ASIE/LIBAN - Patriarcat maronite et Université jésuite ensemble dans la promotion de projets de formation agricole contre la crise économique

Fides FR - www.fides.org - 6 horas 32 minutos atrás
Beyrouth – La grave crise économique traversée par le Liban, encore aggravée par la pandémie de Covid-19, a vu se multiplier les initiatives spontanées de personnes qui se mettent pour la première fois à cultiver de petits lopins de terre, y compris en zones urbaines, de manière à produire des denrées alimentaires – fruits, légumes etc. – pour leur consommation personnelle et familiale. Dans ce contexte, différents sujets ecclésiaux se sont impliqués dans le soutien direct d'initiatives lancées par des associations de secteur visant à offrir une assistance et une orientation en particulier aux jeunes qui retournent aux activités agricoles afin de s'assurer à eux-mêmes et à leurs familles, un approvisionnement en biens alimentaires en cette période de crise. Au cours de la journée d'hier, 2 juin, le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, a participé lui aussi à la rencontre inaugurale du projet de formation agricole intitulé « Terre de ton trésor », promu par l'Association Green Liban Club et réservé aux jeunes intéressés à développer des initiatives de production agricole. L'initiative, qui bénéficie du patronage du Ministère de l'Agriculture libanais, est également soutenu par la Fondation Diane pour le Développement durable de l'Université Saint Joseph de Beyrouth, tenue par la Compagnie de Jésus, et par le Centre patriarcal maronite pour le Développement humain.
Au cours de la rencontre de présentation du projet, le Père Tawfiq Bou Hader, Directeur du Centre patriarcal maronite pour le Développement humain, a qualifié les initiatives communautaires de retour au travail de la terre prises par les jeunes de signe important également en ce qui concerne leur désir de redécouvrir le lien avec l'identité et les trésors de leur nation. Le Patriarche d'Antioche des Maronites, dans son intervention, a également adressé un appel aux libanais expatriés, les invitant à ne pas perdre leurs racines, préservées également par la reprise d'activités agricoles conduites selon des critères de durabilité environnementale. « Une maisonnée qui perd la mère de famille devient difficile à réunir » a déclaré notamment le Cardinal, rappelant que « si nous perdons l'attachement à notre patrie, il sera ensuite difficile de nous rencontrer comme libanais. Pour cela, nous sommes encouragés à prendre soin de notre terre ».
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AMERIQUE/BRESIL - Les Etats du Pará et d'Amapa, lieux de la présence du plus grand nombre de prêtres contaminés par le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - 6 horas 48 minutos atrás
Brasilia – La Commission nationale des prêtres , liée à la Conférence épiscopale du Brésil , a publié le nombre de prêtres qui, au Brésil, ont été touchés par le Covid-19. Le sondage, parvenu à Fides, confirme 117 cas avérés et 14 morts. Les données ont été vérifiées en consultant les 18 bureaux régionaux de la CNBB.
La région Nord 2 de la CNBB, qui couvre les Etats du Pará et d'Amapa, représente celle ayant le plus grand nombre de cas d'infections par Covid-19 et de morts enregistrés parmi les prêtres. Elle est suivie par la région nord-est 2, qui comprend les Etats du Rio Grande do Norte, du Paraíba, du Pernambouco et d'Alagoas. Là les prêtres infectés sont 19 dont un mort. La région Sud 1, couvrant l'Etat de Sao Paolo, occupe la troisième place de ce triste classement, avec 13 cas avérés et la deuxième en ce qui concerne le nombre de prêtres morts .
« Il est de la plus haute importance d'être conscients du nombre de prêtres contaminés ou qui sont morts – a commenté la Commission en diffusant les données. En premier lieu parce que nous pouvons être en communion avec eux par la prière et la communion spirituelle et ensuite pour avoir des nouvelles de combien de frères infectés sont parvenus à guérir et pouvoir par suite nous réjouir ensemble ».
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ASIE/INDONESIE - Coexistence interreligieuse et solidarité, deux vidéos virales sur les réseaux sociaux

Fides FR - www.fides.org - 7 horas 4 minutos atrás
Djakarta – Deux chansons entonnées par des religieuses, des prêtres et des laïcs catholiques dans le pays musulman le plus peuplé du monde ont rythmé les plateformes des réseaux sociaux en ce qui concerne deux thèmes de stricte actualité : la fête marquant la fin du ramadan, l'Aïd, et le drame du corona virus. Les deux vidéos ont atteint un public record tant sur Instagram que sur Youtube avec un message simple mais très efficace. « La beauté d'une vie dans la tolérance ». Tel est le titre que les trois religieuses, les Soeurs Eufrasia, Vincentine et Dorothea ont dédié aux « frères qui célèbrent l'Aïd ». Les trois religieuses chantent devant un autel un message de coexistence qui a recueilli sur la chaîne Youtube 40.000 visites et plus de 600.000 sur Instagram. Dans l'un des nombreux commentaires laissés sur Youtube, Tyon Setyono a écrit : « Masya Allah est très beau, mélodique, relaxant. Voila l'essence de la tolérance ». Un très bon résultat a également été enregistré par le vidéoclip chanté Kamu untuk Kita dédié « aux combattants de la première ligne contre la pandémie de Covid-19 », conçu, chanté et récité par des Evêques, des prêtres, des jeunes gens et jeunes filles du Diocèse de Ruteng, dans l'île de Flores, puisqu'il compte 10.000 visites sur Youtube.
Le nombre de visiteurs et les commentaires positifs constituent le signe du désir de cultiver la coexistence en un moment difficile pour les indonésiens. Le gouvernement vient en effet de décider que, cette année, à cause de la pandémie et de la fermeture de la Mecque et de Médine, le traditionnel pèlerinage n'aura pas lieu. L'annonce a été faite le 2 juin par les autorités et il s'agit d'une mauvaise nouvelle pour le quota réservé à l'Indonésie, à savoir 221.000 pèlerins présents sur la liste du pèlerinage que tout musulman doit accomplir au moins une fois dans sa vie . Nombre des aspirants pèlerins avaient déjà payé leur participation financière au voyage – qui varie de 2.100 à 2.700 USD – un prix politique établi et géré par le gouvernement qui devra maintenant prendre en charge les remboursements.
Au plan sanitaire, le pays est encore en plein milieu de la lutte contre le Covid-19. Le 3 juin, l'Indonésie comptait 27.549 cas et 1.663 morts, des chiffres encore limités pour un archipel comptant 270 millions d'âmes, alors que la polémique gonfle tant à propos de la vérification de la cause des décès que du peu de tests effectués et de la difficulté de contrôler la mobilité interne.
La situation est tellement complexe que le Président, Joko “Jokowi” Widodo, a décidé de recourir à l'armée pour maintenir les distances physiques et les règles du confinement. La décision a été largement critiquée par l'opinion publique dans la mesure où une dérive autoritaire est crainte. Les observateurs estiment que le Président pourrait réduire ou annuler la loi concernant l'autonomie des provinces, l'une des grandes victoires de la « Reformasi », l'époque ayant fait suite aux 30 ans de dictature de Suharto, faisant faire au pays un pas en arrière dans le processus démocratique encore récent.
Link correlati :La vidéo des prêtres et des fidèles de Flores La vidéo des trois religieuses indonésiennes
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AFRIQUE/ANGOLA - Témoignage du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires concernant le fonds de solidarité des Œuvres

