ASIE/BENGLADESH - Hommage au défunt Archevêque de Chittagong, « saint vivant », « authentique missionnaire » et « Evêque catéchiste »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 15/07/2020 - 11:51
Chittagong - « S.Exc. Mgr Moses Costa était notre ami et notre frère. C'était un zélé serviteur de Dieu. Il a apporté une contribution précieuse non seulement aux communautés de Dinajpur et Chittagong, mais à tout le Bengladesh ». C'est ce qu'affirme à l'Agence Fides S.Exc. Mgr Gervas Rozario, Evêque de Rajshahi et Vice-président de la Conférence épiscopale du Bengladesh , rendant hommage à l'Archevêque de Chittagong jusqu'à sa mort, le 13 juillet.
Mgr Rozario ajoute : « Mgr Costa a été un annonciateur et un témoin de l'amour de Dieu. Il a porté l'amour abondant de Dieu aux fidèles. Il aimait les autres sans mesure et ne conservait rien pour lui. Il a fortement combattu pour la justice et pour rétablir la paix. C'était un saint vivant. Il a conduit sa vie de manière sainte. Il a vécu dans la souffrance de manière sainte et sa vie a été comme celle du grain de blé de l'Evangile qui, en mourant, porte du fruit ». L'Evêque affirme que « nous pourrons respecter le regretté Archevêque en maintenant et en portant ses idéaux et sa foi active dans notre vie ».
Soeur Renu Maria Palma, de la Congrégation de Notre-Dame des Missions, partage à l'Agence Fides son expérience pour le compte des religieuses et se souvient de Mgr Costa comme d'un homme à la spiritualité profonde : « Il était notre source d'encouragement. Il a partagé l'action missionnaire et grâce à lui, nous sommes devenues fortement inspirées à participer à l'évangélisation. Nous nous souvenons de son grand enthousiasme pour l'oeuvre missionnaire. Il était apprécié non seulement par les chrétiens mais aussi par les musulmans » déclare Soeur Renu Maria Palma, Directrice du Lycée féminin Sainte Scholastique.
Le Père Gordon Dias, Vicaire général de l'Archidiocèse de Chittagong, au nom des prêtres diocésains, partage son souvenir de Mgr Costa, le qualifiant « d'Evêque catéchiste ». « Comme nous le savons – indique-t-il à Fides – les catéchistes promeuvent e prêchent l'Evangile. Mgr Costa a prêché l'Evangile dans des zones reculées de l'Archidiocèse de Chittagong. Il a eu un profond respect de la vie sacerdotale. Il a sauvé et aidé les prêtres en cas de crise vocationnelle. Il a également oeuvré à augmenter le nombre des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée religieuse au sein de l'Eglise locale ».
S.Exc. Mgr Lawrence Subrato Hawlader, Evêque de Barisâl, affirme quant à lui que le défunt Archevêque constituait son point de repère. « Lorsque j'étais au Séminaire, il en était le Recteur. En ce temps-là, je désirais être comme lui et après avoir été ordonné prêtre, je suis devenu également Recteur du Séminaire. Sa foi et son humilité étaient pour moi source d'inspiration. Il a constitué une référence solide dans l'oeuvre et la gestion de la vie pastorale. Dans l'administration, il n'hésitait pas à dépenser de l'argent pour les besoins des fidèles alors qu'il conduisait une vie extrêmement simple ». « En tant que responsable et père spirituel – poursuit-il – il a enseigné et a constitué un témoin crédible du Christ, non seulement pour les prêtres et les religieuses mais aussi pour bien des jeunes catholiques. Ayant été Président de la Commission épiscopale pour les jeunes, j'ai vu des centaines de messages d'authentique appréciation et gratitude envers lui, laissés par les jeunes sur Facebook » affirme Mgr Hawlader.
Michael Rodrick, un collaborateur catholique de Mgr Costa, s'en souvient comme d'un homme toujours dédié au développement des personnes de la communautés, affirmant : « C'était un homme intègre qui savait écouter. Il était un bon administrateur et nous manquera beaucoup ».
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AMERIQUE/CHILI - En chemin avec Notre-Dame du Mont Carmel, unis pour construire une société plus juste et plus solidaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 15/07/2020 - 11:02
Santiago - « La précarité et la fragilité auxquelles vient s'ajouter la pandémie contraint chacun d'entre nous, en particulier les autorités, les représentants et les responsables de la société, à mettre de coté les intérêts personnels et sectoriels pour reprendre véritablement la voie du dialogue au travers d'accords généreux. Nous sommes un peuple en chemin. Ce n'est qu'unis que nous parviendrons à surmonter les injustices et à sortir de cette crise ». C'est ce qu'écrit le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili dans le Message publié à l'occasion de la Solennité de Notre-Dame du Mont Carmel, célébrée le 16 juillet. C'est à elle que, depuis l'aube de la nation, les pères fondateurs confièrent la vie du Chili et des chiliens. Selon la tradition populaire transmise de génération en génération, chaque année, la fête est solennellement célébrée au travers du pèlerinage au Sanctuaire national de Maipù, où se déroulent des prières, des danses religieuses et des moments de fête en l'honneur de Notre-Dame.
« Le calendrier civil marque comme férié le 16 juillet en signe de gratitude d'un peuple qui s'en remet à la protection de la Très Sainte Vierge Marie sous le titre de Notre-Dame du Mont Carmel, Mère et Reine du Chili, consolatrice des affligés », écrivent les Evêques, qui soulignent : « Cette année, pour le 16 juillet, nous déposons aux pieds de la Mère notre prière, la dévotion populaire et les danses religieuses ainsi que l'immense tristesse, la douleur et les préoccupations de ce temps de pandémie que nous vivons actuellement, trouvant en elle réconfort et espérance ».
Nombreux sont ceux qui, cette année, ne pourront faire le pèlerinage dans les églises et les sanctuaires mariaux pour célébrer cette fête comme à l'accoutumé « parce que nous devons prendre soin les uns des autres » indique le message. « Cependant, nous avons la certitude pleine et entière de nous sentir à l'abri de son manteau ». « Notre-Dame du Mont Carmel nous embrasse tous et nous susurre que Jésus est toujours avec nous et ne nous abandonne jamais. Sa main maternelle, douce et toujours ouverte, nous relève et nous fait revenir à son Fils bien-aimé et nous permet de Le trouver dans les frères et sœurs souffrants ».
Les Evêques soulignent par suite que Notre-Dame « nous encourage à être présents, plus que par les paroles, au travers d'une présence physique ou à distance aux cotés de ceux qui souffrent. Elle pousse nos communautés et le pays tout entier à donner des aides de solidarité et une voix d'espérance aux plus indigents ». « Nous désirons être, avec la grande famille de ceux qui vivent au Chili, constructeurs d'une société plus juste, menant une vie plus austère et ayant davantage soin des plus fragiles et de toute la Création – indique la partie conclusive du Message. Aujourd'hui, nous faisons fortement l'expérience de notre faiblesse et de la souffrance de nos frères qui nous lacère. C'est pourquoi nous continuerons à faire ce qui est à notre portée pour être proches de ceux qui sont seuls et abandonnés. Avec vous, Notre-Dame du Mont Carmel, ensemble sur ce chemin, nous vous confions ce que nous sommes, ce que nous avons et ce que nous vivons ».
