AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Avertissement d’un missionnaire concernant le risque d’une nouvelle guerre en Côte-d’Ivoire

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/10/2019 - 15:31
Abidjan – L’atmosphère politique ivoirienne actuelle fait craindre un avenir sombre pour le pays. « Le spectre d’une énième guerre, malheureusement, plane sur cette terre ivoirienne » explique à Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines.
A l’approche des futures élections présidentielles de 2020 , tout fait penser que l’on se dirige vers un scrutin tout sauf pacifique.
« En effet, avec l’approbation et l’installation d’une Commission Electorale Indépendante non consensuelle par une mise à l’écart des principaux partis de l’opposition, avec la promotion d’une culture de non droit, d’incivisme, de violence et de criminalité qui caractérise de plus en plus la société ivoirienne » poursuit le missionnaire.
« La tragique réalité est que si nos lèvres s’efforcent mordicus à prêcher la paix, nos actes en réalité, qui laissent transparaître des faits d’injustice, de division, d’exclusion, de replis identitaires, d’autocratie, préparent la guerre. Nous devons être conscients de cette réalité fondamentale » insiste le Père Zagore quelques jours après la nomination du Président de la CEI de Côte-d’Ivoire, le juge Coulibaly Kuibiert Ibrahime.
« Des larmes, du sang, des morts, nous n’en voulons plus sur notre terre. C’est pourquoi, puisqu’il est encore temps, il vaut mieux prévenir que guérir » conclut le prêtre.
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EUROPE/IRLANDE - Le Mois missionnaire extraordinaire, temps pour revitaliser les gènes missionnaires et renouveler les cœurs en vue de la mission

Fides FR - www.fides.org - Sab, 05/10/2019 - 14:03
Maynooth – « Il est temps de revitaliser nos gènes missionnaires, de renouveler nos cœurs pour la mission » a exhorté l’Archevêque d’Armagh, S.Exc. Mgr Eamon Martin, Président de la Conférence épiscopale d’Irlande, au cours de la Messe qu’il a célébré le 1er octobre, ouvrant ainsi l’Assemblée générale d’automne de l’Episcopat en l’oratoire Sainte Marie du Collège Saint Patrick de Maynooth.
Au travers de cette célébration, transmise en streaming, l’Archevêque a ouvert officiellement le Mois missionnaire extraordinaire en Irlande, en invitant à réfléchir sur les « puissantes paroles du Pape François » dans l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, « en particulier ici en Irlande où nous parlons toujours plus de mission au sein de l’Eglise plutôt que de conservation ». Le Pape écrit : « J’imagine un choix missionnaire capable de transformer toute chose, afin que les habitudes, les styles, les horaires, le langage et toute structure ecclésiale devienne un canal adéquat pour l’évangélisation du monde actuel, plus que pour l’auto-préservation » .
« Sous de nombreux aspects – a poursuivi Mgr Martin dans l’homélie envoyée à Fides par la Conférence épiscopale - l’option missionnaire devrait être comme une seconde nature pour nous, ici, en Irlande, avec notre glorieuse tradition d’engagement missionnaire. Cependant, être véritablement en « modalité mission » en Irlande signifie nous ouvrir en tant qu’Eglise à une nouvelle manière d’être, de penser, de prier, de communiquer notre enseignement ».
Le Président de l’Episcopat d’Irlande a par suite rappelé les motivations pour lesquelles le Pape François a proclamé le Mois missionnaire extraordinaire, à savoir « rallumer chez tout baptisé cette conscience du fait que nous sommes tous appelés à la mission, à témoigner, à enseigner, à vaincre les autres pour le Christ » et les paroles de Saint Jean Paul II prononcées au cours de sa visite en Irlande en 1979 : « La mission de renouvellement dans le Christ n’est jamais achevée. Chaque génération, avec sa mentalité et ses caractéristiques, est comme un nouveau continent à vaincre pour le Christ ».
Le défi à l’Europe de « trouver une nouvelle vie et de joie dans le Christ » est accueilli favorablement par l’Eglise d’Irlande : « rallumer la joie de l’Evangile dans notre pays, retrouver la jeunesse et le courage qui inspirèrent Saint Colomban et les grands missionnaires irlandais des temps anciens ; redécouvrir l’aventure et l’ardeur des fondateurs des mouvements missionnaires irlandais au cours des siècles les plus récents ». De nombreuses personnes, en particulier les jeunes, désirent ardemment trouver un sens, un but, une espérance et des valeurs durables, que la vie sans le Christ ne peut certainement pas offrir. « L’Irlande et une grande partie de l’Europe est redevenue ce nouveau continent à vaincre pour le Christ » a-t-il ajouté.
L’Archevêque a par suite invité à contempler l’exemple de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face et a invoqué son intercession ainsi que celle de Saint François Xavier et de tous les Saints missionnaires d’Irlande afin qu’ils « bénissent nos efforts au cours de ce Mois extraordinaire de la Mission ».
Enfin, le Président de la Conférence épiscopale a recommandé aux Diocèses, au Congrégations et surtout aux jeunes irlandais le projet Laudato Tree, sponsorisé par la Société des Missions africaines, s’inspirant à l’appel du Saint Pape Jean Paul II pour le Sahel en 1980 et à l’Encyclique du Pape François sur le soin de notre maison commune, Laudato Sì, de 2015. Le projet suggère des actions concrètes de sensibilisation et d’éducation sur la foi et l’environnement en considérant que les victimes des changements climatiques sont les populations les plus pauvres de la terre.
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ASIE/LIBAN - Prise de position du Secrétaire général du Conseil des églises du Proche-Orient à l’égard du statut des chrétiens dans la région

