ASIE/AFGHANISTAN - La société civile et le prix de la paix

Fides FR - www.fides.org - Mié, 13/11/2019 - 10:18
Kaboul – Un échange de prisonniers relance le processus de paix en Afghanistan alors que les résultats des élections présidentielles du 28 septembre dernier demeurent incertains. Hier, 12 novembre, le Président Ashraf Ghani a annoncé en direct à la télévision la libération de trois hauts responsables des talibans, Haji Mali Khan, Hafiz Rashid et Anas Haqqani, frère de Sirajuddin Haqqani, le responsable du réseau djihadiste homonyme et numéro deux du mouvement taliban, une libération « conditionnée » par celle de deux enseignants de l’Université américaine d’Afghanistan, pris en otage à Kaboul en 2016, Kevin King, 63 ans, américain et Timothy Weeks, 50 ans, australien.
L’échange de prisonniers sert à faire repartir les négociations avec les talibans, interrompues le 7 septembre dernier lorsque le Président américain, Donald J. Trump, avait annoncé leur interruption alors que semblait imminente la signature d’un accord. Le Président Ghani demande à ce que les talibans négocient directement y compris avec le gouvernement de Kaboul et qu’ils acceptent un cessez-le-feu d’au moins un mois.
La remise en liberté imminente d’Anas Haqqani, membre de la branche dure des talibans, a fait exploser un débat au sein de la société civile sur le prix de la paix. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont contrastées. Certains louent le courage du Chef de l’Etat – qui était candidat à un second mandat dans le cadre des élections présidentielles du 28 septembre – alors que d’autres dénoncent le compromis avec des terroristes sanguinaires, responsables de la mort de milliers de personnes.
« Le dialogue est douloureux mais nécessaire » déclare à l’Agence Fides Negina Yari, représentant de l’Afghanistan Peace House, une organisation qui « rassemble plus de 1.000 adhérents actifs dans les 34 provinces afghanes ». Parmi eux, se trouvent les messages de paix. « Il s’agit d’étudiants mais pas seulement qui diffusent un message de paix et de réconciliation sociale. Ils le font dans les villes principales mais surtout dans les zones rurales où en général l’activisme est moins présent ». Parmi les thèmes soulevés lors des rencontres se trouve « la participation de la société civile et des femmes au processus de paix. Sans elles, il ne pourra y avoir ni stabilité ni réconciliation ». Il s’agit d’un processus long qui doit cependant être affronté : « Je suis disposé à m’asseoir à la même table que les talibans même s’ils ont tué mon cousin voici un mois le long de la route menant de Ghazni à Kaboul. Je veux leur demander pourquoi ils l’ont fait et puis comment il est possible de construire un Afghanistan uni ». Sur le front politique cependant, l’unité n’existe pas. Certains candidats aux présidentielles du 28 septembre, dont le Premier Ministre, Abdullah Abdullah, contestent a priori le nouveau décompte des voix de la Commission électorale alors que l’annonce des résultats préliminaires est encore attendue.
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ASIE/SYRIE - Déclarations de l’Archevêque arménien catholique d’Alep concernant l’assassinat d’un prêtre arménien et de son père à Deir ez Zor

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 13:33
Qamishli – Ce matin à Qamishli ont eu lieu les obsèques du Père Hovsep Hanna Petoyan, prêtre arménien catholique, et de son père, Hanna Betoyan, tués le 11 novembre par deux tueurs en motocyclette alors qu’ils se rendaient en voiture à Deir ez Zor, dans le nord-est de la Syrie. « Pour nous ce sont des martyrs et ce qui leur est arrivé constitue la confirmation du fait que la guerre ici n’est pas terminée ainsi que nous l’avions espéré » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Boutros Marayati, Archevêque arménien catholique d’Alep.
Les obsèques du prêtre et de son père ont été célébrées en l’église arménienne catholique Saint Joseph en présence de prêtres, de religieux, de religieuses et de fidèles de toutes les communautés chrétiennes présentes dans la zone. La Messe a été célébrée par le Père Antranig Ayvazian, Vicaire épiscopal de la communauté arménienne catholique de Haute Mésopotamie et du nord de la Syrie.
Le Père Hovsep Hanna Petoyan, 46 ans, marié et père de trois enfants, avait été ordonné prêtre voici cinq ans et desservait la communauté arménienne catholique de Qamishli, dans la province nord-orientale d’Hassake. « Dans la ville de Qamishli – indique Mgr Marayati à l’Agence Fides – ont conflué également de nombreux évacués chrétiens provenant de Deir ez-Zor, lorsque celle-ci a été dévastée par la guerre. Il exerçait également parmi eux son ministère pastoral et depuis longtemps suivait aussi les projets mis en œuvre notamment avec l’aide de groupes internationaux pour reconstruire l’église et les maisons des chrétiens de Deir ez Zor, détruites par la guerre. C’est la raison pour laquelle il se rendait toutes les deux semaines à Deir ez Zor, afin de vérifier l’état d’avancement des travaux. Jusqu’ici, il avait accompli six voyages dans cette ville si chère à la mémoire des arméniens où se trouve le sanctuaire des martyrs du génocide, lui aussi dévasté durant le conflit. Le long du trajet, les autres fois, il n’y avait pas eu de problèmes et tout était allé au mieux ».
Au moment de l’embuscade, le prêtre et son père voyageaient en compagnie d’un diacre arménien – blessé au cours de l’assaut – et d’un autre accompagnateur. Les deux malfaiteurs en motocyclette avaient le visage couvert et ont pris la fuite après le guet-apens. Le père du prêtre est mort sur le coup alors que le Père Hovsep Hanna Petoyan, blessé au thorax, a été porté dans un dispensaire de Deir ez Zor avant d’être transporté en ambulance dans un hôpital d’Hassaké, où il est arrivé déjà mort.
La ville de Deir ez Zor est contrôlée par l’armée syrienne mais des forces kurdes ainsi que des militaires américains sont encore présents sur zone. Dans le sous-district d’al-Busayrah, où a eu lieu l’embuscade, sont également concentrés des groupes armés affiliés au prétendu « Etat islamique » qui, au cours de la journée d’hier a diffusé sur des sites djihadistes la revendication du double meurtre – mais en affirmant, de manière erronée, avoir éliminé « deux prêtres ». « Il s’agit de groupes qui agissent comme des loups solitaires. Il ne s’agit plus du prétendu « Etat islamique » comptant blindés et artillerie. Cependant, il est évident que, cette fois, ils n’ont pas frappé au hasard. Sur la voiture dans laquelle se trouvaient le prêtre et ses accompagnateurs, se trouvait l’inscription Eglise arménienne ».
La télévision d’Etat syrienne, SANA, a qualifié de martyre le meurtre du prêtre arménien catholique et de son père, alors que les moyens de communication kurdes ont présenté la recrudescence des attaques sanglantes attribuables au prétendu « Etat islamique » comme une conséquence indirecte de l’intervention militaire turque en Syrie qui aurait contraint les milices kurdes opérant sur zone à revoir leurs stratégies et à suspendre les opérations militaires contre les cellules djihadistes encore présentes dans le nord-est de la Syrie.
Selon les kurdes du Centre d’information Rojava, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » auraient perpétré 30 attaques au cours des dix premiers jours de novembre soit une augmentation de 300% de leur niveau d’activité par rapport à la période ayant précédé l’initiative militaire turque en territoire syrien.
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ASIE/INDE - Croissance des violences et appel des chrétiens indiens au respect de leurs droits constitutionnels

