AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Annonce d’une marche pour la paix en vue des élections d’octobre de la part de l’Archevêque d’Abidjan

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 12:24
Abidjan – « Allons à la paix » : tel est le thème de la marche pour la paix proclamée par S.Em. le Cardinal Jean Pierre Kutwa, Archevêque d’Abidjan, qui se tiendra le 15 février.
Plus de 20.000 jeunes catholiques sont conviés à prendre part à la première marche du genre dans l'histoire de l'Eglise catholique en Côte-d'Ivoire à quelques mois de l’élection présidentielle jugée à hauts risques. Dans leur Message publié au terme de la 114ème Assemblée plénière tenue du 13 au 19 janvier, les Evêques du pays ont exprimé leur préoccupation pour la situation sociopolitique du pays à quelques mois des élections présidentielles d’octobre, lançant un appel à la pacification nationale .
« Cette marche sera l'occasion pour les jeunes et les femmes de sensibiliser à la paix et prier pour des élections apaisées dans notre pays » indique le Cardinal Kutwa dans une note d’information.
La marche partira en début de matinée de la Place de la République, sise sur le haut plateau d’Abidjan pour atteindre la Cathédrale Saint Paul où sera remis un message de paix.
Elle aura lieu deux ans après le gigantesque rassemblement de jeunes de l’Archidiocèse d’Abidjan au stade Félix Houphouët-Boigny du 4 mars 2018, lequel avait compté quelques 35.000 participants.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Evêques et Caritas contre le trafic d’êtres humains, une alerte sociale

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 12:13
Port Moresby – « Activités illégales, prostitution, drogue, recyclage d’armes et d’argent continuent à augmenter alors que deviennent dramatiquement normales les opérations de trafic d’êtres humains de la part des étrangers ». C’est l’appel lancé par la Caritas nationale de concert avec la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, parvenu à l’Agence Fides. L’Eglise dans le pays a déclaré vouloir collaborer avec les forces de police déjà engagées dans ce secteur et s’est dite convaincue qu’avant de donner des indications adéquates, il est nécessaire d’examiner le phénomène par l’intermédiaire d’une approche multidisciplinaire afin de comprendre le problème, ses causes, d’identifier les processus et les personnes impliquées.
Le trafic d’êtres humains en Papouasie Nouvelle Guinée constitue un problème particulièrement complexe vu la variété de ses formes, la nature diverse des victimes et des criminels qui perpètrent les abus. Un récent rapport publié par le Post Courier, un journal local, indique que plusieurs multinationales étrangères réalisent des activités non prévues par leurs licences et mêmes illégales au sens du droit de Papouasie Nouvelle Guinée.
La note de la Caritas de Papouasie Nouvelle Guinée envoyée à Fides s’achève par deux recommandations pratiques. La première demande des procédures judiciaires rapides pour les trafiquants et pour ceux qui en bénéficient ou en tirent profit à divers niveaux. L’autre requiert une plus grande coopération, défense et sensibilisation en ce qui concerne le trafic d’êtres humains tant au niveau national qu’international au travers les réseaux du gouvernement, des entreprises, des communautés religieuses et de la société civile.
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AFRIQUE/MALAWI - La Parole de Dieu au centre de la Journée de la Sainte Enfance

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 11:59
Lilongwe – « L’Eglise désire que vous aussi participiez à la célébration de l’Année de la Bible et par suite nous vous demandons, à vous, enfants, de lire la Bible et de comprendre avec vos camarades, vos parents et vos enseignants, la Parole de Dieu ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Tarcisio Ziyaye, Archevêque de Lilongwe, en date du 11 janvier en la Paroisse Saint Jean de Msamba à l’occasion de la célébration de la Journée missionnaire de la Sainte Enfance, dont le thème était : « Les enfants sont baptisés et envoyés prêcher la Parole de Dieu ».
L’Archevêque a rappelé aux enfants que l’Eglise célèbre l’Année de la Bible et que le Saint-Père désire que tout catholique dédie un peu de son temps à lire et prier avec la Parole de Dieu.
Plus de 3.000 enfants provenant de toutes les Paroisses de l’Archidiocèse se sont rassemblés dans la joie en la Paroisse Saint Jean. Nombre d’entre eux ont ouvert leurs cœurs à l’appel de Jésus-Christ. Ils ont prié le Rosaire missionnaire, participé à la Messe, chanté avec joie des chants de Noel et dansé ensemble, offrant leurs dons. Suivant leur devise, « les enfants aident les enfants », ils ont joyeusement porté leurs contributions dans une boite en fer blanc dans laquelle ils déposent leurs offrandes hebdomadaires dans les Paroisses lorsqu’ils participent à la formation catéchétique missionnaire.
A l’événement ont participé, outre l’Archevêque précité, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, le Père Vincent Mwakhwawa, le Directeur diocésain de ces mêmes Œuvres pontificales missionnaires, le Père Francis Lekaleka, des prêtres, des religieux et religieuses, des catéchistes et des animateurs. Sœur Rabecca Mathole, de l’Association des religieuses du Malawi , a souligné la nécessité de s’engager afin de donner aux enfants une vision missionnaire holistique. Elle a encouragé animateurs, parents et autres agents pastoraux à prêter attention aux besoins spirituels, physiques, sociaux et émotifs des enfants de manière à ce qu’ils grandissent avec dignité, comme le désire le Père Céleste.
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AMERIQUE/PEROU - Message de la Conférence épiscopale à propos des élections, importante opportunité pour influences le cours des événements

