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Les Dépêches de l'Agence Fides
Aggiornato: 1 ora 59 min fa

ASIE/LIBAN - Effets collatéraux du Covid-19 et risque d'effondrement du système éducatif catholique

Ven, 05/06/2020 - 13:25
Beyrouth – Par une circulaire publiée le 3 juin, l'Archevêque maronite de Beyrouth, S.Exc. Mgr Boulos Abdel Sater, a disposé l'annulation de la troisième tranche des frais de scolarité à la charge des élèves des écoles du circuit “La Sagesse”, dépendant directement de l'Archidiocèse. La mesure ne pourra cependant constituer qu'une bouffée d'oxygène temporaire aux familles intéressées par la mesure. En effet, elle ne pourra servir à cacher la crise qui menace de porter à l'écroulement d'une bonne partie du système des écoles catholiques maronites et de tous les instituts liés aux différentes communautés ecclésiales.
La condition économique de nombreuses écoles catholiques, ainsi que l'Agence Fides a déjà eu à le dire, s'était détériorée surtout à compter de l'été 2017, après que le gouvernement de l'époque ait disposé de nouvelles grilles salariales pour les salariés du secteur public, qui comprend également le secteur scolaire. Depuis lors, la situation était devenue intenable, surtout pour les établissements scolaires des zones urbaines et rurales les moins prospères du pays. L'année scolaire en cours, marquée par la fermeture des écoles du fait de la pandémie, a porté à une aggravation ultérieure une situation déjà gravement compromise. Dans certains instituts, le nombre des semaines effectives de leçons effectuées depuis le début de l'année scolaire a été inférieur à 15. Les polémiques concernant l'urgence présentée par le système scolaire libanais ont explosé au cours de la seconde moitié du mois de mai, lorsque le Ministre de l'Instruction, Tarek Al Majzoub, a décidé, en date du 17 mai et sans consultation des écoles privées, que l'année scolaire finirait le 13 juin, les derniers mois de leçons ayant eu lieu à distance, les examens d'Etat étant reportés au mois de septembre pour l'ensemble des cycles. Le Secrétariat des écoles catholiques et les syndicats d'enseignants des écoles privées ont accueilli avec déception la clôture de l'année scolaire imposée par le gouvernement, qui ne permet pas même de collecter la dernière tranche des frais de scolarité à la charge des élèves. Le Secrétariat a également diffusé une lettre ouverte au Chef de l'Etat, le Général Michel Aoun, dans laquelle est notamment rappelé le rôle crucial des Congrégations religieuses et des sujets ecclésiaux dans le développement de l'instruction au Liban et se trouve dénoncé l'absence totale des institutions publiques en matière de préparation de mesures de soutien adéquates à l'urgence dans le cadre de laquelle risquent d'être emportées par la crise surtout les instituts qui oeuvrent de manière substantiellement gratuite dans les régions et zones urbaines les plus déprimées au plan économique.
Défiance et mécontentement croissent parmi toutes les composantes de la communauté scolaire nationale et surtout parmi les parents, les enseignants, les élèves, le personnel administratif et auxiliaire des écoles catholiques qui, au Liban, revêtent un rôle de premier plan, vu que les écoles gérées directement par l'Etat ne parviennent pas à garantir d'instruction ad hoc. Outre les revendications et les accusations d'irresponsabilité adressées au monde politique, ne manquent pas au sein de la communauté ecclésiale des accents d'autocritique et des requêtes visant à revoir les dynamiques internes de l'ensemble du réseau des instituts scolaires catholiques. Il parait évident que les opérateurs et les responsables du secteur des écoles catholiques n'ont pas jusqu'ici élaboré de stratégie unitaire pour affronter la crise. Certains Instituts – comme ceux dépendant des Serviteurs de Marie – ont continué à payer complètement les salaires de leurs employés, alors que d'autres ont divisé par deux les salaires de leur personnel, tant enseignant que non enseignant.
Récemment, le Père Charbel Batour SI, Recteur du Collège Notre-Dame de Jamhour, intervenant à une transmission télévisée, a reconnu entre autre que tous les sujets impliqués dans la situation d'urgence actuelle ne sont pas parvenus à gérer la situation « de manière humaine et sage ». « Maintenant – a-t-il déclaré – chaque partie s'estime victime et tous se rejettent la faute les uns sur les autres ».
Au cours de ces derniers mois, au Collège Notre-Dame de Jamhour, afin de palier au plus pressé face à la crise, des lettres et des demandes de soutien avaient été envoyées par les autorités scolaires aux anciens élèves des écoles libanaises vivant actuellement dans des conditions aisées en Amérique, en Europe ou dans les pays du Golfe. Cependant, l'aggravation de la situation rend toujours plus évident que les établissements scolaires catholiques libanais devront urgemment rendre transparents leurs budgets et bilans et inaugurer des formes de collaboration entre les écoles jouissant d'une bonne santé financière et celles qui assurent leur œuvre éducative auprès des strates les plus faibles de la population d'un point de vue économique.
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ASIE/INDE - Hausse de la pauvreté à cause du Covid-19

