AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Lettre pastorale de l'Episcopat dénonçant le contrôle de 80% du territoire de la part de groupes armés et les menaces pesant sur l'avenir du pays

Fides FR - www.fides.org - Lun, 07/09/2020 - 19:26
Bangui – « Il existe des signaux d'espérance mais la présence continuelle de groupes armés menace l'avenir du pays » : c'est ainsi que peut se résumer l'alarme lancée par l'Episcopat de la République centrafricaine dans sa Lettre pastorale intitulée « Fais sortir mon peuple » et publiée hier, Dimanche 6 septembre.
« Après le coup de force de mars 2013, notre pays s’est doté d’institutions démocratiques en mars 2016. Par le vote et les élections, le peuple s’est donné une nouvelle Constitution et des autorités légitimes » rappellent les Evêques. Parmi les progrès effectués, se trouve l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine signé en 2019 par 14 groupes armés et par le gouvernement. « Chers sœurs et frères, sur le plan politique, nous nous interrogeons sur l’efficacité des institutions républicaines dans la reconstruction de notre pays » affirme le Message parvenu à l'Agence Fides. « Nous constatons avec amertume que 70% voire 80% de notre pays est encore occupé par des groupes armés dont certains des plus farouches leaders sont des mercenaires. Ils sont impliqués dans des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, des crimes environnementaux et des pillages à grande échelle de nos ressources minières. Ils ont commis des crimes de sang sur des innocents à Bocaranga, Bohong, Bozoum, Besson, Bouar, Birao, Ndélé, Bria, Lemouna, Koudjili… ».
« Les seigneurs de guerre tirent profit de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en République Centrafricaine. Ils jouissent en conséquence de tous les privilèges, en particulier la pleine liberté de mouvement et l’impunité malgré la poursuite discontinue des exactions sur le terrain. L’accès aux autorités leur est garanti. Ils se plaisent dans le business de la guerre, érigé en modèle économique du sang humain » affirment les Evêques qui lancent l'alarme sur le fait que certains de ces groupes se « renforcent actuellement, recrutant de nouveaux combattants et accroissant leurs stocks d'armes et de munitions ». « N'ont-ils pas encore renoncé au projet de démembrement de notre pays ? Chercheront-ils à atteindre ce but en interrompant le processus électoral ? » se demande la Lettre pastorale.
« Quand on parcourt la République Centrafricaine, il est terrifiant de rencontrer des villages entiers contraints à l’abandon par leurs populations ou incendiés par des criminels impunis. L’état d’insécurité rend des milliers de maisons inhabitables. Des familles préfèrent vivre en exil ou rester sur des sites des déplacés qui sont parfois situés à une centaine de mètres de chez eux ».
« Quels leaders pourront sortir le peuple centrafricain de l’oppression, de la misère, de l’ignorance ? » se demandent les Evêques en vue des élections présidentielles de décembre prochain. Le Message s'adresse en particulier aux jeunes et aux femmes. Les premiers sont exhortés par les Evêques à ne pas constituer « un réservoir inépuisable de chair à canon mais la ressource la plus importante de notre pays ». Le Message leur demande de refuser qu’on achète vos voix avec des cadeaux multiformes et de s’abstenir de toute contestation violente des élections. Aux femmes, ils demandent de se mobiliser pour participer activement au processus électoral en tant que candidates, électrices, éducatrices et promotrices de la non-violence à tous les niveaux où elles peuvent être utiles pour le pays.
« Que la Vierge Marie, Reine du ciel et de la terre, rende fructueux en République Centrafricaine les efforts pour des élections transparentes, crédibles et apaisées qui nous donneront de vrais leaders au service du peuple à la manière de Moïse » conclut le Message.
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AMERIQUE/HONDURAS - Prise de position de l’Archevêque de Tegucigalpa à l'occasion du Mois de la Patrie

Fides FR - www.fides.org - Lun, 07/09/2020 - 19:25
Tegucigalpa – S.Em. le Cardinal Óscar Andrés Rodríguez Maradiaga, Archevêque de Tegucigalpa, dans son homélie d'hier, a fait référence au Mois de la Patrie qui vient de débuter et au monde politique du Honduras qui, dans sa recherche du pouvoir, a recours à divers moyens illicites tels que l'usage de la religion, la manipulation des lois et la corruption.
« Nous avons commencé ces célébrations du Mois de la Patrie, qui ne sont pas simplement un torticolis, le fait de regarder ensemble notre passé, parce qu'il serait ridicule pour un peuple qui marche vers un avenir meilleur, vu que nous voulons tous vivre en ne pensant pas seulement à ce qui s'est passé, nous devons penser à un avenir qui doit être construit par tous et naturellement cette pandémie nous a malheureusement porté de nombreux problèmes » a indiqué le Cardinal.
« L'un de ses problèmes est une myopie politique, une myopie spirituelle. Il existe un dicton populaire souvent répété : « Dieu aveugle ceux qu'Il veut perdre ». Il vaut la peine qu'en ce Mois de la Patrie, ceux qui recherchent le pouvoir tiennent compte de cette perspective et ne deviennent pas aveugles en recherchant le pouvoir parce qu'ils le perdront » a-t-il déclaré.
L'Archevêque de Tegucigalpa a ajouté que le principe fondamental du pouvoir est de servir, rappelant Saint Teresa de Calcutta en disant : « Hier, nous avons célébré la mémoire de Sainte Teresa de Calcutta. Elle a dit très simplement qu'il faut servir et que ceux qui ne servent pas sont inutiles pour exercer un pouvoir quel qu'il soit ». Le Cardinal a prévenu que, selon l'histoire de l'Amérique latine, quiconque a tenté de faire usage de la religion pour obtenir le pouvoir a échoué. « Ceux qui ont voulu former des partis politiques en utilisant le religion ont été défaits. Le bien commun est ce qui devrait guider toutes nos activités. La population s'en aperçoit et ainsi les responsables politiques ne doivent pas penser que par les manœuvres du passé, ils obtiendront le pouvoir » a-t-il indiqué.
« Ce Mois de la Patrie ne peut être simplement célébré au travers de paroles vides mais dans les faits. Les problèmes principaux de notre pays ne sont pas les lois qui sont manipulées et utilisées par caprice. Les principaux problèmes renvoient à la manière dont nous pouvons unir ce peuple, dans le service, dans la recherche du bien commun. Ce sont des critères éthiques qui doivent guider nos actions et notre vie » a-t-il conclu.
Le Honduras célèbre en ce mois de septembre le Mois de la Patrie. Le premier jour de ce mois a été dénommé Jour du Drapeau, le 15 Jour de l'Indépendance nationale et le 29 l'Anniversaire de Tegucigalpa et fête de Saint Michel Archange, qui est fortement ressentie au niveau populaire.
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AFRIQUE/TOGO - Vers la Journée missionnaire mondiale et reprise des activités en présence des fidèles

Fides FR - www.fides.org - Lun, 07/09/2020 - 19:24
Lomé – Préparer les activités pastorales d'animation missionnaire en vue du Mois missionnaire d'octobre et de la Journée missionnaire mondiale du 18 octobre est le but en vue duquel le Directeur national et les Directeurs diocésains des Œuvres pontificales missionnaires du Togo se sont réunis – dans le cadre d'une première rencontre personnelle après les nombreuses réunions en téléconférence – à Lomé pour la session de rentrée qui a eu lieu au siège des Œuvres pontificales missionnaires, sise à l'intérieur du complexe accueillant la Conférence épiscopale du Togo .
