AFRIQUE/KENYA - Rencontre interreligieux sur la manière dont protéger la société durant et après la pandémie de Covid 19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 03/08/2020 - 12:47
Kericho – « Pour aider à surmonter les effets de la pandémie en Afrique, il est nécessaire de changer d'attitude ». C'est ce qui a été souligné durant une première série de rencontres virtuelles internationales visant à faire prendre conscience de la menace représentée par le Covid-19. L'initiative, qui voit la participation de responsables de différentes religions dont le Christianisme, l'islam et l'hindouisme, a vu le jour sur la base d'un projet conjoint de l'Université catholique Tangaza , de l'Umma University, institution islamique d'instruction supérieure, et l'Harmony Institute dont le but est de promouvoir la paix dans le monde et de contribuer à la coexistence pacifique des disciples des diverses fois, cultures, ethnies et races.
Le thème de la session « Réflexions sur la pandémie de corona virus : ce que conseillent les fois en des temps de crise difficile » vise à protéger la société durant et après la pandémie.
Parmi les intervenants à la vidéoconférence, se trouvait notamment S.Exc. Mgr Alfred Rotich, Evêque de Kericho, qui a exhorté les participants à « changer d'attitude, à se purifier, à être vertueux, à devenir des personnes intègres, honnêtes et fidèles ». L'Evêque a en outre souligné les nombreux conflits, divergences et désaccords qui se sont vérifiés durant cette période de pandémie à l'intérieur des familles.
« Il est temps que les personnes renforcent leur vie spirituelle et ouvrent les portes à la bravoure, ouvrent les yeux du cœur de manière à pouvoir reconnaître Dieu en tout ce qu'ils font » poursuit Mgr Rotich dans la note parvenue à l'Agence Fides. « Souvent nous négligeons nos jeunes et nous ne nous rendons compte ni ne faisons attention à certains comportements illicites ».
Selon le Directeur exécutif du Conseil interreligieux du Kenya , Francis Kuria Kagema, lui aussi intervenu à la table ronde, les religions devraient inspirer les personnes et donner l'espérance que nous parviendrons à surmonter la pandémie. En réfléchissant en outre sur les mesures drastiques prises pour freiner la diffusion du corona virus dans le pays, Francis Kuria Kagema, qui est également l'un des secrétaires du Conseil interconfessionnel constitué récemment pour aider à développer des protocoles en vue de la réouverture progressive des lieux de culte, a fait remarquer que celles-ci doivent être modifiées. « Nous devons soutenir ceux qui ont été touchés au travers de modalités différentes par les actions drastiques mises en œuvre pour prévenir la diffusion du virus » a-t-il affirmé.
« Nous devons accepter de prendre des précautions, de changer notre attitude et d'aller de l'avant » a déclaré Sujata Kotamraju, Secrétaire général du Conseil hindou du Kenya , à propos des familles hindoues qui, traditionnellement vivent sous le même toit et au sein desquelles les adultes jouent un rôle clef pour modeler les jeunes. Ils passent du temps avec eux, partagent des histoires sur des questions liées à l'âge et aux circonstances et programment les mariages.
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AMERIQUE/NICARAGUA - L'Eglise au Nicaragua non intimidée par des « actes de terreur »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 03/08/2020 - 10:06
Managua - La Conférence épiscopale du Nicaragua a publié et envoyé à Fides un document condamnant l'acte terroriste consistant dans l'incendie de la Cathédrale de Managua en ces termes : « L'Eglise sera toujours rejetée par ceux qui n'acceptent pas la Vérité qu'elle prêche... Faire usage de la violence pour faire taire la voix prophétique de l'Eglise ne signifie pas que nous devons arrêter d'encourager notre peuple à vivre la mission évangélisatrice que le Christ Lui-même nous a confiée ».
Hier après l'Angelus, le Saint-Père François en personne a rappelé ce terrible fait : « Je pense au peuple du Nicaragua qui souffre suite à l'attentat contre la Cathédrale de Managua dans laquelle a été fortement endommagée, presque détruite, l'image tant vénérée du Christ qui a accompagné et soutenu pendant des siècles la vie du peuple fidèle, Chers amis nicaraguayens, je suis proche de vous et je prie pour vous ».
L'Evêque auxiliaire de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Báez, a lui aussi souligné que « les actes de terreur » n'intimident pas l'Eglise du Christ, par référence à l'attaque terroriste qu'un inconnu a perpétré vendredi dernier dans la Cathédrale de Managua. Dans son homélie d'hier, l'Evêque a affirmé que Jésus éprouve de la compassion pour les peuples souffrants et martyrisés par l'oppression et l'injustice. « L'image du Sang du Christ détruite par un acte terroriste dans la Cathédrale de Managua est pour le pays un souvenir vivant et émouvant d'un Dieu qui non seulement a porté nos souffrances sur la croix mais qui continue à souffrir au sein de notre peuple opprimé jusqu'à ce qu'Il le ressuscite avec la liberté et la justice ».
L'acte perpétré contre la Cathédrale de la capitale nicaraguayenne a été immédiatement qualifié de terroriste par l'Archevêque de la ville, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, acte qui a profondément blessé la communauté catholique nicaraguayenne. Pour l'Archidiocèse, la bombe lancée par un homme masqué à l'intérieur de l'église, dans la chapelle du Sang du Christ, a constitué un « acte prémédité » .
Au cours de ces derniers mois, les églises du Nicaragua ont subi des actes de vandalisme en tout genre. Les Evêques du Conseil épiscopal latino-américain ont exprimé leur solidarité et dénoncé le fait, comme également les différentes Conférences épiscopales des pays d'Amérique latine.
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ASIE/LIBAN - Interventions de représentants musulmans dans le cadre de la fête du sacrifice à propos de la neutralité libanaise relancée par le Patriarche d'Antioche des Maronites

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:31
Beyrouth – Au Liban aussi les journées de la fête islamique du sacrifice se sont déroulées dans le contexte caractérisé par l'urgence sanitaire liée au Covid-19, lequel a empêché d'organiser des moments de célébration communautaire. Divers chefs religieux des communautés islamiques, dans les discours prononcés à l'occasion de la fête, ont donné leur avis sur la crise politique, économique et institutionnelle qui bouleverse actuellement le pays ainsi que sur la campagne entreprise par le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, au nom de la neutralité libanaise à réaffirmer et à revendiquer par rapport aux axes de forces mondiaux et régionaux qui se confrontent sur les théâtres du Proche-Orient.
Le cheikh Ahmad Kabalan, mufti chiite d'école Jaafarite, dans son intervention pour la fête, a fait référence au centenaire de la proclamation de l'Etat libanais, faisant remarquer que les acteurs de la fondation du Liban indépendant ont introduit dès le début le germe du confessionnalisme, en le dotant ainsi « de toutes les causes de sa corruption et de son effondrement ». S'adressant au peuple libanais, il a invité tout un chacun à « ne pas tomber dans le piège international et régional qui serre le nœud autour du cou de notre pays et étrangle notre peuple ». Les discours de ceux qui commencent à parler de fédéralisme et de division du pays sur base sectaire représentent pour le cheik chiite « un retour aux projets de sédition entre les libanais, un retour à la guerre civile dont les conséquences se font encore sentir ». Selon lui, « le Liban vit au rythme des guerres dans la région, à l'ombre d'un projet régional soutenu par les Etats-Unis qui conduisent actuellement une grande guerre économique contre le Liban et imposent un blocus international mondial sur les libanais et sur l'Etat ». En ce qui concerne la réaffirmation de la « neutralité libanaise » soutenue par le Cardinal Rai, il a tenu à affirmer ne pas être éloigné « de nos frères de Bkerké » dans la mesure où il est de notre intérêt d'être tous dans une même tranchée pour lutter pour le Liban et pour les droits des libanais ». Dans le même temps, en se référant aux slogans de ceux qui veulent extrapoler le Liban « des incendies et des guerres régionales », le mufti chiite fait remarquer que « certaines de ces guerres concernent le Liban » et que « le Liban est au beau milieu de la tempête et ne peut en demeurer éloigné. Il doit constituer un partenaire essentiel et actif dans son autodéfense et dans la protection de ses intérêts de manière à ne pas devenir une proie facile ». Selon lui, « il ne peut y avoir de paix au Liban si une partie en souffre » parce que la stabilité du Liban « dépend de la stabilité et de la sécurité de tous ». Pour cela, selon le mufti, « l'union avec les chrétiens est une nécessité sur la terre et au plan religieux, moral et national ».
A la différence du mufti chiite précité, le cheick druze Naom Hassan a exprimé explicitement son accord avec la perspective de la neutralité libanaise, en affirmant le caractère urgent « d'éloigner notre nation des conflits dévastateurs et d'appliquer les décisions dérivant du dialogue national de 2006 ». Du coté sunnite, le cheick Amin Kurdi, numéro deux du Dar el-Fatwa, le plus haut organisme sunnite du Liban, dans son intervention pour la fête du sacrifice, n'a pas fait référence à la campagne en faveur de la neutralité libanaise soutenue par le Patriarche d'Antioche des Maronites – et interprétée par les analystes comme une critique politique au parti chiite Hezbollah, lié à l'Iran. Dans son sermon, le cheick sunnite Amin Kurdi a développé une véritable invective contre les dirigeants politiques et économiques libanais. « L'effondrement économique – a-t-il affirmé – n'est pas fortuit mais le résultat atteint par ceux qui affirment aimer le Liban alors qu'ils portent leurs ressources financières hors du pays et qu'ils se répartissent les ressources ».
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ANALYSE - Une mission pour un avenir meilleur au profit des enfants des rues en République démocratique du Congo