Ven, 05/06/2020 - 12:42
New Delhi – En Inde, plus que contre le corona virus est en cours une bataille contre le spectre de la faim et de la pauvreté. Des activistes des droits fondamentaux et des bénévoles chrétiens ont lancé un appel au gouvernement afin que des fournitures alimentaires soient assurées aux plus pauvres et à ceux qui ont perdu leur emploi à cause du verrouillage prolongé de toute activité décrété par le gouvernement afin de contenir le corona virus, du 25 mars au 30 juin.
Le Père Irudaya Jyothi SI, impliqué dans une campagne sur le droit à la nourriture dans l'Etat du Bengale occidental, a remarqué pour Fides différentes anomalies dans le système de distribution publique géré par le gouvernement, en particulier en ce qui concerne les nécessiteux. « A moins que ces lacunes ne soient comblées, le nombre des personnes mourant de faim pourrait se multiplier » indique-t-il. Le jésuite a également déclaré que, voici quelques temps, les moyens de communication ont indiqué que les pauvres n'ont pas de nourriture mais que « le gouvernement ne semble pas s'en être préoccupé et en revanche il a prévu de produire de l'éthanol à partir du blé comme cela est signalé par l'Etat d'Haryana ».
Le Père Nithya Sagayam OFM Cap., ancien Secrétaire de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale d'Inde, remarque pour Fides que « le besoin actuel consiste à fournir de la nourriture aux nécessiteux » indiquant que « le gouvernement a le devoir de trouver de nouvelles manières d'affronter la pauvreté au cours de l'urgence sanitaire dans la mesure où l'économie glisse drastiquement ».
De son coté, l'Eglise en Inde fait de son mieux pour fournir de la nourriture aux groupes les plus vulnérables et aux personnes se déplaçant sur son territoire qui, au cours de ces trois derniers mois, ont bougé et affronté de longs voyages pour retourner dans leurs propres lieux d'origine.
Parmi les nombreuses initiatives d'assistance, le Board for Research Education and Development , ONG chrétienne ayant son siège à Noida, à la frontière entre Delhi et l'Uttar Pradesh, gérée par la Société missionnaire indienne, fournit un repas par jour à quelques 36.000 élèves et jeunes défavorisés dans 75 écoles du Jharkhand.
A Bombay, dans l'ouest du pays, les Soeurs canonissiennes donnent à manger aux pauvres avec l'aide de bénévoles laïcs, raconte à Fides Soeur Lavina D'Souza, Directrice du Centre social de Mumbay. « Les bénéficiaires – remarque la religieuse – sont des familles de journaliers, de chômeurs, de domestiques et d'autres personnes finies dans la pauvreté à Bombay ».
Le verrouillage très long imposé à la nation à cause du Covid-19 poussera en effet au moins 12 millions d'indiens dans une situation d'extrême pauvreté, affirme la Banque mondiale dans un rapport dédié à la pauvreté dans le monde. Selon les estimations du Center for Monitoring Indian Economy, groupe de réflexion indépendant, quelques 122 millions d'indiens ont été privés d'emploi en avril.
Ashwajit Singh, administrateur délégué d'IPE Global, société de conseil dans le secteur du développement conseillant différentes multinationales présentes en Inde, a remarqué qu'au sein de la nation « les personnes pourraient mourir de faim plutôt qu'à cause du corona virus ». Il cite à ce propos une étude de l'Université des Nations Unies, selon laquelle 104 millions d'indiens pourraient passer en dessous du seuil de pauvreté déterminé par la Banque mondiale à 3,2 USD par jour pour les pays à revenus moyens inférieurs. Ceci portera le taux de personnes vivant dans la pauvreté en Inde de 60% de la population totale à 68% du total /soit 920 millions de personnes) une situation qui ne s'est vérifiée dans le pays que voici plus de 10 ans.
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Lettre du CELAM aux Evêques des Etats-Unis

Ven, 05/06/2020 - 12:17
Washington – L'Amérique latine réagit elle aussi de manière unitaire à la situation venue à se créer aux Etats-Unis après la mort de George Floyd. Fides a reçu de la Présidence du CELAM une lettre envoyée à S.Exc. Mgr Jose H. GÓMEZ, Archevêque de Los Angeles et Président de la Conférence épiscopale des Etats-Unis concernant l'homicide de George Floyd. « Nous partageons avec vous le rejet d'un « événement insensé et brutal, un péché qui crie vers le ciel pour obtenir justice ». Ni aux Etats-Unis, ni dans aucun autre endroit du monde ne devraient avoir lieu de tels actes. Nous faisons appel à « ne pas cesser d'écouter ce que les personnes disent au travers de leur douleur » et à couper une fois pour toutes les racines de « l'injustice raciale qui infeste de nombreuses zones de la société » indique le texte.
Tout cela a lieu aujourd'hui, après les obsèques de George Floyd, face à de nombreux jeunes craignant le Covid-29, à un Président qui évoque la violence terroriste la Bible à la main et à des Evêques qui continuent à inviter à la réconciliation et à la solidarité.
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EUROPE/ROUMANIE - Témoignage du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires sur les nouvelles manières trouvée par l'Eglise pour conserver vivante l'unité de la communauté en temps de pandémie

Ven, 05/06/2020 - 12:01
Bucarest – Selon les dispositions du gouvernement visant à endiguer la pandémie de Covid-10 en Roumanie également, la Conférence épiscopale, bien qu’avec une grande souffrance, a suspendu les Messes avec participation de fidèles et les activités pastorales. Par suite, a été averti le besoin de renforcer la formation et l'information chrétienne au travers des réseaux sociaux et des moyens de communication de masse. « Au début, cela a été bien accueilli mais, après quelque temps, les chrétiens n'étaient plus satisfaits de regarder un écran pour faire une expérience religieuse » explique à l'Agence Fides le Père Eugène Blaj, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Roumanie.
« Dans toutes les Paroisses, la catéchèse de préparation aux sacrements a dû être interrompue – poursuit-il. Certaines Paroisses avaient les moyens de continuer à tenir des réunions par l'intermédiaire d'Internet pour la formation et la célébration et d'autres non. D'un certain point de vue, l'Eglise était plus active parce qu'elle devait inventer de nouvelles manières de conserver vivante l'unité des communautés. Certains y sont parvenus d'autres pas tant que cela. Etant isolés, d'autres valeurs ont émergé telles que la solidarité avec les personnes dans le besoin, davantage de temps dédié à la prière, le partage avec ceux qui vivent sous le même toit etc. Les prêtres ont répondu aux besoins des chrétiens. Les Evêques ont exhorté avec insistance les prêtres, comme l'a fait continuellement le Saint-Père, afin qu'ils soient disponibles pour offrir les sacrements au peuple. Le Bureau des Œuvres pontificales missionnaires a poursuivi sont action pastorale, en particulier avec les enfants missionnaires, se réunissant sur la plateforme Zoom pour la prière, la célébration de la Messe et l'organisation des activités.
Comment fonctionne le Fond spécial d'urgence des Œuvres pontificales missionnaires pour les victimes du Corona virus dans votre pays ? Quel type d'initiatives ont été lancées grâce à ce Fond ?
Dès que j'ai reçu le message de notre Président, S.Exc. Mgr Dal Toso, j'en ai informé les Directeurs diocésains et l'ai partagé sur la page Facebook de notre Bureau national. Les moyens de communication diocésains et ceux du Vatican ont divulgué l'initiative du Saint-Père dans notre langue mais malheureusement je dois dire qu'il n'existe pas de retours. Les Evêques, par le biais de la Caritas diocésaine, se sont activés afin de contribuer à la lutte contre le Covid-19 : soutenir les hôpitaux au travers d'équipements, se procurer de la nourriture pour les pauvres, disposer de chambres pour les personnes en isolement ou en quarantaine. L'Eglise a dans tous les cas cherché à collaborer avec l'Etat et les organisations privées selon ses possibilités. Je dois souligner que nous avons eu l'aide du Saint-Père François au travers de cinq respirateurs destinés à l'hôpital de la ville de Suceava, dans le Diocèse de Iasi.
Des expériences particulières ont-elles été tentées qui mettent en évidence le lien entre charité et évangélisation ?
Il existe le louable exemple du Diocèse de Timisoara, qui a soutenu le Lycée Gerhardinum au travers de la donation de 13 ordinateurs. Dans de nombreux autres lieux, les élèves nécessiteux ont reçu des téléphones portables intelligents ou des tablettes pour suivre l'enseignement à distance. De nombreuses familles pauvres ne pouvaient se permettre d'acheter à leurs enfants de semblables instruments et par conséquent, ces derniers n'auraient pu avoir accès aux leçons sur Internet. Cette charité les a aidés à poursuivre leur instruction en évitant ainsi de devoir redoubler. Je désire par ailleurs mentionner les bénévoles de notre Caritas qui, dans chaque Diocèse, ont offert des services à domicile aux personnes âgées, malades et sans défense. Ils pouvaient en effet se déplacer en ville grâce à un permis spécial et achetaient ainsi de la nourriture, des médicaments et autres produits de base pour les nécessiteux ».
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AFRIQUE/ANGOLA - La faim et la peur, plus préjudiciables que le Covid-19 selon un Vicaire épiscopal de l'Archidiocèse de Luanda