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 11:44
Lima – Au terme de la 115ème Assemblée plénière de l’Episcopat du Pérou , la Conférence épiscopale a publié un Message, transmis à Fides, qui concerne les élections législatives du 26 janvier. Les Evêques rappellent à la communauté nationale que « l’élection du nouveau Parlement offre aux citoyens une importante opportunité pour influencer le cours des événements dans le pays, en exprimant un vote responsable selon leurs convictions personnelles ». Selon l’enseignement de l’Eglise en effet, « la politique est une haute forme de charité. Le Pape François nous rappelle que la politique doit être surtout au service du bien commun et ne pas être emprisonnée par les ambitions individuelles ni par l’arrogance de groupes ou de centres d’intérêts particuliers. La véritable politique consiste à travailler pour le bien commun ».
Enfin, les Evêques présentent une requête aux futurs membres du Congrès : « Nous vous exhortons à prendre l’engagement de relier la politique aux préoccupations des citoyens en affrontant les problèmes du pays et en mettant parmi ses priorités la lutte contre la corruption, l’impunité, l’insécurité des citoyens, la violence domestique, les meurtres de femme liés à leur sexe et le chômage ». Le Message s’achève en signalant le devoir des autorités : « Le gouvernement doit établir des canaux de communication adéquats et efficaces avec les personnes et tous les pouvoirs de l’Etat pour le bien du pays ».
La visite du Pape François au Pérou, en janvier 2018, a marqué fortement la participation de l’Eglise catholique à la vie politique et sociale du pays, laquelle est intervenue sur la migration des vénézuéliens et a joué un rôle de médiateurs dans le cadre des conflits sociaux . La Conférence épiscopale avait défini un cadre fortement articulé de la situation nationale qui indiquait : « Nous voyons un processus systématique de corruption causé par le divorce entre éthique et politique, renforcé par des ambitions personnelles et de groupe, exacerbé par l’impunité et maltraité par un système qui ignore la justice. Ceci requiert quelque chose de plus qu’une simple vérification. Nous avons atteint un point de rupture politique. Un nouveau départ demande non seulement un changement de commandement mais aussi la récupération éthique et modale du pays à tous les niveaux, dans la mesure où les forts niveaux de corruption dérobent l’espérance, en particulier celle des pauvres et des jeunes » .
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ASIE/LIBAN - 10 chrétiens et 7 musulmans - 4 chiites et 3 sunnites - parmi les Ministres du prochain gouvernement libanais

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 11:20
Beyrouth – Près de trois mois après la démission du gouvernement de Saad Hariri, dans un climat politique et social encore marqué par des tensions irrésolues, le Liban se prépare à avoir un nouvel exécutif, placé sous la conduite du sunnite Hassan Diab, 60 ans, ancien Professeur à l’Université américaine de Beyrouth. Le nouveau gouvernement sera formé, outre le Premier Ministre, de 19 Ministres, 13 hommes et 6 femmes. Cette fois aussi, d’un point de vue confessionnel, l’équipe représentera une projection de la géographie religieuse libanaise. Parmi les 19 nouveaux ministres se trouvent 4 chrétiens maronites, 4 musulmans chiites, 3 musulmans sunnites, 3 chrétiens grecs orthodoxes, 2 druzes, 2 chrétiens gréco catholiques et une chrétienne arménienne orthodoxe.
Les noms des composants du gouvernement ont été annoncés mardi, mettant fin à une impasse de plusieurs mois déclenchée par les manifestations contre le gouvernement ayant provoqué la démission de ce dernier en date du 29 octobre dernier.
Le nouveau gouvernement, qui bénéficie de l’appui de la coalition comprenant notamment le Parti chiite Hezbollah et le Mouvement patriotique libre fondé par l’actuel Chef de l’Etat, le Général Michel Aoun, devrait encaisser la confiance du Parlement la semaine prochaine, même s’il ne semble pas satisfaire les requêtes des manifestants antisystème qui agitent le pays depuis des mois et qui ces jours derniers se sont caractérisés par un recours à la violence et aux affrontements. Le nouvel exécutif semble de fait composé de techniciens liés aux partis qui soutenaient également le précédent gouvernement alors que parmi les manifestants certains demandaient de confier la résolution des très graves problèmes économiques et sociaux nationaux à des technocrates complètement indépendants des forces qui, depuis des décennies, dominent la scène politique libanaise. « Les moyens de communication sont pessimistes mais nous sommes optimistes » a déclaré mardi le Président du Parlement, Nabih Berri, de confession chiite. De son côté, le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, soulignait dès le 22 janvier l’importance de « donner une chance » au nouvel exécutif alors que les manifestations se poursuivent, confirmant la persistante fermeture de forces et secteurs intentionnés à ne concéder aucune ouverture de crédit au nouveau gouvernement.
Au Liban, dans le système institutionnel basé sur l’équilibre entre les différentes composantes confessionnelles, le Chef du gouvernement doit être un musulman sunnite alors que le Président du Parlement est obligatoirement un chiite et le Président de la République un chrétien maronite.
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ASIE/KAZAKHSTAN - Nouvelle collaboration avec l’Etat et les entreprises pour la Caritas dans le cadre d’un projet destiné aux enfants handicapés

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 11:00
Almaty – En 2020, le projet dédié aux enfants trisomiques mené par la Caritas du Kazakhstan prendra de l’ampleur grâce à de nouveaux partenariats dans le secteur public et privé. C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Directeur national de l’organisation caritative, le Père Guido Trezzani. « Cette année, nous porterons le projet à un autre niveau, plus large. Ces jours derniers, nous avons rencontré les représentants d’une Commission nationale civile qui pourrait soutenir notre action auprès des enfants handicapés au cours des 12 prochains mois et au-delà, pour l’avenir. Ceci nous donnerait la possibilité d’augmenter le nombre des enfants impliqués et de recruter du personnel spécialisé ».
Pour souligner la volonté de « commencer 2020 à une vitesse différente » - explique le Père Trezzani, la Caritas du Kazakhstan a organisé une rencontre au cours de la période de Noel. « Depuis des années, avec les familles des enfants participant au projet, nous respectons la tradition héritée du régime soviétique de la fête de l’arbre par laquelle est donnée la bienvenue à la nouvelle année. Cette fois, nous avons pensé faire un saut de qualité en impliquant de nouveaux partenaires, comme certaines entreprises nationales importantes. Leur réponse a été positive. C’est ainsi que nous a été accordée la salle d’un important hôtel 5 étoiles d’Almaty. Dans le même temps, une fondation a acheté des cadeaux pour chaque enfant et le Président de la compagnie aérienne nationale Air Astana a participé à la journée en offrant des gadgets ».
« Les traditions représentent une partie importante de notre vie parce qu’elles apportent un sens de stabilité et de sécurité. Parfois, cependant, il arrive un moment où il est nécessaire de courir des risques et d’aller au-delà du standard prévu. Nous avons ainsi décidé de tenter l’aventure d’un événement en mesure de faire connaitre notre projet à davantage de personnes. Le résultat est allé au-delà de nos plus brillantes attentes, non seulement à cause du succès de l’événement en soi mais aussi pour les perspectives de nouvelles collaborations qui se sont ouvertes à cette occasion » remarque le Père Trezzani, qui indique que « ces partenariats auront pour effet bénéfique d’élargir le nombre des enfants handicapés et des familles pris en charge ». En outre, « ils représentent une reconnaissance explicite et un témoignage d’appréciation de l’action sociale et caritative de l’Eglise au Kazakhstan - conclut le Directeur – et cet aspect aura des conséquences positives pour l’ensemble des autres activités proposées à l’avenir.
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VATICAN - La contribution des missionnaires aux traductions dans les langues locales à la veille du premier Dimanche de la Parole de Dieu

