AFRIQUE/TANZANIE - Clôture du Mois missionnaire extraordinaire par le Président des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 11:03
Dar es Salaam – C’est en souhaitant que les semences missionnaires plantées au cours du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 continuent à germer et à porter du fruit dans le cadre de l’apostolat missionnaire que S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires, a souligné, durant la célébration de clôture de cet événement en Tanzanie que « l’Afrique constitue une grande espérance pour l’Eglise universelle ». Au cours de la Messe solennelle du Dimanche 10 novembre célébrée au Centre Msimbazi de Dar es Salaam, avec la participation d’Evêques, de religieux, de religieuses et de laïcs outre les autorités civiles, l’Archevêque a mis en évidence la croissance de l’Eglise en Afrique en quantité et en qualité et surtout sa croissance missionnaire, du moment qu’elle envoie des missionnaires dans différents pays, non seulement sur le continent africain mais dans le monde entier.
Mgr Dal Toso a invité à regarder vers l’avenir, vers l’année 2022, lorsque sera célébré le IV° centenaire de la fondation de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, le bicentenaire de la naissance de l’Œuvre missionnaire de la Propagation de la Foi et le centenaire de l’élévation des Œuvres missionnaires au statut de pontificales. Le Président des Œuvres pontificales missionnaires a remercié pour ce que l’Eglise catholique en Tanzanie a fait et fait actuellement pour promouvoir les Œuvres pontificales missionnaires et l’ensemble de l’action de diffusion de l’Evangile, invitant à « continuer à cultiver l’esprit missionnaire, en particulier parmi les jeunes générations ».
En citant Saint Jean Paul II et le Pape François à propos de l’urgence de revitaliser et d’intensifier l’œuvre missionnaire, encore loin d’être accomplie, en faisant prendre conscience à tout baptisé de sa responsabilité missionnaire, Mgr Dal Toso a rappelé que « susciter la conscience missionnaire constitue la grande vocation des Œuvres pontificales missionnaires ». Nées en Europe afin de promouvoir l’Evangélisation des territoires de mission, y compris la Tanzanie, les Œuvres pontificales missionnaires ont soutenu la création et la croissance des jeunes Eglises. « Notre devoir désormais – a réaffirmé l’Archevêque – est de poursuivre la mission de ces Œuvres parce que maintenant aussi nous devons diffuser au sein de l’Eglise un esprit missionnaire ». Il a par ailleurs exhorté à travailler encore davantage pour les faire connaitre, les promouvoir et les insérer dans les plans pastoraux des Diocèses comme dans la vie des Petites communautés chrétiennes.
Dans la partie conclusive de son intervention, Mgr Dal Toso s’est attardé sur le thème de la famille « sans laquelle il serait impossible de construire une société saine », exhortant à « évangéliser la famille afin que les familles puissent à leur tour devenir évangélisatrices ». A ce propos, il a cité l’expérience des familles missionnaires lancée par les Œuvres pontificales missionnaires du Paraguay voici 10 ans, lorsqu’un certain nombre de familles commencèrent à en visiter d’autres en leur portant la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Aujourd’hui, il existe quelques 5.000 familles missionnaires qui se sont répandues également dans d’autres pays d’Amérique latine. En partant de cet exemple, le Président des Œuvres pontificales missionnaires a proposé que, dans les familles catholiques, l’Evangile soit lu chaque jour ensemble, en tant que forme de prière commune, parce que « nous réunir au nom du Christ nous permet de Le connaitre plus intimement et de créer des relations de véritable communion entre nous ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel à la non-violence et à une solution constitutionnelle pacifique de la part de la Conférence épiscopale après la démission du Chef de l’Etat

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 10:12
La Paz – Des milliers de personnes sont descendues dans les rues voici quelques heures à La Paz pour fêter la démission du Président bolivien, Evo Morales, au terme des protestations et contestations du résultat des élections du 20 octobre, s’étant achevées par la victoire autoproclamée du Président sortant . Au cours de ces deux derniers jours, les affrontements en cours dans tout le pays étaient devenus particulièrement violents.
La Conférence épiscopale de Bolivie, les représentants de la communauté des citoyens, les comités civiques du pays et le Comité national de défense de la démocratie se sont réunis pour analyser la situation venue à se créer et sans précédent pour le pays. De cette réunion, ont émergé les premières conclusions envoyées à Fides : « Ce qui se passe en Bolivie n’est pas un coup d’Etat. Nous le disons aux citoyens boliviens et à l’ensemble de la communauté internationale. Nous lançons un appel à la paix à tous les boliviens afin qu’ils ne commettent pas d’actes de vandalisme, de vengeance ou toute autre chose dont nous pourrions avoir à nous repentir. Nous avons tous une obligation sérieuse qui est de défendre la vie de tous les boliviens. Au nom de Dieu, nous vous disons : arrêtez les actions de violence et préservez la vie et la paix. Conservons l’esprit pacifique qui a régné au sein du peuple en cette occasion. Nous demandons à la police nationale et aux forces armées de jouer urgemment leur rôle constitutionnel dans la défense de la propriété et des personnes, en préservant la vie et la liberté de tous ».
« Nous sommes tous d’accord – poursuit le document – pour proposer à l’Assemblée nationale de Bolivie une solution constitutionnelle et pacifique afin d’avoir un président constitutionnel rapidement avec la mission de former un nouveau tribunal électoral et de nous conduire à de nouvelles élections de manière à ce que toutes les personnes puissent exprimer leur propre opinion dans la liberté et dans la paix. Que Dieu nous protège en ce moment et qu’Il nous inspire des sentiments de paix et de fraternité ».
Le document a été signé en date du 10 novembre 2019 à La Paz par la Conférence épiscopale de Bolivie, la Communauté des citoyens, les Comités civiques et le CONADE.
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AFRIQUE/NIGERIA - Démission de l’Archevêque d’Abuja et succession de ce dernier

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 08:19
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 9 novembre 2019, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’Archidiocèse d’Abuja présentée par S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan. Lui succède S.Exc. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, jusqu’ici Evêque coadjuteur de ce même Archidiocèse.
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ASIE/AFGHANISTAN - Agrandissement de l’école de la paix et 3,7 millions d’enfants privés de scolarité