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:30
Kinshasa – Depuis 2004, la mission Ndako ya biso – littéralement notre maison en langue Lingala – a permis à 2.500 enfants des rues de retourner dans leurs familles d'origine. Les difficultés économiques et sociales contraignent souvent ces familles à abandonner leurs enfants. Cette mission au sein de laquelle oeuvrent 40 éducateurs, aide à préparer le retour des enfants dans leurs familles et offre un avenir meilleur à eux et à ces dernières.
La République démocratique du Congo est le deuxième pays d'Afrique en terme d'extension géographique et le pays francophone le plus peuplé. En 2016, l'ensemble du pays a été touché par une grave crise politique suite au report des élections présidentielles prévues pour le 20 décembre de cette année-là. L'objectif du Président de l'époque, Joseph Kabila, était de demeurer au pouvoir indéfiniment. Pour cela, débutèrent des manifestations dans tout le pays et la crise politique provoqua une crise économique caractérisée par une diminution des investissements en particulier en provenance de l'étranger.
Les conséquences – encore visibles aujourd'hui – ont été accentuées par l'arrivée de l'épidémie de corona virus, qui a étranglé ultérieurement la vie économique du pays, frappant en particulier les strates moyennes de la société. Kinshasa, la capitale, a particulièrement été touchée par la crise. Cette mégapole tentaculaire constitue la troisième ville d'Afrique en termes de population et l'une des plus peuplées du monde avec ses 13,2 millions d'habitants. Ici les questions politiques et économiques sont liées, encore plus largement à de nouvelles dynamiques sociales, spécifiques des grandes agglomérations, qui portent en particulière à la rupture des familles. Dans ce contexte, « on lutte chaque jour pour survivre » explique Jean-Pierre Godding, juriste et sociologue d'origine belge dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides. Depuis 2004 résidant en République démocratique du Congo, il y est responsable – en qualité de membre laïc de la Communauté du Chemin neuf de la mission Ndako ya biso, lieu d'accueil pour les enfants des rues de Kinshasa.
Ce qui distingue cette mission des autres refuges pour enfants est le but du projet qui n'est pas tant de fournir un lieu permettant d'accueillir les enfants mais plutôt une structure en mesure de les aider et de les réintégrer dans leurs familles d'origine.
Selon les estimations, à Kinshasa vivraient dans les rues entre 25 et 30.000 enfants. Toutefois la majeure partie d'entre eux n’est pas composée d'orphelins. Après avoir fui ou été chassés de chez eux pour divers motifs, les éducateurs spécialisés de la mission travaillent afin de retrouver leurs familles d'origine et de rétablir le lien interrompu.
A ce propos, Jean-Pierre Godding a récemment publié un livre intitulé « Petits bandits, petits voleurs, petits mages. Méthodologie de soutien et de réconciliation des enfants de rue à Kinshasa » . L'Agence Fides l'a interrogé.
Link correlati :Pour continuer à lire l'entretien accordé par Jean-Pierre Godding, en français sur le site Internet d'Omnis Terra
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AFRIQUE/SIERRA LEONE - Appel de l'Eglise à la paix dans une nation polarisée

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:30
Makeni – Le passé récent, fait de guerre civile et d'atrocités, fait s'allumer un signal d'alarme à chaque fois que se réveillent des foyers de violence en Sierra Leone. Depuis quelques semaines, à Makeni, chef-lieu de la province du nord, se vérifient des affrontements qui ont fait des morts et des blessés, L'Eglise a immédiatement voulu appeler tout un chacun au calme et par la voix de l'Administrateur apostolique de Makeni, S.Exc. Mgr Natale Paganelli, elle a exprimé sa préoccupation, lançant des appels à la réconciliation avant que les affrontements ne dégénèrent en conflits sociaux.
Le Père Paul Morana Sandi, Secrétaire général de la Conférence interterritoriale des Evêques de Gambie et de Sierra Leone, contacté par l'Agence Fides, a ainsi expliqué les derniers événements en date et l'intervention de l'Eglise : « Les 17 et 18 juillet sont arrivées les premières nouvelles de graves incidents entre forces de sécurité et jeunes manifestants. Le motif à la base de la révolte était le transfert d'un générateur d'énergie de Makeni à Lungi. Des situations similaires se sont vérifiées dans d'autres zones du pays telles que Lunsar et Tombo. Dans certains cas, le contact entre les forces de police et les manifestants a porté à la mort de plusieurs personnes, à des blessures pour d'autres et à des pertes de propriétés. Certaine versions font état d'interférences et d'instrumentalisations de la part de diverses factions politiques. Au sein d'une société fortement polarisée, il est probable qu'il s'agisse de cela. Dans tous les cas, la réponse des forces de sécurité est pour le moment placée sous les feux de la rampe tout comme a été mise en évidence la nécessité pour les jeunes d'avoir des attitudes plus modérées. Au cours de ces jours derniers, des groupes de la société civile ont invoqué une enquête indépendante et des mesures visant à prévenir des accidents semblables ».
L'Eglise, toujours attentive aux relents de violence, a adressé à la population différents appels au calme et à la prudence. « S.Exc. Mgr Natale Paganelli a rédigé deux Lettres pastorales au lendemain des incidents. Il a appelé tout un chacun au dialogue et à la réconciliation, un chois à mon avis très positif si sont pris en considération notre passé récent et notre démocratie fragile. La demande de tout sierra léonais est de continuer à chercher et à vivre la paix et l'unité, seule voie pour permettre au pays de se développer et de devenir prospère. L'Eglise continue à prêcher la paix et la réconciliation dans une société fortement divisée au niveau régional et politique. Au travers des églises et d'autres institutions, nous cherchons à susciter une conscience de la nécessité de maintenir le pays sur la voie de la paix et du respect de l'Etat de droit ». Le Père Paul Morana Sandi conclut : « Il nous semble en outre absurde que de tels incidents interviennent justement à un moment où nous sommes aux prises avec la pandémie de corona virus. En tant qu'Eglise, nous collaborons avec le gouvernement et nos partenaires donateurs internationaux dans la lutte contre le Covid-19 et nous encourageons tous les citoyens à respecter les règles sanitaires et les protocoles afin de garantir leur propre santé et celle des autres ».
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ASIE/PAKISTAN - Blocage de la construction d'un temple hindou sur la base de pressions de groupes islamiques