Parmi les thématiques traitées, l'urgence de reprendre toutes les activités et les programmes d'animation demeurés en suspens à cause de la crise sanitaire du Covid-19, qui a porté l'interdiction des rassemblements et la fermeture des lieux de culte. Ainsi que cela a été indiqué à Fides, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, le Père Donald Charif-Dine Fadaz, a présenté une réflexion sur la collecte manquée sur l'ensemble du territoire national, du Denier de Saint Pierre Apôtre, laquelle devait avoir lieu cet été mais qui n'a pu avoir lieu à cause de la crise sanitaire.
Vue la situation particulière de l'année en cours – marqué par le verrouillage du au Covid-19 – les Directeurs présents se sont trouvés d'accord sur la nécessité de garantir un effort d'animation plus important que d'habitude dans les Paroisses, les communautés, les associations, les mouvements de fidèles, y compris dans les zones reculées. « La mission évangélisatrice à laquelle nous sommes appelés – a-t-il été dit – ne peut passer en second plan. Elle est du devoir de tous les baptisés et constitue la vie même de l'Eglise, appelée à communiquer l'amour de Dieu à l'humanité ».
A été donnée une importance particulière aux résultats de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019 et a été mise en place une programmation des activités en vue de l'année 2020-2021. Ont en outre été présentés les rapports des activités des Diocèses. En outre, la Direction nationale a pourvu à distribuer du matériel d'animation missionnaire aux Directeurs diocésains de manière à sensibiliser les fidèles et à les impliquer dans l'animation et la célébration du moment le plus important de l'année, à savoir la Journée missionnaire mondiale du 18 octobre prochain.
Le Diocèse de Kara a été sélectionné comme Diocèse hôte de la rencontre ordinaire des délégués des Œuvres pontificales missionnaires, qui se tiendra en avril 2021 et de celui des années 2021 et 2022, prévue du 6 au 8 septembre 2021.
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AMERIQUE/BRESIL - Commémoration de l'Indépendance et valorisation « des nombreuses richesses existant à l'intérieur de nos différences »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 07/09/2020 - 19:23
Brasilia – « La fête de l'indépendance n'est pas vécue comme un simple jour férié mais comme un moment permettant de célébrer la conviction que tous les brésiliens, chacun avec sa propre différence, dépendent l'un de l'autre. Un pays meilleur, plus juste et plus fraternel ne peut être construit au travers de l'hostilité, d'actions cherchant à détruire les autres ». C'est ce qu'affirme dans un message vidéo réalisé pour la fête de l'indépendance du Brésil, célébrée ce jour, 7 septembre, l’Archevêque de Belo Horizonte et Président de la Conférence épiscopale du brésil , S.Exc. Mgr Walmor Oliveira de Azevedo. Dans son message, parvenu à l'Agence Fides, l’Archevêque réaffirme l'importance de la démocratie et de la participation des citoyens, qui constitue des chemins permettant aux différences de s'articuler et de devenir richesse dans la construction du présent et de l'avenir du Brésil, en tant que réponse aux défis lancés par le corona virus.
« Nous célébrons une fête de l'indépendance marquée par des deuils et de nombreuses maladies » souligne le Président de la CNBB, se référant à la pandémie de Covid-19. Il exhorte par ailleurs : « Ce moment prenant que nous affrontons ne remportera pas la victoire contre la société brésilienne qui est forte, sait combattre et a surmonté de nombreuses autres adversités. A la fin, la vie gagne toujours. C'est ce que nous montre le Maître Jésus... Ensemble, nous construirons une nouvelle ère basée sur la force de la solidarité ».
Dans son Message, Mgr Oliveira de Azevedo dénonce le climat hostile créé par le déferlement de la violence au travers des réseaux sociaux, qui éloigne de la fraternité, du respect des différences et du dialogue. « La culture de la participation responsables des citoyens demeure solide face aux manifestations antidémocratiques et le principe de solidarité soit prévaloir dans tous les débats » a-t-il déclaré dans son message en soulignant que l'indépendance du Brésil doit être construite au jour le jour. « La démocratie et ses institutions doivent être préservées et renforcées » affirme l’Archevêque en demandant le respect de la Constitution fédérale de 1988.
En ce jour, l’Archevêque de Belo Horizonte invite à penser aux brésiliens au chromage ou sous occupés, à écouter le cri des plus pauvres et des plus vulnérables, à renouveler l'engagement en faveur de la vie, concluant : « Il existe un appel très beau et stimulant en ce 7 septembre, Journée de l'indépendance. Chacun de nous, brésiliens, a besoin de voir les nombreuses richesses qui existent dans nos différences. Il est essentiel de reconnaître, surtout, que chaque personne est semblable, est un frère, une sœur. Lorsque l'on reconnaît la dignité de la vie humaine et le fait que tous sont fils et filles de Dieu, se renforce la fidélité aux principes éthiques qui garantissent la convivialité ».
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AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Libération des religieuses enlevées et appel à la paix de la part de l'Evêque

Fides FR - www.fides.org - Lun, 07/09/2020 - 19:22
Mocímboa da Praia – Les deux religieuses de la Congrégation de Saint Joseph de Chambéry enlevées le 12 août à Mocímboa da Praia ont été libérées. C'est ce qu'a annoncé hier, 6 septembre, S.Exc. Mgr Luiz Fernando Lisboa, Evêque de Pemba. « Les religieuses – indique l'Evêque dans une note parvenue à l'Agence Fides – sont saines et sauves. Soeurs Ines et Eliane, qui œuvrent au sein de la Paroisse de Mocímboa da Praia sont revenues parmi nous après 24 jours de captivité ».
Les deux religieuses d'origine brésilienne avaient été enlevées au cours d'une attaque perpétrée par les milices d'al-Shabab le 12 août à Mocímboa da Praia, important centre de la province de Cabo Delgado. A cette occasion, les forces de l'ordre et les forces armées ont été contraintes à se retirer précipitamment, laissant pendant un certain nombre de jours, le champ libre aux miliciens. Dans ce cadre, les religieuses avaient été enlevées de leur communauté. Pendant quelques jours, on n'avait rien su de leur sort mais les autorités nationales et internationales se sont immédiatement mobilisées pour favoriser leur libération. Les négociations ont eu une issue positive.
L'action à l'encontre de Mocímboa da Praia a constitué un saut qualitatif dans les opérations menées par ces milices qui se proclament « djihadistes ». Si en 2017, lorsqu'elles ont commencé à attaques les villages de la province de Cabo Delgado, elles se déplaçaient sur de vieilles mobylettes et faisaient usage d'armes rudimentaires – machettes, lances etc. Lors des dernières opérations en revanche, elles ont mis en œuvre des tout-terrain neufs et des armes automatiques, faisant montre d'une grande capacité à se mouvoir sur le terrain. Qui leur a fourni les équipements ? Qui a entraîné les miliciens ? Selon certains analystes, il pourrait s'agir non pas tant de groupes djihadistes que de milices liées à de grandes organisations criminelles, qui créent actuellement des bases en vue du commerce international de stupéfiants. Au cours de ces deux dernières années, leurs actions ont généré une instabilité sur zone et provoqué des centaines d'évacués.
