AFRIQUE/AFRIQUE DU SUD - Appel de l'Evêque de Mthatha en faveur d'une mobilisation contre la pandémie de corruption détournant les fonds destinés à la lutte contre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 31/08/2020 - 12:50
Johannesburg – Nous devons prendre en charge la “pandémie” de la corruption. Il existe en effet la sensation que l'Afrique du Sud ne soit désormais plus connue qu'à cause de ce phénomène » dénonce S.Exc. Mgr Sithembele Sipuka, Evêque de Mthatha et Président de la Southern African Catholic Bishops Conference , dans une note dure portant sur la corruption qui dévore actuellement les fonds mis à disposition pour assister les malades de Covid-19 et lutter contre la pandémie.
Le mois d'août a enregistré une augmentation de la colère croissante des citoyens sud-africains à l'encontre de la corruption liée aux fonds destinés à la lutte contre le Covid-19, notamment grâce à la réalisation de nombreuses enquêtes journalistiques et à des informations diffusées par les réseaux sociaux » souligne la déclaration parvenue à l'Agence Fides. « L'Afrique du Sud devient rapidement actuellement connu comme un pays dans lequel la corruption constitue un style de vie, de manière très semblable à ce qui était un temps le cas au Kenya. Il existe une préoccupation croissante à propos du fait que la corruption commence à modeler l'âme de notre nation, au point qu'elle devient actuellement synonyme d'Afrique du Sud » affirme la note. Récemment, au Kenya également ont été dénoncées de graves malversations concernant les fonds destinés à combattre la pandémie , alors que déjà le 13 août dernier, ce même Mgr Sipuka était intervenu par une note publiée au nom de la SACBC pour demander au Président, Cyril Ramaphos, de « mettre un terme à la corruption et de rétablir la confiance de la population à un moment particulièrement dramatique » .
Dans sa déclaration du 28 août, Mgr Sipuka invite les sud-africains à « refuser le fait que l'Afrique du Sud soit définie comme le pays de la corruption, des abus sexuels et des violences à l'égard des femmes ».
« Nous devons agir contre la corruption dans la mesure où cette dernière est contraire aux valeurs que nous représentons en tant qu'africains, que chrétiens et que citoyens d'un pays démocratique » souligne le Président de la SACBC. « En tant qu'africains, nous apprécions les valeurs de la philosophie Ubuntu – qui insiste sur la loyauté et les relations réciproques entre les personnes – et la corruption constitue une insulte à l'égard de ces valeurs. En tant que chrétiens, nous croyons dans le fait de servir plus que d'être servis et les responsables corrompus pratiquent exactement le contraire de cette valeur. Enfin, en tant que démocrates, nous estimons que les fonctionnaires sont responsables à notre égard alors même que les responsables corrompus ne se considèrent responsables devant personne ».
Mgr Sipuka lance par suite un appel à la mobilisation de tout un chacun : « Le temps des plaintes contre la corruption est arrivé à son terme. Quelque chose doit être fait même en cette période de Covid-19 qui pose des limites aux mouvements et aux activités. « Sans enfreindre les mesures de sécurité relatives au corona virus, commençons à penser de manière créative les actions qui peuvent être entreprises parce que nous ne pouvons attendre la fin de la pandémie de Covid-19 pour agir. Le temps de l'action est venu » affirme l'Evêque qui conclut en rappelant que « la lutte contre la corruption débute chez chacun d'entre nous. Prions pour être libérés de la corruption et que ceci nous permette de parler et d'agir contre elle avec intégrité ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - La protection de l'Amazonie bolivienne, une question à base spirituelle

Fides FR - www.fides.org - Lun, 31/08/2020 - 12:22
La Paz – Extraction minière, expansion de la frontière agricole et système de production familial communautaire ont constitué les piliers de l'intervention de Martín Torrico, au cours de la II° discussion dédiée au thème « Amazonie et peuples indigènes », un espace promu par le REPAM de Bolivie et par le Centre de promotion des laïcs Ricardo Bacherer CEPROLAI, qui, utilisant des moyens technologiques, a uni les frontières pour parler des agressions en Amazonie.
Selon le Programme pour l'environnement de l'ONU, cité par l'orateur, l'extraction de l'or en Bolivie a déversé quelques 100 tonnes de mercure sur base annuelle, soit 6% de l'ensemble du mercure déversé dans l'environnement de par le monde.
D'autre par, l'intervenant a affirmé que l'expansion de la frontière agricole est directement liée aux politiques et aux réglementations étatiques qui ont promu l'installation de champs destinés à la culture et à la pâture du bétail.
La production de monocultures dans ces zones est principalement destinée à la production de carburants biologiques et d'aliments pour animaux. Elles suivent un modèle de production qui n'est pas conforme aux formes traditionnelles de production des peuples indigènes.
Selon la note envoyée à Fides par le REPAM, après l'intervention, ont été rendus différents témoignages et effectuées des réflexions dans le cadre de deux tables rondes d'analyse tenues au moyen de la plate-forme Zoom. Au cour de la discussion, a été évoquée l'expansion de la frontière agricole et les menaces pour l'Amazonie.
Un certain nombre de conclusions démontrent la nécessité de générer des politiques publiques renforçant la zone de production agricole en évitant l'usage d'organismes transgéniques et favorables aux populations et régions les plus nécessiteuses dans le respect de l'écosystème et de la culture des populations indigènes amazoniennes.
La terre et le territoire continuent à constituer une question controversée qui ne dispose pas seulement d'une base matérielle mais également d'un fondement spirituel qui doit être pris en considération.
La réalité que des familles et communautés vivent aux tropiques de Cochabamba est difficile, dure et douloureuse à cause de l'impact politique existant dans le secteur, impact qui a contraint nombre de personnes à mettre de coté la production alimentaire pour se dédier à la culture de la coca. Il existe une soumission non seulement des terres mais aussi des cultures, des mœurs et des visions du monde.
L'une des conclusions de ces rencontres a consisté à affirmer la nécessité de veiller sur la planète, ce qui signifie prendre conscience de la souffrance de nos frères et sœurs d'Amazonie, victimes d'une menace constante d'anéantissement de leur culture et de leurs traditions. Il est par suite nécessaire, selon les participants à l'événement, de s'interroger sur les actions que tous peuvent accomplir dans l'ouest de la Bolivie afin de bloquer les attaques contre l'Amazonie.
