ASIE/AFGHANISTAN - De la nécessité de l’échange de prisonniers comme pas en direction de la paix selon le Supérieur de la Missio sui iuris

Fides FR - www.fides.org - Mer, 20/11/2019 - 10:04
Kaboul – « Il s’agit d’un choix moralement difficile à accepter mais politiquement nécessaire pour résoudre le conflit ». C’est ainsi que le Père Giovanni Scalese, barnabite et Supérieur de la Missio sui iuris en Afghanistan commente à l’Agence Fides la nouvelle de l’échange de prisonniers intervenu hier, 19 novembre. D’une prison de la base de Bagram ont été libérés trois responsables des Talibans qui ont ensuite rejoint Doha en échange de la libération de deux enseignants pris en otage par le réseau Haqqani à Kaboul en aout 2016, le ressortissant américain Kevin King, 63 ans, et l’australien Timothy Weeks, 50 ans, ainsi que de dix militaires afghans.
« Comment peut-on libérer trois hommes accusés de crimes aussi graves ? ». Le Père Scalese fait sienne la question que de nombreux afghans posent en ces heures au Président Ashraf Ghani qui a annoncé le 12 novembre en direct à la télévision l’imminent échange de prisonniers qui a finalement eu lieu le 19. La biographie des trois talibans est claire : Anas Haqqani est le fils du fondateur du réseau djihadiste homonyme et le frère de l’actuel responsable, Sirajuddin, qui est également le numéro deux de la Rahbari shura, le « grand conseil » des talibans. Pour les Haqqani, réseau affilié aux talibans mais avec d’amples marges d’autonomie, il s’agissait d’une sorte d’ambassadeur. Le deuxième est Haji Malik Khan, frère du fondateur Jaraluddin, capturé en 2011. Enfin, Qari Abdul Rasheed Omari était commandant militaire dans le sud-est de l’Afghanistan. Il a passé au total 12 ans à Guantanamo. Il a également été responsable du « secteur » des attentats suicides. A eux trois, sont attribués massacres et attentats sanguinaires et pour de nombreux afghans, leur libération est difficile à accepter à moins qu’elle ne produise des résultats concrets.
Le Président Ghani, sollicité afin de donner son aval à l’échange par l’administration américaine et par l’opinion régionale, l’a présenté comme « un choix amer » destiné à obtenir des colloques directs avec les talibans, que ces derniers ont toujours refusé, et une réduction de la violence. « La politique doit avoir le courage d’accomplir des choix qui provoquent des perplexités morales mais qui sont inévitables pour une solution réelle et pacifique du conflit » remarque le Père Scalese. La remise en liberté des trois talibans pourrait favoriser la reprise des négociations avec l’envoyé du Président américain, Zalmay Khalilzad. A Doha, pendant des mois, ce dernier a négocié avec une délégation des talibans un accord qui prévoyait un certain nombre de clauses : le retrait des troupes étrangères en échange de la garantie de la rupture de tout rapport des talibans avec al-Qaeda et les autres groupes djihadistes à vocation mondiale ; le lancement de colloques avec le gouvernement de Kaboul ; un cessez-le-feu. Le texte était prêt à être signé lorsque le Président Trump a annoncé le 7 septembre la fin des négociations. L’échange de prisonniers constitue un geste de confiance réciproque pour entamer un rapprochement. Il s’agit d’une route tracée : « la solution politique est inévitable. Il faudra arriver à un compromis » conclut le Père Scalese.
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ASIE/SYRIE - Promesses du Président turc concernant la restauration des églises détruites en Syrie

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 13:14
Deir ez Zor – Le gouvernement turc est « particulièrement sensible » à la condition des communautés chrétiennes au Proche-Orient et avec sa contribution, les chrétiens syriens verront « leurs sanctuaires reprendre vie et leurs églises être reconstruites de manière à ce qu’ils puissent revenir sur leurs terres et recommencer à y prier ». C’est en ces termes que le Président turc Erdogan a voulu démentir les rumeurs de ces dernières semaines selon lesquelles les communautés chrétiennes seraient victimes et cibles de l’intervention militaire turque dans le nord-est de la Syrie. Les affirmations de poids du responsable turc sont arrivées au cours de la conférence de presse qu’il a tenu en compagnie du Président américain, Donald J. Trump, après la récente rencontre entre les deux Chefs d’Etats à Washington, la semaine dernière. Le Président turc a parlé de plans mis en place par le gouvernement en faveur des chrétiens, affirmant que les communautés chrétiennes présentes dans les zones frontalières sous le contrôle de la Turquie n’ont pas de problèmes particuliers et ont reçu eux aussi « assistance sanitaire et aides humanitaires ».
Entre temps, dans les zones du nord-est de la Syrie redevenues terrain d’affrontement armé entre les divers acteurs militaires présents sur zone, selon différentes sources, la ville de Tal Tamr, un temps peuplée surtout par des chrétiens, syriens et chaldéens, est passée, avec l’accord de facto de la Turquie, sous le contrôle des forces russes, alliées de l’armée syrienne. Ce centre urbain d’importance stratégique de la province d’Hassaké s’est ainsi vu soustrait à l’occupation des milices islamistes.
Au cours du conflit syrien, Tal Tamr a de facto été longuement contrôlée par les milices kurdes des Unités de protection populaires, alors que plus récemment, elle était passée sous le contrôle des forces démocratiques syriennes, alliance de milices de diverses provenances et compositions ethniques et religieuses soutenue par les Etats-Unis et au sein de laquelle avaient conflué également les miliciens kurdes précités.
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ASIE/KIRGHISTAN - Nouvelle structure pour l’Issyk Center, la maison de vacances pour enfants handicapés et indigents

