EUROPE/ITALIE - Témoignage du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples au forum de Missio et poursuite du chemin de conversion missionnaire par-delà le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:54
Rome – Gratitude et reconnaissance au Seigneur pour le don de ce Mois missionnaire extraordinaire, « pour tout ce que l’Esprit Saint nous a fait vivre et suscite, surtout au sein des très nombreuses Eglises locales présentes de par le monde entier », et engagement à ne pas le clôturer, mais à « poursuivre sur le chemin de conversion missionnaire de l’Eglise, tant désirée par le Pape François et par nous tous ». Tels sont les sentiments exprimés par le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, au cours de la Messe qu’il a célébré hier, 29 octobre, au forum organisé par la Fondation Mission et par le Bureau pour la Coopération missionnaire de la Conférence épiscopale italienne intitulé « La Mission fait l’Eglise : baptisés et envoyés pour la vie dans le monde ». Du 28 au 31 octobre, à la Fraterna Domus de Sacrofano , se retrouvent pour un temps de discernement commun concernant la mission plus de 300 personnes – Evêques chargés des Commissions missionnaires régionales, directeurs des Centres missionnaires diocésains et leurs équipes, représentants des Instituts missionnaires et religieux, des prêtres fidei donum, des bénévoles internationaux et des laïcs missionnaires.
Dans son homélie, le Cardinal Filoni a souligné que le but du Mois missionnaire extraordinaire n’a pas été seulement de commémorer le centenaire de la Lettre apostolique Maximum Illud, « mais de raviver l’ardeur pour la mission, afin que, toujours plus passionnés par Jésus, il soit possible sérieusement de se passionner pour le salut de l’humanité. Il ne s’est donc pas s’agit d’exhumer des formes exotiques de la mission restreinte et déléguée à quelques « héros » mais de redécouvrir la responsabilité baptismale commune qui vient de la foi, laquelle appelle tout un chacun à la sainteté ». « Nous sommes appelés à repenser et à découvrir de nouveaux chemins – a-t-il exhorté – de nouvelles modalités de la mission dont le véritable contenu consiste dans la fécondité de la foi baptismale en rapport de conversion et de transformation du monde ».
Le Préfet du Dicastère missionnaire a par suite souligné que « nous sommes placés dans le monde comme le levain, le sel et la lumière, afin que tout lève dans le Christ et devienne pain par l’offrande de soi à Dieu dans le don pour les autres » et que l’Eglise est « capable d’évangéliser efficacement seulement dans l’ensemble de la communion des Eglises répandues de par le monde ». Cette universalité requiert le don de soi, le témoignage de sa propre vie, comme l’ont fait les très nombreux missionnaires de l’histoire de l’Eglise. « Le Mois missionnaire extraordinaire nous a été indiqué par le Pape – a-t-il poursuivi – comme opportunité précieuse et providentielle pour nous demander et réfléchir sur l’état, la qualité et le sérieux de notre témoignage à l’intérieur de la mission ».
En concluant son homélie, le Cardinal a rappelé que le Mois missionnaire extraordinaire nous introduit vers un nouveau but : « En 2022, nous célébrerons le quatrième centenaire de la création par le Pape Grégoire XV de ce qui était alors la Congrégation de Propaganda Fide, actuelle Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Cette même année, nous ferons mémoire du bicentenaire de la fondation de l’Œuvre pontificale missionnaire de la Propagation de la Foi par la Vénérable Pauline Jaricot, et le centenaire de la qualification de pontificale des Œuvres missionnaires voulue par le Pape Pie XI afin que ces Œuvres puissent servir sa responsabilité de sollicitude missionnaire à l’égard de toutes les Eglises du monde en tant que Pasteur universel de l’Eglise. C’est dans cet esprit que, au lieu de clôturer le Mois missionnaire extraordinaire, nous nous lançons, intrépides, vers ses nouveaux anniversaires afin de poursuivre sur le chemin de conversion missionnaire de l’Eglise tant voulue par le Pape François et par nous tous ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Nouvel enlèvement d’un prêtre dans le sud du pays

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:54
Abuja – Un prêtre a été enlevé dans le sud du Nigeria. Il s’agit du Père Arinze Madu, Vice-recteur du Séminaire Regina Apostolorum d’Imezi-Owa, dans l’Etat d’Enugu. Il a été enlevé le 28 octobre à l’entrée du Séminaire par un groupe d’hommes armés. Un porte-parole de la police a affirmé que les forces de l’ordre sont sur les traces des ravisseurs qui se seraient réfugiés dans la forêt de la zone.
« Il s’agit d’un acte terrible » a affirmé le Père Benjamin Achi, Directeur des Communications du Diocèse d’Enugu, qui souligne que l’enlèvement du Père Madu a eu lieu deux mois seulement après le meurtre d’un autre prêtre de ce même Diocèse, le Père Paul Offu . En mars dernier, en outre, avait été retrouvé le corps sans vie du Père Clément Rapuluchukwu Ugwu, Curé de la Paroisse Saint Marc d’Obinofia Ndiuno, au sein de l’Ezeagu Local Government Area, lequel avait été enlevé le 13 mars à son presbytère .
En juin, la Conférence épiscopale du Nigeria, au travers de son Président, S.Exc. Mgr Augustine Akubeze, Archevêque de Benin City, avait dénoncé « un niveau d’insécurité sans précédents » , rappelant en particulier les nombreux cas d’enlèvements et de massacres de civils perpétrés dans diverses zones du pays.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel des religieux à l’unité des boliviens et à la non-violence

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:53
Sucre – « La Conférence bolivienne des religieux et religieuses , dans sa section de Sucre, suivant les traces du Christ en tant que lumière du monde, et après une analyse approfondie de la réalité que nous traversons actuellement, s’unit et accompagne le cri de demande de justice, de transparence, de démocratie, de vérité et de liberté du peuple bolivien ». C’est en ces termes que débute la déclaration parvenue à Fides qui a été publiée hier. Dans ce document, la CBR appelle d’abord et avant tout à l’unité des boliviens avant d’inviter la communauté catholique à organiser des moments publics de prière pour impliquer le peuple bolivien. Immédiatement après, elle lance un appel à la non-violence, invitant les autorités à apporter une solution claire et sincère aux problèmes urgents du pays.