Les religieuses de Saint Joseph de Chambéry se sont trouvées au milieu des combats et ont été enlevées. Elles sont présentes dans la ville de Mocímboa da Praia depuis 2003. Au fil des ans, elles ont créé un réseau dense d'écoles maternelles ainsi qu'un centre social. Leur présence a offert une contribution importante à l'alphabétisation des jeunes au niveau local. Malheureusement, avec l'intensification des actions militaires sur le territoire, nombre de ces écoles ont du fermer leurs portes et les activités se sont concentrées surtout sur Mocímboa da Praia.
« Nous élevons ensemble un hymne d'action de grâce à Dieu – écrit Mgr Lisboa – et continuons à prier pour tous ceux qui sont encore disparus, évacués et subissent les conséquences de la violence et de la guerre. Nous demandons la bénédiction de Dieu sur Cabo Delgado et qu'Il nous accorde le don d'une véritable paix dont nous avons tant besoin ».
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ASIE - De l'urgence de réponses politiques à l'aggravation du phénomène des épouses enfants du fait du corona virus et de l'indigence en résultant

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/09/2020 - 13:12
Pune – Des dizaines de milliers de jeunes filles sont contraintes, dans différentes nations d'Asie, à se marier très jeunes et ce à cause de la pandémie de Covid-19. Les jeunes filles proviennent de familles qui vivent dans des conditions d'indigence renforcées par le corona virus. On craint que des années de progrès accomplis afin de lutter contre le phénomène des mariages précoces ne soient anéanties par le mélange entre virus et indigence. Tel est l'alarme lancée par l'ONG Girls Not Brides, qui constitue un réseau de plus de 1.460 organisations présentes de par le monde, y compris au sein des communautés catholiques. « Tous les progrès obtenus pendant la dernière décennie s'en ressentiront » dénonce Shipra Jha, responsable de l'ONG Girls Not Brides, engagée au niveau international dans la lutte contre la plaie constituée par les « épouses enfants ». « Le mariage précoce est solidement enraciné dans l'inégalité entre les sexes et dans les structures patriarcales. Ce qui se passe actuellement est que le Covid-19 aggrave la situation » indique l'ONG dans une note parvenue à l'Agence Fides. L'alarme lancée par l'ONG rappelle que la pauvreté, le manque d'instruction et l'insécurité poussent à des mariages précoces y compris dans le cadre de périodes stables et que les périodes de crise provoquent une aggravation du problème. Selon l'ONU, le phénomène concerne chaque année 12 millions de fillettes et jeunes filles de moins de 18 ans.
Le mariage précoce constitue une pratique répandue dans certaines communautés traditionnelles, de l'Indonésie à l'Inde, du Pakistan au Vietnam, mais les chiffres concernant le phénomène – avertit l'ONG – avaient progressivement diminué au cours de ces dernières années grâce à l'action d'organisations et d'associations qui encourageaient l'accès des femmes à l'instruction et aux services sanitaires. Ces améliorations sont cependant remises en cause par l'impact de la pandémie qui, dans de nombreux Etats d'Asie, provoque la perte d'emplois et laisse les familles dans de sérieuses difficultés.
L'ONG Girls Not Brides explique : « L'Asie du Sud accueille la plus forte population de jeunes et d'adolescents du monde. La pandémie a provoqué une crise économique sans précédent et renforcé les inégalités. L'impact est particulièrement grave sur les femmes et les jeunes filles qui doivent affronter de plus grands risques de violence liée au sexe, des grossesses non désirées et des mariages précoces ». Dès lors sont réclamées « des réponses politiques afin d'affronter leurs besoins et les défis spécifiques les concernant. Cette situation doit changer. Les gouvernements des nations asiatiques doivent intensifier leurs efforts pour inclure les femmes et les jeunes filles parmi les priorités de la protection de la dignité humaine en Asie du Sud ». « Il faut travailler ensemble grâce à un partenariat entre gouvernements et société civile afin de s'assurer que les jeunes filles en danger de mariage précoce et les jeunes mariées ne soient pas négligées en matière d'interventions liées à l'urgence Covid-19 ».
Parmi les organisations catholiques présentes, ce sont surtout les religieuses de différents Ordres à s'occuper du problème, accompagnées de bénévoles laïques qui travaillent pour des organisations religieuses telles que la Caritas. Dans de nombreux pays, il existe une section ad hoc de l'organisation qui s'occupe des mariages précoces et du trafic d'êtres humains. Ainsi la Caritas d'Inde œuvre dans cette direction dans des dizaines de villages du Bihar afin de sensibiliser les familles sur les effets nocifs des mariages précoces. En Inde, cette tradition est répandue surtout dans les Etats du Jharkhand, du Bihar, du Rajasthan et de l'Uttar Pradesh mais également dans le plus riche Etat du Pendjab où sont notamment actives les Petites Soeurs de Sainte Thérèse qui, au travers du dialogue et d'un parcours de formation spécifique, éduquent les familles du Diocèse de Jalandhar à abandonner cette pratique. En échange, elles offrent une instruction et une formation professionnelle aux jeunes, en particulier aux jeunes filles, afin de fournir une alternative aux familles.
Soeur Lucy Kurien, des Soeurs de la Sainte Croix, est la fondatrice et directrice de Maher – qui en langue marathi signifie Maison de Maman, une communauté et organisation interreligieuse pour femmes indigentes et enfants victimes d'abus ayant son siège à Pune, dans l'Etat du Maharastra. Au sein des maisons Maher du Jharkhand, du Kerala, de l'Uttar Pradesh et du Maharastra, il est conseillé, surtout en zone rurale, de ne pas laisser les filles adolescentes se marier, conduisant une action d'éducation auprès des familles. L'oeuvre de sensibilisation a lieu au sein des communautés hindoues, chrétiennes et musulmanes. Soeur Kurien a fondé Maher au début des années 1990 et en 1997, la première Maison Maher a été ouverte dans le village de Vadhu Budruk, à la périphérie de Pune. En février 2017, la religieuse a également fondé l'Association for Service to Humanity and Nature, groupe interreligieux qui implique des bénévoles des différentes communautés de foi sur des valeurs de promotion de la dignité humaine et de l'émancipation de la femme.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Engagement des catholiques dans le cadre de campagnes de prévention et dans les services sanitaires, vitaux durant la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/09/2020 - 13:11
Port Moresby – L'Eglise en Papouasie Nouvelle Guinée poursuit son engagement visant à offrir des programmes de prévention et de sensibilisation contre le Covid-19 dans l'ensemble du pays. Grâce au soutien du Secrétariat du Service sanitaire catholique et de la Caritas d'Australie, les structures sanitaires catholiques présentes au sein de la nation – soit environ 70% de l'ensemble du système sanitaire national – ont commencé à recevoir les dispositifs de protection individuels. « Nos structures sanitaires catholiques emploient plus de 250 opérateurs sanitaires en première ligne dans la lutte contre le Covid-19 » indique Graham Apian, responsable du programme de CHSS, dans une note envoyée à l'Agence Fides par la Commission pour les Communications sociales de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon. « Nombreux sont ceux qui sont engagés dans les villages et communautés peu équipés et reculés » souligne le gestionnaire du programme.