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 12:57
Bishkek - L’Issyk Center, la maison des enfants handicapés et indigents du Kirghizstan sise sur les rives du lac Issyk-kul et gérée par les Jésuites sera agrandie au travers de la construction d’une nouvelle structure. C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Anthony Corcoran SI, Administrateur apostolique du Kirghizstan.
« Le 21 octobre dernier, en compagnie du Père Remigiusz Kalski, Directeur du Centre, nous avons béni les fondations du nouvel édifice qui sera complémentaire à celui déjà existant. Il s’agira d’une structure de deux étages pour un total de 562 m2 qui devrait comprendre une salle pour les activités et les chambres des enfants, des bénévoles et des salariés » raconte l’Administrateur apostolique. Le projet prévoit la réalisation de 11 chambres, d’une salle chapelle, d’un bureau-dépôt, de 11 douches et toilettes, le tout avec des adaptations pour les handicapés. « Au premier étage se trouveront les chambres destinées aux enfants handicapés, à leurs parents et aux collaborateurs à plein temps. Les chambre du second étage seront en revanche destinées à tous les autres enfants, aux bénévoles et aux intérimaires ».
Les activités de l’Issyk Center ont lieu surtout en été, lorsque sont réalisés des camps pour enfants handicapés, orphelins et pauvres, souvent en collaboration avec des structures d’assistance sociale kirghizes. Chaque année, en outre, est organisé un camp d’astronomie. Le Père Corcoran explique : « L’été dernier, nous avons enregistré un record d’inscriptions avec 110 jeunes qui ont fait le voyage jusqu’au lac Issyk-Kul pour participer à notre IV° Camp astronomique annuel. Avec les cimes enneigées au sud et les eaux chaudes du lac au nord, l’environnement est enchanteur ». Les participants ont été accompagnés par leurs enseignants de physique et supervisés par le Père Adam Malinowski SI, passionné d’astronomie outre que par les bénévoles provenant d’Autriche, de Grande-Bretagne, de France et d’Allemagne.
« Notre mission, dans ce cas, ne prévoyait aucune activité spirituelle puisque tant les élèves que les enseignants étaient musulmans mais ceci ne rend pas moins important le travail accompli. Dans l’esprit du Concile Vatican II, nous, chrétiens, sommes appelés à nous engager et à assister tous les enfants de Dieu. Des rencontres comme le camp d’astronomie constituent des occasions pour exprimer l’amour de Dieu envers tout homme, en passant du temps avec les non chrétiens, en aidant dans le même temps à présenter un cadre positif du fait d’être catholiques à des personnes qui pourraient ne jamais en avoir rencontré un » conclut l’Administrateur apostolique, en expliquant toutes les activités de pré-évangélisation possibles dans ce contexte.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Convocation du dialogue national pour pacifier le pays, organiser de nouvelles élections et aboutir à la nomination d’un nouveau Tribunal électoral

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 12:29
La Paz – La Conférence épiscopale de Bolivie , des représentants de l’UE et des Nations-Unies ont convoqué officiellement le Dialogue national hier, 18 novembre à 14.30 avec trois objectifs : pacifier le pays, définir les accords en vue de nouvelles élections générales et concorder l’élection d’un nouveau Tribunal suprême électoral. La Communication à Fides provient de la CEB.
Dans la vidéo transmise, S.Exc. Mgr Aurelio Pesoa Ribera, O.F.M., Evêque auxiliaire de La Paz et Secrétaire général de la CEB lit le communiqué au cours d’une conférence de presse, à laquelle participe également S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Evêque d’El Alto et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Bolivie.
« Le dialogue constitue la manière appropriée de surmonter les différences entre les boliviens. C’est pourquoi nous invitons tout un chacun à répondre à cette invitation. Tenir de nouvelles élections, transparentes et fiables, est le meilleur moyen pour surmonter les différences de manière démocratique et pacifique. Nous demandons aux moyens de communication et aux responsables de ces derniers de calmer le jeu en matière de déclarations publiques afin de faciliter le dialogue et la compréhension entre tous » indique le texte envoyé à Fides. Le communiqué conclut : « Que Dieu bénisse et aide tout un chacun, en particulier les responsables politiques et sociaux, afin qu’ils accomplissent leurs responsabilités personnes et historiques propres en vue de la pacification du pays ».
La Bolivie a connu des moments d’âpre violence au cours des affrontements entre les groupes favorables à l’ancien Président, Evo Morales, maintenant à l’étranger, et les groupes d’opposition. En parallèle aux propositions politiques, s’est développée une confrontation populaire sur les symboles religieux. L’Agence Fides reporte l’éditorial d’Infodecom qui explique que « il n’existe pas de guerre entre Die et Pachamama ». « Bien que la presse internationale ait écrite des phrases telles que « La Bible revient au Palais du gouvernement » ou encore « Dieu a expulsé Pachamama du Palais », nous croyons que la Parole de Dieu ne peut être utilisée comme signe de suprématie raciale ou comme propriété d’un parti politique. La présence de ces signes sacrés, tels que la croix ou le chapelet, devrait être progressif et en aucun cas être vue comme un trophée » écrit Infodecom dans l’éditorial envoyé à Fides.
« Ne tombons pas dans le piège d’un secteur politique, social ou culturel qui s’est approprié de signes et de symboles qui appartiennent à tous et représentent surtout la vérité, le chemin et la paix c’est-à-dire l’inverse de la violence de ces derniers jours » poursuit l’éditorial. « Nous avons remarqué que les boliviens tués ces jours-ci, membres des forces de l’ordre, jeunes, cultivateurs de coca ou syndicalistes, ont tous été enterrés sous une croix, avec la prière du Notre Père et dans le meilleur des cas avec la célébration liturgique d’un prêtre ? ».
« Il ne s’agit pas de retourner aux temps où on gouvernait par la croix et par l’épée parce que cela a constitué une erreur historique dont les conséquences sont encore payées par l’image de l’Eglise. Nous croyons que le rôle de la religion peut être très utile en ce moment dramatique. La religion ne restera pas seulement dans les sacristies comme beaucoup le voudraient… Nous devons lancer une école de réconciliation » conclut le texte.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Séminaire sur le développement humain intégral et nécessité de la promotion de la justice sociale de la part de l’Etat

