ASIE/INDE - Vers un examen du recours des dalits chrétiens de la part de la Cour Suprême indienne

Fides FR - www.fides.org - Vie, 10/01/2020 - 10:13
New Delhi - La Cour Suprême de l'Inde examinera le recours présenté demandant une égalité de traitement et d'opportunité pour les dalits chrétiens dans le cadre de la législation indienne, considérée comme "discriminatoire en ce qui concerne la religion". Le recours conteste le paragraphe 3 de l'Ordre constitutionnel de 1950 qui exclut les dalits du statut de castes reconnues, les privant, du seul fait de leur religion, de mesures qui en promeuvent l'instruction et le développement économique, social et culturel. Le recours, présenté par le Conseil national des dalits chrétiens demande à la Cour Suprême que les quotas réservés aux dalits soient "rendus neutres par rapport à la religion". Quelques 14 groupes chrétiens, dont la Conférence épiscopale d'Inde, ont appuyé le recours, présentant à la Cour un mémoire qui demande à inclure les dalits chrétiens dans l'applicabilité des mesures réservées aux dalits d'autres religions, en ce qui concerne l'accès à l'emploi public et à l'instruction. La Cour Suprême a accepté d'examiner les motifs à la base du recours.
Les dalits sont membres du groupe social le plus bas de l'antique système hindou des castes. L'Ordre de 1950 leur garantit certains droits ainsi que des quotas réservés dans le monde du travail et de l'instruction de manière à leur permettre de disposer d'une teneur de vie meilleure. Jusqu'ici cependant, ces droits ont été concédés aux hindous, aux sikhs et aux bouddhistes mais non aux chrétiens et aux musulmans.
Selon le recours, "le troisième paragraphe de l'Ordre constitutionnel de 1950 viole le droit fondamental à l'égalité, à la liberté religieuse et à la non discrimination". Le NCDC affirme par ailleurs que "la conversion religieuse ne modifie pas l'exclusion sociale. La hiérarchie des castes continue à demeurer forte y compris pour les dalits chrétiens". Le texte du recours, parvenu à Fides, note: "Il faut étendre le statut de caste reconnue aux dalits chrétiens, leur offrant des bourses d'étude, des opportunités de travail, des mesures de prévoyance sociale, des possibilités en ce qui concerne leur élection au sein des conseils de village, des assemblées législatives des Etats et jusqu'au Parlement et des possibilités concernant le recours à la protection légale garantie par le Casted Scheded e Scheduled Tribes of Atrocities Act, de 1989 modifié en 2018".
"Depuis des décennies, nous promouvons, à différents niveaux, l'égalité des droits pour les chrétiens dalits et maintenant nous espérons que cette bataille sera couronnée de succès" indique à Fides Raj Kumar, un militant pour les droits des dalits.
Les chrétiens dalits sont quelques 20 millions et représentent 75% du total de la population chrétienne de l'Inde.
Au sein de l'ensemble de la nation indienne, quelques 16,6% de la population sont constitués de dalits des différentes fois religieuses.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Caravane de paix, réconciliation et développement en préparation des élections présidentielles d'octobre

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 13:21
Abidjan - Depuis l’année 2011, la paix représente la préoccupation majeure dans l’esprit des Ivoiriens. En effet, après plus d’une décennie de crise militaro-politique qu’a connue la Côte d’ivoire, les Ivoiriens en général et le gouvernement en particulier ont fait de la paix la condition sine qua non pour la cohésion sociale et le développement économique du pays. Les crises et les tensions actuelles connues par les ivoiriens à 9 mois seulement des prochaines élections présidentielles ont cependant rendu la situation alarmante, au point que la paix est désormais considérée comme une question vitale pour la stabilité et le développement du pays.
C’est pour indiquer ce chemin de coexistence pacifique que la PLCRD, la Plateforme des Leaders Croyants pour la Paix, la Réconciliation, la Cohésion sociale et le Développement initie une caravane dénommée, « la caravane de la paix, la réconciliation et le développement. » Objectif, mobiliser la conscience collective des ivoiriens autour de la paix, la réconciliation et le développement. Le lancement de cette caravane a eu lieu mardi 7 janvier 2020 à la maison saint François d’ Assise de la Communauté Catholique Mère du Divin Amour sise à Cocody Riviera Palmeraie.
La ville de Gagnoa accueillera la première étape de cette « caravane de la paix, la réconciliation et le développement » du 12 au 19 janvier 2020, ensuite elle sillonnera les villes de Bouaké, Man, Abengourou, Korhogo et Abidjan.
La Plateforme des Leaders Croyants pour la Paix, la Réconciliation, la Cohésion sociale et le Développement, est un réseau interconfessionnel de responsables croyants œuvrant pour la paix, l’instauration d’un climat de confiance en faisant la promotion du vivre-ensemble et du développement communautaire.
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ASIE/PHILIPPINES - Notre mission, l'amour dans le cadre procession du Nazaréen Noir

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 13:12
Manille - Quelques deux millions de philippins se sont rendus dès les premières heures de ce 9 janvier dans les rues de Manille, occupant le district de Quiapo pour vénérer une image de Jésus-Christ portant la croix, connue sous le nom de Nazaréen noir, vénération qui a été préparée par une neuvaine de prière ayant culminé dans la procession dite de la translation, laquelle dure l'ensemble de la journée du 9 janvier. La procession rappelle le transfert de l'image du Nazaréen noir qui, en 1787, fut transférée d'une église augustinienne, sise dans la vieille ville fortifiée de Manille, à la Basilique située dans le quartier Quiapo de la ville.
"Cet événement est l'expression de la grande foi de la population en Jésus-Christ. La démonstration de la piété populaire des fidèles est incroyable. Nombre d'entre eux marchent pieds nus pour s'identifier dans la souffrance. D'autres aident à tirer le char qui porte la statue. Certains tentent de monter sur le char pour toucher le visage du Nazaréen et obtenir une grace" raconte à Fides un laic présent à la procession, Eduardo Torres Mejorada.
L'Archeveque émérite de Manille et nouveau Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, a célébré la Messe de l'aube pour la foule des fidèles réunie au Parc Rizal, invitant les participants à "suivre la mission du Christ: le pur amour est notre mission et c'est cela que nous pouvons donner aux autres".
Après la Messe, l'image noircie du Christ souffrant, invoquée pour ses pouvoirs miraculeux, s'est déplacée du Parc Rizal de Manille jusqu'à la Basilique du Nazaréen noir de Quiapo, en une procession suivie par des centaines de milliers de personnes alors que la police a assuré un service d'ordre et les bénévoles de la Croix Rouge l'assiatance médicale.
La statue couleur ébène fut portée à Manille depuis le Mexique par les religieux de l'Ordre des Récollets le 31 mai 1606. Placé au départ dans l'église Saint Jean Baptiste, le Nazaréen noir fut transféré dans l'église de Quiapo en 1787. La statue a survécu à de nombreuses catastrophes, telles que les grands incendies qui détruisirent l'église de Quiapo en 1791 et en 1925 et les séismes de 1645 et de 1863.
Les célébrations liées au Nazaréen noir constituent l'une des manifestations de dévotion religieuses les plus populaires du pays. Les autres sont la dévotion au Saint Enfant et à Notre-Dame du Perpétuel Secours.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Examen de la réalité ecclésiale et sociopolitique de la part de l'Assemblée de la Conférence épiscopale