Fides FR - www.fides.org - Vie, 24/01/2020 - 10:40
Cité du Vatican – Dimanche 26 janvier sera célébré pour la première fois dans le monde le Dimanche de la Parole de Dieu proclamé par le Pape François au travers de la Lettre apostolique Aperuit Illis afin que « ne manque jamais dans la vie de notre peuple ce rapport décisif avec la Parole vivante que le Seigneur ne se lasse jamais d’adresser à son Epouse » . Le Pape souligne que « la Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole » . Dans cette perspective, de nombreux missionnaires ont dédié une partie consistante de leur œuvre d’évangélisation aux traductions des Ecritures dans les langues locales afin de favoriser la croissance et la formation des communautés chrétiennes. En voici, ci-après, quelques exemples.
Le Bienheureux Père Gabriele Maria Allegra , missionnaire franciscain est connu pour la première traduction en langue chinoise de l’Ecriture Sainte. Envoyé en mission en Chine après avoir étudié la langue chinoise, il débuta en 1935 la traduction de l’Ancien Testament de l’araméen, qu’il acheva en 1944. Malheureusement, il perdit plus de la moitié du texte traduit durant la guerre et appela différents confrères chinois à l’aider par la suite. En 1945, il fonda à Pékin le Studium Biblicum Franciscanum, transféré à Hong Kong en 1948. Après avoir achevé la traduction de l’Ancien Testament en 1952, il se rendit en Terre Sainte pour une période de formation. Revenu à Hong Kong en 1955, il se mit à traduire le Nouveau Testament à partir du grec. En 1968, le Studium Biblicum Franciscanum publia pour la première fois dans l’histoire la Bible en langue chinoise – Ancien et Nouveau Testament.
Le 21 décembre dernier a été officiellement publiée la Baibil Khumur, Bible en langue tiwa. La communauté Tiwa ou Lalung est une tribu indigène vivant principalement dans les Etats indiens de l’Assam et du Meghalaya, au nord-est du pays, mais aussi dans certaines parties de l’Arunachal Pradesh et du Manipur. L’œuvre de traduction a été conduite et coordonnée par le Père UV Jose SDB qui y a travaillé pendant plus de 5 ans, dédiant jusqu’à 14 heures par jour à cette mission. Avant lui, un autre salésien, le Père Michael Balawan, avait traduit le Nouveau Testament en Tiwa, outre à rédiger un dictionnaire Tiwa-anglais-Khasi et à publier différents livres sur des thèmes religieux.
Les Pères Piergiorgio Cappelletti et Mario Frigerio, missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères , vivent et œuvrent au Cameroun depuis un demi-siècle et une partie importante de leur engagement missionnaire concerne la traduction de la Parole de Dieu dans la langue des Tupuris. Ils ont ainsi traduit le lectionnaire dominical et le Nouveau Testament, collaborant actuellement à la traduction de l’Ancien Testament. Toujours au Cameroun, le Père Giuseppe Parietti a traduit en Fulfuldé les livres deutérocanoniques et le lectionnaire festif alors que le Père Antonio Michelan a traduit la Bible et le lectionnaire dominicale en Guiziga. On doit en revanche au Père Carlo Calanchi, missionnaire au Bengladesh, la traduction des textes liturgiques dans la langue du groupe ethnique Santal, alors qu’en Guinée Bissau, le Père Luigi Scantanburlo a travaillé à la traduction en langue Felupe des textes liturgiques et du Nouveau Testament, mais aussi à celle en langue Balanta des Evangiles et à celle en Criolo des textes liturgiques, du Nouveau Testament et de l’ensemble de la Bible – en collaboration avec les chrétiens évangéliques. Le Père Giovanni De Franceschi, missionnaire en Côte-d’Ivoire a, pour sa part, traduit les textes liturgiques en Baulé.
Au Mexique, après 25 ans de travail, a été achevée en 2015 la traduction de la Bible en langue tzotzil, laquelle provient des Mayas et se trouve parlée surtout sur les hauts plateaux du Chiapas par les peuples d’ethnie tzotzil, soit environ 350.000 personnes. L’œuvre a été menée par les prêtres missionnaires du Sacré-Cœur et de Notre-Dame de Guadalupe, avec d’autres prêtres de la zone et surtout des catéchistes des Paroisses. Au Guatemala, a été publiée en 2011 la Bible en traduction k'iche, la plus populaire des 22 langues prévalant dans le pays. Ce résultat a été le fruit du travail d’un groupe coordonné par le Père Bernardo Guos, prêtre français, et par Isabel Sucuquí, de langue maya, originaire de Chiché, El Quiché. La traduction des Saintes Ecritures a été réalisée mais à partir de la langue originale au travers d’un processus de révision constante de catéchistes k'iché pour parvenir au texte final d’une Bible qui permet une lecture sans le recours à d’autres langues.
Dans les années 1960, les Missionnaires de la Consolata ont collaboré à la traduction de la Bible dans les langues Kiswahili, Ki Meru et Kikuyu menée par l’Eglise locale au Kenya et en Tanzanie. Le Père Giuseppe Frizzi a pour sa part soigné la traduction de la Bible en langue Xirima du peuple Macua, dans le Niassa, au Mozambique. La traduction fut revue par le Centre d’insertion Makhuwa-Xirima, centre d’études culturelles et artistiques qu’il avait fondé au sein de la mission de Maúa et fut publiée par le Diocèse de Lichinga et éditée par les Missionnaires de la Consolata. La publication des Evangiles eut lieu en 1997 e celle de la Bible complète en 2000, à l’occasion du Grand Jubilé de la Rédemption. Le Père Frizzi relate à cet égard une anecdote « Lorsque je finis de traduire la Bible en langue macua-scirima, un important cheik musulmans de Maúa dénommé Txirani vint me trouver et me demanda si je pouvais traduire également le coran. Je dus décliner l’invitation parce que je ne connais pas l’arabe mais j’ai beaucoup apprécié sa requête. Elle exprimait tant sa pleine confiance en un chrétien que son désir de rendre disponible dans la langue locale le texte sacré des musulmans, un désir né du jugement positif porté sur l’œuvre des chrétiens qui traduisent la Parole de Dieu dans les différentes langues du monde ».
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EUROPE/CHYPRE - Appel du Conseil des Eglises au Proche-Orient en faveur de Jérusalem-est comme capitale de l’Etat palestinien indépendant