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:29
Islamabad - « C'est un droit fondamental de tout citoyen pakistanais que de prêcher et de professer sa religion librement, ainsi que le reconnaît la Constitution du Pakistan. Il est permis à toutes les communautés de disposer de leurs lieux de culte. Nous condamnons fermement le mouvement d'individus et de groupes fondamentalistes qui s'est opposé à la construction du temple de Shri Krishna à Islamabad, la capitale du Pakistan ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides Sabir Michael, activiste chrétien pour les droits des minorités, après que les travaux de construction d'un temple hindouiste aient été brutalement interrompus suite à l'opposition d'un certain nombre de responsables religieux islamiques et de groupes fondamentalistes islamiques.
Le militant remarque : « Le Pakistan fait partie des Etats signataires de la Déclaration universelle des droits de l'homme et de la Convention internationale des Droits sociaux, civils et politiques, qui garantissent des droits égaux à tous les citoyens, y compris ceux appartenant à des minorités religieuses. En ne permettant pas aux minorités religieuses de professer librement leur foi, non seulement les normes internationales en matière de droits fondamentaux sont trahies mais cela influence négativement sur l'image du Pakistan » poursuit-il. « Nous ne sommes pas des minorités religieuses capturées après une guerre. Nous existons au Pakistan depuis avant la création de la nation elle-même. Nous sommes des citoyens avec les mêmes droits et devoirs ».
La construction du premier temple hindouiste à Islamabad, capitale du Pakistan, a été temporairement bloquée ces jours derniers par ordre de la Capital Development Authority, organisme civil, après que des responsables islamiques et des personnes ayant une approche religieuse fondamentaliste aient protesté et se soient opposé à la construction. De nombreux responsables islamiques et responsables politiques musulmans ont protesté publiquement au travers de campagnes dans les moyens de communication de masse et sur les réseaux sociaux.
Le religieux islamique Ziauddin Manseharwi de l'organisation Jamia Islamia Ashrafia, un institut islamique, affirme, dans un message diffusé par les réseaux sociaux : « Il n'est pas permis de construire un nouveau temple pour les hindous en utilisant les fonds du gouvernement. Construire de nouveaux lieux de culte pour les non musulmans et restaurer les temples endommagés est illégal et signifie coopérer au péché ». Aujourd'hui, des organisations de la société civile se plaignent de la violation de la liberté religieuse et dénoncent la montée de l'extrémisme, de la haine religieuse et la détérioration de la tolérance religieuse, espérant la reprise des travaux.
Le plan en vue de la construction du temple hindou avait en effet déjà été approuvé en 2017 par le gouvernement de Nawaz Sharif, de la Ligue musulmane du Pakistan , prédécesseur de l'actuel exécutif aux affaires. Un terrain de 2.000m2 environ avait été assigné à la communauté hindoue pour le temple et un site pour la crémation. A la fin du premier semestre de cette année, l'actuel Premier Ministre, Imran Khan, a approuvé une subvention publique de 100 millions de roupies pakistanaises en vue de la construction de ce qui aurait dû être le premier temple hindouiste de la capitale du Pakistan.
Lal Chand Malhi, membre hindou de l'Assemblée nationale, appartenant au parti politique d'Imran Khan, a déclaré : « Ce temple d'Islamabad aurait montré que le Pakistan est un lieu qui respecte toutes les religions et où se pratique la coexistence. Lorsque les travaux de déblaiement ont démarré en juin dernier, le Premier Ministre a déclaré qu'il était assez content puisque le temple aurait donné une bonne image du Pakistan dans le monde entier ».
Le Pakistan Ulema Council , organisme islamique, a exprimé son soutien à la construction du temple à Islamabad et a critiqué les opposants. Le responsable islamique Hafiz Mohammad Tahir Mehmood Ashrafi, Président du PUC, a déclaré : « Nous dénonçons la controverse concernant la construction du temple ourdie par des islamistes extrémistes. Le PUC convoquera des réunions et présentera également son point de vue au Conseil de l'idéologie islamique du Pakistan. Il ajoute de surcroît : « Disposer d'un lieu de culte et vivre une vie selon sa propre foi et tradition est un droit accordé à tous les non musulmans selon la Constitution du Pakistan. Ceux qui s'opposent à la construction du temple font une erreur d'interprétation de la charia, la loi islamique ».
Entre temps, après l'arrêt temporaire des travaux de construction, la Haute Cour d'Islamabad n'a pas accueilli les recours présentés visant à bloquer la construction du temple hindou et la question a été déférée au Conseil de l'idéologie islamique, organisme consulté officiellement par le gouvernement pour examiner les lois approuvées par le Parlement et établir leur conformité à l'islam. Il appartiendra audit Conseil d'offrir des indications à l'exécutif à propos de la manière dont construire le temple hindou et sur la possibilité ou non d'utiliser des deniers publics pour sa construction.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l'Archevêque de Managua sur le caractère terroriste de l'incendie de la Cathédrale

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:14
Managua - « Un acte de terrorisme » : c'est en ces termes que S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua, a qualifié l'incendie qui a ravagé le 31 juillet la chapelle de la Cathédrale métropolitaine, où se trouve le Christ de Managua. L'incendie a été provoqué par un engin explosif lancé par une personne et a brûlé l'image historique du Sang du Christ, une image de 382 ans d'âge qui fut vénérée par le Saint Pape Jean Paul II en 1996 au cours de sa deuxième visite dans le pays à majorité catholique. « Dans cette chapelle, est également exposé le Très Saint Sacrement dans son tabernacle » a indiqué l'Archidiocèse de Managua dans un communiqué envoyé à Fides. « Il s'agit d'un acte totalement condamnable de sacrilège et de profanation pour lequel nous devons demeurer en prière constante afin de vaincre les forces du mal » a ajouté l'Archidiocèse dans le texte.
Dans le cadre d'une conférence de presse improvisée dans la cour de la Cathédrale, le Cardinal a déclaré que « il existe des indications selon lesquels l'incendie de l'un des biens les plus précieux des catholiques du Nicaragua a été planifié très calmement ». Il a lié l'incendie à un autre événement, intervenu quant à lui le 20 juillet, lorsqu'un homme dans une camionnette a détruit les portes de la Cathédrale, endommageant une partie des grilles. Ce passage a servi de voie d'extraction pour les personnes ayant provoqué l'incendie. « Ils ont tout calculer : où entrer, comment le faire puis comment et où s'enfuir. Tout était parfaitement planifié » a déclaré le Cardinal.
De son coté, le Vice-président, Rosario Murillo, a déclaré que l'incendie a été le résultat d'un accident causé par les fidèles. « Ce feu a débuté à cause des cierges des fidèles qui ont brûlé les tentures et les fleurs » a-t-elle déclaré. La version officielle a cependant été démentie par l'Archevêque de Managua, lequel a confirmé : « Il n'y a pas de cierges et nous n'avons pas de tentures. Nous ne pouvons par suite pas penser que le feu puisse être le résultat d'un cierge qui tombe. Ceci a constitué un acte de terrorisme incendiaire causé par une bombe puissante » a souligné le Cardinal.
Les rapports entre l'Eglise au Nicaragua et le Président Ortega se sont interrompues depuis que la majeure partie des religieux a risqué la vie pour sauver la vie de milliers de personnes participant aux protestations antigouvernementales de 2018 , lesquelles se sont traduites par l'arrestation de centaines de personnes devenues prisonniers politiques, par des morts, des disparus et le départ pour l'exil de plus de 100.000 personnes.
L'incendie arrive alors que différentes institutions gouvernementales ont promu des activités populaires dans le cadre des célébrations de Saint Dominique de Guzmán, patron de la capitale, sachant que celles-ci avaient été suspendues par l'Archidiocèse . « Ce qui est arrivé a constitué une douloureuse blessure dans le cœur du peuple catholique du Nicaragua » a écrit l'Evêque auxiliaire de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Báez, exilé depuis 2019 après avoir reçu des menaces de mort, probablement provenant de groupes liés au gouvernement.
Selon la presse locale, l'attaque vient s'ajouter à d'autres « actes de vandalisme perpétrés ces jours derniers à l'encontre d'églises d'autres villes du pays. Les faits représentent une grave persécution contre l'Eglise, ses responsables et les fidèles, attaquant la liberté religieuse reconnue par notre Constitution ».
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AMERIQUE/PARAGUAY - Les religieuses de Don Orione aux côtés des jeunes pour les aider à sortir du cercle vicieux des dépendances