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 13:30
New Delhi – « Les atrocités à l’encontre des chrétiens sont en augmentation. En 2014, ont été signalés quelques 150 épisodes de violence à l’encontre de la communauté. Leur nombre est passé à 200 en 2016 et à 270 en 2017. En 2018, ont été enregistrés 292 cas de violence à l’encontre des chrétiens et au cours des neuf premiers mois de cette année, 247 cas ont été signalés dont 60 dans le seul Etat de l’Uttar Pradesh. Au cours de l’an dernier, 40 églises ont été fermées à cause des violences subies. Au Chhattisgarh, les communautés et autres groupes chrétiens font même face à un boycott social. Nous demandons au gouvernement de mettre fin aux harcèlements des pasteurs et à la violence à l’encontre de la communauté chrétienne ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides Minakshi Singh, une des responsables chrétiennes ayant organisé ces jours derniers une manifestation à Delhi. Parmi les sujets soulevés par la communauté chrétienne se trouve notamment la fin des attaques et des violences à l’encontre des prêtres, religieux, religieuses et laïcs, souvent injustement accusés de « conversions frauduleuses ».
Les chrétiens indiens demandent au gouvernement fédéral de protéger le bien-être des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, dans tous les secteurs de la vie. Les communautés chrétiennes regrettent que le gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi n’ait pas accordé de représentation aux minorités religieuses, en n’incluant aucun chrétien parmi les Ministres de son exécutif. « Nous souhaitons que le Premier Ministre puisse bientôt nommer un Ministre chrétien au sein de son cabinet qui dispose de la confiance de la communauté et soit en mesure de protéger les intérêts et les droits des chrétiens pour l’avenir » affirme Minakshi Singh.
« Les minorités religieuses, tels que les chrétiens et les musulmans, sont prises pour cible par des groupes nationalistes hindouistes » a déclaré à Fides A. C. Michael, responsable de l’Alliance pour la défense des libertés , organisation mondiale présente en Inde qui défend les droits des chrétiens. Selon lui, qui est également Coordinateur du United Christian Forum, les responsables chrétiens ont également attiré l’attention du gouvernement sur les lois dites « loi sur la liberté de religion », en vigueur dans sept Etats indiens et habituellement utilisées de manière incorrecte comme prétexte pour frapper la communauté chrétienne. « Ces lois devraient être immédiatement abrogées afin de garantir la totale liberté religieuse » remarque A. C. Michael, laïc catholique.
Les responsables chrétiens ont exprimé leur préoccupation suite à l’augmentation des cas de violences à l’encontre des fidèles, confirmée par le National Crime Records Bureau . L’évêque protestant émérite Karam Masih de Delhi, a déclaré : « Nos droits devraient être protégés. Nous sommes des personnes qui aiment la paix. Le gouvernement devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir la paix. Il devrait soutenir les valeurs constitutionnelles ».
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AMERIQUE/MEXIQUE - Cinq thèmes à l’ordre du jour de l’Assemblée plénière des Evêques

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 12:43
Mexico S.Exc. Mgr Rogelio Cabrera López, Archevêque de Monterrey et Président de la Conférence épiscopale du Mexique , au début de la 108ème Assemble plénière, le 11 novembre, a illustré le programme de la rencontre. « Cette Assemblée – a-t-il déclaré – constitue un espace privilégié pour « indiquer des priorités et des lignes pastorales au niveau national et en encourager la mise en œuvre » ainsi que nous le lisons dans notre Statut, que nous avons incorporé à notre projet pastoral global 2031-2033 ».
Mgr Cabrera a ensuite présenté cinq points de réflexion. Tout d’abord, le fait de vivre le ministère épiscopal dans une attitude critique, en offrant également des solutions aux difficultés au niveau économique, politique ou social que connait le pays. Ensuite, il a indiqué la nécessité de mettre en œuvre une « pastorale de l’intervention », à savoir agir au travers de nos Commission dans toutes les dimensions avec à leurs côtés des spécialistes pour illuminer la réalité du pays.
Le deuxième thème est : avoir des yeux et des cœurs de Pasteurs parce que la pastorale a toujours un double regard, proche et lointain, local et mondial. Cette Assemblée tentera de répondre à trois défis : kérygmatique et mystique, sur l’état de santé de la catéchèse et de l’évangélisation ; communautaire et synodal, sur la santé de la communion entre les Paroisses et les centres chrétiens et enfin éthique et moral pour savoir comment il est répondu à la crise anthropologique actuelle pour défendre la dignité humaine et la reconstruction du tissu social.
Le troisième argument concerne la synodalité missionnaire, à vivre sous la conduite du Souverain Pontife, pour devenir des Pasteurs missionnaires avec l’odeur des brebis, une vie austère et miséricordieuse et en se souvenant des paroles du Pape : « Jamais un Evêque loin du Pape et du peuple ». Il faut suivre les conseils du CELAM en tant qu’institution latino-américaine parce qu’elle connait la réalité locale et le chemin de conversion de l’Eglise au Mexique.
Le quatrième thème est lié au fait de suivre un itinéraire spirituel au travers d’une formation continue et d’une forte spiritualité permettant de réaliser le projet global de pastorale .
Enfin, le cinquième thème consiste dans la concrétisation du tout en une « Assemblée nationale de l’Eglise au Mexique » permettant de rencontrer tous les membres, religieux, séminaristes, laïcs, jeunes, toutes les réalités sociales de la nation. Il s’agira de rencontres au niveau de Province et de Diocèse.
Dans sa conclusion, le Président de la CEM a rappelé qu’en préparant la fête de Notre-Dame de Guadalupe, « l’Eglise au Mexique a besoin de vivre l’espérance d’être un peuple uni, de restaurer la responsabilité et d’annoncer la Rédemption ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Dialogue et évangélisation au sein de la famille

