonistes ou imprésario de la mission, malgré toutes leurs bonnes intentions et leurs déclarations d’intention, finissent souvent par n’attirer personne.

Dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, vous reconnaissez que toute cela peut « nous procurer un certain vertige » comme celui de qui s’immerge dans une mer où il ne sait pas ce qu’il rencontrera. Que vouliez-vous suggérer par cette image ? Ces paroles concernent-elles aussi la mission ?
La mission n’est pas un projet entrepreneurial bien huilé. Elle n’est pas même un spectacle organisé pour compter combien de personnes y participent grâce à notre propagande. L’Esprit Saint œuvre comme Il le souhaite, quand Il le souhaite et où Il le souhaite. Et ceci peut causer une forme de vertige. Pourtant le vertige de la liberté repose justement dans le fait de se laisser porter par l’Esprit, en renonçant à calculer et à tout contrôler. C’est justement en cela que nous imitons le Christ Lui-même, qui, dans le mystère de sa Résurrection, a appris à reposer dans la tendresse des bras du Père.
La fécondité mystérieuse de la mission ne passe pas par nos intentions, nos méthodes, nos élans et nos initiatives. Elle repose précisément sur ce vertige : le vertige que l’on ressent face aux paroles de Jésus lorsqu’Il dit : « sans moi vous ne pouvez rien faire ».

Vous aimez répéter aussi que l’Eglise grandit « par témoignage ». Quelle suggestion cherchez-vous à adresser à travers cette insistance ?
Le fait que l’attraction se fait témoignage en nous. Le témoin atteste ce que l’œuvre du Christ et de Son Esprit ont accompli réellement dans sa vie. Après la Résurrection, c’est le Christ Lui-même qui se rend visible aux Apôtres. C’est Lui qui fait d’eux des témoins. Le témoignage, non plus, n’est pas une prestation qui nous appartient. On est témoin des œuvres du Seigneur.

Vous répétez souvent une autre chose, dans ce cas de façon négative : L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme et la mission de l’Eglise n’est pas prosélytisme. Pourquoi tant d’insistance ? Est-ce pour protéger les bons rapports avec les autres églises et le dialogue avec les traditions religieuses ?
Le problème avec le prosélytisme n’est pas seulement le fait qu’il contredit le chemin œcuménique et le dialogue interreligieux. Il y a prosélytisme partout où existe l’idée de faire grandir l’Eglise en se passant de l’attraction du Christ et de l’œuvre de l’Esprit, en comptant exclusivement sur un quelconque « discours savant ». Donc, en premier lieu, le prosélytisme exclut le Christ Lui-même de la mission, tout autant que l’Esprit Saint lorsqu’il prétend parler et agir au nom du Christ de manière nominaliste. Le prosélytisme est toujours violent par nature même lorsqu’il dissimule ou exerce cette violence avec des gants. Il ne supporte ni la liberté ni la gratuité avec laquelle la foi peut se transmettre par grâce, d’une personne à une autre. C’est pour cela que le prosélytisme n’est pas seulement relatif au passé, au temps de l’antique colonialisme ou des conversions forcées ou achetées par la promesse d’avantages matériels. Le prosélytisme peut exister aujourd’hui aussi, jusque dans les Paroisses, les communautés, les mouvements, les Congrégations religieuses.

Alors que veut dire annoncer l’Evangile ?
L’annonce de l’Evangile veut dire remettre en paroles sobres et précises le témoignage même du Christ, comme le firent les Apôtres. Il n’est pas nécessaire d’inventer des discours persuasifs. L’annonce de l’Evangile peut également être susurrée mais elle passe toujours par la force bouleversante du scandale de la croix et elle suit depuis toujours la voie indiquée dans la lettre de Saint Pierre Apôtre, qui consiste dans le simple fait de « donner raison » aux autres de sa propre espérance, une espérance qui demeure scandale et folie aux yeux du monde.

