ASIE/TADJIKISTAN - Engagement de la communauté catholique en faveur de la protection de la Création, y compris au travers de la "culture du recyclage"

Fides FR - www.fides.org - Mar, 24/09/2019 - 09:31
Dushambé – "La communauté catholique du Tadjikistan est constamment engagée dans la promotion et la diffusion de pratiques visantt à sauvegarder la Création en vue d'un développement durable et du bien commun. Un exemple est représenté par un projet de la Caritas qui entend éduquer à la culture du recyclage et améliorer la gestion des déchets dans le district de Joni. Dans le cadre de l'initiative, la Caritas collabore avec l'administration locale afin d'introduire des activités utiles à la protection de l'environnement. Il s'agit surtout d'éduquer les habitants du lieu à réaliser une collecte différenciée du plastique et d'autres initiatives liées au recyclage". C'est ce qu'indique à l'Agence Fides une note envoyée par la Caritas du Tadjikistan laquelle a lancé dans le pays une série de projets en accord avec l'esprit de l'Encyclique Laudato si'.
La "culture du recyclage" - indique la note - n'est pas encore fortement ressentie et diffusée dans le pays. "Ce type d'activité pourra sembler banale dans d'autres parties du monde mais la collecte différenciée n'est pas une pratique répandue, surtout dans les zones rurales du Tadjikistan. Il existe des personnes chargées de la collecte des métaux mais, à cause de couts de transport élevés, collecter et diviser le plastique, le papier et les autres matéiels recyclables n'est pas très populaire".
Pour répondre à cet état de fait, la Caritas a inséré dans le projet l'initiative comprenant la collecte différenciée, l'acquisition du plastique auprès de la population et la remise aux grands fournisseurs de la capitale, Dushambé. "Nous pensons que ce choix, associé à d'autres activités de formation, pourra contribuer à introduire une nouvelle culture envuronnementale et à un changemenrr de comportement de la part de la population".
La Caritas du Tadjikistan est particulièrement attentive aux thèmes liés à la sauvegarde de la Création. Parmi les projets déjà en cours se trouve en effet notamment le soutien au système de distribution de l'eau, lui aussi mis en oeuvre dans le district de Joni, dans l'ouest du pays, où les conditions du réseau d'adduction d'eau constituent une urgence pour la population.
Cet engagement provoque chez les autorités locales et auprès de la population civile une vague d'estime et d'appréciation positive en faveur de l'organisation catholique et de la communauté catholique dans son ensemble.
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AMERIQUE/CANADA - Intervention du Président des Oeuvres pontificales missionnaires devant l'Assemblée plénière de la Conférence épiscopale

Fides FR - www.fides.org - Mar, 24/09/2019 - 08:59
Cornwall – "Il ne suffit pas de dire simplement que l'Eglise est missionnaire mais nous devons dire l'objectif de la mission qui est ad gentes, aux peuples, aux personnes, pour donner l'annonce de la foi, c'est-à-dire le Christ mort et ressuscité et pour constituer de nouvelles communautés chrétiennes". C'est ce qu'a souligné S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Oeuvres pontificales missionnaires qui, le 23 septembre, a tenu l'intervention principale devant l'Assemblée plénière de l'Assemblée de la Conférence épiscopale du Canada qui se tient du 23 au 27 septembre au Nav Centre, à Cornwall, Ontario.
S'attarrdant en particulier sur la nature de la mission, l'Archeveque a réaffirmé la validité de ce qu'affirme le Concile Vatican II dans son Décret missionnaire Ad Genttes, en mettant en évidence que "par le passé on a entendu par mission l'aide au développement" et ceci a provoqué des problèmes au Canada car "ce qui était né comme aide à la mission s'est transformé en aide au développement".
"Les décennies qui nous séparent du Concile Vatican II à mon avis - a poursuivi le Président des Oeuvres pontificales missionnaires - n'ont pas limité mais au contraire mettent en évidence la nécessité de la mission et de la mission ad gentes, c'est-à-dire en direction de ceux qui ne connaissent pas le Christ. Nous savons tous combien tient à coeur au Pape la nature missionnaire de l'Eglise à partir de son document programmatique dans lequel il affirme que l'activité missionnaire est paradigmatique pour toute activité de l'Eglise. Je dirais cependant en sus que la réalité meme impose actuellement la missio ad gentes si nous prenons simplement en considération les données statistiques: en Grande-Bretagne, 53% de la population déclare de n'avoir aucune affiliation religieuse; en Allemagne, une enquete prévoit qu'en 2060, les chrétiens seront diminués de moitié par rapport à leur nombre actuel et ceci surtout parce que les jeunes de 25 à 40 ans ne baptisent plus leurs enfants. En occident donc, les faits imposent par suite la missio ad gentes, à savoir l'annonce de la foi à ceux qui ne croient pas".