« L'augmentation récente du nombre des cas avérés de Covid-19 et le verrouillage qui s'en est suivi, ont mobilisé notre personnel afin de s'assurer que les masques de protection et autres matériels nécessaires tels que les combinaisons et les gants aient bien été envoyés de manière à ce que les opérateurs sanitaires et les communautés qu'ils desservent puissent être protégés au maximum » a fait savoir Roslyn Kuniata, responsable du programme en ce qui concerne la qualité et l'efficacité pour le compte de la Caritas d'Australie.
Charlotte Vada, coordinatrice chargée de la gestion des catastrophes au sein de la Caritas d'Australie, a déclaré que les plans de réponse au Covid-19 ont été étendus jusqu'en décembre à cause de l'alarmante augmentation des cas locaux. « Notre plan de réponse comprend notamment la formation des cadres scolaires dans les provinces et la distribution de matériel à chacune de nos écoles catholiques, lesquelles constituent un quart du nombre total d'écoles présentes en Papouasie Nouvelle Guinée » ajoute-t-elle.
Le Secrétariat du Service sanitaire catholique supervise 233 structures sanitaires allant des hôpitaux de district aux structures de secours sur l'ensemble du territoire national. Ces dernières constituent une partie significative de l'ensemble des structures sanitaires du pays.
Le Plan de réponse conjoint contre le Covid-19 est partagé par la Conférence épiscopale, la Caritas nationale et la Caritas d'Australie. Il est entré en vigueur en avril dernier et a permis jusqu'ici de distribuer des kits pour l'hygiène aux groupes vulnérables, de former du personnel du Diocèse dans les provinces et des étudiants catholiques afin de leur faire produire et diffuser du matériel de sensibilisation.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Nouvel élan donné à la coexistence pacifique de la part de l'Episcopat au travers des « écoles de pardon et de réconciliation »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/09/2020 - 13:10
Mexico – Un nouvel accord pastoral ayant pour but de promouvoir la méthode des « Ecoles du pardon et de la réconciliation , de manière ecclésiale et populaire afin qu'au travers de cette méthodologie puisse se créer une société réconciliée afin qu'il soit possible de construire la paix : telle est l'initiative lancée et promue dans le cadre de la Conférence épiscopale du Mexique en collaboration avec la Fondation pour la Réconciliation Mexique. Le programme a été présenté par S.Exc. Mgr Enrique Díaz, Evêque d'Irapuato, qui a souligné l'importance du dialogue et de la collaboration avec la société civile mais aussi avec les organisations nationales et internationales afin de construire une coexistence pacifique durable au sein de la société mexicaine. L'Evêque a aussi expliqué que, avec la contribution méthodologique des ESPERE, on espère pouvoir contribuer à « générer une société réconciliée avec elle-même mais aussi avec le Créateur et avec l'environnement ».
L'accord souligne la participation de tous les Evêques du Mexique à cet effort, afin que les 98 Diocèses du pays puissent organiser et promouvoir les « Ecoles de paix » selon la méthodologie consolidée mise en œuvre par la Fondation pour la Réconciliation née en Colombie au milieu des conflits ayant flagellé cette nation. Jusqu'ici, ce sont 39 sièges ESPERE qui se trouvent réparties sur le territoire mexicain dotés de quelques 1.000 facilitateurs. L'accord favorisera la création de nouvelles expériences de ce genre tant sur les territoires diocésains qu'au travers de plates-formes numériques.
S.Exc. Mgr Carlos Garfias Merlos, Archevêque de Morelia et responsable de l'articulation des processus de paix et de réconciliation entre Eglise au Mexique et institutions gouvernementales, a déclaré que « l'accord ouvre un parcours important pour le pardon et la réconciliation au Mexique. Il s'agit d'un chemin important pour reconstruire la personne et le tissu social ».
L'Archevêque de Monterrey et Président de la CEM, S.Exc. Mgr Rogelio Cabrera López, a contribué au travers d'une réflexion sur le processus de construction de la paix : « Il faut reconnaître qu'il s'agit d'une œuvre inachevée, qui doit être toujours construite – a-t-il déclaré. Cependant, auparavant, il est nécessaire de reconnaître que la paix vient de Dieu pare qu'elle nous permet de pardonner. Débute ainsi l'action de l'Eglise, lorsque fut célébrée la Pentecôte et que Dieu conduisit les disciples à l'Esprit Saint et leur dit de pardonner et de porter la paix. Il ne peut exister de paix en l'absence de pardon ou de réconciliation ».
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AFRIQUE/SOUDAN - Appel de l'Evêque d'el Obeid en faveur d'une paix réelle et non seulement sur le papier

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/09/2020 - 13:10
El Obeid - « La population de cette région préfère être prudente. C'est l'histoire de notre pays depuis l'indépendance en 1956 jusqu'à ce jour qui nous l'impose, une longue suite de guerres. Cependant l'accord de paix concerne une grande partie du Soudan et il est très important que l'on soit finalement parvenus à une signature. Nous sommes tous très heureux ». C'est ainsi que S.Exc. Mgr Tombe Trille, Evêque d'El Obeid – capitale du Nord Kordofan – et Président de la Conférence épiscopale du Soudan et du Soudan du Sud, commente pour l'Agence Fides l'accord de paix historique atteint au Soudan entre le gouvernement et les rebelles du Front révolutionnaire – qui rassemble les formations militaires des Etats du Nord Kordofan, du Darfour occidental et du Nil bleu. Les représentants des groupes armés ont, ces jours derniers, rencontré à Juba, capitale du Soudan du Sud, Abdalla Hamdok, Président du Conseil souverain de transition et, en présence du Président sud soudanais, Salva Kiir, ils ont apposé leurs signatures tant attendues, mettant un terme à des décennies d'atroces conflits.
« La paix – poursuit Mgr Trille dans le cadre d'un entretien avec Fides – était l'une des requêtes les plus pressantes de la révolution et l'une des promesses les plus souvent répétées par le nouveau gouvernement. Nous l'attendions, à ce qu'ils en disaient, dans un délai de six mois et elle est arrivée en retard mais il est important qu'un accord ait été trouvé. La population est heureuse parce qu'au moins les hostilités ont cessé. Les soudanais sont malheureusement portés à la défiance à cause de notre histoire et quelqu'un pense qu'il ne s'agit que d'une pause. Nous attendons tous par suite de voir l'application des accords dans l'espoir que l'intérêt pour le pays soit authentique ».
L'entente implique de nombreux groupes rebelles des zones les plus chaudes du Soudan. Certains observateurs cependant se montrent préoccupés à cause de l'absence d'autres mouvements armés du processus de négociations.
« Certains des groupes armés du Darfour et des Montagnes Nuba – indique l'Evêque – ne font malheureusement pas partie des signataires de l'accord et nous espérons que cela ne posera pas de problèmes en ce qui concerne son application. La plus forte crainte réside dans le fait que le gouvernement n'ait pas été suffisamment clair. Nous payons trente ans de guerre au nom de Dieu qui ont défiguré la religion au Soudan. L'Eglise espère et prie afin que la paix signée ne reste pas lettre morte comme cela a souvent été le cas dans mon pays ».