Ven, 05/06/2020 - 11:28
Luanda – « Nous étions en plein Carême, un temps fort, un moment de préparation à la Pâque du Seigneur, lorsque a été décrété l'Etat d'urgence alors que les nouvelles qui nous parvenaient des autres parties de la planète provoquaient l'avènement d'un autre virus, celui de la peur » affirme la déclaration signé par le Père Celestino Epalanga, Vicaire épiscopal chargé de la Pastorale sociale de l'Archidiocèse de Luanda et Secrétaire général de la Commission Justice et Paix et Migrants de la Conférence épiscopale d'Angola et de Sao Tomé, relative aux conséquences du Covid-19.
Une peur justifiée par les graves problèmes, souligne le document parvenu à l'Agence Fides, posés par le nouveau corona virus « aux systèmes sanitaires de grandes puissances mondiales ». « Conscients de la précarité de notre système sanitaire, il était inévitable de se poser la question : qui se sauvera de cette hécatombe ? ».
Conscients du fait que « notre aide vient du Seigneur qui a fait le ciel et la terre », les Evêques, « afin de renforcer la foi et l'espérance des fidèles, ont encouragé l'usage de Radio Ecclesia, de Radio Maria, du réseaux des chaînes de télévision catholiques, des bulletins diocésains et paroissiaux et des réseaux sociaux en vue de la transmission de Messes, de chapelets etc. Au sein des communautés religieuses, ont été intensifiés les moments de prière et d'adoration du Très Saint Sacrement et les familles sont devenues de véritables Eglises domestiques. Le 29 mars, s'est déroulée une séquence de prière dans toutes les communautés religieuses, les Séminaires et les familles catholiques au niveau national pour demander à Dieu de libérer l'Angola et le monde entier de la pandémie.
« Le nouveau corona virus a mis en évidence de nombreuses situations de vulnérabilité et a empiré les conditions sociales et économiques de nombreux pays, l'Angola ne faisant pas exception » affirme la déclaration. Plus de 70% de la population angolaise dépend du secteur informel pour survivre. Les mesures prévues par l'Etat d'urgence ont porté à l'avènement de nouveaux pauvres parce qu'à cause des restrictions imposées par l'Etat d'urgence, la pauvreté a augmenté. En d'autres termes, le Covid-19 a poussé un grand nombre de familles dans la pauvreté. « Un dilemme s'est ainsi créé : rester chez soi pour prévenir la diffusion du Covid-19 et mourir de faim ou aller dans la rue à la recherche de pain, en prenant tous les risques d'être infectés et d'infecter d'autres personnes y compris la famille et les amis ! Des semaines avant que ne soient enregistrés les premiers cas de Covid-19 en Angola dans un article, un jésuite camerounais affirmait que ce qui aurait tué les africains n'aurait pas été le nouveau corona virus mais le virus de la faim. En effet, lorsque nous marchons dans les quartiers de Luanda et des alentours, nous nous rendons compte de la précarité et du fait que, si nous ne mondialisons pas la solidarité et si le gouvernement ne fournit pas de nourriture, nous aurons plus de morts à cause de la faim que du fait du corona virus ».
Cependant, un bien peut naître du mal, si l'homme se laisse guider par une conscience illuminée. Le Père Epalanga conclut en effet en affirmant : « La vérité est que le nouveau corona virus a affiné notre imagination et nous a contraint à adopter de nouvelles manières d'entrer en relation. Il nous a appris à être plus humbles et à repenser nos systèmes de santé publique, à améliorer le système de protection sociale, à être disciplinés, à obéir aux règles et aux autorités, à former une conscience collective, à accorder davantage d'importance à la vie de la communauté et à la vie de famille ».
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AFRIQUE - L'amour de l'Evangile, remède contre la haine du racisme et véritable essence de l'engagement missionnaire

Ven, 05/06/2020 - 10:51
Kara – « Seul l’amour de l’évangile peut guérir de la haine du racisme. Tout l’enjeu aujourd’hui, c’est de travailler à bâtir une civilisation de l’amour. Pour réaliser un tel projet, il va falloir évidement guérir, par la puissance du message évangélique, le cœur de l’homme blessé et défiguré par le pouvoir du mal ». C'est ce qu'écrit à l'Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines à la lumière des graves épisodes de violence intervenus aux Etats-Unis ayant fait suite à la mort d'un afro-américain à Minneapolis suite à son arrestation par la police.
« C’est là, en fait, toute l’essence même de l’engagement missionnaire : libérer l’homme, prisonnier et esclave du mal pour que triomphe la force et la lumière rédemptrice de l’amour de l’Evangile. En Afrique, ce sont des milliers, voire des millions de personnes dont la vie est sacrifiée jour et nuit à cause des politiques impérialistes et néo-colonialistes construites sur le mépris de la dignité de l’homme africain » poursuit le missionnaire.
Alors qu'aux Etats-Unis se poursuivent les protestations, n'a pas manqué l'intervention du Haut-commissaire des Nations Unies pour les droits fondamentaux, Michelle Bachelet, qui s'est déclarée « consternée de devoir ajouter le nom de George Floyd à ceux de nombreux autres afro-américains désarmés qui sont morts au fil des ans des mains de la police et de citoyens armés ».
« Devant un tel drame, qui mine la cohésion de notre humanité depuis maintenant des siècles, nous n’avons plus le droit de nous taire. Nous ne pouvons plus, et ne devons plus continuer à supporter ce monde de violence, immonde, pourri par le cancer du racisme et de la haine à tous les niveaux » écrit encore le Père Zagore.
Le Président de la Commission de l'Union africaine, Moussa FakiMahamat, a adressé un appel aux autorités américaines afin qu'elles « intensifient les efforts pour mettre un terme à tout acte de discrimination à base raciale ou ethnique ».
La note de l'Union africaine rappelle la Résolution contre les discriminations raciales aux Etats-Unis signée au Caire en 1964, durant le premier Sommet de Chefs d'Etat et de gouvernement de l'OUA. A la lumière de ce document, le Président de la Commission a réaffirmé que l'UA « réitère son rejet des actes de discrimination continuels qui frappent aux Etats-Unis les citoyens noirs ».
« Remplissons le cœur des hommes de l’amour de l’évangile et le mal de la haine et du racisme s’éteindra par lui-même » conclut le Père Zagore.
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EUROPE/CONFEDERATION HELVETIQUE - Présidences du CCEE et de la COMECE pour un nouveau départ ne laissant personne en arrière après la pandémie