Inhérent à ce concept de la missio ad gentes, se trouve l'échange de personnel missionnaire, que l'Eglise canadienne, par le passé, envoyait et aujourd'hui reçoit surtout. Le domaine missionnaire est justement un secteur privvilégié afin de manifester le rapport d'enrichissement réciproque entre l'Eglise universelle et l'Eglise locale - a souligné Mgr Dal Toso. S'il est vrai que l'Eglise universelle se trouve concrètement dans l'Eglise locale, il est également vrai que l'Eglise locale ne peut exister dans l'Eglise universelle. Entre elles existe ce rapport qui empeche à l'Eglise locale de se refermer sur elle-meme et de devenir une Eglise nationale. PLus l'Eglise locale s'ouvre à la missoon, plus elle dévouvre qu'elle est une Eglise universelle, ouvrete aux besoins de tous les hommes. L'activité missionnaire démontre qu'aucune Eglise n'est autonome mais vit du flux vital qui l'unit à toutes les Eglises".
Le Président des Oeuvres pontificales missionnaires s'est ensuite attardé sur ce rapport entre universelle et locale "parce que de nomvbreux maux sont venus à l'Eglise locale lorsqu'elle s'est repliée sur son petit monde", rappelant en outre que "le Ministère épiscopal lui-meme, selon le Concile Vatican II, doit etre lu selon cette dynamique".
Dans le cadre de cette vision ample de missio ad gentes et de rapport entre local et universel, se place le charisme des Oeuvres pontificales missionnaires, "réseau mondial au seervice du Pape afin de soutenir la misssion et les jeunes Eglises par la prière et la charité", dont l'Archeveque a illustré les origines, les finalités et la structure, mettant en évidence leur profonde relation avec la pastorale diocésaine.
S'attardant sur la coopération missionnaire entre Diocèses, Mgr Dal Toso a mis en évidence qu'elle "ne peut remplacer le missionnariat universel que le Successeur de Saint Pierre sert en tant que Pasteur universel" et que "la mobilité humaine porte une lymphe nouvelle y compris à nos Eglises d'antique tradition". Il a cependant mis en évidence que "l'accueil de pretres et de religieux dans des pays occidentaux doit etre accompagné sérieusement" et que l'accord entre les Eveques du Diocèse de départ et d'arrivée "doit prévoir également une durée de service limitée dans le temps", en ce que "nous ne pouvons priver les territoires de misssion du clergé dont eux-memes ont encore besoin".
Dans la partie conclusive de son discours, l'Archeveque s'est attardé sur le Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019, en illustrant sa genèse historique, sa motivation théologique et pastorale et certains de ses aspects pratiques. "Parfois, il est possible d'etre tentés par le fait de considérer la mission comme une dimension en plus - a déclaré Mgr Dal Toso - alors que la misssion est essentielle et qu'il est important de comprendre la liaison entre la pastorale ordinaire et la pastorale missionnaire. La sensibilisation missionnaire n'est pas une chose à part par rapport à la pastorale mais elle en est en quelque sorte le sommet. Nos Oeuvres pontificales missionnaires veulent servir en fin de compte à cela et le Mois missionnaire extraordinaire constitue une opportunité extraordinaire pour cela: aider la pastorale ordinaire à trouver dans le missionnariat une force ultérieure qui la pousse au-delà".
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ASIE/AFGHANISTAN -“Vendredi pour l’avenir” à Kaboul pour donner espoir aux générations futures

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/09/2019 - 14:25
Kaboul – “Il existe de nombreux problèmes en Afghanistan, liés à la peur de la guerre et des explosions. Cependant, au cours de nos marches, nous pensons : nous jeunes, luttons actuellement pour un avenir meilleur, pour donner une espérance à la prochaine génération. Nous avions déjà lancé depuis longtemps de petites activités en faveur de la protection de l’environnement mais lorsque nous avons découvert que le monde entier était engagé dans une campagne mondiale, nous avons décidé de nous unir au défi lancé par Greta Thunberg. Nous l’avons fait parce que nous croyons que chaque pays doit s’opposer à la crise qui implique notre planète. Actuellement, nous sommes actifs à Kaboul mais à l’avenir nous étendrons notre actions à quatre autres provinces ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides Qais Murshid, membre du Comité directeur du mouvement « Vendredi pour l’avenir – Afghanistan », qui rassemble de jeunes afghans, surtout de Kaboul.