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 14:02
Kaboul – La Tangi Kalay –Ecole de la Paix fondée en Afghanistan par le Père Giuseppe Moretti, missionnaire barnabite, poursuit son œuvre et augmente le nombre de ses élèves, se confirmant comme l’un des rares « oasis dans le désert » dans le cadre de l’action d’alphabétisation de l’Afghanistan. A cause du conflit et des tensions présentes en effet, le secteur de l’instruction est l’un de ceux qui sont le plus touchés. Les instituts fermés au cours de ces 18 dernières années sont au nombre de 700 ce qui fait que 3,7 millions d’élèves ont été privés de scolarisation. « L’Afghanistan se trouve dans une situation difficile vue la confusion post-électorale mais notre école continue son chemin. Elle est même en croissance puisque récemment, le Directeur m’a demandé une aide afin d’acheter 24 tableaux supplémentaires » indique à l’Agence Fides le Père Giuseppe Moretti, missionnaire en Afghanistan de 1990 à 2015.
Revenu à Kaboul en juillet dernier pour remplacer temporairement son confrère le Père Giovanni Scalese, actuel Supérieur de la Missio sui iuris en Afghanistan, le Père Moretti a raconté ne pas avoir eu la possibilité de se rendre à l’école mais d’avoir été constamment en contact avec l’administration. « Pour raisons de sécurité, il m’a été interdit de m’éloigner de Kaboul. La zone verte, à l’intérieur de laquelle se situent de nombreuses Ambassades et de nombreux bureaux dans lesquels travaillent les étrangers, est devenue un fortin plein de murs, maintenant encore plus blindé à cause de l’augmentation du nombre des attentats. J’ai dans tous les cas reçu des photographies, au travers desquelles j’ai pu me rendre compte du fait que les bancs achetés au cours des mois derniers étaient bien arrivés. Notre école n’a pas été touchée par les attaques mais elle élargit son service à de nouveaux élèves ».
La Tangi Kalay –Ecole de la Paix est une école publique, dont les programmes et les enseignants sont choisis par le gouvernement afghan mais qui continue à fonctionner avec des aides privées dont celles fournies par les différents contingents militaires, lesquelles aident l’école en fournissant des fournitures de bureau, des laboratoires scientifiques et informatiques à l’avant-garde. Aujourd’hui, l’institut accueille plus de 3.000 jeunes et ses programmes visent notamment à leur enseigner les valeurs de la paix et de l’accueil.
Les enfants demeurent une partie de la population ressentant le plus de la violence. Selon des données recueillies par l’Unité pour les droits fondamentaux de la Mission d’aide des Nations-Unies en Afghanistan , 2.461 enfants afghans ont été victimes d’attaques au cours des neuf premiers mois de cette année, sachant que 631 sont morts et 1.830 ont été blessés dans ce cadre. Leur nombre a augmenté de 11% par rapport à la même période de l’année précédente, un phénomène qui s’explique surtout par l’augmentation du nombre d’attentats perpétrés dans les environs d’écoles et de centres sanitaires.
Selon l’ONG Save the Children, 3,8 millions d’enfants afghans ont besoin d’assistance humanitaire et 600.000 sont affectés par une forme grave de malnutrition alors que parmi les 3,7 millions d’enfants privés de scolarité, 60% sont des fillettes.
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AMERIQUE/PORTO RICO - Appel des Evêques en faveur de responsables politiques travaillant de manière cohérente et en faveur du peuple

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 12:02
San Juan – « Le malaise du pays, de la violence dans les rues à la crise du gouvernement, montrent la situation dans laquelle nous vivons. Cependant, face à la dure montée qui s’annonce, nous avons la possibilité de construire le pays avec dignité et selon les valeurs de notre culture et de notre foi ». C’est ainsi que débute le document des Evêques de Porto Rico qui, réunis en Assemblée ordinaire, ont réfléchi sur la situation sociopolitique et ecclésiale du pays, ainsi que l’indique le message pastoral envoyé à Fides.
Les Evêques rappellent les thèmes proposés par l’Assemblée nationale pastorale de 2015 : famille, jeunes, instruction publique, santé et pauvreté. Aujourd’hui, ils se proposent à nouveau comme travail urgent à toute la société. « Il existe des facteurs nouveaux qui n’aident pas et sollicitent même une intervention urgente en considération de notre analyse : l’immigration qui divise les familles, la gestion économique du pays et le manque de programmes de gouvernement concernant ces problèmes sociaux » écrivent les Evêques.
« Après une mobilisation nationale capable de démontrer le caractère démocratique de la nation , il faut exhorter les responsables de notre peuple et des institutions à élaborer un projet national de développement intégral. Nous avons besoin de responsables politiques qui parviennent à travailler de manière cohérente et en faveur du peuple » indique le point 10 du document.
Face à la situation de Porto Rico, les Evêques affirment : « Un consensus et un processus authentique sont requis. Une authentique révolution morale est nécessaire parce que manquent la confiance et la transparence ». Enfin, en ce qui concerne le manque d’aide en faveur des pauvres et des sans abri causés par le passage des ouragans Irma et Marie , les Evêques demandent une solution définitive. « L’indolence et la corruption de certains responsables, parmi les autorités, décourage encore aujourd’hui la communauté et en particulier les plus pauvres » écrivent-ils en dénonçant les causes pour lesquelles a été reportée l’intervention d’aide aux personnes ayant subi les dommages les plus importants.
Le texte s’achève par une invitation à la prière. « En tant que croyants, prions tous le Seigneur. En tant qu’Eglise prions afin que les autorités parviennent à gouverner et à donner paix et sérénité à notre peuple ».
Le document porte la signature de tous les Evêques de la Conférence épiscopale et la date du 6 novembre.
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AFRIQUE/EGYPTE - Témoignage d’un prêtre copte orthodoxe sur la montée de l’athéisme et de l’indifférence religieuse chez les jeunes causée par le fanatisme violent et l’occultisme

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 11:18
Le Caire – Seuls 33% des jeunes égyptiens considèrent le rapport avec Dieu comme véritablement important dans leur vie alors que la possibilité de donner raison au travers d’arguments persuasifs de sa propre foi religieuse est partagée seulement par 67% de la population égyptienne. Telles sont les données contenues dans un rapport présenté ces jours derniers par le prêtre copte orthodoxe Matta Badie à un vaste parterre du clergé copte orthodoxe de la zone du Caire. Parmi les raisons de la croissance de l’indifférentisme et de l’athéisme pratique chez les jeunes, le rédacteur a indiqué l’adhésion à des théories scientistes matérialistes mais aussi la réaction de rejet face à la croissance des violences justifiées au travers d’arguments religieux et la diffusion en hausse de l’occultisme.
Il n’est pas possible de quantifier le nombre d’athées et d’agnostiques en Egypte, notamment parce que la propagande athéiste et la profession publique d’athéisme peut être poursuivie sur la base des dispositions de loi punissant le blasphème.
En 2014, le Ministère chargé de la jeunesse et celui des dotations religieuses avaient annoncé le recours à une stratégie conjointe pour combattre des doctrines et idées pernicieuses, catégorie dans laquelle rentrent tant l’athéisme que l’extrémisme religieux.
En juillet 2015, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, avait lui aussi annoncé des initiatives d’étude visant à chercher à comprendre et à affronter le phénomène de la diffusion de l’athéisme et de l’indifférentisme religieux parmi les jeunes égyptiens issus de familles chrétiennes. Au sein de l’Eglise copte orthodoxe, la tentative d’endiguement du phénomène a pris récemment la forme notamment de leçons et de conférences visant à réfuter les théories et positions scientistes de matrice matérialiste.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Evangélisation et activité missionnaire, des religieuses en première ligne en faveur de l’éducation féminine