A quoi reconnaît-on le « missionnaire » chrétien ?
Une caractéristique distinctive est qu’il sert de facilitateur et non pas de contrôleur de la foi. Faciliter, rendre facile, et non pas mettre des obstacles au désir de Jésus d’embrasser tout un chacun, de guérir tout un chacun, de sauver tout un chacun. Ne pas faire de sélections, ne pas établir de « douanes pastorales ». Ne pas se comporter comme ceux qui se mettent sur le pas de la porte pour contrôler si les autres ont bien les prérequis pour entrer. Je me souviens des Curés et des communautés qui, à Buenos Aires, avaient mis sur pied de nombreuses initiatives pour rendre plus facile l’accès au baptême. Ils s’étaient aperçus qu’au cours des dernières années, le nombre de ceux qui n’étaient pas baptisés pour de nombreux motifs, y compris sociologiques, croissait. Ils voulaient rappeler à tous qu’être baptisés est une chose simple, que tous peuvent demander le baptême pour eux-mêmes et pour leurs enfants. La route entreprise par ces Curés et ces communautés était une et une seule : ne pas ajouter de poids, ne pas prétendre, ôter toute difficulté à caractère culturel, psychologique ou pratique qui pourrait pousser les personnes à reporter ou à abandonner leur intention de baptiser leurs enfants.

En Amérique, au début de l’Evangélisation, les missionnaires discutaient sur ceux qui étaient « dignes » de recevoir le baptême. Comment finirent ces disputes ?
Le Pape Paul III rejeta les théories de ceux qui soutenaient que les indiens étaient par nature « incapables » d’accueillir l’Evangile et confirma le choix de ceux qui facilitaient leur baptême. Cela pourrait sembler appartenir au passé et pourtant aujourd’hui encore, il existe des cercles et des secteurs qui se présentent comme « ilustrados », illuminés qui séquestrent également l’annonce de l’Evangile dans leurs logiques tortueuses qui divisent le monde entre « civilisation » et « barbarie ». L’idée que le Seigneur ait parmi Ses préférés aussi tant de « cabecitas negras » les irrite. Cela les met de mauvaise humeur. Ils considèrent une bonne partie de la famille humaine comme s’il s’agissait d’une entité de classe inférieure, inadaptée à atteindre, selon leurs critères, des niveaux décents de vie spirituelle et intellectuelle. Sur cette base, un mépris pour les peuples considérés de second niveau peut se développer. Tout cela a également émergé à l’occasion du Synode des Evêques sur l’Amazonie.

Certains tendent à opposer dialectiquement l’annonce claire de la foi et les œuvres sociales, déclarant qu’il ne faut pas réduire la mission au soutien des œuvres sociales. Est-ce une préoccupation légitime ?
Tout ce qui est compris dans l’horizon des Béatitudes et des œuvres de miséricorde est en accord avec la mission. C’est déjà une annonce. C’est déjà la mission. L’Eglise n’est pas une ONG, c’est autre chose. Cependant, l’Eglise est également un hôpital de campagne, où tous sont accueillis, comme ils sont, et où sont soignées les blessures de tous. Ceci fait partie de sa mission. Tout dépend de l’amour qui fait battre le cœur de celui qui agit. Si un missionnaire aide à creuser un puit au Mozambique, parce qu’il s’est aperçu que cela est utile à ceux qu’il baptise et auxquels il prêche l’Evangile, comment peut-on dire que cette œuvre est séparée de l’annonce ?

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles attentions et sensibilités à exercer dans le cadre des processus visant à rendre féconde l’annonce de l’Evangile dans les différents contextes sociaux et culturels ?
Le Christianisme ne dispose pas d’un modèle culturel unique. Ainsi que l’a reconnu Saint Jean Paul II, « en demeurant pleinement lui-même, dans la fidélité totale à l’annonce évangélique et à la tradition ecclésiale, le Christianisme portera également le visage des nombreuses cultures et des nombreux peuples au sein desquels il est accueilli et s’enracine ». L’Esprit Saint embellit l’Eglise, à travers des nouvelles expressions des personnes et des communautés qui embrassent l’Evangile. Ainsi l’Eglise, en prenant sur elle les valeurs des différentes cultures, devient « sponsa ornata monilibus suis », l’épouse ornée de ses joyaux dont parle le Prophète Isaïe. Il est vrai que certaines cultures ont été étroitement liées à la prédication de l’Evangile et au développement d’une pensée chrétienne mais, à l’époque où nous vivons, il devient plus urgent encore de tenir compte du fait que le message révélé ne s’identifie avec aucune culture. Et, dans la rencontre avec de nouvelles cultures, ou avec des cultures qui n’ont pas accueilli la prédication chrétienne, il ne faut pas essayer d’imposer une forme culturelle déterminée par la proposition évangélique. Aujourd’hui, y compris dans l’œuvre missionnaire, il convient de ne pas se charger de lourds bagages.

