AFRIQUE/SOUDAN - Des progrès en direction de la démocratie, de la paix et de l'identité nationale selon l'Evêque d'El Obeid

Fides FR - www.fides.org - Mié, 29/07/2020 - 10:21
El Obeid - « La première bonne nouvelle à communiquer est que le cessez-le-feu tient encore dans le pays. Certes, il existe encore de nombreux problèmes à affronter et certains foyers de conflits interethniques ou tribaux dans le Darfour qui ne s'étaient jamais réveillés auparavant mais nous pouvons nous dire satisfaits. Il est fondamental de surmonter le concept d'Etat religieux pour construire une paix stable et donner une identité à la nation. D'un point de vue politique, je considère comme un important progrès le fait que, cette semaine, aient été nommés les 18 gouverneurs des Etats et qu'ils soient tous expression de la société civile. C'est une première et de surcroît, deux d'entre eux sont des femmes ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Yunan Tombe Trille, Evêque d'El Obeid, au Soudan, Président de la Conférence épiscopale du Soudan et du Soudan du Sud, évoquant la nouvelle phase politique que connaît le pays, les perspectives de paix et la situation de l'Eglise.
Le Soudan en effet, poursuit son processus de démocratisation et de modernisation. Le 11 juillet dernier, le Général Abdelfattah El Burhan, Président du Conseil souverain, a signé une série de mesures qui abrogent certaines des normes les plus controversées basées sur la charia et introduisent des garanties pour les citoyens, réduisant discriminations et violations des droits. Le chemin est encore long et la route entreprise fruit de la médiation dans le cadre des processus de paix entre l'exécutif et les groupes armés actifs dans le Sud Kordofan, au Darfour et dans l'Etat du Nil bleu.
Selon Mgr Tombe Trille, la question féminine tout comme celle des libertés civiles prennent une place décisive dans cette phase de transition démocratique et certaines des mesures prises par le gouvernement, comme l'abolition de la peine de mort pour les citoyens de religion islamique qui se convertissent à une autre religion et des normes soumettant la femme à l'homme, vont la bonne direction.
« Il existe des signaux positifs en direction de la liberté d'expression et la pratique des mutilations génitales féminines a été définitivement criminalisée. Au cours de la pandémie, par ailleurs, pour la première fois les chrétiens ont été considérés à égalité avec les musulmans et les déclarations concernant le culte ou les précautions à prendre ont été faites sans distinction de foi. Ceci nous a rassurés. Il n'en reste cependant pas moins certaines manières d'affronter le problème des propriétés confisquées par le passé à l'Eglise ou le fait que nous ne disposons pas encore d'interlocuteurs directs au sein du gouvernement pour les questions relatives à la vie de l'Eglise ». L'Evêque conclut dans une perspective d'espérance : « Nous sortons de nombreuses années de dictature et il faut du temps pour que les choses aillent définitivement dans le bon sens. Espérons que bientôt, il soit possible de disposer d'un Parlement souverain qui légifère en défense de la population et de parler finalement du Soudan comme d'un pays en paix ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Campagne des groupes religieux de la zone « unis pour la santé et pour la vie »

Fides FR - www.fides.org - Mié, 29/07/2020 - 08:23
Santa Cruz - « Unis pour la santé et pour la vie. Nous sommes tous Gran Vallegrande » : c'est sous ce slogan que se déroule la campagne de solidarité conduite par la Paroisse du Doux Nom de Jésus avec le soutien des communautés évangéliques, du Collège médical et du Syndicat de la Presse, groupe qui vise à atteindre un million de boliviens et d'autres encore.
A cause de la crise que la Bolivie traverse et des cas de positivité au corona virus qui augmentent chaque jour dans le département de Santa Cruz, afin de garantir la santé et le bien-être de la province de Vallegrande, des Vallées de Santa Cruz et en tenant compte que l'hôpital constitue un point de repère pour l'ensemble de la province et des vallées, il a été décidé d'unir des forces de diverses provenance avec la bénédiction de Dieu pour organiser, lancer et réaliser une campagne de solidarité destinée à soutenir le système sanitaire.
« Après avoir écouté le Collège médical de la zone concernant les besoins de notre hôpital en matière de lutte contre la pandémie et au-delà, cette campagne a été pensée et centrée sur la création d'un laboratoire pour le traitement des tests Covid-19 et d'une centrale d'oxygène pour l'hôpital » conclut la note envoyée à Fides.
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AMERIQUE/BRESIL - « Combien vaut la vie ? », Campagne de sensibilisation pour combattre le trafic d'êtres humains

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 23:00
Brasilia – Du 26 au 30 juillet, la Commission épiscopale de Pastorale spéciale pour la lutte contre le trafic d'êtres humains de la Conférence épiscopale du Brésil , réalise la campagne intitulée « Combien vaut la vie », sous-titrée « Le trafic de personnes est un crime ». Son objectif est de mobiliser et de sensibiliser l'Eglise au Brésil et l'ensemble de la société brésilienne à la nécessité de combattre le trafic d'êtres humains, en particulier au cours de la semaine qui voit la célébration de la Journée mondiale contre le trafic d'êtres humains instituée par l'ONU pour le 30 juillet. La campagne vise également à attirer l'attention des autorités publiques sur la promotion et l'inclusion sociale des victimes et sur la garantie de leurs droits.
Selon les informations diffusées par la CNBB et parvenues à Fides, ces jours-ci seront diffusées deux vidéos, des spots radiophoniques et du matériel d'information dédié au thème du trafic de femmes, d'enfants et de migrants. Le 29 juillet aura lieu une rencontre à laquelle participera S.Exc. Mgr Evaristo Pascoal Spengler OFM, Evêque de Marajo, et Soeur Eurides Alves de Oliveira, tous deux membres de la CEPEETH, ainsi que Roberto Marinucci, du Centre scalabrinien pour les Etudes migratoires. La rencontre sera transmise sur les réseaux sociaux de la Caritas du Brésil. EN ce jour, la Commission invite à accomplir un geste concret en allumant un cierge et en faisant une minute de prière silencieuse pour les victimes du trafic d'êtres humains. Il est également demandé de faire une photographie de ce cierge et de la publier sur les réseaux sociaux avec les hashtag #TraficoHumanoNão et #Endhumantrafficking #CNBB. Vu la gravité de ce crime, la Commission demande une action ferme des institutions publiques de manière à ce qu'existe un combat efficace contre celui-ci et une punition effective des criminels qui le pratiquent.