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 10:44
Bondoukou – « Nous sommes devenues celles que nous sommes grâce à elles. Jusqu’à ce qu’elles arrivent dans notre pays, l’instruction pour les filles était une chose très compliquée » a déclaré l’une des premières élèves du collège catholique de Transua à l’est de la Côte-d’Ivoire fondé par les Sœurs de la Providence de Portieux.
A l’occasion des 60 années de présence de la Congrégation religieuse sur le territoire, de nombreux témoignages ont été rendus quant à la contribution que les religieuses ont apportée à l’instruction scolaire en particulier des jeunes filles. « Ecoles, hôpitaux et centres sanitaires de grand impact : tout ce qu’ont fait les religieuses jusqu’ici a été excellent. Nous devons rendre grâce à Dieu pour le don de soi, le don de leur vie à leurs frères et sœurs de Côte-d’Ivoire » a déclaré l’Evêque de Bondoukou, S.Exc. Mgr Bruno Essoh Yedo, au cours de la Messe célébrée en la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Transua. Dans son homélie, l’Evêque a rendu grâce à Dieu pour l’œuvre missionnaire des religieuses, les appelant à poursuivre leur engagement d’évangélisation face aux défis des temps modernes.
A la célébration ont notamment participé de nombreuses autorités administratives et politiques de la ville outre à des prêtres, religieux et religieuses de cette Congrégation.
Présente dans onze pays du monde, la Congrégation des Sœurs de la Providence de Portieux fut fondée le 14 janvier 1762 à Saint Hubert par le Bienheureux Jean-Martin Moyë. Sa spiritualité se base sur quatre piliers : l’abandon à la providence, la charité, la pauvreté et la simplicité. Il s’agit d’une Congrégation religieuse de droit pontificale s’occupant principalement d’enseignement mais qui est également active dans l’assistance hospitalière et les œuvres sociales.
Les premières religieuses de la Congrégation des Sœurs de la Providence de Portieux arrivèrent en Côte-d’Ivoire en novembre 1959.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Message des Evêques visant à « faire devenir réalité une Eglise plus missionnaire et miséricordieuse »

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 10:23
Luque – « Nous, Pasteurs, en compagnie des consacrés, des prêtres, des séminaristes et des laïcs consacrés voulons faire devenir réalité une Eglise plus missionnaire et miséricordieuse ». C’est ce que réaffirment les Evêques du Paraguay dans leur Message diffusé au terme de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale qui s’est conclue hier à Luque .
Dans le Message intitulé « Baptisés et envoyés : Eglise missionnaire », les Evêques résument les principaux fruits de leur rencontre, en commençant par une première évaluation de la Triennale de la Jeunesse qui s’achèvera le 30 novembre. « Nous avons entrepris de nouveaux sentiers en vue d’un accompagnement plus proche, en écoutant les besoins, les douleurs, les rêves et les espoirs de nos jeunes qui aspirent à être de véritables disciples missionnaires de Jésus-Christ et de bons citoyens. Nous voyons en eux avec espérance le réveil de cette Eglise missionnaire au service d’une nouvelle société forgée par les valeurs de l’Evangile ».
Au cours de ces trois années, la Pastorale des Jeunes s’est renforcée, tout comme l’accompagnement vocationnel et la participation des jeunes au sein des Diocèses. « Les jeunes guidés par l’appel du Pape François, nous montrent un exemple vivant de l’Eglise synodale, missionnaire et miséricordieuse, plus engagée dans notre société et dans le soin de notre maison commune ».
Les Evêques évoquent par suite la réalité nationale, en partant des derniers événements sociaux et politiques au Paraguay et dans les pays frères : « Les requêtes d’inclusion et d’égalité de traitement indiquent la nécessité de renforcer et d’améliorer la démocratie participative et représentative basée sur la promotion et le respect des droits fondamentaux et centrée sur la construction de la fraternité et de la coexistence pacifique. L’action politique ne peut ignorer les défis sociaux de notre pays ». Ils suggèrent au gouvernement d’installer « une organisation sociale, politique et culturelle telle qu’un dialogue intersectoriel afin de permettre le dialogue et la recherche de solutions aux problèmes sociaux urgents afin de vivre dans la justice et la paix ».
Le Synode des Evêques pour l’Amazonie, à peine conclu, « nous engage encore davantage dans l’identité missionnaire de l’Eglise qui n’a pas peur d’écouter et de parler largement, de discerner de nouveaux parcours d’évangélisation, avec la présence active des laïcs et le rôle précieux des femmes » souligne le texte de l’Episcopat. Un autre thème évoqué par la Conférence épiscopale a été le défi urgent représenté par l’éducation. « Les enfants et les jeunes constituent la grande richesse de notre pays et leur vie nous défie à les accompagner, à les protéger et à les préparer, sachant qu’ils ont besoin d’une meilleure instruction ». Ils rappellent par suite l’engagement de l’Eglise, mainte fois pionnière dans le domaine de l’éducation, au service des familles et de l’ensemble de la société au travers de ses écoles, collèges et de l’Université catholique, en assurant aux jeunes une formation aux valeurs humaines et chrétiennes. Ils espèrent donc continuer cet engagement éducatif si important et si urgent dans une harmonie toujours plus grande avec le Ministère de l’éducation et des sciences.
Enfin, les Evêques concluent le message en annonçant que l’année 2020 sera celle de la Parole de Dieu, « temps de grâce » qui rappelle le cinquantenaire de la Fédération biblique catholique et le 1.600ème anniversaire de la mort de Saint Jérôme. « Nous encourageons toutes les personnes, les Paroisses et les chapelles, l’ensemble des groupes, des mouvements et des familles à ouvrir la Bible, à lire ensemble des passages de la Parole de Dieu et à partager ce que l’Esprit Saint leur inspire. La Lectio divina de cette manière brulera nos cœurs et sera une source de vie et d’engagement chrétien. Puisse chaque famille avoir une Bible ! Puisse la Parole de Dieu résonner partout chaque jour ! Qu’elle soit annoncée à tous ! ».
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ASIE/IRAQ - Rejet des « représentations trompeuses » des initiatives du Patriarcat de Babylone des Chaldéens à propos des manifestations