Notre objectif est de lutter contre le réchauffement mondial et de réduire l’impact du plastique et de la pollution atmosphérique. Nous nous engageons en outre en faveur de la construction de la culture du soin environnemental » explique le jeune militant.
Le mouvement afghan est né en juillet dernier. « Notre première marche a impliqué plus de 200 personnes alors que la deuxième a été beaucoup plus ample. De très nombreux citoyens s’y sont unis et nous n’avons pas été en mesure de connaître le nombre de participants. L’initiative a été accueillie véritablement bien parce que de très nombreuses personnes ont finalement pris conscience du problème du réchauffement mondial et du fait que la crise environnementale concerne aussi notre pays ».
Les questions écologiques en Afghanistan, relève le jeune, « diffèrent de celles d’autres pays. Les deux principaux problèmes sont la contamination de l’eau et la forte pollution de l’air. En outre, un phénomène très grave est constitué par l’alternance de sécheresse et d’inondations. L’an dernier, nous avons vu des personnes abandonner leurs zones d’origine à cause du manque d’eau mais, dans le même temps, des inondations ont tué des personnes et détruit des maisons et des terrains agricoles. Les autres difficultés sont liées au traitement des déchets et au manque de sensibilité concernant le respect de l’environnement ».
La diffusion d’une culture de protection de la maison commune est l’un des points clefs de l’Encyclique Laudato si’. Selon le Pape François, elle « ne peut se réduire à une série de réponses urgentes et partielles aux problèmes qui se présentent concernant la dégradation de l’environnement, l’épuisement des réserves naturelles et la pollution. Elle devrait être un regard différent, une pensée, une politique, un programme éducatif, un style de vie et une spiritualité qui donnent forme à une résistance face à l’avancée du paradigme technocratique ». L’esprit des jeunes afghans va justement dans cette direction.
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AFRIQUE/RD CONGO - Les communautés religieuses et l'invitation à la confiance vis-à-vis des opérateurs sanitaires parmi la population

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/09/2019 - 12:14
Kinshasa - "Nous sommes exultants pour les merveilles de la science médicale en ce qui concerne la découverte d'un vaccin permettant de soigner cette maladie mortelle. Cependant, un traitement n'apporte l'espérance que si les populations épouvantées font confiance aux équipes sanitaires qui gèrent le médicament. En l'absence d'un tel travail de la part des communautés religieuses qui ont la confiance de la population locale, des centaines sinon des milliers de personnes mourront d'Ebola et la maladie pourrait se diffuser sans controle" a affirmé S.Exc. Mgr Willy Ngumbi Ngenele, Eveque de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo, lors de la rencontre des responsables religieux portant sur l'épidémie d'Ebola qui a frappé cette zone du pays. Les autorités sanitaires de la RDC ont annoncé leur intention d'introduire un deuxième vaccin expérimental contre l'Ebola à compter de la mi-octobre.
Les responsables religieux ont exprimé leur préoccupation pour le fait que n'aient pas été apprises les leçons passées de l'épidémie d'Ebola en Sierra Leone et au Liberia.
"Ici, en RDC, les leçons du passé commencent seulement maintenant à etre prises en compte. L'Eglise a été laissée de coté au début de l'épidémie d'Ebola au aout de l'an dernier. Nous n'avons pas été consultés depuis le début avec pour résultat le fait que les équipes de réponse ont été attaquées, certains de leurs membres ayant meme été tués et les centres de traitement incendiés. Nous pouvons jouer un role essentiel en tant que responsables religieux en ce qui concerne la lutte contre la diffusion de cette terrible maladie" a affirmé Mgr Ngumbi.
Selon un rapport de l'OMS, du 9 au 15 septembre, 51 nouveaux cas ont été confirmés avec 26 morts dans les trois provinces de RDC frappées par l'épidémie alors qu'au 9 septembre, le nombre de cas avait dépassé les 3.000 avec 2.070 morts.
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ASIE/INDE - Plus de 200 cas de violences à l'encontre des chrétiens en Inde depuis le début de l'année

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/09/2019 - 12:00
New Delhi - Plus de 200 épisodes de violence à l'encontre des chrétiens ont été signalés en Inde depuis le début de cette année. Telles sont les données envoyées à l'Agence Fides par l'ONG Alliance Defending Freedom ayant son siège à New Delhi. Dans un rapport de l'organisation, sont enregistrés 218 incidents de différents types en 243 jours de 2019. De ces derniers, 159 sont des épisodes de violence de masse, soit quelques 27 incidents par mois selon ADF-Inde.
Les épisodes ont fait l'objet de plainte au numéro vert de l'United Christian Forum , indique ADF-Inde, qui s'engage à fournir une assistance légale gratuite aux victimes.