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Luanda – « L'Angola a enregistré les deux premiers cas de Covid-19 en mars et par conséquent, ses autorités civiles et religieuses ont adopté les mesures appropriées pour éviter le risque de contamination de la communauté, dans la mesure où les cas avérés ont été importés de pays tels que le Portugal, l'Afrique du Sud, le Brésil et Cuba. A ce jour, l'Angola compte 83 cas de Covid-19 » déclare à l'Agence Fides le Père Fausto de Carvalho Rosado, CMF, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d'Angola et de Sao Tomé.
« Les mesures adoptées par le gouvernement en mars comprennent le confinement de la population et la proclamation de l'Etat d'urgence. Par suite les lieux de réunion, de rassemblement, de prière et de culte ont été fermés, seuls fonctionnant les services minimum » indique le Père Rosado.
« En cette période de pandémie, la mission au sein de l'Eglise en Angola est centrée sur la prière, la sensibilisation et le soutien aux plus défavorisés » souligne le Père Rosado. Dans ce but, « ont été créés des groupes d'enfants, d'adolescents, de jeunes et d'adultes sur les réseaux sociaux, en particulier sur WhatsApp et Facebook, lesquels conduisent et promeuvent des moments de prière, de dialogue et de partage, avec des Curés, des religieux et d'autres opérateurs pastoraux qui offrent des moments de culte sur ces plateformes. Les Messes dominicales sont transmises par la télévision publique d'Angola à 08.00 locales ».
« Une autre initiative qui a été promue partout consiste dans la sensibilisation des chrétiens et des non chrétiens en ce qui concerne le respect des lignes directrices du Ministère de la Santé et des autorités religieuses, au travers de la distribution de tracts, d'opuscules, de banderoles et autres » poursuit le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.
Le Père Rosado remercie le Saint-Père d'avoir créé le Fonds d'urgence pour les victimes du Covid-19. « Depuis que nous avons reçu les lignes directrices et les critères relatifs au fonds, nous avons informé les Evêques de la Conférence épiscopale d'Angola et de Sao Tomé, de manière à ce qu'à la lumière de leurs réalités particulières, ils puissent réaliser leurs projets » affirme-t-il.
« Nous avons reçu et approuvé la demande de soutien des Diocèses de São Tomé, Caxito et Luena, qui ont d'importants besoins causés par le Covid-19. Espérons que dans les prochains jours d'autres Diocèses puissent faire leurs demandes » indique le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.
Selon le Père Rosado, jamais comme en ces temps de crise, l'Evangélisation et la charité n'ont été aussi étroitement liées. « La charité, les services rendus aux plus pauvres et aux plus défavorisés constituent l'un des moyens d'évangéliser en cette période de confinement » souligne-t-il. « Nous avons distribué, avec l'aide de divers salariés et des faibles ressources dont nous disposons, des colis alimentaires aux familles les plus nécessiteuses de nos communautés ».
« Au cours de cette période, certains ont besoin non seulement de la Parole mais aussi du pain pour survivre » conclut le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires.
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EUROPE/FRANCE - Le site des Œuvres pontificales missionnaires pour connaître la Vénérable Pauline Jaricot, fondatrice du « premier réseau social missionnaire »

Fides FR - www.fides.org - 8 horas 19 minutos atrás
Lyon – Le 26 mai, le Pape François a autorisé la publication du Décret reconnaissant le miracle attribué à l'intercession de la Vénérable Pauline Jaricot , ouvrant ainsi la route à sa béatification . Cette laïque française était dotée d'un charisme missionnaire extraordinaire qui l'amena à fonder le mouvement du Rosaire vivant et l'oeuvre de la Propagation de la Foi.
La Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires de France, dans un dossier réalisé pour l'occasion et parvenu à Fides, souligne : « Déjà nommée patronne des missions par le Pape François en octobre 2019 durant le Mois missionnaire extraordinaire, la Vénérable Pauline Jaricot s'unit à d'autres grandes figures de Lyon, comme le Père Antoine Chevrier ou Frédéric Ozanam ». A cette occasion, les Œuvres pontificales missionnaires ont préparé un site Internet dédié à la découverte de leur fondatrice, offrant ainsi la possibilité à tous de rencontrer « la spiritualité ardente de cette femme » au service de l'Evangélisation du monde.
Le site de la Vénérable Pauline Jaricot - www.paulinejaricot.opm-france.org – permet à quiconque de découvrir le caractère moderne et stimulant de cette figure laïque exceptionnelle, capable par sa capacité créative de porter le message évangélique dans le monde entier, à commencer par les familles pauvres qui l'entouraient. « Profondément enracinée dans la prière, Pauline a su inventer le premier réseau social missionnaire » soulignent les Œuvres pontificales missionnaires de France, en invitant à les rejoindre.
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AFRIQUE - Des élections crédibles en Afrique, le combat difficile des Evêques du continent