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 11:46
Abidjan – Dix propositions ont émergé du Séminaire dédié au thème « Développement humain intégral, chemin de paix, chemin d’Avenir » qui s’est tenu à Abidjan les 13 et 14 novembre. Ce séminaire, une initiative conjointe de l’ambassade de la Côte d’Ivoire près le Saint-Siège et le Dicastère pour le service du développement humain intégral dans la mouvance de la célébration en 2020 du cinquantième anniversaire d’établissement diplomatiques entre la Côte d’Ivoire et Saint-Siège .
Ces propositions, adoptées par les participants essentiellement constitués de représentants du gouvernement ivoirien, de guides religieux et d’acteurs de la société civile, ont été rendues publiques par M. Guouéra du Dicastère pour le service du développement intégral. Il ressort de ces recommandations les points suivants :
1/ Les participants invitent l’Etat et les universités à envisager la formulation d’indicateurs permettant de mesurer l’état du développement humain intégral
2/ L’Etat invité ensuite à renforcer le cadre juridique promouvant la justice sociale
3/ L’Etat doit renforcer la prise en compte des populations bénéficiaires des programmes de développements également lors de la construction d’infrastructures
4/ L’Etat, les partis et acteurs de la société civile sont invités à établir en consultation et en subsidiarité les interventions prioritaires pour le pays
5/ Les partis politiques doivent favoriser une vie démocratique substantielle et respectueuse
6/ Les chefs religieux et les croyants à vivre la dimension sociale de leur foi
7/ Les acteurs économiques sont invités à travailler avec responsabilité favorisant l’égalité des droits des travailleurs
8/ Les familles, les éducateurs et les moyens de communication sont invités à promouvoir un bon vivre ensemble à tous les âges
9/ Il est nécessaire que l’Etat, les partis et les acteurs de la société civile s’engagent à organiser et célébrer des occasions pour entretenir la paix sans attendre des tensions
10/ L’Etat et aux acteurs économiques sont invités à encourager la production de nourriture permettant une alimentation saine et diversifiée et respectant la biodiversité.
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AMERIQUE/EQUATEUR - Actualité du témoignage du Père Moscoso, premier martyr de l’Equateur

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 10:42
Riobamba – « La vie vertueuse et la mort héroïque du Bienheureux Père Emilio Moscoso encouragent chacun d’entre nous à porter avec enthousiasme la lumière de l’Evangile à nos contemporains comme il l’a fait lui-même. Son témoignage est actuel et nous offre un message significatif : on ne s’improvise pas martyrs. Le martyre est le fruit d’une foi enracinée en Dieu et vécue au jour le jour. La foi requiert cohérence, courage et intense capacité d’aimer Dieu et son prochain au travers du don de soi ». Telles sont les paroles prononcées par S.Em. le Cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints au cours de la Messe solennelle qu’il a célébré le 16 novembre au Stade olympique de Riobamba pour la Béatification du Père Emilio Moscoso Cardenas SI, premier martyr de l’Equateur.
Emilio Moscoso est né le 21 aout 1846 et mourut martyr, assassiné à l’âge de 51 ans, le 4 mai 1897 au cours de la Révolution libérale aux fortes connotations anticléricales qui bouleversa l’Equateur à cette époque. Après des études en droit, il entra dans la Compagnie de Jésus. Ordonné prêtre en 1877, il acheva ses études en France et en Espagne. Après trois années dans une école au Pérou, il revint en Equateur, d’abord au Collège Saint Louis de Quito puis au Collège Saint Philippe Néri de Riobamba dont il fut nommé Recteur en 1892. Dans un contexte de forte hostilité envers l’Eglise de la part du gouvernement, le 2 mai, le Père Moscoso fut arrêté mais la pression des personnes qui appréciaient le travail des jésuites, porta à sa libération le lendemain. Le 4 mai, les militaires entrèrent de force dans l’école tenue par les jésuites et, après avoir accompli des actes sacrilèges dans la chapelle, ils trouvèrent le Père Moscoso en prière dans sa chambre, alors qu’il récitait son chapelet. Ils l’assassinèrent de sang-froid. Le colonel responsable de l’opération traina personnellement son corps dans la rue pour continuer à le défigurer mais il dut s’arrêter devant la réaction des militaires et les protestations de la population.
« Au travers de la Béatification du Père Emilio Moscoso, nous est présenté le modèle d’un prêtre qui fut un témoin courageux de l’amour du Christ – a déclaré le Cardinal Becciu. Les prêtres, les religieux et l’ensemble de l’Eglise qui est en Equateur est ainsi encouragée à imiter le nouveau Bienheureux qui a donné sa vie pour l’Evangile… Ses bourreaux, en l’éliminant, voulaient frapper la foi catholique mais cela fut une tentative inutile. Le martyre de ce jésuite héroïque, toujours vivant dans le souvenir dévot et orant de la population, a démontré que la violence n’est pas en mesure d’éradiquer la foi des personnes ni d’éliminer la présence de l’Eglise au sein de la société. Combien de tentatives ont été faites en ce sens dans l’histoire de l’Eglise ! Pourtant, bien qu’éprouvée, raillée, persécutée au long des siècles, elle est plus vivante que jamais ».
A la Messe solennelle de béatification ont participé tous les Evêques de l’Equateur, en conclusion de leur Assemblée plénière. Dans le texte reprenant les travaux, parvenu à Fides, ils soulignent : « L’Equateur traverse des moments délicats d’instabilité politique, sociale et économique. L’importante pauvreté dont souffrent nombre de nos frères et la nécessaire interculturalité nous poussent à apprendre à vivre les besoins d’une coexistence basée sur la paix, la justice et l’équité. En tant que Pasteurs, nous continuerons à accompagner notre peuple dans la recherche de la paix ». Enfin, ils réaffirment : « Nous concluons par la Béatification du Père Emilio Moscoso, S.J., martyr de l’Eucharistie. Autour de son martyre, nous ratifions le don de notre vie à la cause de la foi ».
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ASIE/BANGLADESH - Appel de Catholic Relief Services en faveur de la mise à disposition d’aides humanitaires après le passage du cyclone