« Nous désirons rappeler à nos autorités nationales qui gouvernement qu’elles représentent une nation entière, ceux qui vivent en ville et ceux qui vivent dans les zones rurales ou à la campagne. Nous ne voulons plus de haine ou de division entre frères » écrit la CBR. « Nous sommes avec tout le peuple bolivien et nous soutenons ses requêtes de paix, d’unité, de démocratie, de liberté, de transparence, d’équité, de justice et de vérité » souligne encore le texte des religieux. Dans sa conclusion, la CBR invite « nos frères des forces armées et de la police nationale à s’unir au peuple bolivien et à ne pas agir contre lui. Nous demandons au gouvernement national de respecter le vote populaire et la démocratie, exprimé dans le cadre des dernières élections nationales et non pas par les fraudes électorales ».
En Bolivie, la tension est encore forte entre groupes d’opposition et gouvernement, les premiers ayant vu leur nombre grossir grâce à l’arrivée de nombreux secteurs sociaux à cause du manque de transparence des élections. Au cours des trois derniers jours, les manifestations et les affrontements se sont succédés entre les fidèles du Président Evo Morales et ceux qui contestent les résultats des élections du 20 octobre. En effet, après une courte pause imprévue, a été annoncée la victoire du Président sortant pour un quatrième mandat consécutif.
L’Eglise catholique avait été très claire : « une nouvelle candidature d’Evo Morales aux présidentielles de 2019 provoquerait non pas l’union mais une fracture. Déjà, la division existe. La fracture existe dans notre pays mais ce choix provoquerait probablement une aggravation de cette fracture » avait déclaré le Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Bolivie, S.Exc. Mgr Aurelio Pesoa Ribera, O.F.M. .
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AFRIQUE/OUGANDA - Cultiver une rencontre personnelle avec Jésus-Christ pour être témoins de l’Evangile

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:52
Ggaba – « La rencontre personnelle avec Jésus-Christ vivant dans Son Eglise au travers de l’Eucharistie, de la Parole de Dieu, de la prière, personnelle et communautaire, est le début de la mission ». C’est ce qu’a affirmé le Père Kaweesa Pontian, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Ouganda, en s’adressant aux séminaristes du Grand Séminaire de Ggaba à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire.
A l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, qui vient d’être célébrée, moment clou du Mois missionnaire extraordinaire, le Père Pontian a insisté « sur le fait d’être des témoins du Christ dans une vie de sainteté », sur la formation continue au travers de l’approfondissement de la foi par la lecture et la réflexion biblique, catéchétique, spirituelle et sur la charité missionnaire qui s’exprime en toute action envers le prochain.
Le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Ouganda a précisé les quatre types de « charité missionnaire » sur lesquels intervenir directement : l’amour de Dieu, l’amour du prochain, l’engagement au profit des pauvres et des indigents et le soutien matériel valide aux missions.
Le Père Pontian a réaffirmé le contexte socioreligieux dans lequel œuvre l’Eglise, en considérant une série de facteurs comme celui selon lequel « la mission » n’est plus une exclusive de l’Eglise catholique, attendu que de nombreuses personnes lisent la Bible et l’interprètent de manière autonome. Le prêtre a expliqué « la collision entre culture et politique d’un coté et religion de l’autre » sans oublier « le syncrétisme qui combine la pratique du Christianisme avec d’autres pratiques païennes et religieuses telles que la sorcellerie ».
Selon le Père Pontian, enfin, la commémoration du centenaire de la Lettre apostolique Maximun Illud du Pape Benoît XV offre « un coup de fouet de sainteté » et encourage la prédication de l’Evangile dans le monde entier.
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ASIE/CHINE - Mois missionnaire extraordinaire et évangélisation sur Internet

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 10:32
Shi Jia Zhuang – Outre les habituelles activités pastorales centrées sur le thème de la mission comme la Messe, les rencontres de proère, les partages de foi, le Mois misssionnaire extraordinaire, proclamé par le Pape François pour octobre 2019 a été caractérisé, pour leds fidèles de Chine continentale, par une activité constante et fervente de partage du message "Baptisés et envoyés" sur Internet, par le biais des réseaux sociaux tels que WeChat, et sur les blogs. Dans les échanges et sur les posts mis en ligne par les Paroisses, les associations et des comptes de réseaux sociaux dédiés à l'évangélisation, a été remarqué le fait que "la mission ne constitue pas un événement spécial mais un fait quotidien, et doit etre vécue concrètement dans la vie de tous les jours".
Cette sensibilisation à la responsabilité missionnaire de tout baptisé a connu son moment culminant à l'occasion de la Journée missionnaire mondiale, vécue avec un enthousiasme extraordinaire et avec la participatio des communautés catholiques de la Chine continentale.
Selon des informations recueillies par l'Agence Fides dans différents Diocèses, une intense participation de fidèles, pretres, religieux, laics, familles, jeunes a été enregistrée dans tout le pays, en passant surtout au travers de l'usage des tecchnologies modernes sur les supports informatiques tels que téléphones portables intelligents, tablettes, ordinateurs, sur lesquels ont circulé des messages et des contenus dédiés exclusivement à la mission et à l'évangélisation de l'Eglise. "Pour l'occasio, certains Diocèses et Paroisses ont lancé leur propre compte officiel sur WeChat afin de rassembler et de sensibiliser les fidèles dans le cadre virtuel des réseaux sociaux. Ainsi, la Paroisse de Hang Zhou, dédiée à l'Immaculée Conception, a ouvert un compte WeChat appelé Maison de Nazareth et a organisé une fete spéciale sur le parvis de l'église, présentant une carte tridimensionnelle de l'itinéraire missionnaire des Apotres Pierre et Paul.