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AMERIQUE/BRESIL - Prise de position des Evêques contre les vetos présidentiels, « négation des garanties fondamentales pour la vie des populations indigènes »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 15/07/2020 - 08:38
Brasilia - « Ces vetos sont éthiquement indéfendables et inhumains en ce qu'ils nient les garanties fondamentales pour la vie des populations indigènes » indique un document signé par S.Exc. Mgr Walmor Azevedo de Oliveira, Archevêque de Belo Horizonte et Président de la Conférence nationale des Evêques du Brésil parvenu à Fides.
Le Président brésilien, J. Bolsonaro, a en effet frappé de 16 vetos la norme incriminée déclarant ne pas être en mesure de la financer à l'aide des ressources prévues par le budget .
Selon les Evêques du Brésil, l'argumentation du Président est trompeuse dans la mesure où le Congrès a déjà voté un amendement constitutionnel connu sous le nom de “budget de guerre”, lié à la crise provoquée par le corona virus, lequel permet de dépasser les dépenses prévues votées avant la pandémie. L'Eglise a demandé au pouvoir législatif de prendre « une position forte, décidée et définitive en faveur de la vie », qui se traduit par la révocation des vetos présidentiels.
La CNBB a publié le 13 juillet une Lettre ouverte au Congrès national, dans laquelle elle fait appel à la défense des droits des populations indigènes et traditionnelles. Les Evêques réagissent avec « indignation et répudiation » aux 16 vetos présidentiels qu'ils considèrent comme « éthiquement indéfendables et inhumains en ce qu'ils nient les garanties fondamentales pour la vie des populations indigènes, telles que l'accès à l'eau potable et sûre ».
La Commission épiscopale pour l'Amazonie de la CNBB et le Réseau ecclésial pan amazonien ont, eux aussi, contesté la décision du Président Jair Bolsonaro, considérant qu'il s'agissait d'un « problème de vie ou de mort » dans les villes, les villages et les périphéries urbaines où le virus est déjà arrivé.
Le Conseil indigène missionnaire souligne pour sa part que les vetos présidentiels « réaffirment le préjudice, la haine et la violence de l'actuel gouvernement vis-à-vis des populations indigènes, des quilombolas et des populations traditionnelles » .
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Le drame des enfants privés d'école entre violence et pauvreté

Fides FR - www.fides.org - Mer, 15/07/2020 - 08:23
Ouagadougou – Dans les régions du Burkina Faso limitrophes du Mali et du Niger, les écoles sont fermées. Plusieurs d'entre elles ont été incendiées et de très nombreux maîtres assassinés. Tout ceci est l'oeuvre de terroristes islamiques indique dans une note envoyée à l'Agence Fides le Père Marco Prada de la Société des Missions africaines.
Le missionnaire a mis en évidence un récent rapport présenté par Virginia Gamba, représentant spécial du Secrétaire général de l'ONU, António Guterres, dédié à la protection des enfants vivant dans des pays en situation de conflit.
« Nous avons reçu de nombreux signalements faisant état d'attaques contres des écoles mais également de cas d'homicides et de mutilations perpétrées sur des enfants dans le nord du pays, faits attribués à la branche terroriste du prétendu « Etat islamique » en Afrique occidentale, affiliée à Boko Haram » a souligné le Père Gamba, se référant au drame que connaissent les enfants au Burkina Faso.
« Les conséquences de cette violence sont terribles – poursuit-il. Le système éducatif dans le nord du pays est complètement effondré depuis plus d'un an. Il existe un fort mouvement d'évacués, des centaines de milliers de personnes qui fuient le nord en flammes. Elles veulent aller dans le sud du pays . En outre, ces enfants ne seront pas privés seulement de l'instruction mais risquent surtout de devenir l'objectif du recrutement forcé de la part des djihadistes et d'être employés comme enfants soldats, comme nous le voyons déjà être fait par ces groupes extrêmement violents ».
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ASIE/PHILIPPINES - Réouverture des églises, relance des activités pastorales et incendie de l'église paroissiale du Saint Enfant Jésus

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 14:11
Manille - « Nous avons repris la célébration des Messes avec les précautions nécessaires et dans le respect des mesures indiquées par le gouvernement. Nous accueillons les fidèles à raison de 10% de la capacité de nos églises. Il s'agit cependant d'une relance et d'un signe d'espérance. Nous avons vu des personnes pleurer et s'émouvoir en participant à la Messe, après un verrouillage de plus de trois mois mais il n'est pas possible de baisser la garde parce qu'à Manille, la situation de la pandémie demeure encore préoccupante. Le nombre des malades s'accroît et le pic n'a pas encore été atteint ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides le Père Simone Caelli, missionnaire de l'Institut pontifical des Missions étrangères et Curé de la Paroisse Reine des Apôtres de Paranaque city, une ville de la ville métropolitaine de Manille. Après une suspension de plus de trois mois due au corona virus, les portes des églises des Philippines ont été rouvertes le 13 juillet « mais la peur persiste parmi les fidèles » indique le Père Caelli.
C'est ce que confirme à Fides le Père Ned Nazareno, Curé de la Paroisse de l'Enfant Jésus de Molino, au sud de Manille, qui accueille quelques 60 personnes à la fois dans un édifice qui pourrait en contenir plus de 600. « De nombreux fidèles optent encore pour la participation à la Messe par le biais de la télévision, de la radio ou d'Internet, en vogue depuis le verrouillage imposé le 15 mars ». Malgré l'autorisation des autorités, différentes Paroisses de divers Diocèses ont décidé de ne pas célébrer de Messes avec participation de fidèles dans la mesure où le nombre des cas de Covid-19 est encore en augmentation.
Dans une telle situation d'incertitude, S.Exc. Mgr Broderick Pabillo, Administrateur apostolique de l'Archidiocèse de Manille, a adressé un message aux fidèles, les invitant à « être confiants au milieu de la pandémie ». « Au cours de ces dernières semaines, nous avons été frappés durement. L'infection de corona virus est en augmentation. La situation économique du pays est désolant » a-t-il relevé. Au cours de cette phase difficile, l'adoption de la loi antiterrorisme a provoqué d'ultérieures craintes, critiques et mécontentement au sein de la société. « Dans les moments de tristesse – indique Mgr Pabillo – tournons-nous vers la Bible. Ainsi que le dit le Psaume 37, les mauvais ne dureront pas. Dieu ne le permettra pas. Ne soyez pas tristes. Bonté, vérité et justice prévaudront » a-t-il affirmé.
L'Evêque a également exhorté les catholiques à prier pour une Paroisse de Manille dévastée par un grave incendie accidentel qui a englouti l'église paroissiale du Saint Enfant Jésus sise dans le district de Pandacan, à Manille, le 10 juillet dernier. « Prions pour l'immédiat relèvement de la Paroisse. Il est positif que personne n'ait été blessé et qu'aucun autre édifice n'ait été endommagé » a affirmé Mgr Pabillo dans une note. L'Evêque a fait une visite sur place et exhorté les paroissiens à soutenir la reconstruction de l'église.
La Paroisse, construite par le Père Francisco del Rosario OFM en 1732, accueillait une statue de l'Enfant Jésus datant du XVII° siècle et était un lieu de pèlerinage et de dévotion pour des milliers de fidèles. La statue était sculptée dans un bois sombre, comme les images historiques et bien connues du Nazaréen noir de Quiapo et de la Vierge noire d'Antipolo. Le Curé du lieu, le Père de Claro, a exhorté ses paroissiens à « être forts dans cette tragédie ». « Recommençons et reconstruisons notre foi. Levons-nous plus forts et plus unis » a-t-il déclaré en informant que l'incendie n'a endommagé ni le tabernacle ni le Très Saint Sacrement qui s'y trouvait.
