ASIE/INDE - Mise à disposition du gouvernement des structures de l'Archidiocèse syro malankare de Thiruvalla en tant que centres de soin pour le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 11:02
Thiruvalla – Un Archidiocèse indien a mis à disposition ses différentes structures et institutions au gouvernement afin d'en faire des centres de soin et d'assistance pour les patients de Covid-19 dans l'Etat du Kerala. Ainsi que l'a appris Fides, S.Exc. Mgr Thomas Koorilos, Archevêque de Thiruvalla de rite syro malankare, a notifié à l'administration du district la mise à disposition des structures diocésaines « afin de contribuer au bien commun » à un moment difficile pour la société indienne alors que le virus atteint des pics de diffusion et fait des centaines de victimes par jour.
Les structures mises à disposition sont le complexe Santhi Nilayam sis dans la ville de Thiruvalla, l'auberge de jeunesse du Mar Athanasius College for Advanced Studies sis à Thukalasserry, le centre Bodhana et le campus médical de Perunthuruthy. Si nécessaire, indique la note parvenue à l'Agence Fides, l'auditorium de l'église Sainte Marie de Thirumoolapuram pourra également être équipé pour accueillir des patients, malades ou en quarantaine.
Le Kerala, Etat du sud de l'Inde, compte 19.026 cas de positivité au corona virus dont 62 morts alors que dans l'ensemble du pays, les cas sont plus de 1,4 millions et les morts 32.810. Le pays a enregistré par ailleurs 49.000 nouveaux cas et 702 morts au cours de ces dernières 24 heures.
La communauté catholique en Inde a signalé la mort de six prêtres des suites du Covid-19. Le dernier décès est celui du Père Simplicious Khess OP, 43 ans, exerçant son ministère au sein de la Paroisse de Notre-Dame de la Miséricorde de Thane, dans les environs de Mumbai. Hospitalisé après avoir été trouvé positif au Covid-19 voici deux semaines, son physique s'était affaibli voici quelques jours et il est mort d'une crise cardiaque.
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AMERIQUE - LXV° anniversaire du Conseil épiscopal d'Amérique latine

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 10:11
Bogotá - « Un jour comme aujourd'hui, le 25 juillet 1955, eut lieu la I° Conférence générale de l'Episcopat latino-américain et des Caraïbes, à Rio de Janeiro ». C'est en ces termes que la Présidence du CELAM annonce cet anniversaire qui a changé la manière de vivre en tant qu'Eglise pèlerine en Amérique.
« Nous rendons grâce à Dieu – indique le texte – pour le LXV° anniversaire de cette conférence convoquée par le Vénérable Pape Pie XII et dans le cadre de laquelle il a été décidé de demander à Sa Sainteté la création du Conseil épiscopal latino-américain avec pour objectif d'étudier les problèmes qui intéressent l'Eglise en Amérique latine, de coordonner les activités et de préparer de nouvelles Conférences de l'Episcopat latino-américain concernant les nouveaux défis des temps qui changent ».
Depuis lors, le CELAM s'est occupé de problèmes sociaux, de missions, de populations indigènes, de la population d'origine africaine, des immigrés, des gens de mer, ainsi que du problème du manque de prêtres et pour tout le temps de son existence, il s'est engagé à favoriser « des processus d'évangélisation et de service ecclésial » afin de répandre la foi et de la rendre partie intégrante de la pensée, des mœurs et des institutions du Continent.
Son action – expliquent les Evêques – a été particulièrement stimulée par la présence et le message des Saints Pères Saint Paul VI, Saint Jean Paul II, Benoît XVI et maintenant par le Pape François qui ont fait sentir leur proximité et leur parole dans tous les pays de notre continent ».
« A partir de la Doctrine sociale de l'Eglise, le CELAM appelle à une triple mission : illuminer, éduquer et agir ».
Aujourd'hui, le CELAM fournit des services de contact, de communion, de formation, de recherche et de réflexion aux 22 Conférences épiscopales se trouvant du Mexique au Cap Horn, y compris celle des Caraïbes et des Antilles.
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EUROPE/FRANCE - Rejet de toute violence et respect de la vie humaine en la commémoration de l'assassinat du Père Hamel

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 09:57
Rouen – « Pour la quatrième année, nous sommes réunis en cette église trop petite de Saint-Étienne du Rouvray, avec vous, prêtres, religieuses, paroissiens, avec vous, chère famille du Père Jacques Hamel, avec vous témoins de ce geste dramatique commis ici ». C'est ainsi que l'Archevêque de Rouen, S.Exc. Mgr Dominique Lebrun, a débuté la Messe qu'il célébré hier, Dimanche 26 juillet, en cette même église où le Père Hamel fut assassiné sur l'autel par deux militants islamistes le 26 juillet 2016 . A la commémoration étaient présents S.Exc. Mgr Eric de Moulins Beaufort, Archevêque de Reims et Président de la Conférence des Evêques de France, le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, des parlementaires et des autorités civiles et militaires.
Comme chaque année, la commémoration s'est déroulée suivant différents moments : marche silencieuse allant du presbytère à l'église Saint Etienne, Messe dominicale, cérémonie face à la stèle de la Fraternité. « Autorités religieuses et civiles, citoyens, croyants de toutes fois et non croyants s'unissent pour démontrer leur rejet commun de toute violence et leur profond respect de la vie humaine » souligne le communiqué du Diocèse qui « remercie tous ceux qui s'unissent directement ou indirectement par la prière et l'engagement à ce quatrième anniversaire ».
« Le système judiciaire pénal de notre pays continue à enquêter sur un cas qui implique de possibles complices – poursuit le texte. L'enquête fera-t-elle la lumière sur ce qui a amené à ce crime ? Ses résultats aideront-ils notre pays à mieux se protéger et à protéger ses enfants de la radicalisation mortelle ? Tous le veulent mais la sanction pénale ne peut être suffisante. Tous doivent se sentir responsables de la vie commune. Beaucoup se fait actuellement mais beaucoup reste à faire. Le Mal se cache et pas seulement sous la forme d'un virus. Le séparatisme comme les fractures sociales sont des causes mauvaises que le Père Hamel a su dénoncer sans recourir à des boucs émissaires mais en s'engageant à témoigner un amour égal pour tous, au milieu de tous ».