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ASIE/MYANMAR - Floraison de la foi chrétienne sur le territoire de la « femme girafe »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 12:57
Loikaw - « La Paroisse de Tananukwe s'étend sur le territoire de cinq villages et compte une population de 560 familles. La majeure partie de la population de cette zone est chrétienne avec une forte présence catholique ». Le Père Pius Kyan s'adresse à l'Agence Fides en un italien recherché en montrant la petite église Sainte Thérèse où il exerce son ministère depuis quatre ans. Il administre une réalité catholique florissante et nombreuse dans la région sise à quelques kilomètres de Loikaw, capitale de l'Etat birman de Kayah, dans lequel les deux tiers de la population sont chrétiens et les catholiques représentent une présence importante. Il suffit de regarder le paysage, pointillé d'églises et de chapelles, beaucoup plus répandues que les pagodes et les mosquées. « Nos rapports avec toutes les autres communautés religieuses sont bons et marqués par le dialogue » raconte le Curé.
Le Covid-19, bien que l'Etat de Kayah n'ait enregistré aucun cas de corona virus – pour un total de moins de 350 sur l'ensemble du territoire national et six morts – est encore une urgence et la garde est maintenue haute. « Nous célébrons la Messe seulement pour cinq fidèles à la fois, afin de respecter les règles imposées par les autorités afin d'éviter les rassemblements. Voici quelques jours, j'ai assisté à des obsèques mais seulement pour donner une bénédiction à la dépouille et apporter un peu de réconfort spirituel à la famille. Chaque mois, je visite les villages mais je me déplace seulement en cas d'urgence comme pour le sacrement des malades ».
Ordonné prêtre en 2012, le Curé, âgé de 38 ans, a étudié à Monza, non loin de Milan. « Une année pour apprendre l'italien puis quatre années de théologie... une fatigue. Il ne me déplairait pas de retourner en Italie pour faire une expérience pastorale en dehors du Myanmar. Cependant je ne voudrais pas aller dans une grande ville. Je suis attiré par les lieux comme celui-ci, où il est possible d'avoir un rapport direct et une relation véritablement personnelle avec les fidèles ». Derrière l'église se trouve l'école, avec son petit complexe, un terrain de volley et 17 élèves qui reçoivent le soutien de la Paroisse sans lequel ils ne pourraient se permettre d'étudier. « Maintenant nous sommes en train de construire une nouvelle église » indique le Curé.
A propos de la situation locale, il remarque que, depuis avril, les activités sont arrêtées même si lentement le verrouillage prend fin. Certains villages en effet ont refusé d'y mettre un terme et demeurent fermés à ceux qui viennent du dehors et aux touristes même si le Ministère du Tourisme a donné son feu vert. Dans un paysage marqué par les champs de riz, de sésame, de mais et de légumes, la zone de la Paroisse est connue pour les villages où habitent ce qu'il est convenu d'appeler les « femmes girafes » qui, dès leur enfance, portent autour du cou des anneaux qui reposent sur leurs épaules et abaissent la cage thoracique, allongeant leur cou. Il s'agit d'une pratique de la culture indigène que les missionnaires ont combattue avec force et qui est maintenant tombé en désuétude dans les villages chrétiens. L'usage survit dans les zones les plus reculées où reste fort l'animisme qui s'exprime ici au travers de longs totems de bois et de tumulus funéraires où les membres de la famille déposent, à coté de la tombe, de la nourriture et des boissons pour accompagner le voyage du défunt.
Entre histoire et légende, sont narrées les fatigues des premiers missionnaires, dont l'une est même devenue une pièce de théâtre qui raconte comment un missionnaire a été enfermé dans un porcherie par ceux qui pour la première fois voyaient un homme blanc, barbu et portant des chaussures aux pieds. Lorsque l'homme mange, poussé par la faim, la nourriture des animaux et enlève ses chaussures, les indigènes découvrent qu'il s'agit d'un être humain comme eux et les craintes s'évanouissent. L'histoire, paradigmatique de l'aventure missionnaire des pionniers, sert à rappeler les difficultés, les souffrances et dans certains cas le martyre. L'histoire mimée au théâtre constitue un signe d'espérance et exprime un sentiment de gratitude envers ceux qui ont porté à Loikaw la semence de l'Evangile avec courage et enthousiasme missionnaires.
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AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Augmentation des contaminations, du chômage et de la corruption : témoignage de Scalabriniens

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 12:57
Johannesburg – L'Afrique du Sud est entrée dans la phase 3 de la pandémie de corona virus mais la contamination, au lieu de s'arrêter, se répand. Les cas sont au nombre de 395.000 – soit la moitié du total continental – et les morts enregistrés 6.000. Pour le moment, ils sont concentrés dans un certain nombre de zones. Le plus grand nombre de contamination se trouve dans la province du Cap occidental et dans la région de Johannesburg. Les banlieusards se déplaçant pour raison de travail dans l'est du pays ont porté le virus dans les zones moins touchées : « Il existe des personnes qui travaillent entre le Cap et Gauteng – explique le département de la Santé du Cap oriental – et se déplacent entre ces zones du pays, répandant l'infection ». La crainte est que l'épidémie frappe également d'autres régions aujourd'hui moins touchées.
Pour faire face à cette urgence, les autorités ont imposé des normes de sécurité strictes: maintien des distances, port de masque de protection, désinfection des mains etc. Cependant les magasins, les ateliers, les bureaux et les écoles demeurent ouverts. Les restaurants peuvent fonctionner mais en assurant la distanciation entre les clients ou en vendant en vue de la consommation à domicile. Les bars sont ouverts selon des horaires réduits. L'énergie électrique et la connexion à Internet ont toujours été assurées à toute la nation.
« Le drame – remarque le Père Pablo Velasquez, missionnaire scalabrinien à Johannesburg – est qu'au cours de ces derniers jours, la population a baissé la garde. Trop de personnes circulent pour raison de travail ou pour se divertir parce qu'elles ont la sensation que le virus n'est pas dangereux. Ceci risque d'aggraver la situation et de nous faire replonger dans un verrouillage encore plus rigide de celui que nous avons vécu ces mois derniers ».