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AFRIQUE/EGYPTE - Lancement de projets de développement de la part du Chef de l'Etat dans la zone du Monastère de Sainte Catherine

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 13:27
Le Caire – Alors qu'en Turquie le Président Recep Tayyip Erdogan a décidé la réouverture au culte islamique de l'ancienne basilique Sainte Sophie, en Egypte, le Président Abdel Fattah al Sisi lance des projets de développement visant notamment à favoriser l'afflux des pèlerins au Monastère de Sainte Catherine sis dans le sud du Sinaï, considéré comme l'un des plus antiques complexes monastiques chrétiens du monde.
Le 12 juillet, au cours d'une réunion opérationnelle dédiée au lancement de projets d'urbanisme et d'infrastructures de grande importance, le Chef de l'Etat égyptien a demandé au Premier Ministre, Mostafa Madbouly, et à d'autres membres du gouvernement d'accélérer le programme de développement déjà mis en place autour de la ville de Sainte Catherine afin de valoriser et de rendre plus accessible le patrimoine historique et spirituel concentré dans le sud du Sinaï.
Dans des déclarations faites aux moyens de communication nationaux, l'Archevêque grec orthodoxe Damianos du Mont Sinaï a remercié les autorités égyptiennes pour l'attention et les ressources qu'elles ont investi dans les projets visant notamment à faciliter l'afflux des pèlerins au Monastère de Sainte Catherine. Le programme de développement à l'étude de la part du gouvernement égyptien prévoit également la construction d'un aéroport dans la région, ce qui permettrait d'organiser des pèlerinages avec des vols directs provenant surtout de Grèce et de Chypre, garantissant aux touristes et aux pèlerins la possibilité d'arriver au monastère en toute sécurité.
Le Monastère de Sainte Catherine, sur les pentes du mont Horeb, accueille actuellement une vingtaines de moines grecs orthodoxes placés sous l'autorité d'un Archevêque Abbé. Il jouit d'un statut d'autocéphalie. Il est considéré comme le Monastère chrétien le plus antique encore en activité et en 2002 il a été déclaré Patrimoine de l'humanité par l'UNESCO du fait de son architecture byzantine, de sa précieuse collection d'icônes et de manuscrits antiques.
Au cours de ces dernières années, la vie du Monastère a connu des moments difficiles, devant affronter notamment une grave crise financière à cause de la suspension total du flux des touristes qui, par le passé, portait chaque année près l'antique complexe monastique, des dizaines de milliers de personnes. A surtout pesé négativement sur la situation la fermeture temporaire du Monastère aux visiteurs, disposées par les autorités égyptiennes à compter de 2013 suite à une certain nombre d'épisodes – dont l'enlèvement d'un moine – qui avait fait monter le niveau d'alerte concernant de possibles attaques terroristes au détriment de la communauté de religieux grecs orthodoxes.
En mars 2014 , les moines de Sainte Catherine furent accusés par le Général en retraite Ahmed Ragai Attiya, d’avoir modifié la toponomastique de la zone, d’avoir caché ce qu’il est convenu d’appeler les 12 ruisseaux de Moise , de s’être appropriés de 20% de la terre du Sinaï méridional, d’avoir hissé le drapeau grec sur le monastère lors de certaines circonstances spéciales et d’avoir transformé le monastère en une zone occupée par la Grèce et par l’Union européenne. Se basant sur ces attaques, des organes de presse proches des salafistes ont accusé le Monastère de connivences avec les services de renseignement israéliens et donc de représenter une menace pour la sécurité nationale.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Nomination du Recteur du Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul sis à Juba

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 12:58
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a nommé, en date du 12 mai 2020, Recteur du Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul sis dans l’Archidiocèse de Juba, au Soudan du Sud, le Père Baptist Karim Bazawi Michel Moura, du clergé diocésain de Tombura Yambio.
Le nouveau Recteur national est né le 20 décembre 1966 et a été ordonné prêtre le 5 mai 1996.
Il a fréquenté le Grand Séminaire Saint Paul de Khartoum, où il a obtenu le Baccalauréat en Théologie et l’Université pontificale urbanienne de Rome où il a obtenu une Licence puis un Doctorat en Théologie morale. Après son ordination, il a été Vicaire paroissial et Curé, Recteur de deux Séminaires diocésains, Vicaire épiscopal chargé du clergé et se trouve être actuellement professeur et formateur au Grand Séminaire interdiocésain Saint Paul sis à Juba.
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ASIE/MALAISIE - Du fort impact de la question des migrants sur la liberté de la presse et d'expression

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 12:57
Kuala Lumpur – La gestion du rapport avec les migrants en Malaisie, caractérisée au cours de ces derniers mois par des éloignements du territoire et des arrestations, a suscité la préoccupation d'organisations de défense des droits fondamentaux et de la liberté d'expression, notamment du fait des intimidations dont ont fait l'objet les journalistes qui se sont occupés de ce sujet. Une vidéo tournée sur Internet au cours de ces jours derniers à l'initiative de la chaîne de télévision du Qatar "Al Jazeera" fait état de l'arrestation de migrants en situation irrégulière durant la pandémie. Le documentaire intitulé « Locked Up in Malesia Lockdown » a été fortement critiqué par les autorités comme « approximatif, trompeur et injuste », le Ministère de la Défense ayant invité les moyens de communication de masse à s'excuser en affirmant que les accusations de racisme et de discrimination à l'encontre des immigrés en situation irrégulière étaient fausses. La police a quant à elle annoncé une enquête sur le personnel de la chaîne de télévision arabe pour des chefs d'inculpation allant de la potentielle sédition, à la diffamation et à la violation du Communications and Multimedia Act. La chaîne du Qatar a rejeté ces accusations mais l'ensemble de cette affaire est le signe de la conflictualité existant désormais entre le gouvernement et les journalistes. Cependant, Reporter Sans Frontières , la plus importante organisation de défense de la liberté de la presse avait récemment indiqué que, « après la défaite inattendue du parti de l'ancien Premier Ministre Najib Razak en mai 2018, une bouffée d'air frais a commencé à souffler sur la liberté de la presse. Les journalistes et les moyens de communication de masse insérés dans la liste noire ont été en mesure de reprendre leur activité et l'environnement général dans lequel oeuvrent les journalistes se sont notablement améliorés. L'autocensure s'est énormément réduite et les publications du pays présentent maintenant des opinions beaucoup plus équilibrées entre l'opposition et la majorité ».
La lune de miel s'est interrompue avec la pandémie de Covid-19. Les premiers signes avant-coureurs ont été visibles après une enquête menée par le quotidien "South China Morning Post" sur la condition des travailleurs immigrés – plus de 5 millions en Malaisie – et en particulier après un article montrant l'arrestation violente de centaines d'immigrés à l'intérieur de trois dortoirs dans une « zone rouge » de la capitale, Kuala Lumpur, en date du 1er mai dernier.
En Malaisie, indique RSF, « l'exécutif dispose encore d'un arsenal législatif absolument draconien pour réprimer la liberté de la presse : le Sedition Act de 1948, l'Official Secrets Act de 1972, le Press and Publications Act de 1984 et la loi sur les communications et le secteur multimédia de 1998, qui pèsent comme une épée de Damoclès sur la tête des journalistes ».