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 10:03
Dacca – Les populations frappées par le récent cyclone au Bengladesh ont un besoin urgent d’aides humanitaires ultérieures. Tel est l’appel lancé par l’intermédiaire de l’Agence Fides par Snigdha Chakraborty, responsable de Catholic Relief Service pour le Bengladesh. CRS, organisation humanitaire catholique dépendant de la Conférence épiscopale des Etats-Unis, collabore actuellement avec la Caritas du Bengladesh afin d’effectuer une évaluation initiale des dommages et de fournir une assistance immédiate aux personnes touchées. Le cyclone qui est passé le 9 novembre dernier a investi les zones côtières du Bengladesh et de l’Inde, en particulier le Bengale occidentale, causant la mort d’au moins 34 personnes.
Catholic Relief Services et d’autres organisations humanitaires se sont mobilisées mais « nous avons besoins de plus de soutien » affirme Snigdha Chakraborty. « De nombreuses personnes ont besoin d’un soutien significatif, mais il faut dire que les activités de prévention prédisposées par le gouvernement ont porté leurs fruits. La majeure partie des personnes a été en mesure d’entrer dans les refuges préparés en vue de l’évacuation et se trouve maintenant hors de danger » a-t-il remarqué.
La tempête a endommagé des milliers d’habitations et près de 500.000 ha de cultures. Plus de 2 millions de personnes ont été contraintes à se rendre dans les refuges. « Les personnes touchées ont besoin de nourriture, de tentes, de services hygiéniques, d’assistance médicale » indique Snigdha Chakraborty. « Nous sommes préoccupés parce que les refuges sont suffisants seulement pour des séjours très brefs. Les personnes mangent des en-cas et du pain parce que les refuges ne sont pas équipés de structures pour cuisiner » explique-t-il.
« Les familles resteront dans les refuges au moins pendant deux jours encore à cause des fortes pluies avant de retourner dans leurs maisons, les trouvant endommagées ou détruites. Elles n’auront pas de moyens de subsistance. La Caritas du Bengladesh a fourni de l’eau en quantité suffisante jusqu’à ce jour mais cela constituera un besoin fondamental au cours des prochains jours » ajoute-t-il.
Avec la collaboration de la Caritas du Bengladesh, CRS a aidé aux opérations d’évacuation. Des 300 refuges opérationnels, 40 sont gérés par la Caritas du Bengladesh. CRS fait actuellement de son mieux en particulier dans les zones difficiles d’accès, dans l’arrière-pays. « En ce moment, nous sommes concentrés sur les districts de Sathkhira et Khulna où de fortes pluies et des vents forts continuent à sévir » a-t-il déclaré.
« Selon les premiers rapports, à Khulna, s’enregistrent des pertes significatives dans l’agricultures et de gros dommages aux habitations. Les marées ont dévasté des zones reculées de Sathkhira ». Le responsables de CRS Bengladesh conclut : « Le gouvernement et les bénévoles ont fait un bon travail. Cependant, maintenant qu’elles sont en sécurité, il est nécessaire de faire un effort supplémentaire pour soutenir les victimes ».
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AFRIQUE/TOGO - Activités sanitaires visant à soutenir la population dans le cadre d’un partenariat entre missionnaires et associations de bénévolat

Fides FR - www.fides.org - Mar, 19/11/2019 - 09:37
Kolowaré – La collaboration entre missionnaires et organisations de bénévoles, pas forcément d’inspiration chrétienne, mettant à disposition leurs compétences spécialisées, porte de bons fruits au Togo. C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Père Silvano Galli, de la Société des Missions africaines. Le missionnaire fait état de la contribution précieuse du Dr. Franco Mirri, gynécologue de Faenza qui œuvre au Togo depuis des années et visite régulièrement Kolowaré pour des interventions sanitaires, surtout en gynécologie. Le médecin fait partie de l’AVIAT , organisation laïque composée de médecins, d’infirmiers et de bénévoles fondée en 2005 qui œuvre au Togo depuis plus de 20 ans.
Le Père Galli annonce : « Les 20 et 21 novembre prochains, des techniciens viendront à Kolowaré pour installer un cabinet de soins dentaires. Actuellement, sur place, est également en cours le projet Artemisia, un arbuste utile pour soigner le paludisme qui se consomme sous forme de tisane. Une bénévole de l’AVIAT passera sur place pour prendre dix doses d’Artemisia pour les porter à l’orphelinat de Kpalimé ».
Le missionnaire indique aussi que l’association est en contact avec l’Evêque de Sokodé, S.Exc. Mgr Célestin Gaoua, à Adjengré, où le Diocèse construit un Centre sanitaire, l’Evêque ayant demandé son assistance et son aide dans ce cadre.
L’AVIAT œuvre et intervient en divers domaines, en majorité dans le secteur sanitaire. Les bénévoles au Togo prêtent une attention constante aux besoins de la population, garantissent la prophylaxie antipaludique, la prévention du SIDA, celle des maladies ophtalmologiques et odontologiques et leur soin. Elle collabore avec des structures sanitaires existantes gérées par des religieux outre qu’avec les dispensaires publics de villages isolés. Elle aide les jeunes togolais au travers de petits projets de travail et de micro crédit, de la construction de puits, d’écoles et d’infrastructures. En outre, elle promeut des rencontres et initiatives pour les écoles, les groupes, les mouvements et la communauté civile afin de faire connaitre l’Afrique et en particulier le Togo.
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AFRIQUE/NIGER - Prière pour la libération du Missionnaire italien enlevé voici 14 mois