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 12:57
Varsovie – Les communautés chrétiennes au Proche-Orient « ne constituent pas des minorités et n’ont pas besoin de protections ». C’est ce qu’a réaffirmé le Pr. Souraya Bechealany, Secrétaire général du Conseil des églises du Proche-Orient dans le cadre de l’intervention prononcée à la session d’ouverture de la Conférence international du Dialogue de Varsovie pour la Démocratie, se tenant dans la capitale polonaise le 3 octobre. A l’événement annuel organisé sous le patronage du gouvernement polonais, étaient notamment présents parmi les intervenants et les congressistes des hommes politiques et des militants d’organismes engagés dans la défense des droits fondamentaux et dans le dialogue interreligieux provenant d’une trentaine de pays. Dans son intervention, laquelle a fait suite à celle du Ministre des Affaires étrangères polonais, Yatsek Chabotovic, Souraya Bechealany, chrétienne maronite et enseignante de théologie à l’Université Saint Joseph de Beyrouth, a souligné également qu’est venu le temps de reconnaitre qu’il « n’existe pas de paix sans justice », remarquant l’urgence « d’affronter à la racine le phénomène pathologique de l’intolérance religieuse.
Au cours de la même journée du 3 octobre, le Pape François a reçu au Vatican le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, Mike Pompeo. Certains moyens de communication américains, sur la base de déclarations officielles de l’Administration américaine, ont indiqué que le Pape et le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique, dans leurs entretiens, auraient enregistré une pleine convergence, en particulier concernant l’urgence de protéger les minorités chrétiennes de par le monde et « en particulier » les chrétiens du Proche-Orient. Le Pape François et le Secrétaire d’Etat des Etats-Unis d’Amérique – a indiqué dans une note Morgan Ortagus, porte-parole du Département d’Etat américain – « ont réaffirmé l’engagement des Etats-Unis et du Saint-Siège en faveur de la liberté religieuse de par le monde et en particulier de la protection des communautés chrétiennes au Proche-Orient ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Promotion de la protection de la Création et de l’engagement des jeunes contre les changements climatiques de la part de la Caritas

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 12:44
Port Moresby – « La vie de l’ensemble de la population de la Papouasie Nouvelle Guinée est fortement influencée par les changements climatiques » a déclaré Mavis Tito, Directeur national de la Caritas de Papouasie Nouvelle Guinée au cours d’une émission de débat transmise par la radio FM100 de Boroko.
L’occasion du débat a été la présentation du rapport de la Caritas intitulé « Etat de l’environnement pour l’Océanie » 2019, lequel a mis en évidence cinq thématiques fondamentales actuellement surveillées qui influencent la subsistance des habitants au sein des nations insulaires les plus petites de l’Océanie.
La montée du niveau de la mer et l’érosion des côtes, des conditions météorologiques extrêmes, le difficile accès à la nourriture et à l’eau potable, activités extractives, y compris au large, financements pour le climat constituent dans le détail les thèmes traités par le groupe des experts présents composé notamment de Marie Mondu, Secrétaire pour le développement de la Conférence épiscopale, Agnès Harihi, membre de la Société professionnelle catholique et Nigel Akuani, responsable des Communications sociales de la Conférence épiscopale.
Le rapport SEFO 2019 s’appuie sur des statistiques et des études de cas et indique les défis que la Caritas relève actuellement, notant les progrès jusqu’ici réalisés en ce qui concerne l’usage des fonds et des ressources à disposition dans le cadre des programmes de développement prévus.
« Toutes les Conférences épiscopales doivent disposer d’une Commission Caritas. C’est au travers l’aide et le soutien de nos fidèles communautés catholiques que nous sommes en mesure de financer des projets de développement » a affirmé Marie Mondu, exhortant à une gestion sûre et transparente des fonds.
Mavis Tito, Directeur de la Caritas de Papouasie Nouvelle Guinée, a expliqué pour sa part qu’il est plutôt difficile de collecter les informations nécessaires à la rédaction du rapport, faisant l’éloge de tous les volontaires de l’organisation. Agnès Harihi, pour sa part, a exhorté tout un chacun à « travailler ensemble pour combattre les effets des changements climatiques et en particulier ceux touchant les plus petits Etats insulaires proches ».
« La majeure partie de la population du pays est composée de jeunes. S’il lui est offert une chance et que les jeunes soient encouragés et soutenus, ils parviendraient à contribuer à de grands changements » a déclaré le responsable des Communications sociales de la Conférence épiscopale, soulignant l’importance de l’engagement des jeunes qui, grâce à leur énorme potentiel, « peuvent contribuer de manière significative à la réduction des changements climatiques ».
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OCEANIE/NOUVELLE ZELANDE - Démission de l’Evêque de Palmerston North

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 12:26
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Palmerston North présentée par S.Exc. Mgr Charles Edward Drennan.
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ASIE/MYANMAR - L’élan pastoral de nouveaux prêtres dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 12:24
Yangon – L’Eglise au Myanmar célèbre le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour octobre 2019 au travers d’un événement spécial qui prend une dimension missionnaire, à savoir l’ordination sacerdotale de nouveaux prêtres et religieux dans le pays. Trois jésuites du Myanmar, les Révérends Diacres Cyril Phocho Nay Myo Htet, Pius Than Naing Lin et Joseph Zau Gun, ont été ordonnés prêtres en compagnie de six prêtres diocésains de Yangon le 21 septembre en la Cathédrale Sainte Marie de l’ancienne capitale du Myanmar. Les nouveaux prêtres sont immédiatement devenus « missionnaires » dans leur propre pays, dans des zones où existe une conflictualité ou bien une situation de pauvreté et d’indigence.
Le Père Cyril Phocho a célébré sa première Messe dans sa Paroisse natale de Sainte Thérèse d’Ahlone, un faubourg de la périphérie de Yangon. Le Père Joseph Zau Gun a quant à lui célébré sa première Messe en langue Kachin dans son village natal de Kawahka, dans les environs de Myitkyina, capitale de l’Etat Kachin où les affrontements armés entre les groupes de guérilla et l’armée se poursuivent, provoquant évacuations et souffrances chez les civils. La famille du jeune prêtre provient de Mali Nmai Walawng, localité du nord de l’Etat Kachin, mais, à cause du conflit en cours, elle a déménagé à Myitkyina, dans la Paroisse de Sitarpu.
La première Messe du Père Pius Than Naing Lin a été célébrée dans son village natal de Than Le Gyi, non loin de la petite ville de Pyay.
« La caractéristique la plus surprenante de ces ordinations et des Messes qui les ont suivies est la joie évidente au sein des familles, des villages : tous les membres du clan ou de la communauté d’origine du niveau prêtres, des personnes de différentes religions, ont fait preuve d’enthousiasme » remarque pour Fides le Père Mark Raper, Supérieur de la Mission de la Compagnie de Jésus au Myanmar. Chaque Eglise locale, en accueillant les nouveaux prêtres, prépare une fête, avec des prières, de la musique, des danses pour rendre grâce. Les prêtres, religieuses et laïcs du Diocèse arrivent en grand nombre » remarque-t-il, notant combien ces célébrations constituent une voie pour faire connaitre la foi catholique, l’Eglise et l’Evangile.
« La célébration eucharistique et la fête avec le Père Joseph Zau Gun, prêtre Kachin, et le fait de voir les Pères Pius Than Naing Lin et Cyril Phocho participer à la Messe en langue Kachin a constitué pour moi un rêve devenu réalité » a affirmé S.Exc. Mgr Paul Grawng, Archevêque émérite, présent à la première Messe du Père Joseph Zau Gun.
L’ensemble du village et toute la Paroisse soutiendront le nouveau prêtre. « L’ordination sacerdotale et surtout l’événement que représente la première Messe sont des événements culturels, des célébrations de la vie de foi de la population exprimée en toute simplicité au travers d’un rituel riche et émouvant, qui caractérisent le Mois missionnaire extraordinaire au Myanmar » affirme le Père Raper.
« Nous prêtres nous demandons si nous aurons suffisamment de foi et de grâce à partager avec le peuple de Dieu pour répondre aux personnes comme Le ferait Jésus. Cependant les personnes nous aident par leur foi, leur prière, leur soutien » a déclaré le Père Phocho.
« Les fidèles partagent avec simplicité leur foi, leur espérance et leur amour. La bonté des personnes présentes à ces célébrations me dit que nos prêtres trouveront dans leurs communautés le soin et la consolation qui les renforceront pour atteindre ceux qui se sentent seuls ou sont marginalisés » ajoute-t-il, dans une dimension réellement missionnaire.
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Le drame de la Paroisse de Pissila, démonstration de la diffusion de l’insécurité dans de vastes zones