Les fidèles ne sont pas arrivés sans préparation à l'événement du Mois missionnaire extraordinaire, mais ont vécu une préparation féconde au cours des six mois précédents. A en effet été organisé un voyage missionnaire spirituel qui, sous la conduite de pretres, de religieux et de catéchistes, a impliqué les paroissiens. Une grande carte a été construite comportant 22 points importants qui ont marqué la vie missionnaire des Apotres Pierre et Paul - Jérusalem, Antioche, Corinthe, Ephèse etc. - en tant que parcours à réaliser au cours des mois de préparation. A chacun des points de la carte, pouvaient etre trouvés des matériels et des références bibliques comportant l'histoire du lieu et la signification spirituelle et missionnaire qui, vue l'expérience des Apotres, émergeait de ce lieu. En outre, les fidèles ont également affronté une sorte d'examen, en répondant aux questions des catéchistes sur la mission des Apotres Pierre et Paul. De là, les fidèles ont été impliqués au sein du compte WeChat Maison de Nazareth, pour pouvoir suivre et participer directement et de manière consciente à l'activité missionnaire, en invitant au groupe des personnes qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ.
Dans le cadre d'autres expériences suivies par l'Agence Fides, les Paroisses du Diocèse de San Yuan de la province du ShaanXi ont promu une lecture et méditation partagée du Message du Pape pour la Journée missionnaire mondiale, organisant des neuvaines, l'Adoration eucharistique et des oeuvres caritatives au profit des pauvres et des marginalisés.
Le thème de la Journée missionnaire mondiale au sein du Diocèse de Xian Xian, en province du He Bein, a été décliné en se concentrant sur la mission dans le cadre de la famille, sous le titre: "Seigneur, reste avec nous tous les jours en famille". Des centaines de catéchumènes ont été les protagonistes de la Journée: ils ont reçu le bapteme et sont devenus à leur tour d'authentiques baptisés et envoyés, afin de diffuser l'Evangile de par le monde.
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EUROPE/ALLEMAGNE - Evangélisation et mondialisation, un document des Eveques pour le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 10:07
Bonn – "L'appel de Jésus à porter l'Evangile jusqu'aux extrémités de la terre envoie l'Eglise dans le monde depuis les origines. La Parole du Ressuscité nous déclare que l'autosuffisance n'est pas prévue dans l'Eglise. Elle a plutot le mandat de témoigner la préoccupation de Dieu pour tous les hommes de toute époque historique. Meme aujourd'hui!". C'est ce que souligne le Président de la Conférence épiscopale allemande, S.Em. le Cardinal Reinhard Marx, Archeveque de Munich, dans la préface d'une récente publication des Eveques sur la Mission de l'Eglise. Le document a été publié à l'occasion du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François "par lequel le Saint-Père met au centre de la mission universelle de l'Eglise la proclamation de l'Evangile".
Par le passé, la meme Conférence épiscopale avait publié deux autres documents dédiés à la Mission intitulés "Le temps de semer. Etre Eglise en mission" et "Son Salut pour tous les peuples. La mission de l'Eglise universelle" , qui, à leur tour, voulaient sensibiliser les fidèles d'Allemagne à la mission et à l'évangélisation.
Conscients du fait que les horizons changeants du monde requièrent de nouvelles orientations missionnaires, les Eveques, dans leur dernier document sur le thème, fournissent des réponses détaillées à trois questions principales: "De quelle manière l'Evangile de Jésus-Christ peut etre traduit et compris dans la langue et dans la culture du contexte actuel?", "Quels défis lancent les contextes actuels de la mondialisation et de la sécularisation?" et "De quelle manière la communauté de foi de l'Eglise peut-elle développer des perspectives missionnaires et concrétiser des options?".
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AMERIQUE/EQUATEUR - Exposition vocationnelle des religieuses à Esmeraldas dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 09:47
Esmeraldas – Dans le cadre des activités programmées pour le Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019, le Mouvement des Religieuses consacrées du Vicariat apostolique d'Esmeraldas, en Equateur, a installé une exposition vocationnelle à Gran Manzana, parc central de la ville d'Esmeraldas. L'événement a été caractérisé par des moments d'animation, de joie et de prière, organisés par les membres des 14 communautés religieuses d'Esmeraldas. Le programme prévoyait également une heure d'adoration du Très Saint Sacrement.
Selon les informations parvenues à l'Agence Fides, de nombreuses personnes ont été contentes de cette initiative. Des passants eux-memes ont participé à l'initiative, s'unissant aux chants et aux témoignages. Les communautés religieuses ont fourni des informations sr le charisme de chacune de leurs Congrégations, avec l'aide de jeunes volontaires salésiens, du Petit Séminaire et de la Pastorale des jeunes locale.
Le Mois missionnaire extraordinaire a été ouvert, au sein du Vicariat apostolique d'Esmeraldas, le 28 septembre, par une célébration dans la Cathédrale à laquelle ont participé pretres, religieuses et représentants de toutes les Paroisses, des groupes et des mouvements ecclésiaux. Ont suivi des célébrations analogues dans les différentes zones pastorales, des rencontres dans les écoles et un programme radiodiffusé hebdomadaire dédié au thème.
La Préfecture apostolique d'Esmeraldas se trouve dans le nord-ouest du pays, sur les rives de l'Océan Pacifique. Elle fut érigée le 14 décembre 1945 par le Vénérable Pape Pie XII, et élevée à Vicariat apostolique le 14 novembre 1957. Il compte 568.408 habitants dont 472.757 catholiques répartis sur 25 Paroisses. Il ccompte 39 pretres diocésains et 18 religieux, 27 religieux non pretres, 128 religieuses et 33 grands séminaristes .
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AFRIQUE - Vastes zone de l’Afrique orientale frappées par des inondations

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 21:21
Nairobi – Les violences inondations qui ont frappé diverses zones de l’Afrique orientale ont provoqué mort et destruction au Soudan du Sud, au Kenya et en Somalie. Au Kenya, ce sont au moins 29 personnes qui ont perdu la vie dans les inondations qui ont touché 25 comtés du pays. Parmi les plus touchés se trouvent ceux de Mandera, Marsabit, Turkana, Wajir, Iamu et Kwale. La Caritas du Kenya a lancé un appel en vue d’une collecte de fonds, de nourriture et de biens de première nécessité afin d’aider les populations intéressées.