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 12:52
Caracas – Alors que se déroule l'Assemblée plénière ordinaire de la Conférence épiscopale du Venezuela , les 41 Eveques des différentes Circonscriptions ecclésiastiques du pays ont publié un fort communiqué concernant l'autonomie de l'Assemblée nationale et sur les faits de ces derniers jours. "Le 7 janvier, le peuple vénézuélien a été témoin d'un abus de pouvoir... Il s'agit d'une nouvelle expression de l'idéologie totalitaire de ceux qui détiennent le pouvoir politique. Ils ont promu la non reconnaissance de l'autonomie de l'Assemblée nationale légitime" peut-on lire dans le document des Eveques parvenu à l'Agence Fides.
"Il s'agit d'un coup dur porté à l'Institution de l'Etat - continue le texte - tout vise à conserver le pouvoir et à ne pas générer de processus pour le bien de la société". "Nous condamnons de qui s'est passé et, en tant que citoyens vénézuéliens, nous demandons le respect de l'Assemblée nationale, seule institution politique élue par le peuple en 2015". "En tant que Pasteurs, nous demandons d'agir en faveur du bien commun du peuple, frappé par une profonde crise qui dévalue sa dignité" conclut le texte qui porte la date du 8 janvier.
L'Assemblée de la CEV s'est ouverte le 7 janvier près l'Université catholique Andres Bello par un discours d'accueil de S.Exc. Mgr José Trinidad Fernández, Eveque auxiliaire de Caracas et Secrétaire général de la CEV, lequel a présenté les thèmes à l'ordre du jour de l'Assemblée qui s'achèvera le 12 janvier. S.Exc. Mgr Mario Moronta, Eveque de San Cristóbal et Premier Vice-président de la CEV, a par suite lu le discours d'ouverture écrit par S.Exc. Mgr José Luis Azuaje, Archeveque de Maracaibo et Président de la CEV, absent pour raisons de santé.
Le discours est réparti en deux parties fondamentales, la partie ecclésiale - Aspects ecclésiaux globaux importants - et la partie sociopolitique - Une réalité qui frappe l'ame du vénézuélien.
Entre autres choses, ont été signalées "des situations moralement intolérables" dans lesquelles "la violence institutionnalisée" s'accompagne de "mensonges et de paroles manipulatrices". Les statistiques concernant les conditions de vie dans le pays montrent un scénario en détérioration progressive. La pauvreté est en augmentation et les données relatifs à l'accès au travail sont toujours plus négatifs. La carence alimentaire est en outre une réalité dramatique pour 87% des familles vénézuéliennes.
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ASIE/LIBAN - Appel des Eveques maronites au monde politique contre les risques de faire finir le Liban dans les conflits agitant la région

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 12:36
Beyrouth – Les hommes politiques libanais doivent faire leur possible pour renforcer la cohésion nationale du Liban et tenir le pays à l'abri des nouveaux vents de guerre qui agitent l'ensemble de la région. C'est ce que demandent les Eveques de l'Eglise maronite, réunis le 8 janvier au siège patriarcal de Bkerké sous la présidence de S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, Patriarche d'Antioche des Maronites, pour leur traditionnelle rencontre mensuelle. Dans le message diffusé au terme de la réunion, les Eveques maronites ont entre autre exprimé leur inquiétude suite à la nouvelle escalade de violence rallumée au Proche-Orient après l'opération déclenchée le 3 janvier par les Etats-Unis à Bagdad contre le Général iranien Qasem Soleimani. Dans le texte, les membres de l'Episcopat maronite ont fait appel à la communauté internationale et aux gouvernements des nations afin que soit fait le possible pour prévenir d'ultérieures turbulences dans cette zone du monde instable et tourmentée par des conflits au cours de ces dernières décennies. Les Eveques ont également rappelé les paroles par lesquelles le Pape François, dans son message Urbi et Orbi de Noel, a exhorté le peuple libanais à redécouvrir "sa vocation à etre un message de liberté et de coexistence harmonieuse pour tous". "La liberté - ont ajouté les Eveques - a toujours été, au cours des siècles, au coeur de l'existence de ce petit pays, dans un Levant qui s'éloigne toujours d'elle, en faisant des choix délétères pour tous".
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AFRIQUE/TOGO - L'Evangélisation, une oeuvre parcourant de petits chemins à chercher jour après jour