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 11:53
Ouagadougou – « L’extrême gravité de la situation sécuritaire fait qu’il n’y a pas un jour, pas une semaine sans de nouvelles victimes ». Tel est le cri d’alarme lancé par le Ministre des Affaires étrangères du Burkina Faso, Alpha Barry, concernant les conditions de sécurité précaires dans lesquelles vivent de vastes zones de son pays.
Les groupes djihadistes transfrontaliers, après le Mali et le Niger, sèment actuellement l’instabilité au Burkina Faso, pays charnière entre le Sahel et l’Afrique occidentale riveraine de l’Atlantique.
Les différentes communautés chrétiennes subissent, elles aussi, les attaques des terroristes. L’un des Diocèses les plus touchés est celui de Kaya, sis dans le centre nord, où, Dimanche 12 mai, dans le cadre de l’attaque perpétrée contre l’église de Dablo, furent tués le Père Siméon Yampa et cinq fidèles .
Parmi les Paroisses du Diocèse en question se trouve celle de Notre-Dame de l’Assomption de Pissila. Plusieurs villages ont été successivement attaqués par des individus armés non identifiés, causant des pertes en vies humaines et des dommages matériels. Là, les personnes ayant fui les exactions sont accueillies dans plusieurs endroits : soit dans des familles, soit dans des structures d’accueil improvisées comme les écoles.
Les conditions de vie, bien évidemment, sont très difficiles : manque de vivres, de soins appropriés, d’espaces suffisants, etc. La paroisse de Pissila, soutenue par la Caritas d’Ocades-Kaya, vole au secours des déplacés en leur apportant du soutien aussi bien en espèces qu’en nature.
A noter l’absence d’hommes parmi les évacués à l’exception de quelques anciens et la prévalence des enfants et des femmes, ceci parce que les terroristes prennent pour cible les hommes, ces derniers, y compris les adolescents de 12 à 15 ans, étant tués. Tous les hommes ont fui pour se réfugier ailleurs, certains étant même partis pour la Côte-d’Ivoire.
En ce qui concerne la vie ecclésiale, les dommages sont immenses : les églises des villages touchés sont fermées, les célébrations ont cessé alors que les catéchistes se sont réfugiés à Pissila. Les forces de sécurité ne se sont pas encore déployées sur zone, au point que les évacués dénoncent le fait que nombre d’entre eux ne sont pas parvenus à donner une digne sépulture à leurs êtres chers tués dans le cadre des attaques.
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AMERIQUE/HAITI - Situation de plus en plus grave et fermeté de l’opposition réclamant le départ du Président

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 11:23
Port-au-Prince – La plateforme interreligieuse Religions pour la Paix Haïti indique qu’elle n’a eu d’autre choix que de se retirer et de rejeter la demande du Chef de l’Etat, formulée le 26 septembre et accueillie dans un premier temps même si sous certaines conditions, visant à ce qu’elle facilite le dialogue avec l’opposition pour chercher à résoudre la crise politique et sociale de l’ile.
Selon la note parvenue à Fides, le 30 septembre, dans une lettre adressée à Nahomme Dorvil, Directeur de Cabinet du Président, Jovenel Moses, Religions pour la Paix Haïti justifiait son refus en expliquant avoir écrit aux trois principaux groupes de la coalition d’opposition, qui demandent la démission du Chef de l’Etat pour leur demander leur disponibilité à prendre part à un processus de dialogue visant à trouver une solution à la crise. Ces réalités politiques ont cependant rejeté toute forme de dialogue avec le Président Jovenel Moïse. Religions pour la Paix Haïti rappelle que, selon ses principes, pour accepter le rôle de facilitateur, toutes les parties au conflit devraient être d’accord.
Entre temps, la situation à Haïti empire de jour en jour. L’année scolaires aurait dû débuter début septembre mais les violentes contestations ont provoqué la fermeture des écoles et paralysé les entreprises publiques, au point que l’économie d’Haïti sombre actuellement, outre à enregistrer un taux d’inflation toujours plus élevé. L’opposition continue à demander la démission du Président Jovenel Moïse, les manifestations dans ce but étant toujours plus nombreuses dans tout le pays.
Des quelques 11 millions d’haïtiens, 60% gagnent moins de 2 USD par jour et 25% moins de 1 USD par jour. Le désespoir pousse beaucoup de personnes à protester et à prendre part à des barrages routiers qui, à leur tour, obligent les entreprises à fermer, parfois de manière permanente. Selon des données d’agence, avant le début de la deuxième partie des protestations, au début du mois de septembre, l’économie haïtienne allait déjà vers la ruine. Le pays avait vu une réduction des entrées dérivant de Petrocaribe, un plan pétrolifère subventionné par le Venezuela, vu la chute des cours du pétrole. En outre, les aides internationales mises en place après le séisme dévastateur de 2010 avaient presque disparu.
La dévaluation et l’inflation sont déferlantes. Avant 2015, le taux de change était de 40 gourdes pour 1 USD. Maintenant, le cours est passé à 100 gourdes pour un USD. L’inflation au cours de ces cinq dernières années est passée de mois de 10% par an à près de 20%. Ceux qui en souffrent le plus sont naturellement les strates sociales les plus faibles telles que les enfants, les personnes âgées et les pauvres.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Le Chapelet pour les Missions, une invitation lancée par la Conférence épiscopale à toutes les communautés