Mission et martyre. Vous avez rappelé souvent le lien intime qui relie ces deux expériences.
Dans la vie chrétienne, l’expérience du martyre et la proclamation de l’Evangile à tous ont la même origine, la même source, lorsque l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint donne force, courage et consolation. Le martyre est la plus haute expression de la reconnaissance et du témoignage rendu au Christ, qui représentent l’accomplissement de la mission, de l’œuvre apostolique. Je pense toujours aux frères coptes trucidés en Libye qui prononçaient à mi-voix le nom de Jésus pendant qu’ils étaient décapités. Je pense aux religieuses de Sainte Mère Teresa tuées au Yémen alors qu’elles prenaient soin de patients musulmans dans une résidence pour personnes âgées handicapées. Lorsqu’elles ont été tuées, elles portaient des tabliers de travail par-dessus leur habit religieux. Ce sont tous des vainqueurs, pas des « victimes », et leur martyre, jusqu’à l’effusion du sang, illumine le martyre que tous peuvent endurer dans la vie de chaque jour, avec le témoignage rendu quotidiennement au Christ. C’est ce que l’on peut voir, lorsqu’on va visiter les maisons de retraite des missionnaires âgés, souvent éprouvés par la vie qu’ils ont menée. Un missionnaire m’a déclaré que nombre d’entre eux perdent la mémoire et ne se souviennent plus du tout du bien qu’ils ont fait. « Mais cela n’a pas d’importance – me disait-il – car le Seigneur, en revanche, s’en rappelle très bien ».
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VATICAN - Mois missionnaire extraordinaire, un Dossier de l’Agence Fides

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 12:54
Cité du Vatican – Dans le monde entier, le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François a été célébré en octobre. De l’Europe à l’Afrique, de l’Asie à l’Amérique et jusqu’en Océanie, les fidèles des communautés catholiques, Diocèses, Paroisses, associations, groupes ecclésiaux ont renouvelé leur vocation et leur mission de « baptisés et envoyés », thème central du mois qui entendait raviver chez les fidèles la conscience d’être tous appelés à évangéliser. « Ce Mois missionnaire extraordinaire veut constituer une secousse pour nous provoquer à devenir actifs dans le bien. Non pas des notaires de la foi et des gardiens de la grâce mais des missionnaires » a souligné le Pape François.
« Le Seigneur demande à chacun de se faire don là où il se trouve, comme il est, en rappelant que le protagoniste de la mission est l’Esprit Saint. Le Seigneur ne nous laissera pas seuls : en témoignant, nous découvrons que l’Esprit Saint est arrivé avant nous pour préparer notre route » a déclaré S.Em. le Cardinal De Donatis, Vicaire de Sa Sainteté pour le Diocèse de Rome.
La célébration du Mois missionnaire extraordinaire n’a pas consisté, de manière voulue, en une série d’événements centralisés, apanage du Saint-Siège. Le Pape François a célébré l’ouverture solennelle aux Vêpres du 1er octobre sur la Place Saint Pierre puis toutes les Eglises locales, sur les cinq continents, ont promu des prières, liturgies, témoignages, de manière diffuse et capillaire. Afin de rendre compte du ferment missionnaire répandu de par le monde, le Dossier ci-joint recueille les nouvelles les plus significatives publiées par l’Agence du 1er au 31 octobre 2019.
Link correlati :Le Dossier de l’Agence Fides sur le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019
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EUROPE/ESPAGNE - Le Mois missionnaire extraordinaire, source de revitalisation de l’enthousiasme missionnaire au sein des Diocèses