Une attention particulière est réservée aux grands bidonvilles, la crainte étant que les fermetures excessives amènent à des révoltes de personnes à la recherche de moyens pour subvenir à leurs besoins de base. « Dans les villes, les agents de police et les militaires ne se voient pas – poursuit le missionnaire – alors que les contrôles sont ponctuels autour des bidonvilles. J'exerce une partie de mon service pastoral dans un de ces bidonvilles. Par suite, j'ai eu l'occasion d'y entrer. J'ai vu beaucoup de personnes dans les rues, sans protection. Le danger que le virus se diffuse est grand notamment aux vues des conditions hygiéniques insatisfaisantes dans les bidonvilles ».
Les célébrations religieuses ont repris au prix de mille précautions. « Nous avons décidé de reprendre la célébration des Messes en présence de fidèles – remarque le prêtre – mais seulement avec une assistance de 50 personnes qui doivent réserver au préalable et respecter les normes strictes imposées par les autorités. Nous avons indiqué à nos fidèles que si un ou plusieurs cas devaient être enregistrés parmi ceux qui participent à la Messe, nous fermeront l'église sine die ».
Outre l'assistance spirituelle, les Scalabriniens offrent également une aide économique. Pendant des semaines, chaque jour, la communauté de Johannesburg a fourni de la nourriture aux pauvres du bidonville qui ne pouvaient se rendre au travail. Elle a également assisté des milliers de personnes qui, dès les premières heures du matin, se mettaient en file de manière disciplinée, pour recevoir une aide. « Nous sommes épuisés – souligne le religieux – et avons dû réduire les journées de distribution de nourriture mais aussi sélectionner les personnes les plus nécessiteuses. Nous n'avons plus de fonds pour donner à manger à tous ».
Le Covid-19 n'est pas seulement une urgence sanitaire mais aussi une grave urgence économique. Outre à la nourriture, les personnes recherchent également une aide économique. « Le chômage – conclut le missionnaire – se propage rapidement. Les personnes n'ont pas de ressources pour aller de l'avant. Un nombre croissant d'entre elles vient nous demander un soutien économique pour payer leur loyer. Pour obtenir un emploi quelconque, les personnes sont prêtes à payer des pots-de-vin à des médiateurs. La corruption augmente, autre conséquence de la pandémie ».
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AFRIQUE/EGYPTE - Commémoration au Monastère copte orthodoxe Saint Macaire de son défunt Abbé, assassiné voici deux ans

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 12:24
Le Caire – Demain 29 juillet, aura lieu au Monastère copte orthodoxe Saint Macaire la commémoration de son défunt Abbé, Epiphanius, Evêque copte orthodoxe retrouvé assassiné le 29 juillet 2018 dans ce même monastère. Aux célébrations liturgiques en mémoire du défunt participeront seulement quelques Evêques outre les moines de Saint Macaire, un nombre limité de personnes dans le respect des normes imposées par les autorités pour lutter contre la diffusion de la pandémie de corona virus – lesquelles ont par ailleurs comporté la suspension des célébrations liturgiques en présence de fidèles dans toutes les églises du pays jusqu'au 3 août prochain. Cependant dans ce cas, la réserve qui entoure la commémoration semble certes appropriée à faire mémoire de cet événement douloureux qui a bouleversé tant de chrétiens égyptiens et posé des questions angoissantes sur le présent et l'avenir du monachisme copte orthodoxe, attendu que deux moines de Saint Macaire ont été condamnés pour l'homicide, l'un d'entre eux étant dans l'attente de son exécution.
Aux premières heures du Dimanche 29 juillet 2018, le corps de l’Evêque copte orthodoxe a été trouvé dans une marre de sang à l’intérieur du Monastère sur le trajet conduisant de sa cellule à l’église, où l’Evêque se rendait pour débuter la journée par l’office des matines avant la Messe dominicale . Agé de 64 ans, originaire de Tanta, diplômé en médecine, l’Evêque Epiphanius était entré au Monastère Saint Macaire, dans la région de Wadi Natrun, en 1984, et avait été ordonné prêtre en 2002. Chercheur et spécialiste, il avait œuvré à la traduction du grec à l’arabe de différents livres de la Bible, entretenant des rapports intenses d'amitié et de communion également avec des communautés monastiques d'autres confessions chrétiennes.
Déjà au lendemain de l'homicide, l'autorité judiciaire avait accusé du crime l'égyptien Wael Saad Tawadros, qui, au moment de l'assassinat était moine à Saint Macaire sous le nom d'Isaiah al Makary. Quelques jours avant son arrestation, il avait été expulsé du monastère et dépouillé de l'habit monastique par une mesure approuvée par le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II. Le 3 août 2018, face à la vague d'émotion provoquée par le triste sort de l'Abbé Epiphanius, l'Eglise copte orthodoxe avait accéléré le processus de discernement critique sur la condition et la direction des communautés monastiques en cours depuis longtemps. Le Comité pour le Monastères du Saint Synode copte orthodoxe a disposé 12 règles – ratifiées par le Patriarche Tawadros II – auxquelles devront adhérer tous ceux qui vivent la condition monastique au sein de l’Eglise copte orthodoxe. Les mesures visent à préserver la vie monastique en tant que condition de vie retirée du monde et marquée par des moments de prière, de travail et de silence. Ainsi, il est demandé aux moines et aux moniales coptes orthodoxes de fermer leurs comptes personnels et leurs éventuels blogs sur les réseaux sociaux, considérés d’une manière critique comme des instruments utilisés surtout pour diffuser des « idées confuses » et alimenter des personnalismes. Tawadros II a ratifié également la mesure visant à suspendre pour un an l’acceptation de nouveaux candidats à la vie monastique et celle concernant la réglementation plus rigoureuse des moments d’accès de visiteurs et de pèlerins aux monastères. Parmi les 12 mesures disciplinaires figure également l’interdiction pour les moines et les moniales de recevoir des donations de fidèles, qui pourront désormais être reçues seulement par l’Abbé ou l’Abbesse du Monastère.
Le 1er juillet dernier, la Cour de Cassation égyptienne a confirmé la condamnation à mort prononcée à l'encontre de Wael Saad Tawadros, ancien moine copte orthodoxe égyptien, reconnu coupable de l'assassinat de l'Evêque et Abbé du Monastère Saint Macaire, Epiphanius . La Cour a en revanche commué en réclusion criminelle à perpétuité en tant que complice dans le même crime la peine du moine Falta'os al-Makari, modifiant ainsi la décision de la Cour pénale de Damanhur qui l'avait lui aussi condamné à mort.