Au Soudan du Sud, S.Exc. Mgr Stephen Nyodho Ador Majwok, Evêque de Malakal, le plus vaste Diocèse du pays, a affirmé que 238.000 Km2 du territoire de son Diocèse sont envahis par les eaux. L’Evêque a demandé au gouvernement de déclarer l’Etat de catastrophe nationale pour faire face à l’urgence.
Selon un rapport de l’ONU, « depuis juillet, les pluies saisonnières inhabituellement fortes ont dévasté de vastes zones du Soudan du Sud, pour un total approximatif de 908.000 Km2. Les pluies devraient continuer au moins jusqu’à la fin novembre, mettant en danger d’autres personnes encore ». Selon le rapport, le drame est accentué par le fait que « dans les 32 comtés inondés des Etats de Jonglei, Upper Nile, Warrap, Eastern Equatoria, Northern Bahr el Ghazal, Unity et Lakes, plus de 3 millions de personnes avaient déjà besoin d’assistance avant même le début des pluies ». Le Soudan du Sud cherche en effet difficilement à sortir d’une désastreuse guerre civile ayant éclaté en décembre 2013, qui a provoqué l’exil ou l’évacuation de nombreuses personnes.
En Somalie, selon un autre rapport, au moins 182.000 personnes ont été évacuées à cause des inondations qui ont dévasté champs, infrastructures et routes. Dans l’Etat d’Hirshabelle, le fleuve Shabelle a débordé dans la ville de Belet Weyne et ses environs en date du 26 octobre. Trois personnes dont deux enfants de moins de 10 ans, se seraient noyées. Hier, 28 octobre, une embarcation avec 20 personnes à son bord, s’est retournée dans les environs de Belet Weyne, faisant au moins une dizaine de victimes.
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ASIE/INDONESIE - Le Pape et le Pencasila selon l’Archevêque de Djakarta

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 21:21
Djakarta – « Le Pape apprécie les valeurs du Pencasila se trouvant à la base de la nation indonésienne, laquelle s’efforce de contribuer à construire la paix dans le monde, en développant une véritable fraternité ». C’est ce qu’affirme S.Em. le Cardinal Ignazio Suharyo, Archevêque de Djakarta et Président de la Conférence épiscopale, créé Cardinal par le Pape François lors du Consistoire du 5 octobre dernier. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, retourné à Djakarta, célébrant ces jours derniers une Messe d’action de grâce en la Cathédrale, il a déclaré : « Je suis sûr que ma nomination constitue une reconnaissance à l’Eglise catholique en Indonésie, laquelle continue à chercher à grandir dans l’esprit du Concile Vatican II ». Le Cardinal Suharyo a remarqué que « le Saint-Siège apprécie grandement l’harmonie promue par le peuple indonésien, en particulier dans la relation avec les fidèles musulmans ».
Les catholiques en Indonésie, a ajouté le Cardinal, « ont eu un rôle actif dans la lutte pour l’indépendance indonésienne et aujourd’hui, ils s’engagent dans la vie sociale de la nation ».
Le Cardinal a en outre lié la nomination des nouveaux Cardinaux au Mois missionnaire extraordinaire, proclamé par le Pape pour octobre 2019, en affirmant que « pour cela, le rappel est très clair. Il s’agit de l’invitation faite par le Pape à renouveler continuellement sa mission évangélisatrice dans le monde entier ».
Dans un tel processus de « renouvellement » et de « conversion », qui n’a pas de fin, a poursuivi l’Archevêque de Djakarta, « l’Eglise catholique en Indonésie est appelée à être une Eglise qui, dans la fidélité au Christ, est toujours plus importante pour sa propre communauté et toujours plus significative pour la société ».
Ce renouvellement – a-t-il noté – part de la vie de prière et à ce propos, il cite l’Evangile selon Saint Luc , dans lequel Jésus invite à prier dans se lasser. Alimentant le rapport avec Dieu, a conclu le Cardinal, l’homme reçoit « le courage apostolique, l’humilité évangélique et la prière diligente », facteurs-clefs pour le renouvellement de l’Eglise.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Prise de position de l’Evêque de Matagalpa sur la situation actuelle

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 21:20
Matagalpa – S.Exc. Mgr Rolando Álvarez, Evêque de Matagalpa, a accordé un entretien vidéo, partagé avec Fides, dans lequel il analyse la réalité de son Diocèse et du Nicaragua. Mgr Alvarez souligne tout d’abord la pauvreté de la population. Depuis le récent recensement de la zone, on a découvert que 70% de la population de Matagalpa n’ont pas les moyens d’envoyer leurs enfants à l’école. « Ou l’on mange, ou l’on étudie et ces cas augmentent toujours plus ».
En ce qui concerne la sécurité, l’Evêque a déclaré que sa Cathédrale a été encerclée par la police à diverses occasions au cours de ces dernières semaines. A également été découvert le fait que, durant la procession de Notre-Dame du Rosaire, étaient présents des éléments violents qui étaient parvenus à s’infiltrer parmi la foule pour créer confusion et tension, mais les personnes les ont reconnus. Les fidèles de Matagalpa ont ainsi exprimé leur foi et leur manière de penser.
« Marcher dans la rue – a souligné l’Evêque – signifie manifester la foi et l’amour. Les manifestations de la population sont des expressions d’amour envers la patrie. Comme les catholiques qui le font par foi, cela arrive avec la population qui, par fidélité et amour envers la nation veut manifester pour demander le respect du pays et aussi exprimer un avis contraire au type de gouvernement ou à la gestion des affaires ».
A propos de l’hostilité envers l’Eglise de groupes progouvernementaux à Esteli, Masaya, Managua et maintenant Matagalpa, l’Evêque se livre au commentaire suivant : « La seule chose que je puisse dire est que nous, avant d’être croyants, nous devons prendre une position humanitaire. Les laïcs doivent être du côté des plus faibles ».