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 12:11
Port Moresby – « Un dialogue constant et éloquent au sein des familles est essentiel pour construire des relations saines ». Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, tel est le principal message transmis par le Vicaire général du Diocèse de Goroka, le Père Piotr Michalski, MSF, au cours du Séminaire annuel des Coordinateurs diocésains des Commissions dédiées à la famille, actuellement en cours à Port-Moresby.
« Lorsque nous prions avec les enfants, nous tendons à sentir le besoin de leur donner le bon exemple » a déclaré le Père Michalski, soulignant l’importance de créer et de conserver et cultiver le dialogue au sein des familles, en tant qu’occasion pour répandre les semences de l’Evangile. « Une famille qui manque d’un étroit dialogue ou de communication entre ses membres tend à s’isoler » a-t-il rappelé.
Religieuses, religieux, laïcs coordinateurs diocésains des réalités s’occupant de la vie familiale provenant de tout le pays ont pris part au séminaire qui a voulu réfléchir au rôle que les prêtres, les religieux et les laïcs peuvent jouer dans la vie des familles catholiques, en les accompagnant sur le parcours de croissance spirituelle et d’approfondissement de la foi. Les participants ont la possibilité de partager leurs expériences et de mettre en évidence les défis relevés en tant que conjoints dans les familles.
« Une famille est le cœur de la société et doit être formée aux valeurs chrétiennes afin de prospérer dans le bonheur et l’unité » a déclaré Sœur Lucy D’Souza, MSI, Secrétaire nationale de la Commission pour la vie familiale.
Sœur Hendrina Sinipo SSpS, coordinatrice de la Commission pour la Vie familiale de l’Archidiocèse de Mount Hagen, a fait part de sa gratitude pour le séminaire, en affirmant qu’il est nécessaire de faire davantage dans son Diocèse, en particulier pour affronter la polygamie et les mariages de mineurs. « Bien qu’il existe la tendance à la polygamie et aux mariages de mineurs, je suis prête à faire tout mon possible pour aider les familles, en particulier les couples, à améliorer leurs relations et à démontrer l’importance de Dieu en leur sein » a-t-elle déclaré.
Le séminaire, en cours au siège de la Conférence épiscopale, à Port-Moresby, se conclura le 15 novembre. Parmi les hôtes attendus, se trouvent notamment l’Archevêque de Madang, S.Exc. Mgr Anthon Bal, et le Secrétaire général de la Conférence épiscopale, le Père Giorgio Licini PIME.
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AFRIQUE/KENYA - Appel des Evêques en faveur d’une participation massive à la campagne contre la corruption

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 11:48
Nairobi – « Unissons nos forces pour combattre la corruption dans le pays ». C’est ainsi que les Evêques du Kenya demandent à tous les kenyans de soutenir la campagne intitulée « Brisons les chaines de la corruption » qu’ils ont lancé le 5 octobre dernier .
« Nous nous engageons à soutenir cette campagne initialement pour les six prochains mois puis à la poursuivre » affirment les Evêques dans une déclaration publiée au terme de leur Assemblée plénière de novembre. « Nous continuons à compter sur votre soutien parce que le monstre de la corruption ne peut être affronté seuls. Nous devons unir nos forces dans la lutte pour éliminer cette plaie de notre société. Nous renouvelons l’appel à toutes les églises, aux autres fois et aux personnes de bonne volonté à s’unir sérieusement à la guerre contre la corruption de manière à porter l’honnêteté et l’intégrité dans notre société ».
Dans la déclaration, est pris en considération un vaste spectre de types de corruption, qui va au-delà de celle pratiquée par les hommes politiques et les fonctionnaires malhonnêtes. « Tout ce qui promeut la culture de la mort est corruption » affirment les Evêques, en prenant un exemple : « La destruction de l’environnement est corruption ; tuer des enfants non nés, l’infidélité dans le mariage et la violence domestique est corruption de la famille ; vendre de la drogue aux jeunes, les attirer dans la promiscuité et en abuser est la pire forme de corruption ; solliciter des faveurs et des privilèges au détriment des autres, en corrompant ou en utilisant la tribu, la religion, le clan, l’appartenance politique, la charge publique détenue ou l’intimidation pour ce faire est corruption ».
Le fait de « chercher à frauder lors des examens est une terrible forme de corruption qui détruit la crédibilité du pays ».
Parmi les autres thèmes traités lors de la Plénière se trouve la conférence de l’ONU sur la population qui se tient actuellement à Nairobi sous le titre de « Nairobi Summit on International Conference on Population and Development » .
« Le sommet, en affirmant vouloir poursuivre le progrès et le développement des femmes, promeut ce qu’il est convenu d’appeler « droits à la santé sexuelle et reproductive » en tant que moyen pour atteindre le développement des femmes » rappellent les Evêques qui affirment ne pas croire que « ceci soient les problèmes qui concernent véritablement le développement des femmes et de l’humanité en général ». Il faut en revanche « améliorer les conditions des femmes et des enfants qui vivent dans l’extrême pauvreté au travers de stratégies pour le développement, l’alphabétisation et l’éducation, en encourageant la culture de la paix, en soutenant la famille en tant qu’unité de base de la société et en mettant un terme à la violence contre les femmes ».
« Nous rejetons l’introduction d’idéologies centrées sur le genre et d’autres pratiques étrangères qui vont à l’encontre de notre culture africaine et de notre patrimoine religieux. Nous considérons ce programme comme une tentative de corruption de notre jeunesse visant par ailleurs à la rendre esclave d’idéologies étrangères, par exemple les unions homosexuelles ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Témoignage d’un Evêque d’Australie à propos des conditions de vie des réfugiés et demandeurs d’asile en Papouasie Nouvelle Guinée

