ASIE/TURQUIE - Déclarations du Patriarche arménien apostolique de Constantinople sur la situation des minorités en Turquie

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 13:25
Istanbul – « Toutes les minorités présentes en Turquie partagent ce même avis : sous le pouvoir du Parti AKP, nous vivons actuellement la période la plus pacifique et la plus heureuse depuis l’époque de la fondation de la République turque ». C’est ainsi que voit la situation Sahak II Masalyan, le nouveau Patriarche arménien apostolique de Constantinople, selon ce qu’indiquent les moyens de communication turcs. Certaines déclarations attribuées au Patriarche – et diffusées en particulier le 2 janvier par le quotidien nationaliste turc Akşam – semblent destinées à faire discuter. Dans son exaltation de l’actuelle condition des minorités en Turquie sous la houlette de Recep Tayyip Erdogan, le Patriarche arménien apostolique de Constantinople cite les changements apportés en 2008 dans la loi sur les Fondations. Le Patriarche ajoute que « le problème des minorités a toujours été utilisé comme argument par les puissances étrangères pour interférer dans les affaires de l’Empire ottoman » et que, pour le moment, il faut se considérer satisfaits « du soutien que nous recevons de l’Etat. Nous atteignons facilement notre Président. Souvent, les ministres nous rendent visite et le Préfet d’Istanbul nous réserve toujours sa bienveillante attention ».
Dans ses déclarations, le Patriarche arménien apostolique de Constantinople a souligné également la distance existant avec la diaspora arménienne, qui transmet de génération en génération comme facteur identitaire la mémoire des massacres subis par les arméniens en Anatolie en 1915. « Nous sommes restés sur cette terre après ces événements – a ajouté le Patriarche arménien apostolique de Constantinople. Nous avons choisi de vivre avec le reste de la population alors que la diaspora est restée ancrée dans le siècle passé ».
Dans les déclarations reprises par les moyens de communication turcs, le Patriarche arménien apostolique de Constantinople a rappelé que les arméniens apostoliques dans l’ensemble de la Turquie sont moins de 60.000, en constante diminution et que 33 des 38 églises dépendant du Patriarcat sont concentrées dans la zone d’Istanbul.
L’Archevêque Sahak Masalyan a été élu Patriarche arménien apostolique de Constantinople le 11 décembre dernier. Le processus électoral pour le choix du nouveau Patriarche a été difficile et marqué par des controverses destinées à avoir des conséquences à l’avenir, provoquées au moins en partie par l’entrelacement de personnalismes ecclésiastiques et d’interférences de la part des autorités séculières locales. En février 2018, le bureau du gouverneur d’Istanbul avait annulé le processus déjà lancé s’appuyant sur le fait que le Patriarche arménien apostolique de Constantinople, Mesrob II Mutafyan, même s’il était incapable de remplir sa charge, était toujours vivant et ne pouvait donc pas être remplacé. Plus récemment, des polémiques avaient été provoquées par le décret du Ministère de l’Intérieur turc qui avait réduit le nombre des candidats aux seuls Archevêques résidant en Turquie, excluant l’éventuelle candidature de prélats du Patriarcat résidant à l’étranger. L’organe de presse Agos, publié à Istanbul en arménien et en turc, dédiait à l’élection du Patriarche arménien apostolique de Constantinople un éditorial non privé de passages polémiques quelques heures seulement avant l’élection, relevant que les deux Archevêques Maaalyan et Ateşyan « avaient poursuivi leurs campagnes respectives » sans tenir compte des préoccupations et du malaise exprimés par la communauté locale suite à l’exclusion des candidats résidant hors de Turquie, un modus operandi qui, selon Agos, pourrait avoir au fil du temps des conséquences négatives sur la condition et le cheminement du Patriarcat arménien apostolique de Constantinople.
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AFRIQUE/RD CONGO - Visite de l’Archevêque de Kinshasa aux populations de l’est du pays, victimes des massacres

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 12:54
Kinshasa – Au moins une vingtaine de morts : tel est le bilan des massacres perpétrés dans le Territoire de Beni, au Nord Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, à la fin décembre, au cours de la visite dans le Diocèse de Butembo-Beni, de S.Em. le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, Archevêque métropolitain de Kinshasa.
Le Cardinal s’est rendu dans la région le 27 décembre afin d’encourager la population éreintée par les attaques continuelles, attribuées à un groupe armé d’origine ougandaise, les ADF, qui, depuis une vingtaine d’années, s’est installé dans cette zone de la RDC.
Dans le discours public prononcé à May-Moya, le Cardinal Ambongo Besungu a exhorté les habitants à collaborer avec l’Armée, la police et la Mission de l’ONU en RDC afin de mettre un terme aux massacres, réaffirmant que l’Eglise continuera à prier incessamment le Seigneur afin que cette tragédie s’achève.
Au cours de la visite du Cardinal, malheureusement, différents villages de la zone ont été attaqués. L’épisode le plus grave a été celui du Dimanche 29 décembre lorsque, dans la nuit, des guérilleros ont attaqué le village d’Apetina-Sana, tuant 18 personnes dont deux femmes. Selon une ONG locale, le CEPADHO, ce dernier massacre porte à 242 le nombre des civils tués dans le Territoire de Beni depuis le 30 octobre.