Fides FR - www.fides.org - Vie, 08/11/2019 - 12:51
Bagdad – Les récentes rencontres du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, comprenant des participations aux manifestations en cours à Bagdad m’exprimaient en aucun cas une position antagoniste des autorités de l’Eglise chaldéenne vis-à-vis du gouvernement et des institutions politiques nationales. Elles voulaient seulement manifester la solidarité à l’encontre des requêtes légitimes des manifestants, reconnues telles également par le gouvernement, et réaffirmer le soutien au processus de création d’un authentique Etat de droit en Irak également. C’est ce que souligne un communiqué diffusé par le Patriarcat de Babylone des Chaldéens, lequel déclare dès son titre l’intention de démentir les « représentations trompeuses » ayant circulé dans les moyens de communications et sur les réseaux sociaux en Irak à propos de certaines initiatives du Patriarche, telles que ses récentes visites aux blessés hospitalisés après les affrontements et aux manifestants rassemblés sur la place Tahrir de Bagdad. Les critiques avaient attaqué ces initiatives, les présentant comme l’expression d’une présence politique excessive de la part de la plus importante Eglise présente en Irak.
La visite du Patriarche de Babylone des Chaldéens aux blessés hospitalisés – indique le communiqué – avait un caractère humanitaire et a également servi à porter à la structure sanitaire une somme destinée à l’acquisition de médicaments alors qu’au cours de la rencontre du 2 novembre avec les manifestants de la place Tahrir, qui a duré plus d’une heure, le Patriarche de Babylone des Chaldéens, accompagné de ses Evêques auxiliaires, a invité tout un chacun à conserver son calme et à bannir des manifestations toute forme de violence. Les contacts entre les fonctionnaires gouvernementaux et le Patriarcat de Babylone des Chaldéens – ajoute le texte diffusé par ses moyens officiels – continuent de manière constante et le Patriarche de Babylone des Chaldéens, y compris lors de sa rencontre avec les manifestants, a simplement invité le gouvernement « à écouter le cri de ses fils et de ses filles » en répondant aux demandes de lutte contre la corruption et de soutien à la création d’emplois et de services au travers d’une administration gouvernementale transparente.
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VATICAN - Le fil rouge missionnaire reliant enfants et jeunes de l’Enfance missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Vie, 08/11/2019 - 12:26
Cité du Vatican – Le nouveau numéro du Bulletin de l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance qui est envoyé ces jours-ci par courriel aux Directions nationales des Œuvres pontificales missionnaires du monde entier est dédié en particulier aux adolescents et adolescentes. Cette tranche d’âge « semblerait ne pas être impliquée de manière évidente dans l’Œuvre de la Sainte Enfance, en particulier dans son nom mais en réalité elle est aujourd’hui intégrée et présente » explique le Secrétaire de l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance, Sœur Roberta Tremarelli, dans l’éditorial.
En retraçant les origines et le but de l’Œuvre, Sœur Tremarelli souligne que l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance elle aussi, comme toute institution, a connu au fil du temps une évolution et des adaptations liées aux différentes réalités ecclésiales, sociales et culturelles tout en conservant toujours son charisme original. « Aujourd’hui, l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance propose à tous les enfants et les adolescents du monde d’être des protagonistes de l’action évangélisatrice de l’Eglise au travers de la prière, du témoignage de la vie, du sacrifice et de la contribution matérielle au Fond universel de Solidarité de l’Œuvre elle-même. De telle manière, la proposition faite aux adolescents permet de créer entre l’enfant missionnaire et le jeune missionnaire un lien, un fil rouge missionnaire qui pourra être présent dans la vie de tout baptisé et l’aider sur le chemin de la sainteté ».
Dans son intervention, Sœur Érica A. Sanchez, des Franciscaines angélines de Santa Cruz, en Bolivie, part du chemin entrepris par le Synode des Evêques dédié aux jeunes, pour s’attarder sur un certain nombre de thèmes fondamentaux concernant le rapport entre l’Eglise et les jeunes, en mettant en évidence le fait que « tous les membres du peuple de Dieu partagent la responsabilité unique de mener la mission évangélisatrice, chacun selon sa propre vocation et son propre charisme. Personne n’est exclu. En ce sens, l’Eglise apprécie et considère avec toujours plus d’importance la valeur et la contribution de tous ses membres, ministres ordonnés, religieux, laïcs, personnes âgées, jeunes, enfants et femmes. De même, il est fondamental de repenser une pastorale qui sache accompagner chacun ».
Le focus de ce numéro, aux bons soins de la rédaction du bulletin, a pour titre : « Les adolescents, le monde et l’Eglise » et part d’une analyse de la période critique de l’adolescence caractérisée par des transformations physiques et psychologiques, la formation de la personnalité, pour suggérer quel type de rapport doit être instauré avec les adultes et en particulier avec les éducateurs, afin que les jeunes soient protagonistes de la mission de l’Eglise. « Ceci ne signifie pas tant faire de la place aux enfants et aux adolescents que construire avec eux, être une mission ensemble, intégrer les chemins et les propositions pour activer des dynamiques de véritable co-agonisme qui sont plus prenantes mais pleines d’avenir ».
Outre l’habituel panorama sur les expériences et les événements de l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance de par le monde, dans ce numéro trouve place une nouvelle rubrique intitulée « Vers la sainteté », dans laquelle est racontée la vie de deux jeunes filles, membres de l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance – Natalys de Cuba et Paulinka de Pologne – qui, même dans la souffrance, ont continué à soutenir par la prière et par l’offrande, l’activité missionnaire.
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ASIE/PHILIPPINES - Les jeunes et la nouvelle Evangélisation : le Congrès international Youcat