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ASIE/INDONESIE - Nouveau Petit Séminaire à Kalimantan

Fides FR - www.fides.org - Lun, 31/08/2020 - 11:45
Banjarmasin – Les jeunes attirés par l'Evangile et désireux de découvrir la vocation au sacerdoce disposent d'un lieu qui accompagnera leur croissance, humaine et spirituelle. Dans le sud du Kalimatan, province du Bornéo indonésien, le Diocèse de Banjarmasin vient d'ouvrir le nouveau Petit Séminaire Saint Pierre. L'idée de doter le Diocèse d'un semblable institut était déjà venue après la visite ad limina des Evêques indonésiens de juillet 2011. Ainsi que l'a appris l'Agence Fides, après avoir surmonté différentes difficultés à caractère organisationnel et financier, l'Evêque de Banjarmasin, S.Exc. Mgr Petrus Boddeng Timang, a officiellement inauguré le nouveau Petit Séminaire, temporairement accueilli dans un édifice pastoral diocésain, lequel compte déjà 7 séminaristes.
Ainsi que cela a été indiqué à l'Agence Fides, la cérémonie d'inauguration, qui a eu lieu dans le cadre de la fête de Saint Jean Marie Vianney, le 4 août dernier, a été transmise par Internet en direct vue la pandémie de Covid-19.
Selon Mgr Petrus Boddeng Timang, « l'espérance est de voir augmenter les vocations à la vie sacerdotale et de faire face au manque de prêtres ». « Nous ne disposons que de 7 prêtres diocésains » indique à Fides le Père Simon Edy Kabul Teguh Santosa, Doyen du nouveau Petit Séminaire, dans un Diocèse, celui de Banjarmasin, qui recouvre l'ensemble du territoire de la province de Kalimantan méridional avec une population de plus de 4 millions de personnes dont 15.400 catholiques.
Le Doyen indique encore : « Finalement, nous disposons d'un Petit Séminaire après 24 ans d'absence ». Saint Pierre a été choisi comme patron de l'Institut en ce que ce Saint représente un bon modèle pour le cheminement de la sequela Christi ».
En parlant avec Fides, le Père Joseph Kristanto Suratman, de la Commission pour les Séminaires de la Conférence épiscopale d'Indonésie, explique qu'au sein des 37 Diocèses indonésiens actuels, existent 40 Petits Séminaires, 13 Séminaires pour la formation spirituelle et 14 Grands Séminaires.
Selon le système éducatif sacerdotal adopté, au Petit Séminaire, les jeunes passent de trois à quatre années correspondant à l'équivalent du collège d'enseignement général. Par la suite, ils passent un an au Séminaire spirituel diocésain en vue du discernement ou un an de noviciat pour ceux qui appartiennent à des Congrégations religieuses. L'étape suivant est constituée par le Grand Séminaire, où les Séminaristes poursuivent leurs études philosophiques et théologiques durant 7 ans. Poursuivant le chemin de formation, se trouve une année de diaconat et enfin l'ordination sacerdotale.
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ASIE/PAKISTAN - De la nécessité d'une action urgente du gouvernement afin de protéger les jeunes filles enlevées et converties de force à l'islam selon les responsables des minorités

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 13:07
Faisalabad - « Nous sommes réconfortés par le fait que Maira Shahbaz, mineure chrétienne victime d'un mariage forcé après son enlèvement et sa conversion forcée à l'islam, a pu retourner dans sa famille. Aujourd'hui, nous adressons un appel au gouvernement du Pakistan en faveur de sa protection et de celle de la vie de toutes les autres jeunes enlevées ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Pr. Anjum James Paul, pakistanais catholique de Faisalabad, Président de l'Association des enseignants des minorités religieuses du Pakistan et défenseur des droits fondamentaux. Ainsi que l'indique le Pr. Paul à l'Agence Fides, la jeune fille, enlevée à Faisalabad en avril dernier a été récupérée de la garde illégale de son bourreau, le musulman Naqash Arif, grâce à l'entremise de Naveed Amir Jeeva, un homme politique chrétien, membre du Parlement pakistanais et du Comité parlementaire de protection des minorités, et à l'action de Maître Sumaria Shafique. Maira, avocat. La victime a déclaré ne jamais avoir abjuré sa foi bien que violée à plusieurs reprises, trompée et subissant de fortes pressions et des menaces de la part de son ravisseur. A ses cotés, réunis avec les membres de son entourage, des responsables politiques et sociaux, des avocats et des activistes des droits fondamentaux demandent au gouvernement du Pakistan d'adopter des mesures urgentes sur le cas et de fournir une protection adéquate à la famille.
Naveed Amir Jeeva, qui s'est fortement activé en vue de la libération de la jeune femme, a déclaré : « Je ferai de mon mieux pour sauver également toutes les autres jeunes filles enlevées ». Aux côtés du Pr. Paul, Maître Khalil Tahir Sindhu, avocat chrétien, a contribué à mener la campagne et la bataille légale en vue de la libération de la jeune femme.
En juillet dernier, le Tribunal de première instance de Faisalabad avait établi que la jeune femme étant mineure le mariage était illégal – la loi interdisant le mariage en deçà des 18 ans d'âge – et qu'elle devait retourner dans sa famille. Peu après, début août, la Haute Cour de Lahore avait réformé la décision, jugeant que la jeune femme s'était convertie à l'islam et que, selon le droit islamique, les noces étaient possibles. Les avocats préparent désormais le recours, si nécessaire également devant la Cour Suprême du Pakistan.
Ainsi que le relève l'ONG Human Rights Commission of Pakistan, dans une note envoyée à l'Agence Fides, chaque année, ce sont au moins 1.000 femmes chrétiennes et hindoues qui sont enlevées et contraintes à se convertir à l'islam pour se marier avec leur agresseur. De nombreuses familles ne portent pas plainte contre ce délit ou retirent leurs plaintes face à des menaces à l'encontre d'autres membres de leur famille.
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AFRIQUE/TCHAD - « Entendre l'appel du Seigneur à partager l'Evangile dans le contexte de la pandémie de Covid-19, une mission »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 12:42
N’Djamena – « Entendre l’appel du Seigneur pour annoncer l’Evangile dans un contexte de Covid-19 est une mission » affirme le Père Barthélémy Kikina Vang-Tou, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires au Tchad, dans son introduction au livret d'animation publié en vue de la Journée missionnaire mondiale qui se tiendra régulièrement le Dimanche 18 octobre prochain.
En août 2020, le Tchad compte 970 cas avérés de Covid-19 dont 865 guéris et 75 morts.