Fides FR - www.fides.org - Ven, 04/10/2019 - 10:10
Bogotá – « En octobre, chaque année, l’Eglise promeut la prière du Rosaire et le soutien aux Missions. Cette année, à ces deux motifs, vient s’ajouter au niveau mondial l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques pour l’Amazonie et le Mois missionnaire extraordinaire, tous deux proclamés par le Pape François. En outre, dans notre pays, s’approchent les élections régionales et ces jours-ci ont lieu différentes actions relatives à la défense de la vie ». C’est ce que rappelle la Conférence épiscopale de Colombie dans le texte parvenu à l’Agence Fides qui, dans ce contexte, invite les Juridictions ecclésiastiques et toutes les Paroisses, communautés religieuses, mouvements et groupes apostoliques, familles et fidèles en général, à prier au travers de la récitation du Chapelet le 7 octobre, Fête de Notre-Dame du Rosaire.
Chaque communauté et chaque fidèle choisiront l’horaire et les modalités les plus adaptées pour la prière selon les intentions que les Evêques proposent : « Afin que le souffle de l’Esprit Saint suscite un nouveau printemps missionnaire dans l’Eglise ; pour que nous nous engagions tous dans la défense de la vie, de sa conception à la mort naturelle ; afin que nous puissions vivre les prochaines élections dans la paix et que nous puissions bien accueillir nos gouvernants ; pour que le Synode sur l’Amazonie génère un engagement sérieux en faveur de l’Evangélisation et du soin de la maison commune et afin que les familles, grâce à une vie de prière et d’amour, devienne des lieux d’humanisation ».
Le communiqué des Evêques se conclut en affirmant : « La journée, qui sera animée au travers des moyens de communication traditionnels et numériques, constitue une proposition visant à renforcer la foi et l’esprit missionnaire, en rappelant qu’au sein de l’Eglise du Christ, nous sommes « baptisés et envoyés ».
Toujours le 7 octobre, à 15.00 heure italienne, S.Em. le Cardinal Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, guidera la récitation du Rosaire en la Basilique papale de Sainte Marie Majeure. La prière sera transmise en mondovision par le réseau de Radio Maria.
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AFRIQUE/KENYA - Renouvellement missionnaire de l’Eglise en Afrique en vue du IV° centenaire de l’institution de la Congrégation de Propaganda Fide

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 12:39
Nairobi – « Réunir un certain nombre d’universitaires pour analyser l’état de l’évangélisation en Afrique et proposer de possibles nouveaux chemins et de nouvelles solutions missionnaires », tel est l’objectif de la I° Conférence continentale en vue des célébrations du IV° centenaire de l’institution de la Congrégation de Propaganda Fide, qui aura lieu en 2022, organisée récemment par le Tangaza University College de l’Université catholique d’Afrique orientale . Ainsi que l’indique le Père Joseph Caramazza, combonien de ce même Collège, la conférence intitulée « Mission en Afrique, évangélisation de l’avenir » a été organisée par Missio Aix-la-Chapelle en collaboration avec l’Université pontificale urbanienne de Rome et le Tangaza University College de Nairobi.
« L’Evangélisation en Afrique requiert un voyage concret dans l’avenir. L’année de l’évangélisation en Afrique dans cette perspective est également l’année de notre renouveau missionnaire de toute l’Eglise » a indiqué le Père Leonardo Sileo, OFM, Recteur de l’Université pontificale urbanienne dans le message envoyé aux participants et lu en son nom par le Père Paul Steffen, SVD.
Les trois points clefs sur lesquels se sont confrontés les participants comprenaient : activités et actions d’approche de l’Evangile au contexte social, culture et technologique réel ; le rôle des femmes dans la vie et dans la mission de l’Eglise aujourd’hui, lequel revêt une importance particulière et constitue une chance pour le renouvellement missionnaire et le rapport entre l’Evangile et l’avenir de l’humanité visible dans la symbiose entre mission et développement intégral de l’humanité.
Klaus Vellguth, au nom de Missio Aix-la-Chapelle, a fourni un bref panorama de l’histoire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, instituée par le Pape Grégoire XV en 1622 afin de lutter contre la perte d’influence de l’Eglise subie à cause de la diffusion du protestantisme en Europe. « L’attention envers l’Europe de la Congrégation changea rapidement peu après son institution dans la mesure où l’Eglise, au terme de trente années de guerre, n’avait pas atteint un équilibre entre les églises chrétiennes » a souligné Klaus Vellguth.
Parmi les documents présentés à la Conférence se trouve l’histoire du rapport entre la Congrégation et les Eglises locales d’Afrique. Les trois conférences continentales, la première en Afrique , la deuxième en Amérique latine et la troisième en Asie culmineront en une Conférence intercontinentale qui se déroulera à Rome en 2022.
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AFRIQUE - Constatation de « pas importants réalisés dans la fraternité entre chrétiens et musulmans » de la part de la Conférence des Evêques d’Afrique du Nord