Fides FR - www.fides.org - Vie, 08/11/2019 - 12:00
Iloilo – L’Evangélisation dans le monde contemporain : nouvelles routes, nouvelles formes, nouvelles potentialités. C’est dans cet esprit que des centaines de jeunes missionnaires provenant de différents pays participent au II° Congrès international Youcat se tenant à Iloilo, du 7 au 10 novembre. Organisé par le mouvement Youcat des Philippines et par l’Archidiocèse de Jaro, le Congrès se veut « une réponse à l’appel de l’Eglise en faveur de la nouvelle Evangélisation dans le cadre de l’Année de la Jeunesse que nous vivons actuellement aux Philippines » affirme à Fides Mathew B. Loteyro, qui participe à l’événement.
Youcat est un mouvement ecclésial juvénile qui a été lancé après la sortie de la version du Catéchisme de l’Eglise catholique destinée aux jeunes, publiée en différentes langues en 2011 sous le titre Youcat, abréviation de la locution anglaise Youth Catechism . « Aujourd’hui, Youcat n’est pas seulement un livre. Nous sommes une communauté et Youcat constitue notre instrument pour illuminer les jeunes dans la beauté de la foi et dans la vérité de l’Evangile. En utilisant cet instrument, nous ferons de Youcat plus qu’un simple livre mais bien plutôt un style de vie » explique à Fides Marian Castro, membre de Youcat aux Philippines.
Le Congrès a pour thème « Levez-vous » et part de l’épisode raconté dans l’Evangile selon Saint Luc dans lequel Jésus ramène à la vie le jeune fils de la veuve de Nain. En partant de ce texte, le congrès vise à constituer une occasion pour redécouvrir l’amour particulier du Christ envers les jeunes et les défie à se lever de leurs conditions actuelles pour devenir des responsables et des serviteurs enthousiastes avec l’aide du Christ.
S.Exc. Mgr Gabriele Caccia, Nonce apostolique aux Philippines, a célébré la Messe d’ouverture, le 7 novembre, invitant les jeunes délégués à « témoigner de l’Evangile aux autres et à être des missionnaires dans les nations ».
S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, Archevêque de Manille, a quant à lui invité les organisations ecclésiales, les animateurs des groupes de jeunes, les délégués à la pastorale des jeunes, à participer à l’événement. La Commission épiscopale pour la Jeunesse des Philippines a approuvé le Congrès, l’insérant au nombre des activités ecclésiales prévues au cours de l’Année de la Jeunesse célébrée en 2019 dans le cadre du programme pluriannuel en vue du V° Centenaire de l’arrivée du Christianisme aux Philippines .
Parmi les inspirateurs du mouvement Youcat aux Philippines se trouvent Saint Pierre Calungsod et Saint Lorent Ruiz, apôtres et exemples « pour la formation intégrale de la foi et le discépolat des jeunes chrétiens ».
Le mouvement Youcat aux Philippines fournit assistance aux Paroisses afin de créer et développer des ressources et des matériels en vue de l’Evangélisation, au travers de la création de réseaux et de la collaboration avec les instruments dérivant des nouvelles technologies.
« Vu son format captivant fait de questions et réponses parfois difficiles mais toujours directes et aux réponses simples et pertinentes, Youcat deviendra bientôt une référence pour les jeunes en tant qu’instrument utile pour apprendre la vérité sur la foi catholique et pour partager le message du Christ » indique à Fides Teresa Punzo, membre de Youcat aux Philippines.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel des Evêques et du représentant de l’ONU à mettre fin aux violences et en faveur de la mise de côté des intérêts sectoriels

Fides FR - www.fides.org - Vie, 08/11/2019 - 11:26
Santa Cruz – L’Archevêque de Santa Cruz, S.Exc. Mgr Sergio Gualberti, et l’Archevêque de Cochabamba, S.Exc. Mgr Oscar Omar Aparicio, ainsi que leurs Auxiliaires respectifs, ont invité à établir un dialogue sincère entre protagonistes politiques, civils et citoyens, en tant que seule voie vers une paix authentique. Pour ce faire, les intérêts sectoriels devraient être laissés de côté. C’est ce qu’a affirmé hier soir, dans le cadre d’une rencontre avec les opérateurs des moyens de communication, l’Archevêque de Santa Cruz, depuis peu revenu en Bolivie après avoir participé à l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques sur l’Amazonie qui s’est récemment tenue à Rome.
Selon les informations envoyées à Fides, Mgr Sergio Gualberti a fait part de sa préoccupation et de son incertitude quant aux conséquences que la crise politique pourrait porter en Bolivie. Ces jours-ci, la grève générale se poursuit alors que trois personnes sont mortes, deux à Montero et une troisième à Cochabamba, les affrontements entre partisans du parti du Président Morales, le MAS, et la population qui proteste ayant également fait de nombreux blessés.
« Ma solidarité va aux victimes et ma proximité fraternelle à leurs familles » a déclaré Mgr Gualberti, qui a demandé aux autorités d’écouter le cri des personnes qui s’élève de tous les coins du pays et de reconnaitre l’important sacrifice des personnes qui sont en grève, en particulier de ceux qui croient en la démocratie.
A la communication de la victoire du Président sortant, Evo Morales de la part du Tribunal électoral suprême , a fait suite des journées de fortes protestations et d’affrontements violents qui ont fait trois morts. Selon des informations d’agence, cette nuit à La Paz ont eu lieu de nouveaux affrontements qui ont fait de nombreux blessés tant dans les rangs des manifestants que de la police.
L’ONU en Bolivie a publié une note par laquelle elle « condamne fermement la mort d’une troisième victime de l’intolérance et de la violence qui continuent dans le pays ainsi que les blessures infligées à plus de 300 personnes jusqu’ici, selon les données fournies par le Bureau du Défenseur civique », soulignant par ailleurs que « rien ne justifie l’affrontement entre boliviens », la mort de citoyens étant qualifiée de « absolument inconcevable ».
La représentation des Nations-Unies dans le pays « exprime son profond désarroi et sa profonde indignation pour les hauts niveaux de violence enregistrés – poursuit la note – et rappelle aux autorités compétentes qu’il est de leur devoir de garantir à tout moment le respect, la protection et la garantie des droits fondamentaux de tous les boliviens », les exhortant à « agir de manière préventive face à tout acte de violence ». Le Bureau de l’ONU en Bolivie demande à tous les acteurs politiques « de réduire immédiatement les tensions politiques et de condamner totalement toute manifestation violence qui puisse mettre en danger l’intégrité et la vie des personnes ». Enfin, elle « réaffirme le rejet absolu de toute forme de violence et lance un appel au dialogue comme unique moyen d’éviter de nouveaux morts et de récupérer la paix ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Mobilisation de l’Eglise et des autorités gouvernementales de la part des jeunes par solidarité envers la Papouasie occidentale