Les accords ont été signés en deux temps pour mettre en évidence les contextes différents. Le premier a concerné le Darfour – où la guerre a éclaté en 2003 et a fait, en quelques années plus de 300.000 morts et 2,5 millions d'évacués et de réfugiés. Le second a été dédié aux questions ouvertes dans les Etats du Nord Kordofan et du Nil bleu où le conflit a frappé un million de personnes.
Il a appartenu à Mohamed Hamdan Daglo, Vice-président du Conseil souverain et aux responsables des rebelles d'apposer physiquement la signature, dans un climat de satisfaction générale souligné notamment par des musiques traditionnelles exécutées par un orchestre qui a accompagné toutes les sessions. L'accord arrive avec près d'une année de retard due aux délicates et infinies questions à traiter : « Lorsque a été émanée la Déclaration de Juba, en septembre de l'an dernier – a déclaré le Premier Ministre Hamdok en marge de la rencontre – tous s'attendaient à ce que la paix soit signée au plus dans un délai de trois mois mais nous nous sommes rendus compte immédiatement de la grande complexité des questions en suspens ».
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AFRIQUE/RD CONGO - Du rôle fondamental de l'Eglise au Congo dans le processus de pacification du pays selon un missionnaire carme

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/09/2020 - 12:22
Lubumbashi - « Le Congo est traversé par une profonde crise sociale, par la pauvreté et la précarité. A l'origine de ces problématiques se trouve l'intérêt d'une minorité à disposer de toute la richesse du pays. Pas même la pandémie de corona virus n'est parvenue à pacifier les parties en guerre, dans la mesure où existent des intérêts pour lesquels la vie humaine semble n'avoir que peu de valeur ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides le Père Christian Muta, membre congolais de l'Ordre des Carmes déchaux, qui œuvre au couvent « Les Buissonnets » de Lubumbashi, en évoquant la difficile situation dans laquelle se trouve actuellement le pays.
Plus de trois mois après l'appel du Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, repris ensuite par le Pape François en faveur d'un cessez-le-feu universel, le missionnaire remarque : « Ici, l'écho du message du Pape François a été très fable et absolument insuffisant à convaincre la majorité des belligérants à déposer les armes ».
Les célébrations des 60 ans de l'indépendance de la Belgique, que la République démocratique du Congo a fêté le 30 juin dernier ont eu lieu dans un climat de tension. « L'instabilité politique, la pauvreté endémique, malgré l'existence d'importantes ressources, la présence du corona virus et la nouvelle d'un nouveau foyer d'Ebola dans les régions occidentales, rendent le moment actuel particulièrement critique » indique le Père Muta. Parmi ces nombreux facteurs, celui qui pèse le plus lourd est la guerre. « Les affrontements ensanglantent depuis des décennies le nord-est du pays et provoquent un demi million d'évacués outre à des centaines de milliers de réfugiés » indique le missionnaire.
« Dans ce contexte, l'Eglise joue un rôle très important – affirme le Père Muta. Les Evêques en effet invitent les fidèles à prier pour la réconciliation et sont actifs dans leurs Diocèses respectifs, contestant les tentatives de corruption et signalant que la majorité parlementaire ne se préoccupe pas du bien de la population ». « La communauté des baptisés – conclut-il – transmet au peuple le courage prophétique et se trouve fidèlement aux cotés des plus nécessiteux, annonçant l'Evangile qui libère et appelle à la conversion et à la paix profonde ».
Link correlati :Vidéo de l'entretien avec le Père Christian Muta sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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ASIE/CAMBODGE - Le soutien de Catholic Mission Australie aux handicapés dans la perspective du Mois missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 15:09
Battambang – Soutenir la vie et l'oeuvre du Centre Arrupe au Cambodge, centre géré par le Préfet apostolique de Battambang, S.Exc. Mgr Enrique Figaredo Alvar Gonzalez SJ, dans le cadre duquel, depuis plus de 20 ans sont accompagnés et formés par l'apprentissage des personnes handicapées constitue l'engagement de Catholic Mission Australie, Direction nationale des Oeuvres pontificales missionnaires d'Australie dans le cadre du Mois missionnaire d'octobre prochain durant lequel l'Eglise célèbrera la Journée missionnaire mondiale, prévue pour le 18 de ce mois. Au cours de tout le mois, les catholiques du monde entier s'uniront pour soutenir et célébrer l'oeuvre missionnaire et évangélisatrice. « Les Oeuvres pontificales missionnaires sont en première ligne en ce qui concerne l'aide aux communautés dans les zones les plus vulnérables du monde » affirme une note envoyée à Fides par le Père Brian Lucas, Directeur de Catholic Mission Australie.
« Cette année en particulier, l'engagement dans le cadre du Mois missionnaire se concentrera sur la précieuse œuvre des prêtres, des religieux et des missionnaires laïcs au Cambodge en matière de soutien aux personnes handicapées et à leurs familles » indique le Père Lucas, en citant l'un des nombreux exemples de l'action de Catholic Mission. « Grâce à la générosité de nos donateurs, ce soutien peut changer leur vie » remarque le prêtre.
Lancé en 2001 par S.Exc. Mgr Figaredo, le Centre Arrupe fournit une instruction, une assistance sanitaire et un soutien à des enfants et à des jeunes adultes handicapés pour des motifs divers – tels qu'incidents dus à des mines ou des maladies telles que la poliomyélite ou le cancer.
Dara est un exemple de l'importance du soutien des Oeuvres pontificales missionnaires. A l'âge de 11 ans, Dara a perdu la main droite et une bonne partie de la vue à cause d'une mine. Les mines terrestres sont encore disséminées dans la campagne où il vit, dans le village de Koh Kralar. Au cours de ces deux dernières années, Dara a vécu au Centre Arrupe où il a appris le Braille et a continué ses études.
Chen, lui aussi survécu à l'explosion d'une mine, a perdu ses deux jambes à l'âge de 16 ans. Ne pouvant pas aider ses parents à la ferme, il n'avait aucune perspective de soin ou d'amélioration de son état de vie. Aujourd'hui, grâce au programme d'assistance du Centre Arrupe, Chen aussi mène une vie satisfaisante et digne.
« Le Mois missionnaire d'octobre 2020 offre à nos bienfaiteurs, aux paroissiens, aux enseignants, aux élèves et aux parents un élan en direction de l'oeuvre missionnaire. Il promeut la conscience des droits des personnes handicapées et la responsabilisation des nécessiteux » remarque Catholic Mission.
La sensibilisation intervient également au travers d'un programme sportif spécial dénommé Socktober qui encourage les écoles à soutenir le Centre Arrupe. Le Socktober – union de socks et october pour football utilise de dernier pour encourager les élèves à mieux connaître la réalité de la vie de leurs camarades d'autres parties du monde. Un tournoi de six semaines entre jeunes australiens est lié aux valeurs fondamentales telles que la mission et la justice sociale. « Plus de 200 établissements scolaires sont déjà inscrits au Socktober, s'impliquant ainsi pour aider des personnes nécessiteuses comme Dara et Chen » affirme Matt Poynting de Catholic Mission. « L'une des choses les plus importantes à faire lorsque nous cherchons à soutenir les personnes nécessiteuses dans le monde entier consiste à apprendre quelle est leur réalité. Le programme Socktober aide les élèves et leurs familles à le faire en s'amusant et en agissant de manière significative en faveur du prochain » conclut-il.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Témoignage d'un Evêque, « la pandémie, une chance pour les chrétiens de renouveler leur foi »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 14:35
Juba – La pandémie constitue une opportunité pour les chrétiens afin de grandir spirituellement parce qu'elle « nous permet de renouveler notre foi en Jésus-Christ, qui assure à nous tous, en tant qu'humanité et en tant que chrétiens, qu'Il est venu pour nous donner la possibilité d'avoir une vie pleine » affirme S.Exc. Mgr Barani Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, au Soudan du Sud, dans un Message à ses diocésains. « Cette certitude n'est pas vide et c'est le Fils de Dieu qui nous a dit qu'Il est venu afin que nous puissions avoir la vie et la vie en abondance ».