Fides FR - www.fides.org - 8 horas 50 minutos atrás
Kara – Aujourd’hui, dans la dynamique de la mission comme engagement pour la justice, le combat pour la vérité des urnes occupent une place majeure dans l’activité missionnaire des Conférences épiscopales en Afrique. Cet engagement ferme de ces différentes conférences épiscopales peut se résumer en ces termes : « Pour la vérité des urnes, nous ne nous tairons pas ».
Du Congo Kinshasa au Cameroun, en passant par le Togo et aujourd’hui au Burundi, les Conférences épiscopales de ces différents pays africains ont toutes contesté par des déclarations formelles la crédibilité et la fiabilité des dernières élections présidentielles tenues dans leurs pays respectifs. A peu de chose ont servi jusqu'à ce jour les nombreux efforts accomplis dans le temps pour parvenir à une politique véritablement démocratique. Les Evêques ont depuis toujours poussé la population à construire des processus électoraux basés sur les principes fondamentaux de justice, de vérité et d'équité.
« L’espoir d’une Afrique aux lendemains meilleurs passe essentiellement par des processus électoraux fiables, vrais et authentiques. C’est seulement comme ça que nous pourrons asseoir des démocraties, gages de stabilité et porteuses de développement authentique et holistique » écrit à l'Agence Fides le Père Donald Zagore, missionnaire de la Société des Missions africaines au Togo.
« Il s'agit d'une logique que nos Conférences épiscopales en Afrique ont bien comprise mais qu’elles ne pourront pas réaliser toutes seules. Pour relever ce défi de la vérité des urnes, gage de démocratie, il faut qu’une relation de responsabilité mutuelle se créé entre les Evêques et les responsables politiques africains. Malheureusement aujourd’hui en Afrique, dans bons nombres de pays, c’est plutôt des relations d’hostilité qui existe entre ces deux structures. Ce qui annonce des jours encore difficiles pour ce combat long et périlleux dans lequel sont engagées les Conférences épiscopales africaines » conclut le Père Zagore.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Témoignage d'une religieuse sur la situation en zone de Beni en cette période de pandémie

Fides FR - www.fides.org - 9 horas 40 minutos atrás
Beni – Soeur Gabriela Guibarra, missionnaire croisée de l'Eglise, est Directrice des Missions du Vicariat apostolique de Beni et, face à la pandémie, elle a rejoint le groupe « Soldats volontaires de Dieu » et cherche depuis là d'aider les actions de solidarité menées par un important groupe de bénévoles catholiques se dédiant aux personnes les plus nécessiteuses, collaborant à l'administration à domicile des doses d'ivermectine mais aussi actif dans les cliniques. Elle partage à Fides son témoignage concernant la difficile situation dans laquelle se trouve son département à cause du Covid-19.
Beni a enregistré 76 cas de personnes infectées par le corona virus hier, 2 juin, qui viennent s'ajouter aux 1.885 recensés jusqu'au 1er juin. Ce département est le deuxième au niveau national quant au nombre d'infections après celui de Santa Cruz.
La situation de Beni, et en particulier à Trinidad, est préoccupante dans la mesure où l'engagement fait défaut tout comme le travail conjoint, les autorités et les responsables étant peu efficaces et peu crédibles. Des promesses sont bien faites mais elles ne se traduisent pas en faits tangibles. Médecins et infirmiers ne disposent pas des consignes de biosécurité de base et bien qu'ils se soient déjà exprimés, comme dans différentes autres parties de la Bolivie, leurs requêtes n'ont pas encore été satisfaites avec le sérieux requis par la situation.
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AMERIQUE/SALVADOR - Message de Pentecôte de l'Episcopat en période de pandémie

Fides FR - www.fides.org - 9 horas 41 minutos atrás
San Salvador – En la Solennité de Pentecôte, les Evêques du Salvador ont envoyé au peuple un Message d'espérance et de proximité en cette époque de pandémie et sollicitent les autorités afin qu'elles engagent un dialogue coresponsable qui permette d'affronter la crise nationale.
« Telle est la pensée fondamentale de ma prédication. Rien n'importe pour moi autant que la vie humaine ». S'inspirant de cette phrase de Saint Oscar Romero, qui conserve toute son actualité, les Evêques du Salvador écrivent : « Parce que rien n'importe plus à l'Eglise que la vie humaine, au cours des années de la guerre, elle dénonça les abus commis contre la dignité de la personne humaine et annonça sans relâche le plan du Père : réconcilier les hommes avec Dieu et entre eux ».
En ce qui concerne l'Etat, les Evêques indiquent : « Combien il nous manque en tant que pays que tout citoyen ait une vie digne » face aux conséquences de la pandémie sur les secteurs les plus vulnérables du pays. « Les licenciements, le chômage, la faim, le manque de travail menacent nombre de nos compatriotes » dénoncent les Evêques et face à cette réalité, ils font en particulier appel « aux responsables et aux sociétés privées » afin qu'ils s'engagent à ce que personne ne soit exclu de la vie nationale.
En cette Solennité de la Pentecôte, les Evêques du Salvador ont vu l'action de l'Esprit de Dieu dans l'histoire, au travers du peuple, qui, en ces temps de crise, a démontré de savoir se bien comporter. « Nous nous félicitons de l'attitude du personnel médical et sanitaire qui avec beaucoup d'héroïsme prend soin des malades en combattant contre le virus. Nous nous félicitons aussi de l'ensemble des efforts accomplis également pour aider nos frères les plus pauvres, en faveur du frère de la porte à coté, du soin des personnes âgées et des enfants ».
Enfin, l'Episcopat invite à prier afin que Dieu concède à tous, dirigeants compris, la grâce de la communion et du dialogue. « De cette manière – concluent-ils – nous serons un seul peuple qui cherche à vivre en paix, dans la fraternité et l'unité ».
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ASIE/TURQUIE - Rejet de toute intromission des gouvernements dans la célébration de l'Eucharistie de la part du Patriarche oecuménique de Constantinople