Fides FR - www.fides.org - Vie, 08/11/2019 - 11:00
Port Moresby – « Comment pouvons-nous nous qualifier de nation chrétienne et ne pas prêter attention et apporter de l’aide à nos voisins ? ». Telle est la question soulevée au cours du débat sur Freedom for West Papua par les élèves du secondaire de la Jubilee Catholic Secondary School, dans le cadre de l’émission Chat Room de la station radiophonique Tribe 92 FM, dédiée aux jeunes de Papouasie Nouvelle Guinée.
En analysant l’histoire de l’Indonésie et de la Papouasie occidentale – la partie ouest de l’ile de Nouvelle Guinée qui constitue une province indonésienne – les jeunes ont réélaboré les facteurs ayant porté à la situation actuelle de cette province, en abordant le thème délicat des abus contre les droits fondamentaux et en lançant un appel en vue d’une intervention des églises et du gouvernement.
Une élève a tracé un bref parcours, en rappelant comment la Papouasie occidentale était devenue partie intégrante de l’Indonésie. « Les politiques pour la liberté de la Papouasie occidentale n’ont jamais été justes. Le référendum de 1969, au lieu de porter à des élections libres et équitables, fut caractérisé par des fraudes électorales de la part de l’Indonésie qui avait considéré les papous trop primitifs pour affronter la démocratie » a-t-elle déclaré.
En ce qui concerne les violations des droits fondamentaux, une autre élève a affirmé que la population de Papouasie occidentale continue à subir des atrocités et des injustices. « Les forces de sécurité indonésiennes ont commis de graves violations des droits fondamentaux à l’encontre des indigènes papous. A ce jour, ont été tués plus de 500.000 civils » a-t-elle affirmé.
Tous les départements gouvernementaux, les ONG et les organisations de l’Eglise ont été invités à travailler « main dans la main » pour entreprendre une action proactive et solidaire vis-à-vis de la population de Papouasie occidentale.
« Nous savons que parler de ce thème à la radio ne changera pas le monde mais si un groupe de simples lycéens et collégiens a voulu affronter ce problème, qu’est-ce qui empêche nos responsables d’en faire autant ? » a affirmé un autre intervenant.
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ASIE/KAZAKHSTAN - Renouvellement et projets futurs de la Caritas au service des plus vulnérables

Fides FR - www.fides.org - Vie, 08/11/2019 - 10:42
Almaty – « C’est l’automne mais, ces jours-ci au Kazakhstan, on respire un très bon air de printemps, de renaissance. Nous pouvons véritablement sentir que quelque chose de nouveau arrive pour la Caritas de notre pays ». C’est ce que, selon ce qu’a appris l’Agence Fides, a affirmé l’Evêque de la Très Sainte Trinité d’Almaty et Président de la Conférence épiscopale du Kazakhstan, S.Exc. Mgr José Luís Mumbiela Sierra au cours du séminaire de formation organisé ces jours derniers par la Caritas du Kazakhstan au profit de tous les responsables des Diocèses locaux.
Au cours de la rencontre, tenue à Almaty, les délégués de l’organisation caritative de l’Eglise « ont relaté leurs activités focalisées sur le soutien aux personnes vulnérables de la population qu’ils cherchent au cas par cas d’aider tels que les personnes âgées, les familles à bas revenu, des personnes handicapées » explique à Fides le responsable national de la Caritas du Kazakhstan, le Père Guido Trezzani.
En outre, il a été question de l’importance de l’introduction au niveau local des standards de gestion de l’organisation élaborés par la Caritas Internationalis. Le Père Guido Trezzani relève à cet égard : « A la rencontre, ont participé des Directeurs diocésains qui ont débuté leur action au sein de la Caritas récemment. Il a donc été nécessaire de partir de la base en leur expliquant pourquoi ces modèles de gestion sont importants, quels sont les mécanismes qui les réglementent et comment ils doivent être appliqués au niveau diocésain ».
La première partie de la rencontre a été dédiée au partage d’informations et d’expériences. « Toutes nos réalités Caritas sont plutôt jeunes. Il est extrêmement important de partager des informations et d’écouter ce que font les autres pour s’en inspirer et, lorsque cela est possible, émuler un projet qui a eu du succès » remarque le Père Trezzani, en rappelant l’engagement sur différents projets promus par la Caritas au sein des divers Diocèses au profit des plus pauvres et des nécessiteux tels que personnes âgées, familles indigentes et handicapés.
La Caritas nationale continue actuellement de mener entre autre un programme de soutien aux parents d’enfants atteints par la trisomie 21 mis en œuvre avec le soutien de spécialistes italiens. « Dans tout le pays, ce sont déjà plus de 700 enfants qui en bénéficient en même temps que leurs familles. Dans un proche avenir, nous commencerons à travailler à la création d’un centre public, qui ait également pour mission la recherche scientifique et la formation d’opérateurs destinés aux centres et aux écoles ».
En encourageant la Caritas du Kazakhstan, le Président de la Caritas Internationalis et Archevêque de Manille, S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle a envoyé un message vidéo à l’Assemblée rappelant que l’action de la Caritas « n’est pas seulement une simple activité ordinaire mais représente le bras opérant de l’Eglise », qui repose sur trois piliers : la Parole de Dieu, les Sacrements et les œuvres de charité. « Il n’est pas possible d’en éliminer un et de nous concentrer sur les autres, pas plus que de les considérer séparément. Nous servons notre Dieu qui aime tout un chacun, nous servons Jésus qui nous a tous sauvés et par suite la Caritas doit servir tout un chacun » a déclaré le Cardinal Tagle.
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ASIE/NEPAL - Soin des enfants victimes du séisme et instruction de la part des Missionnaires clarétains

Fides FR - www.fides.org - Jue, 07/11/2019 - 12:17
Katmandu – Les Missionnaires clarétains sont engagés en faveur de la construction de l’avenir des enfants, orphelins et pauvres, victimes du séisme de 2015 au Népal, leur fournissant assistance et instruction. « Nous avons visité le Népal après le séisme de 2015 et nous avons contribué à reconstruire le village de Wasbang, dans le district de Chitwan, dans le centre du pays. Nous avons rencontré un orphelin et avons commencé à en prendre soin. Aujourd’hui, nous aidons et éduquons plus de 400 élèves. Notre objectif est d’aider 900 jeunes d’ici 2025 » indique à l’Agence Fides le Père Jojo Peter Ancheril, l’un des responsables de l’initiative lancée par les Missionnaires clarétains de Macao.
Plus de 400 enfants, orphelins, pauvres et handicapés physiques, résident dans la maison des enfants d’Antyodaya, à Parsa, dans le district de Chitwan. La maison a été ouverte le 13 mai 2017. « Nous entendons rejoindre les enfants les moins favorisés des villages reculés en leur offrant une éducation et le développement de leur personnalité » affirme le Père Ancheril.
Le 12 avril 2015, le fort séisme qui a frappé le Népal a tué des milliers de personnes, laissant des millions de sans abri et autant de personnes ne disposant plus de la possibilité de satisfaire leurs besoins primaires. La mobilisation internationale fut imposante et la maison des enfants d’Antyodaya fait partie des réalisations de cette vague de solidarité.
Le Père Ancheril, après un premier voyage au Népal, commença à impliquer paroissiens et bienfaiteurs dans la construction de maisons destinées aux familles touchées par le séisme dans le village de Wasbang, notamment grâce au soutien des Pères de la Little Flower Society di Narayangh. Après un nouveau voyage au cours duquel il était accompagné par une trentaine de pèlerins, cet engagement se fortifia et se stabilisa. Un jour, un gestionnaire de projet au Népal, Bobby Anthony, trouva une fillette de quatre ans qui errait dans la jungle. Sa mère avait un cancer – et mourut peu après – alors que son père était âgé et fragile. Ils commencèrent ainsi à en prendre soin et ainsi vint l’idée de s’occuper de manière stable d’enfants se trouvant dans des situations similaires, en construisant pour eux une maison ad hoc. Yessermaya, assistant social du cru, s’intéressa aux travaux de construction et identifia d’autres enfants dans le besoin. Bientôt, d’autres enfants provenant de villages ruraux sans écoles et issus de familles vivant dans une extrême pauvreté vinrent s’y ajouter.
« Aujourd’hui, la maison pour enfants d’Antyodaya offre aux élèves une nouvelle vie pour grandir, travailler et espérer en l’avenir. Aux élèves est accordée la juste attention et des soins spéciaux pour les nécessiteux outre à une instruction et à une assistance sanitaire. L’amour de Dieu n’a pas de limites » conclut Sœur Liza Franca Augustine, collaboratrice du projet et missionnaire au Népal.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Prise de position de l’Archevêque d’Asunción à propos du caractère immoral de l’augmentation des salaires des hommes politiques en l'absence de soutien aux plus pauvres