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:13
San Juan Bautista - « Depuis deux ans, lorsque nous sommes arrivés dans la localité de Saint Jean Baptiste, nous oeuvrons en différents secteurs de la société et de manière spécifique avec les jeunes. Le but est de prévenir et de réhabiliter en cas d'alcoolisme et de toxicomanie ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides Soeur Julia Alvarez de la Congrégation des Petites Soeurs missionnaires de la Charité, filles de Don Orione , en évoquant l'engagement des religieuses dans le cadre du programme d'aide visant à combattre les dépendances, phénomène très répandu au sein de la société paraguayenne.
« Notre mission – explique la missionnaire – est d'apporter une continuité de différente manière à la grâce concédée par notre fondateur, Saint Louis Orione ». Le charisme de l'oeuvre est aujourd'hui exercé par les Petites Soeurs missionnaires de la Charité au travers de multiples activités et initiatives d'assistance. « Au sein de nos centres éducatifs, nous exerçons un service pastoral dans le but d'évangéliser les jeunes au travers d'une « synthèse » entre l'Evangile et la culture, afin de former des personnalités dotées d'esprit critique et créatif, de capacités de dialogue et de participation ».
Au cours de ces dernières semaines, la Commission de lutte contre le trafic de drogue de la Chambre des Députés du Paraguay, a conféré une récompense aux Petites Soeurs missionnaires de la Charité pour leur engagement dans la lutte contre les dépendances. « Un cercle vicieux – indique la religieuse – duquel il est très difficile surtout pour ceux qui se trouvent dans une situation de fragilité et de vulnérabilité et risquent par suite plus facilement de tomber dans les filets de la délinquance ».
Pour répondre à ces besoins, les Petites Soeurs missionnaires de la Charité collaborent dans divers secteurs de la pastorale « aux cotés du peuple, des petites communautés, des familles, des services de catéchèse pour le enfants et les jeunes – indique la missionnaire. Nous nous occupons en outre de la catéchèse pré sacramentelle des adultes, des célébrations liturgiques, des services de charité, de formation aux différents ministères. De plus, en collaboration avec d'autres organismes ou auprès d'autres institutions – conclut la religieuse – nous cherchons à répondre concrètement aux besoins de femmes, d'enfants et de jeunes en les accompagnant vers un développement humain intégral complet ».
Selon un rapport du Secrétariat national contre les drogues du Paraguay rédigé au cours des derniers mois de 2019, les jeunes s'approchent de l'alcool et des drogues très tôt. Les cocainomanes et consommateurs de marijuana ont entre 14 et 15 ans. Par ailleurs, 60% des jeunes sont des consommateurs habituels de boissons alcoolisées alors que 38% fume et 3,6% indique faire usage de tranquillisants et de préparations pharmaceutiques pour maigrir.
Les Petites Soeurs missionnaires de la Charité se sont installées à Saint Jean Baptiste en mars 2018 au sein de la Paroisse Notre-Dame de l'Assomption. En outre, elles sont également présentes au Paraguay avec deux autres communautés sises dans les villes de Lambaré et de Mayor Martinez.
Link correlati :Vidéo de l'entretien avec Soeur Julia Alvarez sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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ASIE/MYANMAR - Cessez-le-feu et fédéralisme à l'ordre du jour de la prochaine Conférence de paix

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:13
Naypyidaw – Le Myanmar se prépare aux deux rendez-vous les plus importants de l'année qui, malgré les restrictions dues au Covid-19, se tiendront selon les délais et les modalités déjà décidés même si cela aura lieu avec quelques limitations. Il s'agit de la IV° session de la Conférence sur la paix de Panglong du XXI° siècle, ainsi qu'a déjà été intitulé le sommet qui se tiendra dans la capitale, Naypyidaw à la mi-août et les élections législatives prévues pour le mois de novembre. La Conférence de paix a vu substantiellement diminuer le nombre des délégués, une mesure acceptée par tous les participants. A la réunion, prévue du 12 au 14 août prochains, sont invitées toutes les entités, les organisations et groupes ayant combattu le gouvernement central et qui, en grande partie, ont adhéré au processus de paix. Ont également été invités des groupes n'ayant pas adhéré mais ayant accepté le principe de l'accord de trêve nationale signé en 2015, sans pour autant signer d'accords. Parmi les invités de poids ne faisant pas partie de l'accord, se trouvent ainsi par exemple la Kachin Independence Organisation et l'United Wa State Party, des groupes qui disposent chacun d'une branche armée. Les thèmes à l'ordre du jour concernent tant l'application de l'accord de cessez-le-feu au niveau national que d'ultérieures négociations sur les principes de base devant déboucher sur la formation d'une union fédérale. De telles négociations se poursuivront également après les élections. Ce sera la première fois que le fédéralisme, pour l'heure parole tabou, fera son entrée dans le cadre de négociations. La dernière conférence de ce genre s'est tenue du 31 août au 4 septembre 2016 lorsque avait été institué pour la première fois un gouvernement civil dont était également membre le Prix Nobel Aung San Suu Kyi. Cette conférence se conclut au travers d'une feuille de route pour la réconciliation nationale et la paix qui prévoyait sept passages dont certains sont restés lettre morte.
Sur le processus de paix pèsent différents facteurs : la force de négociation des différentes forces sur le terrain qui peuvent compter sur la pression militaire des milices locales respectives ; la position de la Chine populaire, en mesure de contrôler différents groupes le long de la frontière avec le Myanmar, et enfin la guerre en cours, surtout dans les Etats Chin et Rakhine, à laquelle contribuent des groupes armés exclus de la négociation et qui, comme l’Arakan Army, sont inscrits dans la liste des organisations terroristes. Au cours de ces derniers jours, deux opérations aériennes de l'armée birmane ont eu lieu à Kyauktaw et Mrauk U, zone située à 150 Km de Sittwe, capitale de l'Etat Rakhine, répondant par un bombardement à une attaque perpétrée par l’Arakan Army. Le tronçon Mrauk-U-Kyauktaw de la route Yangon-Sittwe a été fermé jusqu'à la fin de l'après-midi. Les combats ont eu lieu dans les champs sur le coté est de la route sis entre la digue d'Abaungtaw et celle de Taungphyu. Pour l'heure, aucune victime n'a été signalée mais de nombreux résidents ont dû évacuer la zone. Cette dernière se trouve à une soixantaine de kilomètres à vol d'oiseau du territoire de Paletwa, sur le territoire de l'Etat Chin, où cinq prêtres sont bloqués avec la population civile, pris au piège des affrontements armés incessants.
A la mi-juillet, différents responsables religieux birmans de différentes fois – dont des bouddhistes, des chrétiens, des musulmans, des hindous et des sikhs – ainsi que des réseaux et groupes interreligieux oeuvrant pour la paix – ont lancé un appel conjoint à tous les civils, les groupes armés, les partis politiques et les autres représentants religieux afin que tous travaillent pour la paix, l'harmonie, l'unité et la consolidation de la démocratie en vue des élections générales et de la Conférence de Panglong.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Grandir dans la sainteté au travers des expériences quotidiennes, thème de la Journée de l'Enfance missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Sáb, 01/08/2020 - 00:12
Asunción – Dimanche 2 août sera célébrée au Paraguay la Journée de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaire, appelée aussi JONIAM2020, dédiée au thème « Qu'il me soit fait selon Ta Parole ». Ainsi que l'explique Laura Román, Secrétaire nationale de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaires au Paraguay dans une note parvenue à Fides, le slogan de cette année nous exhorte à être en communion avec les Evêques du Paraguay, qui ont déclaré 2020 Année de la Parole de Dieu et nous motive dans la diffusion de cette dernière, annoncée par la Très Sainte Vierge Marie, première missionnaire, exemple de dévouement et de sainteté.
« Nous vivrons ainsi l'année dédiée à la Sainteté en tant que chemin pour réaliser le don reçu dans le Baptême, en suivant Jésus – poursuit la note. Ainsi que le déclare le Pape François, la Sainteté ne consiste pas dans le fait de prétendre avoir les qualités de l'autre mais de se réjouir des nôtres et de rendre gloire à Dieu. Nous pouvons nous forger dans la sainteté au travers des expériences quotidiennes, en nous abstenant des racontars, en écoutant le membre de notre famille qui a besoin d'aide ou en assistant et en parlant avec une personne nécessiteuse dans la rue, en fournissant une aide dans les taches ménagères.... Ce thème nous aidera également à retrouver la dimension de la sainteté présente dans le nom de l'oeuvre à compter de sa fondation par S.Exc. Mgr Charles de Forbin Janson. En effet, ce dernier a placé l'Oeuvre sous la protection de la Sainte Enfance de Jésus, Fils de Dieu et, en suivant Son exemple, les enfants et les adolescents peuvent devenir des disciples missionnaires. Aujourd'hui, nous sommes appelés à vivre la sainteté à la maison. Si le missionnaire est habitué à sortir pour prêcher, ceux qui ont le plus besoin de nos actions sont chez nous : notre mère, notre père, nos grands-parents, nos oncles, nos cousins et nos frères ».
En préparation à la Journée nationale du 2 août, l'Enfance et l'Adolescence missionnaires ont proposé une Semaine de prière allant du 27 juillet au 1er août, dédiée en particulier à la prière pour les enfants et les adolescents qui souffrent le plus dans le monde entier, en particulier ceux qui ont perdu un être cher à cause du corona virus. Le guide préparé pour l'occasion invite à tenir des rencontres avec les parents à domicile et contient l'intention pour chaque jour, un témoignage d'enfants en mission sur le continent pour lequel la prière est dite ou un témoignage de la sainteté des enfants tiré des Bulletins de l'Oeuvre pontificale missionnaire de la Sainte Enfance, puis une courte prière et un engagement que les enfants et les adolescents peuvent respecter pour vivre leur sainteté quotidienne chez eux.
Pour la célébration de la Journée nationale, le 2 août, les Animateurs ont organisé une Caravane de véhicules pour passer devant les maisons des enfants missionnaires, qui sont appelés à préparer un petit autel sur le trottoir de leurs maisons, de manière à ce que l'Animateur puisse faire une courte prière avec l'enfant et ses parents du moment que, à cause des normes sanitaires, les réunions ne sont pas possibles. Au cours des célébrations liturgiques, les animateurs de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaires y participant animeront la prière et le sacrifice matériel.
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ASIE/SYRIE - Adhésion de groupes de chrétiens au « Front pour la paix et la liberté », nouveau bloc autonomiste présent dans le nord-est du pays