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 11:47
Madrid – « Le Mois missionnaire extraordinaire s’est achevé mais ce qui ne peut finir est l’élan que l’Esprit Saint a mis au cœur des chrétiens. La mission a fini d’être – si tant elle qu’elle l’ait été – quelques-chose de réservé à quelques-uns et appartenant à un moment particulier. Maintenant, elle appartient à tous les chrétiens et à tout moment ». C’est ainsi que le Père José María Calderón, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne, résume dans une note transmise à l’Agence Fides, les centaines d’événements réalisés dans tous le Diocèses espagnols u cours de cette période, souhaitant que l’enthousiasme missionnaire rallumé au cours de ce mois d’octobre se conserve au cours de tous les mois de l’année.
Au niveau national, en septembre, un Congrès missionnaire a réuni à Madrid plus de 380 participants – théologiens, missionnaires et personnes engagées dans l’animation missionnaire . L'autobus de la Journée missionnaire mondiale a parcouru une grande partie du territoire espagnol au rythme du rap missionnaire Cadena de Bondades, de Grilex et Not From This World, qui a fait beaucoup danser dans de nombreuses Paroisses et écoles.
Au niveau diocésain, rappelle la note des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne, 10 expositions, 50 conférences et tables rondes, 3 discours, 9 concerts et festivals missionnaires et 5 marches ont été organisés. Des activités qui ont été ouvertes à tous, quel que soit leur âge et leur condition ecclésiale et ont vu les missionnaires être les protagonistes principaux, le seul but étant de rappeler que tous les baptisés sont missionnaires. « Le temps du bilan n’est pas encore arrivé, pas plus que celui des projets ingénus ou utopiques pour l’avenir mais est arrivé le moment de vérifier que nait actuellement quelque chose de nouveau, ne le voyez-vous pas ? : le désir que le Christ soit connu et aimé de tous » conclut le Père José María Calderón.
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EUROPE/ITALIE - Pèlerinage missionnaire au cours de la "Nuit des Saints"

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 10:18
Milan - Au sein de l'Archidiocèse de Milan, la "Nuit des Saints", veille de la Solennité de la Toussaint, le 1er novembre, est dédiée et centrée sur le thème de la mission et est vécue par les jeunes comme conclusion du Mois missionnaire extraordinaire. Ainsi que cela a été communiqué à l'Agence Fides par une note du Bureau des Communications de l'Archidiocèse de Milan, dans la soirée du 31 octobre, plus de 2.000 adolescents parcoureront en cortège le centre de la ville, proposant musique et spectacles dans les places et les églises, aidés par des pretres Fidei donum à réfléchir au thème de la mission. Les jeunes seront accueillis par l'Archeveque, S.Exc. Mgr Mario Delpini, en la Basilique Saint Ambroise à 20.00.
L'initiative est organisée par le Service Patronage et sport de l'Archidiocèse, en collaboration avec le Bureau diocésain de la Pastorale missionnaire et avec divers organismes missionnaires. Les jeunes écouteront et apprendront à connaitre des expériences de rencontre avec des personnes et des cultures d'origine différente au travers d'un itinéraire à étapes se déroulant dans la ville, en tant que conclusion du Mois missionnaire extraordinaire.
Le "pèlerinage missionnaire" spécial est suivi et animé par quelques 30 pretres Fidei donum, religieux et religieuses, qui ont fait l'expérience de la mission en d'autres Eglises de par le monde. Ces guides accompagneront différents groupes de jeunes le long d'un itinéraire qui prévoit neuf étapes, dans lesquelles ils rencontreront une association ou un Institut missionnaire. Parmi les ordres religieux impliqués se trouvent les Comboniens, l'Institut pontifical pour les Missions étrangères, les Xavériens, les Frères capucins ainsi que des associations et groupes ecclésiaux.
Dans la note, le Père Stefano Guidi, Directeur de la Fondation diocésaine des Patronages milanais, explique: "Au verbe avoir et à ses déclinaisons, tels qu'ils sont rappelés dans l'itinéraire des adolescents, seront associés les verbes partir et sortir. Le parcours entend aider les adolescents à comprendre que ce qui se possède - maison, biens, questions, temps, reves - doit etre restitué sous le signe du don, du service, du témoignage. C'est justement cela la mission".
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ASIE/BANGLADESH - Mission de service et de prière