Le Pape François a accordé la dispense permettant d'ouvrir quelques mois après sa mort, le procès de Béatification du Père Hamel afin de reconnaître son martyre. Annoncée le Jeudi Saint 13 avril 2017, la phase diocésaine de la cause s'est ouverte officiellement le 20 mai suivant et s'est achevée le 9 mars 2019 . Le dossier complet a par suite été remis à la Congrégation pour la Cause des Saints qui, au printemps dernier, a communiqué à l'Archeveque de Rouen que la procédure canonique prévue « a été fidèlement respectée et que, par suite, le tribunal de l'Archidiocèse de Rouen, dans la collecte des preuves documentaires et des témoignages, a agi de manière juridiquement valide ».
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AFRIQUE/MALAWI - Lancement de la première station radiophonique catholique de l'Archidiocèse de Blantyre

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 07:49
Kuwala – Après deux ans d'attente, l'Archidiocèse de Blantyre a obtenu la licence régionale lui permettant de lancer la première station radiophonique catholique. « Kuwala FM se concentrera sur des programmes de catéchèse conçus pour la compréhension moderne au travers de questions et réponses. Nous transmettrons également des nouvelles et des programmes visant à affronter les défis sociaux et pastoraux » a expliqué le Coordinateur des Communications de l'Archidiocèse, le Père Frank Mwinganyama.
Dans la note parvenue à l'Agence Fides, le prêtre écrit : « Nous avions demandé la licence voici deux ans mais, à cause de la situation politique du pays, l'Autorité qui s'occupe de la réglementation des Communications du Malawi a dû temporiser. Maintenant que nous l'avons obtenue, nous prévoyons que la radio lancera ses transmissions dans les 8 mois qui viennent selon les conditions prescrites par la MACRA.
« Kuwala FM transmettra en anglais et en chichewa, une langue parlée dans certaines zones du Malawi – a ajouté le prêtre qui est également Aumônier des jeunes de l'Archidiocèse. Nous aurons des programmes s'adressant aux jeunes sur la formation intégrale, spirituelle et humaine, qui comprendront des thèmes culturels du Malawi pour les aider à grandir ».
En ce qui concerne la durabilité économique de la station, le Père Mwinganyama a précisé avoir opté pour l'insertion de messages publicitaires à l'intérieur des programmes « parce que les stations qui ne l'ont pas fait et ont opté pour la dépendance des dons des chrétiens sont devenues insoutenables ». Il a par ailleurs ajouré que sera mis en place une équipe de mercatique très au point qui aidera également à identifier les programmes sponsorisés en vue de la durabilité.
La MACRA autorisera la station radiophonique à transmettre des nouvelles pour la région sud du Malawi qui, selon le Père Mwinganyama, comprendra non seulement le territoire de l'Archidiocèse de Blantyre mais aussi celui d'autres Diocèses adjacents tels que ceux de Chikwawa et Zomba. Il s'agit de la cinquième station radiophonique catholique du pays.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Poursuite des violences malgré les négociations en cours entre gouvernement et séparatistes

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 14:16
Bamenda – Au Cameroun la guerre civile se poursuit avec encore plus d'âpreté. Au cours de ces dernières semaines, les affrontements entre les rebelles anglophones et les forces de l'ordre envoyées rétablir l'ordre ont fait des dizaines de victimes. Ni le danger du corona virus ni l'ouverture de négociations de paix, pour le moment extrêmement réservés, n'ont bloqué les violences. « Nous avons entendu dire que des colloques de paix ont été engagés – explique un religieux qui oeuvre dans la région de Bamenda – mais les autorités ici nient et continuent à ire qu'il n'y a rien là de concret. Ceci crée de la confusion pour nous ».
La crise enfonce ces racines dans la déclaration d'indépendance du Cameroun de 1960. Depuis lors, les frictions entre la minorité anglophone et la majorité francophone ont augmenté jusqu'à culminer en 2017 dans la déclaration d'indépendance de la « République d'Ambazonie » - par référence à la Baie d'Ambas du fleuve Mungo, marquant à l'époque coloniale la frontière entre Camerouns français et britannique. Depuis ce moment, la confrontation qui, jusqu'alors avait été limitée au débat politique, a débouché sur de très graves affrontements entre séparatistes et armée camerounaise. Au cours de ces trois dernières années, la confrontation s'est exacerbée. Selon les Nations Unies, le conflit aurait causé la mort d'au moins 3.000 personnes et a contraint un demi million d'évacués voire de réfugiés, ayant passé la frontière en direction du Nigeria voisin.
Les témoignages de missionnaires sur place, lesquels demandent à conserver l'anonymat pour raisons de sécurité, sont toujours plus dramatiques. « La situation – poursuit le religieux – n'est pas en train de s'améliorer. Les combats augmentent de jour en jour. Les militaires ont installé des postes armés dans les lieux stratégiques. Périodiquement, ils sont attaqués par les rebelles et en découlent des combats intenses et sanglants ».
Au cours de ces derniers jours, les religieux ont entendu des tirs d'armes lourdes. « Il nous a été référé que des personnes ont été tuées – continue notre source. Depuis lundi, a été imposé un couvre-feu strict et il n'est pas possible de sortir de chez soi ».
Au cours de ces dernières semaines, de nombreuses maisons ont été détruites, expliquent les missionnaires, et les habitants trouvent refuge ou bien dans les bois ou bien dans les presbytères ou auprès des communautés religieuses. Il s'agit de pauvres gens qui n'ont plus un toit sous lequel se réfugier ni un minimum pour survivre. La saison des pluies complique encore leur situation.
« Dans cette partie du pays – poursuivent les missionnaires – la population vit d'agriculture en cultivant de petits lopins de terre. Maintenant, elle n'a plus rien. Le mais qu'elle avait planté au cours des mois derniers croissait bien grâce aux pluies abondantes. Récemment, les militaires ont ordonné de détruire tous les plants parce que les rebelles pouvaient se cacher dans les champs. Ainsi la production a été en grande partie détruite. Au cours des prochains mois, en l'absence de la possibilité de récolter les produits de la terre, les civils souffriront sûrement de faim. La situation est très difficile ».
La situation l'est aussi pour les plus jeunes. Pour le moment, il n'est pas question de rouvrir les écoles. « Ce serait trop complexe – observe le missionnaire. Le drame est que ces jeunes gens et jeunes filles, outre à souffrir à cause de la guerre, pâtiront également à l'avenir des lacunes formatives causées par l'impossibilité de fréquenter régulièrement leurs cours. Il s'agira d'un véritable drame pour ces provinces ».
Dans ce contexte tragique, s'est également diffusé le corona virus. Selon les statistiques officielles, le nombre de cas est d'un peu plus de 16.000 et celui des morts de 370. « Nous craignons que l'épidémie ne soit sous-estimée par les autorités – conclut le missionnaire. Probablement, les cas sont beaucoup plus nombreux. Pour notre part, nous faisons tout notre possible pour réduire le danger en continuant à fournir des masques de protection et à distribuer des désinfectants à la population mais cela suffira-t-il à contenir le virus ? ».