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 12:24
Kolowaré – "J'avais été, voici quelques jours, dans des fermes au milieu de la savane boisée derrière Kadambara, vers le sud, où persiste un pressant besoin d'eau" a raconté à l'Agence Fides le Père Silvano Galli, de la Société des Missions africaines, en relatant une de ses récentes expériences de mission. "Il fallait parcourir une quinzaine de kilomètres de piste en terre battue pour arriver sur les lieux: une série d'édifices d'une vingtaine de personnes chacun, éloignés l'un de l'autre d'un tir de flèche" poursuit-il.
Dans la note envoyée à Fides, le missionnaire partage des moments de la vie quotidienne qui est la sienne et celle de ses collaborateurs. "Il n'existe pas de grandes autoroutes pour l'Evangélisation mais de petits sentiers qu'il faut humblement chercher jour après jour. Hier matin, 8 janvier, avec mes collaborateurs, nous nous somme dirigés dans une autre direction. Nous prenons la route qui va en direction du Bénin puis d'Afadadé. Nous prenons une piste latéral que je ne connaissais pas et en avant pour une dizaine de kilomètres au milieu de la savane. De temps à autre, se trouve un petit village avec sa mosquée. L'une d'entre elle me frappe particulièrement: à peine construite, neuve, propre et prete à l'usage. Le village ne se trouve pas sur la piste mais, pour y arriver, il faut faire une déviation et nous décidons de nous arreter. Des personnes agées, des jeunes, des femmes, tous étaient là pour nous accueillir sous le grand arbre. Ils sont tous musulmans. Ils sont émus par le geste que nous avons fait: nous sommes venus les trouver dans leur village, situé au milieu de nulle part. Un par un, ils nous saluent. Un groupe de femmes s'approche et dépose devant nous un seau: voici l'eau que nous trouvons, nous disent-ils. Nous échangeons les nouvelles. Vous étiez venus me trouver, dis-je, et nous, à notre tour, nous sommes venus vous rendre visite, pour vous montrer que vous n'etes pas seuls, que nous sommes à vos cotés". Le chef du village déclare alors: "Je ne trouve pas les mots pour vous remercier. Seul Dieu pourra le faire en vous donnant la force et la santé afin que vous puissiez continuer votre mission".
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AMERIQUE/MEXIQUE - Appel des Evêques en faveur de la lutte contre guerre et violence, fruits de l’intolérance et des intérêts

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 10:00
Mexico – Les Evêques du Mexique lancent un appel « à bloquer la violence causée par l’intolérance des idées et par la lutte des intérêts des uns contre les autres » dans un message publié le 8 janvier intitulé « Non à la guerre et à la violence ». « Nous ne pouvons continuer à accepter et encore moins à promouvoir des discours politiques qui polarisent l’humanité ou incitent à la violence – écrivent les Evêques dans leur message, parvenu à Fides. La guerre représente toujours une défaite pour l’humanité. La paix sera toujours un horizon atteignable par tous, basé sur le droit international, la solidarité entre les peuples et le respect réciproque et de notre maison commune.
En ce début de nouvelle année, les Evêques du Mexique s’adressent aux fidèles et à tous les hommes et femmes de bonne volonté en ces termes : « Nous sommes tous témoins de la délicate situation d’incertitude et de violence que nous vivons au niveau national et internationale, en particulier en ces premiers jours de 2020. Notre famille humaine continue à porter des signes de guerres et de conflits entre les nations ».
Citant le Message du Pape François pour la 53ème Journée mondiale de la Paix, ils poursuivent : « En tant que Pasteurs nous ne pouvons pas permettre la décadence de l’espérance face à l’obscurité de la guerre et des conflits. Nous devons toujours nous prononcer afin que l’humanité et les nations exercent leur droit au dialogue et au noble exercice de la diplomatie en tant que méthodes qui sauvegardent l’intégrité et la dignité des personnes ».
En conclusion, les Evêques réaffirment, au nom de l’Eglise au Mexique, que « nous ne cheminerons sur le chemin de la violence et de la guerre, que l’histoire jugera avec honte en sachant qu’un frère a levé la main contre son frère ». Ils invoquent également la bénédiction du Dieu de la paix et l’intercession de Notre-Dame, Mère de tous les peuples de la terre afin qu’elle nous soutienne « sur le dur chemin de la réconciliation ».
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ASIE/PHILIPPINES - Appel du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples aux fidèles philippins en faveur de la prière pour la paix au Proche-Orient

Fides FR - www.fides.org - Jue, 09/01/2020 - 09:01
Manille – S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Archevêque émérite de Manille, exhorte les fidèles philippins à prier pour la paix et la sécurité des peuples au Proche-Orient. Dans le cadre de la Messe solennelle célébrée au Parc Rizal à l’occasion de la Translation du Nazaréen noir, à l’aube du 9 janvier, événement qui voit chaque année une participation massive, le Cardinal a demandé aux fidèles de prier intensément afin que « ne se produise pas une escalade de vengeance entre les Etats-Unis et l’Iran ».
« Nous sommes préoccupés par ce qui arrive dans certaines parties de notre monde. Il existe le risque que la violence ne dégénère en conflit ouvert » a déclaré le Cardinal, en exhortant : « Prions pour la sécurité de nos voisins au Proche-Orient afin que les désirs de destruction et de vengeance disparaissent » a-t-il ajouté, rappelant les nombreux philippins qui vivent au Proche-Orient à cause de leur travail et adressant à leurs familles demeurées aux Philippines une pensée pleine de préoccupation pour elles.
Entre temps, le gouvernement philippin a ordonné l’évacuation obligatoire des travailleurs philippins d’Irak et d’Iran à cause des hostilités entre les Etats-Unis et ce dernier pays. Le gouvernement a également augmenté le niveau d’alerte en Irak au niveau maximum, demandant aux philippins de quitter le pays à cause des risques croissants pour leur sécurité.
Selon les registres du Ministère du travail, 2.191 philippins travaillent en Irak, certains dans des structures américains alors que plus de 1.180 résident en Iran, dont des femmes mariées à des iraniens. Ce sont plus de 2,1 millions de travailleurs philippins qui sont présents dans l’ensemble du Proche-Orient a fait savoir le Ministère.
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ASIE/INDE - Appel des responsables chrétiens au parti aux affaires à propos de la nouvelle loi sur la citoyenneté