« L’Eglise a proposé un texte en mai 2014 qui est parvenu à arriver au Président. Nous le lui avons remis en tant que Pasteurs d’un peuple qui souffre et face aux besoins de dialogue avec tous les secteurs pour éviter ce qui se passe actuellement dans le pays – a-t-il affirmé s’agissant de la proposition de l’Eglise pour sortir de cette situation. Cependant nous n’avons pas été écoutés. En mai de cette année 2019, nous avons proposé une nouvelle fois une voie de développement et de vie sociale, dans le cadre de laquelle il était nécessaire de respecter les droits de tous, de reconnaître la dignité des personnes, la liberté d’expression, où la vérité va de paire avec la justice pour obtenir la paix. Il s’agit de cinq points, mais si la liberté n’existe pas, rien d’existe ».
Pour les chroniqueurs du pays, les Evêques continuent à être considérés comme des putschistes et Mgr Alvarez souligne à ce propos : « Nous sommes ouverts au dialogue. Nous continuons à œuvrer : catéchèses, travail social, promotion humaine etc. avec plus de force lorsque les situations sont difficiles. Nous, Evêques, avons choisi d’accompagner le peuple ».
Face au climat de violence existant dans de nombreuses zones du Nicaragua, violence qui frappe aussi l’Eglise, l’Evêque de Matagalpa répond en ces termes : « Je ne vis pas dans la peur. Je vais avec le peuple. L’Eglise n’a pas peur. Elle vit, célèbre et aide les autres. En outre, le Nicaragua n’a plus peur. La peur peut vous arrêter. Le peuple n’a plus peur. Il réussit maintenant à faire la différence et avec cela constitue un changement ».
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Témoignage du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires à l’occasion de la clôture du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 21:19
Yamoussoukro – « Le réveil missionnaire ne doit pas seulement s’arrêter au mois d’octobre décrété par le pape François, il doit faire partir de notre quotidien » a indiqué le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Côte-d’Ivoire, le Père Jean Noël Gossou, le Dimanche 27 octobre, au cours de la Messe de clôture de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire dans le pays.
La Messe a été caractérisée par la remise des attestations aux vainqueurs des concours de chant, de poésie et de théâtre organisés par la Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire .
Le concours, qui avait pour objectif de réaliser une catéchèse de masse sur le thème du Mois missionnaire extraordinaire, « Baptisés et envoyés, l’Eglise du Christ en mission dans le monde », a vu la participation de quatre des quinze Diocèses ivoiriens, à savoir ceux de Yopougon, Daloa, Abidjan et Agboville.
« Ce fut une belle expérience pour moi et le message que j’ai voulu véhiculer à travers mon poème c’est qu’entant que baptisés nous devons toujours annoncer le Christ à travers nos différentes activités » a confié Nassitodé Kouamé Romaric, lauréat du concours poésie.
Au terme de cette compétition le premier prix dans la discipline poésie et théâtre est revenu au Diocèse d’Agboville qui est reparti respectivement avec un ordinateur portable d’une valeur de 300 000 francs CFA et une enveloppe de 500 000 francs CFA . Le Diocèse de Daloa lui s’est vu octroyé le premier prix de la discipline chant avec comme lot un piano d’une valeur de 750 000 francs CFA .
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Les nouvelles technologies, un instrument pour "precher sur les toits" dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 10:37
Port Moresby - L'évolution continuelle du panorama des moyens de communication de masse et de la communication elle-meme rend nécessaire une approche propositive de la part de l'Eglise afin qu'elle puisse demeurer aux cotés des personnes. C'est ce qu'explique, dans un message parvenu à l'Agence Fides à l'occasion du Mois missionnaire extraordinaire, Agatha Ferei Furivai, laique catholique et Président de SIGNIS pour la région Pacifique, par ailleurs Directrice de la Caritas des Fidji. "La communication entre individus a changé de manière significative au cours des 20 dernières années. Les nouvelles générations sont composées de natifs numériques et disposent du savoir-faire technologique mais toujours plus de personnes s'éloignent de la communication face à face au sein des familles et des communautés. C'est pourquoi parents, grands-parents, responsables de communautés et tous ceux qui sont engagés dans le soin et la croissance des enfants doivent cheminer la main dans la main avec eux". Les mots d'Agatha Frei Furivai arrivent en marge du Symposium de Missiologie dédié au thème "La Mission à l'ère des moyens de communication et de la communication instantanée" organisé ces jours derniers à l'occasion du Mois missionnaire extraordinaire près l'Institut théologique catholique de Bomana, en Papouasie Nouvelle Guinée.
La nécessité d'un retour aux "relations réelles" avait été affrontée par le Pape François dans son Message pour la Journée mondiale des Communications sociales, en relevant qu'il "ne suffit pas de multiplier les connexions pour qu'augmente également la compréhension réciproque", invitant à construire une Eglise "dans laquelle l'union ne se fonde pas sur des "j'aime" mais sur la vérité, sur l'amen avec lequel chacun adhère au Corps du Christ, en accueillant les autres".
A ce propos, affirme la Directrice de la Caritas des Fidji, "dans notre cultutre marquée par la présence de l'ordinateur, l'Eglise peut raconter au monde son propre message, écouter plus clairement la voix de l'opinion publique et entrer dans les débats et dans la recherche commune de colutions aux nombreux problèmes urgents de l'humanité. Nous devons embrasser les nouvelles technologies pour proclamer la Parole du Christ, comme nous le ferions si nous devions le faire sur les toits".
Elle a ensuite remarqué que "la mission des fidèles laics constitue un voyage dans les relations interpersonnelles, afin de reconnaitre le Christ dans les autres. Au cours de ce voyage, nous pouvons utiliser les moyens de communication pour amplifier nos voix". Elle a également remarquer que, dans le Pacifique, se sont affirmées les plate-formes des réseaux sociaux en tant que modalités de communication, invitant à "faire usage des moyens de communication pour étendre le plan divin de notre Créateur et diffuser la Parole de Dieu".
"Nous sommes tous usagers et producteurs de messages qui vont dans le cercle de la communication. Il s'agit d'une bonne raison pour un effort collaboratif entre l'Eglise et les moyens de communication de masse" a-t-elle conclu.