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 13:11
Larnaka – Au milieu des convulsions et conflits qui blessent le Proche-Orient. Les chrétiens de la région peuvent faire l’expérience du « mystère de l’amour de Dieu », de Sa compassion et de Son amour pour tout être humain même dans des circonstances si difficiles. C’est ce que souligne le communiqué du Comité exécutif du Conseil des Eglises au Proche-Orient réuni les 21 et 22 janvier à Larnaka pour deux jours de coexistence et de travail commun vécus dans le contexte de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. A la rencontre, accueillie par Chrysostomos II, Archevêque grec orthodoxe de Chypre, ont participé notamment S.Em. le Cardinal Louis Raphael I° Sako, Patriarche de Babylone des Chaldéens, Yohanna X, Patriarche grec orthodoxe d’Antioche, et Ignace Ephrem II, Patriarche syro orthodoxe d’Antioche.
Dans le document commun diffusé au terme des travaux, les participants à la réunion demandent à ce que soient conservées la foi et l’espérance de nombreux chrétiens du Proche-Orient, zone encore affligée par des « événements sanglants ». Dans le même temps, le document souligne le fait que les souffrances ne sont pas seulement réservées aux Eglises et aux chrétiens mais qu’elles concernent des peuples entiers de la région. Le texte rappelle toutes les réalités ecclésiales impliquées au sein de l’organisme œcuménique pour intensifier sa propre présence « aux côtés de toute personne souffrante, évacuée et migrante, ayant perdu des êtres chers ou des biens à cause de la violence et des guerres de manière à ce que les Eglises demeurent une icône de la tendresse et de la proximité de Dieu ».
Outre à partager des réflexions, des préoccupations et des suggestions concernant la condition dans laquelle se trouvent peuples et Eglises dans les différents pays, les membres du Comité ont également écouté le rapport du Secrétaire général de l’organisme, le Pr. Souraya Bechealany, concernant le travail accompli au cours de l’année passée et les perspectives et initiatives futures de l’organisme. Les participants à la rencontre ont également demandé dans la prière commune qu’il soit possible de connaitre bientôt le sort des deux Archevêques orthodoxes d’Alep Boulos Yazigi, grec orthodoxe et Gregorios Yohanna Ibrahim, syro orthodoxe, disparus le 22 avril 2013 en Syrie. S’attardant ensuite sur des situations et événements concernant les différents pays, les participants ont mis l’accent sur les requêtes de justice sociale et de lutte contre la corruption qui caractérisent les manifestations de protestation en cours en Irak. S’agissant de la Syrie, le Comité exécutif du MECC a souligné l’urgence d’impliquer toutes les composantes, locales et internationales, dans le processus visant à rétablir la paix sur l’ensemble du territoire et à favoriser le retour chez eux des évacués et des réfugiés. Un soutien explicite a été exprimé également à la mobilisation du peuple libanais, exprimant son intolérance envers la corruption et les défaillances du monde politique local. En ce qui concerne Chypre, qui accueillait cette réunion, les membres du Comité exécutif du MECC ont demandé explicitement à ce qu’il soit mis un terme à l’occupation qui a porté à la division de l’ile alors que s’agissant de la Palestine, ils ont exprimé leur soutien à ceux qui souffrent à cause « des conséquences de l’occupation, de la politique d’apartheid » et de l’expansion de colonies illégales sur le territoire palestinien, demandant dans le même temps le respect de la liberté de suivre les rites et pratiques liées à sa propre foi pour tous les palestiniens, chrétiens et musulmans, y compris à Jérusalem-est, qualifiée dans le document de « capitale d’un Etat palestinien indépendant ». Le communiqué final de la réunion exprime également son soutien au peuple égyptien, engagé dans la lutte contre la violence et l’extrémisme et dans la consolidation du principe de citoyenneté en tant que facteur essentiel de la vie civile. « Inviter les peuples de la région à faire prévaloir le principe de citoyenneté ainsi que les droits et devoirs – indique le texte – requiert une révision des systèmes et des lois » qui aide à conjuguer unité nationale et reconnaissance des diversités, et à affranchir la vie civile de tout sectarisme.
Le Conseil des Eglises au Proche-Orient, fondé à Nicosie en 1974 et dont le siège actuel se trouve à Beyrouth, a pour but de faciliter la convergence des communautés chrétiennes du Proche-Orient sur des thèmes d’intérêt commun et à favoriser le dépassement de conflits à matrice confessionnelle.
Le Pr. Souraya Bechealany, chrétienne maronite, enseigne la Théologie à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Elle a été élue Secrétaire général du MECC en janvier 2018 et a entrepris avec ses collaborateurs un processus de restructuration des départements de l’organisme œcuménique.
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ASIE/MALAISIE - Naissance de la Caritas de Malaisie sous le signe de la promotion humaine et de la solidarité

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 12:08
Kuala Lumpur – Etre davantage présents au sein de la société malaisienne au travers d’initiatives de charité, de promotion humaine, de développement solidaire, signe de proximité envers tout homme et signe puissant de l’amour de Dieu : c’est dans cet esprit que la Conférence épiscopale de Malaisie, Singapour et Brunei a décidé d’instituer la Caritas de Malaisie, en réorganisant et promouvant l’actuel Bureau pour le développement humain existant au son sein. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, au cours de ces derniers mois, les Evêques de Malaisie ont eu un échange intense avec les responsables de la Caritas Internationalis et, après avoir précisé les aspects organisationnels et institutionnels, ont décidé à l’unanimité d’ouvrir un Bureau national de la Caritas embrassant tous les Diocèses de la Malaisie péninsulaire ainsi que ceux des territoires du Bornéo malaisien, à savoir Sabah et Sarawak.
Le Bureau aura son siège à Kuala Lumpur et l’Evêque de Melaka-Johor, S.Exc. Mgr Anthony Bernard Paul, a été nommé premier Président de la Caritas de Malaisie. Il invitera à une première rencontre consultative les représentants des neuf Diocèses d’ici la fin du premier trimestre de cette année afin de lancer l’action de coordination de toutes les activités caritatives déjà existantes et de rédiger un programme de travail de la Caritas pour ces prochaines années.
La Caritas de Malaisie fait partie de la Caritas Internationalis, confédération de plus de 160 membres, présente dans presque tous les pays du monde. Expression directe de l’Eglise catholique, la Caritas exerce un rôle d’aide concret envers les pauvres, les personnes vulnérables et exclues indépendamment de leur ethnie, de leur culture et de leur religion, pour construire un monde basé sur la justice et l’amour fraternel.
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AFRIQUE/RD CONGO - Cri d’alarme des Evêques de République démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi contre le risque de nouvelles guerres