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 11:09
Port Moresby – « J’avais entendu parler des conditions précaires des réfugiés et demandeurs d’asile en Papouasie Nouvelle Guinée. Toutefois, après en avoir rencontré un certain nombre, j’ai compris que la situation dans laquelle ils vivent est inhumaine et déshumanisante. Leur histoire de souffrance m’a beaucoup touché. Rencontrer les demandeurs d’asile m’a également fourni l’occasion d’exprimer notre solidarité et de leur transmettre le soutien, les prières et la bonne volonté du peuple australien, qui a une grande tradition de soin des migrants et des réfugiés. Je suis reconnaissant pour cette rencontre mais je suis préoccupé pour leurs conditions ». C’est ce que relate dans une note envoyée à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Vincent Van Long, OFM, Evêque de Paramatta et Président de la Commission pour les Migrants et les Réfugiés de la Conférence épiscopale d’Australie, après la visite effectuée au Papouasie Nouvelle Guinée et sa rencontre avec des réfugiés et des demandeurs d’asile se trouvant à Nauru et à Manus Island.
Les deux iles, sises en plein Pacifique, sont le siège de camps de réfugiés où sont transférés et retenus les migrants et demandeurs d’asile qui voulaient arriver en Australie et se sont vus repoussés. Les personnes présentes sur l’ile vivent désormais sur cette langue de terre depuis des années et certains d’entre eux, en proie au désespoir et à la prostration physique et psychologique, en sont arrivés à accomplir des actes d’automutilation et à tenter le suicide pour mettre fin à leurs souffrances.
Les paroles de Mgr Van Long servent de commentaires à la rencontre de ces jours derniers à Port-Moresby, dans le cadre de laquelle une délégation de sept membres de l’Eglise d’Australie a rencontré des réfugiés bloqués depuis des années en Papouasie Nouvelle Guinée. Au cours de la visite, l’Evêque a eu la possibilité de visiter les maisons mises à disposition des migrants par le gouvernement papou : l’initiative avait été lancée en aout dernier dans le but de transférer les demandeurs d’asile de l’ile de Manus à la capitale papoue, en leur offrant un logement digne et une assistance sanitaire. « Cette solution, qui représente un progrès, ne semble cependant pas apaiser le désespoir des réfugiés en rétention » a indiqué l’Evêque après avoir visité les maisons destinées aux migrants. « J’exhorte l’Eglise locale à poursuivre ses efforts d’assistance humanitaire et assure du plein soutien de la Conférence épiscopale d’Australie et de ses communautés » a conclu Mgr Van Long.
Depuis 2013, le gouvernement australien a adopté une politique basée sur la fermeture complète vis-à-vis des migrants. Les côtes sont surveillées par un déploiement massif d’unités navales et ceux qui arrivent par voie de mer n’aura pas le droit de s’établir légalement dans le pays. Certains migrants sont rapatriés alors que d’autres sont installés dans l’ile de Manus, territoire de la Papouasie Nouvelle Guinée, et dans l’ile de Nauru, où sont organisés des camps de réfugiés et où les demandeurs d’asile demeurent pendant une longue période.
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AMERIQUE - Déclaration de l’Archevêque de Trujillo et Président du CELAM sur « la sorte d’explosion sociale » actuellement en cours dans la région

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 10:23
Trujillo – « Je désire exprimer mon plus ferme rejet de la violence d’où qu’elle vienne et fais appel aux gouvernants et aux autorités de notre région afin qu’ils mettent en œuvre des politiques concrètes et réelles qui garantissent la promotion de la personne humaine et du bien commun, basées sur les droits fondamentaux de liberté, de respect, d’équité, de justice et de soin de notre maison commune, de manière à ce que nos peuples puissent véritablement disposer d’un développement humain intégral ». C’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Hector Miguel Cabrejos Vidarte, OFM, Archevêque de Trujillo et Président du Conseil épiscopal d’Amérique latine dans un Message au peuple chilien, face à la grave situation qu’il connait actuellement et qui est similaire à celle de nombreux autres pays d’Amérique latine. « Il est important de se souvenir – souligne-t-il – que la politique est tout d’abord un service et qu’elle n’est pas au service des ambitions individuelles ni du pouvoir des factions parce que l’immunité dont jouissent de nombreux hommes politiques ne devrait jamais devenir une impunité ».
Mgr Cabrejos Vidarte exprime sa « profonde solidarité et proximité à l’Eglise et au peuple chilien qui souffrent agressions et violences lesquelles frappent surtout les personnes les plus humbles et les plus vulnérables. Il rappelle par ailleurs les indications du Conseil permanent de la Conférence épiscopale du Chili selon lesquelles « les personnes ne sont pas seulement lasses de l’injustice mais aussi de la violence ».
Dans son Message du 11 novembre qui pour titre un verset du livre du Prophète Isaïe « la paix est fruit de la justice » , Mgr Cabrejos Vidarte, qui est également Président de la Conférence épiscopale du Pérou, fait également mention de « nos frères et sœurs de la région d’Amérique latine et des Caraïbes qui souffrent actuellement à cause de la violence qui afflige des familles entières, en particulier en Bolivie, au Venezuela, au Honduras, au Nicaragua, à Porto Rico, en Equateur, au Chili et au Pérou ».
Pour le Président du CELAM, les causes de cette situation « se trouvent dans la corruption, les démocraties imparfaites et les situations de pauvreté, d’inégalité, de chômage ou de sous-occupation, dans le manque de qualité et de couverture des services sanitaires, éducatifs et de transport qui ont fait s’accumuler un fort mécontentement. Dans l’ensemble de notre région est en cours une sorte d’explosion sociale sans précédent ».
Mgr Cabrejos Vidarte, après avoir rappelé que l’Eglise en Amérique latine et aux Caraïbes constitue un corps unique et que « lorsqu’une partie du corps souffre, l’ensemble de l’Eglise souffre, partage sa douleur mais aussi son espérance », insiste sur le besoin de « rechercher la paix au travers du dialogue, avec la participation de tous les protagonistes et des institutions afin de trouver des solutions réelles orientées au bien commun ». A Notre-Dame, le Président du CELAM demande d’aider, d’orienter et d’illuminer « la recherche de la paix, de la justice et du bien commun ».
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EUROPE/ITALIE - Confirmation de la Supérieure générale des Sœurs missionnaires de Saint Charles Borromée et les « grands défis à relever au cours des six prochaines années »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 09:15
Rocca di Papa – Sœur Neusa de Fatima Mariano s’est vue confirmer à la tête des Sœurs missionnaires de Saint Charles Borromée connues aussi sous le nom de scalabriniennes. Elle continuera donc à guider la Congrégation au cours des six prochaines années, de 2019 à 2025. La religieuse est brésilienne et titulaire d’une maitrise en pédagogie. Elle a été élue par le XIV° Chapitre général de la Congrégation, actuellement en cours à Rocca di Papa, lequel a également renouvelé les autres titulaires de charges du Conseil . Depuis leur fondation, les scalabriniennes s’occupent des migrants de par le monde.
« Je remercie les sœurs qui ont participé au Chapitre et toutes celles qui, dans différents lieux du monde où nous œuvrons, nous ont accompagné par la prière – a déclaré Sœur Neusa de Fatima Mariano dans la note envoyée à l’Agence Fides. Au cours des six années passées, nous avons lancé un profond parcours de réorganisation, en mesure d’adapter notre Congrégation à l’époque présente, à un monde toujours plus globalisé et avec des besoins et des urgences migratoires profondes et différentes. Les quatre verbes du Pape François – accueillir, protéger, promouvoir et intégrer – constituent pour nous les points cardinaux d’un chemin de soutien des migrants et des réfugiés en vue de leur protection et de leur inclusion. Au cours des six prochaines années, de grands défis devront être relevés en tenant compte du fait que, dans notre cœur, sont présents les paroles et les enseignements de Jésus-Christ qui illuminent le monde d’espérance et de joie. Nous l’avons déjà fait et nous le ferons toujours, avec les exemples de vie chrétienne de Saint Charles Borromée, de notre fondateur, le Bienheureux Mgr Giovanni Battista Scalabrini, et de nos co-fondateurs, la Bienheureuse Mère Assunta Marchetti et le Vénérable Père Giuseppe Marchetti ».
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AFRIQUE/TANZANIE - Forte participation à la Messe de clôture du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 12:37
Dar es Salaam – Plus de 2.000 fidèles ont participé à la Messe de clôture du Mois missionnaire extraordinaire en Tanzanie célébrée hier, Dimanche 10 novembre au Centre Msimbazi de l’Archidiocèse de Dar es Salaam.
A la Messe nationale ont participé les représentants de tous les Diocèses du pays : Evêques, prêtres, religieuses et laïcs. Elle a été célébrée par l’Archevêque de Mbeya et Président de la Conférence épiscopale de Tanzanie, S.Exc. Mgr Gervas John Mwasikwabhila Nyaisonga, en présence de tous les Evêques du pays et de S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires. Etaient également présents 15 représentants des Œuvres pontificales de pays africains de langue anglaise arrivés en Tanzanie pour leur rencontre continentale se tenant du 9 au 15 novembre. Il s’agit d’une réunion organisée tous les deux ans, dont la dernière avait eu lieu en 2017 à Harare, au Zimbabwe.
Le Président de la Commission épiscopale pour les Missions de Tanzanie, S.Exc. Mgr Damian Denis Dallu, Archevêque de Songea, a fait une déclaration sur le Mois missionnaire extraordinaire, affirmant que le Saint-Père a exhorté l’Eglise en Tanzanie à continuer à s’investir dans des activités qui portent la Bonne Nouvelle aux personnes qui ne l’ont pas encore reçue.
Le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Tanzanie, le Père Jovitus Mwijage, a communiqué à l’Agence Fides quelques-unes des initiatives lancées au cours du Mois missionnaire extraordinaire. Dans ce cadre, les Œuvres pontificales missionnaires ont publié des posters en swahili et des traductions du Message papal pour la Journée missionnaire mondiale, diffusées par radio, WhatsApp, courriel et sites Internet. Cela a également été le cas pour les réflexions quotidiennes qui avaient été publiées sur le site Internet du Mois missionnaire extraordinaire. A par ailleurs été enregistré un fort renouvellement spirituel au travers de séminaires, de pèlerinages et de retraites organisés par l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance et par différents mouvements de jeunesse et de laïcs locaux.
Enfin, dans différents Diocèses, des actes de bienfaisance ont été accomplis par les enfants et leurs animateurs, dont la visite aux orphelins, aux personnes âgées, aux enfants des prisons et à ceux qui sont atteints par le SIDA.
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AMERIQUE/CHILI - Appel des Evêques à l’application de la loi et à la reconstruction du tissu social après le saccage et la profanation de lieux de culte