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ASIE/INDE - Convention biblique au Madhya Pradesh dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 10:18
Indore - Les neuf Diocèses du Madhya Pradesh, dans le centre de l'Inde, ont organisé une Convention biblique de trois jours à Indore du 25 au 27 octobre, rassemblant dans ce cadre 6.000 fidèles, Eveques, pretres, religieux et laics arrivés de différentes parties de l'Etat pour réfléchir sur le thème "Baptisés et envoyés". Dans le cadre du rassemblement, les représentnts des neuf Diocèses ont partagé les activités pastorales et d'évangéòlisation réalisées au cours du Mois "afin de créer une conscience missionnaire" a affirmé le coordinateur de l'événement, le Père Joby Anand.
En célébrant la Messe de cloture, le 27 octobre, l'Archeveque de Bhopal, S.Exc. Mgr Leo Cornelio, a déclaré: "L'octobre 2019 a été proclamé par le Pape François comme Mois missionnaire extraordinaire dédié au thème "Baptisés et envoyés" que nous avons voulu faire notre. Il est important de proclamer le Christ avec enthousiasme. Notre convention sur la Bible, organisée chaque année, vise à faire grandir parmi les chrétiens l'intéret et l'amour pour l'Ecriture Sainte, de sorte qu'il soit ensuite possible d'annoncer l'Evangile".
Le Père John Paul, Président du Forum des moyens de communication catholiques d'Indore, a expliqué: "Nous organisons chaque année un festival biblique pour le renouvellement spirituel des fidèles. Cette année, nous l'avons lié au Mois missionnaire extraordinaire".
La convention de trois jours a été caractérisée par des rencontres et des approfondissements bibliques, des liturgies particulières, la célébration du Saint Sacrifice de la Messe et la récitation du chapelet. Y ont participé des familles de diverses localités de l'Etat.
S.Exc. Mgr Chacko Thottumarickal, Eveque d'Indore, a remercié tous les participants, "espérant un impact de la Parole de Dieu dans leur vie". "Nous pouvons construire ensemble un monde plus heureux, en faisant en sorte que la lecture de la Bible fasse partie de notre vie et de notre routine familiale" a-t-il déclaré.
Au terme du Festival, une procession a porté la Bible et les statues de Notre-Dame et de Sainte Mariam Teresa dans les rues de la ville d'Indore, en signe de témoignage chrétien public.
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AMERIQUE/BRESIL - Prise de position de l'Episcopat sur la pollution des plages

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 10:02
Brasilia – Les plaques de pétrole et de déchets huileux qui, depuis les premiers jours de septembre, avancent sur les plages du Nord-est brésilien, provoquant la mort d'animaux et l'endommagement des localités touristiques, ont porté la Conférence épiscopale du Brésil à se prononcer dans une note publiée le 28 octobre, qui appelle une "profonde et immédiate conversion écologique".
Des milliers de personnes sont engagées dans le nettoyage de plus de 200 plages de neuf Etats sur une aire de plus de 2.000 Km2. Selon les experts, il pourrait s'agir de la pire catastrophe jamais intervenue dans la zone, dont les causes demeurent encore inconnues. Le Parquet fédéral a accusé le gouvernement de Brasilia de ne pas avoir organisé une réponse à la catastrophe.
"Les processus d'extraction qui contaminent et tuent doivent etre surveillés et tenus ppour responsables par les pouvoirs publics attendu qu'il n'existe pas d'avenir pour l'huamnité sans le respect indispensable pour la maison commune" écrit la Présidence de la CNBB dans le texte parvenu à l'Agence Fides.
L'Assemblée spéciale du Synode des Eveques pour l'Amazonie a réaffirmé le besoin "d'une authentique conversion écologique", poursuivent-ils, en citant comme exemple pour toute personne sur la voie de la conversin "le magnifique travail des bénévoles qui courent des risques au contact de l'huile toxique pour sauver l'environnement".
Face à cette catastrophe environnementale, les Eveques demandent aux autorités compétentes de mener "des actions efficaces pour rétablir l'équilivre naturel" outre à ouvrir les enquetes nécessaires "pour découvrir l'origine et les causes de cette tragédie écologique". "Le courage et la solidarité des bénPvoles doivent toucher le coeur de tous, en particulier des gouvernants, de manière à ce que la défense de la vie et de la planète constituent toujours une priorité" conclut la note.
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AMERIQUE/CHILI - Prise de position de l’Evêque de San José de Temuco sur le Chili, « un pays à la recherche du nous »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 28/10/2019 - 22:46
Temuco – « Face aux douloureux événements auxquels nous avons assisté ces derniers jours, par-delà l’urgente nécessité d’affronter leurs graves conséquences pour le bien de toute la population, de manière responsable et selon les critères de l’Etat de droit, il est nécessaire de reconstruire la coexistence sociale, le bien commun, le dialogue basé sur l’amitié civique, dans le plein respect de la vie et de la dignité de toute personne. En ne respectant pas ces valeurs, en quelque sorte, nous tous avons une part de responsabilité et nous sommes donc tous à la recherche et engagés dans la découverte de solutions. Il s’agit d’un impératif éthique ». C’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Hector Vargas, Evêque de San José de Temuco, dans une note parvenue à l’Agence Fides.
« La solution est complexe. Elle requiert une profonde réforme structurelle de nos institutions de manière à considérer les nouvelles formes de participation des citoyens, en mesure de répondre à leurs attentes. Ceci implique le renforcement de l’éthique publique qui, en premier lieu, demande le dépassement de l’individualisme asocial et l’ouverture à un sens de communauté. En d’autres termes, avoir le sens du nous. Par suite, la question clef n’est pas ce qui s’adapte à un individu ou à un groupe social mais ce qui convient au pays » souligne Mgr Vargas.
« Il s’agit d’un principe qui, pendant trop longtemps, est resté lettre morte, dans les sociétés politiques modernes et contemporaines, surtout à cause de l’influence exercée par les idéologies individualistes et collectivistes » poursuit l’Evêque de San José de Temuco.