Fides FR - www.fides.org - Jue, 07/11/2019 - 11:37
Luque – La demande d’augmentation des indemnités liées à des mandats politiques est immorale. Les sommes devraient en revanche être destinées aux secteurs les plus vulnérables de la population, continuellement en croissance. C’est ce qu’a affirmé l’Archevêque d’Asunción, S.Exc. Mgr Edmundo Valenzuela, au cours d’une conférence de presse tenue hier à l’occasion de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale du Paraguay, en cours à Luque , prenant en considération les principaux thèmes liés à la réalité sociale et ecclésiale du pays.
Au cours de la conférence de presse, sollicité par les journalistes, Mgr Valenzuela a souligné que la demande d’augmentation des indemnités liées à des mandats politiques ne bénéficie qu’à leurs titulaires, ajoutant : « Nous savons déjà que nos hommes politiques n’auront certainement pas justice et solidarité ». Il a par suite réaffirmé que cette requête est « immorale » justement parce qu’il n’existe pas de la part des autorités un intérêt à augmenter le budget de la santé publique, de l’instruction et de la construction de logement, en particulier au profit des tranches de population continuellement en danger.
L’Archevêque a invité les représentants des partis politiques à revoir leur demande et à repenser la situation en utilisant comme exemple les événements du Chili et de Bolivie, en ce que cela « peut être une cause de révolte, suite aux injustices, à cause d’une réalité injuste ».
« Avec l’argent donné aux hommes politiques, il n’y a pas de progrès. Au moins, jusqu’ici, nous n’en avons pas constatés. Nous demandons à ce que le bon denier public soit bien utilisé dans le cadre de programmes qui promeuvent le développement de l’agriculture familiale, de l’instruction et de la santé qui sont toujours très menacés » a réaffirmé Mgr Valenzuela.
Bien qu’au travers du programme Tekoporà du Ministère pour le Développement social, 612.000 personnes en état d’extrême pauvreté perçoivent un bonus pour les services fondamentaux, la réalité des quelques 7 millions d’habitants du Paraguay est que le nombre des familles pauvres et en état d’extrême nécessité augmentent chaque jour. En outre, dans le cadre des programmes de soutien aux familles, les familles indigènes sont pénalisées, recevant des subsides inférieurs.
La rencontre des Evêques culminera le 8 novembre en la maison de retraite Emmaüs, sise dans la périphérie de la ville de Luque.
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ASIE/INDONESIE - Appel de la Conférence épiscopale à une actualisation du document d’Abou Dhabi pour améliorer le dialogue avec les musulmans

Fides FR - www.fides.org - Jue, 07/11/2019 - 11:04
Djakarta – « La fraternité humaine pour une Indonésie pacifique » : tel est le thème de l’Assemblée des Evêques d’Indonésie en cours à Bandung , dans le but de « bien comprendre le document d’Abou Dhabi sur la fraternité humaine pour la paix et la vie dans le monde signé conjointement par le Pape François et par le grand imam Ahmed el-Tayeb en février dernier, en actualisation le document au contexte indonésien afin de renforcer le dialogue entre l’Eglise en Indonésie et les musulmans de l’archipel » ainsi que l’indique une note envoyée à l’Agence Fides.
Ainsi que l’a appris Fides, les Evêques d’Indonésie ont fortement désiré dédier leur Assemblée à la réflexion sur ce document pour trouver des routes d’application dans la réalité si diverse et plurielle de l’archipel indonésien.
Les intervenants hôtes de ces journées d’étude ont été l’imam de la mosquée Istiqlal de Djakarta, Nasaruddin Umar, le Secrétaire de l’Institut international pour les relations de l’organisation islamique Muhammadiyah, Wachid Ridwan, la coordinatrice nationale du mouvement Gusdurian Network, Alissa Wahid, le Père Damiano Fadjar Tejo Soekarno, prêtre du Diocèse de Malang et activiste dans une communauté interreligieuse de l’ile de Madura.
Selon S.Em. le Cardinal Ignatius Suharyo, Archevêque de Semarang et Président de la Conférence épiscopale indonésienne, « le thème choisi par les Evêques était conforme à la demande du Pape François qui a demandé à l’Episcopat du monde entier de trouver des modalités d’application des idées contenues dans le document d’Abou Dhabi ».
S.Exc. Mgr Piero Pioppo, Nonce apostolique en Indonésie, dans son discours aux Evêques a affirmé que « ce document est très important surtout à cause de la situation nationale de l’Indonésie, où la recherche de la paix, de l’harmonie et de la coexistence constitue un défi que nous devons relever ensemble ».
« En tant qu’Evêques de l’Eglise catholique, laquelle a apporté une forte contribution à la naissance de notre nation, et en tant que nation indépendante, unie et souveraine, vous en avez besoin pour préserver les valeurs partagées de la société. Nous devons guider notre communauté, humblement, dans un dialogue fraternel avec toutes les personnes, afin de proclamer toujours en Indonésie les valeurs de l’Evangile et de l’unité , qui constituent notre contribution spéciale à l’avenir de la nation » a affirmé le Nonce apostolique.
Selon le Secrétaire exécutif de la Commission épiscopale pour la Communication, le Père Steven Lalu, « les discussions au cours des journées d’études des Evêques de novembre ont porté à comprendre que toutes les parties impliquées doivent s’engager à diffuser les bonnes valeurs du document et à le concrétiser dans le cadre d’activités qui construisent la paix et la coexistence. Outre à cela, il a été dit au cours des travaux que la tolérance est nécessaire non pas pour trouver des ressemblances mais plutôt pour s’habituer à vivre les différences ».
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Les Evêques, « Pasteurs et administrateurs de la délicate vigne de Dieu »