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 14:06
Istanbul – Les Eglises orthodoxes ont suivi sans trop de réserve les dispositions imposées par les autorités civiles de leurs pays respectifs afin de lutter contre la pandémie de corona virus, fermant les églises et célébrant la divine liturgie en l’absence de fidèles. Cependant, maintenant, après les mois de quarantaine, alors que les lieux de culte commencent à rouvrir leurs portes, « les autorités de ce monde » ne peuvent prétendre imposer leurs vues sur les dynamiques ecclésiales qui touchent la célébration des mystères sacrés, à commencer par la manière dont sera distribuée aux fidèles la divine Eucharistie. Cette mise en garde envers les gouvernements et les institutions civiles provient de Bartholomé I°, Patriarche oecuménique de Constantinople, primus inter pares des Primats de l'Orthodoxie, qui, dans une lettre envoyée aux autres Patriarches et Chefs des Eglises, demande leur avis et cherche à définir une approche pastorale partagée face aux controverses existant dans les pays où les autorités politiques locales prétendent imposer les nouveaux protocoles à la célébration même des sacrements et en particulier à la distribution de l'Eucharistie sur la base de considérations hygiéniques et sanitaires liées aux politiques de lutte contre le Covid-19.
Ce qui est pris pour cible en particulier par les consultants gouvernementaux est en particulier la modalité de distribution des espèces eucharistiques du pain et du vin, que les prêtres administrent aux fidèles en utilisant la même cuillère immergée dans l'unique calice où se trouvent mélangés le pain et le vin. Des organes liés à des gouvernements ont déjà indiqué qu'une telle modalité de distribution de l'Eucharistie n'est pas conforme aux dispositions sanitaires imposées par la pandémie. De ces déclarations sont nées des controverses en Grèce, en Bulgarie, en Serbie et dans d'autres pays où une vaste partie de la population est orthodoxe.
Par sa lettre, signée le 17 mai et rendue publique le 31 mai, le Patriarche oecuménique de Constantinople revendique le rôle de l'Eglise Mère de Constantinople de “coordonner et dans la mesure du possible assurer l'uniformité entre les Eglises orthodoxes locales sur la question extrêmement importante de la divine Eucharistie et de sa modalité de distribution aux fidèles”. Bartholomé I° souligne que les Eglises orthodoxes ont adhéré et obéi aux dispositions imposées par les autorités sanitaires et politiques face à la diffusion planétaire du virus et ajoute que “la condescendance de l'Eglise” peut arriver “jusqu'à la croix” mais qu'elle ne peut se soumettre “aux autorités de ce monde lorsque vient à être mis en question le mystère des mystères de sa vie, la Divine Eucharistie”. Dans la vie de l'Eglise – ajoute le Patriarche oecuménique de Constantinople - “l'interprète des exhortations évangéliques et apostoliques mais aussi de l'esprit et de la lettre des canons divins et saints est la Sainte Tradition, tissée indissolublement avec la pratique ecclésiastique quotidienne et l'expérience de la kénose”. La Tradition a toujours reconnu que l'Eglise vit dans le monde grâce à la Divine Eucharistie et dans la Divine Eucharistie, ou pour le dire d'une autre manière, que l'Eucharistie divine est la révélation et l'expérience du mystère divin et humain de l'Eglise”. C'est pourquoi, vu qu'au cours de la pandémie “ont été écoutées certaines opinions choquantes quant à la manière d'affronter les mystères immaculés”, il est devenu, selon le Patriarche oecuménique de Constantinople, “pour nous impossible de demeurer en silence et étrangers face à une situation si ambiguë et inactifs face aux développements et aux règlements et interdictions gouvernementaux qui leur sont liés”.
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ASIE/PHILIPPINES - Grave impact économique et social du verrouillage imposé par la pandémie en termes de chômage et de nouvelle pauvreté

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 13:46
Manille - La pandémie et le verrouillage imposé pour contenir le Covid-19 ont un grave impact sur des millions d’indigents, de marginalisés ou de personnes vivant grâce à un salaire journalier aux Philippines. Selon les experts, la crise aura de fortes retombées sur l'économie et créera des millions de nouveaux pauvres, empirant les inégalités économiques et sociales. C'est ce que confirme à l'Agence Fides Catherine Dela Cruz, bénévole catholique engagée à Manille dans des programmes d'assistance et de solidarité promus par l'Eglise. « Les pauvres vivent actuellement l'incertitude de l'approvisionnement alimentaire et la certitude de la faim. Les communautés pauvres des zones rurales sont lourdement touchées par la quarantaine communautaire. Nombreux sont ceux qui ont perdu leur travail et, avec le verrouillage imposé depuis le 15 mars, beaucoup n'ont pas les moyens de se procurer de la nourriture ».
Les organisations ecclésiales aident actuellement les pauvres de diverses manières et dans différentes zones au travers de biens de première nécessité tels que riz, denrées alimentaires, légumes, viande et poisson, en collaboration avec les agences gouvernementales et les associations de la société civile. Le Père Flaviano Villanueva, fondateur de la Fondation Arnold Janssen Kalinga, qui donne à manger aux pauvres de Manille, affirme à Fides que « en ce moment difficile, tous doivent participer à la mission et donc faire preuve d'amour et de solidarité envers ceux qui en ont besoin ». La Fondation constitue un lieu pour accompagner les sans abri afin qu'ils puissent changer leurs vies. Elle adopte une approche holistique, systématique et digne pour aider les personnes indigentes ou marginalisées à améliorer leur vie et à se réinsérer dans le tissu social.
Récemment, S.Exc. Mgr Broderick Pabillo, Administrateur apostolique de Manille., a exhorté tout un chacun à la charité en tant que « voie d'accès » à la sainteté, invitant au soutien mutuel au cours de l'épidémie.
Attendu que le pays affronte déjà d'importantes inégalités sociales et économiques, nombreuses sont les strates de la population qui sont touchées au plan économique par l'épidémie même si, depuis le 1er juin, le gouvernement a allégé les restrictions afin de relancer l'économie. Quelques 70% des entreprises peuvent rouvrir en juin. Toutefois, selon les observateurs, 70% des travailleurs pourraient ne pas retourner au travail dans la mesure où de nombreux commerces ou petites entreprises ont commencé à licencier des salariés à cause du verrouillage et de la perte de revenus.
Parmi les catégories les plus défavorisées se trouvent plus de 75.000 conducteurs de moyens de transport petits et moyens à Manille, lesquels ne disposent d'aucun revenu depuis ces trois derniers mois. Par ailleurs, 50.000 enseignants à temps partiel des collèges, écoles et Universités ont été victimes de la politique associant strictement le travail réel au versement d'une rétribution.
Universitaires, consultants politiques, experts du monde de la finance et responsables de la société civile discutent actuellement de l'impact du Covid.19 sur les économies et les personnes aux Philippines et dans le sud-est asiatique, évaluant les opportunités d'une plus grande coopération régionale.
Selon l'Asian Development Bank , dont le siège est à Manille, la pandémie de corona virus menace la santé, les moyens de subsistance et le bien-être social d'une grande partie de l'Asie et du Pacifique. L'ADB a répondu à la crise dès ses premières phases, se concentrant sur une vaste série de défis liés à l'urgence sanitaire, à ses retombées économiques et au parcours à mettre en place pour favoriser la reprise.
Plus de 5 milliards d'USD mis à disposition par l'ADB ont contribué à alléger la tension fiscale au sein des économies en voie de développement dans des pays tels que le Bengladesh, le Bhutan, l'Inde, l'Indonésie, le Kirghizistan, la Mongolie et les Philippines.
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Moment de prière à El Paso après la mort de George Floyd