La Malaisie n'est pas le seul pays d'Asie à avoir resserrer les mailles de la liberté d'expression comme le démontre le cas de la journaliste philippine Maria Ressa, qui bénéficie de multiples appels de la société civile en sa faveur. Au Myanmar, plusieurs journalistes ont été inculpés pour avoir interrogé des groupes de guérilleros qualifiés de « terroristes ».
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AFRIQUE/KENYA - Vers la réouverture des églises au culte Dimanche prochain

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 12:16
Nairobi – Les églises de Nairobi rouvriront le Dimanche 19 juillet dans la stricte observation des protocoles de lutte contre le Covid-19 établis par le gouvernement.
« Je vous exhorte à prendre au sérieux ces lignes directrice afin que nous puissions préparer de manière adéquate les fidèles à la deuxième phase de la réouverture de nos lieux de culte » a déclaré dans une note S.Em. le Cardinal John Njue, Archevêque de Nairobi, qui a ordonné à chaque Paroisse de former une équipe de réponse au Covid-19 pour aider les fidèles à respecter les lignes directrices du Ministère de la Santé.
Les églises devront fournir des points de lavage des mains ou des désinfectants à base d'alcool que les fidèles pourront utiliser avant et après la célébration.
Elles devront en outre s'assurer que quiconque entre dans l'église porte un masque de protection couvrant le nez et la bouche. En outre, là où cela est possible, seront utilisés des thermomètres électroniques afin de relever ceux qui pourraient être malades.
Le Cardinal a en outre affirmé que, tant que l'urgence Covid-19 ne cessera pas, demeureront suspendus les baptêmes des enfants alors que l'administration du sacrement des malades sera limitée.
Aux célébrants, il sera demandé de conserver la distance sociale et de porter des masques de protection à tout moment.
Le 6 juillet, le Président Kenyatta a annoncé la réouverture progressive des lieux de culte du pays mais seulement s'ils respectent les normes établies pour les réunions publiques.
Le Chef de l'Etat a établi que les personnes de moins de 13 ans et de plus de 58 ans ainsi que celles se trouvant dans des conditions de santé précaires ne pourront pas participer au culte.
Jusqu'ici, le Kenya a enregistré 9.726 cas de corona virus, dont 2.832 guéris et 184 morts.
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AFRIQUE/SENEGAL - Report de la réouverture des églises de la part de l'Episcopat

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 11:54
Dakar – « Malgré notre soif commune de retrouver le chemin de nos églises, nous, vos évêques, vous exhortons à être patients dans la foi et dans l'espérance » affirment les Evêques du Sénégal en annonçant leur décision de continuer à conserver fermées les églises même après que le gouvernement ait assoupli les restrictions liées au Covid-19.
« La situation actuelle, d'après les avis que nous avons pu recueillir, ne milite pas en faveur d'une ouverture immédiate de nos églises au culte » expliquent-ils dans une déclaration signée par S.Exc. Mgr Benjamin Ndiaye, Archevêque de Dakar, dans laquelle les Evêques soulignent avoir entendu l'avis de médecins et du personnel sanitaire.
Le communiqué se poursuit en rappelant que le « Ministère de la Santé et de l'Action sociale fait état d'une persistance de nouveaux cas de COVID-19. Elle souligne également deux phénomènes : d'une part, la propagation de la pandémie dans des zones et régions initialement épargnées et, d'autre part, le rythme régulier de la courbe autour de 9 à 10 % des sujets testés, taux qui pourrait augmenter dans les jours ou semaines à venir ».
Le 4 juillet, le gouvernement sénégalais a annoncé qu'il avait décidé de lever certaines restrictions de confinement dans le pays après deux nuits de violentes protestations contre le couvre-feu.
Le Ministre de l'Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, a déclaré que le couvre-feu du crépuscule à l'aube serait repoussé de deux heures, à 23 heures – au lieu de 21.00 - et que les restrictions sur les déplacements entre les régions du Sénégal seraient levées. Le Ministre a aussi annoncé un allègement des mesures restrictives concernant les rassemblements dans les lieux publics ou privés, les églises, les restaurants, les gymnases, les casinos.
Le Sénégal a enregistré au moins 8.135 cas de Covid-19 dont 5.446 guéris et 148 morts.
Dans leur déclaration, les Evêques soulignent également la nécessité « d'évaluer la situation de la pandémie après la réouverture des marchés, la reprise des transports interurbains, la réouverture des classes et la levée de l'état d'urgence » mais ils soulignent aussi que « l'augmentation du nombre de cas fait suite au non-respect des mesures préventives par le dans la lutte contre COVID-19 ».
Les Evêques mettent également en garde contre la probabilité d'une « deuxième vague de contamination qui pourrait conduire à un nouveau confinement », ajoutant que ces tendances montrent à quel point « la situation actuelle est délicate et combien la prudence et la sagesse sont nécessaires ».
Les Evêques disent qu'ils envisagent la réouverture des lieux de culte et la reprise des activités pastorales vers la mi-août « si la situation s'améliore ». Ils demandent aux communautés paroissiales de « mener une réflexion pastorale sur les mesures sanitaires adaptées à chaque localité ».
« Au nom de notre foi, qui nous invite à prier en toutes circonstances, au nom également de notre devoir de citoyen solidaire et du devoir de charité chrétienne, nous vous demandons de persévérer dans ce combat en respectant les normes de sécurité sanitaire qui nous sont constamment rappelées par les services compétents. Ce faisant, nous préservons notre vie et celle des autres » concluent les Evêques.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Vers le Congrès des Jeunes missionnaires et l'Octobre missionnaire malgré la crise

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 09:51
Caracas – « Nous vivons immergés dans le chaos général présent à tous les niveaux de la vie sociale et personnelle : services de base souvent inexistants, actions politiques ne tendant pas au bien et au développement commun, insécurité et impuissance, vie familiale touchée dans sa capacité à gérer et satisfaire ses propres besoins, économie souffrant l'inflation et le recours au dollar, frappant presque l'ensemble de la population, éducation paralysée... La pandémie de Covid-19 s'est diffusée de manière exponentielle dans différents Etats, atteignant pour le moment plusieurs milliers d'infections et des dizaines de morts. Cette pandémie a été, dans le même temps, un élément paralysant d'une partie substantielle des activités ordinaires et a mis en évidence la crise déjà présente, en particulier aggravée par la faiblesse du système sanitaire, par la triste situation vécue par les émigrés retournant dans leur pays, sans ressources ou attentes de vie sûre, comme par le manque d'essence et d'autres fournitures nécessaires ». C'est en ces termes que la Conférence épiscopale du Venezuela décrit la situation actuelle du pays, dans le cadre d'une Exhortation publiée au terme de son Assemblée ordinaire, intitulée « Votre Dieu est avec vous, Il ne vous laissera ni ne vous abandonnera » et datée du 10 juillet.
Les Evêques soulignent que l'Eglise pèlerine au Venezuela est elle aussi frappée par cette crise profonde et exhortent à regarder la réalité à la lumière de la foi, certains que le Seigneur n'abandonne jamais Son peuple. « Cette pleine confiance en Dieu nous dispose à l'action – exhortent-ils. Nous, chrétiens, sommes appelés à reconstruire et à réédifier la réalité vénézuélienne, en l'imprégnant de prière et avec la force transformante de l'Evangile mais aussi d'action ».