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EUROPE/ITALIE - Retour à la maison du Père de deux missionnaires italiens présents au service des pauvres à Madagascar depuis des décennies et victimes du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 11:34
Rome – L'Eglise missionnaire paie actuellement elle aussi sa contribution à la pandémie de Covid-19 qui n'épargne pas les peuples et les nations sur tous les continents. Ainsi sont morts à Antananarivo à quelques heures de distance deux missionnaires italiens qui avaient passé des décennies au service du pays et sont restés aux cotés de sa population y compris au cours de cette période de pandémie. Le 21 juillet est retourné à la Maison du Père le Père Albano Passarotto, religieux vincentien de 80 ans, missionnaire à Madagascar depuis 56 ans et le surlendemain, 23 juillet, est mort le Père Luigi Piotto, de l'Oeuvre de Don Orione, 65 ans, missionnaire dans la grande île depuis 28 ans.
Ordonné prêtre en 1965, le Père Albano Passarotto a toujours exercé sa mission à Madagascar, se dédiant surtout aux enfants les plus pauvres, créant des écoles, des orphelinats, de centres de soins et des structures garantissant l'instruction et l'assistance à la population et en particulier aux enfants. Actuellement, il gérait une école dans le sud de l'île, structure qu'il avait fondé afin de garantir à des centaines d'enfants la possibilité d'étudier et de prendre deux repas par jour du moment que la majorité des élèves provenait de familles vivant dans des baraques.
En 1992, le Père Luigi Piotto était parti pour Madagascar. Ses 28 années de vie missionnaire se sont toutes déroulées à Antsofinondry, en tant que Curé, Directeur, responsable de l'école professionnelle. Il a toujours été au service des pauvres qu'il a aimé selon le style enseigné par Don Orione. Il a donné sa vie pour eux, la dépensant surtout dans la promotion de la formation scolaire des enfants et des jeunes, leur assurant un avenir digne. De 2003 à 2010, il a été Coordinateur des Missions de Don Orione à Madagascar, et depuis la constitution de la Délégation Marie, Reine du Madagascar, il avait été nommé Conseiller et Econome.
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ANALYSE - Pauline Jaricot, une « sainte moderne »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 11:21
Cité du Vatican – Les réseaux sociaux, à son époque, étaient loin d'avoir été inventés mais la Vénérable Pauline Jaricot, jeune lyonnaise de 17 ans, avait déjà clairement en tête la dimension capillaire et ontologiquement universelle d'une communauté comme celle des disciples du Christ, non pas tant pas une structuration rigide ou à cause de son potentiel financier mais bien plutôt parce que, dans son cœur, elle avait mûri la conscience du fait que la prière constitue une force transcendante qui meut les montagnes et la charité un langage global, capable de parler à tout homme et à toute femme dans tous les coins de la planète. Cette jeune femme est aujourd'hui présentée comme modèle à l'Eglise du XXI° siècle. Le 26 mai dernier en effet, le Pape François a autorisé la publication du Décret reconnaissant le miracle attribué à l'intercession de la Vénérable Servante de Dieu Pauline Marie Jaricot , ouvrant la voie à sa béatification.
Lui appartient l'heureuse intuition de « se constituer en réseau », en promouvant des initiatives qui unissent les croyants dans la prière et élargissent les horizons pour soulager les souffrances des personnes, proches et lointaines jusqu'aux « extrémités de la terre ». La Vénérable Pauline Jaricot offre sa contribution particulière et cruciale à la sensibilité et à l'activité missionnaire de l'Eglise reprise, au début du XIX° siècle grâce à la jeune lyonnaise. Cette sensibilité missionnaire est élargie et partagée à l'intérieur de tout le Peuple de Dieu selon l'idée que tous les baptisés – et non pas seulement des religieux partant pour des terres lointaines – constituent d'authentiques protagonistes de la mission de l'Eglise.
Link correlati :Pour continuer à lire l'approfondissement sur le site Internet d'Omnis Terra
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OCEANIE/AUSTRALIE - Prise de position de l'Archevêque de Brisbane et de l'Archevêque grec orthodoxe d'Australie sur la reconversion de Sainte Sophie en lieu de culte islamique

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 11:04
Sydney – Le choix de reconvertir en mosquée le complexe monumental de Sainte Sophie à Istanbul « risque de semer la division dans un monde à la recherche d'un terrain commun ». C'est ce qu'affirment l'Archevêque de Brisbane et Président de la Conférence épiscopale d'Australie, S.Exc. Mgr Mark Benedict Coleridge, et l'Archevêque grec orthodoxe d'Australie, Makarios, indiquant vouloir unir leurs voix « aux nombreuses autres qui, dans le monde entier, ont exprimé leur profond regret pour la récente décision de la Turquie de modifier le statut de Sainte Sophie ».
La structure, Cathédrale chrétienne pendant plus de 900 ans avant d'être convertie en mosquée au XV° siècle, avant été transformé en musée en 1934. Récemment, le gouvernement turc a décidé de l'ouvrir à nouveau au culte islamique.
« Au cours de ces 85 dernières années, l'édifice a représenté un véritable emblème du patrimoine culturel mondial et un symbole d'intégration. Notre crainte est que ceci puisse aggraver la tension entre chrétiens et musulmans à un moment où nous devons poursuivre sur la voie du dialogue et chercher un terrain commun. Le parcours de l'idéologie nationaliste et les décisions politiques qu'elle suggère ne peuvent conduire qu'à la division qui n'est jamais le fruit de la sagesse que toutes les religions recherchent » indique encore la note des deux Archevêques d'Australie.
Ils ont par ailleurs exprimé leurs prières pour le peuple turc, en particulier pour les chrétiens, « particulièrement attristés par cette décision ».
« Nous prions également afin qu'avec le temps, puisse se produire une inversion et que Sainte Sophie puisse être de nouveau pour tous un terrain commun de rencontre et un emblème de paix » ont-ils conclu.
Ainsi que l'avait fait savoir au début du mois de juillet le Président turc Recep Tayyip Erdoğan, Sainte Sophie a été rouverte au culte islamique avec la prière du 24 juillet. L'annonce avait été précédée par une décision du Conseil d'Etat turc qui annulait de facto le décret de 1934 transformant en musée l'antique Basilique byzantine.