Fides FR - www.fides.org - Mié, 08/01/2020 - 13:41
New Delhi - La controversée loi sur la citoyenneté , approuvée en Inde en décembre, discrimine les musulmans, n'est pas inclusive et doit etre élargie. C'est ce qu'affirme un groupe de 15 responsables chrétiens - pretres et pasteurs protestants - qui a adressé un appel au parti nationaliste hindou - Bharatiya Janata - actuellement aux affaires au niveau fédéral. Les responsables chrétiens ont rencontré le Président du parti, J.P. Nadda, et ses Vice-présidents, Dushyant Gautam et Tom Vadakkan.
Ainsi que cela a été indiqué à Fides, les reponsables chrétiens ont exprimé leur déception concernant la nouvelle norme approuvée le mois dernier, laquelle garantit la citoyenneté aux réfugiés bouddhistes, hindous, chrétiens, jainistes, pharsis et sikhs, mais pas aux musulmans fuyant les persécutions et provenant de trois pays à majorité musulmane, à savoir le Pakistan, le Bengladesh et l'Afghanistan. La mesure a soulevé de vastes protestations au niveau national.
En parlant avec les responsables chrétiens, J.P. Nadda a affirmé que le BJP avait également pris en considération la persécution des chrétiens dans les trois pays à majorité islamique proches, et pour cela la communauté chrétienne a été incluse.
Michael Williams, éducateur chrétien présent à la réunion, a déclaré à Fides: "Toutes les personnes sont égales. Attendu que toutes les personnes sont égales, toute loi doit etre basée sur la personne et non sur la religion ou sur d'autres critères. Nous sommes disposés à accueillir tout un chacun les bras ouverts". "Nous avons déclaré que le CAA constitue un acte législatif incomplet, si tous ne sont pas inclus et parmi nous chrétiens, nous avons été tous d'accord sur cette position" a-t-il souligné.
La délégation a fait remarquer au Président du BJP que la loi a été approuvée sans aucune discussion au Parlement et en l'absence d'un ample consensus alors que "la discrimination des musulmans n'est pas acceptable dans une Inde séculière. Aucune loi ne devrait discriminer". Le groupe a ensuite signalé au Président du BJP qu'il existe d'autres groupes persécutés, de religion musulmane, tels que les Ahmadiys et les Rohingyas, qui sont pris pour cible dans les pays voisins.
Le Père Denzil Fernandes SI, Directeur de l'Indian Social Institute, qui faisait partie de la délégation, a déclaré comme l'a affirmé le Président que son parti estime avoir agi "pour protéger les minorités persécutées", ajoutant pour Fides: "Nous avons exprimé notre préoccupation vis-à-vis de cette loi. Nous avons dit qu'existent des problèmes à cause de la nature sélective de la loi et que toute loi devrait etre neutre vis-à-vis de la religion. La loi ne peut etre sélective. Il existe également des réfugiés birmans persécutés. Toute lois basée sur la religion est fortement problématique. La loi devrait etre élargie". Les musulmans en Inde sont au nombre de 200 millions sur un total de 1,3 milliards de citoyens indiens.
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AMERIQUE/PORTO RICO - Poursuite des problèmes sismiques et règne de la destruction et de la peur

Fides FR - www.fides.org - Mié, 08/01/2020 - 13:24
Ponce – La terre de l'ile de Porto Rico continue à trembler à cause d'une série de séismes qui se suivent depuis la fin du mois de décembre. Dans ce cadre, la population dort à l'extérieur, en voiture ou dans les rues. Les villes de Ponce, Guanica et Guayanilla ont été presque toutes détruitres et la capitale elle-meme, San Juan, a souffert de nombreux dommages aux infrastructures publiques et privées. Porto Rico est habituée aux ouragans mais pas aux séismes et bien qu'une seule personne ait trouvé la mort dans ce cadre outre les nombreux blessés, un premier bilan des centres d'assistance fait état de la destruction des principaux édifices historiques de l'ile dont la Paroisse de l'Immaculée Conception de Guayanilla, laquelle a été rasée au sol.
Le Directeur du journal El Visitante, Enrique Lopez, a envoyé à Fides une série de clichés qui fournissent une idée des événements: des édifices entiers et des maisons en ruines, sans murs ou privés de leur premier étage en ce qu'écroulé, canalisations d'adduction d'eau cassées, routes nationales interrompues par les glissements de terrain... Des épisodes de ce genre, selon les agences américaines, ne se vérifiaient pas depuis un siècle. Le premier de la série de séisme ayant frappé Porto Rico a eu lieu le 28 décembre, le deuxième le 6 janvier, alors qu'hier, 7 janvier, une autre forte secousse de magnitude 6,4 a secoué à nouveau l'ile, jetant les habitants dans la terreur. Ces jours-ci, la terre n'a jamais cessé de trembler et des centaines de petites secousses se sont succédées.
En ces moments de peur, la communauté catholique s'est unie pour apporter réconfort et assistance à la population. La Paroisse de l'Immaculée Conception de Guayanilla s'est effondrée. Personne n'a été blessé et le Tabernacle a été sauvé des ruines.
Le long de la mer des Caraibes, à Guanica, les religieuses dominicaines de Notre-Dame du Rosaire de Fatima, qui se trouvent proches de l'épicentre, sont épouvantées et particulièrement préoccupées pour les religieuses agées du couvent, qui ont été contraintes à s'installer dans les tentes montées dans les jardins de la route.
Ce séisme suit d'un peu plus de deuxx ans le passage d'un ouragan, la population ayant réussi à restaurer entre temps de nombreuses structures endommagées mais le phénomène des séismes ne fait pas partie de la culture des catastrophes locales et la population n'est pas préparée à les affronter. Actuellement, certaines villes ne disposent ni d'eau ni d'électricité et la restauration de ces services ne sera pas aussi simple que dans le cas du passage d'un ouragan.
Selon le témoignage des missionnaires et des religieuses, arrivé à Fides, au sein de la population s'enregistre dans tous les cas un esprit positif et une grande foi, bien que l'on ne réussisse pas encore à identifier la fin de cette catastrophe naturelle.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Pèlerinage diocésain des femmes : unir les forces pour prier en faveur de la paix dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Mié, 08/01/2020 - 13:04
Yamoussoukro - « La femme catholique face à la politique » c’est autour de ce thème que les membres de l’AFEC, l’Association des Femmes de l’Eglise Catholique des diocèses de Yamoussoukro et d’Agboville ont vécu leur pèlerinage le samedi 4 janvier 2020 en la Basilique Notre-Dame de la Paix de Yamoussoukro. Ce pèlerinage annuel en cette année électorale afin de demander à Dieu de veiller sur la Côte d’Ivoire et d’attendrir le cœur des hommes politiques pour des élections apaisées.
Exposant sur le thème de ce ressourcement spirituel au pied de la Vierge Marie Notre Dame de la Paix, S.Exc. Mgr Alexis Touably Youlo a invité les femmes à investir l’arène politique afin de se mettre au service de la société sans toutefois mettre en veilleuse leur foi et leur famille. « Etre femme, c’est une grâce, être femme, c’est une force incontournable et cela dans tous les domaines. Et cette force qu’elle constitue doit être mis au service du bien commun » a souligné l’Evêque du diocèse d’Agboville et Administrateur apostolique du Diocèse de Yamoussoukro indiquant que « les femmes ont toujours été présentes dans la vie politique de nos nations et c’est un droit pour elles de s’engager dans la politique mais de façon sereine, responsable et chrétienne » et l’Evêque de conclure « que jamais elles n’acceptent d’être instrumentaliser par leurs leaders politiques.et que leur engagement politique ne porte pas préjudice à leur foi chrétienne. »
Présent à ce pèlerinage, le Père Pacôme N’dé Ndé, Aumônier national de l’AFEC, l’Association des Femmes de l’Eglise Catholique en Côte d’Ivoire a salué cette initiative des femmes catholiques de Yamoussoukro et d’Agboville avant de les inviter à être missionnaires de la paix et à travailler pour l’autonomie de l’Eglise.
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ASIE/SYRIE - Visite de la Cathédrale grecque orthodoxe de Damas de la part des Présidents russe et syrien