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 12:10
Rome – « Cette année a été marquée par des événements qui stimulent nos Eglises pour œuvrer en faveur de la fraternité islamo-chrétienne » écrivent les membres de la Conférence des Evêques de la Région nord de l’Afrique dans le document conclusif de leur Assemblée tenue à Rome à la fin du mois de septembre.
Le Message, envoyé à l’Agence Fides, cite en particulier la Béatification de S.Exc. Mgr Pierre Claverie le 8 décembre dernier et de ses dix-huit compagnons martyrs , laquelle « martyrs a permis avec tous les chrétiens et musulmans réunis pour l’occasion de « dessiner dans le ciel d’Algérie un grand signe de fraternité à destination du monde entier », selon les mots du Saint-Père adressés à l’assemblée réunie à Oran ».
« Le document sur la fraternité humaine signé le 4 février à Abu Dhabi par le pape François et le grand imam d’al-Azhar Ahmad al-Tayyeb nous apparait aussi comme un signe extrêmement encourageant qui nous entraine à adopter « la culture du dialogue comme chemin, la collaboration commune comme conduite et la connaissance réciproque comme méthode et critère » soulignent en outre les Evêques de la CERNA.
Suit une référence à la visite apostolique du Pape François au Maroc les 30 et 31 mars : « l’accueil qu’il a reçu du peuple, de son souverain et des communautés chrétiennes, ainsi que les paroles qui ont été échangées nous encouragent dans notre mission ».
Enfin, le « choix de Mgr Cristóbal LÓPEZ ROMERO, Archevêque de Rabat, comme Cardinal, nous est aussi un encouragement pour mieux partager la manière dont nous vivons la joie de l’Evangile en particulier dans le dialogue interreligieux et l’accompagnement des plus fragiles ».
Les Evêques d’Afrique du nord invitent à la prière « pour nos pays et en particulier la Libye dont l’Evêque n’a pas pu nous rejoindre », déclarant vouloir « s’engager davantage comme Eglise, en partenariat avec les musulmans, dans un service commun des personnes fragiles et des plus pauvres ».
« Nos contrées sont marquées par la présence de migrants qui nous rappellent les grands désordres économiques, climatiques et politiques de notre monde » souligne le message. « Nous sommes convaincus que seule la lutte contre ces désordres sera efficace pour permettre à chacun de choisir de vivre sur la terre de ses ancêtres. Dans nos pays, aujourd’hui, nous voulons soutenir ceux qui vivent cette épreuve de la migration ».
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ASIE/LIBAN - Journée de la fraternité humaine promue à Tripoli par les Œuvres pontificales missionnaires pour célébrer le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 11:54
Tripoli – La I° Journée de la Fraternité humaine de Tripoli, dédiée à « l’avenir des relations entre musulmans et chrétiens après la mission du Pape François à Abou Dhabi » se déroulera le Dimanche 6 octobre au Couvent Saint François dans la ville du nord du Liban sous l’égide de l’Union pontificale missionnaire, des Œuvres pontificales missionnaires du Liban et de la Custodie de Terre Sainte. L’événement est organisé en collaboration avec le Conseil Religion et Sécurité, le Dialogue pour la Vie et la Réconciliation et le Réseau durable de responsables religieux du nord du Liban.
A l’initiative interreligieuse, seront présents en tant que partenaires de nombreux autres organismes et ONG tels que la Caritas du Liban, la Chambre de Commerce de Tripoli, l’Agence locale pour le développement économique du Liban septentrional, le Club des entrepreneurs de Tripoli, le Comité pour la jeunesse maronite de l’Archi-éparchie de Tripoli, le Comité patriarcal de la Jeunesse melkite, le Maronite Youth Pastoral Ehden 'gharta, le Middle East Institute for Research and Strategic Studies, le Fly for the Lebanese Youth, la Mousawat Association, et Utopia.
L’agenda des travaux de la journée prévoit un forum interreligieux des jeunes et un forum interreligieux des responsables. Le premier impliquera une délégation de 50 étudiants et jeunes professionnels des communautés sunnite, alaouite et chrétienne de Tripoli et du nord du Liban. Le second verra la participation d’importantes personnalités religieuses chrétiennes et musulmanes, telles que le Grand Mufti de Tripoli et S.Exc. Mgr Joseph Spiteri, Nonce apostolique au Liban.
Dans l’esprit du document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune signé à Abou Dhabi par le Pape François et le cheik Ahmad El Tayyeb, grand imam de l’Université d’al-Azhar, la Journée de la Fraternité humaine de Tripoli entend promouvoir le dialogue et la coopération interreligieuse entre chrétiens et musulmans comme voie permettant de promouvoir la coexistence pacifique et l’harmonie sociale à Tripoli et dans l’ensemble du nord du Liban.
L’événement se tiendra dans le cadre du programme de formation en cours sur la « Mission des Jeunes chrétiens à Tripoli et dans le nord du Liban » accueilli par le Couvent Saint François et promu par l’Union pontificale missionnaire et par les Œuvres pontificales missionnaires du Liban. Le programme de formation fait partie des initiatives organisées par les Œuvres pontificales missionnaires du Liban pour célébrer le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019, proclamé par le Pape François sur le thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde ». Le Mois missionnaire extraordinaire culminera lors de la Journée missionnaire mondiale du Dimanche 20 octobre lorsque se tiendra également la cérémonie de clôture du programme de formation.
Pour répondre à l’invitation du Pape François de revitaliser la missio ad gentes et de renouveler la vocation missionnaire chez les chrétiens du monde entier, le programme de formation vise à renforcer l’identité missionnaire, la conscience et les compétences des jeunes participants chrétiens, les préparant à s’engager activement au sein de la société civile, dans la vie communautaire dans un contexte interculturel et interreligieux comme celui de Tripoli. Dans un tel contexte, le programme de formation mettra en évidence le rôle spécifique des chrétiens et leur mission par rapport à d’importantes problématiques locales telles que la question du travail et du chômage, la pauvreté et les œuvres de charité, la protection de l’environnement, les droits des femmes, l’œcuménisme, la construction de la paix et la résolution des conflits. Le dialogue interreligieux et les relations entre chrétiens et musulmans seront également traités à l’occasion de cette I° Journée de la Fraternité humaine de Tripoli.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Assassinat d’un Curé dans le Cauca, terrain d’affrontement entre bandes armées anciennes et nouvelles