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ASIE/MYANMAR - Engagement de bénévoles catholiques dans l'assistance aux personnes en quarantaine

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 10:47
Pathein - « Il faut nous aider réciproquement et montrer la plus large solidarité envers les nécessiteux et les personnes vulnérables alors que le Myanmar est touché par la pandémie de Covid-19 ». Telle est l'exhortation de S.Exc. Mgr John Hsane Hgyi, Evêque de Pathein, qui a indiqué à l'Agence Fides la manière dont l'Eglise dans ce pays est activement engagée dans l'assistance et le soutien aux patients affectés par le Covid-19.
L'Evêque a rendu visite ces jours derniers aux centres de quarantaine organisés par le gouvernement à l'intérieur du complexe de l'Université de Pathein, dans la région d'Ayeyarwady , où sont présents de nombreux bénévoles catholiques. « Le motif pour lequel nous venons ici est d'offrir une aide humanitaire. Je suis grandement reconnaissant à ceux qui ont accepté notre aide et gèrent cette initiative » affirme Mgr John Hsane Hgyi.
L'Evêque a visité le centre sur invitation du Père Peter Myat Thura, Directeur du service social Karuna de Pathein, qui correspond à la Caritas. Le prêtre indique que la majeure partie des résidents est constituée de personnes revenues de Thaïlande et qui doivent demeurer en isolement ou qui ont été trouvées positives au test. Les catholiques « sont présents au sein de l'organisation. Ils portent de la nourriture, du matériel médical et des aides humanitaires à toutes les personnes accueillies, indépendamment de leur religion et de leur ethnie » a-t-il déclaré.
L'Evêque a fait l'éloge du peuple du Myanmar pour la manière dont il a été en mesure de relever le défi de la pandémie au travers de l'engagement, de la bonne volonté et de l'élan de solidarité. « L'attitude exemplaire de la population du Myanmar est un bon témoignage et fait du bien à l'image du pays. Ce moment historique représente une opportunité » affirme l'Evêque et l'Eglise au Myanmar en profite, surtout grâce à l'activité de Karuna, la Caritas birmane.
Plus de 21.000 personnes ont été placées en quarantaine sur quelques 3.000 sites ad hoc organisés par les institutions sur l'ensemble du territoire national comme l'indique le Ministère de la Santé local.
Plus de 85.000 expatriés sont rentrés de Thaïlande entre mars et juillet et 44.000 autres sont revenus de Chine populaire selon un rapport de l'Organisation internationale des Migrations. Jusqu'ici, le Myanmar compte 343 cas avérés de Covid.19 dont 6 morts t 282 guéris.
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AMERIQUE/ARGENTINE - Un demi million de personnes impliquées dans le trafic de personnes malgré les mesures d'endiguement de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 10:31
Buenos Aires – Le 30 juillet est célébrée la Journée mondiale contre le trafic d'êtres humains proclamée par l'ONU afin que la société civile et les Etats travaillent ensemble pour lutter contre ce crime contre l'humanité ainsi que le qualifie le magistère du Pape François. En vue de ce rendez-vous annuel, l'équipe « Non à la traite » de la Commission nationale Justice et Paix, a promu une rencontre qui se tiendra le 27 juillet et impliquera par téléconférence des spécialistes d'organisations sociales, religieuses ainsi que des représentants de l'autorité judiciaire, de l'exécutif et du pouvoir législatif.
Selon la note diffusée par la Conférence épiscopale d'Argentine et envoyée à Fides, ce crime implique dans le pays près d'un demi million de personnes entre victimes du trafic à des fins de travail et de la traite ayant pour fin l'exploitation sexuelle des victimes. Au cours de la rencontre de lundi prochain, qui se tiendra de 18.00 à 20.00 locales, il sera possible d'écouter les intervenants des différents secteurs.
L'équipe « Non à la traite » a vu le jour en 2013 pour convoquer les différentes institutions engagées dans la lutte contre le trafic et l'exploitation de personnes, afin d'unir les efforts et de travailler à des actions coordonnées en partageant un programme commun sur ce grave problème. Afin de sensibiliser et de rendre plus visible le crime de trafic d'êtres humains et de contrebande, sont organisés chaque année des événements liés à la Journée mondiale contre le trafic d'êtres humains, en proposant une devise centrée sur un aspect spécifique de cette pratique criminelle. Pour s'inscrire à la rencontre numérique de lundi prochain, il suffit d'envoyer un courriel à l'adresse suivante : equiponoalatrata@gmail.com.
« Nous sommes dans la situation actuelle d'urgence sanitaire, isolés et en quarantaine avec de nombreuses personnes sans travail et sans nourriture – écrit la Commission épiscopale chargée des migrants et des personnes en déplacement dans son Message pour la journée du 30 juillet. Toutefois le mal et la corruption de la violence basée sur le sexe des personnes, de la drogue, des personnes vivant dans les rues et des migrants les plus vulnérables ne s’arrêtent pas pour autant. Ils ne sont ni isolés ni mis en quarantaine. Pas plus que le crime de trafic d'êtres humains. Pire encore, nous courrons le risque qu'il empire. Cette réalité nous appelle à l'action et non au désespoir et encore moins à l'indifférence. S'il est en notre pouvoir de faire quelque chose, nous devons le faire. Au moins prier et promouvoir la prise de conscience de sa propre famille ou de sa communauté concernant ces réalités qui nous concernent tous et qui, comme l'a déclaré à plusieurs reprises le Pape François et comme il le répète inlassablement : « Personne ne se sauve tout seul ».
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AFRIQUE/MAROC - Eglises rouvertes et persistance de la peur du virus

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 10:06
Fez - « Le gouvernement a récompensé la discipline de la population marocaine qui, avec patience et stoïcisme, a affronté un long verrouillage » écrit à l'Agence Fides le Père Matteo Revelli, de la Société des Missions africaines depuis Fez.
« Les lieux de culte – mosquées, églises et temples – bien qu'avec toutes les précautions nécessaires ont pu accueillir à nouveau leurs fidèles, y compris mes paroissiens qui, à 99%, sont des étudiants et des travailleurs provenant d'Afrique sub-saharienne venus au Maroc pour raisons d'études ou de travail » poursuit le Père Revelli qui est Curé de la Paroisse Saint François d'Assise de Fez et s'occupe depuis 13 ans de l'animation de cette Paroisse.
« Toutefois – souligne-t-il – la peur est encore très présente et le niveau d'alerte reste élevé. Dimanche dernier, nos bénévoles, qui avaient été placés aux entrées de l'église pour les contrôles, ne me laissaient pas même rentrer sans avoir d'abord vérifié ma température corporelle et m'avoir fait désinfecter mes mains à quatre reprises. Au moment de la Communion, j'ai également été stupéfait de voir que beaucoup hésitaient à se mettre en file pour La recevoir ».