« Le monde a été ébranlé ainsi que la foi des croyants à cause des dégâts directs et collatéraux engendrés par la pandémie. Crise économique, crise sociale, mesures drastiques de prévention, entre autre fermeture des lieux publics et les lieux de culte, font partie des lots quotidiens de la population mondiale. Bien que les scientifiques pour son éradication soient prometteuses et certaines mesures levées, les séquelles de la pandémie sont ressenties dans tous les secteurs de la vie. C’est dans ce contexte difficile que le baptisé doit réaffirmé sa foi et être déterminés pour sa mission d’annoncer Jésus-Christ ressuscité » souligne le Père Kikina Vang-Tou.
« L’Eglise au Tchad à travers ses Pasteurs, les Evêques, réunis à Moundou du 29 juin au 4 juillet 2020 en session restreinte de la Conférence épiscopale, dans un message adressé aux fidèles sur la reprise des activités pastorales en ce temps de la covid-19 ont prodigués des conseils et proposés des moyens de lutte contre le Covid-19 en période de dé-confinement, que vous trouverez un extrait dans ce livret. Ceci avec le souci d’aider les fidèles à accomplir dignement leurs devoirs religieux qui s’enracinent dans la mission primordiale de l’Eglise à savoir l’Annonce de l’Evangile, la Célébration des sacrements et la Caritas » rappelle le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires.
C'est dans ce contexte que l'Eglise universelle se prépare à célébrer la 94ème Journée missionnaire mondiale, le 18 octobre prochain, sous les auspices de Sa Sainteté le Pape François, avec pour thème « Me voici, envoyez-moi ». « Le message du Saint-Père vient à point nommé au moment où le monde est vraiment effrayé, désorienté et apeuré. Dans cette situation, « l’appel à la mission, l’invitation à sortir de soi-même par amour de Dieu et du prochain, se présente comme une opportunité de partage, de service, d’intercession » conclut le Père Kikina Vang-Tou.
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ASIE/VIETNAM - Démission de l'Evêque de Hung Hoá

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 12:27
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Hung Hoá présentée par S.Exc. Mgr Jean Marie Vu Tât.
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AFRIQUE/SOUDAN - Prise de position de l'Evêque d'El Obeid sur l'importance de l'appel au dialogue du Pape François dans le cadre de la crise du Nil

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 12:21
Khartoum – « Je crois fermement qu'il existe maintenant une plus forte volonté politique et diplomatique en faveur du dialogue lequel conduira à un certain nombre de solutions concrètes au lieu de recourir à la guerre » a affirmé S.Exc. Mgr Yunan Tombe Trille Kuku, Evêque d'El Obeid et Président de la Conférence épiscopale du Soudan en commentant l'appel au dialogue adressé par le Pape François aux responsables politiques éthiopiens, soudanais et égyptiens. Le 15 août dernier, après l'Angelus en la Solennité de l'Assomption de Notre-Dame, le Pape François a déclaré : « Je suis avec une attention particulière la situation des négociations difficiles entre l’Egypte, l’Ethiopie et le Soudan, sur la question du Nil. J’invite toutes les parties à poursuivre le chemin du dialogue, afin que le «Fleuve éternel» continue à être une sève de vie qui unisse et qui ne divise pas, qui nourrisse toujours l’amitié, la prospérité, la fraternité et jamais l’inimitié, l’incompréhension ou le conflit. Chers frères d’Egypte, d’Ethiopie et du Soudan, que le dialogue soit votre unique choix, pour le bien de vos populations bien-aimées et du monde entier ».
« L'appel du Saint-Père François en faveur du dialogue entre l'Egypte, l'Ethiopie et le Soudan lancé le 15 août, les exhortant à ne pas laisser que la dispute portant sur la digue porte au conflit a été mis en évidence de manière positive et repris par certains quotidiens au Soudan » indique Mgr Tombe dans une note envoyée à AMECEA Online, l’organe d'information de l'Association des Membres des Conférences épiscopales d'Afrique orientale.
Comme chacun sait, la question de la répartition des eaux du Nil s'est à nouveau posée suite à la construction en Ethiopie de la Grand Ethiopian Renaissance Dam qui, une fois à plein régime, permettra à cette dernière de produire 6,45 gigawatts d'énergie électrique. Le Soudan et surtout l'Egypte craignent cependant une forte réduction de la portée en eau du fleuve dans leurs territoires respectifs.
Mgr Tombe rappelle que les habitants des trois régions se trouvant le long des rives du Nil bleu ont bénéficié du fleuve au travers de « l'agriculture, de la pêche et du transport sans grands conflits. En suivant les moyens de communication de masse et en écoutant les déclarations des responsables politiques des trois nations, tous expriment leur droit raisonnable à l'utilisation des eaux du Nil ». « Tant l'Egypte que le Soudan ont promu leur progrès socio-économique en construisant un certain nombre de digues sur leurs territoires respectifs. L'Ethiopie pense agir de la même manière en construisant une digue sur son propre territoire » déclare l'Evêque.
Mgr Tombe pense qu'il est nécessaire de transformer en politiques de bon voisinage les paroles du Pape François pour résoudre les controverses liées à l'utilisation des eaux du Nil. « L'invitation lancée par le Pape à toutes les parties impliquées consiste à encourager un chemin de dialogue afin que le fleuve éternel continue à constituer une source de vie pour tous les pays impliqués, devenant un facteur unifiant au lieu d'être un élément e division, d'inimitié, d'incompréhension et de conflit ». « Sa position paternelle et sa préoccupation sont particulièrement impressionnants pour nous au Soudan et elle est interprétée comme un énorme encouragement » conclut-il.
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AMERIQUE/BRESIL - L'hôpital Don Orion d'Araguaína destinataire de ventilateurs pulmonaires envoyés par le Pape François

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 11:33
Araguaína – Trois ventilateurs pulmonaires et un échographe portable, donnés par le Pape François pour faire face à l'urgence représentée par le corona virus, sont arrivés à l'hôpital Don Orion d'Araguaína . Le 17 août, un communiqué de l'Aumônerie apostolique indiquait que, pour aider le Brésil à combattre la nouvelle pandémie de corona virus, le Pape François aurait envoyé dans le pays 18 ventilateurs Draeger destinés aux soins intensifs et 6 échographes portables Fuji.
Il s'agit là d'une aide concrète rendue possible notamment grace à l'engagement généreux de l'Association Hope Onlus, hautement spécialisée en projets humanitaires concernant la santé et l'éducation, qui s'est chargée de trouver les appareillages médicaux de haute technologie au travers différents donateurs, de leur transport et de leur installation dans les différents hôpitaux.