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 11:26
Villavicencio – « Nous élevons des prières au Seigneur afin que le Père Jhony [Ramos] soit accueilli dans la Maison du Père. Nous prions pour la conversion de ses assassins et nous rejetons toutes les formes de violence qui menacent la vie et la dignité des personnes ». C’est en ces termes que l’Archidiocèse de Villavicencio, par l’intermédiaire de son Ordinaire, S.Exc. Mgr Oscar Urbina Ortega, informe de la mort violente du Père Jhony Ramos, Curé de la Paroisse de Jésus de la Miséricorde de Villavicencio, sise dans le quartier de Comuneros, intervenue le 2 octobre.
Le prêtre, âgé de 53 ans, a été retrouvé mort, pieds et poings liés, à l’intérieur du presbytère. Un premier commentaire de la police, qui a ouvert une enquête sur le meurtre, a été que le Curé aurait été victime d’un vol, attendu que, depuis peu, il organisait une loterie paroissiale. « Les premiers signes montrent que le prêtre a été étouffé et frappé à la tête à l’aide d’un corps contondant. Nous espérons en savoir plus après l’autopsie » a indiqué à la presse un membre des forces de l’ordre responsable de l’enquête.
Le Père Ramos est le deuxième prêtre colombien tué en cette année 2019 . Il était très aimé de l’ensemble des fidèles même s’il avait cure de la Paroisse seulement depuis quatre mois.
Le Cauca a été disputé entre l’armée, les paramilitaires et les guérilleros des FARC . En lieu et place de la guérilla, désormais démobilisée, sont arrivées des bandes armées anciennes et nouvelles qui cherchent à reconquérir le terrain, sachant que l’enjeu est le contrôle des champs de coca ou mieux des terrains que les groupes armées voudraient transformer en plantations de drogue, vu le climat favorable.
L’Eglise a toujours sollicité fortement la présence de l’Etat et le développement de la zone. Après les violents affrontements du 3 avril dans le Cauca, dans le cadre desquels un manifestant avait trouvé la mort et six autres avaient été grièvement blessés, le Maire de Pasto, Pedro Vicente Obando, avait demandé à rencontrer Mgr Oscar Urbina, par ailleurs Président de la Conférence épiscopale, dans le but de demander formellement la médiation de l’Eglise dans la recherche d’un dialogue entre les communautés indigènes du Cauca et le Président Duque . Le 15 mars, l’Eglise, par l’intermédiaire de l’Evêque de Popayán et des Vicaires apostoliques de Guapi et Tierradentro, les juridictions ecclésiastiques se trouvant sur le territoire du Cauca, avaient insisté sur la demande visant à « progresser dans la construction d’un peuple réconcilié et pacifique ».
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EUROPE/CONFEDERATION HELVETIQUE - Lettre « d’envoi en mission » des Evêques au début du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 10:15
Fribourg – « Par cette lettre, nous renouvelons cet envoi en mission au nom de Jésus, afin que vous puissiez répondre à l’Appel unique que Dieu porte pour votre vie ! Nous comptons sur vous, le Christ compte sur vous et toute l’Eglise est avec vous pour avancer sur le chemin d’une conversion pastorale et missionnaire. Soyez assuré de notre prière et de notre bénédiction et « allez par le monde entier, proclamez l’Évangile à toute la création » . Telle est l’invitation faite à tous les baptisés contenu dans la lettre des Evêques de la Confédération helvétique diffusée le 1er octobre au cours de la célébration d’ouverture du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 qui a eu lieu au Baptistère de Riva San Vitale, dans le canton du Tessin, le plus antique baptistère du pays .
Les Evêques s’adressent à « chacun de vous, cher frère et sœur » et bien qu’ils souhaitent que ce message atteigne le plus grande nombre de baptisés, ils voudraient dans le même temps qu’il soit considéré comme « très personnel ». « Savez-vous que par votre baptême vous êtes devenu une création nouvelle et que vous ne faites plus qu’une seule personne avec Jésus-Christ ? Lui-même n'a cessé d'appeler et d'envoyer des femmes et des hommes et, avant de monter vers son Père, vous a confié une mission ainsi qu’à toute l’Eglise. La mission de l’envoyé n’est pas différente de la mission de Jésus lui-même. En tant que successeurs des apôtres, nous voulons proclamer aujourd’hui que cet envoi que nous adresse le Christ est d’une urgente actualité et que vous êtes vous-même concerné, envoyé en mission dans le monde entier, en commençant là où vous êtes ».
Selon les informations envoyées à Fides par Missio Suisse, les participants à cette liturgie d’ouverture du Mois missionnaire extraordinaire étaient conduits par six Evêques représentant des régions linguistiques, et par le Révérend Diacre Martin Brunner, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires. Les fidèles ont eu la possibilité de renouveler leurs promesses baptismales en puissant l’eau au baptistère historique pour s’en asperger. L’eau du baptistère a ensuite été envoyée dans les Paroisses des différentes communes, en invitant les communautés locales à renouveler leur baptême et à être des disciples missionnaires. Au terme de la célébration, l’Evêque de Sion et Président du groupe de travail pour le Mois missionnaire extraordinaire, S.Exc. Mgr Jean-Marie Lovey, a annoncé la publication de la lettre de la Conférence épiscopale helvétique s’adressant à tous les baptisés du pays.
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ASIE/INDE - Chrétiens en prière pour l’Inde à l’occasion de l’anniversaire de la naissance de Gandhi