Ven, 05/06/2020 - 09:18
San Gallen – L'impact de la pandémie de Covid-19 sur la vie quotidienne de l'Eglise et des sociétés européennes a été au centre de la réunion annuelle des Présidences du Conseil des Conférences épiscopales européennes et de la Commission des Episcopats européens qui s'est tenue le 3 juin dernier par vidéoconférence, vue l'actuelle situation sanitaire. En compagnie des deux Présidents, Leurs Eminences Messieurs les Cardinaux Angelo Bagnasco et Jean-Claude Hollerich SJ , ont participé à la réunion l'ensemble des membres des deux présidences.
Le communiqué final, parvenu à l'Agence Fides, indique que, « renouvelant la proximité de l'Eglise vis-à-vis de tous ceux qui luttent contre la pandémie – victimes, familles de ces dernières et opérateurs sanitaires, bénévoles et fidèles qui ont été et continuent à être en première ligne, prenant soin des personnes touchées et leur apportant du réconfort – les Evêques ont exprimé leur préoccupation concernant la crise économique et la perte d'un nombre important de postes de travail qui s'ensuit, souhaitant que, en Europe, on travaille ensemble en vue d'un nouveau départ qui ne laisse personne en arrière ».
En cette longue période de crise, les deux Présidences ont souligné le rôle centrale qu'a eu la famille, « véritable cellule de solidarité et de partage mais aussi lieu de prière commune. Investir sur la famille – continuent-elles – est le premier pas en vue d'une juste reprise sociale, économique et ecclésiale ». Elles remercient par suite « les nombreux prêtres pour leur service crucial et généreux exercé au cours de cette période », analysant le rôle joué par les réseaux sociaux en ce qui concerne la prière et les célébrations en direct, s'interrogeant également sur les nouvelles formes de pratique religieuse, de rapports, de présence et de partage de la foi. Elles se sont également attardées sur la forte limitation imposée à la liberté de religion dans le contexte de la fermeture des lieux de culte et de l'interdiction des liturgies avec la participation des fidèles à cause de la pandémie.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Préoccupation de l'Eglise à cause de la situation des conflits armés au cours de la situation d'urgence sanitaire

Ven, 05/06/2020 - 08:50
Bogotá – La Commission de Conciliation nationale , un organisme convoqué par l’Eglise et composée de citoyens issus de divers secteurs et mouvements de pensée politique, social et religieux avec une importante expérience de travail pour la paix en Colombie, partage la II° édition de son bulletin d’information numérique intitulé « Communiquer vérité et espérance ».
Cette lettre d’information est un engagement de l’Eglise à publier certains des événements les plus importants de la situation nationale relatifs au conflit armé, à la réconciliation et à la paix, en insistant sur les aspects humanitaires et en particulier sur les besoins et les initiatives des régions.
Selon la note envoyée à Fides, dans le cadre de cette nouvelle lettre, basée sur ce qui s’est passé dans le pays au cours de ces deux derniers mois dans le cadre de l’urgence sanitaire provoquée par la pandémie, il est possible de lire : « Au milieu des données alarmantes actuellement circulant concernant le recrutement, l’usage et le meurtre de mineurs de la part de groupes armés illégaux, l’Eglise en Colombie, au travers de sa Conférence épiscopale, invite les groupes en question à cesser tout type d’activité mettant en danger la vie et la dignité de jeunes et d’adolescents ».
Consuelo Corredor, membre de la Commission nationale de Conciliation et de la Commission des notables évoque les complications qui ont émergé suite à l’application de l’accord de paix au milieu de la crise causée par le nouveau corona virus, provoquant des conséquences négatives non seulement pour les anciens guérilleros mais également pour les communautés.
Vue l’intensification des actions liées au conflit armé dans différentes régions du Pacifique au cours de la pandémie et à la lumière des niveaux de pauvreté préoccupants et des conditions précaires en matière d’assistance sanitaire, S.Exc. Mgr Juan Carlos Barreto, Evêque de Quibdó, requiert des autorités une attention urgente et différenciée aux territoires et demande aux groupes armés un cessez-le-feu multilatéral garantissant la protection de leurs communautés.
Le Père Darío Echeverri, Secrétaire général de la Commission nationale de Conciliation, parle exclusivement du panorama complexe actuel vis-à-vis des guérilleros de l’ELN, affirmant que l’Eglise continuera à œuvrer et à insister sur l’humanisation du conflit.
Au milieu des souffrances de ceux qui vivent aujourd’hui dans les zones les plus marginalisées du pays, les membres de la Commission nationale de Conciliation insistent sur la nécessité d’accorder la priorité à la vie des communautés et invitent tant le gouvernement que l’ELN à parcourir de véritables chemins de dialogue et de négociation à la recherche d’une paix complète permettant des transformations substantielles.
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AMERIQUE/CHILI - L'Episcopat dans l'attente d'une volonté commune aux autorités politiques et aux responsables sociaux pour parvenir à un pacte social