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:38
Dacca – Il s’agit d’une famille qui se dédie à l’annonce de l’Evangile, une famille missionnaire que celle de Sœur Bashona Rebeito, religieuse de la Sainte Croix oeuvrant dans la Paroisse de Rangamatia de l’Archidiocèse de Dacca, laquelle raconte à Fides son expérience à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire. Dans sa famille d’origine, sur dix enfants, trois sont prêtres et trois sont religieuses. Chaque année, au sein de la Paroisse de Rangamatia, qui compte 5.000 catholiques, naissent de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.
« J’ai reçu une éducation chrétienne en famille durant mon enfance. J’ai vu la foi vécue par mes frères et sœurs aînés et grâce à leur exemple aujourd’hui je suis une consacrée » a déclaré à Fides Sœur Bashona Rebeito, qui a récemment célébré ses 25 ans de vie religieuse. Pourquoi la terre de Rangamatia est-elle fertile en vocations ? « Le mérite principal – répond-elle – revient à la famille parce qu’ici, les membres des familles chrétiennes ne découragent pas leurs enfants d’entrer au séminaire ou dans les maisons des ordres religieux ».
Sœur Bastona Rebeito, rappelle le témoignage de son frère aîné, Theotonius Proshanto Reberio, humble prêtre de 67 ans. « Sa vie est très simple. Il attire de nombreuses personnes à lui. Je veux être comme lui ».
La religieuse, qui est la première à être religieuse et avocate au Bengladesh, enseigne à l’école et raconte et synthétise ainsi son expérience au cours du Mois missionnaire extraordinaire. « Je prêche l’Evangile au travers de mon service et de ma prière ». Elle vit actuellement dans la ville de Dacca, avec la Congrégation de la Sainte Croix. Sa Paroisse de Rangamatia a donné jusqu’ici à l’Eglise au Bengladesh deux Evêques, 34 prêtres, 12 religieux non prêtres et 104 religieuses.
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AFRIQUE/NIGERIA - Libération du prêtre enlevé le 28 octobre

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:37
Abuja – Le Père Arinze Madu a été libéré. Le Vice-recteur du Séminaire Regina Apostolorum d’Imezi-Owa, dans l’Etat d’Enugu, avait été enlevé le 28 octobre dernier . Un porte-parole de la police a déclaré que le prêtre a été relâché indemne hier, 30 octobre, mais il n’a pas pu fournir de détails en ce qu’il a affirmé que les agents de sécurité se trouvaient encore dans la forêt où le Père Madu avait été retrouvé.
Le Diocèse d’Enugu a, lui aussi, confirmé la libération du prêtre sur sa page Facebook officielle, affirmant que « le Père Madu a été relâché cet après-midi de la cache de ses ravisseurs ». On ne sait si une rançon a été versée mais il est probable que la pression de la police, qui est intervenue en force sur zone où a ensuite été retrouvé l’ancien otage, ait contraint les ravisseurs à la fuite.
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ASIE/INDE - Le Seigneur, gardien de la Création accompagnant l’homme dans son chemin de foi et d’annonce