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 13:54
Qamishli – Des groupes politiques conduits par des militants chrétiens figurent également au sein du nouveau « Front pour la paix et la liberté », alliance d'organisations inaugurée ces jours derniers dans la ville de Qamishli dans le but d'unir dans une perspective autonomiste différentes forces présentes dans le nord-est de la Syrie. La nouvelle alliance, inaugurée le 28 juillet, comprend notamment l'Organisation démocratique assyrienne , le Conseil arabe de Jazira et Euphrate, le mouvement Syrie Demain et le Conseil national kurde en Syrie – faction kurde opposée au Parti d'union démocratique formation kurde actuellement majoritaire dans la région. La nouvelle Alliance politique compte sur l'aide des puissances occidentales, notamment les Etats-Unis et la France, et veut « coordonner les efforts visant à trouver une solution politique à la crise syrienne pour sauver la nation du gouffre dans lequel elle glisse et des dangers qui menacent son existence même alors que le régime syrien s'agrippe à une solution militaire pour survivre ».
L'ADO se présente comme la plus antique formation politique créée en Syrie par des militants chrétiens, syriaques et assyriens, et elle s'est rangée au cours de ces dernières années parmi les groupes d'opposition au gouvernement de Bachar el-Assad. Récemment, l'ADO avait eu des contrastes avec des groupes politico-militaires kurdes majoritaires dans cette région de la Syrie, contrastes surmontés notamment grâce à la médiation de l'ancien Président de la Région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.
Dans leur manifeste fondateur, qui compte 10 points, les organisations adhérant au nouveau « Front pour la paix et la liberté » demandent à réaliser en Syrie une démocratie représentative indépendante et souveraine qui reconnaisse également le kurde, le syriaque et le turkmène comme langues officielles dans les régions où ces groupes sont présents. Le manifeste demande également la reconnaissance au niveau institutionnel du pluralisme ethnique et religieux syrien, et en particulier « la reconnaissance de l'identité nationale du peuple kurde ». Le document indique dans la déconcentration politique et administrative la voie permettant de gérer le pays en préservant l'unité politique mais en en garantissant également le pluralisme ethnique et culturel. « La Syrie – indique l'un des dix points du programme du « Front pour la paix et la liberté » - est une république démocratique qui adopte le principe de la séparation de la religion et de l'Etat et est neutre vis-à-vis de toutes les ethnies et religions, reconnaissant et garantissant la liberté des religions et des croyances, y compris la religion yézidie », Le document demande également la rédaction d'une nouvelle Constitution syrienne à laquelle devraient participer l'ensemble des composantes du peuple syrien, comme instrument et point de départ du processus de réconciliation nationale et aussi de lancement des procédures visant à dénoncer et punir tous les sujets qui, dans l'histoire récente du pays, se sont rendus coupables de crimes de guerre.
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ASIE/COREE DU SUD - Les paroles du Pape en langue coréenne, une aide spirituelle pour les fidèles