La note envoyée à Fides affirme: "Le modus operandi suivi dans les 159 cas de violence de masse est le meme. Une foule accompagnée par la police arrive à troubler une célébration de prière, crie des slogans et frappe les membres de l'assemblée des fidèles, y compris les femmes et les enfants. Les pasteurs qui guident la liturgie sont par suite arretés et détenus par la police sous la fausse accusation de conversions forcées", a déclaré A.C. Michael, activiste catholique et responssable d'ADF-Inde. Selon lui, "aucune de ses fausses accusations n'a jamais été soutenue devant un tribunal. En effet, presque tous les pasteurs arretés ont été remis en liberté ou acquittés en ce que les accusations sont fausses et impossibles à prouver, personne ne parvenant à fournir de preuves desdites conversions forcées". Une telle approche, remarque-t-il, "fait que de facto de nombreux chrétiens fassent l'expérience de restrictions de leur propre liberté de pratiquer leur foi, sur une grande partie du territoire indien attendu que cela a lieu dans 23 des 28 Etats de l'Union".
En Uttar Pradesh, ont été signalés 51 incidents, 41 au Tamil Nadu, 24 au Chhattisgarh, 17 au Jharkhand, 16 au Karnataka, 14 au Telangana, 12 en Andhra Pradesh, 9 au Maharashtra, 6 en Haryana, 5 au Bihar, 4 à Delhi, 3 en Odisha, 2 en Himachal Pradesh, Kerala, Puducherry, Rajasthan et Bengala Occidental, 1 à Goa, Gujarat, Jammu et Kashmir, Madhya Pradesh, Punjab et Tripura.
ADF note la tendance à ne pas déposer de plainte à l'encontre des auteurs des violences. Ont en effet été déposées seulement 25 plaintes sur un total de 218. "Ceci démontre la collusion entre les violents et la police, qui naturellement jouit de l'appui de responsables ou de fonctionnaires politiques locaux" remarque l'ADF. Parfois, l'absence de plainte est également due à la crainte de représailles, affirme le militant catholique. "L'impunité que la police et le gouvernement accordent aux auteurs des violences contribue à éroder la confiance des victimes à l'encontre de l'autorité" indique-t-il.
Depuis 2014, les attaques à l'encontre des chrétiens ont constamment augmenté, indique l'ADF: 292 en 2018, 240 en 2017, 208 en 2016, 177 en 2015 et 147 en 2014.
"Personne ne devrait etre persécuté à cause de sa foi. Il est préoccupant de voir ces horribles actes de violence de masse se poursuivre encore, meme après une série d'indications données par la Cour Supreme" affirme Tehmina Arora, Directeur d' ADF-Inde.
John Dayal, laic catholique et activiste des droits fondamentaux, commente pour Fides: "Il est positif que ces données soient divulguées. Si le Pakistan est critiqué de manière répétée par le gouvernement indien et au niveau international à cause du traitement qu'il a à l'encontre des minorités religieuses, le gouvernement indien conduit par le Bharatiya Janata Party continue pour sa part à nier l'existence d'une violence diffuse à l'encontre des chétiens indiens. Il affirme qu'il s'agit d'incidents sporadiques et refuse d'indiquer les membres des groupes extrémistes hindous comme responsables, ces derniers étant protégés par la police".
Le responsable catholique remarque: "Nous soulignons la nécessité d'une loi nationale pour controler la violence ciblée à l'encontre des minorités religieuses. En l'absence d'une telle loi, des éléments fondamentalistes disposant de la protection de l'Etat continueront à terroriser les minorités religieuses et en particulier la communauté chrétienne dans les zones rurales".
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ASIE/TURQUIE - Requete des Eveques arméniens contre l'exclusion de candidats résidant à l'étranger à l'élection du nouveau Patriarche de Constantinople

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/09/2019 - 11:22
Istanbul – Des représentants de la Commission du Patriarcat arménien apostolique de Constantinople chargée de coordonner et d'accompagner l'ensemble du processus d'élection du nouveau Patriarche ont exprimé le souhait que ne soient pas mises de restrictions à la liste des potentiels candidats à la charge patriarcale. Le souhait en question a été exprimé en particulier par des Eveques qui occupent des roles importants au sein du Patriarcat, y compris l'Archeveque Aram Ateşyan – longtemps locum tenens du Patriarche au cours des années de maladie de Mesrob II Mutafyan, mort en mars dernier - et l'Archeveque Sahak Masalyan, chargé de coordonner l'ensemble du processus électoral sous le titre de fiduciaire. Les deux Archeveques en question ont manifesté le désir que soient proposées à nouveau les memes directives utilisées dans le cadre des précédentes élections patriarcales sans imposer de limitations artificielles à la liste des candidats.