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:36
New Delhi – « L’Eglise en Inde est au service de la nation au travers de l’œuvre des missionnaires, des prêtres, des religieux et des laïcs qui accompagnent la population sur son chemin de plénitude de vie ». C’est ce qu’indique dans un entretien accordé à l’Agence Fides à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire le Père Cecil Azzopardi, SJ, Directeur spirituel du Collège international du Jésus de Rome, réaffirmant le rôle centrale de l’Eglise en Inde dans la construction et le développement, humain et social du pays. « Il est important de comprendre – souligne-t-il – que la mission sert à faire en sorte que toute personne puisse renouveler son rapport avec Dieu et recevoir le don de l’Esprit Saint et non pas à diffuser une idéologie ou une nouvelle culture ».
Le Père Cecil Azzopardi a œuvré pendant plus de 40 ans en tant que missionnaire de la Compagnie de Jésus dans différentes zones de l’Inde. « Bien que les chrétiens en Inde soient une minorité – indique-t-il – ils sont fortement appréciés par les Institutions pour leur engagement dans le domaine de l’éducation, de la santé, du travail et surtout du fait de leur soutien aux pauvres et aux marginalisés ». De son côté, l’Eglise encourage les fidèles – 19,9 millions d’indiens soit 1,7% de la population – au dialogue dans un contexte pluraliste comme celui de l’Inde, dans lequel coexistent des fois, des langues et des cultures différentes. « Il est nécessaire de cheminer ensemble avec les autres religions pour partager les défis sociaux et promouvoir une coexistence pacifique au sein de la société » observe le Père Azzopardi.
« L’Eglise vise à porter de la bonne volonté et de la compréhension entre les différents groupes religieux et à faire fleurir la paix dans les cœurs des personnes » met-il en évidence.
En ce qui concerne les défis relatifs à l’évangélisation dans le contexte indien, « l’un des aspects cruciaux – note le jésuite – est de proposer un style de vie s’inspirant à l’Evangile qui puisse se manifester dans la pensée et les coutumes d’un peuple ». A la perception de la miséricorde de Dieu correspond l’action à laquelle l’homme est appelé. « Dans les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola – explique-t-il – il existe une expression très caractérisante à ce propos qui est contenue dans la contemplatio ad amorem : Dieu prend de la peine et œuvre pour moi en toutes les choses créées sur la face de la terre. Cela veut dire que le Seigneur est le gardien de la Création et qu’Il accompagne l’homme dans son chemin de foi ». « Sur ce chemin – conclut-il – se concrétise justement l’action fondamentale de l’annonce chrétienne, cœur du Mois missionnaire extraordinaire ».
Link correlati :La video de l'entretien accordé par le Père Cecil Azzopardi à la chaine Youtube de l'Agence Fides
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VATICAN - Inauguration de l’Année universitaire de l’Université pontificale urbanienne de la part du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:34
Cité du Vatican – « La conclusion du Mois missionnaire extraordinaire voulu par le Pape, au moins dans sa forme temporelle, s’ouvre ici sur un parcours idéal sans barrières, parce qu’il touche l’esprit et les cœurs de ceux qui y étudient et se préparent à contribuer au travers de ses dons à l’annonce et à la propagation de la foi ». C’est ce qu’a rappelé le Grand Chancelier de l’Université pontificale urbanienne, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, au cours de l’acte académique marquant l’inauguration de l’année universitaire 2019-2020 qui a eu lieu hier en présence des enseignants, des étudiants, d’ambassadeurs et d’hôtes invités.
Rappelant la mission confiée aux Universités du Saint-Siège de contribuer à l’avènement d’une Eglise effectivement « en sortie missionnaire », ainsi que le demande instamment le Pape François, le Cardinal a souligné que, dans ce but, il faut que les Universités se transforment « en laboratoires de vie de pensée et de conception d’instruments d’action pastorale ». Ceci ne veut pas dire « rejeter les connaissances et les enseignements du passé et en inventer de nouveau » mais bien plutôt se livrer à « un exercice de discernement de la mission portée à terme par les maîtres du passé ».
Si c’est en suivant le principe de l’Incarnation que les Universités ecclésiastiques pourront honorer avec courage et fidélité, leur mission éducative dialogique avec le tout existentiel de tous – a-t-il réaffirmé – cette Université de Propaganda Fide ne pourra que se distinguer par son courage et sa fidélité en ce qui concerne la poursuite d’une formation d’évangélisation dialogique inter gentes et ad gentes ».
Le Grand Chancelier de l’Université pontificale urbanienne a par suite cité trois motifs de satisfaction inhérents à la vie universitaire. En premier lieu, les activités concernant le développement qualitatif des 108 Instituts affiliés à l’Université pontificale urbanienne « qui constituent de véritables laboratoires de l’avenir des jeunes Eglises » ; ensuite l’organisation prenante du Congrès international de fin novembre visant à célébrer le premier centenaire de la promulgation de la Lettre apostolique Maximum illud en approfondissant l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium ; enfin l’entrée à plein titre de la Section spécialisée de Théologie pastorale et mobilité humaine au sein des propositions de formation scientifique de la Faculté de Théologie.
La journée inaugurale de l’année universitaire 2019-2020 s’était ouverte au travers de la Messe solennelle de Spiritu Sancto en la Chapelle du Collège urbanien célébrée par le Cardinal Filoni. En commentant la péricope évangélique proclamée , le Cardinal a mis en évidence que « Jésus est la porte d’accès au Père, une porte étroite parce que qui entre est appelé à laisser dehors les choses inutiles, à commencer par son faux moi. Il s’agit donc d’une porte étroite non pas parce qu’oppressante mais parce qu’elle demande de se reconnaître comme ayant besoin de Son pardon ». Dans l’Evangile, Jésus, interpellé sur une question qui concerne l’action de Dieu, la question du Salut, « ne répond pas directement. Cette réponse, Jésus la laisse au Père, selon les temps et les modalités que Dieu voudra. En revanche, Jésus ouvre au missionnariat, à toutes les multitudes appelées à participer à la nouvelle Alliance ».
« Pour moi, pour notre Université urbanienne, qui est l’institution qui a en soi l’ADN missionnaire et dont les élèves proviennent d’Orient et d’Occident, du nord et du sud – a poursuivi le Cardinal Filoni – il est beau de conclure le Mois missionnaire avec vous. Plus encore, plus que le conclure, nous l’ouvrons dans le sens qu’il se poursuit dans vos salles de cours, dans votre formation, dans vos rêves consistant à porter la Sagesse du Christ et d’entrer dans le Royaume de Dieu. Ceci est notre préoccupation. Célébrons donc l’Eucharistie en un lieu – l’Université pontificale urbanienne – qui fait transparaître l’universalité de l’Eglise dans une approche entre foi et culture. Ici viennent puiser des centaines de Diocèses du monde entier, des Instituts religieux, des mouvements et des associations de laïcs. Le missionnariat universel doit constituer la caractéristique particulière de la vitalité de notre Université ».
Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal Filoni (en italien) Texte intégral de l'homélie du Cardinal Filoni (en italien)
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ASIE/IRAQ - Soutien des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak aux jeunes manifestants