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 12:12
Santiago – Le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili, dans un communiqué portant la date du 9 novembre, a exprimé sa solidarité à l’Administrateur apostolique, S.Exc. Mgr Celestino Aós, et à tous les fidèles de l’Archidiocèse de Santiago après le saccage et la profanation de l’église de la Paroisse de l’Assomption de Marie, étendant cette solidarité aux communautés et pasteurs « d’autres églises et lieux de prières de différents cultes qui ont été attaqués dans de nombreuses villes ». Des manifestants cagoulés ont fait irruption dans l’église de l’Assomption de Marie, qui est proche du point de rassemblement des manifestants s’opposant au gouvernement chilien et à l’inégalité sociale. Après avoir sorti les bancs, les statues et les images sacrées, ils les ont incendiés en constituant avec eux des barricades contre la police. La crise politique et sociale qui a éclaté depuis quelques semaines au Chili est l’expression de l’accumulation du malaise et de la disparité de traitement au sein de la population. Elle s’accompagne désormais de manifestations violentes et incontrôlées. Ainsi, la Cathédrale de Valparaiso avait été prise pour cible par un groupe de manifestants qui avait cherché d’incendier son portail de bois et qui, après être entré, a détruit les bancs et plusieurs images sacrées .
Le texte, portant les signatures du Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Santiago Silva, du Vice-président, S.Exc. Mgr René Rebolledo, de son Secrétaire général, S.Exc. Mgr Fernando Ramos, et d’un membre du Comité, S.Exc. Mgr Juan Ignacio González, souligne : « Nous sommes blessés par les mauvais traitements infligés aux personnes, par le saccage constant et par la violence, d’où qu’elle vienne. Nous sommes attristés par l’attaque d’églises et de lieux de prière qui ne respectent ni Dieu ni ceux qui croient en Lui. Les églises et autres lieux de culte sont sacrés ».
Invoquant par la prière le pardon de Dieu pour ces profanations, les Evêques ajoutent : « Avec de nombreux chiliens et chiliennes, nous sommes radicalement contraires à l’injustice et à la violence. Nous les condamnons sous toutes leurs formes et nous nous attendons à ce que les tribunaux identifient les responsables et les punissent. Les violents nous empêchent de regarder avec l’attention qui leur est due les justes requêtes de la majorité de la population chilienne qui désire des solutions réelles et pacifiques ».
Afin de restaurer la coexistence civile et pacifique, les Evêques demandent aux autorités « d’appliquer la loi et d’exercer leur rôle en utilisant toutes les ressources d’un Etat démocratique. Les personnes ne sont pas seulement lasses de l’injustice mais également de la violence et la très grande majorité attend avec impatience le dialogue visant à reconstruire le tissu social ». Le communiqué s’achève en invoquant Notre-Dame du Carmel « afin qu’elle nous donne un Chili uni, forgé par l’effort de tous les hommes et femmes de bonne volonté ».
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AFRIQUE - Miner la mission et le danger de la dénaturation de l’Eglise