L'application du décret qui détermine les procédures en vue de l'élection du nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople, en vue de l'élaboration de la part du Ministère de l'Intérieur turc, visera à réglementer le processus électoral. Le précédent juridique utilisé comme référence au cours de ces dernières décennies est une procédure remontant à 1961. Depuis lors - indique le journal bilingue arménien turc Agos - les décrets sur le déroulement de l'élection patriarcalre n'ont jamais exclu du processus électoral les potentiels candidats nés en Turquie mais résidant à l'étranger.
Au début du mois d'aout, ainsi que l'indiquait l'Agence Fides , avait été fixée une feuille de route portant à l'élection du Patriarche défunt. La Commission chargée de la préparation de l'élection du Patriarche avait établi de proposer à la Préfecture d'Istanbul les 7, 8 et 11 décembre prochains comme dates auxquelles devraient se dérouler les phases finales de l'élection patriarcale. Selon le calendrier proposé, le 7 décembre devraient etre élus les délégués religieux appelés à choisir le nom du nouveau Patriarche dans la liste des potentiels candidats, le 8, les délégués civils alors que le 11, les délégués devraient se réunir pour participèer à l'élection du futur Patriarche.
Entre temps, la Fondation Hrant Dink, du nom du journaliste turc d'origine arménienne assassiné en 2007, a publié son rapport annuel dédié aux messages discriminatoires parus dans les moyens de communication turcs en 2018. Du rapport, il ressort qu'une fois encore, les principales cibles des expressions à caractère discriminatoire véhiculés dans les moyens de communication turcs l'an dernier ont été les juifs, les arméniens et les syriens.
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AFRIQUE/BURUNDI - Appel de l'Episcopat en faveur des élections, "seul moyen d'obtenir une alternative au pouvoir"

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/09/2019 - 11:02
Bujumbura - "Nous apprécions le fait que nombre de nos concitoyens aient compris que les élections constituent le seul moyen d'obtenir une alternance au pouvoir" affirment les Eveques du Burundi dans le Message lu lors des Messes d'hier, Dimanche 22 septembre, message centré sur les élections présidentielles et législatives du 20 mai 2020.
Dans le document, envoyé à Fides, après avoir rappelé l'accord de paix et de réconciliation par lequel "les burundais s'engagent à rompre avec l'esprit de division sur lequel est fondé le pouvoir dictatorial et oppressif", les Eveques soulignent que "la majeure partie de la population a compris qu'en cas de conflit, le dialogue constitue la voie privilégiée pour le résoudre".
Le Burundi connait depuis des années une profonde crise politique, institutionnelle, sociale et économique qui a poussé des centaines de milliers de burundais à se réfugier dans les pays voisins après qu'en 2015 le Président Pierre Nkurunziza ait obtenu un troisième mandat au mépris de l'ancienne Constitution et des Accords de paix d'Arusha de 2000.
Dans leur Message, les Eveques expriment leur satisfaction suite à l'engagement des membres des différents partis en ce qui concerne la préparation du scrutin, "meme si les lacunes ne manquent pas ".
"Bien qu'existent différentes choses que nous apprécions, nous ne pouvons passer sous silence certaines questions qui préoccupent et inquiètent une grande partie des burundais" affirme le message, en premier lieu, les violences contre les membres de certains partis politiques, bien que le multipartisme soit reconnu par la Constitution. "Dans certaines régions - dénonce la déclaration - sont commis des actes criminels à base politique, y compris des homicides. Dans la majeure partie des cas, les victimes sont des personnes ayant des opinions différentes de celles du gouvernement".
Les Eveques rappellent en outre que de nombreux burundais sont réfugiés à l'étranger. "Il serait bon que les élections se déroulent après leur rapatriement, volontaire et sans constrictions" affirment-ils.
La déclaration s'achève en s'adressant aux chrétiens, nombre desquels sont engagés au sein des mouvements d'Action catholique et dans des groupes d'apostolat, en leur demandant de rendre témoignage de leur foi, parce que, "en vertu du Bapteme, vous etes devenus des créatures nouvelles" et vous devez par suite agir "en tant qu'apotres de paix".