Ven, 05/06/2020 - 08:49
Santiago – Face à la crise sanitaire et sociale provoquée par le Covid-19, le Comité permanent de l'Episcopat du Chili a demandé aux autorités et aux responsables du pays de « mettre un terme aux intérêts privés pour parvenir à un accord de base dont l'objectif serait de diriger les ressources publiques pour fournir le soutien demandé par ceux qui souffrent actuellement et ce pour tout le temps nécessaire ».
Dans une déclaration transmise à Fides et rendue publique le 2 juin, le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili élève à nouveau la voix à cause des conséquences graves de la pandémie de Covid-19 sur la vie et la coexistence sociale.
Les Pasteurs déclarant que l'effet de cette pandémie va au-delà de la sphère de la santé publique et cause actuellement des effets sociaux qui peuvent être dévastateurs pour une partie significative de la population. Ils se réfèrent en cela à la baisse drastique de l'activité économique et à la hausse substantielle du chômage, à cause desquels d'importants secteurs ont vu diminuer leurs revenus de manière drastique.
« Souvent, les plus pauvres doivent supporter des situations de manque de nourriture et de surpeuplement dans leurs logement, ce qui est aggravé, dans le cas des migrants sans abri, ne disposant ni d'un travail ni d'un réseau de soutien ou encore dans le cas des personnes âgées, apeurées chez elles et qui ne peuvent sortir. Cette crise empire actuellement avec le temps qui passe et il est possible de prévoir que cela se poursuivra pendant des mois » affirme le texte.
« Le Chili s'attend en particulier des autorités politiques et des responsables sociaux une volonté et un engagement suffisant pour parvenir à un pacte social en faveur du bien commun qui permette de créer des conditions favorables pour tous les habitants de notre pays, en particulier des plus pauvres. Ceci requiert la ferme détermination de déposer les intérêts privés pour atteindre un accord de base dont l'objectif serait de réorienter les ressources publiques pour fournir le soutien demandé par ceux qui souffrent actuellement et ce pour tout le temps nécessaire ».
Le Chili, comme d'autres pays latino-américains, vit ces jours-ci, le pic de la pandémie avec l'angoisse du verrouillage économique qui concerne l'ensemble du pays. Jusqu'à ce jour, au Chili, ont été enregistrés 118.000 cas avérés de Covid-19 et 1.356 morts.
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ASIE/LIBAN - Confirmation dans ses fonctions du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Gio, 04/06/2020 - 23:41
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 11 mars 2020, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Liban, pour un nouveau quinquennat , le Père Rouphael Zgheib, du clergé maronite.
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AFRIQUE/GUINEE BISSAU - Nomination du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Gio, 04/06/2020 - 23:41
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 5 mars 2020, a nommé Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Guinée Bissau, pour un quinquennat , Soeur Ines Paulo Albino, ASC .
La nouvelle Directrice nationale est née en Guinée Bissau le 25 avril 1969. Elle a obtenu un Baccalauréat en Théologie et une Licence en Théologie biblique près l'Université pontificale grégorienne de Rome. Parmi ses expériences missionnaires, se trouve la participation à des camps d'évangélisation, la catéchèse, l'enseignement, la pastorale des jeunes et au niveau diocésain, celle de la liturgie, de l'enseignement biblique et de l'inculturation. Elle a été responsable de la Paroisse Sainte Marie de Mattias – Ingoré. Elle a également occupé des rôles de direction dans le cadre de sa Congrégation.
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ASIE/TURQUIE - X° anniversaire du meurtre de S.Exc. Mgr Luigi Padovese, « homme de communion »

Gio, 04/06/2020 - 13:21
Rome – « De Mgr Luigi Padovese comme de Saint Jean XXIII il est possible de dire qu'il aimait la Turquie et les turcs ». C'est ce qu'a souligné le Père Lucas Bianchi, OFM Cap., Directeur de l'Institut franciscain de spiritualité de l'Université pontificale Antonianum, en faisant mémoire de l'Evêque capucin, Vicaire apostolique d'Anatolie, tué à Iskenderun par son chauffeur le 3 juin 2010. Le Père Bianchi, aujourd'hui à la tête de l'Institut présidé pendant bien 17 ans par Mgr Padovese, a tracé, notamment au travers de son témoignage personnelle, un portrait de la figure de son confrère Evêque, intervenant à la commémoration organisée sur Internet par l'Institut Tevere à l'occasion du X° anniversaire de son assassinat. Mgr Padovese – a rappelé le Père Bianchi – avait un amour particulier pour la Turquie, et ce bien avant son ordination épiscopale, dérivant de sa passion pour les témoignages apostoliques et les Pères de l'Eglise. « Il qualifiait – indique le Père Bianchi – la Turquie de Terre sainte de l'Eglise. Comme la Palestine constitue la Terre Sainte de Jésus, pour lui il existait une Terre Sainte de la première diffusion du Christianisme. Il suffit de rappeler qu'Antioche, actuellement en territoire turc, fut le premier lieu où les disciples de Jésus furent appelés chrétiens ».
La passion et les liens de Mgr Padovese avec la Turquie – a remarqué le Père Bianchi dans son témoignage – avait comme racine ses études patristiques. Il avait été le principal artisan des Symposium organisés à Ephèse sur Saint Jean, particulièrement appréciés et de ceux organisés sur Saint Paul à Tarse, Antioche et Iskenderun, des rencontres de haut niveau – 23 en tout – auxquelles participaient des exégètes, des théologiens et des chercheurs connus dans le monde entier et qui ont représenté pendant de nombreuses années un moment important, y compris pour les communautés chrétiennes locales. Sa nomination comme Vicaire apostolique d'Anatolie – a rappelé le Père Bianchi – avait fait mûrir chez Mgr Padovese l'idée de débuter des Symposiums d'Anatolie, le premier desquels aurait dû se tenir en juin 2010, quelques semaines après son assassinat. Cela aurait constituer l'occasion de confirmer et enrichir son amour pour les Pères de l'Eglise ayant vécu sur le territoire de la Turquie actuelle, qui lui étaient particulièrement chers, à commencer par les Pères de Cappadoce et Saint Jean Chrysostome auquel – a encore rappelé le Père Bianchi – Mgr Padovese avait emprunté sa devise épiscopale « in Caritate Veritas ».
Sollicité par les questions de Cenap Aydin, Directeur de l'Institut Tevere, le Père Bianchi a également tracé les caractéristiques spirituelles franciscaines de Mgr Padovese. « C'était un homme de dialogue à de nombreux niveaux, capable d'entreprendre des rapports d'amitié avec tous les enseignants, y compris musulmans ou incroyants, qui participaient aux Symposiums. Le premier dialogue était celui qui avait lieu au niveau humain, de recherche de la vérité en tant que chemin commun, Ensuite de quoi, Mgr Padovese a été également un homme de dialogue oecuménique. Il était ouvert au chemin oecuménique commun avec d'autres confessions chrétiennes et fut l'un des promoteurs des Symposiums d'études catholiques et orthodoxes organisés avec la Faculté théologique orthodoxe de Salonique. Il était également un ami personnel du Patriarche oecuménique Bartholomé I° qui, après sa mort, lui dédia de belles paroles. Il était également intéressé par le dialogue interreligieux, et tissa des rapports d'amitié avec de nombreux représentants musulmans, tels que le Pr. Kenan Gürsoy, qui a notamment été Ambassadeur de Turquie près le Saint-Siège. Cependant, le mot qu'il me plairait le plus d'utiliser le concernant est le mot communion, qui est quelque chose qui va au-delà du dialogue. Le dialogue est la possibilité de se mettre en rapport alors que la communion est la possibilité de s'aimer à l'intérieur d'un rapport ayant débuté par le dialogue. Non seulement se connaître et s'estimer mais aussi vouloir le bien l'un de l'autre et Mgr Padovese a été certainement un homme de communion ».
Né en 1947 à Milan dans une famille originaire de Vénétie, Mgr Luigi Padovese était entré dans l'Ordre des Frères mineurs capucins à l'âge de 18 ans. Ordonné prêtre en 1973, après avoir obtenu un Doctorat à l'Université pontificale grégorienne, il était devenu enseignant de Patristique et d'histoire de la spiritualité près l'Université pontificale Antonianum en 1982. En 1987, il était devenu Directeur de l'Institut franciscain de spiritualité, institution qu'il avait dirigé et modelé pendant 17 ans. En 2004, il avait été élu Vicaire apostolique d'Anatolie. Le 3 juin 2010, il était poignardé à mort par son chauffeur, un jeune turc de 26 ans, Murat Altun. Ses obsèques, célébrées par S.Em. le Cardinal Dionigi Tettamanzi, eurent lieu le 14 juin 2010 dans la Cathédrale de Milan.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Lancement du mouvement « masques blancs » de la part d'un prêtre avec le soutien d'Evêques émérites, de prêtres, de pasteurs et d'imams âgés