Les appareillages médicaux ont été destinés à huit hôpitaux religieux du territoire brésilien dont l'hôpital Don Orion d'Araguaína. A cette dernière structure hospitalière ont été remis trois ventilateurs pulmonaires de dernier cri et un échographe portable.
« C'est un grand honneur pour nous que de recevoir la donation envoyée par le Pape François – a déclaré le Directeur de l'Hôpital Don Orion, le Père Jarbas Assunção Serpa, dans un communiqué envoyé à Fides. A Tocantins, l’Institut est l'une des principales unités pour le traitement du Covid-19, disposant de lits cliniques et de soins intensifs qui servent également au Système sanitaire unifié . « Ces appareils contribueront de manière très significative à l'assistance des patients, en particulier ceux se trouvant dans les conditions les plus graves » a conclu le Directeur.
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ASIE/BENGLADESH - Témoignage d'un Jésuite sur le recours aux trafiquants d'êtres humains des réfugiés rohingyas souffrants et pauvres

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 11:16
Cox's Bazar - « Il ne faut pas oublier la difficile situation de plus de 850.000 réfugiés Rohingyas qui, durant la pandémie de Covid-19, vivent dans un limbe constitué par 34 camps institués par le Haut-commissariat de l'ONU chargé des réfugiés et par l'Organisation internationale pour les Migrations à Cox's Bazar, au Bengladesh ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père Jeyaraj Veluswamy SI, engagé au niveau social et pastoral parmi lesdits réfugiés. « Bien que l'attention mondiale se concentre entièrement sur la pandémie, je voudrais rappeler que, le 25 août dernier, a marqué le III° anniversaire de l'exode massif des réfugiés du Myanmar en direction du Bengladesh, phénomène qui a débuté en 2017 » relève-t-il. Dans l'Etat Rakhine et sur l'ensemble du territoire du Myanmar, l'anniversaire a été passé sous silence notamment parce que, note le jésuite indien, « le Myanmar va vers des élections générales, prévues pour le 8 novembre prochain, et que toutes les forces sur le terrain sont concentrées sur ce rendez-vous ».
Selon le religieux, dans une nation si diversifiée au plan ethnique comme le Myanmar – qui compte 14 Etats et régions et 135 groupes ethniques – le cas des plus de 1,2 millions de rohingyas ayant fui au Bengladesh prend une importance particulière, notamment parce qu'ils se trouvent aujourd'hui également à subir l'impact de la pandémie de Covid-19. « Pour le moment, la peur domine les familles Rohingyas et il est difficile de prendre des précautions pour se protéger du virus » observe-t-il.
Selon des sources locales, en date du 13 aout, dans les camps de Rohingyas, ont été enregistrés 79 cas avérés de Covid-19. « Le danger d'une épidémie est élevé. Les conditions de vie dans ces camps sont souvent sordides, marquées par l'insécurité et parfois cauchemardesques » remarque le Père Veluswamy.
Ainsi qu'il l'indique, poussés par le désespoir, de nombreux jeunes Rohingyas ont recours aux trafiquants d'êtres humains pour se faire conduire dans d'autres nations telles que la Malaisie et l'Indonésie afin de fuir la situation dans laquelle ils se trouvent. « Les Rohingyas sont sans défense et vulnérables. Pour les trafiquants, leur condition constitue une affaire particulièrement rentable » affirme-t-il.
Selon ce qu'indique la Police malaisienne au cours de ces dernières semaines, une bande de 7 trafiquants qui cherchait à porter 500 Rohingyas sur les cotes malaisiennes s'est heurtée à la surveillance des gardes-côtes qui a évité le débarquement et arrêté les malfaiteurs.
Selon les données de l'OMI, quelques 1.400 Rohingyas ont été bloqués en mer et au moins 130 d'entre eux seraient morts jusqu'en juin dernier. Les trafiquants d'êtres humains demandent 2.300 USD par tête à transporter sur les cotes de Malaisie ou d'Indonésie, les deux destinations préférées dans le sud-est asiatique. L'ONG Fortify Rights estime qu'au cours de ces quatre dernières années, quelques 168.000 hommes et femmes d'ethnie Rohingya ont quitté clandestinement l'Etat Rhakine au Myanmar et les camps de Cox's Bazar.
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AMERIQUE/CHILI - Appel des Evêques à participer au plébiscite national, « engagement en faveur de la justice et de la paix »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 29/08/2020 - 10:03
Santiago – « Participation des citoyens, un engagement en faveur de la justice et de la paix » : tel est le titre du subside qui veut aider les communautés et les citoyens chiliens à connaître les options légitimes présentées de manière à ce que chacun puisse être informé de manière adéquate et par suite puisse exprimer son vote dans la liberté de sa conviction. Selon les informations parvenues à Fides, le subside préparé par la Conférence épiscopale du Chili sur les thèmes « En nous préparant au Plébiscite 2020 » et « Constitution, plébiscite et démocratie » est disponible en format numérique sur le site Internet www.iglesia.cl/participacionciudadana/fichas.php.
Le Comité permanent de la CECH, en présentant le matériel en question, souligne : « Puisque nous aimons le Chili, nous sommes intéressés par le fait que notre pays, la maison de tous, progresse dans la justice et dans la paix, dans l'égalité des chances et dans des conditions meilleures pour les personnes et les groupes les plus vulnérables. Ceci ne s'obtient pas par la force ou par l'imposition arbitraire d'un secteur sur un autre. Ce qu'il y a de meilleur au Chili, nous l'avons obtenu par le dialogue, l'amitié civique et la recherche de grands accords dans une générosité d'esprit et de la hauteur de vue. La pandémie de Covid-19, avec ses douloureuses conséquences pour tout notre peuple, nous a montré l'urgence d'ouvrir des routes avec la contribution de tous ».
Dans un précédent message lu dans toutes les églises du Chili les 14 et 15 mars derniers , le Comité permanent de la Conférence épiscopale avait exprimé les préoccupations provenant de toute l'Eglise du pays dans la perspective de la consultation au travers de laquelle 14 millions de chiliens devront décider de modifier ou non la Constitution qui, pour beaucoup, ne s'identifie plus avec la réalité actuelle, dans un climat de forte polarisation et de crise sociale aigue, qui durent désormais depuis longtemps.
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VATICAN - Communiqué de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples s'agissant de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 28/08/2020 - 12:22
Cité du Vatican – Le Bureau de Presse du Saint-Siège publie ce jour le communiqué suivant : « En réponse à différentes questions relatives à la célébration de la Journée missionnaire mondiale 2020, la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples confirme qu'elle se célébrera cette année au niveau universel le Dimanche 18 octobre sans variation de calendrier.