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 22:49
Niamey – Quatorze mois après l’enlèvement du Père Pierluigi Maccalli, missionnaire de la Société des Missions africaines intervenu au Niger le 17 septembre 2018 , son confrère, le Père Mauro Armanino, a envoyé à l’Agence Fides la note suivante.
« Prions pour la libération du Père Maccalli. Dieu notre Père, Toi qui nous appelle à la liberté, accorde à ton serviteur, tenu en esclavage, de retrouver la liberté ». Cette prière, récitée durant la Messe dans tout le Diocèse de Niamey et ailleurs, a marqué le début de la rencontre avec les catéchumènes du secteur de Niamey intervenue hier, Dimanche 17 novembre. Le lieu dans lequel cette prière a été récitée n’est pas le fruit du hasard. Il s’agissait du lieu de la mémoire qui rappelle au travers d’une statue de Notre-Dame carbonisée, d’une croix brisée et d’une couche de cendres, l’attaque perpétrée contre les attaques de Zinder et Niamey les 16 et 17 janvier 2015 .
Entre les deux événements, rappelons-nous à la centaine abondante de catéchumènes rassemblés pour un temps de formation, existe une continuité dramatique. Au fond, il s’agit des mêmes mains que la violence a rendu ses instruments pour perpétrer un même crime odieux : la réduction de l’autre à un ennemi à éliminer. Le 16 novembre a été célébrée la Journée mondiale de la tolérance, une parole ambiguë et pourtant porteuse d’innombrables conséquences. Dans notre société nigérienne, depuis longtemps déjà, il a été permis ou facilité une progressive réduction des anticorps garantissant le vivre ensemble dans la société.
L’enlèvement du Père Maccalli porte à son terme ce que la réaction à l’hebdomadaire satyrique Charlie Hebdo avait en son temps suscité. Des commixtions entre le monde politique, l’idéologie et la religion avaient détruit en une matinée ce que la foi patiente et la ténacité des communautés chrétiennes avaient construit. Rien n’a été fait pour l’empêcher et aucun coupable n’a été traduit devant la justice. Au fond, c’est la même impunité qui a pris le visage de la violence qui frappe les plus pauvres dans les campagnes du Niger, du Burkina Faso et du Mali. Les catéchumènes, rassemblés aux côtés des cendres des églises, étaient silencieux et attentifs. Le Dimanche est le jour de la résurrection ».
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ASIE/PAKISTAN - Inauguration de l’Année de la Jeunesse de l’Eglise au Pakistan

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 22:48
Lahore –L’Eglise au Pakistan inaugure l’Année de la Jeunesse. Par une célébration qui s’est tenue le 16 novembre en la Cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore, les Evêques du Pakistan ont annoncé l’événement face à une assemblée de plus de 1.000 fidèles, surtout des jeunes, réunis et joyeux, provenant de tous les Diocèses du pays.
S.Exc. Mgr Samson Shukardin, Evêque d’Hyderabad et par ailleurs choisi comme Coordinateur de l’Année de la Jeunesse a déclaré au cours de l’homélie de la Messe, concélébrée par tous les Evêques en présence du Nonce apostolique au Pakistan, S.Exc. Mgr Christophe El Kassis : « L’Année de la Jeunesse au Pakistan constitue un moment où l’Eglise forme et renforce les jeunes, en s’engageant en faveur du développement des jeunes dans le domaine éducatif, professionnel et spirituel, afin que tous vivent dans la dignité. Il s’agira d’un temps pour les écouter, pour écouter les défis qu’ils doivent relever au sein des temps modernes et pour les aider dans leur croissance ».
L’Evêque a encouragé prêtres, religieux, religieuses, catéchistes et laïcs à prendre activement l’initiative pour rencontrer les jeunes et créer des opportunités pour améliorer leurs capacités et leurs talents. Il a ensuite déclaré : « Nous devons travailler également pour atteindre les jeunes qui sont loin de la foi, en particulier ceux qui ont des dépendances telles que la drogue, afin de les écouter et de les aider à en sortir ».
Après la Messe, a été organisée une cérémonie visant à déclarer l’ouverture solennelle de l’Année de la Jeunesse. S.Em. le Cardinal Joseph Coutts, en compagnie du Nonce apostolique et d’autres Evêques, ont allumé le cierge de l’Année de la Jeunesse alors que S.Exc. Mgr Sebastian Francis Shaw, Archevêque de Lahore et Président de la Commission épiscopale pour les jeunes et Mgr Shukardin ont ouvert le parchemin portant l’annonce officielle.
Le Pape François a également envoyé ses salutations cordiales et assuré les jeunes du Pakistan de ses prières. Le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Christophe ElKassis a donné lecture du Message dans lequel le Pape François déclare « prier afin que, dans les prochains mois, les jeunes croissent dans l’union orante avec Jésus Ressuscité, dans la connaissance et l’amour de la foi catholique et dans le service zélé de leurs frères ». De cette manière, en mettant leur jeunesse et leurs dons au service du Seigneur et de Son Eglise, ils deviendront toujours plus des « témoins de l’Evangile où qu’ils se trouvent » remarque le Pape, en confiant les jeunes du Pakistan et leurs familles à l’intercession de Notre-Dame, Mère de l’Eglise, impartissant par ailleurs la bénédiction apostolique.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Isolement des mères en grève de la faim dans l’église de Masaya