« Par conséquent, la politique devrait aider à faire émerger le mieux des personnes et des groupes qui constituent l’altérité et la diversité sociale, sans perdre de vue l’unité de la communauté humaine concrète. En ce sens, le rôle de l’Etat, les politiques publiques, l’autonomie active de la communauté sociale et des corps intermédiaires, sont substantiels pour accomplir des progrès vers un Chili plus juste et plus fraternel » conclut le texte.
Au Chili, à partir de cette nuit, le couvre-feu a officiellement été aboli, « dans le but de contribuer à ce que le Chili parvienne à restaurer la normalité institutionnelle » indique une note du gouvernement.
Le Président, Sebastián Piñera, avait par ailleurs annoncé samedi dernier, 26 octobre, un changement de cabinet ministériel et la révocation de l’Etat d’urgence, décrété en différentes zones du pays.
Bien que le Chef de l’Etat ait déclaré vouloir résoudre la situation de protestation populaire, jusqu’à ce jour, le nombre de morts suites aux violences au Chili était de 19 dans le cadre des protestations antigouvernementales massives. L’administration présidentielle a été accusée d’usage excessif de la force.
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AFRIQUE/ETHIOPIE - Déclaration du Premier Ministre, Prix Nobel de la Paix, contre la tentative de provoquer une crise ethnique et religieuse

Fides FR - www.fides.org - Lun, 28/10/2019 - 22:46
Addis Abeba – « Un tentative visant à provoquer une crise ethnique et religieuse », c’est ainsi que le Premier Ministre éthiopien, Abiy Ahmed Ali, a qualifié les violences qui ont provoqué la mort de 67 personnes la semaine dernière dans le pays de la Corne de l’Afrique. Les violences en question ont explosé le 23 octobre à Addis Abeba, la capitale, pour ensuite s’étendre à la région d’Oromie, suite à une plainte lancée par un activiste, Jawar Mohammed, selon laquelle il aurait fait l’objet d’une tentative d’assassinat ou d’enlèvement de la part des forces de sécurité.
Les partisans de Jawar Mohammed sont descendus dans les rues de la capitale et dans celles d’autres villes, en affrontant les forces de l’ordre. Les violences ont bientôt dégénéré en affrontements intercommunautaires.
Jawar Mohammed est un activiste qui a eu un rôle important dans la révolte des jeunes Oromos ayant contraint l’alors Premier Ministre, Hailé Mariam Desalegn, à démissionner en février 2018, ouvrant la route à l’avènement de l’actuel Premier Ministre, Abiy Ahmed Ali. Ce dernier a lancé un programme de réformes politiques et de réconciliation nationale et a reçu cette année le Prix Nobel de la Paix pour la manière dont il a géré la délicate phase de transition politique, marquée par l’accès au poste de Premier Ministre d’un membre de l’ethnie Oromo, la plus importante du pays, même si jusqu’alors marginalisée par le pouvoir, ainsi que pour la paix avec l’Erythrée.
Après être revenu des Etats-Unis, où il vivait, Jawar Mohammed a commencé à critiquer les réformes lancées par Abiy Ahmed Ali, lesquelles visent à réduire les tensions entre les différentes ethnies du pays.
Au cours des affrontements, ont été par ailleurs attaquées trois églises coptes orthodoxes et une mosquée.
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AFRIQUE/NIGERIA - Clôture du Congrès missionnaire national de la part du Président des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Lun, 28/10/2019 - 22:45
Benin city – Il ne suffit pas d’organiser un Congrès sur le thème de l’Evangélisation si celui-ci n’a pas un impact sur la vie de tous ceux qui y ont participé de manière à ce que chacun puisse évangéliser au travers de ses paroles et des sa propre vie. C’est ce qu’a souligné le 26 octobre S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires, au cours de la Messe de clôture du Congrès missionnaire national du Nigeria, qui s’est tenu à Benin city du 22 au 26 octobre .
En rendant grâce au Seigneur de cette opportunité, l’Archevêque a réaffirmé dans son homélie que « le centre de l’Evangélisation est le Christ, le Christ authentique, en mesure d’attirer même ceux qui sont les plus éloignés, de donner la vie, de rendre féconde notre vie » et que « toute activité pastorale, même ce Congrès, devrait nous aider à fixer notre regard sur Jésus-Christ, de manière à obtenir la vraie vie ». Par suite, en s’inspirant de la liturgie du jour, il s’est attardé sur quatre points fondamentaux de la mission, à savoir l’annonce de la foi, l’histoire, la conversion et la miséricorde de Dieu.
Se basant sur la première lecture, dans laquelle l’Apôtre Saint Paul écrit aux Romains : « Il n'y a donc plus maintenant de condamnation pour ceux qui sont dans le Christ Jésus » , l’Archevêque a souligné que la Bonne Nouvelle que Dieu veut communiquer est le Salut donné à chacun au travers de la mort et de la résurrection de Son Fils, Jésus-Christ. Dieu nous aime et Il est présent en nous avec Son Esprit. « Invoquons constamment l’Esprit de Dieu dans la prière, l’Esprit qui donne vie et force à notre mission et nous encourage à proclamer la vérité de l’Evangile qui est l’amour de Dieu pour chaque homme et Son désir de sauver ».
Ensuite, commentant l’Evangile, Mgr Dal Toso a mis en évidence que le Christ évangélise en s’inspirant de la réalité concrète de ceux qui l’écoutent, en prenant pour exemples des épisodes qui, en Lui, acquièrent une signification. Il a encore exhorté à se laisser interroger par ce qui se passe dans notre vie et dans celle des autres. « De cette manière, même les vicissitudes quotidiennes de la vie deviennent une manière par laquelle Dieu nous parle » a-t-il souligné. « En tant qu’Eglise, nous sommes appelés à discerner la voix de Dieu et à lire l’histoire non seulement selon des critères humains mais surtout à la lumière de la Parole de Dieu – a-t-il poursuivi. Là, nous pouvons découvrir où le Seigneur veut nous conduire, en tant qu’Eglise, en tant que société, en tant que fidèle ».