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 11:34
Kara – « Relever le défi de la mission doit être une priorité pour nos Eglises en Afrique. Quand bien même la volonté y est, beaucoup de maux fragilisent parfois cette volonté. Au nombre de ces maux, nous avons le danger de la pastorale bureaucratique. Nos Pasteurs, malheureusement dans nos Eglises en Afrique se retrouvent pris aux pièges de la pastorale des bureaux. Ils deviennent prisonniers des bureaux, ce qui les rend incapables de sortir pour aller à la rencontre des peuples ». Le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines revient ainsi sur la réalité de la mission en Afrique en proposant « une culture missionnaire des tentes plutôt que des bureaux ».
« Le style bureaucratique qui caractérise de plus en plus la dynamique pastorale de bons nombres de nos églises en Afrique tue à petit feu la nature prophétique et missionnaire de cette église d’Afrique, puisque la mission ne se fait pas dans les bureaux, mais dans la rencontre avec les peuples. Il ne faut jamais l’oublier, l’Eglise est missionnaire par nature dit le Concile Vatican II. Porter donc atteinte à la mission, c’est porter atteinte à la nature même de l’Eglise » explique le prêtre.
« Le style bureaucratique fait que nous avons de plus en plus des Eglises fermées sur elles-mêmes – insiste le Père Zagore - incapables de s’ouvrir et surtout de sortir d’elle-même afin d’aller à la rencontre des autres. Ce style bureaucratique rend les pasteurs de plus en plus invisibles et loin des peuples. Aujourd’hui, il faut le dire haut et fort, cette église bureaucratique aux Pasteurs invisibles, on n’en veut plus en Afrique ».
Il est donc temps de fermer tous ces bureaux, qui sont devenus des murs géants qui séparent et éloignent les pasteurs des fidèles, pour les remplacer par des tentes dans les vastes cours de nos paroisses afin d’avoir des pasteurs permanemment en contact avec les fidèles. Relever le défi des tentes en lieu et place des bureaux pourrait être un défi majeur pour une vocation missionnaire renouvelée dans les Eglises en Afrique » conclut le Père Zagore.
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ASIE/IRAQ - Trois jours de jeûne de la part de l’Eglise chaldéenne pour demander le retour de la paix et de la stabilité en Irak

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 11:23
Bagdad – Du 11 au 13 novembre, les « fils et filles » de l’Eglise chaldéenne sont appelés à jeûner et à prier pour demander à Dieu le don de la paix et du retour à la stabilité en Irak. C’est ce qu’a demandé le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, en invitant à recourir aux armes spirituelles du jeûne et de la prière pour demander la fin du chaos et des violences qui ensanglantent le pays. Le Patriarche de Babylone des Chaldéens a également renouvelé son appel au gouvernement et aux manifestants afin que tous exercent « sagesse et modération en accordant la priorité à l’intérêt général » de l’ensemble du peuple irakien, en évitant de répandre le sang innocent et de saccager ou d’endommager des biens, publics et privés.
Pour le moment, au moins 320 irakiens ont trouvé la mort dans les affrontements ayant opposé les manifestants et les forces de sécurité qui se poursuivent dans tout le pays depuis des semaines.
Au cours de ces dernières heures, l’administration américaine est intervenue sur la crise irakienne au travers d’une déclaration du porte-parole de la Maison Blanche diffusée par l’Ambassade américaine à Bagdad, déclaration qui prend position en faveur des manifestants et indique la voie des élections anticipées comme potentielle solution au chaos et aux protestations antigouvernementales ayant débuté en octobre et qui sont finies dans le sang. Le communiqué américain justifie de facto les protestations comme une réaction compréhensible face à la montée en puissance de l’influence iranienne en Irak.
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AFRIQUE/TANZANIE - Clôture du Mois missionnaire extraordinaire par le Président des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 11:03
Dar es Salaam – C’est en souhaitant que les semences missionnaires plantées au cours du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 continuent à germer et à porter du fruit dans le cadre de l’apostolat missionnaire que S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires, a souligné, durant la célébration de clôture de cet événement en Tanzanie que « l’Afrique constitue une grande espérance pour l’Eglise universelle ». Au cours de la Messe solennelle du Dimanche 10 novembre célébrée au Centre Msimbazi de Dar es Salaam, avec la participation d’Evêques, de religieux, de religieuses et de laïcs outre les autorités civiles, l’Archevêque a mis en évidence la croissance de l’Eglise en Afrique en quantité et en qualité et surtout sa croissance missionnaire, du moment qu’elle envoie des missionnaires dans différents pays, non seulement sur le continent africain mais dans le monde entier.
Mgr Dal Toso a invité à regarder vers l’avenir, vers l’année 2022, lorsque sera célébré le IV° centenaire de la fondation de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, le bicentenaire de la naissance de l’Œuvre missionnaire de la Propagation de la Foi et le centenaire de l’élévation des Œuvres missionnaires au statut de pontificales. Le Président des Œuvres pontificales missionnaires a remercié pour ce que l’Eglise catholique en Tanzanie a fait et fait actuellement pour promouvoir les Œuvres pontificales missionnaires et l’ensemble de l’action de diffusion de l’Evangile, invitant à « continuer à cultiver l’esprit missionnaire, en particulier parmi les jeunes générations ».
En citant Saint Jean Paul II et le Pape François à propos de l’urgence de revitaliser et d’intensifier l’œuvre missionnaire, encore loin d’être accomplie, en faisant prendre conscience à tout baptisé de sa responsabilité missionnaire, Mgr Dal Toso a rappelé que « susciter la conscience missionnaire constitue la grande vocation des Œuvres pontificales missionnaires ». Nées en Europe afin de promouvoir l’Evangélisation des territoires de mission, y compris la Tanzanie, les Œuvres pontificales missionnaires ont soutenu la création et la croissance des jeunes Eglises. « Notre devoir désormais – a réaffirmé l’Archevêque – est de poursuivre la mission de ces Œuvres parce que maintenant aussi nous devons diffuser au sein de l’Eglise un esprit missionnaire ». Il a par ailleurs exhorté à travailler encore davantage pour les faire connaitre, les promouvoir et les insérer dans les plans pastoraux des Diocèses comme dans la vie des Petites communautés chrétiennes.
Dans la partie conclusive de son intervention, Mgr Dal Toso s’est attardé sur le thème de la famille « sans laquelle il serait impossible de construire une société saine », exhortant à « évangéliser la famille afin que les familles puissent à leur tour devenir évangélisatrices ». A ce propos, il a cité l’expérience des familles missionnaires lancée par les Œuvres pontificales missionnaires du Paraguay voici 10 ans, lorsqu’un certain nombre de familles commencèrent à en visiter d’autres en leur portant la Bonne Nouvelle de l’Evangile. Aujourd’hui, il existe quelques 5.000 familles missionnaires qui se sont répandues également dans d’autres pays d’Amérique latine. En partant de cet exemple, le Président des Œuvres pontificales missionnaires a proposé que, dans les familles catholiques, l’Evangile soit lu chaque jour ensemble, en tant que forme de prière commune, parce que « nous réunir au nom du Christ nous permet de Le connaitre plus intimement et de créer des relations de véritable communion entre nous ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel à la non-violence et à une solution constitutionnelle pacifique de la part de la Conférence épiscopale après la démission du Chef de l’Etat