Gio, 04/06/2020 - 12:06
Abidjan – « Les prêtres âgés qui ont beaucoup donné, les Evêques émérites qui ont fait beaucoup, nous ne devons ni ne pouvons les abandonner » a affirmé le Père Eric Norbert Abekan, Curé de la Paroisse de la Sainte Famille de la Riviera d'Abidjan, en expliquant la naissance du mouvement « Masques blancs ».
Le mouvement en question s'occupe de fournir un soutien aux personnes vulnérables et en particulier aux Evêques émérites, aux prêtres, pasteurs et imams âgées, ainsi qu'aux autres personnes de cet âge, aux veuves et aux orphelins qui vivent dans de graves situations de précarité aggravées par le verrouillage social et économique imposé pour bloquer la pandémie de Covid-19.
« Concrètement, le mouvement offre des donations en nourriture et biens de première nécessité non alimentaires à ces personnes » indique le prêtre.
Selon le Père Abekan, les masques blancs ne constitueront pas une initiative ponctuelle mais poursuivront leur action dans le temps, un peu comme les Restaurants du Coeur en France, association sans but lucratif qui offre des aides concrètes aux plus pauvre depuis des années et est désormais devenue une tradition. Ce que nous voulons faire avec les personnes qui nous aident actuellement avec les masques blancs consiste à faire en sorte que les gestes de générosité posés au cours de la crise du Covid-19 se poursuivent substantiellement pendant toute la vie ».
Le mouvement des Masques blancs, lancé officiellement le 30 mai dernier dans la Paroisse de la Sainte Famille de la Riviera, pourrait par la suite être institutionnalisé, lui donnant une valeur légale.
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AFRIQUE - Appel à l’aide des Evêques d’Afrique adressé aux grandes sociétés exploitant les ressources du continent

Gio, 04/06/2020 - 11:25
Rome – « La pandémie de Covid-19 a actuellement des effets dévastateurs avec des conséquences tragiques pour les populations les plus pauvres » affirment les Evêques d'Afrique dans une déclaration du Symposium des Conférences épiscopales d'Afrique et de Madagascar parvenue à l'Agence Fides. Le document souligne que « la récession est évidente suite à la fermeture des activités, surtout dans les secteurs clefs de la production, dans celui du tourisme, du transport aérien et dans l'industrie hôtelière ». Les Evêques craignent « une explosion sociale dans de nombreux pays et en particulier en Afrique, déjà grevée par la dette et où le chômage continue à augmenter, ce qui fait croître encore l'appauvrissement des populations ».
Le SCEAM demande aux grandes entreprises multinationales présentes en Afrique de prendre leurs responsabilités et d'aider les pays du continent en ce moment dramatique. « L'Afrique est un fournisseur important de matières premières pour les pays industrialisés. Dés lors, nous faisons appel aux grandes sociétés qui exploitent ces ressources afin qu'elles fournissent une contribution importante aux pays d'Afrique pour leur permettre de fournir des services sociaux de base tels que des hôpitaux, des écoles, des logements adéquats et abordables » indique la déclaration.
Les Evêques d'Afrique demandent en outre à ce que « dans la course contre le temps menée par les pays développés pour trouver un remède efficace contre le Covid-19, la communauté des entreprises et des laboratoires pharmaceutiques n'exploite pas la situation pour retirer du profit mais qu'ils participent aux efforts afin de fournir une assistance aux personnes vulnérables ».
Le SCEAM demande en outre à l'Union africaine de transformer la crise sanitaire provoquée par le Covid-19 en une occasion pour imprimer un tournant à la santé publique sur le continent, « en trouvant ensemble les moyens et les manières pour éradiquer des maladies telles que le paludisme et la tuberculose, qui continuent à affliger les africains ». « Nous demandons à l'Union africaine – écrivent encore les Evêques – de sensibiliser les Etats membres afin qu'ils contribuent à la création d'un fond de solidarité à utiliser pour améliorer la santé des populations ».
Le SCEAM invite encore « les responsables africains à garantir que les rares ressources à utiliser pour aider ceux qui ont véritablement besoin d'aide, en particulier les plus pauvres des pauvres, ne finissent pas dans les poches d'hommes politiques corrompus et de leurs acolytes ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Transformation du centre diocésain de Bougainville en structure d’accueil pour la quarantaine

Gio, 04/06/2020 - 11:03
Bougainville – Après l'enregistrement de 8 cas avérés de Covid-19 en Papouasie Nouvelle Guinée, tous guéris, l'Eglise locale continue à mener des mesures de prévention en faveur de la population. Parmi celles-ci, le Fr. Begg Conference Centre du Diocèse de Bouganville a été transformé en centre d'accueil pour la quarantaine.
Le Père Polycarp Kaviak, Vicaire du Diocèse et responsable du Centre, a expliqué, dans une note transmise à l'Agence Fides, qu'existe un accord temporaire entre le Diocèse et le gouvernement autonome de Bougainville portant sur l'utilisation du centre pour la quarantaine, cet accord devant durer jusqu'en juin 2020 et pouvant être prorogé suivant la situation.
Le travail sur trois unités additionnelles au centre est presque achevé et devrait être prêt pour répondre aux besoins des personnes qui voyagent dans la région suite au renforcement des restrictions sur les vols commerciaux à destination de Bougainville, indique la note du Diocèse. En outre, le personnel diocésain travaillant dans le centre a lui aussi été formé sur la manière dont gérer les personnes au cours de la période de quarantaine.
Même si les paroissiens ont exprimé le désir de participer à la Messe, le Diocèse continue à observer l'ensemble des protocoles de lutte contre le Covid-19 prévus dans le cadre de l'Etat d'urgence. Dans toutes les Paroisses, de mars à mai, les Curés ont informé leurs paroissiens et les célébrations de la Semaine Sainte et de Pâques ont été célébrées en invitant les familles à suivre les instructions liturgiques mises en place par la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon.
Le Père Kaviak a enfin souligné l'importance des moyens de communication diocésains pour la transmission de la Messe et de programmes visant à informer sur la pandémie. Ces programmes ont également été transmis par d'autres stations radiophoniques dans le centre et le sud de Bougainville.
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ASIE/PHILIPPINES - Campagne de la société civile et de responsables catholiques contre la nouvelle loi antiterrorisme 