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 11:51
Kinshasa – « La situation sociale reste préoccupante, d’abord au regard de l’insécurité persistante dans certaines zones notamment aux frontières de trois pays » affirment les Evêques du Comité permanent de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale , dans le communiqué final de la réunion ordinaire tenue à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo du 15 au 18 janvier.
L’ACEAC, qui réunit les Evêques de République démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi, dénonce en outre le fait que, dans leurs trois pays, « le pouvoir d’achat de la population a encore baissé obligeant de nombreuses familles à vivre en dessous du seuil de pauvreté ».
« Et comme le malheur ne vient jamais seul, la maladie à virus Ebola et les pluies diluviennes de ces derniers mois ont causé de dégâts matériels importants avec des cas de mort d’hommes, et laissé dans la rue plusieurs personnes » poursuit le communiqué envoyé à l’Agence Fides.
Les Evêques apprécient le dynamisme des Caritas et des Commissions Justice et Paix qui, bien que ne disposant que de maigres ressources, ont porté secours aux populations touchées, invitant les communautés chrétiennes à continuer à être solidaires des victimes.
Les Evêques déplorent la détérioration du climat de confiance parmi les responsables politiques de la région, ce qui risque d’accroitre la possibilité d’affrontements armés dommageables pour les populations locales. Ils font « appel à la conscience des gouvernants de garder à cœur et à l’esprit le devoir de sécuriser les populations et d’œuvrer à la prospérité des peuples qui doivent jouir pleinement de leurs droits de créatures créées libres à l’image de Dieu ».
Les Evêques ont par ailleurs renouvelé leur engagement pris en 2013 de travailler avec d’autres confessions religieuses à l’installation d’une paix durable dans la sous-région par le témoignage de vie, de gestes et de paroles ». A cet effet ils publieront dans les mois à venir leur vision de la paix et le programme pastoral et invitent les fidèles à réciter chaque jour la prière pour la paix de Saint François d’Assise.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Un processus électoral pacifique, démocratique et transparent permettant de contempler l’avenir avec confiance

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 11:39
La Paz – « En ce moment historique, en cette période préélectorale, où nous nous préparons à vivre de nouvelles élections, nous avons besoin que les partis politiques parviennent à présenter des projets prometteurs pour le pays, au sein desquels la priorité consiste dans la recherche du bien commun, de la croissance et du bien-être de notre peuple. Face à l’incertitude, cherchons à être des artisans de paix, des artisans de la réconciliation et du bien commun ». C’est ce qu’a déclaré le Secrétaire exécutif de la Commission de la Communion ecclésiale de la Conférence épiscopale de Bolivie, le Père Diego Plà, au cours de la Messe de Dimanche dernier, en vue des élections du 3 mai prochain.
S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Evêque d’El Alto et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, a déclaré, dans le cadre d’un entretien accordé à une télévision locale : « Une fois encore, en tant qu’Eglise catholique, nous désirons exhorter afin que le processus électoral soit le plus pacifique et le plus démocratique possible… Le peuple a besoin de recréer la confiance dans les autorités. Il a besoin d’un processus transparent, de se tourner vers l’avenir avec de nouveaux gouvernants élus par le peuple et qui pensent au bien commun et à un développement réellement positif ».
La Bolivie a célébré hier, 22 janvier, le Jour de l’Etat plurinational et, pour l’occasion, son Président par intérim, Jeanine Añez, a demandé à élaborer un plan visant à garantir la sécurité du scrutin dans le cadre des prochaines élections du 3 mai prochain. « J’ai demandé aux Ministres de la Défense et du gouvernement national d’organiser un plan commun avant, durant et après le 3 mai de manière à ce que le vote des boliviens soit protégé » a-t-elle déclaré dans un message au pays transmis pour la circonstance. La célébration du Jour de l’Etat plurinational a lieu chaque année depuis 2009 lorsque, selon sa nouvelle Constitution, la Bolivie a cessé de se qualifier de république.
Jeanine Áñez, arrivée à la Présidence après la découverte des anomalies intervenues lors des dernières élections et après la démission d’Evo Morales, depuis réfugié à l’étranger, a souligné que, pour ces raisons, « les élections du 3 mai deviendront le processus électoral bolivien le mieux accompagné et le plus observé de notre histoire ». L’OEA, l’ONU, l’UE et l’Eglise catholique ont exprimé le désir de soutenir et d’accompagner le processus électoral.
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AFRIQUE/NIGER - Menaces à l’encontre des chrétiens dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 10:37
Niamey – « Les menaces réitérées à l’encontre des communautés chrétiennes présentes dans la zone frontalière avec le Burkina Faso ont atteint le but qu’elles se proposaient, à savoir décapiter les communautés et en faire ensuite la proie de la peur de professer la foi dans la prière du Dimanche dans les chapelles » , écrit à l’Agence Fides le Père Mauro Armanino, de la Société des Missions africaines, au Niger.
« Le 14 janvier dernier, dans un village proche de Bomoanga, qui a assisté impuissant voici plus d’un an à l’enlèvement du Père Pierluigi Maccalli, - poursuit le missionnaire – un groupe de criminels sur place pour un règlement de comptes à l’encontre de l’infirmier chef du dispensaire de la zone a enlevé, porté à quelques distance de son habitation et décapité son neveu, baptisé étant enfant. A Bomoanga, la population ne va plus à l’église le Dimanche. La basilique, comme la surnommait le Père Maccalli, conçue, construite et inaugurée par ses soins, est désormais déserte tout comme l’école, récemment attaquée ».
Dans la note transmise à Fides, le Père Armanino met en évidence le découragement, la souffrance, la crainte mais surtout la conscience de la situation manifestés au cours d’une rencontre de formation avec les catéchistes et animateurs de la zone Gourmantché, frontalière du Burkina Faso, organisée récemment à Niamey. « Même où sont présentes persécutions, épreuves et tensions, il est possible de traduire la foi – souligne-t-il – au travers d’une plus forte valorisation des laïcs et de leur apport, d’une plus grande flexibilité en ce qui concerne les lieux et les dates des célébrations et de la vie de la communauté ».
Le missionnaire conclut en affirmant : « A Makalondi, Kankani et Torodi, dans la même zone, les célébrations, bien qu’avec prudence, continuent comme toujours bien que les prêtres ne soient pas résidents sur place. La situation dans les zones rurales est plus compliquée dans la mesure où, étant difficiles d’accès, elles permettent aux groupes armés d’agir sans être dérangés. Ils pourront couper les arbres mais pas les racines de la croix. Le troisième jour est celui de la Résurrection ».
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ASIE/KIRGHIZISTAN - Prière et mission, les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola sur les rives du lac Issyk-kul