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AMERIQUE/BRESIL - Meurtre du Curé du Sanctuaire Notre-Dame de la Santé au cours d'un cambriolage dans l'église

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/09/2019 - 10:09
Brasilia – "C'est avec regret que l'Archidiocèse de Brasilia annonce la mort, samedi soir , du Pére Kazimierez Wojno - connu comme Casimir - Curé du Sanctuaire Notre-Dame de la Santé, dans le secteur nord 702. Né en Pologne, le Père Wojno avait 71 ans et 46 ans de sacerdoce. L'Archidiocèse suit actuellement le cas. Nous invitons tout un chacun à participer à la veillée, à la Messe et aux obsèques en la Paroisse Notre-Dame de la Santé, aux horaires qui seront annoncés au plus vite. Nous prions pour son ame, sa famille et sa communauté parroissiale".
Tel est le texte de la note envoyée à Fides par l'Archidiocèse de Brasilia concernant la mort violente du Père Wojno. Selon les premières informations de la police, six hommes sont entrés dans l'église après la dernière Messe de samedi soir, en prenant en otage le pretre et le gardien de l'église qui est ensuite parvenu à s'enfuir. Le Père Wojno a été retrouvé mort, pieds et poings liés, un fil de fer autour du cou, sur un terrain à coté de l'église. Malheureusement, ce n'est pas la première fois que cette église subit des vols. A Paques, des objets religieux et des cyboires contenant le Très Saint Sacrement ont été dérobés.
Le Père Kazimierz Andrzej Wojno est né le 3 février 1948 dans la ville de Skłody Borowe sur le territoire du Diocèse de Lomza, en Pologne. Il a été ordonné pretre le 27 mai 1973. Une seconde note de l'Archidiocèse parvenue cette nuit à Fides indique que les obsèques seront célébrées ce jour, 23 septembre, à 14.00 locales, par S.Em. le Cardinal Sergio da Rocha, Archeveque de Brasilia.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Appel aux catholiques en faveur d’une mobilisation pacifique pour la vie et la famille de la part du Conseil des Laïcs

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/09/2019 - 09:56
Mexico – « Aujourd’hui, au Mexique, certains promeuvent des initiatives législatives devant le Congrès fédéral et les Congrès locaux qui vont à l’encontre de la vie et du mariage et par suite également contre la famille en tant que cellule fondamentale de la société. Dès lors, le Conseil national des Laïcs invite formellement tous les fidèles laïcs du Mexique, associés au sein de groupes apostoliques ou non, à participer aux marches en faveur de la vie, de la famille et de la liberté qui sont organisées le 21 septembre dans différentes villes du pays ». L’invitation provient des Présidents du Conseil national des laïcs du Mexique, Mario Sandoval Flores et María del Rosario Elizondo de Sandoval, qui, dans un communiqué diffusé hier et parvenu à l’Agence Fides, soulignent que « les fidèles laïcs sentent l’appel à annoncer, à diffuser et, si nécessaire également à défendre les valeurs du Royaume exprimées dans l’Evangile ».
Le texte rappelle que « les valeurs qui construisent la société telles que la vie – de la conception à la mort naturelle – ainsi que la famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, sont souvent attaquées dans notre environnement social et culturel… Dans une société démocratique comme la nôtre, le droit à la liberté de pensée, d’association, d’expression et à la liberté religieuse en public et en privé est garanti à tous. Toutefois, bien souvent, nous, catholiques, n’exprimons pas nos convictions et ne donnons pas raison de notre foi, peut-être par paresse, par manque d’organisation ou pour quelque autre motif qui en définitive ne se justifie pas ».
L’appel vise donc la participation aux manifestations de ce jour qui, outre à nous faire nous retrouver « en tant que frères dans le Christ » constituent aussi « une occasion précieuse pour manifester publiquement les convictions éthiques et sociales des catholiques sur les thèmes en question, ainsi que pour proposer pacifiquement à la société ces valeurs pérennes qui, de manière objective et réelle, humanisent nos relations et construisent des sociétés meilleures ».
Le Conseil national des Laïcs invite par suite à une participation massive mais toujours pacifique, sans tomber dans les provocations : « fermes dans le témoignage mais avec douceur évangélique » afin d’être « des expressions publiques de valeurs et non pas des manifestants de pression politique ». « Que Dieu permette de le témoignage de milliers de catholiques rendu dans le cadre de ces marches serve à proposer la beauté de l’amour entre un homme et une femme tout comme le caractère sacré de la vie humaine. Ceux qui ne peuvent participer aux marches – conclut le document – peuvent accompagner ces moments par la prière, en demandant que la Volonté de Dieu soit toujours faite ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Soin et respect des droits de tout mineur pour un avenir meilleur

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/09/2019 - 09:28
Port Moresby – Nous avons tous le devoir moral de promouvoir la santé et le bien-être des enfants et de les protéger de toute forme d’abus. Cinq séminaristes, étudiants en Théologie de l’Institut théologique catholique de Bomana, ont affronté le thème des abus sur les mineurs au cours de la transmission radiophonique Chat Room de NBC.