Bien qu’attribués aux ADF, ces massacres feraient partie d’un plan de dépeuplement de la zone qui compterait sur la complicité d’acteurs insoupçonnables. C’est ce qu’affirme une note du 19 décembre, intitulée « Alerte : un risque imminent de balkanisation de l'Est de la RDC » de la Commission Diocésaine Justice et Paix de Butembo-Béni. Cette dernière dénonce l'existence d'un projet maffieux destiné à concocter des stratégies, pour céder la partie Est de la RDC à des populations non originaires.
Au sujet de la situation à Beni, l'église catholique soutient que les vagues des mouvements des populations du petit Nord vers le grand Nord de la province aux moments forts des massacres, sous prétexte de recherche des terres arables, laisse entrevoir un programme d'occupation des terres des autochtones par un groupe d'allochtones aux intentions diverses. Bien plus, elle dénonce les complicités aussi internes au sein de l'armée congolaise ou de la classe politique, qu'externes, entretenues par les pays voisins de la RDC.
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ASIE/PAKISTAN - Lancement de l’Année de la Jeunesse, sur les traces des Saints

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 12:31
Karachi – « Nous avons besoin de modèles et d’exemples pour nos vies. Nous contemplons les histoires et la mission des Saints au cours de l’Année de la Jeunesse. Les Saints sont nos « super héros » et ils nous aideront à devenir plus forts et à nous enraciner dans notre foi ». C’est ce qu’a affirmé S.Em. le Cardinal Joseph Coutts, Archevêque de Karachi, en s’adressant aux jeunes au cours de la cérémonie inaugurale de l’Année de la Jeunesse, proclamée pour toute l’Eglise qui est au Pakistan pour 2020.
Le Cardinal a présenté un grand poster reprenant les images de 13 Saints dont Sain Jean Paul II, Saint François d’Assise, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, Saint Dominique Savio, Sainte Jeanne d’Arc, Saint Sébastien et Sainte Kateri Tekakwitha.
A côté de chaque image se trouve un Code QR spécifique qui aidera les jeunes, au travers de leur tablette ou de leur téléphone portable intelligent, à visionner rapidement les détails de la vie de ces Saints. Le poster, réalisé ad hoc, fera le tour des Paroisses de l’Archidiocèse pour aider les jeunes à parcourir les vies et la mission de ces Saints de manière à faire d’eux une source d’inspiration. « Au cours de cette année, nous apprendrons davantage sur ces Saints. Nous serons inspirés par leurs vies et nous suivrons leurs exemples » a déclaré le Cardinal qui, allumant un cierge, a déclaré ouverte l’Année de la Jeunesse dans l’Archidiocèse de Karachi. La Commission pour les Jeunes de l’Archidiocèse sera responsable de l’ensemble des activités pastorales et d’évangélisation au niveau local.
Ainsi que l’a appris Fides, l’Evêque d’Hyderabad, S.Exc. Mgr Samson Shukardin, par ailleurs Président de la Commission pour les laïcs de la Conférence épiscopale, a déclaré : « Le Pape François pense et prie pour les jeunes du Pakistan et nous Evêques du Pakistan sommes conscients des défis que les jeunes du Pakistan doivent relever. L’Eglise au Pakistan est pleinement engagée au service des jeunes dans le pays ».
Mgr Shukardin a en outre affirmé : « Les jeunes sont très importants pour l’Eglise. Nous les considérons comme une épine dorsale de l’Eglise et nous désirons que nos jeunes soient hautement qualifiés, au travers d’une instruction professionnelle, et qu’ils soient enracinés dans la foi catholique ». L’Evêque a exhorté prêtres, religieuses et catéchistes à accomplir tous les efforts possibles pour soutenir les jeunes, déclarant : « Si nous écoutons les jeunes, nous serons en mesure de les aider et de communiquer l’amour du Christ ».
L’Evêque a enfin invité les jeunes à « se porter volontaires et à prendre leurs responsabilités pour servir l’Eglise, fréquenter les programmes de formation et discerner leurs vocations propres à la vie consacrée, au sacerdoce ou à la vie matrimoniale », en se souvenant toujours d’être « baptisés et pour cela missionnaires ».
L’Eglise au Pakistan avait annoncé l’Année de la Jeunesse au travers d’une célébration ayant eu lieu le 16 novembre en la Cathédrale du Sacré-Cœur de Lahore. Tous les Evêques du Pakistan ont annoncé l’événement devant une assemblée de plus de 1.000 fidèles composée en majorité de jeunes arrivés de tous les Diocèses. Dans chaque Diocèse sont prévues des activités spécifiques de pastorale des jeunes et d’annonce de la foi chrétienne.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - De la nécessité de l’avènement d’hommes politiques apôtres de la paix et de la réconciliation

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 11:52
Abidjan – « Les hommes politiques ivoiriens doivent se convertir en devenant des hommes et des femmes épris sincèrement de paix. Notre pays a vraiment besoin de politiques apôtres de paix et de réconciliation ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines . La période de Noel dans le pays a été caractérisée par des tensions politiques dues au mandat d’arrêt international émané à l’encontre de Guillaume Soro, ancien responsable rebelle. Accusé de recyclage et de violation de la sécurité de l’Etat, il avait depuis peu annoncé sa candidature aux élections présidentielles d’octobre prochain et aurait dû revenir dans le pays après plus de six mois passés à l’étranger. L’appel de l’Eglise n’a pas manqué, S.Em. le Cardinal Jean-Pierre Kutwa, Archevêque d’Abidjan, demandant la libération des partisans de Guillaume Soro.