« Les mauvais souvenirs de l'épidémie sont encore bien vivants et beaucoup disent qu'une précaution supplémentaire ne fait pas de mal » conclut le missionnaire.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Prêcher sur les réseaux sociaux, une expérience de navigation en haute mer

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 09:18
Ibagué – En temps de pandémie, l'Eglise reconnaît l'importance d'intensifier l'accompagnement spirituel des populations. Pour cette raison, les prêtres des diverses juridictions ecclésiastiques se trouvant sur tout le territoire colombien ont pris à cœur de rejoindre les communautés au travers d'autres moyens que ceux traditionnellement employés vu l'isolement et les mesures sanitaires adoptées par le gouvernement. Les réseaux sociaux sont ainsi devenus très importants en ce moment de crise, représentant l'un des canaux d'information les plus utilisés par les juridictions ecclésiastiques et par les communautés religieuses.
Selon la note envoyée à Fides par la Conférence épiscopale de Colombie, le Père Cristian Camilo Cárdenas Aguirre, du clergé de l'Archidiocèse d'Ibagué, a souligné que « prêcher au travers de ces plates-formes numériques est un peu comme naviguer en haute mer, dans la mesure où l'on rencontre tout type de personnes ».
« A l'église, il est possible de prêcher mais toujours aux mêmes personnes, qui connaissent l'Evangile, sont pieuses ou religieuses, même aux personnes qui veulent commencer à parcourir ce Chemin et sont déjà habituées à notre discours et à notre dialogue mais lorsque l'on ose prêcher sur les réseaux sociaux, il est possible d'entrer en contact avec les athées, les catholiques, les protestants, les musulmans etc., quiconque soit ou non croyant. Ceci est intéressant dans la mesure où l'on se rend compte qu'eux aussi écoutent. Cela est évident dans les commentaires qu'ils laissent » met en évidence le Père Cristian Cárdenas.
Son action se base sur l'Evangile selon Saint Luc dans lequel le Seigneur invite à aller en haute mer et à lancer les filets. Cette manière d'évangéliser a été menée pendant quelques quatre ans, lorsque j'étais diacre, et chaque semaine était publiée une réflexion sur l'Evangile sous la forme d'une vidéo de deux minutes.
« J'ai commencé avec Facebook pour passer ensuite à Youtube et Instagram. En cette pandémie, les personnes ont eu plus de temps pour être sur les réseaux sociaux et ont eu besoin de davantage d'accompagnement ce qui a fait en sorte que la réflexion soit quotidienne. Ensuite, je suis entré sur Tik Tok, un réseau que je ne voulais pas fréquenter. Toutefois, j'ai été motivé par la jeunesse de la pastorale des jeunes de l'Archidiocèse et cela a produit un résultat explosif » affirme le Père Cárdenas.
« La pandémie nous a fait comprendre que les réseaux sociaux devaient être irrigués par l'Evangile parce que si l'Eglise ne le fait pas, ce seront d'autres personnes qui inonderont ces espaces avec d'autres types de contenus. Au milieu de la tragédie, l'Eglise a été en mesure de se mettre à jour concernant cet aspect. L'ambon du XXI° siècle est constitué par les réseaux sociaux et même si nous pourrions disposer d'un vaste public mais de peu d'accueil positif, ce sont dans tous les cas des espaces que nous gagnerons ».
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ASIE/INDE - Participation de l'Eglise au service humanitaire et au contrôle du Covid-19 au sein du plus grand bidonville d'Asie

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 13:20
Mumbai - La Paroisse Saint Antoine de la zone de Dharavi, dans l'Archidiocèse de Bombay, offre actuellement sa contribution pour endiguer la diffusion di virus du Covid-19 à Dharavi, l'un des plus grands bidonvilles du monde sis dans la zone de Mumbai, dans l'ouest de l'Inde, et à la subsistance de la population locale qui se trouve dans des conditions d'extrême indigence. Le Père Christopher D. Jeyakumar, Curé de la Paroisse Saint Antoine, raconte à l'Agence Fides qu'il s'agit d'un « bon résultat dans la lutte contre le corona virus et dans l'oeuvre de solidarité sociale ».
L'OMS a apprécié les différentes initiatives mises en place pour contenir le Covid-19 à Dharavi, zone objet de grande préoccupation qui s'étend sur une superficie de 2,5 Km2 et accueille 650.000 personnes vivant dans des baraques ou des édifices délabrés situés dans des ruelles étroites et disposant d'égouts à ciel ouvert. L'OMS a affirmé qu'actuellement le corona virus est sous contrôle à Dharavi grâce à la participation de la communauté et à l'action conjointe d'organismes publics et privé y compris celle de la communauté catholique.
Comme l'affirme le Père Jeyakumar, « la population du bidonville s'est retrouvée à vivre des moments très difficiles au cours de la pandémie et l'Eglise s'est mobilisée pour aider mais les personnes ont toujours vécu avec grande dignité en conditions de pauvreté ». A Mumbai, le premier cas de Covid-19 a été enregistré le 11 mars et le 1er avril le premier cas a été signalé à Dharavi. « Au cour de la phase initiale – indique le Curé – on craignait que Dharavi ne devienne un foyer de corona virus. La contamination a commencé dans deux zones qui se trouvent aux extrémités opposées du grand bidonville. Généralement, des personnes de Mumbai qui entendent se déplacer à l'étranger pour motifs de travail séjournent temporairement dans ces deux zones. Ils demeurent ici jusqu'à tant qu'ils n'aient pas trouvé de travail, généralement dans un certain nombre de pays du Golfe » a-t-il expliqué.
Une fois vérifié le premier cas de Covid-19, le gouvernement a interdit le déplacement des personnes et tout rassemblement. Cependant, la distanciation physique est presque impossible à Dharavi dans la mesure où les personnes vivent dans des zones à haute densité. Par exemple, une famille de cinq personnes peut vivre dans une petite baraque ne comptant qu'une pièce.
Toutefois, selon les observateurs, à Dharavi, où les services de base comme les services hygiéniques et sanitaires, l'eau, la collecte des ordures manquent, les résidents ont développé une certaine immunité à tous les types d'infections présentes au sein de la société. Il n'en reste pas moins que le corona virus ne s'est pas diffusé en tache d'huile à Dharavi, comme on le craignait et que les cas d'infection sont demeurés circonscrits même s'il était très difficile de suivre les mesures de précaution en matière d'hygiène et de distanciation.