Dans de nombreux Diocèses, la préparation de cette Journée a débuté depuis longtemps et l'animation missionnaire du peuple de Dieu demeure prééminente. La foi, en effet, de par sa nature, est missionnaire et la célébration de la Journée missionnaire mondiale sert à tenir vivante chez tous les fidèles cette dimension essentielle de la foi chrétienne.
La Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples s'en remet en outre au sens de communion et de coresponsabilité des Evêques en ce qui concerne la quête de cette Journée faite en faveur des Oeuvres pontificales missionnaires qui oeuvrent au niveau universel en vue d'un soutien équitable des Eglises présentes dans les territoires de mission ».
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ASIE/INDE - Nomination du Recteur du Séminaire régional Etoile du Matin sis à Barrackpore

Fides FR - www.fides.org - Ven, 28/08/2020 - 12:04
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 28 avril 2020, a nommé Recteur du Séminaire régional Etoile du Matin sis à Barrackpore, au sein de l'Archidiocèse de Calcutta, en Inde, le Père George Panthanmackel, MSFS .
Le nouveau Recteur est né le 19 janvier 1959. Il a obtenu trois Doctorats respectivement en Philosophie occidentale près l'Université d'Innsbruck, en Philosophie indienne et en Théologie près l'Université de Bangalore. Il a été Doyen et Recteur du Collège Suvidia, Professeur de différentes matières auprès de divers instituts. Il est également l'auteur de 9 livres. Depuis 2006, il est Président de l'Association des Philosophes chrétiens d'Inde. .
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AFRIQUE/KENYA - Critiques des responsables religieux du Kenya concernant les vols et actes de corruption immoraux concernant les fonds destinés à la lutte contre le Covid-19

Fides FR - www.fides.org - Ven, 28/08/2020 - 11:55
Nairobi – « Nous sommes bouleversés par la spirale folle de la corruption incontrôlée existant au sein de notre nation. Tout ceci est immoral et contraire aux enseignements de Dieu et nous le condamnons totalement » affirme le Dialogue Reference Group, un organisme qui rassemble des représentants des principales confessions religieuses présentes au Kenya, dans une déclaration relative à l'état du pays à la lumière de la pandémie de Covid-19.
« Nous savons que le pays a reçu plus de 190 milliards de schellings kenyans pour faire face à la pandémie de corona virus. Toutefois, un manque de transparence est visible tout comme une carence de responsabilité en ce qui concerne l'emploi de ces fonds, qui ont donné crédit aux accusations selon lesquelles la majeure partie de ces crédits a été détournée. Il est inconcevable pour nous qu'un kenyan puisse tramer afin de voler des ressources destinées à sauver les vies de ses compatriotes ! » affirme la déclaration parvenue à l'Agence Fides.
« Les plaintes concernant la corruption concernant les fonds destinés à la lutte contre le Covid-19 constituent une condamnation pour l'Exécutif et pour le Parlement, qui ont prêté serment de protéger les vies et les ressources des kenyans. Nous vous rappelons que, chaque fois que vous favorisez la corruption en n'exerçant pas votre mandat de supervision, vous commettez un parjure » admonestent les responsables religieux.
Les représentants des confessions religieuses affirment que la corruption au Kenya est la conséquence de l'opacité bureaucratique de la finance publique qui se manifeste en différentes phases : « manque de détails sur les informations de dépense fournies au Parlement, manque d'informations sur les marchés publics, manque d'un site Internet d'information complet et accessible au public en ce qui concerne les fonds destinés à la lutte contre le Covid-19, manque d'information sur l'acquisition et la distribution des matériels liés à la lutte contre le corona virus ».
« Pour remédier à ceci, nous demandons à S.E. Le Président de faire en sorte que les Ministères et les Départements intéressés donnent au public les détails concernant l'ensemble des fonds reçus par taxation, donations, subventions et prêts destinés à répondre à la pandémie de Covid-19, qu'ils publient des informations détaillées sur l'usage de tous les fonds et donations destinés à répondre à la pandémie de corona virus, qu'ils publient les noms des entreprises et des bénéficiaires des approvisionnements en matériels destinés à combattre le Covid-19, qu'ils entament immédiatement une action pénale à l'encontre de toute personne impliquée dans l'appropriation indue des fonds liés à la lutte contre la pandémie ».
Une autre préoccupation dérive des graves retards et inefficacité dans la préparation des élections générales de 2022. « Même si nous nous trouvons encore à 21 mois des prochaines élections générales, nous ne disposons pas d'un organe de gestion des élections qui soit fonctionnel. Par ailleurs, la révision des circonscriptions électorales requise par la Constitution n'a pas été entreprise, les listes électorales n'ont pas été mises à jour, les carences opérationnelles, procédurales et philosophiques, qui ont fait obstacle aux élections générales de 2017, n'ont pas été affrontées, ce qui signifie que les acteurs politiques suscitent volontairement des émotions ethniques alors que les forces de l'ordre constituent des spectateurs impuissants » affirment les responsables religieux.
Font partie du Dialogue Reference Group, l’Evangelical Alliance of Kenya, l'Hindu Council of Kenya, la Kenya Conference of Catholic Bishops, le National Council of Churches of Kenya, l'Organisation of African Instituted Churches Seventh Day, l'Adventist Church et le Shia Asna Ashri Jamaat Supreme Council of Kenya Muslims.
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AMERIQUE/BRESIL - Prise de position des Evêques contre la dépénalisation de la drogue, « l'un des principaux problèmes de santé publique et de sécurité au Brésil »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 28/08/2020 - 09:56
Brasilia – Face à la décision de la Cour Suprême fédérale en matière de dépénalisation de l'usage et de la possession de drogues, le Conseil épiscopal pastoral de la Conférence nationale des Evêques du Brésil , réuni à Brasilia les 25 et 26 août, a diffusé une note dans laquelle il « se déclare contraire à la dépénalisation de la drogue » et estime important que la société soit consciente de ce problème en ce que « la dépendance chimique représente l'un des principaux problèmes de santé publique et de sécurité au Brésil ».
Le texte, parvenu à Fides, indique que « l'abus de drogues interfère sérieusement avec la structure familiale et sociale. Elle fait partie des causes de nombreuses maladies, handicaps physiques et mentaux et de l'isolement de la vie sociale. La dépendance, qui frappe en particulier adolescents et jeunes, constitue un facteur qui provoque de la violence sociale... L'usage et le trafic de drogue sont identifiés comme la cause de la majeure partie des attentats contre la vie. Le caractère non punissable de la possession de drogues, basé sur la sauvegarde de la liberté de la personne, peut aggraver le problème de la dépendance chimique, esclavage qui, aujourd'hui, intéresse un nombre alarmant de personnes ».