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 13:02
El Paso – Dans un climat de violence et de tension généralisée à cause des nombreuses manifestations organisées aux Etats-Unis suite à la mort de George Floyd, à El Paso, les catholiques ont tenté de s'exprimer différemment. L'Evêque du lieu, S.Exc. Mgr Mark Seitz, a conduit un groupe de prêtres dans le cadre d'une veillée de prière en mémoire de l'homme de Minneapolis. Les prêtres ont observé un moment de silence et se sont agenouillés pendant 8 mn 46s, le temps pendant lequel l'agent de police a tenu son genoux sur le col de G.Floyd avant qu'il ne meure en garde-à-vue selon les registres de la police. A El Paso, avait été annoncé une grande manifestation à Memorial Park, finalement annulée suite aux affrontements déjà intervenus au cours des jours précédents.
Les Evêques des Etats-Unis ont exprimé leur avis : « La mort de George Floyd a été insensée et brutale, un péché qui crie au ciel pour obtenir justice. Comment est-il possible qu'en Amérique, la vie d'un homme noir puisse lui être enlevée alors que les demandes d'aide ne reçoivent pas de réponse et que sa mort est enregistrée pendant qu'elle a lieu ? » indique dans une note S.Exc. Mgr José H. Gomez, Archevêque de Los Angeles et Président de la Conférence épiscopale des Etats-Unis.
« La cruauté et la violence subies ne reflètent cependant pas ce que sont la majorité des hommes et femmes bons qui oeuvrent au sein des forces de l'ordre et assument leur devoir avec honneur. Nous le savons et faisons confiance aux autorités civiles afin qu'elles mènent une enquête attentive et fassent justice » souligne la note.
« Le racisme a été toléré trop longtemps – poursuit la note. Cette fois, nous devons écouter ce que les personnes disent au travers de leur douleur ». Cependant « la violence de ces dernières nuits est autodestructrice. Rien ne se gagne par la violence et beaucoup se perd ». « Incendier et saccager les communautés en annihilant des moyens de subsistances de nos voisins ne fait pas avancer la cause de l'égalité raciale et de la dignité humaine. Nous ne devrions pas dire que George Floyd est mort sans raison. Nous devrions honorer le sacrifice de sa vie en bannissant le racisme et la haine de nos cœurs et en renouvelant notre engagement visant à remplir la promesse sacrée de notre nation : être une communauté bien-aimée de vie, de liberté et d'égalité pour tous » conclut le Président de la Conférence épiscopale.
Déjà le 30 mai, les Présidents de sept Commissions de la Conférence épiscopale en question s'étaient déclarés solidaires des communautés noires du pays, demandant une enquête qui porte à la vérité et à la justice.
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AFRIQUE/MALAWI - Tension croissante entre Covid-19 et campagne présidentielle

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 11:06
Blantyre - « Tout est suspendu. On ne sait quand les écoles pourront être rouvertes et des réunions nombreuses se tenir. Nous disons qu'ici l'épidémie est contrôlée même si le nombre des contaminations a augmenté. Nous sommes à un peu plus de 300 dans l'ensemble du pays » écrit à l'Agence Fides la missionnaire Anna Tomasi, des Franciscaines auxiliaires laïques missionnaires de l'Immaculée , actives en particulier dans les domaines de la santé, de l'instruction et de la pastorale des prisons. « C'est un contresens parce que les marchés de l'ensemble du pays sont aussi actifs que des ruches tout comme les réunions électorales – remarque la missionnaire. Dans le pays, sont interdits les rassemblements de plus de 100 personnes mais les partis politiques continuent à mener une campagne électorale massive, avec des milliers de partisans réunis en vue des élections présidentielles ».
« Malheureusement – ajoute Anna Tomasi – la campagne électorale est tendue et fait enregistrer actuellement de graves épisodes de violence ». Le Président de la République sortant, Peter Mutharika, avait ordonné le confinement de la population mais l'autorité judiciaire a accueilli les appels de la société civile, suspendant l'entrée en vigueur de la disposition. Les restrictions mettraient en effet en danger la vie des plus pauvres, vu l'absence d'aides alimentaires de la part du gouvernement.
La situation est encore aggravée par le rapatriement de plus de 400 personnes en provenance d'Afrique du Sud et par la fuite d'un centre d'isolement installé dans un stade de Blantyre. Selon des informations locales, la police et les opérateurs sanitaires ne sont pas en mesure de bloquer les fugitifs à cause du manque de dispositifs de protection adéquats. Au moins 46 d'entre eux ont été testés positifs au virus.
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EUROPE/ITALIE - De l'actualité de l'engagement du Bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini en cette époque de Covid-19