Dans le cadre des travaux de l'Assemblée plénière ordinaire de l'Episcopat, qui s'est tenue sous forme virtuelle, est intervenu le Père Ricardo Guillén, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires au Venezuela, lequel a présenté l'agenda missionnaire des prochains mois, en particulier celui de l'octobre missionnaire. Selon la note de la Conférence épiscopale, le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires a indiqué que la campagne missionnaire d'octobre veut offrir à l'Eglise au Venezuela la possibilité de réfléchir sur les opportunités et les défis que la réalité actuelle nous offre. La campagne aura pour thème « la vie est mission » et sera illuminée par la citation biblique du Prophète Isaïe « Me voici Seigneur, envoyez-moi ». « La mission est une manière d'être dans le monde des chrétiens, qui vivent dans la joie de la rencontre avec Dieu et avec la communauté, sont porteurs de vie abondante et, par leur témoignage, attirent les autres à l'expérience du discépolat » a expliqué le Père Guillén.
Le mois d'octobre missionnaire aura 4 axes thématiques : la vocation missionnaire au service de la vie ; l'Eglise missionnaire en défense et en faveur de la promotion de la vie en abondance ; réfugiés et migrants, des vies fragmentées ; conversion écologique pour la vie du monde. Ces thèmes pourront être développés en suivant les indications de différents subsides préparés dans ce but. Le Père Guillén a également annoncé la tenue de 4 séminaires sur Internet qui traiteront de la vocation missionnaire, de l'Eglise missionnaire, des réfugiés et des migrants et de la conversion écologique pour la vie dans le monde.
Un autre événement spécial d'animation missionnaire sera constitué par le VI° Congrès national des Jeunes missionnaires qui se tiendra du 21 au 30 août prochain sur Internet. Le thème central du Congrès sera « le jeune et les défis actuels de la mission » à la lumière de l'Exhortation apostolique Christus vivit et dans le cadre de la préparation de l'Assemblée pastorale nationale.
Le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires a conclu sont intervention devant l'Assemblée des Evêques en partageant un message provenant de la mission vénézuélienne ad Gentes menée dans le Diocèse de Tete, au Mozambique.
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AMERIQUE/EQUATEUR - Lettre d'un groupe d'Evêques au Chef de l'Etat demandant la démission du Ministre de la Santé

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 08:21
Quito – Les Evêques de 10 villes ont envoyée une Lettre ouverte au Président, Lenín Moreno, demandant la démission du Ministre de la Santé, Juan Carlos Zevallos, et l'autorisation de l'usage du bioxyde de chlore pour soigner le Covid-19. Les Evêques en question sont les Ordinaires de Puyo, Loja, Ambato, Sucumbíos, Latacunga, Méndez, Aguarico, Napo, Galápagos et Santo Domingo de los Tsáchilas. Dans le document, ils demandent également au Chef de l'Etat la démission de tous les fonctionnaires qui se sont démontrés « corrompus et inefficaces », dont le Ministre de la Santé.
Les Evêques en question déclarent se sentir outragés par les nouvelles d'actes de corruption se référant à la livraison irrégulière de documents destinés aux personnes handicapées ou au présumé pot-de-vin pris sur le prix de fournitures acquises par des cliniques.
En ce qui concerne l'usage du bioxyde de chlore, les Evêques affirment qu'il s'agit d'un médicament alternatif qui, dans le cadre de tests préliminaires, aurait démontré qu'il soigne le Covid-19. « En plusieurs occasions, les communications ont été adressées au Ministère de la Santé à ce sujet et les réponses obtenues ont été négatives » indiquent-ils dans leur lettre datée du 8 juillet.
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EUROPE/ITALIE - Les Ministres des Infirmes, Saint Camille et la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Mar, 14/07/2020 - 08:18
Rome – « Dans une situation qui nous rend conscients d'être tous potentiellement malades, pour nous, animés et passionnés par le charisme de Saint Camille de Lellis, l'annonce de l'espérance chrétienne se fait encore plus urgente et peut-être même plus écoutable par nos frères et sœurs en humanité ». Tel est le message partagé par les membres de la Famille charismatique et parvenu à l'Agence Fides par l'intermédiaire du Bureau des communications des Ministres des Infirmes qui, en ce 14 juillet, célèbrent la Fête de leur fondateur.
« L'expérience si difficile consistant à devoir faire face à une pandémie comme celle déclenchée par le corona virus se révèle actuellement un choc presque assourdissant. La pandémie a tout changé en un instant. Si auparavant nous étions habitué à vivre tant d'espace en peu de temps, nous nous sommes brusquement retrouvé à vivre en peu d'espace avec beaucoup de temps à disposition » poursuivent les Camilliens.
« Nous avons commencé à comprendre intuitivement, y compris dans nos communautés religieuses ou familiales et professionnelles que, dans une pièce, même petite, il est possible de se sentir isolés ou seuls suivant que la solitude se vit ou non en réussissant à donner des contenus humains et spirituels permettant à notre cœur d'être ouvert, de ne pas perdre l'espérance. Nous apprenons actuellement que la solitude et l'isolement ne sont pas la même chose : il est possible de se sentir seuls même au milieu d'une grande foule. Nous avons appris à être distanciés mais la solidarité, la fraternité et la communion entre nous, entre communautés religieuses, entre instituts religieux, au niveau ecclésial et/ou civil ont été encore plus intenses, joyeuses, spontanées et authentiques : masques de protection, gants, appareils de mesure de la saturation et thermomètres ont cessé d'être de simples dispositifs de protection individuelle nécessaires pour se convertir dans notre imaginaire quotidien en objets de don et d'échange entre communautés et Provinces religieuses, symbole d'attention réciproque et de soutien dans la bataille quotidienne pour le soin des personnes les plus fragiles ».
La note parvenue à l'Agence Fides fait ressortir toute l'actualité du quatrième vœu camillien qui demande la consécration au service des malades même au risque de la vie. « Nous l'avons vu être héroïquement vécu par de nombreux religieux mais aussi par tant de professionnels laïcs du monde sanitaire qui l'ont accueilli et réinterprété à l'intérieur de la déontologie même de leur profession sanitaire – soulignent les Camilliens.
« Nous avons été pénalisés par le fait que, dans certains contexte de soins ou situations d'assistance, nous n'avons pu, pour des raisons de précaution, arriver physiquement jusqu'aux malades. Nous avons vu cependant avec stupeur que des confrères et consoeurs, consacrés et consacrées, bénévoles, opérateurs sanitaires laïcs, se sont réinventés pour ces personnes malades, familiers dans les affections, amis dans la solidarité, prêtres quant au réconfort de la foi, compagnons dans la peur et dans l'espérance, sacrifiant, pendant des semaines, leurs affections personnelles, leurs amitiés, leurs familles et leurs communautés jusqu'à l'épuisement de leurs énergies physiques et dans plusieurs cas jusqu'à la contamination et la mort. C'est exactement l'expérience de Saint Camille de Lellis, lorsqu'il lançait ses premiers compagnons dans la tranchée de l'hôpital, des logis malfamés ou des grandes épidémies : en paroles et en action, maître de résilience dans notre peur, nos craintes et dans le sacrifice, conscient que cette attitude génère une présence en embrassant le danger pour créer une proximité authentique ».