Les Evêques proposent en tant que parcours plus contraignant et efficace « l'intensification des campagnes de prévention et de lutte contre l'usage de drogues accompagnée de politiques publiques dans les secteurs de l'instruction, de l'emploi, de la culture, du sport et du temps libre à destination des jeunes et des familles ». Ils souhaitent également que l'Etat se montre « plus efficace dans les actions menées pour combattre le trafic de drogue.
La note s'achève en remarquant qu'avec la dépénalisation de la drogue, s'accroîtra considérablement la demande de soins de la part de toxicomanes, et en rappelant que « l'Eglise, d'autres institutions religieuses et privées démontrent, au travers de centres thérapeutiques, leur engagement en vue du dépassement de la dépendance chimique et de la récupération des liens familiaux et sociaux en accueillant, soignant et donnant à des milliers d'adolescents, de jeunes et d'adultes la possibilité d'une nouvelle vie au travers de la spiritualité, du travail et de la vie communautaire.
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ASIE - Augmentation du nombre des discours haineux dans le sud-est asiatique selon un rapport de l'Asia Centre

Fides FR - www.fides.org - Ven, 28/08/2020 - 08:50
Bangkok - « Les mots sont des pierres » selon l'écrivain italien Carlo Levi. Cette expression est aujourd'hui de grande actualité dans de nombreux discours, proclamations publiques et autres appels qui contiennent souvent des incitations à la haine. Ces dernières deviennent des pierres et suscitent des violences à l'encontre des minorités, ethniques, religieuses, culturelles ou de ceux qui sont simplement considérés comme des ennemis. Le récent rapport de l'Asia Centre intitulé « Discours de haine dans le sud-est asiatique – nouvelles formes, règles anciennes » fait le point sur le « langage de la haine » dans la région en question. Sur zone - indique le document du groupe de réflexion ayant son siège à Bangkok et qui surveille l'espace social et culturel dans le sud-est de l'Asie – s'enregistre une montée en puissance générale des discours de haine et le cas éclatant de la minorité rohingya, au Myanmar, démontre combien la haine ethnique et religieuse a souvent trouvé de fervents hérauts.
Dans le rapport parvenu à l'Agence Fides, l'Asia Centre explique les défis actuels du langage de la haine en faisant référence aux précédents historiques sur zone, en particulier dans le cas de migrations forcées. De tels phénomènes, explique le rapport, ont souvent porté à des politiques de ségrégation sociale.
Le rapport distingue quatre formes principales de langage de haine aujourd'hui : celle à l'encontre de groupes ethniques et religieux, celle à l'encontre de ressortissants étrangers, travailleurs immigrés et réfugiés, celle envers une idéologie politique et des valeurs et enfin celle envers des minorités sexuelles.
Les Etats de la région ont introduit une série de mesures pour affronter la question. En termes de dispositions légales, la Malaisie, le Myanmar, les Philippines et Singapour – indique le dossier – ont revu ou introduit des dispositions visant à garantir l'harmonie sociale, raciale ou religieuse. D'autres gouvernements de la région utilisent une gamme de lois existantes pour criminaliser l'incitation à la haine alors qu'ont été introduites des politiques visant à mitiger les conditions qui pourraient la provoquer. Il s'agit de pratiques entreprises par les gouvernements mais aussi par des organisations de la société civile afin de promouvoir l'inclusion. Une partie importante de celles-ci concerne la surveillance des réseaux sociaux.
En signe d'engagement international, rappelle le rapport, les Etats de l'Association des Nations du Sud-est asiatique – comme par exemple le Brunei, la Malaisie et le Myanmar – ont signé la Convention internationale sur l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, un traité qui engage ses signataires à éliminer la discrimination raciale et invite à promouvoir la compréhension ente les communautés même si dans de nombreux cas demeurent des incohérences entre lois nationales et obligations du traité.
Entre temps, la surveillance reste une obligation surtout quant à l'application des normes. James Gomez et Khin Mai Aung ont écrit dans les colonnes du magazine birman Irrawaddy que les normes nationales contre le langage de haine « ont été utilisées à plusieurs reprises pour frapper et emprisonner des personnes critiques à l'égard du nationalisme bouddhiste et de l'extrémisme religieux ». En Indonésie, est en revanche bien connu le cas de Maître Robertus Robet, avocat et activiste catholique, enseignant de sociologie à l'Université publique de Djakarta, qui a été arrêté le 7 mars 2019 – avant d'être remis en liberté sans pour autant être acquitté – pour avoir critiqué l'armée dans le cadre d'un discours considéré comme incitant à la haine. En réalité, l'avocat aurait exercé son droit de critique envers la présence de militaires en service au sein de Ministères et d'agences gouvernementales.
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AFRIQUE/TCHAD - Le Covid-19, une invitation à faire preuve de créativité pastorale, de prudence et de responsabilité selon les Evêques

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/08/2020 - 12:07
N’Djamena – « La crise sanitaire que nous vivons est une épreuve pour tout le monde. Comme Pasteurs, il nous revient de féliciter et d’encourager tous ceux qui se sont engagés au prix de leur vie pour faire face à la pandémie et ainsi minimiser ses conséquences. Nous pensons à tous, en particulier aux agents pastoraux, au gouvernement tchadien, au personnel de la santé et à toutes les organisations engagées dans cette lutte. Nous continuons à prier pour que les efforts de chacun soient toujours récompensés » écrivent les Evêques du Tchad dans leur Message sur l'impact du Covid-19 sur la vie pastorale dans le pays.
Le Message arrivé seulement maintenant à l'Agence Fides, annonçait la réouverture des activités pastorales en date du 12 juillet avec les précautions ad hoc adoptées dans le monde entier – port du masque de protection, désinfection des mains et des objets, distanciation etc.
« Comme cela arrive lorsqu’on est dans les grands tournants de l’histoire, la pandémie de Covid-19 nous invite tous, clercs et laïcs à faire preuve de créativité pastorale, de prudence et de responsabilité dans nos manières de penser, d’agir et de nous comporter » affirme le Message. « Pour ce faire, nous devons garder l’esprit ouvert pour apporter du nouveau dans notre pastorale de l’annonce de Jésus-Christ, des sacrements et du service de la charité. Il nous faut désormais faire de nos rencontres pastorales, des lieux où l’on suscite une nouvelle vision l’Eglise » souhaitent les Evêques qui invitent à « redécouvrir la richesse de la tradition chrétienne qui ne prive aucun baptisé de la grâce de l’Eucharistie. Quand les circonstances ne le permettent pas, l’Eglise nous offre la possibilité de la communion spirituelle. Dès lors, nous sommes tous appelés, de par notre baptême, au changement de comportement tant au niveau individuel que communautaire en privilégiant l’esprit d’initiative dans toutes nos activités pastorales ».