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 10:25
Rome – « Aujourd'hui plus que jamais, en ce temps de pandémie, l'engagement du Bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini est actuel, lui qui fut en première ligne durant les catastrophes qui l'ont vu protagoniste d'une bienfaisance quotidienne, généreuse et cachée envers de nombreuses personnes nécessiteuses au point d'être qualifié de « prince de la charité ». Aujourd'hui, nous le fêtons parce qu'il est signe d'un homme en mesure de percevoir les besoins les plus importants de son époque avec la passion du missionnaire, dans les espoirs, les drames et les contradictions de son temps ». C'est ce que souligne Soeur Neusa de Fatima Mariano, Supérieure générale des Soeurs missionnaires de Saint Charles Borromée/Scalabriniennes, dans une note transmise à l'Agence Fides le 1er juin, à l'occasion de la fête du Bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini, fondateur de la Congrégation.
« Sa fête, cette année, arrive à un moment particulier où le monde entier est à genoux à cause de la pandémie de Covid-19 – ajoute la Supérieure générale. Il s'agit aussi de l'année du 125ème anniversaire de la fondation de notre Congrégation, date qui nous porte à rappeler la donation fidèle de toute missionnaire scalabrinienne ». La religieuse évoque le fondateur en tant qu'homme « au caractère fort et aimable, concret et créatif », disposant de « capacités organisationnelles » l'ayant porté à soutenir les migrants italiens qui se rendaient avec espoir en Amérique latine. « Chez J-B Scalabrini, nous trouvons un stimulant renouvelé à continuer et à grandir dans notre identification charismatique avec lui, qui alimente le chemin et la réponse vocationnelle quotidienne, fait habiter les migrations avec le cœur – ajoute-t-elle. Pour avoir un « style scalabrinien avec un visage féminin du charisme, nous ne pouvons pas répéter ce que le Bienheureux Scalabrini a fait avec les migrants de son temps, mais, nous inspirant de son témoignage évangélique, nous avons une mission à conserver, un héritage à transmettre, des frontières à habiter en tant que lieux d'interrelation ». Aux religieuses scalabriniennes, aux jeunes en formation et aux laïcs, la Supérieure a demandé de « faire de cette célébration une occasion pour faire connaître le Bienheureux Jean-Baptiste Scalabrini et son œuvre toujours actuelle, pour réveiller sa dévotion ».
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AFRIQUE/CAMEROUN - Témoignage d'un prêtre sur la situation confuse régnant dans le pays quant à la diffusion du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 10:02
Yaoundé – « Bien que l'ensemble des dix régions du pays soient touchées, il existe des niveaux bien différents de contamination avec des épicentres à partir desquels les contaminations se sont diffusées au reste du Cameroun. Ces épicentres sont les villes de Yaoundé, Douala e Bafoussam » écrit le Père Moïse Tam Nkudé, CICM, Curé de la Paroisse Notre-Dame de la Paix de Gadji, du Diocèse de Batouri, dans l'est du Cameroun.
« Le transport sur route a constitué un facteur important de propagation de l'infection à partir des centres les plus touchés en direction du reste du pays » souligne le prêtre qui fait référence aux données fournies par les autorités.
« Naturellement, les personnes testées positives dans l'ensemble du Cameroun ne représentent pas la situation réelle. Il est possible que le nombre de personnes touchées soit de loin supérieur. Les Centres sanitaires de l'intérieur du pays et les hôpitaux régionaux ne disposent pas d'équipements ou de matériels suffisants pour des tests systématiques » explique le Père Nkudé. « Le simple fait de prendre soin des patients ordinaires est déjà problématique. Aujourd'hui, au Cameroun, à part les cas connus, signalés ou avérés, il n'est pas possible de se faire une idée ou de mesurer la proportion exacte du développement du Covid-19 ».
Les facteurs culturels ont par ailleurs une forte influence sur la progression de la pandémie dans le pays. « La maladie débute souvent en famille sans que le patient lui-même et ses proches ne le sachent, ce qui les exposent à leur tour à la contamination, comme du reste les voisins qui leur rendent visite. On sait bien qu'en Afrique, et en particulier au Cameroun, lorsque quelqu'un est malade, un grand nombre de membres de la famille, de voisins et d'amis rendent visite au patient. C'est un problème anthropologique et sociologique » souligne le Père Nkudé. « Une fois que la personne est reconnue positive au Covid-19, les membres de sa famille et ses amis sont, eux aussi, soumis aux contrôles, avec des crises psychologiques conséquentes pour ce qui les concernent ».
Le drame s'accentue en cas de mort du patient, en ce que les règles sanitaires interdisent que la dépouille soit rendue à la famille. Les autorités procèdent à la sépulture immédiate de la part d'équipes spécialisées. Rares sont les membres de la famille autorisés à assister à l'inhumation. L'usage veut que les familles transportent le défunt dans son village d'origine pour organiser les funérailles avec tous les risques que cela comporte. C'est pour cette raison qu'il n'est pas permis de remettre les dépouilles mortelles aux familles. Les traditionnelles opérations de lavage du corps et d'habillage sont elles aussi interdites pour raisons sanitaires.
« Des affrontements ont eu lieu entre des familles et le personnel du service sanitaire et les forces de l'ordre. Certaines familles contestent les certificats de décès établis par les médecins attestant que le défunt était affecté par le Covid-19. Il existe des médecins qui établissent contre paiement de faux certificats de décès afin de permettre le déroulement des obsèques » indique le Curé.
Naturellement, les activités économiques sont durement touchées par le verrouillage, en particulier celles qui sont liées à un travail journalier dans le secteur informel. Les violences en famille sont en hausse tout comme les vols et les vols à main armée. « Au sein des Paroisses, le montant des quêtes a drastiquement diminué. Des appels ont été lancés afin d'aider les prêtres en difficulté » indique le Père Nkudé, qui conclut en adressant un appel à Notre-Dame pour qu'elle « soutienne l'humanité souffrante, afin que la vie triomphe sur la mort ».
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VATICAN - Nouvelles aides du Fonds des Œuvres pontificales missionnaires pour l'urgence Covid-19 en direction de Sao Tome et Principe, de la Sierra Leone, du Tchad et de la Guinée

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 09:36
Cité du Vatican – Le Fonds d'urgence institué par le Pape François près les Œuvres pontificales missionnaires pour soutenir les Eglises des pays de mission se trouvant à affronter les conséquences de la pandémie de Covid-19 , continue à examiner les nombreuses requêtes qui lui parviennent et à envoyer des aides aux Diocèses. Nous présentons ci-après de brèves descriptions de la situation qu'ils connaissent actuellement et sur les besoins les plus urgents de certains Diocèses d'Afrique auxquels ont été accordés des subsides.
Le Diocèse de Sao Tomé et Principe vit habituellement dans une situation de grande pauvreté et les carences ont été encore aggravées par la pandémie de Covid-19. Les salaires sont bas et la vie est très chère. La majeure partie de la population vit grâce au tourisme mais la fermeture de l'aéroport suite à la pandémie a eu pour conséquence la fermeture des hôtels et des activités de restauration avec des répercussions sur l'induit. La suspension des Messes avec la participation des fidèles a contraint à recourir à la télévision et à la radio pour transmettre des célébrations et moments de prière, ce qui comporte cependant des coûts élevés pour l'Eglise locale qui ne parvient pas à couvrir les dépenses de gestion ordinaire.
Le Diocèse de Kenema, en Sierra Leone, comprend une zone en majorité rurale, où la majeure partie de la population dépend d'une agriculture de subsistance. Le chômage affecte 70% de la population active. Les prêtres et les communautés religieuses dépendent pour leur subsistance des offrandes des fidèles et maintenant, avec la fermeture des églises à cause de la pandémie, la situation est grave. L'une des principales urgences consiste dans le manque d'informations sur le Covid-19. Les personnes ne connaissent pas le virus, ses conséquences et la manière dont il se diffuse. Elles ne suivent donc pas les normes hygiéniques de prévention, d'abord et avant tout la distanciation sociale. La Sierra Leone est un pays pauvre disposant d'un système sanitaire très fragile. Une éventuelle hausse du nombre des contaminations provoquerait un effondrement général.
Dans le cas du Diocèse de Sarh, au Tchad aussi, la majorité de la population tire sa subsistance de l'agriculture. Depuis le 21 mars, les activités liturgiques et pastorales du Diocèse ont été suspendues à cause de la pandémie de corona virus et des normes sévères édictées par le gouvernement pour y faire face. Les écoles ont également été fermées tout comme les deux Séminaires existant à Sarh. La Caritas diocésaine et les Caritas paroissiales doivent affronter des difficultés énormes en ce qu'elle coordonne également les activités des centres sanitaires. Au travers de programmes radiodiffusés, l'Eglise fournit à la population des informations sur le corona virus et sur les normes préventives à suivre. La Caritas diocésaine a un besoin urgent d'aide pour pouvoir répondre aux demandes des Caritas paroissiales en vue de l'acquisition de céréales, et pour les prêtres et communautés religieuses qui sont dans cette situation privés de tout moyen de subsistance.
Le Diocèse de Kankan, en Guinée, qui connaît déjà une situation économique très difficile, voit avec une inquiétude particulière les conséquences de la pandémie. La majeure partie de la population travaille durement pour gagner de quoi vivre au travers de petits commerces, de travaux des champs et d'emplois précaires dans le secteur informel. Les normes édictées pour lutter contre la pandémie ont provoqué une hausse des prix des produits alimentaires et des transports, alors que la fermeture des églises et des activités pastorales a frappé durement les personnes, mettant en danger la vie de foi. Les communautés ont en effet besoin d'une présence régulière de prêtres, de religieux, de religieuses et d'opérateurs pastoraux qui conservent vivante la foi et l'engagement en faveur de l'Evangélisation. Ces derniers, malgré leur dévouement et leur engagement, doivent se déplacer d'un lieu à un autre en parcourant de longs trajets et se trouvent exposés à tous les dangers. Ils ont donc besoin d'assistance pour poursuivre leur mission.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Une caravane transitant librement vers les Etats-Unis