« La pandémie que nous traversons n'est pas un châtiment divin – concluent les Ministres des Infirmes – mais un signe à lire avec humilité et à porter avec patience et compassion. La souffrance ne laisse jamais inchangés : ou bien elle nous rend meilleurs, ou bien elle nous rend pires. La mort de certains, la souffrance de beaucoup et la peur de tous constituent un signe qui nous rappelle à une conscience humble et sereine : nous sommes tous des êtres humains ! La prière est une ancre sûre et, en ce moment historique, en tant que Camilliens et camilliennes, nous sommes appelés à annoncer l'Evangile de la vie, de la compassion et du soin, qui comporte la capacité à évangéliser et à humaniser la souffrance et la mort ».
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ASIE/SRI LANKA - Nomination de l'Evêque auxiliaire de Colombo

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 13:46
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque auxiliaire de l'Archidiocèse métropolitain de Colombo , le Père Anton Ranjith Pillainayagam, du clergé de ce même Archidiocèse, jusqu'alors Vice-recteur du Collège Saint Joseph de Colombo et Directeur du Séminaire de Théologie tamoul, lui assignant le siège épiscopal titulaire de Materiana.
Le Père Anton Ranjith Pillainayagam est né le 23 septembre 1966 à Jaffna, au Sri Lanka. Il a effectué ses études primaires et secondaires à Colombo et à Jaffna. Il a étudié la Philosophie au Grand Séminaire Saint François Xavier de Jaffna et la Théologie au Séminaire national de Kandy. Il a obtenu une Maîtrise en Mathématiques à l'Université de Jaffna, un mastère en éducation à l'Université du Middlesex et un mastère en Philosophie à l'Université de Jaffna. Il a été ordonné prêtre le 16 septembre 2000 en la Cathédrale Sainte Lucie de Colombo pour ce même Archidiocèse.
Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : membre du personnel du Collège Saint Pierre de Colombo , Cours de mastère à l'Université du Middlesex, UK , membre du personnel du Collège Saint Sébastien de Moratuwa , membre du personnel du Collège Saint Joseph de Colombo , Vice-recteur du Collège Saint Pierre de Colombo , depuis 2014 Vice-recteur du Collège Saint Joseph de Colombo et depuis 2009: ; e dal 2009 Directeur du Séminaire de Théologie tamoul.
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ASIE/PROCHE-ORIENT - Réactions d'églises et d'organismes oecuméniques du Proche-Orient après le changement de statut de Sainte Sophie

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 13:32
Istanbul – La décision des actuels responsables de l'Etat turc de réutiliser le complexe monumental de Sainte Sophie à Istanbul comme mosquée représente « une attaque à la liberté religieuse », protégée également par le droit international. C'est ce que souligne le Conseil des Eglises du Proche-Orient dans un communiqué par lequel il déplore avec fermeté le énième changement de destination d'usage de l'antique basilique chrétienne décidé par le Président turc, Recep Tayyip Erdogan. Dans sa prise de position, le MECC invoque également une prise de position ferme de l'ONU et de la Ligue arabe à ce sujet, suggérant également de déposer un recours devant la Cour suprême turque afin de faire respecter « le symbolisme historique représenté par l'église de Sainte Sophie ». La donnée la plus insidieuse de l'ensemble de l'affaire – souligne le message signé par le Secrétaire général du MECC, le Pr. Souraya Bechealany – consiste dans le fait que la décision turque intervient à un moment historique marqué par la tentative de faire grandir les rapports de coexistence pacifique et solidaire entre chrétiens et musulmans, notamment à la lumière du Document sur la fraternité humaine pour la paix dans le monde signé le 4 février 2019 à Abou Dhabi par le Pape François et par le cheikh Ahmed al-Tayyeb, grand imam d'al Azhar. L'initiative turque relative à Sainte Sophie – indique la déclaration du MECC – représente un coup dur à toutes les initiatives de dialogue entre chrétiens et musulmans lancées au cours de ces trois dernières décennies, y compris en tant que réponse aux dangers de l'extrémisme et du fanatisme sectaire.
Le Patriarcat de Babylone des Chaldéens exprime lui aussi « tristesse et douleur » pour le sort du monument qui était devenu un symbole de la possible coexistence solidaire entre le Christianisme et l'islam, à une époque où il convient d'affronter ensemble les conflits y compris de matrice religieuse ainsi que la menace mondiale représentée par la pandémie. « Les musulmans d'Istanbul – indique la déclaration du Patriarcat de Babylone des Chaldéens – n'ont pas besoin d'une nouvelle mosquée dans leur ville, où en existe déjà un nombre incalculable ». Les Pasteurs de l'Eglise chaldéenne, et son Patriarche, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I° Sako, déplorent le fait que le Président Erdogan n'ait pas pris en considération le fait que son choix aurait été accueilli avec tristesse par des millions de chrétiens du monde entier, oubliant également l'accueil fraternel réservé par tant de chrétiens aux immigrés islamiques arrivant en Europe après des voyages difficiles et dangereux. La prise de position de l'Eglise chaldéenne se conclut par une invocation à Dieu Tout-Puissant afin qu'Il libère l'humanité « de l'extrémisme et de la politisation des religions ».
Le 10 juillet, dans un discours à la Nation, le Président Erdogan a annoncé que Sainte Sophie serait rouverte au culte islamique à compter de la prière du vendredi 24 juillet, en soulignant que la reconversion en mosquée du monument symbole d'Istanbul représentait « un droit souverain » de la Turquie. Quelques heures avant le discours du Chef de l'Etat turc, avait été rendu public le texte de la décision par laquelle le Conseil d'Etat turc avait annulé le décret du 24 novembre 1934 du Président de l'époque, Mustafa Kemal, qui avait transformé en musée l'antique Basilique byzantine de Sainte Sophie, devenue mosquée après la prise de Constantinople par les ottomans . « Je pense à Sainte Sophie et je suis profondément attristé » a déclaré le Pape François en s'adressant aux fidèles présents sur la Place Saint-Pierre après la prière de l'Angelus du Dimanche 12 juillet.
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ASIE/MYANMAR - Appel de l'Archevêque de Yangon aux responsables politiques et religieux concernant l'importance de saisir l'opportunité de la paix

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 13:06
Yangon - « En prévision d'importantes élections nationales et de la Conférence de Panglong du XXI° siècle, nous faisons directement appel à tous les responsables du Myanmar et aux responsables religieux afin qu'ils s'écoutent l'un dans le respect de l'autre et décident de rechercher le bien de tous. Une opportunité en or nous a été offerte maintenant par les nouvelles conditions et les nouveaux défis que doit relever le monde. Nous invitons tout un chacun à en profiter » vue la crise provoquée par le corona virus. Tel est le message diffusé au nom de l'Eglise au Myanmar par l'Archevêque de Yangon, S.Em. le Cardinal Charles Maug Bo, qui se fait l'interprète du désir de paix et de réconciliation de la communauté catholique birmane et de l'ensemble de la population.
Le message envoyé à Fides remarque : « Nous sommes las de la guerre, éreintés par les inimitiés. La guerre déshonore tout un chacun. Pourquoi les conflits du Myanmar ne finissent-ils pas ? De qui est la responsabilité ? Naturellement, il est possible d'accuser la belligérance de l'armée et son obstination à refuser un cessez-le-feu complet pour permettre à la nation de faire face à la pandémie. Il est possible de déplorer la faible autorité du gouvernement civil ou le manque d'un juste procès dans le cadre du système judiciaire. Des responsables des groupes ethniques tirant profit du commerce de la jade ou de drogues peuvent être accusés. Il serait aussi possible de déplorer le fait que les responsables religieux soient trop timorés dans leur protestation contre l'injustice ».