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 09:49
New Delhi – « Prions pour l’Inde et pour les administrateurs politiques en collaborant en vue du développement, du progrès et du bien de notre terre mère ». Tel est l’appel diffusé par S.Exc. Mgr Anil Couto, Archevêque de Delhi, invitant les chrétiens du pays à prier à l’occasion du rassemblement de prière organisé ce 2 octobre à Dehli à l’occasion du 150ème anniversaire de la naissance de Gandhi, l’un des pères de la nation. A la rencontre de prière, organisée par la Fellowship of Christians et ayant eu lieu dans l’auditorium de l’école Jésus et Marie proche de la Cathédrale du Sacré-Cœur, ont participé des fidèles de plus de 20 dénominations et organisations chrétiennes.
Parmi les autorités politiques présentes se trouvaient Rakhi Birla, Vice-président de l’Assemblée législative de Delhi, Rajendra Pal Gautam, Ministre de la culture, et Avtar Singh, Maire de Delhi nord. Au cours de la rencontre, les représentants des diverses églises et communautés chrétiennes ont prié pour le Président, pour le Premier Ministre et pour l’ensemble des Ministres, fédéraux et des différents Etats.
La Fellowship of Christians est une initiative de l’Archidiocèse catholique de Delhi qui « entend réunir les chrétiens de toutes les confessions sur une plateforme commune afin de prier pour la nation » a expliqué l’un des organisateurs du rassemblement, le Père Divino Felix Oliveira.
« Chaque année, en ce jour, nous, chrétiens indiens, nous réunissons pour prier pour notre nation » a-t-il ajouté.
L’Inde affronte actuellement un sérieux défi sociopolitique, étant traversée par des phénomènes tels que les crimes de haine contre les chrétiens, les musulmans et les dalits alors que l’actuel gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi, issu du parti nationaliste hindou Bharatiya Janata appuie des groupes extrémistes hindous qui ont demandé l’expulsion de tous les missionnaires étrangers d’Inde, les accusant de se servir du travail social comme d’une façade pour convertir les dalits.
Mohandas Karamchand Gandhi, communément connu sous l’appellatif honorifique de Mahatma a été un homme politique, philosophe et avocat indien, connu comme père de la patrie. Il est né à Porbandar – localité actuellement intégrée à l’Etat du Gujarat – le 2 octobre 1869 et mourut à New Delhi le 30 janvier 1948, tué de trois balles par Nathuram Godse, un fanatique hindou ayant notamment des liens avec le groupe extrémiste hindou Mahasabha.
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ASIE/COREE DU SUD - Appel de l’Episcopat en faveur de l’absence d’autosuffisance et de l’annonce de l’Evangile aux plus pauvres dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 03/10/2019 - 09:13
Séoul – « Il existe encore de nombreuses personnes au sein de la société coréenne qui ne connaissent pas Jésus et ne comprennent pas Sa volonté. Nous devons proclamer la Parole de Jésus-Christ et faire de notre mieux afin de permettre à Sa volonté et à Son amour d’imprégner chaque recoin de notre société ». Telle est l’exhortation adressée à tous les fidèles coréens par la Conférence épiscopale de Corée à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François pour ce mois d’octobre afin de célébrer le centenaire de la Lettre apostolique de Benoit XV, Maximum Illud.
Dans un message portant la signature du Père Thomas Aquinas Kim Joon Chul, Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Corée envoyé à l’Agence Fides, l’Eglise en Corée se met en syntonie avec le Saint-Père. « Le Pape a invité toute l’Eglise à exprimer son esprit missionnaire et son zèle. En préparation au Mois missionnaire extraordinaire – indique le Message – l’Eglise en Corée s’efforce de renouveler la conscience et l’engagement missionnaire de tous les croyants ».
Le texte rappelle que, ainsi que l’a indiqué le Pape François dans son Message pour la Journée missionnaire mondiale de cette année, « tout chrétien est un missionnaire. Pour l’amour de Dieu, personne n’est inutile ou insignifiant. Chacun de nous a une mission dans le monde parce que chacun d’entre nous est le fruit de l’amour de Dieu ».
La note de l’Episcopat coréen poursuit : « Notre raison de proclamer l’Evangile est de réaliser le rêve de Jésus afin que tous les peuples vivent dans le Royaume de Dieu, plein d’amour, de paix et d’espérance. Le Royaume de Dieu que Jésus voulait n’était pas simplement un endroit où les hommes auraient pu aller après la mort. En réalité, le Royaume de Dieu est déjà présent même s’il n’est pas encore pleinement réalisé dans notre vie quotidienne. Le Royaume de Dieu est au milieu de vous indique l’Evangile selon Saint Luc . Le Royaume de Dieu que Jésus a prêché est une société dans laquelle la justice, la paix et l’amour de Dieu prévalent et guident toutes les choses du monde. Dès lors, l’authentique activité missionnaire consiste à communiquer la volonté de Notre Seigneur à tous les peuples et de les amener à la plénitude de Son amour, de Sa paix et de Sa justice ».
« Aujourd’hui, à mesure que la société coréenne devient plus chaotique – relève le texte transmis à Fides – les valeurs chrétiennes doivent plus que jamais être communiquées. Nous, catholiques coréens, devons conduire le peuple coréen vers une conversion intérieure profonde à l’enseigne de l’Evangile. Si nous ne pratiquons pas l’amour, la paix et la justice pour le bien de la société, notre foi n’aura pas de sens ».
Les Evêques reconnaissent que « les catholiques coréens ont apporté une contribution importante à la démocratisation de la société coréenne et à la promotion des droits fondamentaux. Toutefois ce n’est pas le moment pour nous de l’autosatisfaction. Nous devrions bien plutôt lutter pour la croissance spirituelle ». « Comme Jésus a montré Son amour préférentiel pour les pauvres, les marginalisés et les rejetés de la société – conclut la note – de même nous devrions porter Son amours dans tous les recoins de la société, en faisant preuve d’attention envers les plus vulnérables. Au travers des œuvres missionnaires, les paroles de Jésus se répandront jusqu’aux extrémités de la terre ».
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ASIE/PAKISTAN - L’Eglise au Pakistan et le don de la Parole de Dieu en vue de la mission

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/10/2019 - 12:47
Karachi – « Nous encourageons les fidèles, en particulier les jeunes, à lire quotidiennement la Parole de Dieu, au moins deux ou trois minutes chaque jour, afin de devenir plus forts dans la foi et de la proclamer à leur prochain. Nous souhaitons qu’ils s’approchent de la Saint Bible et qu’ils puissent annoncer l’Evangile ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le Père Benjamin Mushtaq, Vicaire de la Paroisse Saint Jacques de Karachi à l’occasion de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire au Pakistan.
Parmi les différentes initiatives organisées par les Eglises locales, la Paroisse Saint Jacques de Karachi a installé une exposition biblique et mis sur pied une représentation biblique pour encourager et motiver les fidèles à « passer de l’Ecriture à la vie » en mettant en pratique la Parole de Dieu et en en témoignant dans leur vie de société. Le Père Benjamin Mushtaq affirme : « Nous catholiques ne pouvons imaginer notre vie et notre foi sans l’Eucharistie et sans la Sainte Bible. De là part notre mission ». La Paroisse a lancé une campagne spéciale visant à inviter tous les fidèles à lire quotidiennement la Bible, surtout en famille ».
L’exposition biblique présente des panneaux ou des scènes avec des personnages vivants tirés de l’ensemble des 72 livres de la Bible. La réalisation a été possible grâce à l’intervention et à l’aide des paroissiens qui « a été émouvante » raconte le prêtre.
A l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire, l’Eglise au Pakistan travaille activement afin de faire en sorte que les fidèles s’approchent de la Bible au travers du rôle actif de la Commission biblique et catéchétique de la Conférence épiscopale du Pakistan.
La Commission en question a en effet lancé une campagne intitulée « Cent-mille amis de la Bible » qui accueille ceux qui s’engagent à lire la Bible du début à la fin, du premier au dernier chapitre à la suite. La campagne exhorte à une lecture non seulement culturelle mais aussi existentielle, qui passe donc dans la vie elle-même, en laissant la Parole de Dieu œuvrer, lui laissant toucher le cœur de l’homme. La Commission biblique et catéchétique de la Conférence épiscopale du Pakistan offre aussi des cours et organise des pèlerinages en vue de l’étude plus approfondie de la Bible.
Au sein de l’Archidiocèse de Karachi, la Commission catéchétique publie chaque jour sur les réseaux sociaux une vidéo avec la proclamation des lectures de la liturgie du jour en urdu. Selon le Père Aamir Bhatti, Directeur de la Commission, « c’est une manière de rester en unité avec l’Eglise universelle », ajoutant que « nos spectateurs augmentent de jour en jour », en ayant conscience que « la communication est mission ». En ce Mois d’octobre 2019, le Bureau national des Communications sociales de la Conférence épiscopale publie chaque semaine une réflexion sur l’Evangile du Dimanche dans une perspective missionnaire.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - De la nécessité d’un système éducatif authentique et solide pour limiter l’horreur de la violence