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 09:12
Mexicali – Nous nous trouvons à la frontière sud de la Californie, aux Etats-Unis, où arrivent nombre d'américains qui vivent au Mexique pour les motivations les plus diverses : retraités seuls ou avec leur famille, personnes se rendant au Mexique dans le cadre de leur travail ou pour leurs loisirs. Ayant appris que, face l'urgence sanitaire actuelle, les hôpitaux du Mexique sont au bord du gouffre, ils sont repartis en direction de la Californie.
Mexicali, capitale de l'Etat mexicain de Baja California, compte le troisième nombre de cas avérés de Covid-19 du Mexique alors que ses principaux hôpitaux se trouvent occupés à 80% de leur capacité.
Comme d'autres régions frontalières de la Californie soumise à une importante circulation, des milliers de camions et de travailleurs passant chaque jour la frontière dans les deux sens, le nombre d'infections dans la ville d'Impérial est en hausse et le nombre de cas avérés de Covid-10 a triplé au cours du mois de mai. Le chef des pompiers de Mexicali, Ruben Osuna, a expliqué à la presse que ses ambulanciers doivent parfois attendre des heures pour remettre les patients soupçonnés d'être positifs au Covid-19 aux hôpitaux parce que les services d'urgence sont surchargés. Certains n'y parviennent jamais. Il a déclaré que trois ou quatre patients soupçonnés d'être affectés par le corona virus meurent chaque jour à leur domicile.
« Il est incroyable de constater combien cette maladie nous a enseigné que les frontières n'existent pas » a affirmé Adolphe Edward, Directeur exécutif du Centre sanitaire régional. Le personnel hospitalier comprend 60 personnes qui, chaque jour, traversent la frontière depuis Mexicali pour se rendre au travail.
Quelques 1,5 millions d'américains vivent au Mexique et plus de 250.000 d'entre eux vivent dans des villes du sud de la Californie. Ces zones ont été plus touchées par le corona virus que toute autre zone du territoire mexicain.
Plus de 300 médecins de Tijuana et des environs sont contaminés, selon Yanín Rendón Machuca, responsable du syndicat local des opérateurs sanitaires. A l'hôpital général de la ville, seul un quart du personnel est encore au travail. Les ambulanciers de Mexicali attendent parfois des heures pour que les opérateurs hospitaliers fassent de la place dans les couloirs pour accueillir plus de patients touchés par le Covid-19. Certaines cliniques publiques de la ville frontalière sont tellement surchargées qu'elles n'acceptent plus de patients.
A cause de l'augmentation continuelle des cas dans cette zone, l'Archidiocèse de Tijuana a indiqué qu'il n'ouvrira pas les églises jusqu'à nouvel ordre de la part du Ministère de la Santé alors même qu'elles devaient rouvrir aujourd'hui.
Les catholiques, qui avaient organisé un service de bénévoles pour assister les personnes les plus âgées, n'ont pas été exclus du groupe des contaminés par le Covid-19, malgré les protocoles de sécurité proposés au début de la pandémie.
La participation à la Messe et aux différentes rencontres de réflexion et de prière continue à être possible au travers des réseaux sociaux mais les prêtres se sont toujours rendus dans les hôpitaux pour apporter un message de solidarité aux malades.
Le Mexique compte actuellement 93.500 cas avérés de Covid-19 et plus de 10.000 morts mais ces chiffres officiels sont inférieurs à ceux signalés par la presse locale.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Remise de denrées alimentaires à 24.000 familles de la part de la campagne « Geste solidaire »

Fides FR - www.fides.org - ter, 02/06/2020 - 08:27
Margarita - La campagne « Geste solidaire » est parvenue à distribuer des aides alimentaires à 24.000 familles en de nombreuses villes du pays. Dans la seule zone de l'île Margarita et Coche, les aides en question ont été distribuées à plus de 900 familles.
« Geste solidaire » est une campagne de l'Eglise qui implique missionnaires, Paroisses, Caritas et autres mouvements catholiques et vise à porter assistance aux plus pauvres et aux plus vulnérables au cours de cette quarantaine sociale de lutte contre le Covid-19.
Selon la note envoyée par la Conférence épiscopale du Venezuela à Fides, la campagne conduite par S.Exc. Mgr Fernando Castro, Evêque de Margarita, et coordonnée par Mgr Ireneo Valbuena, avec les prêtres, les religieux et les groupes de Pastorale sociale de Margarita présents dans les diverses Paroisses et après une étude visant à identifier les personnes les plus nécessiteuses des différentes zones, a distribué dans toute l'île 903 colis alimentaires directement aux personnes dont des personnes âgées, des mères célibataires avec enfants mineurs à charge, des personnes handicapées et/ou malnutries et privées de liberté.
Au Venezuela, l'urgence sanitaire fait enregistrer 1.662 cas de Covid-19 et 17 morts mais ces données officielles sont inférieures à ce que signale la presse du pays.
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ASIE/LIBAN - Défense du modèle institutionnel libanais de la part du Patriarche d'Antioche des Maronites