« Nous sommes aujourd’hui devenus prisonniers de nos politiques. Notre paix, notre quiétude et notre stabilité dépendent des leurs. C’est tout simplement triste et injuste. On ne le dira jamais assez, le malheur de la Côte d’Ivoire, c’est son politique. Ils n’ont apporté que tristesse et désolation à cette belle nation ivoirienne. Il faut que cette mentalité du politique- roi, qui se donne le droit de vie ou de mort sur la population change » indique le Père Zagore à Fides. « La violence, la frustration et la vengeance qui restent constamment les instruments et les méthodes les plus prisées dans l’univers politique ivoirien n’aideront en rien à construire un état de droit et par-dessus tout, un pays de paix. La haine et la vengeance forment un cercle sans fin. Il faut que les politiques ivoiriens se convertissent en devenant des hommes et des femmes épris sincèrement de paix ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Nomination de l’Evêque d’Aba

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 11:35
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 28 décembre 2019, a nommé Evêque du Diocèse d’Aba , le Père Augustine Ndubueze Echema, du clergé d’Owerri, jusqu’ici Enseignant de Liturgie à l’Institut catholique d’Afrique de l’ouest de Port Harcourt.
Le nouvel Evêque est né le 28 décembre 1958 à Ohuhu Nsulu, alors dans le Diocèse d’Umuahia et maintenant d’Aba. Il a été élève du Petit Séminaire Saint Pierre Claver d’Okpala . Il a effectué ses études de Philosophie près le Bigard Memorial Seminary d’Ikot Ekpene et ses études de Théologie près le Séminaire homonyme d’Enugu . Il a également fait des études près la Philosophisch-Theologische Hochschule Sankt Georgen de Francfort, y obtenant un Doctorat en Théologie avec spécialisation en Liturgie . Il a été ordonné prêtre le 16 aout 1986 pour le clergé d’Owerri.
Après son ordination, il a exercé les ministères suivants : 1986-1988 : formateur au Petit Séminaire Saint Pierre Claver d’Okpala, 1988-1989 : Curé de la Paroisse Saint Marc d’Umuneke Ngor, 1989-1994 : études supérieures à Francfort , 1994-1995 : Curé de la Paroisse Saint Joseph de Schwalbach, dans le Diocèse de Limbourg , 1996-1998 : Aumônier adjoint de la CIWA Worshipping Community de Port Harcourt, depuis 1996 : Enseignant de Liturgie à l’Institut catholique d’Afrique de l’ouest de Port Harcourt, Président de la Commission liturgique de l’Archidiocèse d’Owerri, Aumônier de l’Owerri Provincial Laity Council.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Démission de l’Archevêque de Bamenda et nomination de son successeur

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 11:21
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 30 décembre 2019, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’Archidiocèse métropolitaine de Bamenda présentée par S.Exc. Mgr Cornelius Fontem Esua. Le Saint-Père a nommé Archevêque métropolitain de Bamenda S.Exc. Mgr Andrew Nkea Fuanya, jusqu’ici Evêque de Mamfe.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Démission de l’Evêque de Buéa

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 11:19
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 28 décembre 2019, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Buéa présentée par S.Exc. Mgr Immanuel Bushu.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Conversion personnelle, sociale et écologique dans le cadre de l’Année de la fraternité au sein de l’Archidiocèse de Popayán

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 10:35
Popayán – « L’Année de la fraternité constitue une opportunité pour soigner les blessures, grandir dans la confiance réciproque, célébrer l’unité, en commençant par son cercle le plus étroit, pour fraterniser dans les quartiers et dans les rues. Il s’agit d’une année faite pour promouvoir dans les salles de classe des écoles et dans les moyens de communication la culture de la rencontre, pour être un peuple de frères. La conversion écologique nous engage dans le soin de la maison commune, nous demande de modifier nos habitudes prédatrices, d’être des missionnaires de la vie humaine et environnementale ».
C’est ce qu’écrit l’Archevêque de Popayán, S.Exc. Mgr Luis José Rueda Aparicio, dans son Message pastoral au Peuple de Dieu publié le 1er janvier, dans lequel il annonce que l’Année de la fraternité marquera la vie pastorale du Diocèse en 2020. La lettre, parvenue à l’Agence Fides, s’ouvre par une citation du livre du Prophète Isaïe : « le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière… » . « Ces paroles nous remplissent d’espérance en ce début de 2020 – écrit l’Archevêque. Ce sont des paroles motivantes pour commencer une nouvelle année de vie et de travail. Elles ont la force qui vient de Dieu pour nous soutenir, nous porter hors des incertitudes et du pessimisme. Nous sommes convaincus que cette grande lumière nous conduira le long de parcours de paix et de fraternité ».