Grâce à cette certitude, Mgr Hiiboro affirme que les chrétiens ne devraient pas perdre l'espérance ou la foi à cause de la pandémie mais en revanche « demeurer fermes et forts sachant que Notre Sauveur nous a effectivement sauvé ».
Dans cette perspective, l'Evêque offre des indications aux fidèles : « D'abord et avant tout, nous devons renouveler cette foi dans notre cœur. Voila pourquoi je l'appelle une opportunité pour nous d'être en contact avec nous-mêmes, avec notre Dieu, notre Créateur. Cette même conviction nous aide aussi dans notre comportement : dans la manière dont nous parlerons aux personnes, avec la force que nous croyons dans l Dieu qui nous a donné la vie en abondance ; dans celle dont nous nous approchons les uns des autres, nos gestes devant être enracinés en Dieu ».
Mgr Hiiboro demande à chacun de faire son devoir dans la conscience du salut donné par le Christ. « Dans nos lieux de travail, où nous fournissons nos services, nous devons agir pour être considérés comme des éléments d'intégrité et d'authenticité parce que ce faisant nous offrirons l'abondance de la vie que Dieu a promis à tout un chacun ».
« De même, dans les moments de graves difficultés, par exemple si la maladie nous a frappé nous ou un membre de notre famille ou peut-être a frappé nos activités, nous devons dans tous les cas avoir une foi forte en Dieu dans la mesure où, au milieu des tempêtes de la vie, Dieu ne nous a jamais abandonné et ne nous abandonnera jamais. Ne perdons pas l'espérance en Celui qui a vécu en abondance. Ne dispersons pas et ne vivons pas dans l'auto-compassion parce que ceci est propre des personnes qui ne croient pas en Dieu » conclut-il.
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AFRIQUE/TOGO - Interpellation du gouvernement de la part de laïcs catholiques après le cas d'espionnage concernant le Président de la Conférence épiscopale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 14:16
Lomé – Evêques et prêtres du Togo espionnés par le biais d'un logiciel dédié sophistiqué inséré dans leurs téléphones portables intelligents : tel est le phénomène révélé par un certain nombre d'enquêtes journalistiques récentes. Maintenant, un certain nombre de mouvements laïcs ont demandé des explications au gouvernement à propos de cette grave violation non seulement de la vie privée des personnes intéressées mais également des droits des communautés de fidèles assistées par les Evêques et les prêtres victimes du phénomène.
« Nous, mouvements et associations catholiques signataires de ce communiqué, condamnons donc cet acte qui viole d’une manière flagrante les dispositions de la Constitution de la République togolaise, de la loi n° 2012-018 du 17 décembre 2012 sur les communications électroniques, de la loi n° 2019-014 du 29 octobre 2019 relative à la protection des données à caractère personnel et aussi le secret de la direction spirituelle telle que pratiquée et conçue par l’Eglise catholique » affirme un communiqué signé par six associations ecclésiales dont le Mouvement des Cadres catholiques du Togo.
« Nos Pasteurs qui sont ainsi écoutés ont pour mission, la direction et l’accompagnement spirituels qui sont des échanges relevant du for interne pouvant se faire aujourd’hui par les moyens de communications classiques de même que la confession sacramentelle qui elle, se fait par contact physique. Fort de cela, nous nous posons la question de savoir si ce qui relève de nos vies privées et spirituelles ne se retrouverait pas, par hasard, dans des mains d’individus qui seraient prêts à le balancer dans le domaine public afin de porter préjudice à son auteur ? ».
Les six associations de laïcs demandent par suite « x Autorités gouvernementales de communiquer sur cette situation afin d’éclairer l’opinion nationale et internationale sur ce qui apparaît comme une atteinte grave du vivre ensemble afin de restaurer la confiance qui doit régner entre l’Eglise et l’Etat, entre le peuple de Dieu et les responsables politiques qui sont également membres de ce même peuple de Dieu ».
Selon une enquête menée par des quotidiens français et britanniques, des personnalités togolaises auraient été espionnées par le très sophistiqué logiciel israélien Pegasus. Ce programme, inséré dans les téléphones portables à l'insu de leurs propriétaires, permet d'avoir accès aux conversations, messages et de récupérer les contenus de la mémoire de l'appareil outre à activer à distance microphone et caméra pour transformer l'appareil de la victime en un dispositif d'écoute environnemental. Officiellement le logiciel en question n'est vendu qu'aux Etats dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée mais ce n'est pas la première fois qu'il est utilisé pour commettre des violations des droits fondamentaux.
Parmi les personnes espionnées de cette manière se trouvent S.Exc. Mgr Benoît Comlan Messan Alowonou, Evêque de Kpalimé et Président de la Conférence épiscopale du Togo, ainsi que le Père Marie Pierre Chanel Affognon, Directeur national de l'Education catholique et Aumônier des cadres catholiques du Togo.
« C’est impossible d’imaginer qu’un pays puisse espionner ses enfants, et surtout les Evêques, les prêtres », s’étonne Mgr Alowonou qui ajoute : « je crois que celui qui aurait lu les messages dans mon téléphone, aura lu plus de paroles de Dieu que d’autres ; et ce serait un message de conversion pour lui ».
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AMERIQUE/VENEZUELA - Préparation de la Béatification du « Médecin des pauvres » et des prochaines élections

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 13:50
Coro - La Commission pour la Béatification de José Gregorio Hernández de l'Archidiocèse de Coro poursuit ses activités visant à promouvoir les valeurs et vertus du Vénérable Serviteur de Dieu. Dans ce contexte, suivant les indications de la Commission nationale présidée par S.Em. le Cardinal Baltazar Porras, elle adhère au Rassemblement national « Le Venezuela chemine avec José Gregorio », qui débute à la fin de la première semaine de septembre dans le but de promouvoir le dialogue et la réflexion sur la vie du futur Bienheureux connu comme le « Médecin des pauvres ».
L'événement s'articule autour de 12 thèmes choisis par la direction de la Commission, lesquels seront présentés au travers des réseaux sociaux canalisés par la Commission nationale, les groupes WhatsApp et par des vidéos illustratives. Ces thèmes ont été développés par les opérateurs pastoraux de manière didactique, adaptée à des adultes, à des jeunes et à des enfants. « L'objectif est de faire mieux connaître à tous notre prochain Bienheureux qui peut constituer une source d'inspiration pour les générations futures et contribuer, au travers du modèle du Vénérable José Gregorio Hernández, à ce qu'il est possible de faire pour le Venezuela » indique Albe Perez, Coordinatrice générale de la Commission nationale pour la Béatification.