Fides FR - www.fides.org - seg, 01/06/2020 - 13:15
Bkerkè – Le modèle politique libanais, dans sa singularité historique, représente un patrimoine à protéger et à appliquer et non pas un résidu négatif du passé duquel s'émanciper. C'est ce qu'a souligné le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai, prenant position dans le débat déclenché au Liban par ceux qui, face à la crise économique et politique nationale, recommencent à mettre en cause le système institutionnel libanais qui prévoit notamment la répartition des charges politiques et institutionnelles sur la base des différentes confessions d'appartenance.
Au Liban, le modèle institutionnel national réserve ainsi la charge de Président de la République à un maronite, celle de Premier Ministre à un musulman sunnite et celle de Président du Parlement à un musulman chiite – Nabih Berri depuis 30 ans maintenant. Les accords de Taeff, qui ont marqué en 1989 la fin de la guerre civile, ont disposé une parité numérique de sièges parlementaires réservés aux députés chrétiens et musulmans.
Au cours de ces derniers jours, dans un discours télévisé tenu à l'occasion de la fête de clôture du ramadan, l'Aïd, le Cheick chiite jafarite Ahmad Balan avait durement attaqué le système politique et institutionnel libanais confirmé par les accords de Taeff, le qualifiant de «ferme de sectes », qui a fini par faire croître la corruption et le sectarisme, affamant le peuple. Selon lui, le système libanais a été créé « sur base sectaire et tyrannique pour servir un projet impérialiste et monopoliste. Cette formule s'est maintenant épuisée... et n'est plus valide pour un Etat qui convienne à des êtres humains et à des citoyens ».
Le Patriarche d'Antioche des Maronites a répondu indirectement aux propos durs du représentant chiite et sans le nommer dans son homélie de la Pentecôte. Le Liban – a souligné le Cardinal – représente un modèle politique qui respecte toutes les communautés de foi, sans imposer une religion d'Etat ou un livre religieux déterminé comme source des lois et de l'ordonnancement juridique national. Il s'agit d'un modèle singulier, qui doit être protégé par ceux qui, sous le prétexte de vouloir en corriger les défauts, visent en réalité à annihiler sa féconde anormalité ».
Le 30 mai, en célébrant une Messe à l'occasion de la fête de la chaîne de télévision catholique Noursat- Télé Lumière, le Patriarche d'Antioche des Maronites avait déjà rappelé que le rêve des fondateurs du Liban avait été celui de créer une patrie pour tous, où les différentes communautés de foi auraient pu coexistence hors du monolithisme religieux des sociétés orientales et de la fusion indifférenciée des identités qui prévaut dans les sociétés occidentales.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - « Attraction, gratuité, humilité », les mots clefs du Message du Pape aux Oeuvres pontificales missionnaires pour le Directeur national

Fides FR - www.fides.org - seg, 01/06/2020 - 11:44
Abidjan – « C’est avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que nous accueillons ce message du Saint-Père qui nous galvanise et nous donne des forces et qui nous donne aussi une orientation pour le travail que nous avons à accomplir au sein des Œuvres Pontificales Missionnaires » a déclaré le Père Jean Noël Gossou, Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires de Côte-d’Ivoire à la réception du message du pape François aux Œuvres Pontificales Missionnaires, le 21 mai dernier en la fête de l’Ascension du Seigneur.
En effet, le Pape François comme il est de tradition adresse un message aux Œuvres Pontificales Missionnaires lors des assemblées générales à Rome. Cette année en raison de la crise sanitaire due au Covid-19, cette rencontre n’a pu se tenir mais toutefois, le Pape a tenu à leur livrer ce message, un message dans lequel, il explique que la mission est un don gratuit de l’Esprit. Il ne manque pas de mettre en garde contre les écueils qui empêcheraient toutes activités missionnaires.
Le Directeur des Œuvres Pontificales Missionnaires de Côte-d’Ivoire déclare avoir retenu trois aspects de ce message du Pape : « l’attraction, la gratuité et l’humilité».
« D’abord le Pape parle d’une mission qui n’est pas la nôtre, celle qui appartient à Dieu et à partir de là, le caractère de l’attraction, c’est Dieu qui nous attire à lui. Par la suite il parle aussi de la gratitude et de la gratuité ce qui nous pousse à nous projeter dans l’engagement missionnaire. Enfin le Pape évoque la proximité concrète dans la mission et cette proximité nous demande d’aller au cœur du besoin existentiel de l’homme, aussi la prédilection pour les petits et les pauvres » indique le Père Gossou.
Evoquant des pièges à éviter pour un travail missionnaire,cités par le Saint-Père dans ce message, le Directeur National des Œuvres Pontificales Missionnaires de Côte-d’Ivoire entend « mettre en pratique les consignes donnés par le pape pour éviter le travail bureaucratique » et cela « par la prise en compte de toutes les réalités pastorales de notre pays partant des enfants dans leur mouvement, dans leur expression de foi, aux jeunes, aux adolescents et aux adultes » pour que les Œuvres Pontificales Missionnaires de Côte-d’Ivoire puissent mettre en lumière les orientations données par le Pape François ».
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AMERIQUE/BRESIL - Campagne d'aide au profit des personnes les plus vulnérables au plus fort de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - seg, 01/06/2020 - 11:33
Belo Horizonte – Des colis alimentaires contenant du riz, des haricots, du sucre, de la farine, des pâtes, du lait, des œufs et de sardines outre aux articles pour l'hygiène personnelle comme du savon et de l'eau de javel pour la propreté constituent une partie des aides distribuées au travers de la campagne Tempo de Cuidar aux personnes les plus vulnérables du pays.
La campagne, lancée à Pâques, a été promue par la Conférence épiscopale du Brésil et par la Caritas avec le soutien de la Fondation Banco do Brasil. Elle vise à renforcer la solidarité en une période gravement marquée par la pandémie de corona virus. « Il est temps de reconstruire et d'ouvrir une nouvelle route. Il est temps de vivre une nouvelle expérience de solidarité, de collaborer et d'aider les plus nécessiteux » a déclaré l'Archevêque de Belo Horizonte et Président de la CNBB, S.Exc. Mgr Walmor Oliveira de Azevedo.
« Aujourd'hui, le Brésil est le pays le plus touché de la région par la pandémie, avec plus de 400.000 cas de Covid-19 » indique une note parvenue à l'Agence Fides. « La Caritas nationale a réagi à la crise en fournissant en un seul mois des denrées alimentaires et des kits pour la protection et l'hygiène personnelle à 114.000 personnes ».
La campagne est active dans 58 Diocèses et intéresse des centaines de villes. 60% des personnes ayant jusqu'ici reçu des aides sont chômeurs et en particulier mères célibataires. Parmi les bénéficiaires du projet se trouvent également de nombreux immigrés, réfugiés et sans abri.
La Caritas du Brésil travaille actuellement avec un vaste réseau de solidarité qui comprend des bénévoles des Paroisses, des opérateurs pastoraux, des communautés et organisations sociales afin d'assurer une assistance aux personnes les plus vulnérables.
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