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 10:12
La Paz – Des milliers de personnes sont descendues dans les rues voici quelques heures à La Paz pour fêter la démission du Président bolivien, Evo Morales, au terme des protestations et contestations du résultat des élections du 20 octobre, s’étant achevées par la victoire autoproclamée du Président sortant . Au cours de ces deux derniers jours, les affrontements en cours dans tout le pays étaient devenus particulièrement violents.
La Conférence épiscopale de Bolivie, les représentants de la communauté des citoyens, les comités civiques du pays et le Comité national de défense de la démocratie se sont réunis pour analyser la situation venue à se créer et sans précédent pour le pays. De cette réunion, ont émergé les premières conclusions envoyées à Fides : « Ce qui se passe en Bolivie n’est pas un coup d’Etat. Nous le disons aux citoyens boliviens et à l’ensemble de la communauté internationale. Nous lançons un appel à la paix à tous les boliviens afin qu’ils ne commettent pas d’actes de vandalisme, de vengeance ou toute autre chose dont nous pourrions avoir à nous repentir. Nous avons tous une obligation sérieuse qui est de défendre la vie de tous les boliviens. Au nom de Dieu, nous vous disons : arrêtez les actions de violence et préservez la vie et la paix. Conservons l’esprit pacifique qui a régné au sein du peuple en cette occasion. Nous demandons à la police nationale et aux forces armées de jouer urgemment leur rôle constitutionnel dans la défense de la propriété et des personnes, en préservant la vie et la liberté de tous ».
« Nous sommes tous d’accord – poursuit le document – pour proposer à l’Assemblée nationale de Bolivie une solution constitutionnelle et pacifique afin d’avoir un président constitutionnel rapidement avec la mission de former un nouveau tribunal électoral et de nous conduire à de nouvelles élections de manière à ce que toutes les personnes puissent exprimer leur propre opinion dans la liberté et dans la paix. Que Dieu nous protège en ce moment et qu’Il nous inspire des sentiments de paix et de fraternité ».
Le document a été signé en date du 10 novembre 2019 à La Paz par la Conférence épiscopale de Bolivie, la Communauté des citoyens, les Comités civiques et le CONADE.
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AFRIQUE/NIGERIA - Démission de l’Archevêque d’Abuja et succession de ce dernier

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 08:19
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 9 novembre 2019, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’Archidiocèse d’Abuja présentée par S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan. Lui succède S.Exc. Mgr Ignatius Ayau Kaigama, jusqu’ici Evêque coadjuteur de ce même Archidiocèse.
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ASIE/AFGHANISTAN - Agrandissement de l’école de la paix et 3,7 millions d’enfants privés de scolarité

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 14:02
Kaboul – La Tangi Kalay –Ecole de la Paix fondée en Afghanistan par le Père Giuseppe Moretti, missionnaire barnabite, poursuit son œuvre et augmente le nombre de ses élèves, se confirmant comme l’un des rares « oasis dans le désert » dans le cadre de l’action d’alphabétisation de l’Afghanistan. A cause du conflit et des tensions présentes en effet, le secteur de l’instruction est l’un de ceux qui sont le plus touchés. Les instituts fermés au cours de ces 18 dernières années sont au nombre de 700 ce qui fait que 3,7 millions d’élèves ont été privés de scolarisation. « L’Afghanistan se trouve dans une situation difficile vue la confusion post-électorale mais notre école continue son chemin. Elle est même en croissance puisque récemment, le Directeur m’a demandé une aide afin d’acheter 24 tableaux supplémentaires » indique à l’Agence Fides le Père Giuseppe Moretti, missionnaire en Afghanistan de 1990 à 2015.
Revenu à Kaboul en juillet dernier pour remplacer temporairement son confrère le Père Giovanni Scalese, actuel Supérieur de la Missio sui iuris en Afghanistan, le Père Moretti a raconté ne pas avoir eu la possibilité de se rendre à l’école mais d’avoir été constamment en contact avec l’administration. « Pour raisons de sécurité, il m’a été interdit de m’éloigner de Kaboul. La zone verte, à l’intérieur de laquelle se situent de nombreuses Ambassades et de nombreux bureaux dans lesquels travaillent les étrangers, est devenue un fortin plein de murs, maintenant encore plus blindé à cause de l’augmentation du nombre des attentats. J’ai dans tous les cas reçu des photographies, au travers desquelles j’ai pu me rendre compte du fait que les bancs achetés au cours des mois derniers étaient bien arrivés. Notre école n’a pas été touchée par les attaques mais elle élargit son service à de nouveaux élèves ».
La Tangi Kalay –Ecole de la Paix est une école publique, dont les programmes et les enseignants sont choisis par le gouvernement afghan mais qui continue à fonctionner avec des aides privées dont celles fournies par les différents contingents militaires, lesquelles aident l’école en fournissant des fournitures de bureau, des laboratoires scientifiques et informatiques à l’avant-garde. Aujourd’hui, l’institut accueille plus de 3.000 jeunes et ses programmes visent notamment à leur enseigner les valeurs de la paix et de l’accueil.
Les enfants demeurent une partie de la population ressentant le plus de la violence. Selon des données recueillies par l’Unité pour les droits fondamentaux de la Mission d’aide des Nations-Unies en Afghanistan , 2.461 enfants afghans ont été victimes d’attaques au cours des neuf premiers mois de cette année, sachant que 631 sont morts et 1.830 ont été blessés dans ce cadre. Leur nombre a augmenté de 11% par rapport à la même période de l’année précédente, un phénomène qui s’explique surtout par l’augmentation du nombre d’attentats perpétrés dans les environs d’écoles et de centres sanitaires.
Selon l’ONG Save the Children, 3,8 millions d’enfants afghans ont besoin d’assistance humanitaire et 600.000 sont affectés par une forme grave de malnutrition alors que parmi les 3,7 millions d’enfants privés de scolarité, 60% sont des fillettes.
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AMERIQUE/PORTO RICO - Appel des Evêques en faveur de responsables politiques travaillant de manière cohérente et en faveur du peuple