Par la suite, Mgr Luis José Rueda Aparicio rappelle que « le Christ est la source et le modèle de la fraternité » : envoyé par le Père, Il nous accompagne toujours sur notre chemin, même si, « à certains moments de notre vie, nous ne sommes pas pleinement conscients de Sa présence ». L’Eglise, peuple de Dieu en chemin, dans les campagnes et dans les villes, marche « en annonçant la Bonne Nouvelle, en gardant la lumière de la foi, en renouvelant l’espérance au travers de sa mission permanente, en construisant la civilisation de l’amour, en célébrant, dans les sacrements, la fraternité rédemptrice du Père, du Fils et de l’Esprit Saint ».
Dans le sillage du chemin de la Nouvelle Evangélisation, l’Archevêque sollicite les fidèles laïcs à vivre leur foi en petites communautés, dans le style des premières communautés chrétiennes. « Dans le cadre de cette expérience de foi communautaire, est cultivée la fraternité humaine, rompu le lien avec l’égoïsme et la méfiance, reçue la richesse de l’autre, appris le chemin de la solidarité et partagés les biens matériels et spirituels ».
Mgr Rueda Aparicio invite ensuite à cultiver la fraternité au sein des familles, sur les lieux de travail, dans les rues et au sein de tous les milieux : « Nous apprendrons ainsi l’importance du dialogue » sous tous ses aspects, en valorisant l’écoute pour trouver des solutions aux problèmes, en évitant les polarisations qui portent à la violence et à l’exclusion, en mettant la prière à la racine de la fraternité. « La fraternité est d’abord et avant tout le fait de voir et de considérer l’autre comme un don de Dieu – explique l’Archevêque. De cette manière, la fraternité nous porte à l’unité et au pardon afin de surmonter les ressentiments. La fraternité nous aide à être accueillants, nous pousse à défendre ceux qui pensent différemment de nous-mêmes afin de surmonter les haines et de consolider la paix ».
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AMERIQUE/PANAMA - L’Assemblée des Evêques entre renouveau du CELAM et réseau ecclésial écologique d’Amérique centrale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 03/01/2020 - 08:38
Panama – Les Evêques de Panama se réuniront pour leur Assemblée plénière ordinaire n° 2011 du 6 au 10 janvier. La Conférence épiscopale panaméenne indique à Fides qu’à cette réunion participera le Président du Conseil épiscopal latino-américain , S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos Vidarte, Archevêque de Trujillo qui illustrera le processus de renouvellement en cours des structures du CELAM en vue d’un meilleur accompagnement des Conférences épiscopales latino-américaines.
L’ordre du jour de l’Assemblée de la CEP prévoit la traditionnelle Messe pour la Paix le 9 janvier à 18.00 locales en la Paroisse Sainte Marthe d’Altos del Chase. Y participeront tous les Evêques de Panama, l’invitation étant étendue à tous les fidèles.
Au terme des travaux de l’Assemblée, sera organisée une conférence de presse, le 10 janvier, à 10.00 locales, au siège de la CEP, à Clayton, dans le cadre de laquelle sera donné lecture de la déclaration conclusive des Evêques. Dans ce même cadre, sera en outre présenté le document en vue de la création d’un réseau ecclésial écologique d’Amérique centrale pour Panama.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Appel de l’Archevêque d’Abidjan au Chef de l’Etat en faveur d’une grâce présidentielle au profit de certains opposants dans le cadre de la Messe pour la paix

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/01/2020 - 12:23
Abidjan – Chaque année le 1er janvier est célébré la journée mondiale de la paix, une journée avec pour objectif de défendre la paix des périls qui sans cesse la menacent et le pape François pour cette 53ème édition dans son message intitulé « La paix, chemin d’espérance : dialogue, réconciliation et conversion écologique » le Pape François donne des pistes pour parvenir à la paix : celle-ci est possible à condition de l’espérer et d’ouvrir son cœur à des relations fraternelles et respectueuses. Il nous invite à « une nouvelle manière d’habiter la maison commune, d’être présents les uns aux autres ». Cette conversion écologique conduit « à avoir un nouveau regard sur la vie », et elle doit « être comprise de manière intégrale ».
Faisant sien le Message du Pape, S.Em. le Cardinal Jean Pierre Kutwa, Archevêque d’Abidjan, a invité, dans le cadre de la Messe pour la paix célébrée de manière anticipée le 30 décembre en la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan, le monde politique ivoirien à « dépasser toutes les peurs qui entravent le chemin vers la paix » et la réconciliation en Côte d’Ivoire. ».
En présence du Chef de l’Etat, Alassane Ouattara et de son épouse, du Vice-président, du Premier Ministre et des membres du gouvernement, le Cardinal a également demandé la grâce pour les partisans de l’ancien Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, arrêtés lors des récents événements non sans interpeller« les va-t’en guerre de tous les partis politiques à désarmer leurs cœurs pour l’habiller du manteau de l’humilité, du pardon et de la paix. ». Dans son homélie, le Cardinal a adressé un appel aux décideurs politiques ivoiriens à la conversion écologique, citant le problème du réchauffement mondial et la mauvaise gestion des ressources naturelles.