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 12:18
Managua – « Les disciples du Christ ne peuvent demeurer esclaves de peurs et d’angoisses. Ils sont appelés en revanche à habiter l’histoire, à endiguer la force destructrice du mal, dans la certitude que leur action de bien sera toujours accompagnée par la tendresse providentielle et rassurante du Seigneur » : « Ces paroles du Pape prononcées lors de l’Angelus de ce jour semblent être destinées proprement au Nicaragua » a déclaré S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua, lors de la rencontre avec les journalistes qu’il a eu au terme de la Messe dominicale d’hier.
« Le Pape a entendu parler des mères qui se trouvent en grève de la faim dans l’église de Masaya et je peux dire que, de manière privée, il a demandé à faire parvenir un Message aux autorités afin de jouer un rôle de médiateur dans cette situation » a déclaré le Cardinal qui, outre la solidarité de tous les Evêques du Nicaragua, continue à suivre de près le cas du groupe de mères de familles qui dort désormais depuis trois nuits dans la Paroisse Saint Michel de Masaya en faisant une grève de la faim pour obtenir la libération de leurs enfants arrêtés au cours des affrontements et encore détenus. Avec elles, se trouve le Curé, le Père Edwin Roman .
Selon des sources de Fides, les personnes se trouvant dans l’église de Masaya ont non seulement souffert de la coupure de l’eau et de l’électricité mais doivent faire face à un encerclement rigide de l’église de la part des forces de police, aujourd’hui encore, ces dernières empêchant de leur faire arriver toute forme d’aide.
« La détention de personnes qui ont seulement porté de l’eau à ceux qui sont en grève de la faim au sein de la Paroisse Saint Michel de Masaya est inacceptable à tous les égards. J’espère que leur intégrité personnelle est respectée et qu’elles seront bientôt relâchées. Un acte humanitaire n’est pas un crime » a écrit S.Exc. Mgr Silvio José Baez, ancien Evêque auxiliaire de Managua, sur son compte Twitter, pour dénoncer encore une fois la répression de la police à l’encontre de ceux qui cherchent à s’approcher de l’église.
Le Cardinal Brenes, toujours lors de sa rencontre d’hier avec les journalistes, a souligné que le Pape est très bien informé de la situation et qu’outre à prier pour la paix au Nicaragua, il intervient à différents moments et de différentes manières, bien qu’avec extrême discrétion pour faciliter le retour au calme et au dialogue. Il a conclu en déclarant que « nous vivons actuellement l’histoire, le fait d’être témoins de l’amour et de l’espérance du Seigneur, avec les paroles du Pape », réaffirmant : « Nous, Evêques, ne sommes pas ennemis du gouvernement. Nous avons seulement orienté le peuple au travers de la Doctrine de l’Eglise qui est parfois dure, claire et frappe fort. Nous ne sommes pas des hommes politiques. Le fait de prendre le pouvoir ne nous intéresse pas. Nous sommes des Pasteurs de tout le peuple du Nicaragua ».
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AFRIQUE/TANZANIE - Clôture du Mois missionnaire extraordinaire et ouverture d’une nouvelle page de l’Evangélisation en Tanzanie

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 11:57
Dar es Salaam – « La visite pastorale du Président des Œuvres pontificales missionnaires, S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, constitue un signe du fait que l’Eglise locale de Tanzanie est en communion avec l’Eglise universelle » a déclaré l’Archevêque de Mbeya et Président de la Conférence épiscopale de Tanzanie, S.Exc. Mgr Gervas John Mwasikwabhila Nyaisonga, au cours de la Messe de clôture du Mois missionnaire extraordinaire .
« L’activité missionnaire ne se limite pas à un mois mais est une activité quotidienne. Par suite, cette clôture marque le début de notre engagement permanent en faveur de l’Evangélisation pour l’amélioration du monde et le salut du peuple » a souligné Mgr Nyaisonga.
« La présence concomitante des Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires des pays africains anglophones qui ont tenu en Tanzanie leur rencontre continentale a constitué un signe clair qu’il existe une coordination et une étroite collaboration dans la définition des stratégies pour l’Evangélisation entre les animateurs des Œuvres pontificales missionnaires » affirme à Fides le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Tanzanie, le Père Jovitus Mwijage.
A la rencontre NDESA, les Directeurs diocésains et nationaux ainsi que les Recteurs des Grands Séminaires ont discuté de trois thèmes. Le premier concernait les sacrements et la Missio ad gentes. Les participants ont souligné le rôle des catéchistes dans l’Evangélisation et l’importance de l’Evangélisation par l’intermédiaire des familles. Le deuxième thème a été le dialogue interreligieux alors que le troisième a consisté dans l’importance des Œuvres pontificales missionnaires dans le cadre de l’Evangélisation.
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OCEANIE/AUSTRALIE - Soutien de Catholic Mission aux victimes du terrorisme au Sri Lanka

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 11:45
Sydney – « Je suis revenu récemment de l’un des voyages les plus durs de ma vie sacerdotale. J’ai visité les survivants des attentats du Dimanche de Pâques au Sri Lanka : des personnes innocentes sont les vies ont été brisées. Des mois ont passé depuis ce jour terrible et beaucoup a été fait pour aider ceux qui se trouvent dans le besoin mais beaucoup reste aussi à faire. La situation difficile de ces personnes m’a ému et m’a poussé à écrire, en demandant l’aide des membres de notre communauté catholique ». Telle est la lettre, parvenue à l’Agence Fides, que le Père Brian Lucas, Directeur national de Catholic Mission, section australienne des Œuvres pontificales missionnaires, a adressé à tous les fidèles australiens en demandant à ce qu’ils soutiennent les victimes des attentats qui, le 21 avril dernier, Pâques 2019, ont frappé trois églises et divers hôtels dans la zone de Colombo, capitale du Sri Lanka.
« L’un des moments qui m’a le plus ému a été la rencontre avec les survivants des massacres comme Thilina, une femme de 34 ans qui aura probablement besoin de soins pour le reste de sa vie à cause du traumatisme crânien qui lui a été infligé le 21 avril. J’ai ensuite rencontré de très nombreux enfants qui avaient perdu un ou leurs deux parents » raconte le Père Lucas.
Pour soutenir les familles touchées, Catholic Mission a lancé une collecte de fonds qui financera des bourses d’études destinées à des orphelins ainsi qu’un programme de consultations post traumatiques, dédié à ceux qui ne parviennent pas encore à surmonter psychologiquement le choc des attentats.
Le Père Lucas explique : « Le Diocèse de Colombo a accompli de nombreux efforts pour aider les survivants à surmonter le traumatisme. Un programme intitulé « Sur la route de la paix » est déjà activé. Il consiste en des sessions de thérapie de groupes entre personnes ayant récemment vécu des expériences de forte violence et d’autres ayant surmonté des moments tout aussi difficiles et qui vivent maintenant heureux. Ceci sert à apporter l’espérance également à ceux qui ont vécu les massacres de Pâques directement ».
Les attentats du 21 avril ont été attribués au National Thowheeth Jama’ath, un groupe terroriste local et ont fait au total 253 morts. Outre quatre structures hôtelières, ont également été frappés trois lieux de culte chrétiens : le Sanctuaire de Saint Antoine de Kotahena, l’église Saint Sébastien de Negombo et l’église de Sion de Batticaloa. Dans le parc de l’église Saint Sébastien, a été construite une chapelle commémorative en souvenir des victimes avec des fonds donnés par des catholiques du monde entier.
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AMERIQUE/CHILI - Message d’espérance des Evêques et Journée de prière pour le Chili à l’occasion de la Solennité de l’Immaculée Conception