L'Eglise locale de Mumbai a soutenu le Père Jeyakumar et sa Paroisse, qui compte près de 5.000 fidèles, de nombreuses manières. Ainsi les religieuses canossiennes et différentes autres communautés ont donné de la nourriture à la population de Dharavi. « Nous avons commencé à distribuer des aides provenant du Centre pour l'action sociale, qui s'occupe du service social et caritatif au sein de l'Archidiocèse de Bombay sans aucune discrimination de foi, d'ethnie et de caste » a affirmé le Père Jeyakumar. « Nous ne pouvons aider seulement les catholiques. Au cours de ces trois derniers mois, la population de toutes les religions a regardé en direction de l'Eglise et la population de Dharavi est reconnaissante pour l'aide qu'elle reçoit. Elle sait que c'est l'Eglise catholique qui aide » indique-t-il.
Aujourd'hui la population du bidonville, remarque le Curé, souffre du manque de travail – la majeure partie des personnes sont en effet des journaliers ou des personnes travaillant dans le cadre de l'économie informelle – mais de surcroît elle souffre aussi d'une stigmatisation qui dépend du lieu de provenance et de la peur de la contamination. « Où qu'ils aillent pour chercher du travail, ils sont rejetés parce que provenant de Dharavi » remarque le Père Jeyakumar. Dans cette situation, l'accueil et le soutien reçu de la Paroisse Saint Antoine sont précieux et déterminants pour leur survie.
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ASIE/LIBAN - Insistance du Patriarche d'Antioche des Maronites sur la neutralité libanaise et hausse du nombre des cas de contamination par Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 12:43
Beyrouth – Alors que le Liban enregistre une remontée du nombre des contaminations par Covid-19 et que des institutions prestigieuses comme l'Université américaine manifestent des signaux de crise, le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, poursuit sa campagne visant à réaffirmer la neutralité politique et géopolitique libanaise par rapport aux acteurs géopolitiques et aux axes de forces mondiales et régionales qui se confrontent sur les théâtres proche orientaux. Au cours de la journée d'hier, 23 juillet, le Cardinal a eu la possibilité d'exposer son projet de relance de la neutralité libanaise à certains Chefs et représentants des Eglises présentes au Liban, reçus en sa résidence estivale de Diman. A cette réunion, ont participé le Patriarche d'Antioche des Grecs melkite, S.B. Youssef Absi, le Patriarche d'Antioche des Syriens, S.B. Ignace Youssef III Younan, le Patriarche de Cilicie des Arméniens, S.B. Grégoire Pierre XX Ghabroyan, et deux représentants d'Aram I, Catholicos de Cilicie des Arméniens apostoliques. N'ont en revanche pas pris part à la rencontre les représentants du Patriarcat grec orthodoxe d'Antioche, du Patriarcat syro orthodoxe d'Antioche pas plus que ceux des églises et communautés chrétiennes évangéliques locales. Dans son intervention, reprise par les moyens de communication, le Patriarche d'Antioche des Maronites a voulu documenter au travers de différentes références historiques le fait que le « statut de neutralité » représente une sorte de caractéristique identitaire de la nation libanaise dès son avènement, caractéristique qui doit être protégée et réaffirmée notamment comme facteur de désamorçage des conflits qui affligent depuis des décennies le Proche-Orient. « Depuis l'adoption du pacte de 1943 – a déclaré notamment le Patriarche d'Antioche des Maronites – le Liban s'est engagé dans une politique de neutralité et de non alignement, basée sur les principes suivants : aucune protection, aucun protectorat, aucun privilège ou lieu privilégié à disposition d'un pays quelconque tant de l'Orient que de l'Occident mais plutôt un statut de patrie souveraine, libre et pleinement indépendante ». Le fil conducteur de la réaffirmation de sa neutralité – a poursuivi le Cardinal – a traversé toutes les déclarations relatives à l'identité nationale et à la forme institutionnelle du Liban, jusqu'à la déclaration de Baabda du 11 juin 2012 qui a, à nouveau, confirmé la « neutralité du Liban en ce qui concerne les axes et les conflits régionaux et internationaux, de manière à éviter les répercussions négatives des tensions et des crises régionales ».
Entre temps, ces jours derniers, la remontée sensible du nombre des contaminations par Covid-19 dans le pays – due en particulier aux faibles précautions prises par des personnes contaminées arrivées au Liban de l'étranger – a de nouveau répandu l'inquiétude et la préoccupation au sein de la population libanaise. Parmi les signaux préoccupants de crise mis en évidence par les moyens de communication ces derniers jours se trouve également la partielle démobilisation de l'American University di Beyrouth , qui a depuis peu communiqué sa décision de licencier quelques 800 salariés. Lancée en 1862 à l'instigation de missionnaires évangéliques américains, la prestigieuse institution a été jusqu'ici un instrument efficace pour introduire les standards du système éducatif et universitaire de type américain au Liban et dans l'ensemble du Proche-Orient.
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ASIE - Témoignage de Clarétains sur l'Evangélisation avec la Bible au temps du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 12:00
Hong Kong – Les missionnaires Clarétains continuent et renforcent leur ministère d'évangélisation au travers la diffusion de la Bible en ce temps de pandémie de Covid-19. La Maison d'édition catholique Claret Publishing Group est présente sur tous les continents et sa publication de pointe annuelle est le Journal de la Bible, lancé voici 35 ans aux Philippines. « Le Journal de la Bible et l'Evangile du jour ont été imprimés en 23 langues et à près d'un million d'exemplaires chaque année. « Après la publication en langue birmane en 2019, cette année, ils seront publiés en deux autres langues africaines » indique à Fides le Père Jose Cherukara, missionnaire clarétain à Hong Kong et à Macao. Publication appréciée et promue par l'Eglise locale au Myanmar, l'an dernier, quelques 6.000 copies du Journal de la Bible en langue birmane ont été vendues » indique le Père Cherukara.
Parmi les prochains programmes d'apostolat biblique, la Maison d'édition des Clarétains a prévu de publier une traduction totalement nouvelle de la Bible en langue chinoise, dont la sortie est prévue pour août 2021, alors que des éditions spéciales et des publications sont en chantier à l'occasion du V° centenaire de l'arrivée du Christianisme aux Philippines .
Pour renouveler le service d'évangélisation en temps de pandémie, les différentes branches de la Maison d'édition liée à la Congrégation de Tanzanie, des Philippines et d'Inde nord orientale, membres du Claret Publishing Group , ont soutenu le projet visant à diffuser le Journal de la Bible en de nouvelles langues en Afrique et en Asie.