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:32
Bagdad – Les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak expriment de manière compacte leur soutien aux manifestations populaires de protestation qui traversent le pays. Dans une communication commune, signée et diffusée le 30 octobre au terme d’un sommet tenu au siège du Patriarcat de Babylone des Chaldéens, les représentants des différents groupes ecclésiaux irakiens ont déclaré partager les requêtes de ceux qui manifestent pacifiquement leur mécontentement social et ont remercié en particulier les jeunes qui, en exprimant leur protestation aux responsables politiques nationaux, ont également « rompu les barrières sectaires, affirmant l’unité nationale irakienne et demandant que l’Irak devienne une patrie pour tous », fondée sur la reconnaissance de son identité plurielle.
Au cours de la phase que connaît actuellement le pays, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak déclarent leur soutien compact aux requêtes de postes de travail, de logements, de services, d’assistance sociale et sanitaire et aussi de mesures efficaces contre la corruption et le saccage des ressources publiques. S’adressant directement aux autorités, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak demandent à ce que la nation et le peuple irakien soient préservés de la perspective d’un enlisement dans le chaos en adoptant des mesures de réforme courageuses et en s’abstenant de mettre en œuvre des méthodes répressives violentes des manifestations populaires. Dans le même temps, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak demandent également aux manifestants d’exprimer leur protestation de manière pacifique en évitant de se faire infiltrer par des groupes violents.
La prise de position des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak se conclut en invoquant la miséricorde de Dieu « sur les victimes parmi les manifestants et les forces de sécurité » et en demandant à Dieu « d’illuminer le chemin de l’Irak ».
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AMERIQUE/CHILI - Réfléchir et écouter, des rencontres sur la crise promues par l’Eglise à Concepción