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 12:37
Séoul – Il s'agit d'un service d'information et de connaissance du Magistère du Pape François, des activités et initiatives du Saint-Siège et de la vie de l'Eglise universelle qui a connu un indubitable succès parmi les catholiques de Corée et au-delà, mais aussi d'un signe de la bonne collaboration entre l'Eglise en Corée et le Saint-Siège. C'est donc au milieu d'une satisfaction générale que l'Eglise en Corée évalue et relance le service en langue coréenne du site Internet Vatican News, arrivé à sa deuxième année d'exercice depuis son lancement le 25 juillet 2018. Le fait est mentionné à l'Agence Fides par la Commission chargée des Communications de l'Archidiocèse de Séoul, qui assure le service, et annonce avec conviction que l'oeuvre se poursuivra à l'avenir vus les bons résultats et l'impact culturel précieux enregistré dans le contexte de la société coréenne.
« C'est la première fois qu'une Eglise locale a été directement impliquée. Quelques 70% des articles sur le Saint-Siège sont traduits et présentés sur le site Internet coréen qui représente une grande aide spirituelle et culturelle pour de nombreux fidèles coréens. J'espère que notre cas constituera un exemple pour la possible ouverture d'autres éditions linguistiques à l'avenir grâce à un engagement similaire d'autres Eglises locales » a affirmé à l'Agence Fides le Père Matthias Hur Young-yup, Vice-président de la Commission chargé des Communications de l'Archidiocèse de Séoul et Directeur du Service en langue coréenne.
Outre le Directeur, l'équipe compte un réviseur, un éditeur, cinq traducteurs et deux coordinateurs – l'un ayant siège à Rome et l'autre à Séoul. Il s'agit de prêtres et de laïcs disposant d'une formation théologique. Le groupe sélectionne les articles et fournit une traduction de qualité appréciée par le public.
Le nombre de visualisations du site coréen augmente constamment depuis son ouverture et a à ce jour atteint la moyenne de plus de 3.500 visualisations par jour. Ceci a lieu grâce aux initiatives efficaces de promotion mises en œuvre au travers de divers moyens de communication par l'Archidiocèse de Séoul, comme le service Internet catholique GoodNews, Séoul Jubo , la page Facebook de l'Archidiocèse de Séoul, la chaîne de télévision catholique CPBC TV, les stations radiophoniques et les journaux et bulletins locaux d'inspiration catholique.
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ASIE/INDE - Contribution de bénévoles catholiques à la digne sépulture des morts de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 12:16
New Delhi – Il s'agit de l'une des oeuvres de miséricorde temporelle, signe d'attention et de compassion envers les souffrants qui ont perdu des membres de leurs familles. C'est dans cet esprit que les Diocèses d'Inde offrent volontairement leurs services pour aider à enterrer les victimes du Covid-19 avec honneur et dignité. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, de nombreux Diocèses présents sur le territoire indien ont constitué des groupes de bénévoles qui, en collaboration avec des personnes d'autres religions, s'occupent de la sépulture des personnes mortes de Covid-19.
Le premier Diocèse à lancer l'initiative a été celui d'Idukki, dans l'Etat du Kerala, au sud du pays. Le 20 juillet, quelques 30 prêtres et 40 jeunes se sont unis pour donner une sépulture digne aux victimes du corona virus.
Le Père Mathew Navarakkattu, Directeur de la Pastorale des Jeunes du Diocèse d'Idukki, affirme que « la sépulture des personnes qui meurent de corona virus est devenue un grave problème au sein de la société. La stigmatisation et la peur tiennent les personnes loin de la sépulture de ces personnes. Certains ne savent pas quoi faire ni à qui s'adresser lorsque des êtres chers meurent de corona virus ». Le groupe de bénévoles du Diocèse aidera à enterrer des personnes de toutes religions et collaborera également avec le gouvernement local en ce qui concerne la distribution de nourriture, de médicaments et d'autres services dans les centres de quarantaine du district, a indiqué le Père Navarakkattu.
« Quelques 48 bénévoles ont déjà suivi un cours de formation ad hoc imparti par les départements sanitaires locaux et, dans ce cadre, ils suivront les directives du département de la santé, a indiqué le prêtre, qui remarque : « Nous désirons montrer notre proximité, notre solidarité également dans ce tragique événement qu'est la mort ». Jusqu'ici, le Diocèse a perdu un seul catholique à cause du Covid-19, enterré en présence de prêtres et de ses parents les plus proches.
Toujours au Kerala, l'organisation catholique Sahrudaya Samaritans, qui s'occupe de projets de charité et de solidarité dans l'Archidiocèse d'Ernakulam-Angamaly, a formé une équipe spécifique pour aider à ensevelir les victimes du Covid-19. Le groupe est déjà opérationnel et a déjà assisté quelques cas. Le Père Joseph Koluthuvallil, Directeur de l'organisation, a demandé l'implication de 300 Paroisses dans les districts de Thrissur, Ernakulam, Kottayam et Alappuzha, où l'Eglise syro malabar exerce son apostolat, demandant des bénévoles pour ce service particulier. Plus de 2.000 bénévoles de toutes religions, en majorité des jeunes, ont répondu à cet appel du Père Koluthuvallil.
Un autre Diocèse qui a adopté l'initiative est celui de Faridabad dont le territoire couvre cinq Etats du nord de l'Inde. Là s'est réuni un groupe de 12 prêtres, 10 religieuses et quelques 25 laïcs afin d'administrer les sacrements, d'assister et de contribuer à la sépulture des victimes de corona virus. « Quelques 250 personnes de 30 Paroisses se sont portées volontaires même si le besoin était de quatre personnes par Paroisse » a déclaré à Fides le Père Julius Job, Coordinateur de l'équipe de Faridabad. Le Diocèse veut s'assure que quiconque meure de Covid-19 sur le territoire du Diocèse reçoive une digne sépulture chrétienne. Le Père Job indique que « le groupe non seulement assistera aux obsèques mais atteindra les personnes souffrant de Covid-19 pour répondre à leurs besoins spirituels. L'Eglise se trouve aux cotés de son peuple en ce moment de grande souffrance, Notre peuple ne devrait pas être privé de sacrements » a-t-il ajouté.
L'Archevêque de Faridabad, S.Exc. Mgr Kuriakose Bharanikulangara, a invité ses prêtres à se faire proches et à aider à la sépulture de leurs paroissiens mais a spécifié que, même si l'idée s'adressait aux catholiques du Diocèse, « nous sommes disposés à étendre notre service à des personnes d'autres fois ».
Le pays a affronté de nombreux cas de discrimination et de stigmatisation des patients de Covid-19, en ce que parents, membres de la famille et autres ont peur d'être infectés par le virus. « Il existe une méconnaissance et un manque d'empathie entre les personnes qui s'occupent des malades et les victimes du virus » a expliqué à Fides le Père Ajaya Kumar Singh, activiste et éducateur dans le domaine des droits fondamentaux dans l'Etat d'Orissa. Le prêtre a cité un exemple : lorsqu'un médecin du district de Kandhamal, en Orissa, est mort récemment de Covid-19, les habitants du village ont refusé de l'enterrer dans un cimetière local et ont voulu qu'il soit enseveli ailleurs. Des cas semblables ont également eu lieu au Tamil Nadu, dans le sud de l'Inde, et au Meghalaya dans le nord-est du pays. « En prenant des précautions adaptées – au plan sanitaire et des mesures de protection – ceux qui meurent de Covid-19 méritent le respect qui leur est dû ainsi qu'une digne sépulture dans la société au cours de cette pandémie » a-t-il déclaré, rappelant que les Evêques d'Inde ont exhorté prêtres et bénévoles à suivre les protocoles du gouvernement en matière de sépulture des victimes.
Au 31 juillet, l’Inde comptait 1,6 millions de personnes positives au Covid-19 et 35.000 morts.
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AMERIQUE/URUGUAY - Lettre d'un Evêque émérite aux législateurs sur l'indisponibilité de la vie humaine

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 11:19
Minas – « En ce temps de pandémie que nous connaissons, alors que nous nous occupons d'une contamination mortelle, l'euthanasie et la loi sur le suicide semblent très sombres. Aujourd'hui plus que jamais, nous avons besoin d'un projet collectif enthousiasmant en Uruguay. Notre plus grand problème est le manque de population ». C'est ce qu'écrit S.Exc. Mgr Jaime Fuentes, Evêque émérite de Minas, dans une lettre ouverte aux législateurs qui discutent actuellement un projet de loi portant sur l'euthanasie et le suicide assisté. Selon des données de 2017, l'Uruguay compte une population de 3.493.205 habitants, au sein de laquelle la tranche d'âge des 0 à 14 ans représente 19,9% du total et celle des 15-29 ans un autre 23,1%.
« Soulager la souffrance des personnes qui, affectées de maladies terminales, souffrent des douleurs pouvant devenir insupportables, est un désir répandu » écrit l'Evêque, mettant en évidence qu'il s'agit là d'un devoir de la société. Il pose par suite la question de savoir s'il ne constitue pas « une absurdité complète » de légaliser l'euthanasie et le suicide « dans un pays qui enregistre le plus grand nombre de suicides en Amérique latine et l'un des plus importants de par le monde ». L'euthanasie est légale dans cinq Etats seulement : les Pays-Bas la Belgique, le Luxembourg, le Canada et la Colombie – et seulement en Confédération helvétique est autorisé le suicide assisté. En Belgique, après sa légalisation, s'est vérifié une forte augmentation des cas d'euthanasie et la tendance est à la hausse. « Désirons-nous continuer sur cette voie en encourageant les suicides potentiels ? Les lois influencent, en bien comme en mal, l'ensemble du comportement social » réaffirme l'Evêque.
Après avoir mis en évidence le « message macabre » qui arrive aux déjà réduites nouvelles générations par l'intermédiaire de cette loi, Mgr Fuentes poursuit : « Ils affirment qu'avec cette loi, la liberté individuelle de décider quand mettre fin à sa vie sera respectée mais ne vivons-nous pas en société et ne sommes-nous pas interdépendants ? Si quelqu'un voit une personne qui cherche à se suicider, ne cherche-t-elle pas par tous les moyens à l'en dissuader ? ». Au travers du projet de loi, la société devient individualiste à l'extrême, mais « on oublie que la fin ne justifie pas les moyens. La vie humaine possède la plus haute dignité et par suite elle requiert le plus grand soin. Décider chacun pour soi quand mourir constitue-t-il un droit fondamental ? Qui l'a dit et où cela est-il écrit? ».
Enfin, Mgr Fuentes réaffirme que le problème le plus grave de l'Uruguay est le manque de population, comme dans d'autres pays. Cependant là où des plans ont été faits pour encourager les naissances, les résultats sont visibles : « Chez notre voisin, le Paraguay, qui comptait en 2000 quelques 5 millions d'habitants, aujourd'hui, ces derniers sont plus de 7 millions et le PIB connaîtra une croissance de 4% en 2021. Ne pouvons-nous rien faire quant à nous ? ». La lettre ouverte se conclut sur une invitation : « Messieurs les législateurs, étudier le problème et travailler pour un Uruguay meilleur, c'est ce que l'on attend de vous ».
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Poursuite de la violence durant l'arrivée du corona virus et du paludisme