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/10/2019 - 12:09
Abidjan – Violences, sacrifices d’enfants, suicides, augmentation du nombre des grossesses précoces, barbarie, criminalité sont quelques-uns des maux qui minent la société ivoirienne. « La Côte-d’Ivoire va mal » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, de la Société des Missions africaines, se référant au énième épisode de violence enregistré dans le pays duquel il est originaire. La victime cette fois a suscité plus d’indignation et de colère parmi la population ivoirienne dans la mesure où il s’agit du viol d’un enfant de 3 ans, viol qui a entrainé la mort de la victime.
« Ce fait dramatique parmi tant d’autres faits dramatiques est la triste expression d’une société ivoirienne de plus en plus en souffrance – indique le missionnaire. Il s’agit d’une société qui n’a plus de repère parce que les valeurs fondamentales qui construisent et nourrissent l’homme ont été bradées au profit malsain du silence coupable et de la fuite de responsabilité des uns, et de la quête diabolique acharnée à la gloire et à la richesse des autres ».
« L’éducation est morte et par conséquent la morale s’est pervertie et la société s’est pourrie. Aujourd’hui le défi pour cette société ivoirienne est clair, il faut qu’elle soit sauvée en travaillant à atténuer le mal qui la ronge. Pour atténuer tout le mal dans lequel baigne notre société ivoirienne et qui terni jour après jour son image, il faut se donner les moyens nécessaires, accompagnés d’une volonté sincère et ferme, de reprendre en main les bases fondamentales de l’éducation sur toutes ses formes et à tous les niveaux » poursuit le prêtre.
« Seule l’éducation vraie, portée par des hommes et femmes eux-mêmes modèles d’un système éducatif qui inspire et transpire civisme, respect et crainte, pourra rendre l’homme bon et parfait. Aucune société ne peut subsister sans un système d’éducation véritable et solide. Replaçons l’éducation au cœur de notre société et nous la guérirons de beaucoup de maux. Dans ce combat pour redonner à l’éducation sa valeur fondamentale en Côte-d’Ivoire, l’Eglise doit redoubler d’ardeur ».
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ASIE/IRAQ - Inauguration du Mois missionnaire extraordinaire en Irak de la part du Patriarche de Babylone des Chaldéens

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/10/2019 - 12:02
Bagdad – Le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 s’est ouvert également en Irak par une célébration liturgique présidée par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, en la Cathédrale Saint Joseph de Bagdad au soir du 1er octobre. La célébration a été rythmée par des prières et des lectures bibliques ainsi que par la récitation du chapelet. Dans son homélie, le Patriarche de Babylone des Chaldéens a une nouvelle fois présenté la mission comme caractéristique constitutive du dynamisme qui communique aux hommes de tous les temps le salut promis par le Christ. Il a par ailleurs souligné que cette vocation missionnaire concerne aussi les Eglises de tradition apostolique présentes au Proche-Orient. La méthode ad hoc, aujourd’hui encore pour annoncer la joie de l’Evangile à nos contemporains – a indiqué le Cardinal – est la même que celle utilisée par l’Apôtre Saint Philippe à l’égard de Nathanaël et relatée dans le premier chapitre de l’Evangile selon Saint Jean. « Philippe était de Bethsaïde, la ville d'André et de Pierre. Philippe rencontre Nathanaël et lui dit : "Celui dont Moïse a écrit dans la Loi, ainsi que les prophètes, nous l'avons trouvé : Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth." Nathanaël lui dit : "De Nazareth, peut-il sortir quelque chose de bon ?" Philippe lui dit : "Viens et vois ».
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AFRIQUE/KENYA - Exhortation du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en faveur d’une aide aux prêtres Fidei Donum

Fides FR - www.fides.org - Mer, 02/10/2019 - 11:50
Nairobi – Le Père Bonaventure Luchidio, coordinateur des programmes Fidei Donum au Kenya, Secrétaire exécutif de la Commission pour les Missions de la Conférence épiscopale du Kenya et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires du Kenya, a invité les fidèles catholiques à soutenir les prêtres diocésains missionnaires envoyés pour évangéliser les territoires de mission.
« Nous encourageons actuellement l’esprit de Fidei Donum. Quand ceux-ci reviennent dans leurs Diocèses de provenance, il faut leur donner la possibilité de parler avec les chrétiens afin de les exhorter à contribuer à l’effort missionnaire. Je connais par exemple des Paroisses de Nairobi qui soutiennent d’ores et déjà certaines Paroisses de Lodwar et de Marsabit » affirme le Père Luchidio.
Le Père Luchidio souligne en outre les difficultés que rencontrent souvent les prêtres Fidei Donum dans le cadre de leur mission. « Finissant par se retrouver à œuvrer dans des lieux y compris très éloignés, ces prêtres sont parfois oubliés et se sentent quelques fois seuls. Ne croyons pas d’emblée que ces prêtres vont bien. Ils pourraient en revanche avoir besoin de notre aide pour ne pas se sentir abandonnés ».
Le Père Luchidio a organisé une rencontre du 22 au 26 septembre afin de partager les expériences personnelles et de renouveler les modalités visant à surmonter les défis relevés par les prêtres Fidei Donum au Kenya.
« La rencontre a eu pour but d’encourager l’esprit de mission en nous considérant réciproquement en tant que communion d’Eglises. Lorsqu’une Eglise se trouve dans le besoin, nous devons l’aider parce qu’il s’agit de frères et sœurs dans le Christ » a déclaré le Père Luchidio.
Les prêtres Fidei Donum sont des membres du clergé diocésain envoyés par leurs Diocèses pour aider à évangéliser les territoires de mission. Ils ont contribué à l’évangélisation primaire du Kenya, en particulier dans des Diocèses tels que ceux de Nyahururu, Isiolo, Malindi et Marsabit.
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