Selon ce qui ressort de la note parvenue à l’Agence Fides, bien qu’il existe des lois sur la protection des enfants, celles-ci ne sont pas appliquées. Parmi les facteurs de ce fait, se trouve l’impact culturel. En Papouasie Nouvelle Guinée par exemple, les femmes jouissent d’une considération inférieure par rapport aux hommes.
« La protection des mineurs prévoit le soin et le respect des droits que tout enfant s’attend d’un adulte » a déclaré le présentateur.
« L’avenir de la société dépend des enfants – a ajouté un participant rappelant l’avertissement du Pape François qui rappelle qu’une nation qui ne prend pas soin de ses enfants et de ses personnes âgées est une nation sans espérance. Nous avons la responsabilité de protéger et d’éduquer nos enfants de manière adéquate pour un avenir meilleur et plus lumineux en Papouasie Nouvelle Guinée ».
« Une approche sensible du bien-être de nos enfants et de nos jeunes est urgente. Ils ont besoin d’être protégés contre toute forme d’abus physique, sexuel et émotif » a déclaré l’un des Séminaristes.
« Les lois en vigueur pour la protection des mineurs constituent un progrès mais un plus fort soutien de la part du gouvernement est nécessaire en vue de l’application de celles-ci outre qu’en vue de l’éducation des jeunes couples à une parentalité positive » a déclaré in fine le Père Zenon Szablowinski SVD, soutenant ses étudiants au cours de l’émission.
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AFRIQUE/GHANA - L’œuvre des missionnaires, « témoignage de l’universalité de l’Evangile » surtout dans le domaine de l’instruction

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/09/2019 - 08:57
Kumasi – « La promotion des droits fondamentaux pour tous, avec une attention particulière aux plus vulnérables et aux personnes sans défense, fait partie de notre action évangélisatrice » affirme le Père Jesus Maria Velasco, de la Société des Missions africaines, en décrivant à l’Agence Fides l’engagement évangélique des religieux mieux connus sous le nom de Pères Blancs au Ghana en faveur de la lutte contre la pauvreté et contre la fragilité de vastes strates de mineurs.
Le pourcentage des jeunes ne trouvant pas un travail digne est élevé. Selon la Banque mondiale, 48% des jeunes ghanéens de 15 à 24 ans ne disposent pas d’un travail régulier. « De nombreux jeunes mettent en place des magasins ambulants devant les hôtels internationaux et vendent des objets de contrebande » indique le Père Velasco.
C’est pourquoi le phénomène de la migration est important en direction des grandes villes d’Accra ou de Kumasi comme des nations voisines et même loin du continent. Le missionnaire met par ailleurs en évidence le fait que le Ghana jouit, par rapport à d’autres Etats africains, d’une plus grande stabilité politique et sociale et d’un gouvernement qui a décidé de rendre gratuite pour tous la formation scolaire et professionnelle jusqu’à l’âge de 18 ans. « Il existe ainsi plus de possibilités d’entrer préparés sur le marché du travail et d’élever le niveau de vie » affirme-t-il. « Toutefois – poursuit-il – le nombre de jeunes qui émigre illégalement en passant par le Sahara et trouve la mort demeure élevé ».
Pour cette raison, les Missionnaires d’Afrique soutiennent une campagne de sensibilisation visant à faire connaitre les risques et l’insuccès de la migration irrégulière. « La situation d’extrême pauvreté et le manque de développement, en particulier dans les régions du nord, favorisent le phénomène du trafic de mineurs – indique le Père Velasco. Les trafiquants arrivent à prendre les enfants parfois même avec l’accord de leurs familles » ajoute-t-il.
La mission des religieux est donc de porter secours mais aussi de participer au processus éducatif des nouvelles générations ghanéennes. « Aujourd’hui, l’Eglise au Ghana est présente dans le domaine de l’éducation – indique le prêtre – présence accrue depuis que le gouvernement a libéralisé les Universités, à la fin des années 1980, ouvrant les portes au secteur privé pour répondre à la demande d’instruction universitaire dans le pays ».
Les interventions contre des plaies sociales telles que les persistantes conflictualités interethniques, la corruption et l’illégalité ne manquent pas. « L’engagement visant à promouvoir un esprit d’unité dans le pays, sans distinctions linguistiques, tribales et religieuses – remarque-t-il – a été réaffirmé également à l’occasion du dernier Congrès eucharistique national de l’an dernier, Congrès d’où a été lancée l’invitation à un engagement renouvelé en faveur des pauvres et des plus nécessiteux ». « L’action des missionnaires – conclut-il – doit répondre aux besoins concrets des personnes. Leur présence est le témoignage de l’universalité de l’Eglise ».