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 10:40
Juba – Au Soudan du Sud, la paix est encore lointaine. Dans tout le pays, la violence est présente et voit impliqués les éleveurs, à la recherche de pâtures pour leurs troupeaux, sachant que sur ce problème est venu se greffer une profonde rivalité politique. « Ici, il semble que l'instabilité soit endémique » explique à l'Agence Fides Giorgia Gelfi, responsable de projet de l'ONG CUAMM Médecins avec l'Afrique. « La population s'est habituée à un état de tension continuel qui a ses racines dans la politique mais aussi dans l'histoire et la culture de ce pays » indique-t-elle.
Le Soudan du Sud, devenu indépendant en 2011, a sombré en 2013 dans une guerre civile lorsque des militaires d'ethnie dinka fidèles au Président Salva Kiir, se sont affrontés avec des militaires d'ethnie nuer, conduits par le Vice-président Riek Machar, et accusés de préparer un coup d'Etat. En 2018, Salva Kiir et Riek Machar ont signé un accord pour le partage du pouvoir cependant, le 28 août de cette même année, Riek Machar et les responsables d'autres groupes se refusèrent de signer la dernière partie de l'accord, affirmant que les disputes sur la division du pouvoir et l'adoption d'une nouvelle Constitution n'avaient pas été gérées de manière efficace.
Les deux responsables sont ensuite retourner à des négociations de paix en septembre 2018, signant, grâce aux pressions de puissances régionales et internationales, un accord de paix. Selon ce dernier, Riek Machar aurait de nouveau occupé le poste de Vice-président. A la fin Salva Kiir et Riek Machar sont parvenus à un accord en vue de la formation d'un gouvernement d'unité nationale le 22 février de cette année tout en continuant à demeurer en conflit sur des questions internes.
« La nomination des gouverneurs – poursuit Giorgia Gelfi – pourrait porter à un tournant. Le Président, Salva Kiir, leur a donné l'ordre de ramener la paix dans leurs territoires de compétence. Il s'agit d'un ordre péremptoire dont nous espérons qu'il ramènera la sérénité et qu'il nous permettra d'oeuvrer sereinement sur le territoire ».
Entre temps, dans le pays, initialement épargné par la pandémie, augmente le nombre des cas de corona virus et avec eux la situation d'urgence. « La situation – continue Giorgia Gelfi – est apparemment contrôlée. Les cas avérés ne sont que 2.300 et les morts une quarantaine. Nous craignons cependant que la situation ne soit plus mauvaise. Dans le pays en effet sont réalisés peu de tampons et le danger est que la contamination soit plus répandue ».
Parmi la population, il existe peu de conscience du danger. Les distances ne sont pas conservées par plus que ne sont portés les masques de protection. Les structures sont rares et mal équipées. Pour faire face à la diffusion de l'épidémie en Afrique, grâce à la contribution du donateurs italiens et internationaux ainsi qu'à un partenariat avec l'ONU, l'ONG CUAMM Médecins avec l'Afrique a envoyé des matériels diagnostiques auprès de cinq hôpitaux .
« L'opération – explique le Père Dante Carraro, Directeur de Médecins avec l'Afrique CUAMM – a été facilitée par le partenariat entre le CUAMM et les bases d'intervention d'urgence humanitaire de l'ONU – gérées par le Programme alimentaire mondial – dont celle de Brindisi, une collaboration lancée en pleine urgence Covid en avril dernier. Il s'agit d'un accord précieux et stratégique qui permet d'accéder à un réseau de vols et de points de distribution humanitaires toujours actifs pour garantir le transport dans les temps de matériels indispensables en situations d'urgence ».
Il s'agit d'aides précieuses notamment parce que le Covid-19 ne constitue pas la seule urgence que le Soudan du Sud se trouve à affronter. « La saison des pluies est arrivée – conclut Giorgia Gelfi – et avec elle le paludisme. Les symptômes initiaux sont les mêmes que le corona virus. Pour nous, il sera encore plus compliqué de porter assistance aux personnes qui arrivent dans nos centres, un défi supplémentaire dans une situation déjà complexe ».
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Reconnaissance de la liberté religieuse existant à Cuba de la part du Conseil national des églises des Etats-Unis

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 07:46
Washington – Le Conseil national des églises des Etats-Unis a reconnu la liberté religieuse existant à Cuba et critiqué l'actuelle administration américaine pour avoir conservé l'île sur une liste controversée à ce propos.
Dans une lettre adressée au Secrétaire d'Etat, Mike Pompeo, et au Président de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi, le Président du Conseil national des églises des Etats-Unis, Jim Winkler, a exhorté à retirer Cuba de la liste des pays qui, selon Washington, ont commis ou toléré « de graves violations à la liberté religieuse ».
« Je vous écrit au nom des 38 églises membres du Conseil national des églises des Etats-Unis, qui, à leur tour représentent collectivement 40 millions de chrétiens aux Etats-Unis » a déclaré Jim Winkler dans sa lettre du 24 juillet.
Il a en outre souligné comme extrêmement positifs pour les deux pays les progrès accomplis durant les mandats du Président Barack H. Obama comme la réouverture des Ambassades à Washington et La Havane, l'action des deux exécutifs pour affronter leurs différences et l'augmentation des voyages.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Fourniture d'appareillages aux centres médicaux les plus éloignés de la part du Vicariat apostolique de Pando

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 07:32
Pando – S.Exc. Mgr Eugenio Coter, Evêque du Vicariat apostolique de Pando, a envoyé 16 concentrateurs d'oxygène aux centres médicaux de la zone rurale.
L'acquisition de ces appareils a été possible grâce à la contribution d'amis, de Paroisses et d'institutions de Bergame et de personnes de bonne volonté du Vicariat lui-même.
L'Eglise de Pando poursuit ses efforts pour acquérir quatre concentrateurs multiples et les stations de distribution y afférant pour d'autres centres médicaux des zones rurales qui disposent d’assistance sanitaire – médecin ou infirmier.
Au moment de la remise, l'Evêque a exprimé sa joie et sa gratitude pour ce don précieux pour les indigènes qui vivent dans la foret. « C'est une joie que de pouvoir aider non seulement la ville mais aussi les indigènes qui vivent dans la foret et sont confrontés au problème du Covid-19. Bien des fois, ils manquent de médicaments essentiels disposant seulement de médecines alternatives et traditionnelles... Ceci peut les aider à survivre et à aller de l'avant et de surcroît restera en tant qu'appareillage pour les centres médicaux » a-t-il souligné en remerciant les donateurs de la part du Vicariat.
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AFRIQUE/TOGO - Le Diocèse de Sokodé, bénéficiaire du programme d'aide aux jeunes vulnérables