Fides FR - www.fides.org - Mié, 08/01/2020 - 12:57
Damas – Dans la journée du 7 janvier, le Président russe, Vladimir Poutine, en visite à Damas, s'est rendu dans la Cathédrale grecque orthodoxe de la capitale syrienne en compagnie du Président syrien, Bashar el Assad. Les deux Chefs d'Etat ont été accueillis par le Patriarche d'Antioche des grecs orthodoxes, Yohanna X Yazigi. Dans le cadre de sa visite, le Président russe a porté en don une icone mariale.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Jubilé de la Société des Missions africaines dans le cadre du Jubilé de l'Eglise en Cote-d'Ivoire

Fides FR - www.fides.org - Mié, 08/01/2020 - 12:49
Abidjan – L’Eglise Famille de Dieu en Côte d’Ivoire a ouvert depuis l’année dernière les festivités marquant les 125 ans de l’évangélisation de la Côte d’Ivoire dont la Société des Missions Africaines . Parmi les figuresfigures emblématiques des pères de la Société des Missions Africaines qui ont marqué l’histoire de l’évangélisation en Côte-d’Ivoire se reouve celle du Père Paul Pageaud, originaire de France. Le 5 Janvier 2020, il a célébré 60 ans de sacerdoce. En effet sur ces 60 ans de vie sacerdotale, il a passé 40 ans de sa vie comme missionnaire sma en Côte-d’Ivoire au service de l’évangélisation de ce pays. Après un engagement dans le domaine de la pastorale paroissiale avec la création de plus de 60 communautés chrétiennes et de plus de 120 catéchistes formés, le Père Paul Pageaud, sma s’est engagé dans la formation des séminaristes dans le souci majeur de former le clergé indigène. Il a construit le séminaire de propédeutique qui a donné à l’Eglise de Côte d’Ivoire aujourd’hui entre 350 à 400 prêtres.
L’un de ses projets qui aura définitivement marqué la vie de l’Eglise de Côte d’Ivoire reste la construction du Sanctuaire Marial Notre Dame de la délivrance. Une œuvre hautement spirituelle qui accueille chaque année presque entre 50.000 et 60.000 pèlerins.
Considéré comme un des mystiques de notre époque, il fut capable de concilier contemplation et action dans le champ de l’évangélisation, écrit l'Agence Fides son confrère ivoirien, le Père Donald Zagore. "Aujourd’hui en retraite en France, il fut pour la Côte-d’Ivoire en général et pour l’Eglise de Côte-d'Ivoire en particulier une bénédiction. Il demeure pour les jeunes générations de missionnaire de la Société des Missions africaines un modèle à suivre" remarque le Père Zagore.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel de l’Archevêque de Santa Cruz à « restituer le droit de cité à Jésus-Christ »

Fides FR - www.fides.org - Mié, 08/01/2020 - 10:18
Santa Cruz de la Sierra – « Les chrétiens doivent affronter le grand défi consistant à restituer le droit de cité à Jésus-Christ, le Fils de Dieu fait homme pour le bien de toute l’humanité parce que Sa présence a une importance transcendantale dans la construction d’un monde plus humain et plus fraternel. C’est une mission urgente et nécessaire y compris dans notre pays, face à un vide clair concernant les valeurs humaines de coexistence humaine et pacifique et à la méconnaissance de la valeur de la vie humaine qui se manifeste en tant de cas de trafic d’êtres humains, d’homicides de femmes à cause de leur appartenance à ce sexe ou d’infanticide ». C’est ce qu’a souligné l’Archevêque de Santa Cruz, S.Exc. Mgr Sergio Gualberti, durant la Messe célébrée en la Basilique Saint Laurent le premier Dimanche de la nouvelle année.
L’Archevêque a cité dans son homélie, parvenue à Fides, le « crime horrible » d’un père qui, au cours des premiers jours de l’année nouvelle, a tué ses quatre enfants et grièvement blessé son épouse. « Ce problème appartient à toute la société. Personne ne peut par suite rester indifférent – a-t-il déclaré. Nous devons tous agir urgemment et accomplir des efforts extrêmes pour prévenir ces crimes et former les consciences des personnes au respect sacré de toute vie humaine ».
Mgr Gualberti a par la suite souligné que, dans le cadre de cette mission, « l’éducation est appelée à jouer un rôle fondamental », s’occupant principalement de la formation des jeunes et des enfants aux valeurs humaines et aux vertus chrétiennes. « Dans les écoles et collèges, nous devons proposer clairement la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, le Fils de Dieu qui s’est fait homme de manière à pouvoir vivre comme de vrais enfants de Dieu, en frères qui se respectent et qui s’aiment ».
En commentant la liturgie de la Parole du Dimanche, Mgr Gualberti a invité à approfondir le mystère de l’Incarnation dans notre vie : « Etre enfants de Dieu est un trésor que nous devons valoriser et pour lequel nous devons nous sentir immensément reconnaissants d’une gratitude qui nous engage à une vie de foi profonde et à une espérance vivante qui nous pousse à agir, en tout lieu et à tout moment, conformément à la dignité d’enfants de Dieu ».
Par suite, il a invité à reconnaitre sincèrement que « trop souvent nous aussi préférons les ténèbres ou la mondanité… Nous nous laissons transporter par un monde indifférent au surnaturel, qui exclue Dieu et se trouve construit selon les gouts et les caprices, un monde d’idoles telles que la superbe, l’orgueil, l’autosuffisance, le plaisir, le pouvoir et la célébrité. La mondanité consiste à rejeter Dieu et la lumière pour opter pour les ténèbres, en fermant les portes à Dieu comme elles furent fermées devant Jésus à Bethléem : « Il n’y avait pas de place pour eux à l’auberge » ».
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AFRIQUE/NIGERIA - 30 morts dans le cadre d’une explosion à la frontière avec le Cameroun