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 11:20
Lo Canas – Au terme de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale du Chili , les Evêques ont publié un Message adressé « aux fidèles et aux communautés de l’Eglise catholique au Chili » s’intitulant « Viens Seigneur Jésus » dans lequel ils expriment l’espoir suite aux accords signés en vue d’une nouvelle Constitution, invitant tout un chacun à participer au débat civique et proclamant pour le 8 décembre une Journée de prière pour le Chili.
« Nous apprécions le pas accompli par le gouvernement et par une vaste tranche de secteurs politiques dans le cadre d’un accord visant à avancer en direction d’une nouvelle Constitution – écrivent les Evêques dans le texte parvenu à l’Agence Fides. Il s’agit d’un geste généreux qui suscite l’espérance. Nous espérons que le nouveau pacte social sera consolidé de telle manière qu’il ouvre des routes qui nous aident vraiment à surmonter les différences entre frères ».
En faisant mémoire des protestations et du mécontentement populaire manifestés clairement au cours du dernier mois, face aux inégalités et aux abus concernant des thèmes importants tels que la santé, l’environnement, les salaires, les pensions de retraite, les services de base et l’endettement excessif, les Evêques remarquent que « des autorités, des responsables, des hommes d’affaires et des responsables politiques et sociaux n’ont pas été à la hauteur du service et des responsabilités… Nous aussi, au sein de l’Eglise, avons déçu de nombreux chiliens, en étant cause de scandale et de douleur ».
Le communiqué rappelle les récentes prises de positions de la Conférence épiscopale concernant la situation du pays, la reconnaissance des justes revendications et la condamnation de toute forme de violence, réaffirmant la douleur causée par les morts, les blessés, les destructions d’édifices, y compris de lieux de culte. « Nous sommes sérieusement préoccupés par la sensation d’incertitude et de peur, par l’angoisse de nombreuses personnes qui ne savent pas ce qui se passera demain » poursuivent-ils, en remerciant par la suite les communautés, les prêtres, les religieux et les laïcs pour leur engagement visant à accompagner « notre peuple en ces temps difficiles » en offrant un soutien à ceux qui souffrent davantage aujourd’hui et souhaitant que « notre Eglise continue à être un pont d’unité et de paix, une maison de protection et une table commune aux moments de douleur ».
Exhortant à « faire confiance au Seigneur qui vient » et à « se revêtir d’espérance durant le prochain temps de l’Avent », les Evêques invitent à intensifier « quatre expressions de notre foi au niveau national, en tant que partie de notre réponse à la situation du pays ». La première est « la prière inlassable pour la paix et la justice fondée sur la vérité et la charité » avec une invitation à vivre dans tout le pays une Journée de prière pour le Chili le 8 décembre prochain, jour de la Solennité de l’Immaculée Conception « au cours de laquelle nous consacrerons le pays à la protection maternelle de Notre-Dame dans toutes nos Messes ». Ils exhortent ensuite à redoubler la prière pour le peuple et à « faire pénitence de nos péchés, personnels et sociaux, qui ont contribué aux injustices et à la violence ».
Ils invitent par ailleurs à participer à toute instance de la société civile « pour le processus menant à une nouvelle Constitution et en faveur d’un nouveau pacte social, dans un climat de respect et d’amitié civile ». Tous sont encore appelés à « servir, annoncer et dénoncer dans le style de Jésus », en offrant réconfort et solidarité aux plus pauvres et aux plus vulnérables. Enfin, le quatrième engagement consiste dans « la continuité de notre processus de discernement pour le renouvellement ecclésial, en ouvrant le cœur aux signes des temps qui nous lancent de forts défis, afin de découvrir ce que Dieu veut pour le Chili et pour l’Eglise au service de tous ».
Le Message s’achève en réaffirmant que « seule la justice nous conduit à la paix » et en demandant au Seigneur de bénir le pays et tous ses habitants, les rendant instruments de Sa paix et de Son amour, pour « construire une grande nation de frères dans laquelle chacun a du pain, du respect et de la joie ».
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AFRIQUE/KENYA - Nomination de l’Evêque d’Eldoret

Fides FR - www.fides.org - Lun, 18/11/2019 - 08:42
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 16 novembre, a nommé Evêque du Diocèse d’Eldoret S.Exc. Mgr Dominic Kimengich, jusqu’ici Evêque de Lodwar.
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AFRIQUE/CAMEROUN - La proximité avec les pauvres, « priorité pour l’Eglise » selon le Secrétaire pour la Coopération missionnaire des Carmes déchaux dans le cadre de la Journée mondiale des pauvres