Le Père Mathew Vattamattam. Supérieur général de la Congrégation, a rappelé que « le ministère de la publication et de l'évangélisation par la communication est un patrimoine de l'Ordre en ce qu'il a été un projet de Saint Antoine Marie Claret, fondateur de l'Institut ». La crise liée au Covid-19 a frappé le service dans son ensemble mais les Clarétains du monde entier n'ont pas fermé leurs librairies » a affirmé le Père Alberto Rossa, clarétain impliqué dans le travail éditorial. « Le groupe éditorial travaille actuellement à la numérisation de la Bible en différentes langues en ce qu'il s'agit d'une transition nécessaires » a-t-il indiqué, remarquant qu'il s'agit là d'une forme d'évangélisation par le biais de la culture et de publications catholiques.
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Nomination du Recteur du Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste sis sur le territoire de l'Archidiocèse de Ouagadougou

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 11:31
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 13 mai 2020, a nommé Recteur du Grand Séminaire interdiocésain Saint Jean-Baptiste de Wayalghin, sis sur le territoire de l'Archidiocèse de Ouagadougou, au Burkina Faso, le Père Valentin Dabiré, du clergé diocésain de Diébougou.
Le nouveau Recteur est né le 13 février 1970 à Ouessa, au Burkina Faso. Après l'école primaire, il a fait ses études secondaires au Petit Séminaire de l’Immaculée Conception de Nasso, avant d'étudier la philosophie au Grand Séminaire Saint Jean-Baptiste de Wayalghin, et la Théologie au Grand Séminaire Saint Pierre Claver de Koumi. Il a obtenu un Baccalauréat en Théologie près l'Université pontificale urbanienne de Rome, une Licence en Théologie morale au Studium theologicum Saint Paul de Catane et un Doctorat en Théologie morale à l'Université pontificale urbanienne. Après son ordination sacerdotale, il a alterné les charges de Vicaire et de Curé avec l'enseignement.
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AFRIQUE/ETHIOPIE - L'action de l'Eglise en faveur du bien de la nation dans un témoignage de l'Archi-éparque d'Addis Abeba

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 11:30
Addis Abeba – « Nous vivons actuellement dans un climat de tension dû à la période de profonde transformation et aux nombreuses réformes lancées par le gouvernement qui, naturellement, ne trouvent pas tout un chacun d'accord. Cependant l'Eglise est présente et appelle continuellement au dialogue afin que prévalent les valeurs communes et, au travers de la rencontre, qu'il soit possible de travailler ensemble pour le bien du pays ». Telles sont les paroles claires que S.Em. le Cardinal Berhaneyesus Souraphiel, Archi-éparque d'Addis Abeba et Président de la Commission pour la Réconciliation nationale instituée par le Premier Ministre, Abiy Alì, Prix Nobel pour la paix 2018. Evoquant la situation actuelle de l'Ethiopie qui symbolise peut-être le mieux la phase de développement et de transition démocratique du continent africain, dans le même temps opprimé par des tensions profondes aggravées par la pandémie. Le Cardinal explique comme suit le rôle de premier rang que l'Eglise veut jouer aux cotés de la population. « La pandémie fait de graves dommages. En tant qu'Eglise nous avons voulu dès le départ dicter des lignes directrices de comportement et lancer des programmes de soutien. De nombreuses pertes ont été enregistrées dont celle de notre cher Mgr Angelo Moreschi, Vicaire apostolique de Gambella, dans l'ouest du pays. Rentré en Italie pour des problèmes de santé, il est mort le 25 mars 2020 après avoir contracté le Covid-19. Le corona virus provoque actuellement de très nombreux effets néfastes collatéraux. L'un d'entre eux est l'énorme augmentation de la violence à l'encontre des femmes et des enfants enregistrée durant la période de verrouillage et qui continue à moissonner encore de nombreuses victimes ». Le Cardinal continue : « Un groupe très actif d'artistes s'est adressé à nous et nous avons voulu nous mettre à leurs cotés dans le cadre de l'initiative « Je ne reste pas muet » qu'ils avaient lancé afin d'allumer les réflecteurs sur le phénomène et de prévenir et protéger ceux qui en étaient victimes. Nous avons mis à disposition notre engagement en matière de protection des abus et nous oeuvrons actuellement avec notre département chargé de la promotion de la campagne et d'aider les victimes ».
Outre les tensions internes, le pays doit en affronter d'autres envers certains pays voisins. Parmi elles, l'une des plus complexe concerne la Digue de la Grande renaissance sise sur le Nil bleu. « L'Ethiopie cherche actuellement à construire une grande digue sur le fleuve qui garantit 85% de l'eau au Soudan et à l'Egypte mais qui est considérée comme une bénédiction par notre pays. En réalité, il s'agit d'une bénédiction pour tous dans la mesure où l'eau ne s'arrête pas, elle coule et porte des bénéfices à tous. En tant qu'Eglise, nous avons exprimé une position claire qui vise à l'obtention d'une solution juste en vue d'un usage équitable de ces eaux internationales. L'Ethiopie a grand besoin de ces eaux à cause de la pénurie d'énergie électrique. En effet, quelques 65% du pays a de grandes difficultés à s'approvisionner en énergie et dans certaines zones reculées, la population coupe les arbres pour produire de l'énergie combustible. Si cela continue, on arrivera vite à une préoccupante désertification. Nous ne pouvons pas nous le permettre. La digue constitue l'instrument permettant de sortir de la pauvreté, de garantir une école accessible à tous – en particulier lors de la période de verrouillage lorsque pour de très nombreux jeunes il n'a pas été possible de se connecter depuis chez eux – et non pas d'offenser nos voisins ».
D'une autre teneur en revanche est le rapport avec l'Erythrée voisine qui, malgré différents problèmes, semble promettre des développements positifs. Le Dimanche 19 juillet, a eu lieu à Asmara le énième échange de visites entre le Premier Ministre Abiy Ali et le Président érythréen Isaias Afwerki. A ce propos, le Cardinal relève : « Nous reposons une grande confiance dans les progrès réalisés pour rompre les difficultés historiques dans les rapports et nous espérons en des développements utiles pour les deux pays. Il existe des questions fondamentales telles que l'usage des ports et les frontières qui doivent être affrontées et le désir est que cela soit fait par deux peuples prêts à travailler ensemble comme de bons voisins ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel de l'Episcopat en faveur d'un report des élections face à l'augmentation des contaminations par Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 10:54
Sucre – Le Président de la Conférence épiscopale de Bolivie , S.Exc. Mgr Ricardo Centellas, Archevêque de Sucre, réaffirme la position de l'Eglise en Bolivie concernant la priorité de la préservation et du soin de la santé et de la vie des boliviens par rapport aux élections présidentielles, prévues pour le 6 septembre prochain. « Alors que le nombre des contaminations augmente, il n'est pas convenable de tenir les élections » souligne-t-il dans une vidéo diffusée par la Conférence épiscopale. L'Archeveque demande également que l'on prenne soin de la démocratie et garantisse la participation des personnes aux élections : « Si le nombre des contaminés augmente et continue à le faire et qu'il n'y ait aucune tendance à la baisse, il est très risqué et non convenable de tenir les élections ».