Gio, 04/06/2020 - 10:49
Manille – Une large partie de la société civile des Philippines a lancé une campagne visant à s'opposer à la nouvelle loi antiterrorisme récemment approuvée par le Parlement. Des activistes des droits fondamentaux, des responsables catholiques, des avocats, des universitaires, des prêtres et des religieux ont soulevé un vif débats alors que le Congrès des Philippines a approuvé hier, 3 juin, la Loi antiterrorisme 2020. A la Chambre des représentants, 173 parlementaires ont voté en faveur du texte contre 31 et 29 abstenus. Le projet de loi pour entrer en vigueur n'attend plus que sa promulgation de la part du Président Rodrigo Duterte, une simple formalité vu que le texte provient de son gouvernement.
Avant que le Congrès ne se prononce sur la nouvelle norme, le Chef de l'Etat a déclaré que « le projet de loi est urgent en ce qu'il doit contenir la menace d'actes terroristes » pour préserver la sécurité nationale et promouvoir le bien-être général ».
Selon les activistes, « la nouvelle loi fait un usage excessivement ample et amorphe des termes « terrorisme » et « acte de terrorisme », qui pourraient être utilisés pour réduire au silence toute opposition envers le gouvernement et comprimer les droits fondamentaux et les libertés civiles, permettant de réprimer les opposants politiques.
Selon la nouvelle loi, une personne peut être arrêtée sans mandat judiciaire et demeurer en détention pendant 14 jours sur ordre d'un nouvel organisme institué par cette même loi, dénommé « Conseil antiterrorisme » et ce y compris en l'absence d'accusations formelle devant un tribunal. Sont également autorisées la surveillance, les écoutes téléphoniques et l'intrusion dans la vie privée de tout individu simplement soupçonné d'être un présumé terroriste sans aucune preuve de la commission d'actes illicites.
La mesure révoque en outre des sanctions pécuniaires pour ceux qui disposent une arrestation sans motif et retire d'autres garanties existantes contre les abus de la part des agents de police, « augmentant ainsi la probabilité d'une grave impunité pour mauvaise conduite de la part des forces de l'ordre » remarque face à Fides le Père Daniel Pilario, théologien de Manille.
Maître Mel Santa Maria, avocat et Directeur de l'Institute of Law de la Far Eastern University, a affirmé que « le projet de loi constituera une épée mortelle entre les mains d'un despote quelconque ». Jose Manuel Diokno, Doyen de la Faculté de Droit de l'Université de La Salle, dirigée par les Frères des Ecoles chrétiennes, a affirmé quant à lui : « Selon la loi, il est possible d'arrêter les personnes simplement sur ordre du Conseil . Ce mécanisme est semblable aux actes accomplis à l'époque du dictateur Ferdinand Marcos ».
Dans une déclaration publique envoyée à Fides, différents responsables chrétiens, préoccupés par l'érosion des droits fondamentaux, remarquent que « la nouvelle loi pourrait faire l'objet d'abus de la part de ceux qui désirent dominer le peuple, en faisant disparaître l'opposition et en réprimant le désaccord légitime. Ce projet de loi provoquera une ultérieure réduction de l'espace démocratique et un affaiblissement du débat public, toutes choses dommageables pour notre nation ». Les responsables chrétiens estiment que le nouveau texte n'est pas nécessaire dans la mesure où les lois existantes sont déjà assez efficaces pour combattre la criminalité et le terrorisme. « Nos pauvres sont déjà grevés de pauvreté et de souffrance en tout genre. Ils ont besoin de lois positives pour les aider à vivre dans la dignité et la paix » ajoutent-ils.
Parmi les signataires de la note se trouvent S.Exc. Mgr Broderick Pabillo, Administrateur apostolique de Manille, S.Exc. Mgr Gerardo Alminaza, Evêque de San Carlos, et les pasteurs Reuel Norman Marigza, du Conseil national des églises des Philippines, et Rhee Timbang, de l'église indépendante philippine.
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AMERIQUE/PEROU - L'Année missionnaire de la famille à Cusco, en pleine pandémie, « redécouvrir la beauté de la vie de famille »

Gio, 04/06/2020 - 10:09
Cusco – « Nous annonçons avec joie l’Evangile de la famille » : tel est le titre de la Lettre pastorale de l’Archevêque de Cusco, S.Exc. Mgr Richard Alarcón, alors que son Archidiocèse célèbre en 2020 « L'Année missionnaire de la famille ». Pour cela, l'Archevêque propose une réflexion profonde sur la famille chrétienne et en présente les préoccupations, les espoirs et les perspectives pastorales « afin de faire de nos familles un Evangile vivant de l'amour de Dieu ».
Dans la Lettre pastorale, publiée en pleine crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19, Mgr Alarcon commente l'importance de passer du temps en famille, ce qui, pour de nombreuses personnes, signifie redécouvrir « la beauté de la vie de famille » et pour d'autres a constitué « un thermomètre permettant de mesurer le degré selon lequel l'amour et l'engagement des parents, des enfants et des autres membres de la famille est véritablement présent ».
Ainsi que l'indique la note envoyée à Fides, le document cite également combien a été douloureuse pour certaines familles la mort d'un être cher à cause du Covid-19, rappelant les conséquences que le virus a porté avec lui, comme la crise économique et le chômage. La lettre remarque également combien la solidarité s'est réveillée « afin de se soutenir et de s'aider réciproquement ».
« Ce moment devrait nous aider à prendre conscience des leçons que cette pandémie nous laisse » affirme l'Archevêque de Cusco, en cherchant à indiquer un avenir nouveau pour les familles, les communautés et l'ensemble de la nation. « De même – conclut-il – après la pandémie et l'isolement social, nous devons montrer et vivre un modèle renouvelé de vie familiale », capable d'indiquer un changement vertueux et capillaire au sein de la société.
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Avertissement de l'Archevêque de Newark concernant le risque d'une croissance sans contrôle du péché de racisme

Gio, 04/06/2020 - 09:56
Newark - « Le meurtre de George Floyd, qui n'est que le dernier exemple en date d'une personne de couleur qui meurt par la main de ceux qui ont juré de protéger la communauté, a provoqué une colère justifiée et une protestation pacifique au travers des Etats-Unis. La colère, tout comme l'exploitation honteuse de cette tragédie, a provoqué une violence injustifiable dans les villes de cette nation. Alors que nous assistons à l'asphyxie de notre pays, nombre d'entre nous pleurent avec angoisse, se demandant pourquoi ». C'est en ces termes que S.Em. le Cardinal Joseph W. Tobin, Archevêque de Newark, invite les communautés de l'Archidiocèse à vivre « une attitude chrétienne face à la violence », rappelant que « nous sommes tous frères ».
« La manière dont nous répondons à la question – poursuit le Cardinal – est cruciale dans la mesure où nous saurons alors pour quoi prier et comment nous devrons agir. Personne ne vient à Jésus avec la maigre requête « d'aller mieux ». Nous devons nous tourner vers le Seigneur de l'Univers parce que la malice que nous connaissons ne peut être éradiquée par nos propres efforts, sans aide ».
« Certes, la tolérance vis-à-vis des factions tribalistes aux Etats-Unis, en particulier au sein de notre monde politique, promeut une sauvage loi de la jungle et une éthique immorale de pouvoir juste. La rhétorique violente, l'égoïsme et même l'appropriation crue de symboles religieux conspirent à la production d'un miasme dans lequel le péché de racisme peut prospérer sans contrôle. Notre société ne fera pas de progrès dans la lutte contre le mal du racisme en l'absence de la volonté de laisser derrière soi les partisans de la polarisation » conclut le Cardinal.
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Les Salésiens face à la violence, à l'exemple de Don Bosco