Link correlati :Vidéo de l’entretien avec le Père Jesus Maria Velasco sur la chaine Youtube de l’Agence Fides
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AFRIQUE/ETHIOPIE - Prise de position du Vicaire apostolique de Harar en faveur du dialogue pour construire une paix durable

Fides FR - www.fides.org - Sab, 21/09/2019 - 08:42
Harar – L’Ethiopie fait actuellement de grands progrès dans le domaine politique mais connait encore de fortes difficultés au plan économique et social. C’est l’image d’un pays à deux vitesses que trace S.Exc. Mgr Angelo Pagano OFM Cap., Vicaire apostolique de Harar, grande ville de l’est de l’Ethiopie, célèbre pour son café et pour avoir accueilli le futur négus Hailè Selassiè.
Au plan politique, la nation a accompli un important tournant grâce à l’arrivée aux affaires du Premier Ministre Abyi Ahmed. « Le Premier Ministre a été accueilli avec enthousiasme par la population à cause de sa manière gentille et ouverte de se rapporter aux personnes » explique à l’Agence Fides Mgr Pagano. « Il n’a pas été facile pour lui de mener ses programmes tant à cause de graves difficultés objectives que de fortes oppositions internes. Il a cherché à aller de l’avant avec détermination. Certaines choses se sont notablement améliorées, surtout dans le domaine des droits fondamentaux, de la liberté de la presse et du système démocratique. Au niveau de la politique étrangères, il faut signaler l’important progrès accompli au travers de la signature de l’entente de paix avec l’Erythrée, en 2018 ». Malgré les progrès accomplis, les difficultés demeurent. « Aujourd’hui, on vit encore avec un peu d’incertitude et d’instabilité – poursuit l’Evêque. Dans diverses parties du pays, ont été enregistrés des moments de tensions et des difficultés, y compris dans les régions où se trouve notre Vicariat ».
Aux tensions à caractère ethnique, avec le temps, sont venues s’ajouter des frictions entre les différentes communautés religieuses. Harar est, depuis toujours, une ville à majorité musulmane. Mgr Pagano se trouve donc à œuvrer côte à côte avec les populations islamiques. « En tant qu’Eglise catholique – observe-t-il – nous cherchons à mener un dialogue institutionnel avec les musulmans pour chercher de construire une paix véritable et durable. Nous le faisons en différentes zones où nous sommes présents. Malheureusement, je dois cependant enregistrer également que, dans deux de nos Paroisses, au cours de ces derniers mois, nous avons eu des problèmes avec des individus qui ont créé de la tension et des craintes, tensions malheureusement non résolues et qui se représentent au fil du temps. Des situations similaires sont également vécues dans différentes parties du pays ».
Plus simple et immédiat est, en revanche, le rapport avec l’Eglise orthodoxe éthiopienne. « Avec les orthodoxes – poursuit Mgr Pagano – on cherche le dialogue à tous les niveaux. Dans notre Vicariat, nous les aidons également à réaliser certains projets sociaux. La cérémonie qui s’est tenue le 27 juillet à Gode en souvenir des actes de vandalisme brutaux de 2018 a été touchante. L’Evêque orthodoxe Macaire et moi-même avons béni ensemble et inauguré les édifices construits sur les cendres de ceux qui avaient été détruits et posé deux plaques rappelant ce qui s’était passé. Cela a constitué une expérience très significative ».
Dans le domaine économique également, les difficultés demeurent. L’image d’une Ethiopie qui sort de la condition atavique de sous-développement est, selon Mgr Pagano, vraie seulement en partie. « Malgré les nombreux gratte-ciel que les chinois construisent actuellement à Addis Abeba, lesquels communiquent l’impression d’un début de développement – conclut le Vicaire apostolique – le manque de nourriture est très grave. Les causes en sont multiples. La sécheresse et l’inflation – qui a porté les matières premières et l’eau à des couts prohibitifs – sont les principales. Dans le reste du pays également, on peut voit des constructions et des signes encourageants de développement mais l’écart entre riches et pauvres continue à se creuser, surtout dans les zones rurales. Au sein du Vicariat, nous avons un manque d’écoles, d’hôpitaux et de dispensaires. La population dépend encore des aides humanitaires. Les Secrétariats catholiques de tous les Diocèses font un travail louable pour chercher à satisfaire les besoins de la population et à soulager les souffrances ».
Categorie: De l’Eglise

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