Les deux précédentes condamnation à mort avaient été émises par la Cour pénale de Damanhur le 23 février 2019 et le 24 avril de cette même année et elles avaient reçu le nihil obstat du mufti d'Egypte, autorité religieuse islamique chargée d'émettre les fatwas – avis juridiques basés sur la charia – concernant des questions importantes. En Egypte, aucune condamnation à mort ne peut être considérée définitive sans l'approbation du mufti.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Rencontre de la jeunesse dédiée aux valeurs de la vie chrétienne

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 10:23
Port Moresby – Une étude sur les valeurs de la vie et sur les justes relations entre êtres humains à la base des valeurs de la Bible a eu lieu au Mary Our Help Hostel de Boroko, Port Moresby. A la rencontre, introduite par le Père Ambrose Pereira, sdb, Directeur du Bureau des Communications de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, ont participé en tant qu'intervenant deux jeunes professionnels catholiques impliqués dans la force spéciale de Papouasie Nouvelle Guinée, appartenant au groupe juvénile de la Paroisse Saint Joseph.
Les deux jeunes, frère et sœur, sont Maître Desmond Aigilo, avocat de 27 ans, et Carol Aigilo, 32 ans. Le premier s'est adressé aux groupes d'étudiants et de jeunes présents en partageant les valeurs bibliques et en mettant en évidence les versets des Ecritures qui mentionnent l'importance d'être purs. Sa sœur, environnementaliste, a quant à elle évoqué les valeurs catholiques se trouvant à la base de sa vie et a partagé ave les jeunes sur trois figures de la Bible : celles d'Abigaïl, de Déborah et de Notre-Dame.
La session dédiée au thème « Vivre la vie avec des relations justes » a été présentée par le Père Pereira qui a invité les participants à réfléchir à leurs vies et surtout à leurs relations. Le prêtre a souligné la joie et le bonheur de la rencontre de personnes qui s'aiment et, s'appuyant sur un fait de chronique locale – le viol et le meurtre d'une mère de deux enfants âgée de 19 ans – il a tenu dans le même temps à mettre en évidence l'importance pour les jeunes femmes de se voir garantir qu'elles ne subiront pas le même sort atroce.
La rencontre a été suivie de débats de groupe qui ont offert la possibilité aux jeunes femmes de poser des questions et de faire la clarté sur leurs relations et la pureté de ces dernières.
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ASIE/TADJIKISTAN - Aide de l'Eglise aux sans-abri dans le cadre de la pandémie de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 09:54
Dushambé – Au travers d'un service de distribution de masques de protection et de désinfectants pour les mains, la Caritas du Tadjikistan a mis en place un projet d'aide aux sans-abri alors qu'est en cours l'urgence sanitaire représentée par le Covid-19. C'est ce qu'indique une note envoyée à l'Agence Fides présentant le projet d'assistance aux clochards, parvenu à sa troisième édition et lancé en décembre dernier à Dushambé avec le soutien de la Caritas d'Italie et du Ministère de l'Intérieur tadjik. Aux sans-abri de la capitale, les bénévoles catholiques offrent des consultations psychologiques, un soutien légal mais aussi la possibilité de bénéficier de douches, d'un service de coiffeur et de pressing.
Ainsi que le souligne la Direction de la Caritas du Tadjikistan, « le phénomène des sans-abri est relativement nouveau, étant un sous-produit du parcours d'économie de marché entrepris par le pays ». Selon des données non officielles, dans la capitale vivraient en moyenne quelques 250 personnes privées d'un logement stable alors qu'une enquête menée en avril 2020 par la Banque de Développement asiatique a mis en évidence que, dans l'ensemble du pays qui compte 9 millions d'habitants, 27,4% de la population vivrait sous le seuil national de pauvreté. C'est à ces personnes que s'adresse l'action de l'Eglise, engagée parallèlement sur d'autres fronts. Sont par exemple également réalisées des activités visant à fournir des moyens de subsistance à des handicapés alors qu'un projet dénommé « Supervision for success » permet aux personnes âgées d'enseigner des métiers aux jeunes orphelins. En outre, depuis quelques années, la Caritas du Tadjikistan a lancé une importante initiative visant à améliorer le système de distribution de l'eau dans le district de Jomi, dans l'ouest du pays, où les conditions du réseau hydrique représentent une urgence pour la population.
Il s'agit d'interventions et de projets que l'Eglise promeut dans le but de développer un partenariat fécond avec les institutions civiles, de contribuer au bien commun de la nation, de montrer la vocation et la mission authentiques de l'Eglise, petite communauté religieuse dans un contexte social à 98% musulman.
Les fidèles formant la communauté catholique au Tadjikistan sont actuellement une centaine, répartis entre les deux Paroisses de Dushambé et de Quronteppa. La présence catholique dans le pays s'enregistre depuis les années 1970, les premiers fidèles étant en majorité des allemands provenant de Russie, d'Ukraine et de Lituanie et déportés dans cette région par les autorités soviétiques. A cause du régime communiste, les communautés du Tadjikistan furent pendant des années totalement isolées de l'Eglise universelle. La présence catholique locale fut structurée par le Saint Pape Jean Paul II au travers de l'institution, le 29 septembre 1997, d'une Missio sui iuris. Dans ce contexte, les actions caritatives furent lancées dès 1983 par de petits groupes qui confluèrent officiellement au sein de la Caritas locale à compter de 2004.
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AMERIQUE/PEROU - De la nécessité de prendre responsabilités et engagements: le Message de l'Eglise à l'occasion de la fête nationale

Fides FR - www.fides.org - Mar, 28/07/2020 - 08:03
Lima – Ce lundi 27 juillet, en sa Cathédrale, l'Archevêque de Trujillo, S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, Président de la Conférence épiscopale du Pérou, a célébré la Messe et le Te Deum à l'occasion du 199ème anniversaire de l'indépendance du pays,
Dans son homélie, l'Ordinaire a déclaré : « Cette fête nationale arrive au milieu d'une grave crise sanitaire qui fait actuellement souffrir de nombreuses familles. La seule manière de l'affronter consiste à suivre les dispositions du gouvernement et à nous unir pour aider les plus faibles ».