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AMERIQUE/HAITI - Annulation du Te Deum pour la fête de l’indépendance et annonce de changements de la part du Chef de l’Etat

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/01/2020 - 12:03
Port-au-Prince – Sans communiqué concordé entre autorités civiles et responsables religieux, à Haïti, ce 1er janvier, qui commémore l’indépendance du pays, intervenu le 1er janvier 1804 par détachement de la France, l’habituel Te Deum, auquel assiste le Chef de l’Etat, n’a pas été célébré en la Cathédrale des Gonaives, berceau de l’indépendance, un fait qui n’intervenait pas depuis 1954.
L’événement n’a cependant pas été totalement improviste. Quelques jours avant la fin de l’année, des sources d’information telles qu’HaitiLibre, publiaient la nouvelle selon laquelle, à quelques jours de la célébration du 216ème anniversaire de l’indépendance nationale, la ville des Gonaïves était encore incertaine sur la présence du Président Jovenel Moïse à ladite célébration. Entre temps, l’opposition radicale annonçait une mobilisation citadine et la célébration sur la Place d’Armes, des funérailles de Cénoble Mécène, tué au cours des affrontements entre la police et des manifestants, toutes actions visant à empêcher l’arrivée du Chef de l’Etat.
La Coalition des Associations des Jeunes responsables de l’Artebonite, dans une lettre adressée le 19 décembre à S.Exc. Mgr Yves-Marie Péan, Evêque des Gonaïves, demandait à ce que le Te Deum du 1er janvier ne soit pas célébré pour éviter, selon la Coalition, « que cette belle Messe traditionnelle du premier de l’an ne devienne le prétexte pour une oppression renouvelée contre ceux qui luttent pour un autre système de gouvernement ». « Nous ne connaissons pas encore la position de l’Evêque » avaient-ils écrit après Noel. Le 31 décembre avait été rendue publique la nouvelle officielle selon laquelle le Président ne se serait pas rendu à Les Gonaïves ayant décidé de célébrer la fête nationale à Port-au-Prince.
La presse locale a interprété le geste de Mgr Péan, qui aurait dû célébrer la Messe du 1er janvier et qui a, en revanche, tenu fermées les portes de sa Cathédrale, comme un signe de solidarité avec le gouvernement, alors que d’autres ont rappelé ses paroles dures au cours du Te Deum de l’an dernier, lorsqu’il souligna « l’échec des institutions politiques, l’effondrement de l’économie, la corruption diffuse, l’impunité arrogante et le manque de respect pour la sacralité de la vie » .
Le Message du Président, Jovenel Moïse, présenté hier au pays, promet des changements en Haïti. Il affirme notamment : « En 2020, nous nous engageons à interrompre ce cycle d’incertitude, à restaurer la paix dans les rues et dans les maisons, à protéger nos enfants sur la route de l’école et dans leur vie quotidienne, à combattre les bandes armées et à lancer ce dialogue inter haïtien, si nécessaire et si urgent ».
Le 27 décembre, le Bureau des Nations-Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires, a indiqué qu’à la fin de 2019, le nombre des haïtiens vivant dans l’insécurité alimentaire dépassait les 3,7 millions de personnes soit une augmentation de 32% par rapport à la fin de 2018. De ceux-ci, 2,6 millions souffrent d’insuffisance aigue et critique avec grave malnutrition et 1,046 millions – en contextes rural et urbain – se trouvent dans une situation d’urgence humanitaire , laquelle frappe ainsi près de 35% de la population du pays.
L’Agence des Nations-Unies a averti que le nombre des personnes concernées pourrait atteindre 4,2 millions en mars prochain, dont 1,2 millions en situation d’urgence alimentaire. Elle a également affirmé qu’en 2020, 4,6 millions d’haïtiens, dont 45,5% d’enfants, soit près de 40% de la population, auront besoin d’aides humanitaires, en grande partie bloquées par manque de gestion locale ou à cause de la corruption .
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AFRIQUE/TCHAD - Suites positives du Mois missionnaire extraordinaire au sein de l’Eglise au Tchad

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/01/2020 - 11:28
N’Djamena – « Les célébrations ont été vécues avec joie et ont historiquement marqué ce mois » affirme un rapport des Œuvres pontificales missionnaires du Tchad envoyé à l’Agence Fides.
« Les conférences radio diffusées, les formations du personnel apostolique et des animateurs missionnaires, les pèlerinages missionnaires, les veillées de prières, les concerts, les célébrations eucharistiques et autres activités sont les moments forts qui ont positivement marqué ce Mois missionnaire extraordinaire » poursuit le rapport.
Pour conserver le dynamisme du Mois missionnaire extraordinaire, est prévue une montée en puissance des initiatives qui, chaque année, sont organisées pour le Mois missionnaire ordinaire.
« Chaque année, il faut lancer solennellement le Mois Missionnaire avec une messe d’ouverture et de clôture en privilégiant durant tout le mois d’octobre les activités suivantes : pèlerinage, rosaire missionnaire, séances de prière missionnaire, faire l’animation avec la figure des témoins missionnaire, concours de composition des chants missionnaire… en se servant du matériel pédagogique d’animation et de visibilité ; tout en utilisant les mass-médias ». Il est prévu de former de nouveaux animateurs missionnaires au sein d’une Ecole d’Animation missionnaire.