Fides FR - www.fides.org - Vie, 31/07/2020 - 07:31
Kolowaré – Dans le cadre de la politique de promotion de l'emploi des jeunes et de l'accès aux infrastructures de la part des plus vulnérables, le gouvernement togolais a lancé de nombreux programmes dont le PAPV – Programme de soutien aux populations vulnérables – qui a décidé de soutenir l'Eglise au Togo et en particulier le Diocèse de Sokodé dans sa mission d'option préférentielle pour les pauvres.
Par l'intermédiaire de l’Organisation de la Charité pour un Développement Intégral , le Diocèse a reçu des infrastructures de base destinées aux jeunes en condition de précarité. « Le projet, qui est gouvernemental, s'appuie pour sa réalisation, sur le réseau des Caritas diocésaines et à Sokodé sur l'OCDI » écrit à l'Agence Fides le Père Silvano Galli, de la Société des Missions africaines.
L'objectif de la Caritas de Sokodé est d'investir au travers de projets financés afin d'améliorer les conditions de vie des bénéficiaires qui sont revenus dans les préfectures du Diocèse de Sokodé. Différentes actions ont pour but le développement de talents d'entrepreneurs et la promotion de la fourniture de services agricoles au sein de la préfecture de Tchaoudjo, l'accès aux points d'eau potable et aux structures sanitaires au sein de cinq préfectures du Diocèse de Sokodé et enfin le soutien des activités d'apiculture dans les zones de culture de la noix de cajou, dans les préfectures de Tchaoudjo et de Tchamba.
« Pour concrétiser ces projets – souligne le missionnaire – le 24 juillet dernier, au siège de l'OCDI de Kédia, la Caritas de Sokodé a procédé à la remise de kits pour l'apiculture et de motocyclettes. La cérémonie a été présidée par l'Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Célestin-Marie Gaoua, qui a béni le matériel, assisté par le Secrétaire général de l'OCDI, le Père Jean Piontek, en présence de représentants du gouvernement, des chefs traditionnels et des Curés dont les fidèles bénéficient du projet ».
« Il s'agit là de gestes concrets et efficaces pour valoriser la terre, la protéger, la faire fructifier avec respect, attention et vigilance » a déclaré le Père Piontek, introduisant les travaux et reliant le projet à l'Encyclique Laudato Sì dont est fêté le cinquième anniversaire.
« Le projet vient à peine de commencer et se poursuivra au travers de la remise de matériel supplémentaire » a conclu confiant le Père Galli.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Le Covid-19 au sein d'une nation pauvre en état de conflit permanent

Fides FR - www.fides.org - Jue, 30/07/2020 - 12:51
Bozoum – En République centrafricaine, le Covid-19 se diffuse rapidement. Selon l'OMS, les cas avérés sont au nombre de 4.599 au moins et les morts 59. « Sur le territoire, cependant, la situation est décidément plus mauvaise – indique à l'Agence Fides le Père Aurelio Gazzera, missionnaire carme présent depuis des années au sein du Diocèse de Bozoum. Le prêtre a vu s'accroître la contamination au cours de ces dernières semaines et il est préoccupé par les conséquences qu'elle pourrait avoir dans un pays très pauvre, qui vit depuis 2013 dans un état de conflit permanent. Au sein de la nation, le gouvernement ne contrôle que les principales villes, le reste des provinces étant occupé par des milices qui tiennent en otage villes et campagnes, contrôlant les sources de richesses locales – mines, bois précieux, troupeaux etc.
« Au cours de ces derniers mois – poursuit le Père Gazzera – il semblait que le corona virus ait épargné la République centrafricaine. Les cas officiellement reconnus étaient très peu nombreux tout comme les morts. Pour contenir la diffusion du virus cependant, les autorités ont, selon moi, adopté une stratégie erronée ». Le gouvernement a en effet ordonné la fermeture des aéroports pour éviter l'afflux de personnes en provenance de l'étranger. Dans le même temps cependant, il n'a pas fermé les frontières terrestres, en particulier celle avec le Cameroun – où le Covid-19 s'est massivement répandu. Ainsi les personnes qui se déplacent en passant périodiquement la frontière ont-elles porté le virus.
« La République centrafricaine – observe le religieux – est très pauvre. Initialement, avaient été mis en place 13 lits de thérapie intensive, devenus par suite 50. Cependant, ils se trouvent tous à Bangui, la capitale. Ailleurs, des fonds ont été transférés mais n'a été créé ni réseau de prévention ni unités pour les malades. A Bozoum, à 400 Km de la capitale, est arrivé peu de matériel pour les tests et très peu de médicaments ». Le problème des tests est particulièrement grave. Ils sont en effet réalisés de manière limitée et surtout dans les grands centres. Dans les campagnes et les villages, aucune analyse n'est effectuée. « Par suite – poursuit le Père Gazzera – nous ne savons pas si les chiffres officiels correspondent à la réalité de la situation sur le terrain. Il est possible de supposer que les contaminations soient en nombre supérieur. En tant qu'Eglise locale, avec l'aide de la Conférence épiscopale italienne, du Diocèse de Massa Carrara et des Caritas des Etats-Unis et d'Italie, nous nous sommes activés afin de promouvoir de bonnes pratiques afin d'éviter la diffusion du virus et de distribuer du matériel de protection. Nous nous sommes focalisés surtout sur les strates fragiles de la population, en particulier les personnes âgées et les handicapés ».
Le Covid-19 s'abat sur une nation qui vit depuis toujours dans une situation sanitaire précaire. Le SIDA, le paludisme, la tuberculose sont des présences constantes au sein de la population. « Sous le profil médical et sanitaire – conclut le Père Gazzera – nous vivons dans des conditions difficiles. Le paludisme est ici endémique. Nous faisons de la prévention mais cela sert à peu de chose. Les moustiquaires que nous distribuons sont utilisées pour pêcher ou pour protéger les potagers des insectes. Nous faisons de même pour le SIDA et la tuberculose. Nous travaillons intensément sur ce plan mais les résultats sont lents à arriver ».
Entre temps, dans le domaine de la sécurité et de la paix, un épisode positif est signalé à Bouar, dans le district occidental du pays : une mission humanitaire est parvenue à bloquer une révolte qui déstabilisait l'ensemble de la région frontalière du Cameroun. Depuis quelques mois, en effet, un groupe d'anciens miliciens, isolés et sans ressources à cause de la pandémie de Covid-19, avait bloqué les voies d'accès à la ville de Bouar, carrefour de la principale artère commerciale du pays. Des bénévoles de la Communauté de San Egidio engagés dans la promotion de la paix en République centrafricaine, ont porté des vivres et des aides mises à disposition grâce à un financement de la Fondation Assistance Internationale. L'opération, réalisée en collaboration avec la Présidence de la République centrafricaine, a eu pour effet de bloquer la révolte, de rouvrir l'accès à la ville et de rétablir la confiance dans le désarmement dans un pays où sont encore actifs différents groupes armés.
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ASIE/IRAQ - Déclarations du Patriarche de Babylone des Chaldéens à l'occasion de la fête musulmane du sacrifice en faveur de la reconstruction du pays

Fides FR - www.fides.org - Jue, 30/07/2020 - 11:49
Bagdad – Le Message du Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I° Sako, à ses compatriotes musulmans qui, depuis hier soir à aujourd'hui, 30 juillet, célèbrent la fête du sacrifice, est adressé à « nos bien-aimés frères musulmans ». Cette fête islamique - écrit le Cardinal dans un message court mais plein de références au présent – est célébrée cette année au milieu de conditions difficiles, alors que la vie des personnes se trouve sous le poids croissant de l'urgence sanitaire et des restrictions sociales ».
La fête islamique du sacrifice veut commémorer la preuve d'obéissance à Dieu donnée par Abraham en se montrant prêt à sacrifier la vie de son fils unique, Isaac, si cela correspondait à la volonté de Dieu. « La fête du sacrifice – commente le Patriarche de Babylone des Chaldéens – est une invitation à retourner en soi-même, pour se repentir et se renouveler, en sacrifiant les intérêts privés ou de sa faction au bien et à la croissance de notre pays et pour protéger la dignité de nos concitoyens ». En ce temps de crise que connaît l'Irak – indique le Message patriarcal – la fête du sacrifice représente « une chance pour unir les énergies dans un esprit de responsabilité nationale, en coopérant avec le gouvernement actuel et avec toutes les personnes de bonne volonté afin de surmonter la pandémie de corona virus et toutes les autres situations d'urgence ».
Au cours de ces derniers jours, les contestations populaires ont explosé à nouveaux dans les rues du pays, étant marquées par la mort d'au moins trois manifestants tués par la police. Le Premier Ministre, Mustafa al Kadhimi, a promis une enquête sur l'attitude des agents qui ont tué les manifestants alors que deux officiers supérieurs de l'armée irakienne ont été tués dans la province d'Anbar dans le cadre d'une embuscade djihadiste. Au plan institutionnel, l'organisation d'élections anticipées en 2021 semble entravée par des tactiques dilatoires de nombreux parlementaires qui, selon différents commentateurs, craignent de ne pas être réélus et agissent par suite contre le plan gouvernemental qu'ils avaient eux-mêmes approuvé.
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