Il a ensuite ajouté : « Ces fêtes nationales marquent le début d'une année électorale. L'an prochain, nous célébrerons ces commémorations avec un nouveau gouvernement. Dès lors il est nécessaire de prendre des responsabilités et des engagements de manière à ce que, à la lumière des circonstances actuelles, le processus électoral puisse se dérouler de la manière la plus équitable et la plus transparente possible. L'avenir du pays dépendra de la décision prise par des millions de péruviens. Espérons que notre monde politique soit à la hauteur des circonstances et qu'il puisse contribuer avec des idées et des programmes au développement du pays et à la sortie de la pauvreté de millions de personnes ».
Le Pérou connaît actuellement un arrêt de son économie, comme d'autres pays latino-américains, suite à la pandémie de Covid-19 et souffre également de l'effondrement de ses structures sanitaires à cause du grand nombre des cas de cette pathologie : 390.000 dont 18.418 morts.
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EUROPE/ESPAGNE - « Diffuser le Message d'amour de Jésus, une mission impliquant tous les baptisés », le témoignage du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 12:00
Madrid - « Nous avons accueilli avec grand enthousiasme le Message du Saint-Père. Nous croyons sincèrement qu'il ne s'agit pas d'un simple discours de protocole mais d'un message visant à renouveler l'esprit missionnaire de l'Eglise ». C'est ce qu'indique dans un entretien accordé à l'Agence Fides le Père José Maria Calderon, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne, en commentant le message que le Pape François a envoyé aux Oeuvres le 21 mai dernier, Solennité de l'Ascension du Seigneur.
« Ce message – poursuit-il – adressé expressément aux Directions nationales des Oeuvres pontificales missionnaires, est également adressé aux Eglises particulières, au sein desquelles est nécessaire une révision profonde et sérieuse des structures qui sont les leurs pour les rendre encore davantage missionnaires. Ainsi que l'a affirmé le Pape François dans l'Exhortation apostolique Evangelii Gaudium : « J'invite tout un chacun à être courageux et créatif dans cette mission visant à repenser les objectifs, les structures, le style et les méthodes d'évangélisation des communautés elles-mêmes ».
Les Oeuvres pontificales missionnaires sont partie intégrante de l'Eglise et offrent « un soutien spirituel et matériel constant – souligne le Père Calderon – afin que les missionnaires puissent proclamer l'Evangile et collaborer au développement personnel et social des personnes auprès desquelles ils exercent leur ministère. Elles ne constituent donc pas un simple instrument de collecte des Eglises et encore moins une fondation ou une ONG travaillant pour les pauvres – poursuit le Directeur national – mais sont bel et bien l'organisme de l'Eglise auquel le Pape François demande à ce que son caractère distinctif soit de partager l'amour pour l'Eglise, reflet de l'amour pour le Christ, vécu et manifesté en silence, sans se vanter, sans délimiter son propre terrain ».
Dans une société toujours plus frénétique et compétitive où souvent s'impose une culture du déchet et de l'indifférence, « nous tous, baptisés et par suite missionnaires, sommes appelés à proposer pacifiquement le message d'amour que Jésus est venu nous enseigner ». « Dans ce document, le Pape nous rappelle une chose fondamentale – conclut le prêtre – à savoir que la mission de l'Eglise est celle réalisée au travers de ceux qui croient et aiment Jésus-Christ, avec la profonde conviction et autorité de ceux qui ont été constitués disciples par le baptême ».
Link correlati :La vidéo de l'entretien avec le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires d'Espagne sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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ASIE/IRAQ - Soutien et hypothèse de dédommagement en faveur des évacués chrétiens et yézidis présents au Kurdistan irakien

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 11:54
Erbil – La condition précaire des évacués chrétiens et yézidis encore présents sur le territoire de la Région autonome du Kurdistan irakien a été au centre des colloques qui ont eu lieu hier, Dimanche 26 juillet, à Erbil, entre le Ministre irakien chargé des Immigrés et évacués, Evan Faeq Yakoub Jabro, dont on se souviendra l'appartenance à l'Eglise chaldéenne, et le Président de ladite Région autonome, Nechirvan Idris Barzani. Lors de la rencontre – indique un compte-rendu diffusé par la Présidence de Région autonome du Kurdistan irakien – ont été examinées les mesures prises pour protéger les évacués de la pandémie de corona virus ainsi que les projets lancés pour favoriser le retour des personnes en question dans leurs zones d'origine, à commencer par la plaine de Ninive. A cet égard, le Ministre et le Président de la Région autonome du Kurdistan irakien, dans leur entretien, ont fait référence à des formes de dédommagements à proposer aux chrétiens et aux yézidis afin d'encourager leur retour dans leurs zones d'origine, abandonnées en 2014 face à l'avancée des milices djihadistes du prétendu « Etat islamique ». Le Ministre a confirmé son intention de lutter par tous les moyens contre les projets de ceux qui veulent profiter des déplacements migratoires et des fuites en masse de chrétiens et yézidis dues à l'occupation djihadiste pour altérer de manière permanente les équilibres démographiques de la zone et annihiler le profil multiethnique et multiconfessionnel de la plaine de Ninive.
La condition des chrétiens anciennement évacués qui sont déjà revenus à Mossoul et dans la province de Ninive a été également au centre d'une nouvelle rencontre entre le Ministre irakien chargé des immigrés et des évacués et l'Archevêque chaldéen de Mossoul, S.Exc. Mgr Najib Mikhael Moussa OP.
Au sein du gouvernorat de Ninive, la situation demeure incertaine et tendue notamment parce qu'elle est caractérisée par la présence simultanée de différentes forces dont les milices chiites de mobilisation populaire et les peshmergas kurdes.
Le Pr. Evan Jabro, ainsi que l'avait déjà indiqué l'Agence Fides , est devenue Ministère chargé des Migrations et des réfugiés au sein du gouvernement conduit par le Premier Ministre, Mustafa al-Kadhimi, le 6 juin dernier. Par le passé, le Pr. Jabro a travaillé pour l'ONG Al-Firdaws, fondée par Fatima Al-Bahadly en 2003, et s'occupant de l'élaboration de projets sociaux et de travaux s'adressant surtout aux femmes et aux jeunes. Le nouveau Ministre a également été Conseiller du Gouverneur de Mossoul pour les questions concernant les minorités.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - La crise sanitaire, sociale et politique au centre de l'Assemblée plénière des Evêques

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 11:29
Abidjan - La crise sanitaire en cours, ainsi que les défis spirituels, pastoraux, économiques, sociaux et politiques ont été au centre de la 116ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale de Côte-d’Ivoire qui s'est ouverte hier, 26 juillet, au Centre diocésain de Yamoussoukro et s'y conclura le 31 juillet. L'Assemblée, initialement prévue pour le mois de mai dans le Diocèse de Yopougon, avait été repoussée à cause de motifs liés à la pandémie de Covid-19. Il s'agit d'une réunion spéciale du fait de sa nature élective. Les Evêques sont en effet appelés à élire le nouveau Président de la Conférence épiscopale et les nouveaux Présidents des Commissions épiscopales ainsi que, le cas échéant, de nouveaux Secrétaires exécutifs desdites Commissions.