Entre autres indications, se trouvent celles relatives à la reprise de la catéchèse « avec l’année pastorale prochaine en respectant les mesures et moyens de protection ». « En ce qui concerne les dates des baptêmes et des confirmations, chaque Evêque décidera librement en fonction du niveau d’avancement de l’enseignement de la catéchèse et de la préparation des candidats. Toutefois, pour les baptêmes, on privilégiera leur célébration durant le temps pascal ».
« Le Covid-19 nous a éprouvés, il a bouleversé nos habitudes. Pour l’éradiquer, notre responsabilité doit être engagée de manière permanente » exhortent les Evêques. « C’est pourquoi, nous invitons chacun à accueillir les orientations que nous donnons dans ce message et à les intérioriser. Mais la vraie bataille contre le corona virus ne se gagnera pas sans l’aide de Dieu. C’est dire que la prière restera l’une des armes en notre possession pour lutter contre cette pandémie. Restons donc éveillés et faisons monter vers Dieu Notre Père, nos louanges, nos actions de grâces et nos supplications « pour tous les hommes, les chefs d’Etat et tous ceux qui exercent l’autorité, afin que nous puissions mener notre vie dans la tranquillité et le calme en toute piété et dignité » conclut le Message.
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EUROPE/GRECE - Nouveau groupe de religieuses scalabriniennes parti pour la « mission Lesbos »

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/08/2020 - 11:52
Rome – Ces jours-ci, un nouveau groupe de Soeurs missionnaires scalabriniennes est parti pour la mission Lesbos où, en collaboration avec la Communauté de San Egidio, elles exercent depuis fin juillet un service d'assistance au profit des immigrés qui arrivent sur l'île grecque. Selon la note parvenue à l'Agence Fides en provenance de la Curie généralice des religieuses, font partie de ce groupe les Révérendes Soeurs Erica Ortiz, Maria Rosa Zanchin et Clarice Barp, dont la mission sera de fournir aide et réconfort aux immigrés se trouvant dans le camp de Moria après la fin de leur voyage en direction de l'Europe.
Cette fois, remarque la note, les religieuses sont également accompagnées par Maria Vittoria Gazzola, journaliste de Plaisance , déjà présente par le passé aux cotés des scalabriniennes dans le cadre d'autres activités missionnaires. « Malgré les restrictions contingentes depuis et vers la Grèce dues au Covid-19, nous partons conscientes de la nécessité d'être avec les immigrés en cette période difficile » explique Soeur Milva Caro, Supérieure provinciale. « Parmi les nombreux ports fermés à Lesbo, se trouvent des cœurs ouverts de tous les coins de la planète, de toutes les fois mais avec un unique dénominateur commun : l'espoir de vivre dans un monde meilleur » a ajouté la religieuse.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Nouveau projet de l'Eglise en faveur des personnes ayant perdu leur emploi pour porter l'espérance aux angoissés

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/08/2020 - 11:38
Mexico – « Nous savons que le Mexique et que le monde affrontent l'un des scénarios les plus difficiles de leur histoire. Toutefois, nous savons également que nous nous trouvons dans un moment d'unité, de solidarité et de soutien réciproque en tant que membres d'une seule et même famille. Tel est le motif pour lequel la Conférence épiscopale du Mexique, la Commission épiscopale pour la Pastorale sociale, la Caritas du Mexique, le Compromiso Social Empresarial México et de nombreuses autres sociétés et institutions alliées ont entrepris des actions au niveau national pour soutenir les personnes nécessiteuses et vulnérables.
C'est ainsi que débute le communiqué signé par l'Archevêque de Monterrey et Président de la Conférence épiscopale du Mexique, S.Exc. Mgr Rogelio Cabrera, par l'Archevêque de Yucatan et Président de la Commission épiscopale pour la Pastorale sociale Caritas du Mexique, S.Exc. Mgr Gustavo Rodríguez Vega, et par le Secrétaire général de cette même Conférence épiscopale, communiqué qui rappelle l'engagement de l'Eglise au Mexique dans ce secteur. Au travers de l'initiative Chaîne de Solidarité en matière de nourriture et de médicaments, activant le site Internet www.DonaDespensas.mx afin de faciliter la collecte des donations. Jusqu'ici ont été remis plus de 150.000 subsides à ceux qui en ont fait la demande par téléphone aux 800 Caritas présentes sur l'ensemble du territoire national. Ce même numéro de la Caritas a également été chargé de jouer le rôle de Centre d'écoute et de soutien psychologique pour ceux qui subissent actuellement les effets de la pandémie.
De la même manière, indique le communiqué parvenu à Fides, l'Eglise au Mexique entend soutenir ceux qui ont subi de fortes diminutions de leurs revenus ou ont perdu leur emploi, avec de fortes conséquences sur leurs finances familiales en lançant maintenant un nouveau programme appelé Moyens de Vie, qui se base sur la plate-forme Internet www.YoQuieroTrabajar.mx et sur le numéro téléphonique 55.1115. 4400. « L'objectif de ce programme – expliquent les signataires – est de faciliter la récupération du travail et du travail autonome au travers de l'orientation, de la formation et de l'accompagnement ». Les Evêques invitent par suite toutes les personnes ayant perdu leur emploi ou cherchant à réactiver leur propre entreprise ou leur économie familiale à utiliser les ressources disponibles dans ce cadre. Ils adressent également une invitation à la solidarité à tous les entrepreneurs qui désirent mettre à disposition gratuitement les postes vacants au travers de cette plate-forme.
« Au travers du programme Familias sin Hambre, nous désirons porter l'espoir à toutes les personnes qui, à cause des effets de la crise économique et du marché de l'emploi, vivent quotidiennement dans l'angoisse suite au manque d'un travail qui leur permette de faire face aux besoins primaires de leur famille. Nous sommes certains qu'ensemble nous trouverons les possibilités pour aller de l'avant comme la grande nation que nous sommes » concluent les Evêques, en plaçant également ce projet « sous l'intercession maternelle de Notre-Dame de Guadalupe, notre Mère ».