Fides FR - www.fides.org - Mar, 07/01/2020 - 21:30
Abuja – Au moins 30 personnes ont trouvé la mort dans l’explosion d’un pont reliant le Nigeria au Cameroun. Dans le cadre de l’attaque contre le pont d’El Beid à Gamboru, dans l’Etat de Borno, perpétré le 6 janvier dans l’après-midi, outre les victimes, ont été blessées des dizaines de personnes. Le pont qui relie Ngala-Gamboru, au Nigeria, à Fotokol, au Cameroun, était caractérisé par une circulation particulièrement intense dans la mesure où des centaines de personnes étaient de retour au Nigeria en provenance du marché sur la rive camerounaise.
Selon les autorités camerounaises, l’explosion n’est pas due à un attentat terroriste mais à l’imprudence d’un certain nombre de jeunes qui auraient cherché à vendre une grenade n’ayant pas explosé trouvée fortuitement. Dans la zone, opèrent les terroristes d’une fraction de Boko Haram qui a adhéré au prétendu « Etat islamique ». En décembre, le groupe en question a assassiné une cinquantaine de personnes sur zone.
Parmi les homicides attribués à Boko Haram intervenus récemment dans l’Etat de Borno se trouve celui d’un couple de fiancé, Martha Bulus et son fiancé. Selon le Père Francis Arinse, Directeur des Communications sociales du Diocèse de Maiduguri, le 26 décembre, le couple, en compagnie d’autres personnes, se rendaient de Maiduguri au lieu du mariage, prévu le 31 décembre, lorsqu’ils ont été interceptés par un groupe de terroristes dans les environs de Gwoza. Le couple de futurs époux et leurs parents et amis ont été décapités sur place par les hommes de Boko Haram.
Le Père Arinse a rappelé qu’une série d’enlèvement a eu lieu dans la zone. Des sources de presse avaient indiqué que, le lendemain de Noël le groupe du prétendu « Etat islamique » avait publié une vidéo retraçant la décapitation de 10 chrétiens. Le prétendu « Etat islamique » a affirmé que les décapitations constituent la réponse à la mise à mort, fin octobre, de son « calife » autoproclamé, Abu Bakr al-Baghadi, en Syrie.
Les autorités nigérianes ont élevé l’état d’alerte après l’opération menée par les Etats-Unis le 3 janvier dernier contre Qassem Soleimani, Commandant des brigades al Qods des Gardiens de la Révolution islamique.
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AFRIQUE/EGYPTE - Présence du Chef de l’Etat à la veillée du Noël copte orthodoxe

Fides FR - www.fides.org - Mar, 07/01/2020 - 21:29
Le Caire – « Allons de l’avant de manière honorable à une époque sans honneur et croyons que Dieu rendra victorieuses les personnes honorables ». C’est en ces termes que s’est exprimé le Président égyptien, le Maréchal Abdel Fattah al Sisi, dans le cadre de son intervention tenue en présence du Patriarche copte orthodoxe Tawadros II et d’Evêques, de prêtres, de religieux et d’une multitude de fidèles rassemblés en la Cathédrale de la Nativité de la nouvelle capitale administrative à l’occasion de sa participation à la veillée de Noël de l’Eglise copte au soir du 6 janvier.
Cela fait déjà six ans que le Président égyptien prend part à la liturgie de la veille de Noël célébrée par le Patriarche copte orthodoxe. Cette année encore, la circonstance a fourni au Chef de l’Etat l’occasion d’exprimer des considérations s’adressant non seulement à la communauté copte mais à toutes la nation, au travers de paroles d’inspiration patriotique et d’appels adressés à tous les égyptiens afin qu’ils surmontent les divisions et fassent front commun contre les pièges provenant de l’étranger. « Tant que nous sommes unis – a déclaré notamment le Président égyptien – nous ne devrons pas nous préoccuper et nous devrons seulement prendre soin de ceux qui sont autour de nous ». S’aventurant sur le terrain du langage religieux, le Chef d’Etat a également souligné que « si nous aimons Dieu, nous devons nous aimer les uns les autres et nous ne devons permettre à personne de semer la discorde entre nous ». Se référant aux tensions et aux conflits qui agitent le Proche-Orient, le Président égyptien a fait remarquer que l’Egypte aurait, elle aussi, pu être happée par des crises dévastatrices comme cela est advenu à d’autres nations de la région. « Mais tant que nous serons unis – a ajouté le Président égyptien – personne ne pourra nous entraîner dans de telles situations ».
Après son intervention et avant de quitter l’assemblée liturgique, le Président a offert à Tawadros II un bouquet de fleurs au nom de tous les égyptiens, le saluant avant de quitter la Messe.
La nouvelle Cathédrale copte orthodoxe dédicacée à la Nativité est construite dans la zone urbaine sise à 45 Km du Caire devant devenir la nouvelle capitale administrative de l’Egypte. A la liturgie ont également participé les représentants de l’Université sunnite d’Al-Azhar et de nombreux représentants du gouvernement égyptien, dont le Premier Ministre, Mostafa Madbouly.
Cette même Cathédrale, inaugurée officiellement l’an dernier veut représenter également un symbole de la stratégie politique par laquelle l’actuel Chef de l’Etat entend s’assurer, lui-même et à son projet politique, la solidarité de l’Eglise copte orthodoxe. L’actuelle présidence égyptienne a contribué directement à hauteur de 100.000 livres égyptiennes au premier financement de l’imposante œuvre urbanistique. Selon le Chef de l’Etat égyptien, le nouveau lieu de culte représente « un message pour l’Egypte et le monde entier ». Les moyens de communication égyptiens présentent quant à eux la nouvelle Cathédrale copte orthodoxe comme « la plus grande église du Proche-Orient ». Le dessin architectonique de la Cathédrale, fidèle à la tradition copte orthodoxe, veut rappeler le profil de l’arche de Noé et ainsi proposer à nouveau l’image de l’Eglise comme barque du salut qui navigue dans l’histoire vers le but céleste du Paradis.
Dans le plan de la nouvelle capitale administrative, le Chef de l’Etat a voulu également insérer la construction de la plus grande mosquée du pays, dans le but de présenter Cathédrale et mosquée comme symboles de coexistence et d’unité nationale.
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AFRIQUE/RD CONGO - Dénonciation d'un plan de balkanisation de la République démocratique du Congo de la part de l'Archeveque de Kinshasa