L'Assemblée verra le Président sortant présenter son rapport tout comme les différentes Commissions épiscopales, d'autres thèmes devant également être traités tels que la création d'une Université catholique et la situation sanitaire, sociale et politique du pays.
Alors que les élections présidentielles sont prévues pour octobre prochain, l'Eglise et les communautés religieuses sont appelées à fournir une contribution à la nation alors même que les tensions politiques dans le pays ne semblent pas vouloir se calmer. Les Evêques ont toujours promu de leur coté la paix, la réconciliation et la cohésion sociale.
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AMERIQUE/PEROU - Lancement du nouveau site Internet de l'Episcopat péruvien

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 11:03
Lima – L’Agence de Nouvelles de l’Episcopat péruvien a mis en ligne son nouveau site d’information relatif à l’Eglise au Pérou.
Photographies, vidéos et présentation s’adaptent automatiquement au type de dispositif numérique utilisé pour visualiser le site sur Internet et la forme utilisée par le nouveau site permet d’offrir les dernières nouvelles ainsi que le calendrier des événements des différents Diocèses du pays.
Le site comporte une section réservée aux entretiens, une autre aux nouvelles en provenance du Saint-Siège, une autre pour celles provenant d’Amérique et une section archives permettant de trouver également des documents publiés.
Le nouveau site est disponible à l’adresse : www.noticias.iglesia.org.pe.
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ASIE/INDE - Mise à disposition du gouvernement des structures de l'Archidiocèse syro malankare de Thiruvalla en tant que centres de soin pour le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 11:02
Thiruvalla – Un Archidiocèse indien a mis à disposition ses différentes structures et institutions au gouvernement afin d'en faire des centres de soin et d'assistance pour les patients de Covid-19 dans l'Etat du Kerala. Ainsi que l'a appris Fides, S.Exc. Mgr Thomas Koorilos, Archevêque de Thiruvalla de rite syro malankare, a notifié à l'administration du district la mise à disposition des structures diocésaines « afin de contribuer au bien commun » à un moment difficile pour la société indienne alors que le virus atteint des pics de diffusion et fait des centaines de victimes par jour.
Les structures mises à disposition sont le complexe Santhi Nilayam sis dans la ville de Thiruvalla, l'auberge de jeunesse du Mar Athanasius College for Advanced Studies sis à Thukalasserry, le centre Bodhana et le campus médical de Perunthuruthy. Si nécessaire, indique la note parvenue à l'Agence Fides, l'auditorium de l'église Sainte Marie de Thirumoolapuram pourra également être équipé pour accueillir des patients, malades ou en quarantaine.
Le Kerala, Etat du sud de l'Inde, compte 19.026 cas de positivité au corona virus dont 62 morts alors que dans l'ensemble du pays, les cas sont plus de 1,4 millions et les morts 32.810. Le pays a enregistré par ailleurs 49.000 nouveaux cas et 702 morts au cours de ces dernières 24 heures.
La communauté catholique en Inde a signalé la mort de six prêtres des suites du Covid-19. Le dernier décès est celui du Père Simplicious Khess OP, 43 ans, exerçant son ministère au sein de la Paroisse de Notre-Dame de la Miséricorde de Thane, dans les environs de Mumbai. Hospitalisé après avoir été trouvé positif au Covid-19 voici deux semaines, son physique s'était affaibli voici quelques jours et il est mort d'une crise cardiaque.
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AMERIQUE - LXV° anniversaire du Conseil épiscopal d'Amérique latine

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 10:11
Bogotá - « Un jour comme aujourd'hui, le 25 juillet 1955, eut lieu la I° Conférence générale de l'Episcopat latino-américain et des Caraïbes, à Rio de Janeiro ». C'est en ces termes que la Présidence du CELAM annonce cet anniversaire qui a changé la manière de vivre en tant qu'Eglise pèlerine en Amérique.
« Nous rendons grâce à Dieu – indique le texte – pour le LXV° anniversaire de cette conférence convoquée par le Vénérable Pape Pie XII et dans le cadre de laquelle il a été décidé de demander à Sa Sainteté la création du Conseil épiscopal latino-américain avec pour objectif d'étudier les problèmes qui intéressent l'Eglise en Amérique latine, de coordonner les activités et de préparer de nouvelles Conférences de l'Episcopat latino-américain concernant les nouveaux défis des temps qui changent ».
Depuis lors, le CELAM s'est occupé de problèmes sociaux, de missions, de populations indigènes, de la population d'origine africaine, des immigrés, des gens de mer, ainsi que du problème du manque de prêtres et pour tout le temps de son existence, il s'est engagé à favoriser « des processus d'évangélisation et de service ecclésial » afin de répandre la foi et de la rendre partie intégrante de la pensée, des mœurs et des institutions du Continent.
Son action – expliquent les Evêques – a été particulièrement stimulée par la présence et le message des Saints Pères Saint Paul VI, Saint Jean Paul II, Benoît XVI et maintenant par le Pape François qui ont fait sentir leur proximité et leur parole dans tous les pays de notre continent ».
« A partir de la Doctrine sociale de l'Eglise, le CELAM appelle à une triple mission : illuminer, éduquer et agir ».
Aujourd'hui, le CELAM fournit des services de contact, de communion, de formation, de recherche et de réflexion aux 22 Conférences épiscopales se trouvant du Mexique au Cap Horn, y compris celle des Caraïbes et des Antilles.