Fides FR - www.fides.org - Jue, 07/11/2019 - 10:27
Juba – « En tant qu’Evêques du Soudan et du Soudan du Sud, nous estimons prioritaire la protection des mineurs et nous nous engageons à travailler en faveur de la prévention de toute forme d’abus, d’atrocité et de violence à l’encontre des enfants. Je suis content qu’au cours de cette plénière, parmi de nombreux thèmes, ait été choisie la protection des mineurs ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Edward Hiiboro, Evêque de Tombura-Yambo et Président de la Conférence épiscopale du Soudan et du Soudan du Sud, au terme d’un récent séminaire organisé à Juba par l’Association des membres des Conférences épiscopales d’Afrique orientale qui a impliqué les Evêques du Soudan et du Soudan du Sud s’agissant de l’institution d’un Département pour la protection des mineurs ad hoc.
Outre ce thème, S.Exc. Mgr Edward Hiiboro a indiqué que l’Assemblée plénière a constitué « pour les Evêques du Soudan et du Soudan du Sud une opportunité pour se connecter en premier lieu avec Dieu, source de leur vie, et en deuxième lieu pour se renforcer réciproquement en tant que Pasteurs et administrateurs de la délicate vigne de Dieu, et méditer sur leur mission envers le peuple de Dieu résidant dans les deux pays.
Les Evêques, malgré les difficultés auxquelles ils doivent faire face, ont pris position et voulu agir pour protéger, identifier et bloquer tout abus à l’encontre des mineurs et des personnes les plus vulnérables. « La rencontre est partie des recommandations du Pape François – a déclaré le fonctionnaire chargé de la protection des mineurs de l’AMECEA, George Thuku, qui a partagé avec les Evêques les politiques et lignes directrices ainsi que les priorités établies par certaines Conférences épiscopales de la région.
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AMERIQUE/ARGENTINE - Appel des Evêques à « surmonter les différentes formes de violence et construire une amitié sociale »

Fides FR - www.fides.org - Jue, 07/11/2019 - 10:17
Pilar – « Nous demandons à Dieu de nous aider afin que le parcours démocratique se traduise par une vie digne, un développement intégral, du travail pour tous, un accès à la santé et à l’instruction de qualité ». C’est ce qu’affirment les Evêques d’Argentine dans un message intitulé « le renforcement de notre nation » qu’ils ont publié durant leur Assemblée plénière tenue dans la ville de Pilar. Du 4 au 9 novembre en effet, l’Episcopat d’Argentine est réuni pour affronter divers thèmes relatifs à la réalité sociale et pastorale dont la prévention des abus sexuels dans l’Eglise, le Congrès marial de l’an prochain, l’élaboration d’un catéchisme argentin, le Synode sur l’Amazonie et la réforme économique.
Après les élections du 27 octobre dernier, qui ont vu la victoire au premier tour du candidat péroniste Alberto Fernandez, avec 48,10% des voix, alors que le Président libéral sortant, Mauricio Macri, n’a pas dépassé les 40,37%, les Evêques, dans le message parvenu à Fides, réaffirment que « au début d’une nouvelle période de notre démocratie, pour lequel nous avons opté de manière irréversible, nous voulons cheminer avec les argentins pour la consolider chaque jour davantage ».
« La Patrie requiert de tous – poursuivent-ils – un effort renouvelé de dialogue sincère et de recherche du consensus afin de générer une synthèse supérieure. La grandeur de nos dirigeants se manifestera dans cette tentative si elle sait incorporer également les efforts et les recherches des plus pauvres ».
Les Evêques insistent par ailleurs sur le crime de la corruption et réaffirment qu’un renforcement réel de la démocratie ne sera possible « sans une ferme option éthique aux différents niveaux de la vie sociale, en l’absence d’une véritable division des pouvoirs de l’Etat et d’une participation quotidienne et généreuse de chaque argentin ». Enfin, ils exhortent, en citoyens responsables « à former un peuple qui, par-delà les différences, conserve des références stables, conformes à un projet commun », ce qui présuppose « un engagement renouvelé afin de surmonter les différentes formes de violence et de construire une amitié sociale ».
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ASIE/BENGLADESH - Evangéliser par le théâtre et la musique

Fides FR - www.fides.org - Mié, 06/11/2019 - 12:44
Barisal – « Dans le district de Barisal, au centre sud du Bengladesh, la population aime, par tradition culturelle, le chant et la musique chantée. Dans cette zone, circulent différentes œuvres théâtrales à caractère religieux ou dont le thème est religieux. L’œuvre théâtrale à contenu biblique est aujourd’hui pour nous un instrument important pour annoncer le message chrétien et constitue une aide valide dans l’œuvre d’évangélisation ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides le Père Anol Terence D'Costa, Secrétaire de la Commission pour les Communications sociales du Diocèse de Barishal, relatant un récent séminaire organisé sur place pour les prêtres, les religieux mais surtout les laïcs, dans le cadre duquel il a été fait le point sur les activités d’évangélisation basées sur des représentations théâtrales et sur la musique.
« Nous avons remarqué que les personnes assistent aux œuvres théâtrales en plus grand nombre qu’à la Messe. Dès lors, nous avons pris l’initiative de mieux organiser ce service en tant que forme d’action missionnaire » explique le Père Anol Terence D'Costa. Aujourd’hui, au sein du Diocèse, pièces de théâtre et musical sur la vie de Jésus, de Notre-Dame et des Saints sont très populaires et attirent de nombreux jeunes. Acteurs et musiciens sont surtout des bénévoles laïcs et cet engagement a été également particulièrement apprécié par les Evêques du Bengladesh.
Le Père Anol Terence D'Costa indique par ailleurs : « Nous avons lancé un appel en vue du recrutement de metteurs en scène, de chanteurs et d’acteurs et maintenant il existe un comité qui s’occupe de la création de nouveaux scénarios et d’œuvres théâtrales ».
Ruben Dewri, un catholique de 32 ans, jeune chanteur, indique à Fides : « Le chant est dans notre sang. Nous aimons chanter et ainsi nous prêchons la Parole de Dieu au travers de chansons. Par le chant, l’Evangile peut attirer et atteindre le cœur des personnes. Fidèles chrétiens et non chrétiens viennent profiter de notre spectacle ».
Ainsi que l’explique le Père Anol Terence D'Costa, la Commission pour les Communications sociales cherche de cette manière « à répondre à la mission consistant à promouvoir de la Bonne Nouvelle du Christ au travers des moyens de communication sociale, à stimuler, développer et réveiller les consciences, à inspirer et former le personnel de l’Eglise en ce qui concerne l’usage des moyens de communication ».
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