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/11/2019 - 23:49
Yaoundé – « Actuellement, au Cameroun, le problème de la pauvreté s’est aggravé. La faim règne. Les denrées alimentaires manquent et les prix sont élevés à cause du fort taux d’inflation, la population ayant du mal à se procurer le nécessaire. De nombreuses familles ne parviennent pas même à couvrir les dépenses sanitaires et à payer les frais scolaires. Il est devenu difficile pour elles de parvenir à se garantir un repas par jour ». C’est ainsi que le père Jérôme Paluku, Secrétaire pour la Coopération missionnaire des Carmes déchaux, raconte à l’Agence Fides la situation dans laquelle se trouve la majeure partie de la population du pays.
Dans la Paroisse de Nkoabang, sise à Bitotol, quartier du sud-est de la capitale, Yaoundé, les Carmes déchaux œuvrent depuis plus de 20 ans.
Les défis que le Cameroun doit relever pour améliorer les conditions de vie de sa population sont encore nombreux. La pauvreté concerne encore 37,5% de la population. Sur l’échelle de l’Indice de développement humain des Nations-Unies, le Cameroun se situe au 153ème rang sur un total de 187 pays. Les famines, les changements climatiques et un taux d’inflation encore assez élevé – 4,3% - ont rendu encore plus instable l’économie en majorité agricole. « La situation – confirme le Père Paluku – est aggravée par la malnutrition qui frappe surtout les enfants et les personnes âgées, les plus vulnérables au niveau physique qui, par ailleurs, contractent le paludisme ». Cependant, les pauvres sont également prompts à la solidarité : « le peuple camerounais – conclut-il – est très disponible à partager : le peu qu’il a, il l’offre volontiers à ceux qui en ont encore plus besoin ».
Link correlati :La vidéo de l’entretien sur la chaine Youtube de l’Agence Fides
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EUROPE/ESPAGNE - Participation du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à la XII° Journée académique de l’Université Saint Damase de Madrid

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/11/2019 - 23:48
Madrid – « Depuis le début de son Pontificat, le Pape François a appelé toute l’Eglise qui vivait un moment d’immobilité à un élan et un zèle renouvelé en ce qui concerne l’évangélisation des contextes à savoir en tenant compte de la réalité écologique, des peuples et de leurs cultures non pas comme délégation de quelques-uns à cette mission mais en tant que baptisés qui prennent l’engagement d’évangéliser, en ce que ce dernier est intrinsèque au don et au mystère de la foi ». C’est ce qu’a souligné ce matin S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, qui a pris la parole au cours de la XII° Journée académique organisée par la Faculté de Droit canonique de l’Université Saint Damase en collaboration avec l’Archidiocèse de Madrid, le Tribunal ecclésiastique et l’école de pratique juridique.
« Le « portique » de l’Eglise du Pape François : vision et dimension missionnaire » : tel a été le thème de l’intervention du Cardinal qui a souligné combien l’intention du Pape est de « changer une mentalité, une certaine « culture » de l’Eglise par ces évolutions d’une réalité sédentaire, structurée et calme à une perspective d’Eglise en sortie, en mission dans le monde… Dans ce contexte, chaque activité ecclésiale, y compris la réalité juridique, théologique ou simplement pastorale, a une importance missionnaire ».
En imaginant entrer dans un édifice qui correspond symboliquement au Pontificat du Pape François, le Cardinal Filoni a expliqué : « Une fois la porte franchie, nous nous trouvons face à une vaste cour, où se trouvent et se rencontrent des hommes et des femmes de notre temps, sans distinction de langue, de race et aux intérêts multiples. Cet atrium ouvre sur trois portiques. Sur le premier se trouve le début du document programmatique du Pontificat du Pape François, l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, sur le deuxième celui du Cantique des Créatures de Saint François d’Assise, Laudato si’, et sur le troisième celui de la Lettre sur la fraternité humaine pour la paix et la coexistence commune ».
L’environnement du premier portique concerne essentiellement l’Eglise, a souligné le Cardinal Filoni, non pas sa structure mais le fait « de rencontrer et de porter à tous Jésus-Christ, source de la vraie joie ». Evangelii gaudium entend introduire la transformation missionnaire de l’Eglise, « une Eglise que le Pape voit comme une mère au cœur ouvert, qui fait siens les crises et les défis du monde actuel, sans exclusions ou tentations égoïstes, loin des polémiques stériles et mondaines qui provoquent des lacérations sinon des guerres intestines ». Ce document, a-t-il poursuivi, « ne se tarit pas en un simple portique, aussi attrayant soit-il, mais ouvre un chemin qui concerne la vie de l’Eglise, sa mission, son rôle dans le monde ».
Du moment que l’Eglise du Christ est en mission dans le monde, devient compréhensible le deuxième portique, portant les mots Laudato si’, « le début de l’Encyclique par laquelle le Pape François appelle tous les chrétiens et ceux qui sont animés de bonne volonté, à écouter le cri de la terre et des pauvres du monde ».
Le troisième portique concerne le dialogue interreligieux et le guide en est constitué par le document sur la fraternité humaine pour la paix et la coexistence commune signé le 4 février dernier par le Souverain Pontife et par le grand imam d’al-Azhar, Ahmed al-Tayyeb, au terme de la Conférence mondiale sur la fraternité humaine. « Ce qui tient particulièrement à cœur au Souverain Pontife – a déclaré le Cardinal Filoni – sont les rapports entre les religieux au motif des trop nombreux conflits qui, souvent, se drapent de justifications religieuses ainsi que les trop nombreuses intolérances et le prosélytisme en tant que forme d’accaparement des consciences. Le document, voulu par le Pape et par le grand imam d’al-Azhar, a une importante valeur historique, morale, culturelle et sociale, d’autant plus qu’il a été signé en présence des représentants de toutes les plus importantes confessions religieuses participant à la conférence précitée, dans le cadre de laquelle a été lancé un appel au dialogue, à la compréhension, à l’acceptation de l’autre et à la coexistence pacifique entre les êtres humains ».
Link correlati :Texte intégral de l'intervention du Cardinal (en espagnol)
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