En outre, les Œuvres pontificales missionnaires du Tchad se proposent de reprendre le thème du Mois missionnaire extraordinaire, « Baptisés et envoyés, l’Eglise du Christ en mission dans le monde » pour la retraite de Carême de cette année 2020 pour les Diocèses qui le désirent, en mettant en évidence la mission du Christ, le lien entre Missio ad gentes et Œuvres pontificales missionnaires, la figure de la Vénérable Marie Pauline Jaricot et la mission des baptisés.
En ce qui concerne la connaissance et l’appropriation des Œuvres et de la Missio Ad Gentes, il a été proposé à l’Assemblée Générale Ordinaire de Evêque du Tchad l’enseignement des Œuvres pontificales missionnaires et la Missio Ad Gentes dans les Séminaires et les Instituts religieux à la suite du cours de Missiologie ; et aussi voir les possibilités de les introduire dans la catéchèse et la formation des catéchistes.
L’Assemblée Nationale des Œuvres pontificales missionnaires-TCHAD propose que la célébration du Mois Missionnaire Extraordinaire soit inscrite dans la dynamique de la célébration du Centenaire de l’évangélisation au Tchad qui se pointe à l’horizon d’ici 10 ans. Le Guide du Mois missionnaire extraordinaire pourrait servir à la préparation de cette célébration. L’objectif de cette proposition est de permettre aux fidèles de bien vivre les acquis de la mission afin de comprendre que chaque baptisé est un envoyé pour porter l’Evangile aux périphéries.
Enfin, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Tchad participera au deuxième pèlerinage international des Œuvres pontificales missionnaires pour le Mois Missionnaire Extraordinaire à Lourdes, du lundi 11 mai au jeudi 14 mai 2020 sur le thème : « Marie, première missionnaire : je suis l’Immaculée Conception ».
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ASIE/THAILANDE - Poursuite de l’effet missionnaire de la visite apostolique du Pape dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/01/2020 - 10:50
Chiang Mai – « La visite du Pape François en novembre dernier, a eu un effet missionnaire incroyable . Elle a permis aux Thaïlandais de connaitre de manière approfondie la réalité éducative, caritative et spirituelle de la petite Eglise locale ». Dans la note de vœux parvenue à l’Agence Fides à l’occasion de Noel, le Père Attilio De Battisti, missionnaire Fidei donum à Chiang Mai, a mis en évidence le climat de communion perdurant bien vivant depuis cet événement. « La nouvelle de sa venue était dans l’air depuis des mois mais, pour des raisons diplomatiques, elle a été rendue publique peu avant. La communauté chrétienne s’est immédiatement activée et a mis en œuvre toutes ses compétences, énergies et ressources. Tous étaient conscients de l’importance de l’événement tant pour les quelques 380.000 catholiques que pour la société thaïlandaise, en majorité bouddhiste » explique le missionnaire. « Journaux télévisés, radios, revues et réseaux sociaux se sont remplis d’images, de témoignages, de traditions catholiques. Des matériels de diffusion publique d’excellente qualité ont été préparés. Les conférences de presse, les entretiens accordés, les danses, les chants ont été soignés. Les lieux officiels ont été décorés comme seul le raffinement thaïlandais sait le faire. Il ne s’agissait pas d’un étalage de grandeur mais d’une joie authentique de montrer le meilleur de soi au Pape et au monde. Tous ont mis du leur : les institutions civiles, les entreprises, les humbles et les membres des autres fois. Les Paroisses les plus reculées se sont elles aussi activées pour pouvoir participer à l’événement ».
« Le Diocèse de Bangkok s’est dépassé en ce qui concerne son hospitalité renommée – indique encore le Père De Battisti. Il a mis à disposition écoles, salons, stationnements, cuisines pour donner un logement à ceux qui devaient faire jusqu’à 10 à 15 heures de voyage en autobus. Des milliers de personnes sont également arrivées du Laos, du Vietnam et du Cambodge voisins pour rencontrer le Pape attendu que, pour des raisons politiques, ce dernier ne peut encore mettre les pieds chez eux. Il s’est agi d’une fête de couleurs, d’émotions et de signes. Il serait possible d’étudier la culture thaïlandaise seulement en regardant les vidéos de ces événements. En somme, une belle Thaïlande pour le Pape ».
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VATICAN - Chanteurs de l’Etoile provenant de sept nations européennes à la Messe du Pape le 1er janvier

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/01/2020 - 09:53
Cité du Vatican – Le 1er janvier, Solennité de la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, comme c’est le cas désormais depuis 16 ans, une délégation de Chanteurs de l’Etoile de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, a participé à la Messe célébrée par le Pape François en la Basilique Saint-Pierre, pour la Journée mondiale de la Paix. Ainsi que l’indique la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires de Confédération helvétique, à la Messe ont participé une délégation de Chanteurs de l’Etoile d’Horgen, dans le canton de Zurich, et des représentants venus d’Allemagne, d’Autriche, de Slovaquie, de Roumanie, de Hongrie et d’Italie.