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EUROPE/FRANCE - Rejet de toute violence et respect de la vie humaine en la commémoration de l'assassinat du Père Hamel

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 09:57
Rouen – « Pour la quatrième année, nous sommes réunis en cette église trop petite de Saint-Étienne du Rouvray, avec vous, prêtres, religieuses, paroissiens, avec vous, chère famille du Père Jacques Hamel, avec vous témoins de ce geste dramatique commis ici ». C'est ainsi que l'Archevêque de Rouen, S.Exc. Mgr Dominique Lebrun, a débuté la Messe qu'il célébré hier, Dimanche 26 juillet, en cette même église où le Père Hamel fut assassiné sur l'autel par deux militants islamistes le 26 juillet 2016 . A la commémoration étaient présents S.Exc. Mgr Eric de Moulins Beaufort, Archevêque de Reims et Président de la Conférence des Evêques de France, le Ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, des parlementaires et des autorités civiles et militaires.
Comme chaque année, la commémoration s'est déroulée suivant différents moments : marche silencieuse allant du presbytère à l'église Saint Etienne, Messe dominicale, cérémonie face à la stèle de la Fraternité. « Autorités religieuses et civiles, citoyens, croyants de toutes fois et non croyants s'unissent pour démontrer leur rejet commun de toute violence et leur profond respect de la vie humaine » souligne le communiqué du Diocèse qui « remercie tous ceux qui s'unissent directement ou indirectement par la prière et l'engagement à ce quatrième anniversaire ».
« Le système judiciaire pénal de notre pays continue à enquêter sur un cas qui implique de possibles complices – poursuit le texte. L'enquête fera-t-elle la lumière sur ce qui a amené à ce crime ? Ses résultats aideront-ils notre pays à mieux se protéger et à protéger ses enfants de la radicalisation mortelle ? Tous le veulent mais la sanction pénale ne peut être suffisante. Tous doivent se sentir responsables de la vie commune. Beaucoup se fait actuellement mais beaucoup reste à faire. Le Mal se cache et pas seulement sous la forme d'un virus. Le séparatisme comme les fractures sociales sont des causes mauvaises que le Père Hamel a su dénoncer sans recourir à des boucs émissaires mais en s'engageant à témoigner un amour égal pour tous, au milieu de tous ».
Le Pape François a accordé la dispense permettant d'ouvrir quelques mois après sa mort, le procès de Béatification du Père Hamel afin de reconnaître son martyre. Annoncée le Jeudi Saint 13 avril 2017, la phase diocésaine de la cause s'est ouverte officiellement le 20 mai suivant et s'est achevée le 9 mars 2019 . Le dossier complet a par suite été remis à la Congrégation pour la Cause des Saints qui, au printemps dernier, a communiqué à l'Archeveque de Rouen que la procédure canonique prévue « a été fidèlement respectée et que, par suite, le tribunal de l'Archidiocèse de Rouen, dans la collecte des preuves documentaires et des témoignages, a agi de manière juridiquement valide ».
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AFRIQUE/MALAWI - Lancement de la première station radiophonique catholique de l'Archidiocèse de Blantyre

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/07/2020 - 07:49
Kuwala – Après deux ans d'attente, l'Archidiocèse de Blantyre a obtenu la licence régionale lui permettant de lancer la première station radiophonique catholique. « Kuwala FM se concentrera sur des programmes de catéchèse conçus pour la compréhension moderne au travers de questions et réponses. Nous transmettrons également des nouvelles et des programmes visant à affronter les défis sociaux et pastoraux » a expliqué le Coordinateur des Communications de l'Archidiocèse, le Père Frank Mwinganyama.
Dans la note parvenue à l'Agence Fides, le prêtre écrit : « Nous avions demandé la licence voici deux ans mais, à cause de la situation politique du pays, l'Autorité qui s'occupe de la réglementation des Communications du Malawi a dû temporiser. Maintenant que nous l'avons obtenue, nous prévoyons que la radio lancera ses transmissions dans les 8 mois qui viennent selon les conditions prescrites par la MACRA.
« Kuwala FM transmettra en anglais et en chichewa, une langue parlée dans certaines zones du Malawi – a ajouté le prêtre qui est également Aumônier des jeunes de l'Archidiocèse. Nous aurons des programmes s'adressant aux jeunes sur la formation intégrale, spirituelle et humaine, qui comprendront des thèmes culturels du Malawi pour les aider à grandir ».
En ce qui concerne la durabilité économique de la station, le Père Mwinganyama a précisé avoir opté pour l'insertion de messages publicitaires à l'intérieur des programmes « parce que les stations qui ne l'ont pas fait et ont opté pour la dépendance des dons des chrétiens sont devenues insoutenables ». Il a par ailleurs ajouré que sera mis en place une équipe de mercatique très au point qui aidera également à identifier les programmes sponsorisés en vue de la durabilité.
La MACRA autorisera la station radiophonique à transmettre des nouvelles pour la région sud du Malawi qui, selon le Père Mwinganyama, comprendra non seulement le territoire de l'Archidiocèse de Blantyre mais aussi celui d'autres Diocèses adjacents tels que ceux de Chikwawa et Zomba. Il s'agit de la cinquième station radiophonique catholique du pays.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Poursuite des violences malgré les négociations en cours entre gouvernement et séparatistes

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 14:16
Bamenda – Au Cameroun la guerre civile se poursuit avec encore plus d'âpreté. Au cours de ces dernières semaines, les affrontements entre les rebelles anglophones et les forces de l'ordre envoyées rétablir l'ordre ont fait des dizaines de victimes. Ni le danger du corona virus ni l'ouverture de négociations de paix, pour le moment extrêmement réservés, n'ont bloqué les violences. « Nous avons entendu dire que des colloques de paix ont été engagés – explique un religieux qui oeuvre dans la région de Bamenda – mais les autorités ici nient et continuent à ire qu'il n'y a rien là de concret. Ceci crée de la confusion pour nous ».
La crise enfonce ces racines dans la déclaration d'indépendance du Cameroun de 1960. Depuis lors, les frictions entre la minorité anglophone et la majorité francophone ont augmenté jusqu'à culminer en 2017 dans la déclaration d'indépendance de la « République d'Ambazonie » - par référence à la Baie d'Ambas du fleuve Mungo, marquant à l'époque coloniale la frontière entre Camerouns français et britannique. Depuis ce moment, la confrontation qui, jusqu'alors avait été limitée au débat politique, a débouché sur de très graves affrontements entre séparatistes et armée camerounaise. Au cours de ces trois dernières années, la confrontation s'est exacerbée. Selon les Nations Unies, le conflit aurait causé la mort d'au moins 3.000 personnes et a contraint un demi million d'évacués voire de réfugiés, ayant passé la frontière en direction du Nigeria voisin.