Fides FR - www.fides.org - Mar, 07/01/2020 - 11:36
Kinshasa - "Le climat général qui règne dans l’Est du pays est caractérisé par une insécurité et une misère insupportable. Le constat montre clairement que l’objectif de tout cela est la balkanisation de notre pays », a déclaré S.Em. le Cardinal Fridolin Ambongo, Archevêque de Kinshasa. C’était lors d’une conférence de presse tenue à Kinshasa vendredi 3 janvier 2020, faisant suite à sa visite pastorale dans le diocèse de Butembo-Beni dans le Nord Kivu du 27 au 31 décembre 2019 .
Cette visite pastorale de l’Archevêque métropolitain de Kinshasa dans l’Est du pays a été motivée par l’invitation de S.Exc. Mgr Melchisédech Paluku Sikuli, Evêque de Butembo-Beni, mais aussi pour amener un message de soutien du Pape François, et de tous les Evêques de la RD Congo. Ce souci pastoral va de pair avec le message adressé au Cardinal par les députés ressortissants de cette partie du pays, et des membres de la communauté Nande vivant à Kinshasa, qui lui ont rendu visite antérieurement.
Massacres au quotidien, viols, enlèvements, déplacements des populations, et autres détails macabres caractérisent ce climat d’insécurité, selon le constat du Cardinal. Au moins 5 prêtres ont déjà été enlevés, et restent sans nouvelles. L'Archeveque déplore ainsi le silence et la léthargie qui règnent dans le reste du pays. Il stigmatise aussi l’ambiguïté de la communauté internationale face à cette situation qui dure depuis des décennies. Il appelle ainsi la MONUSCO à se remettre en question par rapport à sa mission, étant donné que certains massacres ont lieux à quelques mètres des installations des casques bleus.

« Le pays est en guerre ! Et pour cela, il faut une prise de conscience au niveau national. Cependant, malgré ce tableau sombre, nous restons confiants. J’exhorte mes frères et sœurs de l’Est au courage ; je les confie à l’intercession de la Vierge Marie, patronne de notre pays ».
La thèse de balkanisation se confirme par le fait que les populations déplacées sont remplacées systématiquement par des groupes rwandophones et ougandophones, a précisé le Cardinal Ambongo. Il a exprimé sa reconnaissance vis-à-vis du Pape François qui suit de près la situation de la RD Congo et qui prie souvent pour ce pays. Il compte aussi sur le soutien de l’Eglise Catholique d’à travers le monde, et la collaboration des conférences épiscopales de nos pays voisins, pour qu’advienne la paix dans l’Est de la RD Congo.
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AMERIQUE/CHILI - Jeunes en mission dans le pays au cours des vacances pour devenir "les constructeurs de la civilisation de l'amour"

Fides FR - www.fides.org - Mar, 07/01/2020 - 11:23
Santiago - Plus de 1.500 jeunes sont arrivés le samedi 4 janvier sur le campus Saint Joachim de l'Université pontificale catholique du Chili, pleins d'enthousiasme pour dédier leurs vacances d'été, qui viennent de commencer, non seulement au repos mais également à l'évangélisation et au service des plus nécessiteux. Ainsi que le souligne la note de la Conférence épiscopale du Chili parvenue à Fides, face à la crise que connait le pays, de nombreux jeunes ont écouté l'appel du Pape François qui, à diverses occasions, les a appelés à etre "des mendiants de la foi", membres d'une "Eglise en sortie".
L'envoi des jeunes missionnaires a eu lieu au cours de la Messe célébrée par le nouvel Archeveque de Santiago du Chili, S.Exc. Mgr Celestino Aós, qui a exhorté les étudiants à rendre témoignage à Dieu dans les communautés dans lesquelles ils se rendront: "Jésus-Christ n'est pas une idée. Le Christianisme n'est pas une idéologie, ni une morale, ni une philosophie. Le Christ vit et je L'ai rencontré et la joie de cette rencontre est ce que nous voulons communiquer aux autres". L'Archeveque a également souligné l'importane, dans le contexte social actuel du pays, d'etre constructeurs de la civilisation de l'amour. "Vous devez aimer également ceux qui vous persécutent et vous calomnient. Aujourd'hui au Chili, tel est notre défi chrétien. Nous ne devons pas seulement nous aimer entre nous. Nous devons aimer également ceux qui nous méprisent, ceux qui détruisent nos églises, nos institutions... Nous devons etre les constructeurs de la civilisation de l'amour et celle-ci se construit avec l'amour. La civilidation de la vérité se construit par la vérité. La civilisation de la vie se construit par la vie".
Trois sont les projets auxquels se dédieront les jeunes au cours de cette période dans le cadre de la Pastorale de l'Université catholique: le premier est un projet d'évangélisation qui veut "travailler pour l'ame du Chili", en envoyant les jeunes annoncer le message du Christ dans les zones les plus reculées; le deuxième prévoit la construction de chapelles dans les périphéries urbaines, qui ne soient pas seulement des lieux de prière mais aussi de rencontre dans lesquels les communautés peuvent se rassembler, dialoguer et renforcer leurs liens; le troisième concerne le milieu scolaire afin de préparer les étudiants à former les plus jeunes.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Appel de l'Archeveque de Managua à continuer à s'engager en faveur de la libération de l'ensemble des prisonniers politiques et pour la paix