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Retour à la Maison du Père du premier Evêque de Yopougon et témoignage du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/08/2020 - 11:14
Abidjan – « S.Exc. Mgr Mandjo, Evêque émérite du Diocèse de Yopougon a été un homme extraordinaire. C'était un grand musicien, un grand homme de cœur. C'était également un grand Pasteur. Sa ligne pastorale a donné à ce Diocèse toutes ses lettres de noblesse » indique à l'Agence Fides le Père Jean Noël Gossou, Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires de Côte-d’Ivoire, commémorant le retour à la Maison du Père de S.Exc. Mgr Laurent Akran Mandjo, Evêque émérite de Yopougon, mort dans la matinée du mardi 25 août 2020 dans une clinique à Abidjan à l’âge de 79ème suite à une longue période de maladie.
« Avec Mgr Mandjo, nous pouvons dire que nous avons eu un véritable père pour le Diocèse de Yopougon qui par la suite se séparera pour donner vie au Diocèse d'Agboville, tout ceci grâce à la dynamique pastorale mise en place par Mgr Mandjo » affirme le Père Gossou.
« Il était un homme jovial et il nous transmettait cette joie de vivre, d’aimer le Christ, d’aimer l’Eglise, et on le sentait également lors de ses différentes célébrations eucharistiques. Par moment il prenait la direction de la chorale tout cela pour transmettre aux chrétiens la joie de suivre le Christ » poursuit le Père Jean Noël Gossou ajoutant que « grand musicien qu’il était, Mgr Laurent Akran Mandjo composait des chansons profondes qui nous transmettait cette force d’être à la suite du Christ ». Il fait également mémoire du fait que l'Evêque défunt « fut un grand musicien, qui a composé des chants profonds qui nous ont transmis la force de suivre le Christ », concluant qu'il a lui-même été ordonné prêtre le 21 décembre 2002 en la Cathédrale Saint André de Yopougon par Mgr Mandjo, alors Evêque de ce Diocèse.
S.Exc. Mgr Laurent Akran Mandjo est né le 5 novembre 1940 à Songon Agban. Premier évêque du diocèse de Yopougon, il a exercé son ministère dans l'Archidiocèse d'Abidjan depuis son ordination sacerdotale le 11 juillet 1971 jusqu'à 1982.
Le 8 juin 1982, il était nommé Evêque de Yopougon, par le Saint Pape Jean-Paul II, charge qu’il assumera jusqu'en 2015, avant de donner sa démission au Saint-Siège pour raison d'âge et de maladie.
Sa devise était "Non ministrati sed ministrare" .
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ASIE/VIETNAM - La mission des nouveaux prêtres lazaristes, « être avec Dieu et avec Son peuple »

Fides FR - www.fides.org - Gio, 27/08/2020 - 10:51
Dalat – Malgré la situation difficile provoquée par la pandémie de Covid-19, la Province vietnamienne de la Congrégation de la Mission – connue aussi sous le nom de Lazaristes - continue à recueillir les fruits d'une intense pastorale des vocations. C'est ce dont témoignent les récents événements qui ont émaillé l'été de la communauté vincentienne du Vietnam, générant une nouvelle espérance pour la mission évangélisatrice.
Ainsi que le communique la Province vincentienne du Vietnam à l'Agence Fides, le 22 juin dernier, en l'église du Sacré-Coeur de Jésus de Dalat, maison mère de la Province du Vietnam de la Congrégation de la Mission, S.Exc. Mgr Dominique Nguyen Van Manh, Evêque de Dalat, a célébré une Messe solennelle à l'occasion de l'ordination sacerdotale de huit diacres de la Congrégation en présence de plus de 100 prêtres. « L'ordination sacerdotale est une célébration sacrée et de joie de toute la communauté et de l'Eglise dans son ensemble parce que les prêtres sont des dons de Dieu » a souligné l'Evêque au début de la célébration. Dans son homélie, Mgr Nguyen Van Manh, s'adressant aux ordinands, a rappelé les deux missions du prêtre : être avec Dieu et avec le peuple de Dieu. Réaffirmant que « Saint Pierre a vaincu sa faiblesse grâce à l'amour et au pardon de Jésus », l'Evêque a souligné que les prêtres sont des hommes qui ont besoin de la grâce de Dieu surtout dans la tentation. « Ce n'est qu'avec la grâce de Dieu et dans la prière que les prêtres peuvent demeurer fidèles et vigilants » a-t-il rappelé.
Dans cette même maison mère, en date du 24 juillet, S.Exc. Mgr Pierre Nguyen Van Kham, Evêque de My Tho et le Père Pierre Nguyen Cong Tuan, CM., Visiteur de la Province du Vietnam de la Congrégation de la Mission, ont assisté à la Profession perpétuelle de onze séminaristes de cette même Congrégation. Tous les présents – soit plus d'une centaine de confrères vincentiens – ont prié afin qu'ils puissent être bientôt ordonnés diacres. En outre, le 7 août, dix séminaristes ont prononcé avec joie leurs intentions après une année de noviciat et, dans le même temps, 19 jeunes ont demandé à être admis au noviciat pour apprendre à vivre en disciples de Jésus selon le charisme de Saint Vincent de Paul.
Les premiers missionnaires lazaristes sont arrivés au Vietnam en 1952, la première maison des religieux à Dalat fut ouverte en 1955, notamment en vue de la mission parmi les indigènes connus sous le nom de montagnards. Aujourd'hui, les lazaristes disposent d'une Province autonome au Vietnam articulée en deux régions – Dalat et Saigon – avec un total de 91 prêtres et une vingtaine de religieux – laïcs ou séminaristes. Il faut remarquer qu'avant que les religieux n'arrivent dans ce pays, y débarquèrent en 12928 trois religieuses françaises des Filles de la Charité, qui portaient ainsi au Vietnam le charisme de Monsieur Vincent en matière d'évangélisation et de service des pauvres.
La Congrégation de la Mission a été fondée par Saint Vincent de Paul en 1625. Ses membres sont également connus sous le nom de lazaristes à cause de leur origine, liée au Prieuré Saint Lazare de Paris. Ils sont en revanche connus sous le nom de vincentiens dans les pays anglophones. Actuellement, la Congrégation compte de par le monde plus de 3.000 membres répartis en plus de 500 communautés locales présentes dans 91 pays des cinq continents.
La Congrégation de la Mission constitue une Société de vie apostolique, composée de prêtres et de frères consacrés à l'évangélisation des pauvres au travers des vœux de religion. Les principales activités des religieux sont les missions populaires, la formation des prêtres et des laïcs, la prédication de retraites spirituelles, la formation dans les Séminaires, la mission ad gentes et le service concret des pauvres.
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