Les témoignages de missionnaires sur place, lesquels demandent à conserver l'anonymat pour raisons de sécurité, sont toujours plus dramatiques. « La situation – poursuit le religieux – n'est pas en train de s'améliorer. Les combats augmentent de jour en jour. Les militaires ont installé des postes armés dans les lieux stratégiques. Périodiquement, ils sont attaqués par les rebelles et en découlent des combats intenses et sanglants ».
Au cours de ces derniers jours, les religieux ont entendu des tirs d'armes lourdes. « Il nous a été référé que des personnes ont été tuées – continue notre source. Depuis lundi, a été imposé un couvre-feu strict et il n'est pas possible de sortir de chez soi ».
Au cours de ces dernières semaines, de nombreuses maisons ont été détruites, expliquent les missionnaires, et les habitants trouvent refuge ou bien dans les bois ou bien dans les presbytères ou auprès des communautés religieuses. Il s'agit de pauvres gens qui n'ont plus un toit sous lequel se réfugier ni un minimum pour survivre. La saison des pluies complique encore leur situation.
« Dans cette partie du pays – poursuivent les missionnaires – la population vit d'agriculture en cultivant de petits lopins de terre. Maintenant, elle n'a plus rien. Le mais qu'elle avait planté au cours des mois derniers croissait bien grâce aux pluies abondantes. Récemment, les militaires ont ordonné de détruire tous les plants parce que les rebelles pouvaient se cacher dans les champs. Ainsi la production a été en grande partie détruite. Au cours des prochains mois, en l'absence de la possibilité de récolter les produits de la terre, les civils souffriront sûrement de faim. La situation est très difficile ».
La situation l'est aussi pour les plus jeunes. Pour le moment, il n'est pas question de rouvrir les écoles. « Ce serait trop complexe – observe le missionnaire. Le drame est que ces jeunes gens et jeunes filles, outre à souffrir à cause de la guerre, pâtiront également à l'avenir des lacunes formatives causées par l'impossibilité de fréquenter régulièrement leurs cours. Il s'agira d'un véritable drame pour ces provinces ».
Dans ce contexte tragique, s'est également diffusé le corona virus. Selon les statistiques officielles, le nombre de cas est d'un peu plus de 16.000 et celui des morts de 370. « Nous craignons que l'épidémie ne soit sous-estimée par les autorités – conclut le missionnaire. Probablement, les cas sont beaucoup plus nombreux. Pour notre part, nous faisons tout notre possible pour réduire le danger en continuant à fournir des masques de protection et à distribuer des désinfectants à la population mais cela suffira-t-il à contenir le virus ? ».
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EUROPE/ITALIE - Retour à la maison du Père de deux missionnaires italiens présents au service des pauvres à Madagascar depuis des décennies et victimes du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 11:34
Rome – L'Eglise missionnaire paie actuellement elle aussi sa contribution à la pandémie de Covid-19 qui n'épargne pas les peuples et les nations sur tous les continents. Ainsi sont morts à Antananarivo à quelques heures de distance deux missionnaires italiens qui avaient passé des décennies au service du pays et sont restés aux cotés de sa population y compris au cours de cette période de pandémie. Le 21 juillet est retourné à la Maison du Père le Père Albano Passarotto, religieux vincentien de 80 ans, missionnaire à Madagascar depuis 56 ans et le surlendemain, 23 juillet, est mort le Père Luigi Piotto, de l'Oeuvre de Don Orione, 65 ans, missionnaire dans la grande île depuis 28 ans.
Ordonné prêtre en 1965, le Père Albano Passarotto a toujours exercé sa mission à Madagascar, se dédiant surtout aux enfants les plus pauvres, créant des écoles, des orphelinats, de centres de soins et des structures garantissant l'instruction et l'assistance à la population et en particulier aux enfants. Actuellement, il gérait une école dans le sud de l'île, structure qu'il avait fondé afin de garantir à des centaines d'enfants la possibilité d'étudier et de prendre deux repas par jour du moment que la majorité des élèves provenait de familles vivant dans des baraques.
En 1992, le Père Luigi Piotto était parti pour Madagascar. Ses 28 années de vie missionnaire se sont toutes déroulées à Antsofinondry, en tant que Curé, Directeur, responsable de l'école professionnelle. Il a toujours été au service des pauvres qu'il a aimé selon le style enseigné par Don Orione. Il a donné sa vie pour eux, la dépensant surtout dans la promotion de la formation scolaire des enfants et des jeunes, leur assurant un avenir digne. De 2003 à 2010, il a été Coordinateur des Missions de Don Orione à Madagascar, et depuis la constitution de la Délégation Marie, Reine du Madagascar, il avait été nommé Conseiller et Econome.
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ANALYSE - Pauline Jaricot, une « sainte moderne »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 25/07/2020 - 11:21
Cité du Vatican – Les réseaux sociaux, à son époque, étaient loin d'avoir été inventés mais la Vénérable Pauline Jaricot, jeune lyonnaise de 17 ans, avait déjà clairement en tête la dimension capillaire et ontologiquement universelle d'une communauté comme celle des disciples du Christ, non pas tant pas une structuration rigide ou à cause de son potentiel financier mais bien plutôt parce que, dans son cœur, elle avait mûri la conscience du fait que la prière constitue une force transcendante qui meut les montagnes et la charité un langage global, capable de parler à tout homme et à toute femme dans tous les coins de la planète. Cette jeune femme est aujourd'hui présentée comme modèle à l'Eglise du XXI° siècle. Le 26 mai dernier en effet, le Pape François a autorisé la publication du Décret reconnaissant le miracle attribué à l'intercession de la Vénérable Servante de Dieu Pauline Marie Jaricot , ouvrant la voie à sa béatification.
Lui appartient l'heureuse intuition de « se constituer en réseau », en promouvant des initiatives qui unissent les croyants dans la prière et élargissent les horizons pour soulager les souffrances des personnes, proches et lointaines jusqu'aux « extrémités de la terre ». La Vénérable Pauline Jaricot offre sa contribution particulière et cruciale à la sensibilité et à l'activité missionnaire de l'Eglise reprise, au début du XIX° siècle grâce à la jeune lyonnaise. Cette sensibilité missionnaire est élargie et partagée à l'intérieur de tout le Peuple de Dieu selon l'idée que tous les baptisés – et non pas seulement des religieux partant pour des terres lointaines – constituent d'authentiques protagonistes de la mission de l'Eglise.
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