L'Eglise rappelle que le Myanmar est impliqué dans une triple crise mondiale : la première est celle du corona virus, mais le pays est, en outre l'un des cinq les plus touchés par les changements climatiques de ce siècle et enfin, il connaît un problème de relations raciales, revenu à la une de l'agenda mondial, et dans le cadre duquel « les personnes s'agrippent encore à la folie d'un classement des différences ethniques ».
L'auteur de la note se demande : « Que pouvons-nous faire pour ne pas retourner à des divisions insensées ? Quel avenir voulons-nous pour nos jeunes ? Pendant des décennies, ils n'ont pas eu de possibilités dans le pays et sont allés à l'étranger, souvent en devenant esclaves. Comment pouvons-nous donner santé, bénéfices et dignité à notre peuple ? Avec quel courage et créativité pouvons-nous revendiquer notre droit au respect, à l'égalité, à la prospérité durable et à la paix durable pour le Myanmar ? ».
Le message rappelle que nombre de puissantes nations voisins du Myanmar « regardent avec intérêt aux grandes richesses et ressources naturelles du pays et relève que « alors que nous combattons l'un contre l'autre, notre terre est dévastée, n os jeunes sont détruits par les drogues et des milliers de jeunes femmes et hommes quittent le pays seuls, en perdant leur dignité et la vie ». « Il est temps de cesser – souhaite le message - invitant tous les responsables politiques, sociaux et religieux à ne pas se laisser tromper à nouveau » et à construire une nation dans laquelle les personnes n'aient pas peur de la différence mais plutôt au sein de laquelle on apprenne à négocier, dialoguer et se réjouir de ce que l'on est.
L'appel invite alors à approfondir les négociations et à protéger les droits des pauvres, à travailler durement pour convaincre tous les acteurs sur le terrain que « la paix est également dans leur intérêt ».
Il est urgent « d'investir dans l'espérance et de se préparer pour au monde futur après la pandémie ». S'adressant aux responsables, l'auteur exhorte : « Ecoutez le cri de la terre. Respectez-vous les uns les autres. Encouragez nos jeunes à étudier. Nos cultures sont des trésors construits au cours des siècles. Les forets du Myanmar sont les poumons de l'Asie. Nos indigènes savent comment les conserver. Les rizières du Myanmar sont le bol de riz de l'Asie. Nos agriculteurs méritent seulement une récompense. Les jeunes du Myanmar sont les responsables de la paix dans les pays de l'ASEAN pour l'avenir. Préparez-les au mieux ».
Enfin, il est rappelé que « bouddhistes, chrétiens et musulmans du Myanmar peuvent vivre et témoigner le message que le monde désire ardemment écouter, en promouvant un monde pacifique, juste et inclusif ».
Le document conclut en affirmant : « Le peuple du Myanmar mérite la paix et non pas une guerre sans fin. Il ne peut exister de paix sans justice. Il ne peut y avoir de justice sans vérité. Faisons naître un nouveau Myanmar d'espérance, de paix et de prospérité alors que nous marchons vers l'objectif de la démocratie au travers des élections. Profitons de cette opportunité ».
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Dernier hommage à Anne Marie Say Tanoh, icône de la musique chorale sacrée

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 12:33
Abidjan - Rappelée à Dieu le lundi 15 juin 2020, Anne Marie Say Tanoh épouse Babi, icône de la musique chorale sacrée en Côte-d’Ivoire et responsable de la Maîtrise du Diocèse de Yopougon a été conduite ce samedi 11 juillet dans sa dernière demeure, au cimetière de Maféré son village natal.
Lors d'une Messe de requiem en la cathédrale Saint André de Yopougon, le Père Donatien N’Guessaly Low, Vicaire général de Yopougon a souligné dans son homélie que la vie de Anne Marie Say Tanoh a été « un programme de vie pour Dieu », la défunte ayant chanté le message de la Résurrection du Christ.
Cet Adieu à Anne Marie Say Tanoh, s’est fait en présence de prêtres, parents amis et connaissances, dans le strict respect des mesures barrières contre la Covid-19. Pour chacun et pour tous, Anne Marie a été sur terre des vivants un témoin du Christ à travers la louange dans les chants qui ont traversé la Côte-d’Ivoire et le monde.
Pour son troisième fils, Pierre Antoine Yao, « c’est de la tristesse mais en même tant pour tout ce qu’elle a accomplie, sa détermination dans la foi avec Jésus, ce n’est pas une simple tristesse mais une tristesse accompagnée de joie ».
Agée de 55 ans, institutrice de profession, Anne Marie Say Tanoh épouse Babi l’une des célébrités du chant choral en Côte d’Ivoire, décédée des suites d’une courte maladie, elle est mère de 4 enfants. Elle aura passé plus de 30 ans au service de la maîtrise de Yopougon.
Le 10 septembre 1990 à Yamoussoukro, lors de l’inauguration de la basilique Notre Dame de la Paix en présence du Saint Pape Jean Paul II, elle avait impressionné par la qualité de sa voix, le Président de la République de Côte-d’Ivoire, feu Félix Houphouët Boigny.
On se souvient d'elle en particulier pour sa reprise impressionnante du Te Deum en 1995 à Grand Bassam à l’occasion du premier centenaire de l’Eglise Catholique en Côte-d’Ivoire, mais aussi de sa participation à la Messe de requiem du Président Félix Houphouët-Boigny en 1993 en la Basilique Notre Dame de la Paix.
Anne Marie Say Tanoh a à son actif deux albums : « Libération » parut en 1998 et « Maître, me voici je viens à toi » en 2000, un héritage qu’elle laisse aujourd’hui à toute la chaîne de solistes qu'elle a formée.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Témoignage d'un salésien sur l'importance de la réflexion sur la valeur de la vie dans le contexte de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 12:06
Port Moresby – « Du verrouillage imposé à cause de la pandémie de corona virus en mars à la réouverture des vols aux Philippines, nous sommes restés isolés en compagnie des autres frères salésiens qui, chacun leur tour, sortaient pour des commissions de la communauté » écrit à l'Agence Fides le Père Conrad Vamilat, sdb. « Leçons suspendues, services de l'église interdits tout comme les autres rassemblements publics. En compagnie du Frère Pio Ehava, nous sommes parvenus à quitter le pays le 21 juin avec un vol charter envoyé par le gouvernement de Papouasie Nouvelle Guinée. Après notre arrivée à l'aéroport international de Port Moresby, tous les passagers provenant des Philippines dont nous avons été soumis à une quarantaine de 14 jours nourris et logés aux frais du gouvernement ».
« L verrouillage, la quarantaine nous ont porté à réfléchir sur l'importance de la vie. Aucun homme ne peut vivre comme une île mais, dans cette situation d'isolement, nous avons dû supporter la fatigue d'être seuls – indique la note parvenue à l'Agence Fides. Au cours de ces deux semaines d'isolement, il a toutefois été possible de faire des programmes personnels. En tant qu'êtres humains – indique le Père Vamilat – nous avons trois instincts fondamentaux et inaliénables : la vie, l'amour et la force. Du moment que n'existe pas de vaccin contre le Covid-19, notre instinct naturel nous pousse à préserver la vie. En tant qu'êtres humains, en effet, nous tous tendons à la vie et non à sa destruction ou à la mort. Nous voudrions que la vie continue imperturbablement et jamais comme en ce moment, le monde ne s'est serré tout ensemble dans cette lutte, au travers des mesures de sécurité fournies par les gouvernements respectifs et par les Nations Unies ».