La communauté catholique au Venezuela connaît un moment particulier. D'une part, elle propose le modèle du Vénérable José Gregorio Hernández comme symbole de l'assistance aux pauvres. De l'autre, la scène politique est très agitée après la nouvelle de la signature de la part du Président Maduro d'un décret concédant la grâce présidentielle à différents acteurs politiques de l'opposition. Le Venezuela est appelé à voter le 6 décembre prochain dans le cadre des élections législatives et par cette initiative du Président Maduro s'ouvre le énième processus de dialogue entre le gouvernement et l'opposition qui a démontré d'avoir différentes attitudes.
A la mi-août, la Conférence épiscopale avait publié un communiqué concernant les prochaines élections dans lequel elle rappelait que la décision de 27 partis politiques d'opposition de ne pas participer au scrutin n'avait pas été un succès dans un passé récent. « Cela ne suffit pas. Ils doivent prendre la responsabilité de rechercher des solutions et faire des propositions la simple abstention augmentera la fracture politique et sociale dans le pays et le désespoir vis-à-vis de l'avenir » avaient alors affirmé les Evêques.
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ASIE/SINGAPOUR - Au cœur de la pandémie, promotion de la rencontre personnelle avec la Parole de Dieu de la part des groupes d'Apostolat biblique

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 13:26
Singapore – Au milieu de la pandémie de corona virus, l'Apostolat biblique de l'Archidiocèse de Singapour invite et accompagne les fidèles afin qu'ils cultivent la rencontre personnelle avec le Christ. « Même si la situation du Covid-19 a mis fin ou modifié de nombreuses activités quotidiennes, les Paroisses se sont équipées pour utiliser les plates-formes sur Internet en vue de leurs programmes bibliques. Une notable augmentation du nombre des présences a été constatée. Pour ceux qui ont des difficultés à se déplacer ou disposent de peu de temps à cause de leurs obligations familiales et de leur travail, l'étude et l'approfondissement par Internet a été plus intéressant » explique à l'Agence Fides le Père Ferdinand Purnomo, OCD, Directeur spirituel de l'Apostolat biblique de l'Archidiocèse.
« D'autre part, les réunions su Internet posent des problèmes quant à la formation des relations humaines à l'intérieur de la communauté. Toutefois, les programmes en ligne sont destinés à se pérenniser » ajoute-t-il. Citant Saint Jérôme, le prêtre ajoute : « L'ignorance de l'Ecriture est ignorance du Christ ».
De par le nombre et la variété des programmes bibliques désormais disponibles pour les catholiques de Singapour, existent de nombreuses opportunités pour découvrir et mieux connaître les trésors de la Bible. L'Apostolat biblique de l'Archidiocèse encourage les catholiques à lancer des groupes d'étude et d'approfondissement biblique dans les familles. Il vise ainsi à animer les fidèles afin qu'ils puissent prier, partager et vivre la Parole de Dieu, en rendant témoignage à l'Evangile, en particulier durant cette période difficile.
De nombreux prêtres à Singapour qui étudient l'Ecriture Sainte tiennent des conférences, ouvertes à tous, au cours de l'ensemble de l'année. « Maintenant, l'Apostolat biblique de l'Archidiocèse aide à coordonner ces sessions de manière à ce que les catholiques puissent y participer, par Internet, plusieurs fois par semaine » indique James Nichols, Directeur de l'Apostolat biblique.
Quelque 60% des Paroisses de Singapour promeuvent des groupes de l'Apostolat biblique. « Tous ces efforts de formation à la foi ont porté à un nombre croissant de petites communautés qui étudient et prient avec l'Ecriture Sainte à Singapour affirme James Nichols. Est également en augmentation le nombre des laïcs qui ont obtenu des qualifications universitaires formelles en Etudes bibliques, tant auprès d'institutions étrangères que près l'Institut théologique catholique de Singapour. De nombreux programmes bibliques sont maintenant conduits par des laïcs sous la direction spirituelle de leurs Curés et il ressort de cet effort que de nombreux fidèles catholiques ont enrichis leurs vies pastorale et spirituelle grâce aux programmes de l'Apostolat biblique de l'Archidiocèse.
Ronnie Chia est un responsable de l'Apostolat biblique au niveau paroissial. Il partage son expérience relative à l'Apostolat biblique en l'église Saint Vincent de Paul. « Nous ne sommes pas un groupe anonyme mais une famille. Nous nous aidons réciproquement à découvrir le trésor de la Bible selon une modalité expérimentale. Nous nous préparons pour chaque session hebdomadaire, nous partageons la Parole de Dieu en racontant comment la Parole parle à notre vie, dans les circonstances particulières de l'existence. Nous construisons progressivement des communautés et des relations et nous formons des liens forts de respect et de confiance en tant que famille paroissiale » raconte-t-il. Ehrlich Phua, qui coordonne le groupe avec Ronnie Chia, ajoute de son coté : « Notre apostolat biblique ne concerne pas seulement la connaissance avec la tête mais surtout avec le cœur ». Selon Ronnie Chia, les fruits les plus immédiats de ce chemin sont le plus grand sens d'appartenance à la Paroisse et une plus profonde appréciation de la Messe.
Andrew Chua, l'un des participants, indique : « La Messe est devenue beaucoup plus significative pour moi. Il ne s'agit plus d'un rite ou d'une obligation. J'ai appris à reconnaître combien le Nouveau Testament est lié à l'Ancien et je parviens à comprendre beaucoup mieux les homélies ».
Maintenant, en continuant les sessions sur la plate-forme Internet Zoom, Ronnie Chia se déclare optimiste : « Nous devons utiliser les nouveaux moyens de communication pour transmettre l'Evangile. Nos groupes de messagerie instantanée sont vivants et actifs avec des citations et des vidéos spirituelles et surtout, lorsque les membres de nos familles nous voient dédier du temps à l'étude de la Bible et nous écoutent partager nos témoignages, ils reçoivent la semence de la Parole de Dieu dans leurs cœurs. Nous évangélisons actuellement sans même nous en rendre compte ».
La population de Singapour compte 5,7 millions de personnes dont environ 383.000 catholiques soit 9% du total.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Célébrer le Temps de la Création en reconnaissant la fragilité de notre monde

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 12:48
Port Moresby – « Nous nous réjouissons pour de Temps de la Création qui nous offre la possibilité de prier, de réfléchir, de nous arrêter et d'agir en faveur de notre maison commune » écrit le Père Ambrose Pereira Sdb, Directeur du Bureau des Communications de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, indiquant à l'Agence Fides comment la communauté locale vit actuellement, au travers de diverses initiatives, le temps spécial qui va du 1er septembre au 4 octobre, au cours duquel les chrétiens du monde entier célèbrent la protection de la maison commune. Au cours de cette période particulière, 2,2 milliards de chrétiens de par le monde sont appelés à se réunir pour prier et agir et les fidèles locaux se sentent partie intégrante de cet engagement.
« Cette année – poursuit le Père Pereira – le stress, la tension et les pressions liés à la pandémie font prendre une nouvelle dimension à ce Temps de la Création. Nous sommes tous conscients du fait que notre bien-être est étroitement lié au bien-être de la Création de Dieu. Chacun d'entre nous se rend compte que, lorsque notre monde est malade, nous aussi tombons malades. Au cours de cette pandémie, la nature a eu un peu de temps pour se reprendre et nous avons réalisé que nous devons penser à des modalités nouvelles et durables afin de donner à la terre le repos dont elle a besoin.