Les Chanteurs de l’Etoile d’Horgen étaient arrivés à Rome avec leurs accompagnateurs au soir du 30 décembre. Ils ont rencontré leur compatriote, S.Em. le Cardinal Kurt Koch, Président du Conseil pontificale pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, qui les a accueillis avec joie et, après avoir écouté leurs chantes de Noel, les a bénis pour leur voyage à Rome et pour l’action des Chanteurs de l’Etoile en Suisse. Ils se sont ensuite rendus en visite à la Garde suisse pontificale. A la rencontre, était présente Sœur Roberta Tremarelli, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire.
L’action des Chanteurs de l’Etoile est née en Allemagne et s’est répandue dans divers pays d’Europe, devenant désormais une tradition du temps de Noel. Des groupes d’enfants de l’Enfance missionnaire, vêtus comme des rois, des anges et des bergers et portant une étoile se rendent de maison en maison, en chantant des hymnes de Noel et en proclamant la Bonne Nouvelle de la naissance de Jésus. Ils portent la bénédiction “C+M+B” aux familles, recueillant des offrandes pour leurs camarades qui souffrent dans le monde entier.
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EUROPE/ROUMANIE - Premier Noel pour les jeunes membres de l’Enfance missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 02/01/2020 - 09:19
Bucarest – Pour la première fois, les enfants missionnaires de Roumanie ont préparé et fêté ensemble Noel. Le 18 mai dernier en effet, un premier groupe d’enfants roumains était entré dans l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire dans le cadre d’une journée de fête et de sensibilisation . Le 20 décembre, les enfants missionnaires se sont retrouvés au siège des Œuvres pontificales missionnaires de Bucarest pour célébrer ensemble la naissance de Jésus. Selon les informations envoyées à Fides par la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires, la fête a débuté par la Messe célébrée par le Père Eugen Blaj, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en l’église Sainte Marie Reine de Cioplea, Messe à laquelle ont participé les enfants en compagnie de leurs parents, de leurs frères, de leurs amis et de leurs animateurs.
Par la suite, a eu lieu la traditionnelle représentation de la scène de la naissance de notre Seigneur Jésus-Christ, suivie par un jeu et par le partage de plats traditionnels que les parents avaient préparé. Les chants de Noel tout comme le sapin, éléments qui font partie de l’atmosphère de cette période, étaient aussi au rendez-vous. Toutefois le protagoniste de la rencontre a été l’Enfant Jésus. Au cours de l’Avent, en effet, les enfants missionnaires ont suivi un parcours qui les a aidés à se préparer au moment tant attendu au travers de bonnes actions et de petits sacrifices. Au cours de la première semaine, ils ont fait de petites économies pour les enfants les plus nécessiteux, apprenant ainsi à renoncer à des choses moins utiles en faveur de ceux qui vivent dans le besoin. Au cours de la deuxième semaine, ils ont décoré le sapin avec les bonnes actions qu’ils ont offert pour leurs êtres chers. La troisième semaine a été celle du « cadeau spécial » de Noel, préparé avec soin pour une personne que chacun perçoit comme « moins plaisante ». Les derniers jours de l’Avent ont été quant à eux réservés à la préparation de la Crèche, qui représente le cœur de chacun de nous et par suite doit être purifié de toute pensée, action ou intention qui pourrait créer un malaise pour accueillir l’Enfant Jésus.
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VATICAN - Les Missionnaires tués au cours de l'année 2019

Fides FR - www.fides.org - Lun, 30/12/2019 - 12:49
Cité du Vatican – « Je désire que la célébration des 100 ans de la Maximum illud, au mois d’octobre 2019, constitue un temps propice afin que la prière, le témoignage de tant de saints et de martyrs de la mission, la réflexion biblique et théologique, la catéchèse et la charité missionnaire contribuent à évangéliser d’abord et avant tout l’Eglise, de sorte qu’ayant retrouvé la fraîcheur et l’ardeur du premier amour pour le Seigneur crucifié et ressuscité, elle puisse évangéliser le monde avec crédibilité et efficacité évangélique ». C’est en ces termes, en s’adressant à l’Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires, le 3 juin 2017, que le pape François indiquait le témoignage de tant de missionnaires ayant donné leur vie pour le Seigneur Jésus comme l’une des quatre dimensions à prendre en compte pour la célébration du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019.
Dans le sillage de ce temps spécial vécu par les communautés catholiques sous toutes les latitudes, temps qui a également été l’occasion de redécouvrir les figures de nombreux témoins de la foi des Eglises locales ayant dépensé leur vie pour l’Evangile dans les contextes et les situations les plus divers, l’Agence Fies poursuit son service consistant notamment à recueillir les informations relatives aux missionnaires tués au cours de l’année. Nous faisons usage du terme « missionnaire » pour tous les baptisés, conscients du fait que « en vertu du Baptême reçu, chaque membre du Peuple de Dieu est devenu disciple missionnaire. Chaque baptisé, quelle que soit sa fonction dans l’Eglise et le niveau d’instruction de sa foi, est un sujet actif de l’évangélisation » . Du reste, la liste annuelle établie par Fides depuis longtemps déjà ne concerne pas seulement les missionnaires ad gentes au sens strict mais tous les opérateurs pastoraux morts de façon violente, pas expressément « in odium fidei ». Pour ce motif, nous préférons ne pas utiliser le terme « martyr », sauf dans son sens étymologique de « témoin », pour ne pas devancer le jugement que l’Église pourra éventuellement donner à certains d’entre eux, les proposant, après un examen attentif, pour la béatification ou la canonisation.
Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2019, ont été tués de par le monde 29 missionnaires, en majorité des prêtres, à raison de 18 prêtres, 1 Diacre permanent, 2 religieux non prêtres, 2 religieuses et 6 laïcs.
En Afrique, ont été tués 19 prêtres, 1 séminariste et 1 laïque ; en Amérique, ont été tués 12 prêtres et 3 laïcs ; en Asie, ont été tués 3 prêtres et en Europe a été tué 1 prêtre . Après huit années consécutives durant lesquelles le nombre le plus élevé de missionnaires tués avait été enregistré en Amérique, depuis 2018, c’est l’Afrique qui se trouve au premier rang de ce classement tragique. En Afrique ont ainsi été tués 12 prêtres, un religieux non prêtre, une religieuse et une laïque . En Amérique ont en revanche été tués 6 prêtres, 1 Diacre permanent, 1 religieux non prêtre et 4 laïcs . En Asie, a été tuée une laïque alors qu’en Europe a été assassinée une religieuse.
Une autre note est donnée par le fait que s’enregistre une sorte de « mondialisation de la violence ». Si par le passé, les missionnaires tués étaient en grande partie concentrés dans une nation ou une zone géographique, en 2019, le phénomène apparait plus généralisé et plus diffus. Ont ainsi été baigné du sang des missionnaires 10 pays d’Afrique, 8 d’Amérique, 1 d’Asie et 1 d’Europe.
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ASIE/PHILIPPINES - Attentat terroriste devant la Cathédrale de Cotabato à l’avant-veille de Noël

Fides FR - www.fides.org - Lun, 23/12/2019 - 23:39
Cotabato – La violence terroriste ensanglante le sud des Philippines à l’avant-veille de Noël. Dams la soirée du 22 décembre en effet, au cours de la Messe dominicale, une bombe a explosé juste à l’extérieur de la Cathédrale de Cotabato, ville de l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines. L’explosion a fait 22 blessés dont 12 militaires qui patrouillaient aux alentours de l’église, une des mesures de sécurité adoptées à l’occasion des fêtes de Noël. Un deuxième attentat à l’explosif s’est vérifié non loin de là, blessant une passante.
« Il s’agit d’un acte lâche à la veille des célébrations de Noël. L’Eglise condamne fermement ces attaques contre des personnes et des églises » a affirmé à l’Agence Fides le Père Zaldy Robles, prêtre en service dans la Cathédrale de l’Immaculée Conception de Cotabato. Le Père Robles indique à Fides que l’explosion a eu lieu alors que la Messe du Dimanche soir était en cours. Les personnes, en proie à la panique, se sont réfugiée à l’église. Malgré un climat de tension et de peur, les responsables ecclésiaux ont exhorté la population locale « à ne pas avoir peur de célébrer Noël avec joie et courage ».
Dans une autre province, celle de Maguindanao, un engin explosif a explosé dans la ville d’Upi blessant deux personnes. Une bombe a ensuite été lancée contre un commissariat de police locale mais elle n’a pas explosé.
L’armée et la police ont intensifié les enquêtes afin de trouver les auteurs de ces explosions en série. « Les mesures de sécurité ont été renforcées » a affirmé le Maire de Cotabato, Cynthia Guiani-Sayadi.
Selon le Cdt Arvin Encinas, porte-parole du Commandement occidental de l’Armée à Mindanao, derrière ces attentats peuvent se trouver des groupes terroristes tels que le Bangsamoro Islamic Freedom Fighters ou d’autres liés au prétendu « Etat islamique ».
Les actes de violence en question imitent l’attaque perpétrée voici dix jours seulement, lorsque deux personnes ont été tuées et 35 autres blessées à Cotabato dans le cadre d’un attentat à la bombe contre un centre commercial, attribué à des militants liés au prétendu « Etat islamique ».
En janvier 2019, on se souviendra que, dans le cadre d’un attentat revendiqué par le prétendu « Etat islamique », 27 personnes ont été tuées et 777 blessées suite à l’explosion de deux bombes durant la Messe dominicale en la Cathédrale de l’île de Jolo, zone considérée comme place forte des islamiques. L’attentat a été perpétré quelques jours après le référendum instituant une nouvelle région autonome pour la population musulmane, afin de tenter de mettre un terme à un conflit qui, en un demi-siècle, a fait plus d 150.000 morts.
Les catholiques de Cotabato se souviennent qu’en mai dernier, une bombe explosa à l’intérieur de l’église de l’Immaculée Conception, faisant 5 morts et 45 blessés. Alors S.Exc. Mgr Orlando Quevedo, qui célébrait la Messe, a qualifié cet acte « d’attaque sacrilège ».
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