Le religieux conclut en soulignant que « la quarantaine n'a pas constitué une perte de temps et d'argent » et il a remercié le gouvernement pour avoir fourni un soutien extraordinaire. « Nous remercions surtout Dieu qui nous a préservé du corona virus ».
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ASIE/BENGLADESH - Mort de l'Archevêque de Chattogram des suites du Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 11:44
Dhaka – S.Exc. Mgr Moses M. Costa, Archevêque de Chattogram, âgé de 70 ans, mort aujourd'hui, 13 juillet, au Square Hospital di Dhaka, avait contracté le Covid-19 et, affaibli par la pathologie, était hospitalisé depuis un mois. Après son hospitalisation, la santé de Mgr Costa s'était améliorée et il avait été testé négatif au nouveau corona virus. Cependant, son physique était plutôt éprouvé et il avait été placé en soins intensifs au cours de ces dernières 48 heures après une série d'ischémies et une hémorragie cérébrales, qui se sont révélés fatals.
La petite communauté catholique du Bengladesh est frappée au cœur et profondément attristée par la disparition de l'Archevêque qui était également Secrétaire de la Conférence épiscopale du Bengladesh .
Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, S.Exc. Mgr Paul Ponen Kubi, Evêque de Mymensigh, qui a célébré les obsèques aujourd'hui à Dhaka, a déclaré aux fidèles : « Mgr Moses Costa était un Pasteur attentif et prévenant. Il a sincèrement pris soin de ses fidèles. Il a toujours été uni aux fidèles du peuple de Dieu dans les moments difficiles, lorsqu'ils ont été persécutés. C'était un responsable de profonde spiritualité ».
Il a poursuivi : « L'Archevêque a constitué une figure éminente de l'Eglise au Bengladesh et un responsable très apprécié, y compris par les non chrétiens. Sa mort suscite la douleur, le deuil et la tristesse au sein de l'ensemble de l'Eglise au Bengladesh, mais également au sein de la société, dans différentes organisations éducatives et sociales du Bengladesh ».
« L'Archevêque – a rappelé ensuite l'Evêque – aimait les jeunes. Il a eu une attention particulière à la Pastorale des Jeunes, lesquels l'aimaient beaucoup également. Il a exercé son service apostolique au sein de la Commission épiscopale pour la Jeunesse et s'est dépensé pour la croissance humaine et spirituelle des jeunes, les accompagnant dans leur chemin de mûrissement. De nombreux jeunes ont trouvé la lumière de la vie grâce à ses soins humains, spirituels et pastoraux pleins d'amour. C'était un homme de prière mais aussi un bon administrateur, un responsable clairvoyant, un écrivain et un orateur réflexif, un maître de culture. Au travers de ses pensées et de son œuvre de promotion, humaine et chrétienne, et grâce à sa conduite illuminée, il a apporté une contribution exceptionnelle à de nombreux Paroisses et Diocèses. Sa disparition constitue une perte irréparable pour l'Eglise au Bengladesh. Que le Seigneur Miséricordieux lui accorde la Paix éternelle ».
S.Exc. Mgr Moses M. Costa avait été ordonné prêtre en 1981 et élu Evêque en 1996. Sa dépouille mortelle reposera à Chittagong.
Le Bengladesh est la quatrième nation musulmane au monde en terme de population. Quelques 90% de ses 160 millions d'habitants sont musulmans, environ 8% hindous alors que les chrétiens sont quelques 600.000 dont 400.000 catholiques.
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Avertissement de l'Episcopat après le report des élections législatives concernant les risques pour la stabilité politique et institutionnelle du pays

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/07/2020 - 11:20
Ouagadougou – De nouvelles tensions sont en cours au Burkina Faso où hier, 12 juillet, le Président du Conseil suprême des Communications , Mathias Tankoano, et son escorte sont sortis indemnes d'un attentat à la bombe dans la région orientale. Différentes régions du pays échappent au contrôle du gouvernement, finissant par être en proie à l'action de groupes djihadistes. En citant l'insécurité dans ces zones, le gouvernement a décidé le report d'un an des élections législatives, suscitant les protestations de l'opposition et de certains secteurs de la société civile.
Les autorités sont par ailleurs accusées par un rapport de l'ONG Human Rigths Watch d'exécutions sommaires ayant concerné au moins 180 personnes à Djibo, dans le nord du pays, tuées par les forces de sécurité. Selon les témoignages recueillis par l'ONG, « les morts avaient été abandonnés de novembre dernier à juin 2020 par groupes de 3 à 20 selon les cas le longs des routes principales, sous les ponts ainsi que dans les champs ». Nombre d'ente eux ont été trouvés bandés et les mains liées.
Toujours selon les habitants de Djibo, la majeure partie des victimes appartenait au peuple nomade des Foulanis ou Peuls. On estime que cette communauté appuie les islamistes armés. La majeure partie des combattants recrutés par les djihadistes provient de leurs rangs et les victimes de ces groupes djihadistes sont généralement les communautés agricoles, en particulier les Mossis – qui représentent la majorité de la population du Burkina Faso – les Foulses et les Gourmantchés.
A la mi-juin, au terme de leur Assemblée plénière , les Evêques avaient écrit : « le contexte sécuritaire, plus préoccupant que jamais avec son lot de déplacés, apparaît tel que les Sahéliens ne sont plus certains de l’avenir de leur Sahel natal. Pour les pasteurs de cette partie du Burkina Faso comme ailleurs dans les régions de l’Est,du Centre Nord, du Nord, de la Boucle du Mouhoun et des Cascades, notamment, c’est une grande souffrance de ne plus pouvoir rejoindre les fidèles par endroit, ou de les voir fuir les exactions terroristes sans garantie de sécurité. Aussi, les évêques en appellent-ils aux autorités étatiques pour une gestion plus vigoureuse et rigoureuse de cette situation. L’avenir de la Nation en dépend à la veille des élections diverses. L’Eglise de Dieu au Sahel et ailleurs en subit les conséquences ».
En ce qui concerne les élections, les Evêques avaient rappelé que, étant donné que le droit d’être électeur et éligible est un droit garanti à tout citoyen burkinabé, il se pose alors la question du « comment relever cet important défi à travers une sécurisation efficace du processus électoral et une prise en compte des personnes déplacées internes dans leur situation particulière ».
« Tenir les élections à bonne date est d’un grand enjeu : éviter d’ajouter une crise institutionnelle à cette crise sécuritaire déjà si préoccupante. L’idéal en cela serait alors de pouvoir organiser ces élections sur tout le territoire national et d’assurer la pleine participation de toutes les populations où qu’elles soient afin de garantir au Président élu la pleine légitimité et donner à toutes les provinces d’être représentées à l’Assemblée Nationale » affirment les Evêques, qui soulignent ; « de toute évidence, c’est la stabilité politique et institutionnelle de notre pays qui est en jeu comme l’est déjà son intégrité territoriale. C’est un challenge à relever à tout prix, c’est un challenge de toute la nation et il nous faut mutualiser les énergies. C’est possible ! En témoigne la solidarité suscitée à tous les niveaux par la pandémie de la Covid-19 ! ».
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