Fides FR - www.fides.org - Mar, 07/01/2020 - 10:47
Managua – Une invitation à "ceux qui ont une influence au niveau social et politique" afin qu'ils continuent à se mobiliser en 2020 afin que soient libérées toutes "les personnes privées de liberté" a été adressé par S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archeveque de Managua, au cours de la Solennité de l'Epiphanie, le 6 janvier. Il a également demandé aux autorités et aux groupes de pouvoir de commencer à travailler pour la paix et d'arreter de "discréditer les autres". "J'espère qu'ils continueront à faire des efforts afin qu'en cette année 2020, nos prisons puissent etre libérées de ces personnes qui sont privées de leur liberté" a déclaré le Cardinal juste après la Messe célébrée en la Paroisse Jésus Saint Sacrement de Managua. "Je crois que ce qui nous manque est le sens d'unité en tant que nation. Il n'existe pas de projet de pays.Le problème existe parce que nous n'avons pas d'amour pour la patrie, pour notre pays" a-t-il conclu.
L'Epiphanie, en tant que fete catholique, est fortement ressenti au sein de la population nicaraguayenne. Dans ce cadre, S.Exc. Mgr Rolando Álvarez, Eveque de Matagalpa, qui célébrait dans son Diocèse, a souligné que le sens d'unité du Nicaragua se trouve dans le peuple. "L'unité du Nicaragua a déjà commencé dans le peuple parce que c'est le peuple nicaraguayen qui fait son histoire et nous ne devons pas attendre que l'unité vienne de l'étranger. C'est le peuple qui doit continuer à renforcer les liens d'unité".
La situation des prisonniers politiques au Nicaragua continue à etre tendue. Après la libération de la part du gouvernement d'un groupe de 91 prisonniers politiques peu avant la fin de 2019, les menaces à l'encontre des responsables paysans, des syndicalistes et des universitaires ont non seulement continué mais ont meme augmenté.
Nombre des prisonniers politiques "libérés" ont dénoncé une persécution constante et l'agression de la part des groupes militaires à leur encontre: des inscriptions peintes sur les murs de leurs maisons, des coups de feu tirés durant la nuit devant leur domicile, avec la présence de voitures militaires et de groupes à pieds.
Selon la note envoyée à Fides, la Commission interaméricaine pour les droits fondamentaux a demandé des mesures spéciales de protection pour plus de 15 personnes qui ont été arretées en tentant de porter des aides humanitaires à des parents prisonniers politiques en grève de la faim .
Bien que le nombre précis de prisonniers politiques encore détenus ne soit pas connu, le témoignage de ceux qui ont été libérés au soir du 30 décembre souligne l'engagement persévérant, discret et insistant du Nonce apostolique en faveur de la libération des prisonniers politiques selon ce qui avait été prévu au début des dialogues avec le gouvernement. "Le Nonce n'a jamais renoncé. Il m'a jamais cessé d'insister sur ce qui avait fait l'objet d'un accord et avait été accepté, à savoir libérer tous les prisonniers politiques" a déclaré José Adán Aguerri, membre de l'Alliance civique en parlant sur les ondes d'une radio locale, commentaire qu'il a ensuite également fait via Twitter le 30 décembre 2019: "Aujourd'hui, nous sommes pleins d'espérance. Grace à Dieu, ils libèrent les prisonniers politiques, y compris ceux qui portaient de l'eau dans l'église du Père Roman. Une mention spéciale va au Nonce apostolique pour son action humanitaire et pour sa participation à ce effort".
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ASIE/BENGLADESH - La Bible au centre de la mission de l'Eglise

Fides FR - www.fides.org - Mar, 07/01/2020 - 10:01
Dacca - "En tant que baptisés, nous avons la responsabilité de précher le message de Dieu, en tenant la Parole de Dieu dans notre coeur et en la portant dans notre vie". C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides S.Exc. Mgr James Romen Boiragi, Eveque de Khulna et Président de la Commission pour la catéchèse et l'apostolat biblique de la Conférence épiscopale du Bengladesh.
Soulignant la centralité de la Bible dans la mission de l'Eglise, l'Eveque a expliqué: "Le message de Dieu présent dans la Bible doit etre préché dans notre vie, en donnant le témoignage de foi au travers de notre vie et de notre comportement. Si le style de vie de chacun d'entre nous nous illumine et se laisse guider toujours en se référant à la Bible, chaque fidèle deviendra une Bible vivante au grand bénéfice de l'Evangélisation".
L'Eveque a rappelé le thème de la récente journée de la Bible, célébrée en décembre dernier, "Ta Parole est lampe pour mes pas, lumière sur mon chemin" et l'a proposé à nouveau comme fil rouge du chemin d'évangélisation de l'Eglise au Bengladesh pour 2020.
Il a déclaré: "En cette nouvelle année, nous demandons aux catholiques du Bengladesh de connaitre et d'approfondir leur responsabilité de baptisés, qui sont envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle, selon la Bible. Puisse la Bible devenir notre lumière et rendre notre vie divine: telle est ma prière".
Le Père Ripon Anthony D’Rozario, Vicaire paroissial de Tejgaon à Dacca, lui aussi engagé dans l'apostolat biblique dans le pays, a affirmé que les catholiques, devraient prendre soin de la Bible: "J'ai remarqué que, dans de nombreuses maisons, la Bible est présente mais elle n'est pas lue souvent et elle n'est pas soignée de manière appropriée. J'invite tout un chacun à lire la Bible chaque jour parce qu'elle est la Parole de Dieu et nourriture pour nous". Un laic catholique, Proshanto Gomes, a déclaré à Fides que, "avec la lecture de la Bible, Dieu demeure avec moi. Je passe mes journées avec les bénédictions de Dieu".
La Commission épiscopale pour la Catéchèse, l'apostolat biblique s'engage à promouvoir, dans l'ensemble des Diocèses du Bengladesh, l'apostolat biblique, en assistant et en collaborant en vue de la préparation et de la diffusion de matériels catéchétiques et bibliques dans les langues locales en assurant la formation des catéchistes et des enseignants de la religion catholique.
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