Parmi les témoignages parvenus à Fides, citons celui du Père Savio Silveira sdb, Directeur et fondateur de la Don Bosco Green Alliance. Ce dernier offre des suggestions inspirées par la prière et les actions à mettre en œuvre au cours de ce temps. Il invite en particulier à prier chaque jour « une prière pour notre terre » du Pape François se trouvant dans le texte de l'Encyclique "Laudato Si" ; d'intégrer le thème de la Création au sein des Messes dominicales ; d'organiser une session de méditation dans la nature afin d'apprécier la Création et son importance.
Pour chaque semaine du Temps de la Création, le Père Silveira propose en outre de passer du temps en plein air, pour connaître la biodiversité locale, d'organiser des campagnes de plantation d'arbres, de restaurer les jardins et d'organiser des journées écologiques en vue du World Clean Up Day du 19 septembre.
Le religieux, qui rappelle les paroles du Pape Benoît XVI à l'occasion de la XLIII° Journée internationale de la Paix, en 2010, « si vous voulez cultiver la paix, protégez la Création », exhorte à s'engager en faveur de la protection de la Création en organisant des campagnes sur Internet afin de mettre en évidence les menaces locales contre la nature.
La Don Bosco Green Alliance, à laquelle adhèrent des fidèles et des groupes de Papouasie Nouvelle Guinée, constitue une initiative mondiale fondée en 2018 et s'inspirant à l'Encyclique Laudato Si’. Il s'agit d'un groupe international de jeunes qui travaillent ensemble afin d'apporter une contribution aux initiatives, réflexions et politiques environnementales au niveau mondial.
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AFRIQUE/TOGO - Confirmation dans ses fonctions du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 12:15
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 25 mai 2020, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires au Togo pour un nouveau quinquennat le Père Donald Charit-Dine Fadaz, du clergé diocésain de Sokodé. es 4/9/2020)
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AFRIQUE/RWANDA - Nomination du Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 12:15
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, en date du 10 mai 2020, a nommé Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires au Rwanda, pour un quinquennat , le Père Léonidas Ngomanziza, du clergé diocésain de Nyundo.
Le nouveau Directeur national est né à Kigeyo-Rutsiro le 13 novembre 1979 et a été ordonné prêtre le 22 juillet 2006 en la Cathédrale de Nyundo. Après l'école primaire, il a fréquenté le Petit Séminaire Saint Pie X de Nyundo et le Séminaire Saint Léon de Kabgay, avant de rejoindre le Séminaire propédeutique Saint Joseph de Rutongo. Il a étudié la Philosophie au Grand Séminaire Saint Thomas de Kabgayi et la Théologie au Grand Séminaire Saint Charles de Nyakibanda. Au cours de la période 2016-2019, il a étudié la Théologie morale à l'Université pontificale urbanienne de Rome, y obtenant une Licence. Parmi les fonctions occupées, on citera celles de Vicaire paroissial, Curé, représentant diocésain de l'éducation et de la catéchèse et de Directeur diocésain des Oeuvres pontificales missionnaires.
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EUROPE/CONFEDERATION HELVETIQUE - Mois missionnaire concentré sur l'engagement des laïcs de Guinée et de Suisse

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/09/2020 - 10:18
Fribourg - « Me voici, envoyez-moi » : tel est le thème choisi pour le Mois missionnaire d'octobre par Missio – Direction nationale des Oeuvres pontificales missionnaires de Confédération helvétique. Au centre de la réflexion et de l'engagement se trouveront par suite l'Eglise de Guinée et le rôle des laïcs. Comme dans le reste du monde, le moment fort du Mois missionnaire sera constitué par la célébration de la Journée missionnaire mondiale, le Dimanche 18 octobre.
« Le thème du Mois missionnaire « Me voici, envoyez-moi » se réfère à la vocation du Prophète Isaïe. Depuis le Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019, nous avons repris conscience du fait que chaque baptisé a une mission et qu'il est une mission selon le Pape François. Maintenant, nous sommes mis à l'épreuve, comme Isaïe, pour répondre « me voici » et entreprendre une aventure avec Dieu » explique le Révérend Diacre Martin Brunner-Artho, Directeur de Missio, dans la note parvenue à Fides.
« Me voici » est la réponse qu'ont donné des centaines de catholiques guinéens appelés à prendre en charge leur toute jeune Eglise après l'expulsion des étrangers du pays, en 1967. Si l'Eglise en Guinée a survécu à la dictature et fleurit aujourd'hui, elle demeure pour autant toujours fragile. Le rôle des laïcs, aujourd'hui comme hier, est important, souligne encore la note. En Suisse, différents défis sont lancés aux catholiques, poussés à redéfinir leur Eglise. Tant en Suisse qu'en Guinée, chacun doit trouver sa place propre au sein de l'Eglise afin de la rendre féconde. Missio a préparé du matériel d'animation, disponible pour l'ensemble des Paroisses de Suisse, pour inviter tout un chacun durant le mois d'octobre à se laisser inspirer par l'exemple de la GuinéE et réfléchir à sa place au sein de l'Eglise ainsi qu'à sa manière de vivre la Bonne Nouvelle au quotidien.
Le Mois missionnaire sera ouvert officiellement le Dimanche 4 octobre à Meyrin et culminera le Dimanche 18 octobre, Journée missionnaire mondiale, laquelle sera célébrée dans toutes les Paroisses par la prière et la collecte des offrandes destinées au Fond de solidarité universel soutenant les Diocèses pauvres. Parmi ceux-ci se trouvent ceux de N’Zérékoré et de Kankan, en Guinée, qui ont reçu la visite de Missio. Le Diocèse de N’Zérékoré était gouverné par un Evêque suisse, S.Exc. Mgr Maillat, qui, après son expulsion du pays, dut continuer à administrer le Diocèse depuis la Suisse. Des liens existent encore entre les deux pays. « Les amitiés entre prêtres, apprentis guinéens et ancien formateurs suisses, Paroisses et groupes de solidarité soutenant les œuvres sociales à Nzérékoré sont très fortes » a remarqué sur le terrain le Révérend Diacre Martin Brunner-Artho.
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ASIE/INDE - Nomination du Recteur du Séminaire régional Khristo Jyoti Mohavidyaloyo sis à Sambalpur

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/09/2020 - 14:04
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Luis Antonio G. Tagle, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 19 mai 2020, a nommé Recteur du Séminaire régional Khristo Jyoti Mohavidyaloyo dans le Diocèse de Sambalpur, en Inde, le Père Lancy Rodrigues, SVD .
Le nouveau Recteur est né le 5 juillet 1955 dans le Diocèse de Mangalore. Il a émis ses premiers vœux chez les Verbites en 1978 et sa profession perpétuelle en 1983. Il a été ordonné prêtre le 10 mai 1984. Il a obtenu un Doctorat en Théologie morale à l’Université alphonsienne de Rome en 2005. Il a notamment été, entre autres choses, Vicaire paroissial, Curé, Econome, Professeur et Formateur. Il a également été Recteur du Grand Séminaire des Verbites de Debeipali et Curé à Sambalpur .
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