Gio, 04/06/2020 - 09:37
San Francisco – Après les épisodes de racisme et de violence qui ont frappé les Etats-Unis au cours de ces derniers jours, l'Inspectorat des Etats-Unis ouest des Salésiens de Don Bosco a publié une déclaration diffusée par l'Agence ANS, condamnant toute forme de racisme.
« Nous sommes outragés par les actions horribles, les intolérables violations de la dignité humaine et par les pertes de vies humaines qui se sont déroulées au cours de ces dernières semaines – indique le texte. La perte d'autres frères et sœurs afro-américains démontre seulement que le péché de racisme existe encore dans notre pays ».
Ils rappellent par suite, à l'exemple de leur fondateur, Saint Jean Bosco, qu'ils s'occupent des jeunes qui « souvent se trouvent marginalisés par une société qui n'écoute pas leurs voix », remarquant : « Nous avons vu combien le racisme a dévasté le tissu de notre communauté. Comme Don Bosco ne resta pas spectateur , de même nous aussi, nous ne pouvons pas tourner le dos . Nous ne pouvons demeurer à l'écart, indifférents et silencieux. Le respect pour la vie de tous les jeunes, de leurs familles et des nos collègues nous appelle à l'action ».
Communautés et responsables de la chose publique sont tenus « de mettre de coté les différences et de travailler afin de faire respecter les lois, les politiques et les institutions qui porteront à une véritable guérison et à un changement radical ». Ils réaffirment leur engagement en faveur de l'éducation des jeunes afin que ces derniers soient des promoteurs du dialogue et des protagonistes de la construction d'une société plus juste. Ils se déclarent par ailleurs solidaires « de toutes les personnes de couleur qui sont injustement persécutées et souffrent de discrimination ethnique et raciale, une discrimination qui s'exprime trop souvent au travers de la violence ». En écoutant le cri des frères et sœurs frustrés et indignés, ils s'unissent « à leur prière et à leur protestation non-violente ».
Enfin, ils réaffirment : « Nous croyons que le racisme est un problème de vie. Guidés par l'Evangile et par notre Doctrine sociale catholique, nous renouvelons notre engagement à travailler ensemble, inlassablement, pour élever les voix et la vie de ceux qui se trouvent aux marges ».
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VATICAN - Toute urgence en terre de mission source de préoccupation pour les Œuvres pontificales missionnaires selon le Secrétaire général de l'Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi

Gio, 04/06/2020 - 09:00
Cité du Vatican - « J'ai été très content de recevoir la nouvelle du fait que le Saint-Père avait institué un Fonds spécial d'urgence Covid-19 pour les Œuvres pontificales missionnaires. Le Pape François a un cœur profondément missionnaire et nourrit une préoccupation spéciale pour ceux qui souffrent ». C'est ce qu'affirme, dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides, le Père Tadeusz J. Nowak, OMI, Secrétaire général de l'Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi. « Les Œuvres pontificales missionnaires – poursuit-il – furent instituées pour promouvoir et soutenir la mission de l'Eglise par la prière, l'animation et le sacrifice. Il faut rappeler qu'elles constituent un réseau mondial de prière et de charité au service du Saint-Père dans sa sollicitude pour les efforts missionnaires de l'Eglise et pour les jeunes Eglises des territoires de mission. Dès lors, une crise d'urgence qui frappe l'Eglise en terres de mission est toujours source de préoccupation pour les Œuvres pontificales missionnaires ».
De quelle manière ce fonds peut être utile aux besoins spécifiques de l'Oeuvre pontificale pour la Propagation de la Foi ?
« L'Oeuvre pontificales missionnaire pour la Propagation de la Foi assiste l'Eglise dans les terres de mission au travers de projets relatifs à l'Evangélisation directe, à la célébration des sacrements, à la catéchèse etc. Voila pourquoi a été institué le Fonds d'urgence spécifique permettant de garantir les structures ecclésiastiques et les efforts missionnaires menacés par la pandémie. Dès lors, il est destiné à garantir le soutien aux structures ecclésiastiques essentielles durant la crise. Jusqu'ici, les Evêques de nombreux Diocèses ont demandé des fonds pour de nombreux besoins différents, provoqués par la pandémie. Ces demandes comprennent : des aides pour le clergé, les catéchistes et autres opérateurs pastoraux demeurés dans soutien y compris pour leurs besoins de base à cause de la pandémie ; des fonds pour assurer la transmission de la célébration de la Messe – et d'autres programmes d'Evangélisation – à d'innombrables familles en quarantaine au travers de diverses plateformes médiatiques ; d'autres initiatives impliquant les structures ecclésiastiques de l'Eglise locale ».
Comment va, à votre avis, l'assistance sur les différents continents aux projets déjà lancés grâce à ce Fonds ?
« Jusqu'ici, nous avons été en mesure de répondre positivement à toutes les demandes que nous avons reçu. En outre, le doit exprimer ma grande joie et reconnaissance aux nombreux Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires qui ont oeuvré avec zèle afin d'encourager les personnes de bonne volonté de leurs pays respectifs afin qu'elles prient pour toutes les personnes frappées par la pandémie et qu'elles donnent leurs offrandes au Fonds d'urgence.
Par suite, spécialement en ce moment particulier, le rapport entre charité et évangélisation se renforce...
« Le cœur de l'Evangile est l'amour. Jésus nous enseigne que le plus grand commandement consiste à aimer Dieu de tout son cœur, de ton son esprit et de toute son âme et d'aimer son prochain comme soi-même. Le chapitre XXV de l'Evangile selon Saint Matthieu nous dit que Jésus s'identifie personnellement avec les pauvres. Dès lors l'annonce de l'Evangile soit toujours s'accompagner d'Œuvres de charité pour être authentique. En ce moment spécial de crise mondiale, le lien entre évangélisation et charité est donc fondamental. Heureusement, le charisme central des Œuvres pontificales missionnaires est la prière et la charité au service de la mission de l'Eglise. Tel est l'héritage que notre bien-aimée fondatrice, la Vénérable Pauline Marie Jaricot, a laissé à l'Eglise. Nous sommes très heureux que le jour de sa béatification soit désormais à l'horizon ».
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