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:20
Concepción – Les jeunes qui fréquentent les centres catholiques ont été convoqués le 29 octobre par le Vicariat de la Pastorale des jeunes de l’Archidiocèse de Concepciòn près la Paroisse de l’Université afin de réfléchir sur la situation que connaît le pays et de laquelle personne n’est exclu. Hier, les prêtres ont été convoqués à leur tour par la Pastorale du Clergé pour rencontrer l’Archevêque, S.Exc. Mgr Fernando Chomali. Sur le même modèle, le Vicariat de la Pastorale sociale a rencontré les différentes réalités qui le composent, ouvrant un espace de réflexion à d’autres opérateurs pastoraux et à toute la communauté.
La note de l’Archidiocèse de Concepcion transmise à Fides signale que les rencontres font partie d’une initiative tendant à démontrer ce que signifie se sentir partie intégrante du peuple de Dieu, en partageant les désirs, les douleurs et les souffrances de l’ensemble de la population.
« Un processus pour réfléchir et écouter est nécessaire » a déclaré le Père Pedro Gómez, Vicaire général de l’Archidiocèse, en signalant que la situation est devenue véritablement une grave crise. Dans le cadre de la rencontre avec les prêtres, il a été décidé d’inviter tout un chacun à ne pas perdre l’espérance et à suivre les textes publiés par la Conférence épiscopale du Chili pour avoir des bases utiles à discerner ce qu’il faut faire.
L’Archidiocèse de Concepcion a travaillé de manière organisée à différents niveaux pour affronter cette crise, suggérant une voie chrétienne de résolution en partant de l’analyse des faits et en faisant des propositions pour l’action.
Tous ont été d’accord pour dire que « la crise sociale et son explosion constituent l’expression de l’accumulation des malaises et disparités de traitement ». Le document de l’Archidiocèse qui résume l’expérience de ces rencontres met en évidence que « les citoyens se sont réveillés, et nous l’apprécions, et apprécions le fait que cela proviennent des gens de la rue ». Il rappelle par ailleurs que l’Eglise au Chili traverse, elle aussi, une crise, et poursuit : « Ces deux crises se complètent réciproquement et ceci doit nous encourager et constituer pour nous un défi à relever et non pas nous mettre sur le trottoir d’en face en pensant que les problèmes appartiennent aux autres ». Après avoir souligné que « il y a eu violence que, naturellement, nous rejetons », le texte de l’Archidiocèse relève que « il existe des aspects positifs. La demande est grande et profonde et nous tous avons un rôle à jouer. Nous voulions offrir un espace pour commencer à construire un dialogue, une écoute qui, nous l’espérons, pourront se diffuser dans la communauté ».
Le Père Alejandro Godoy Vásquez, responsable de la Pastorale des jeunes d’un des secteurs de l’Archidiocèse, a affirmé que « sans doute, nous vivons actuellement une situation douloureuse avec cette crise politique et sociale dans laquelle se sont levées de nombreuses voix, parce que nous sommes dans un pays où existe la liberté. Il est important de découvrir la responsabilité de chacun d’entre nous. Nous faisons appel à la non-violence. Maintenant, trois aspects fondamentaux sont importants : le respect des personnes, la non-violence et le manque de crédibilité du monde politique voire même également de ce que nous vivons en tant qu’Eglise ».
Le responsable de la Pastorale des jeunes relève enfin que « il n’existe pas de responsable capable d’instaurer un dialogue fécond afin de résoudre les problèmes que soulèvent les personnes. Nous avons perdu de nombreuses valeurs. Cependant, nous, en tant qu’Eglise, désirons concentrer notre attention sur l’écoute de la population, faire écho et accompagner sa douleur et sa souffrance ».
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AFRIQUE/TANZANIE - Clôture le 10 novembre à Dar es Salaam du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Jue, 31/10/2019 - 00:19
Dar es Salaam – Le 10 novembre aura lieu à Dar es Salaam la célébration nationale de clôture du Mois missionnaire extraordinaire. La Messe sera célébrée au Centre Msimbazi par S.Exc. Mgr Gervase Nyaisonga, Archevêque de Mbeya et Président de la Conférence épiscopale de Tanzanie. Au cours de la célébration, l’Eglise accueillera S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires et Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, ainsi que les Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires des pays africains anglophones qui tiendront en Tanzanie leur réunion continentale régionale du 9 au 15 novembre. La rencontre se tient tous les deux ans et a eu lieu la dernière fois en 2017 à Harare, au Zimbabwe.
A la célébration participeront plus de 2.000 personnes, y compris les Evêques et Administrateurs diocésains de toute la Tanzanie, en compagnie des Directeurs diocésains des Œuvres pontificales missionnaires. Y seront représentés tous les Diocèses : prêtres, religieux et religieuses, catéchistes et laïcs. Les enfants de l’Archidiocèse de Dar es Salaam représenteront les enfants des différents Diocèses de Tanzanie.
Après avoir concélébré la Messe de clôture, Mgr Dal Toso remettra une récompense aux Diocèses ayant participé à la compétition canonique proclamée pour le Mois missionnaire extraordinaire.
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