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 10:14
Bishkek – Vivre une semaine de spiritualité selon le charisme de Saint Ignace de Loyola et proposer cette expérience d’immersion et de proximité avec Dieu comme forme d’évangélisation au sein d’une nation où la semence de l’Evangile est devenu un petit germe : tel est l’esprit dans lequel les jésuites présents au Kirghizistan ont organisé une semaine d’exercices spirituels dans le silence complet, selon la méthode du fondateur de la Compagnie de Jésus. Ainsi que cela a été indiqué à l’Agence Fides, l’initiative, ouverte à tous, aura lieu du 16 au 22 mars prochains à l’Issyk Center, la maison pour enfants kirghizes handicapés et indigents sise sur les rives du lac Issyk-kul et gérée par les religieux. L’invitation s’adresse aux jeunes, aux adultes, aux personnes curieuses ou intéressées à connaitre la foi chrétienne. Une note envoyée à l’Agence Fides par les organisateurs explique : « Ce n’est pas la première fois que ces exercices spirituels ont lieu dans un lieu pittoresque, sur les rives du lac Issyk-Kul, à 100 m seulement de la plage et à quelques kilomètres des montagnes de Tien Shan ». Le contact avec la nature pure représente un moyen pour atteindre une dimension de réflexion et d’approfondissement à la recherche de Dieu. Le thème de cette année sera : « Dieu, guide-moi sur la voie éternelle. Liberté, action de grâce et miséricorde ». La semaine de spiritualité sera emmenée par le Père Janez Sever SI, de Novossibirsk .
Le programme d’exercices spirituels comprend une introduction à la prière ignacienne et à la méditation des Ecritures Saintes, des moments de prière individuels et communautaires, la célébration de la Messe, l’Adoration eucharistique et la possibilité de parler avec un assistant spirituel.
« Il s’agira certainement de journées de détente pour le corps et pour l’esprit, dans un si beau paysage. D’autre part, le fait qu’une modalité de prière développée voici quelques cinq siècles soit encore demandé témoigne de son efficacité » conclut la note des Jésuites.
Le Kirghizistan est un petit pays comptant près de 6 millions d’habitants et caractérisé par la liberté religieuse. Environ 90% de la population est musulmane. Les chrétiens orthodoxes représentent quelques 10% de la population alors que les autres confessions chrétiennes constituent une petite minorité. Les catholiques du cru peuvent compter sur l’assistance spirituelle de sept prêtres, d’un religieux non prêtre et de cinq religieuses franciscaines.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Communiqué de l’Evêque de San Cristobal à propos du prêtre assassiné

Fides FR - www.fides.org - Jue, 23/01/2020 - 09:50
San Cristobal – L’Evêque de San Cristobal, S.Exc. Mgr Mario Moronta, a publié un second communiqué relatif à la mort du Père Jesus Manuel Rondon Molina, qui avait disparu le 16 janvier et a été retrouvé tué le 21 .
Dans le texte du 22 janvier, parvenu à l’Agence Fides, l’Evêque affirme : « Selon les informations fournies par les autorités, le prêtre susmentionné aurait été tué par un mineur qui avait été victime d’abus sexuels de la part du clerc, une action que nous répudions. Nous regrettons la mort tragique du prêtre et nous demandons à ce que la justice divine se manifeste avec miséricorde. Nous prions pour lui, pour sa mère et pour sa famille qui traversent un moment de douleur et de tristesse ».
L’Evêque souligne que, dans le Diocèse de San Cristóbal aussi, ont été adoptées les normes de l’Eglise universelle pour traiter les cas d’abus sur les mineurs de la part du clergé. Dans le cas du Père Jesus Manuel Rondon Molina, « plusieurs plaintes ont été reçues contre lui. Les enquêtes y afférant ont été conduites et les mesures de précaution nécessaires prises… Malgré les nombreuses demandes d’attention, il a désobéi aux ordres et aux mesures de précaution établies dans la loi de l’Eglise ».
Mgr Moronta écrit que ce fait « nous remplit de tristesse et de préoccupation ». Il demande aux autorités « de faire la lumière sur ce qui s’est passé sans utiliser ce triste événement à des fins politiques ou d’autre type » rappelant que la très grande majorité des prêtres se dévoue généreusement au service de la population « malgré les difficultés et les manques, les échecs que certains peuvent connaitre ». « Nous ressentons la douleur du peuple de Dieu qui souffre pour de nombreux motifs et plus encore à cause du mauvais témoignage de certains – conclut-il. Nous partageons la douleur des victimes d’abus… sachant que cette douleur s’identifie avec celle du Christ en croix, nous fixons nos regards sur la force puissamment libératrice de Sa Résurrection ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Assassinat du responsable d’une communauté catholique au centre du Nigeria

Fides FR - www.fides.org - Mié, 22/01/2020 - 12:31
Abuja – Le responsable de l’église Saint Augustin de la Keana Local Government Area sise dans l’Etat de Nasarawa, au centre du Nigeria a été tué.
Selon ce qu’a appris l’Agence Fides, au cours de la matinée du 20 janvier, des bandits, peut-être des bergers Fulanis, ont attaqué la communauté d’Abebe, en tirant à l’aveuglette. Dans la fusillade a trouvé la mort Augustine Avertse, responsable de la communauté catholique locale, ainsi que son père, Akaa’am Avertse, et deux autres personnes.
L’un des survivants, blessé, affirme que l’attaque n’a pas été provoquée en ce que n’a jamais existé aucune incompréhension entre les membres de la communauté et les bergers Fulanis vivant sur zone.
Entre temps, a suscité l’émotion la confirmation de l’assassinat de Lawan Andimi, dirigeant local de l’Association chrétienne du Nigeria, qui avait été enlevé début janvier par Boko Haram au sein de la Michika Local Government Area sise dans l’Etat d’Adamawa au nord-est du Nigeria. Dans un communiqué, le Président nigérian, Muhammadu Buhari a parlé d’homicide « cruel, inhumain et délibérément provocateur », assurant que les responsables « paieront cher leurs actions ».
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AFRIQUE/KENYA - La bonne gestion de la Création, centre de la campagne de Carême