Dans son communiqué, Mgr Centellas réaffirme que « la politique en tant que telle est au service de la vie. Elle est au service du soin de l'intégrité de la personne, de la santé ». S'adressant au Tribunal suprême électoral, il rappelle que « toute mesure adoptée peut toujours être revue en prenant soin de la santé de tous les boliviens ».
Le Président de la CEB souligne la situation de crise que connaît actuellement le monde et que la Bolivie traverse également, en particulier en ce qui concerne son système sanitaire. « Des mois en arrière, j'ai dénoncé le fait que le système sanitaire s'était effondré avant l'arrivée de la pandémie » et comme d'autres systèmes du pays « ne fonctionne pas », Par suite, il se plaint, indiquant : « Il est incroyable que nous ne puissions pas même ensevelir les morts », demandant aux autorités compétentes « d'adopter des ressources extrêmes ».
« De nouveaux responsables politiques sont nécessaires mais de ceux qui comprennent la politique – réaffirme le Président de la CEB. La politique ne constitue pas une opportunité de gains mais elle est un service du bien commun, un service permettant de travailler afin que tout bolivien vive dans la dignité ». Il conclut : « La Bolivie changera le jour où, lorsqu'un homme politique prendra ses fonctions de responsabilité publique, il oubliera sa couleur politique et ses intérêts propres ».
Le 10 juin, la CEB avait publié un communiqué intitulé « Prendre soin des citoyens » dans lequel elle signalait un certain nombre d'aspects de la vie sociale qui impliquent tout citoyen et exhortait à la prudence pour éviter la contamination par Covid-19 . Pour la CEB, la priorité en ce temps de pandémie est de préserver la santé des boliviens et d'écouter les experts dans le domaine sanitaire pour pouvoir prendre de manière responsable les décisions qui concernent la communauté.
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AFRIQUE/LIBERIA - Reprise prudente des activités pastorales et garantie d'une Messe même au sein des communautés les plus reculées

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 09:51
Foya – « Au Liberia nous sommes encore en Phase 1 même si nous avons reprise, avec toutes les précautions nécessaires, nos activités pastorales » écrit à l'Agence Fides le Père Lorenzo Snider, de la Société des Missions africaines. « En ces jours-ci, nous attendons la communication du Président Weah qui pourrait ou non proroger l'Etat d'urgence. Ici, à Foya, le virus se répand, aggravant surtout les conditions déjà précaires des structures sanitaires et nous craignons que, bientôt, une partie du personnel de notre centre devra être placé en quarantaine » a déclaré le missionnaire, Curé de Foya.
« Pour faire repartir les activités pastorales, nous reprenons actuellement les contacts avec les communautés des villages et relançons quelques activités, en particulier d'aide aux personnes les plus isolées. Les communautés qui n'ont pu recevoir les sacrements à Paques les reçoivent maintenant ».
Le Père Walter Maccalli SMA fait écho au Père Snider, son confrère. Dans sa Paroisse Saint Jean-Marie Vianney, écrit-il « nous passons très lentement de la phase 1 à la phase 2. Quelques libertés supplémentaires nous ont été accordées par le virus et ainsi nous avons pu reprendre les visites aux chrétiens des villages et célébrer la première Communion d'un groupe de jeunes de la communauté de Kolahun ».
« En outre, à cause du manque de prêtres, en ces temps difficiles, l'Evêque de Gbarnga, S.Exc. Mgr Anthony Fallah Borwah, nous a confié la charge de visiter également quatre autres Paroisses, à savoir celles de Voinjema, Kolahun, Zorzor et Vahun, dans lesquelles nous assurerons la Messe une fois par mois lorsque cela sera possible » conclut le Père Walter Maccalli.
L'équipe missionnaire de la Société des Missions africaines au Liberia réside dans la Paroisse Saint Jean-Marie Vianney de Foya.
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AMERIQUE/CUBA - Première station radiophonique catholique cubaine sur Internet

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/07/2020 - 08:29
La Havane - « Radio El Sonido de la Esperanza », du Réseau catholique des jeunes est la première station radiophonique catholique de Cuba à transmettre sur Internet 24 heures/24 l'engagement d'un groupe de jeunes communicateurs visant à diffuser le message de l'Eglise par le biais d'Internet.
Elle es née récemment en tant que «transmission sur Internet permanente de divers programmes radiophoniques produits par l'Eglise à Cuba et dans d'autres parties du monde suivant une grille à laquelle nous travaillons encore » a déclaré à Inter Press Service, le Révérend Diacre Rubén de la Trinidad, fondateur et l'un des directeurs du Réseau catholique des Jeunes .
Créé en février 2019, le RCJ constitue une communauté virtuelle disposant d'une présence sur les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, Instragram, Telegram et Whatsapp bénéficiant du soutien de la Conférence des Evêques de Cuba .
Il s'agit d'une initiative cherchant à former et à informer la communauté catholique cubaine au travers des réseaux sociaux, à créer des ponts et à relier ses membres dans le pays ou à l'étranger mais aussi à exhorter les jeunes à un engagement concret en direction d'une vie chrétienne, selon les enseignements de l'Eglise et de sa Doctrine sociale.
Comme presque tous le savent, Cuba a traversé bien des situations difficiles en ce qui concerne les moyens de communication. Voilà pourquoi la station radiophonique en question est une nouveauté « parce qu'à Cuba, bien qu'à la fin, l'Eglise accède aux moyens de communication de masse, elle ne dispose ni d'une chaîne de télévision ni d'une station radiophonique » a rappelé Révérend Diacre Rubén de la Trinidad, de la Congrégation de la Mission des Pères Pauliniens.
L'Eglise catholique dans l'île dispose d'une série de publications imprimées et de bulletins principalement limités à l'usage de ses paroissiens alors que dans certains des 11 Diocèses du pays, des groupes de laïcs développent des programmes audiovisuels qui sont diffusés par des moyens alternatifs tels que clefs USB pour ordinateur.
Depuis peu Internet est arrivé dans presque tous les foyers, facilitant ainsi aussi l'action des Oeuvres pontificales missionnaires au travers de ces nouveaux instruments
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