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 12:02
San Juan – « Le malaise du pays, de la violence dans les rues à la crise du gouvernement, montrent la situation dans laquelle nous vivons. Cependant, face à la dure montée qui s’annonce, nous avons la possibilité de construire le pays avec dignité et selon les valeurs de notre culture et de notre foi ». C’est ainsi que débute le document des Evêques de Porto Rico qui, réunis en Assemblée ordinaire, ont réfléchi sur la situation sociopolitique et ecclésiale du pays, ainsi que l’indique le message pastoral envoyé à Fides.
Les Evêques rappellent les thèmes proposés par l’Assemblée nationale pastorale de 2015 : famille, jeunes, instruction publique, santé et pauvreté. Aujourd’hui, ils se proposent à nouveau comme travail urgent à toute la société. « Il existe des facteurs nouveaux qui n’aident pas et sollicitent même une intervention urgente en considération de notre analyse : l’immigration qui divise les familles, la gestion économique du pays et le manque de programmes de gouvernement concernant ces problèmes sociaux » écrivent les Evêques.
« Après une mobilisation nationale capable de démontrer le caractère démocratique de la nation , il faut exhorter les responsables de notre peuple et des institutions à élaborer un projet national de développement intégral. Nous avons besoin de responsables politiques qui parviennent à travailler de manière cohérente et en faveur du peuple » indique le point 10 du document.
Face à la situation de Porto Rico, les Evêques affirment : « Un consensus et un processus authentique sont requis. Une authentique révolution morale est nécessaire parce que manquent la confiance et la transparence ». Enfin, en ce qui concerne le manque d’aide en faveur des pauvres et des sans abri causés par le passage des ouragans Irma et Marie , les Evêques demandent une solution définitive. « L’indolence et la corruption de certains responsables, parmi les autorités, décourage encore aujourd’hui la communauté et en particulier les plus pauvres » écrivent-ils en dénonçant les causes pour lesquelles a été reportée l’intervention d’aide aux personnes ayant subi les dommages les plus importants.
Le texte s’achève par une invitation à la prière. « En tant que croyants, prions tous le Seigneur. En tant qu’Eglise prions afin que les autorités parviennent à gouverner et à donner paix et sérénité à notre peuple ».
Le document porte la signature de tous les Evêques de la Conférence épiscopale et la date du 6 novembre.
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AFRIQUE/EGYPTE - Témoignage d’un prêtre copte orthodoxe sur la montée de l’athéisme et de l’indifférence religieuse chez les jeunes causée par le fanatisme violent et l’occultisme

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 11:18
Le Caire – Seuls 33% des jeunes égyptiens considèrent le rapport avec Dieu comme véritablement important dans leur vie alors que la possibilité de donner raison au travers d’arguments persuasifs de sa propre foi religieuse est partagée seulement par 67% de la population égyptienne. Telles sont les données contenues dans un rapport présenté ces jours derniers par le prêtre copte orthodoxe Matta Badie à un vaste parterre du clergé copte orthodoxe de la zone du Caire. Parmi les raisons de la croissance de l’indifférentisme et de l’athéisme pratique chez les jeunes, le rédacteur a indiqué l’adhésion à des théories scientistes matérialistes mais aussi la réaction de rejet face à la croissance des violences justifiées au travers d’arguments religieux et la diffusion en hausse de l’occultisme.
Il n’est pas possible de quantifier le nombre d’athées et d’agnostiques en Egypte, notamment parce que la propagande athéiste et la profession publique d’athéisme peut être poursuivie sur la base des dispositions de loi punissant le blasphème.
En 2014, le Ministère chargé de la jeunesse et celui des dotations religieuses avaient annoncé le recours à une stratégie conjointe pour combattre des doctrines et idées pernicieuses, catégorie dans laquelle rentrent tant l’athéisme que l’extrémisme religieux.
En juillet 2015, le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II, avait lui aussi annoncé des initiatives d’étude visant à chercher à comprendre et à affronter le phénomène de la diffusion de l’athéisme et de l’indifférentisme religieux parmi les jeunes égyptiens issus de familles chrétiennes. Au sein de l’Eglise copte orthodoxe, la tentative d’endiguement du phénomène a pris récemment la forme notamment de leçons et de conférences visant à réfuter les théories et positions scientistes de matrice matérialiste.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Evangélisation et activité missionnaire, des religieuses en première ligne en faveur de l’éducation féminine

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 09/11/2019 - 10:44
Bondoukou – « Nous sommes devenues celles que nous sommes grâce à elles. Jusqu’à ce qu’elles arrivent dans notre pays, l’instruction pour les filles était une chose très compliquée » a déclaré l’une des premières élèves du collège catholique de Transua à l’est de la Côte-d’Ivoire fondé par les Sœurs de la Providence de Portieux.
A l’occasion des 60 années de présence de la Congrégation religieuse sur le territoire, de nombreux témoignages ont été rendus quant à la contribution que les religieuses ont apportée à l’instruction scolaire en particulier des jeunes filles. « Ecoles, hôpitaux et centres sanitaires de grand impact : tout ce qu’ont fait les religieuses jusqu’ici a été excellent. Nous devons rendre grâce à Dieu pour le don de soi, le don de leur vie à leurs frères et sœurs de Côte-d’Ivoire » a déclaré l’Evêque de Bondoukou, S.Exc. Mgr Bruno Essoh Yedo, au cours de la Messe célébrée en la Paroisse Notre-Dame de l’Assomption de Transua. Dans son homélie, l’Evêque a rendu grâce à Dieu pour l’œuvre missionnaire des religieuses, les appelant à poursuivre leur engagement d’évangélisation face aux défis des temps modernes.
A la célébration ont notamment participé de nombreuses autorités administratives et politiques de la ville outre à des prêtres, religieux et religieuses de cette Congrégation.
Présente dans onze pays du monde, la Congrégation des Sœurs de la Providence de Portieux fut fondée le 14 janvier 1762 à Saint Hubert par le Bienheureux Jean-Martin Moyë. Sa spiritualité se base sur quatre piliers : l’abandon à la providence, la charité, la pauvreté et la simplicité. Il s’agit d’une Congrégation religieuse de droit pontificale s’occupant principalement d’enseignement mais qui est également active dans l’assistance hospitalière et les œuvres sociales.
Les premières religieuses de la Congrégation des Sœurs de la Providence de Portieux arrivèrent en Côte-d’Ivoire en novembre 1959.
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