Fides FR - www.fides.org - Mié, 22/01/2020 - 12:06
Nairobi – « Nous croyons que tout ce que Dieu a créé est bon. L’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et il lui a été ordonné de gouverner rationnellement la Création afin de produire les fruits de la terre ». C’est ce qu’a affirmé S.Exc. Mgr John Oballa Owaa, Evêqyue de Ngong et Président de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Kenya, en présentant la campagne de Carême de cette année. Ayant pour thème « la bonne administration pour une nation transformée… Mon engagement », l’initiative s’insère dans la campagne de lutte contre la corruption lancée par les Evêques le 5 octobre 2019 à Subukia à Nakuru .
Le Président de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Kenya a rappelé la responsabilité spéciale dont sont investis ceux qui sont baptisés, partageant la même vie sacerdotale prophétique et royale du Christ.
« Notre administration doit imiter celle du Christ. Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes appartient à Dieu. Nous sommes simplement des gestionnaires ou des administrateurs qui agissent pour Son compte » a souligné Mgr Oballa.
Au cours des cinq semaines de Carême qui débuteront le 22 février prochain, les fidèles kenyans seront appelés à réfléchir sur les thèmes suivants : agriculture responsable, jeunesse et développement, gestion passée et future des ressources naturelles.
La campagne promue par les Evêques du Kenya veut constituer une réponse à l’appel du Pape François dans son Encyclique Laudato Si à s’occuper de la maison commune qu’est la Terre.
Au cours de la cinquième et dernière semaine de Carême, le centre de la réflexion sera occupé par la sainteté et la dignité de la vie de toute personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Semaine missionnaire dans le Diocèse de Matagalpa sous le signe de l’obéissance à Dieu, source de salut

Fides FR - www.fides.org - Mié, 22/01/2020 - 11:49
Matagalpa – « L’évangélisateur doit écouter la voix de Dieu. Il s’agit d’un homme ou d’une femme qui cherche, découvre et accomplit la volonté de dieu » a déclaré S.Exc. Mgr Rolando Alvarez Evêque de Matagalpa, en célébrant la Messe d’envoi en mission des groupes d’opérateurs pastoraux de la Paroisse Saint Raymond, en date du 17 janvier. Ainsi que l’indique la note parvenue à Fides, des centaines de fidèles, ainsi que leur Curé, Mgr Isidoro Mora, effectueront une mission dans les quartiers et les communautés rurales de la Paroisse, portant les Saintes Ecritures et le livre de prières offert par le Diocèse au titre de cette année, dans lequel chaque mois est dédié à un saint particulier avec une intention spéciale.
Au cours de l’homélie de la Messe d’envoi, Mgr Alvarez a rappelé que de grands miracles peuvent intervenir lorsque l’on est obéissant à la voix du Seigneur et de Ses prophètes, dans la mesure où l’obéissance à Dieu porte le salut alors que la désobéissance amène la ruine. Par suite, le missionnaire est un homme ou une femme qui doit écouter la voix de Dieu.
La Semaine missionnaire au sein du Diocèse est organisée chaque année avec quelques aspects différents. En tenant compte du Dimanche de la Parole de Dieu désormais tout proche, Mgr Alvarez a souligné l’engagement missionnaire qui se déroule dans un environnement pas tellement propice à l’écoute d’une parole qui invite à la justice, à la vérité alors que le pays ne connait pas une véritable démocratie. Hier, il a écrit sur son compte Twitter : « Seule une démocratie institutionnelle et institutionnalisée peut interrompre les cycles de violence que nous connaissons maintenant ». Voici quelques heures seulement, il a souligné : « La base fondamentale de tout consensus est le respect illimité de la dignité de la personne et la liberté d’expression ».
L’an dernier, pour la Semaine missionnaire, Mgr Alvarez s’est rendu avec des centaines de laïcs engagés comme missionnaires prêcher également sur les autobus, en annonçant le Royaume de Dieu et la prédilection de Dieu pour les plus humbles. L’Evêque a une grande considération pour les jeunes, ainsi qu’il l’a écrit le 14 janvier dernier : « Les étudiants ont toujours exprimé leur profond sens civique, institutionnel et démocratique aux moments appropriés. Ils ont également gagné leur place à la table . Leur réflexion mûre et en croissance constitue un motif supplémentaire pour être écoutés avec sérieux et responsabilité ».
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ASIE/INDE - Prière et Adoration eucharistique après la profanation du Très Saint Sacrement à Bangalore

Fides FR - www.fides.org - Mié, 22/01/2020 - 11:32
Bangalore – Le 24 janvier, l’ensemble de la communauté diocésaine de Bangalore « est appelée à faire pénitence et à vivre une prière particulière avec des veillées d’Adoration eucharistique en réparation de l’action sacrilège et ignominieuse ». Tel est le message diffusé par S.Exc. Mgr Peter Machado, Archevêque de Bangalore, après le vol et la profanation du Très Saint Sacrement intervenus dans une Paroisse de l’Archidiocèse. Ainsi que cela a été communiqué à Fides, le vol est intervenu en l’église Saint François d’Assise de Kengeri dans la nuit du 20 janvier. Le Père Sathish Kumar OFM Cap., Curé de la Paroisse, a déposé plainte auprès de la police locale et une enquête est en cours. « Non seulement je suis terriblement choqué mais aussi profondément attristé. Ce sacrilège accompli à l’encontre de notre Seigneur et Sauveur est source de grande préoccupation non seulement pour les Paroissiens de Saint François d’Assise mais influent aussi sur les sentiments religieux de nous tous, au sein de l’ensemble de l’Archidiocèse » a écrit l’Archevêque dans une note parvenue à Fides.
Au cours des 19 premiers jours de janvier et donc de l’année, 17 épisodes de violence à l’encontre des chrétiens en Inde ont été signalés, affirme le United Christian Forum , sur la base des plaintes déposées par le biais d’une ligne téléphonique d’assistance activée par l’organisation et documentant les cas de violence à l’encontre d’églises et de chrétiens en Inde.
« Un pasteur a été arrêté. Une agression physique a eu lieu alors que certaines activités religieuses ont été bloquées par les autorités » a déclaré à Fides A.C.Michael, un responsable de l'UCF.
John Dayal, journaliste catholique et activiste pour les droits fondamentaux, a déclaré à Fides : « La violence a lieu alors que la nation voit les minorités religieuses être discriminées au travers de mesures législatives telles que le Citizenship Emendament Act , le National Register of Citizens et le National Population Register . Il existe un état d’impunité et une campagne de haine qui accompagnent et aggravent ces phénomènes ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - L’instruction des jeunes, responsabilité des hommes politiques et de l’ensemble de la communauté

Fides FR - www.fides.org - Mié, 22/01/2020 - 11:07
Bereina – « Nous prions et œuvrons afin que le droit à l’éducation de tous les enfants puissent être véritablement reconnu et non pas seulement sur papier ou dans les discours des hommes politiques mais aussi concrètement réalisé au travers du soin quotidien de leurs parents et de leurs communautés ». Tel est le souhait de Sœur Giovanna Bordin, missionnaire de la Fraternité Cavanis Jésus Bon Pasteur de Bereina, évoquant un aspect important, souligné récemment également par le monde politique. « Le gouvernement est profondément convaincu que l’instruction représente l’instrument qui transformera et soutiendra la prospérité de la nation » a déclaré dans une lettre officielle le Premier Ministre de Papouasie Nouvelle Guinée, James Marape, à l’approche de la rentrée scolaire 2020-2021.
Jusqu’à l’année scolaire dernière, en Papouasie Nouvelle Guinée, était en vigueur une politique appelée « Tuition Fee Free Education » au travers de laquelle l’Etat avait la pleine responsabilité économique des dépenses scolaires. A partir de cette année, a été annoncée la mise en place d’un nouveau système appelé « Government Tuition Fee Subsidy » dans le cadre duquel l’Etat prendra en charge 80% des dépenses scolaires, laissant aux parents et aux familles la charge de couvrir les 20% restants dans le but de les rendre plus responsables de l’éducation de leurs enfants.
« Le gouvernement désire bloquer le syndrome de l’assistanat qui a prospéré jusqu’ici et qui s’est développé au sein de la culture papoue » a ajouté le Premier Ministre. « Le changement en matière de gestion financière a été décidé pour motiver les parents et les communautés afin qu’ils travaillent la terre et qu’ils travaillent durement pour contribuer à la renaissance économique, renouvelant notre nation et mettant un terme à la tendance à l’assistanat et au syndrome de dépendance ». Le Premier Ministre poursuit en écrivant : « De par leur nature, les papous sont de grands travailleurs, résilients et indépendants mais, pendant de nombreuses années, le gouvernement a adopté et permis des politiques qui ont rendu les personnes paresseuses ».
Ainsi que l’explique à Fides Sœur Bordin, « cette nouvelle décision du gouvernement Marape a suscité des critiques mais, indépendamment de la position ou des sympathies politiques, il est certainement important de reconnaitre les points forts de sa propre culture et de les conserver en vie mais aussi de reconnaitre les attitudes de paresse et d’acceptation de l’assistanat qui risquent de bloquer le développement de la nation. Chaque initiative et décision pouvant aider à changer est importante même si elle est critiquée ». « L’espoir semé en éduquant les enfants peut également réveiller la force et la capacité de sacrifice et de soins des adultes » conclut la missionnaire.
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ASIE/PAKISTAN - Témoignage de l’avocat d’Asia Bibi sur les pressions religieuses existant dans le cadre des cas de blasphème au Pakistan

Fides FR - www.fides.org - Mié, 22/01/2020 - 10:43
Rome – « Au Pakistan, les avocats qui défendent dans des cas de blasphème sont durement attaqués, abandonnés et isolés. Bien que le coran défende ceux qui font l’objet de fausses accusations, la mentalité au Pakistan est fortement conditionnée par un préjudice religieux. Dans mon cas par exemple, en tant que défenseur de la chrétienne Asia Bibi, qui était faussement accusée de blasphème, j’ai été accusé de défendre les infidèles et ai été complètement abandonné et isolé. Aujourd’hui, pour me déplacer, j’ai besoin de gardes du corps et je pourrais me retrouver cible d’extrémistes. Cependant je ne me repens pas de m’être engagé en faveur de la justice et du bien du Pakistan ». C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides Maitre Saiful Malook, défenseur musulman d’Asia Bibi à l’occasion de la Journée internationale de l’avocat menacé qui aura lieu le 24 janvier à l’initiative de la Fondation pour la Journée de l’avocat menacé ayant son siège aux Pays-Bas.
La célébration de la Journée, arrivée à sa X° édition en 2020, est dédiée au Pakistan, nation au sein de laquelle, ces dernières années, « un certain nombre d’avocats a fait l’objet d’actes de terrorisme de masse, d’homicides, de tentatives de meurtre, d’agressions, de menaces de mort, de campagnes de mépris et d’intimidations dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles » indique une note de la Fondation parvenue à l’Agence Fides. « Ils ont également été arrêtés, détenus ou torturés et, dans certains cas, cela a également concerné les membres des familles d’avocats assassinés » ajoute-t-elle. L’agression la plus connue contre des avocats pakistanais a eu lieu le 8 aout 2016 lorsque des terroristes ont attaqué l’hôpital public de Quetta dans le cadre d’une attaque suicide ayant provoqué la mort de 54 avocats. Depuis lors, a été enregistrée une augmentation alarmante du nombre d’avocats tués, l’an dernier en ayant dénombré neuf.
La Fondation, en compagnie d’autres organisations partenaires, a diffusé un rapport sur la situation actuelle des avocats au Pakistan, faisant état de la difficile situation dans laquelle vivent et œuvrent nombre d’avocats. Parmi eux Maitre Saiful Malook qui, suite aux menaces de mort reçues, a dû demander la protection des Etats de l’Union européenne. En participant à une conférence organisée à Rome par l’Union des Chambres pénales italiennes le 20 janvier, Maitre Saiful Malook a indiqué que « dans le cadre des procès relatifs aux cas de blasphème, les avocats défenseurs des inculpés rencontrent des obstacles et ont des problèmes. Il existe en effet une très forte pression religieuse. Les magistrats sont apeurés et, dans la très grande majorité des cas, ils accueillent les preuves condamnant le sujet accusé de blasphème ». Ce n’est qu’au cours des degrés successifs de jugement – devant la Cour d’Appel et la Cour Suprême – qu’il est possible de tenter difficilement d’infirmer les décisions et de faire émerger la vérité » indique l’avocat. « Cependant, cela est fait à nos frais, en prenant en considération de pouvoir devenir une cible ».
Le but de la Journée est d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’importance de la profession d’avocat en matière de défense des droits fondamentaux de la personne. La Journée internationale de l’avocat menacé entend faire mémoire du massacre intervenu le 24 janvier 1977 à Madrid, lorsqu’un commando de terroristes fit irruption dans un studio légal spécialisé en droit du travail, tuant cinq avocats et en blessant cinq autres.
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