Les événements de l’histoire, même ceux caractérisés par la souffrance et la douleur, sous cette lumière, deviennent ainsi une invitation à la conversion, qui consiste dans le dépassement de notre manière personnelle de voir les choses, d’interpréter l’histoire, en adoptant une perspective différente, qui nous permet de sortir de nous-mêmes et de rencontrer le regard du Christ qui a vaincu tout mal. « C’est justement en contemplant Son amour que nous sommes transformés ».
Un chrétien est appelé à se convertir chaque jour. « Au travers de la conversion, nous rencontrons un Dieu miséricordieux envers nous. Nous aussi, aujourd’hui, nous sommes ici en cette célébration pour connaître et faire l’expérience de la miséricorde de Dieu, de manière à ce que ceux qui nous rencontrent puissent découvrir en nous la miséricorde de Dieu ». Rappelant le thème de ce Mois missionnaire extraordinaire, « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde », l’Archevêque a ensuite exhorté : « Nous sommes tous baptisés et envoyés en tant qu’Eglise pour être missionnaires dans le monde, pour être des témoins, pour prêcher que la parole de salut que le Christ a fait résonner dans nos cœur a le pouvoir de nous convertir constamment à Lui pour nous offrir l’expérience de miséricorde et par suite changer notre vie ».
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VATICAN - Le cri des pauvres entendu au Synode sur l’Amazonie devenu cri d’espérance de l’Eglise selon le Pape François

Fides FR - www.fides.org - Lun, 28/10/2019 - 22:44
Cité du Vatican – Dans le cadre de l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques sur l’Amazonie, « nous avons eu la grâce d’écouter les voix des pauvres et de réfléchir sur la précarité de leurs vies, menacées par des modèles de développement prédateurs ». Ils ont témoigné qu’il est possible de regarder la réalité « en l’accueillant les mains ouvertes comme un don, en habitant la Création non pas comme un moyen à exploiter mais comme une maison à protéger, en faisant confiance à Dieu » qui en tant que Père « écoute la prière de l’opprimé ». Tel est la caractéristique la plus riche et la plus féconde, qui, selon le Pape François, a marqué les travaux et les conclusions de l’Assemblée spéciale du Synode des Evêques qui s’est déroulée à Rome du 6 au 27 octobre dédiée à l’Amazonie. « Le cri des pauvres – a ajouté le Pape – est le cri d’espérance de l’Eglise. En faisant nôtre leur cri, nous sommes sûrs que notre prière elle aussi traversera les nuées ».
En s’appuyant sur les lectures de la Liturgie du jour et s’attardant sur la péricope évangélique dans laquelle Jésus raconte la parabole du pharisien et du publicain qui prient dans le Temple, le Pape François a attiré l’attention sur les nombreux cas dans lesquels, même au sein de l’Eglise, « ceux qui sont à l’avant » manifestent du mépris pour les autres personnes et leurs traditions, en effacent les histoires, en occupent les territoires, en usurpent les biens. « Nous l’avons vu dans le cadre du Synode – a ajouté le Pape – lorsque nous avons parlé de l’exploitation de la Création, des personnes, des habitants de l’Amazonie, du trafic d’êtres humains, du commerce des personnes. Les erreurs du passé n’ont pas suffi à arrêter le saccage des autres et à cesser d’infliger des blessures à nos frères et à notre sœur la terre : nous l’avons vu dans le visage défiguré de l’Amazonie ».
A la base spirituelle de tant de dévastation – a souligné le Pape – se trouve la « religion du moi » représentée par le pharisien de la parabole évangélique. Ce dernier semble « débordant de sa propre sécurité, de sa propre capacité à observer les commandements, de ses mérites et de ses vertus. Il n’est centré que sur lui-même ». Il est adepte de la « religion du moi », qui fait qu’il présume être juste et pour cela supérieur aux pécheurs, comme le publicain qui prie au fond du temple, en se reconnaissant pécheur devant Dieu.
A l’opposé de la vanité du pharisien, le Pape a indiqué la « prière du pauvre » rappelée dans la première lecture. La prière qui « traverse les nuées » et arrive au Père alors que celle de ceux qui se présument justes « demeure à terre, écrasée par la force de gravité de l’égoïsme ». Le sens de la foi du peuple de Dieu – a souligné le Pape François – a toujours vu chez les pauvres « les portiers du Ciel ». Ce sont les pauvres « qui nous ouvriront ou non toutes grandes les portes de la vie éternelle, eux qui ne se sont pas considérés patrons en cette vie, qui ne se sont pas mis eux-mêmes avant les autres et ont seulement eu en Dieu leur richesse ».
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ASIE/OUZBEKISTAN - Nouveau départ de la communauté catholique à partir du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Lun, 28/10/2019 - 11:06
Tachkent - "Dans le cadre du Mois extraordinaire que l'Eglise a voulu dédier aux Missions, nous avons décidé de nous réunir chaque jour pour réciter la prière du chapelet. Pour ce motif, nous nous retrouvons chaque jour avec les fidèles dans la Paroisse de Tachkent. Dans nos intentions se trouvent les Missions du monde entier et en particulier la notre. Le Mois missionnaire représente pour nous un nouveau point de départ, que nous confions aux mains de Dieu". C'est ce qu'indique à l'Agence Fides l'Administrateur apostolique d'Ouzbékistan, S.Exc. Mgr Jerzy Maculewicz OFM, évoquant l'initiative organisée par la communauté des baptisés en Ouzbékistan à l'occasion d'octobre 2019, voulu par le Pape François comme mois extraordinaire dédié à la mission.
Après la pause estival, qui a vu les pretres présents en terre ouzbekhe s'alterner pour vivre une période de repos dans leurs pays d'origine, les activités de la communautélocale ont repris en octobre, avec la fete de Saint François d'Assise. "Ici, en Ouzbékistan, parmi les pretres, nous sommes en grande majorité franciscains - avec la présence d'un prtre diocésain et d'un religieux de l'Institut du Verbe incarné - et le 4 octobre représente pour nous un jour très important. Cette année, nous l'avons célébré en nous réunissant avec les fidèles et en vivant un moment de prière suivi par une petite fete. La date nous a par ailleurs également fourni l'occasion de feter le 25ème anniversaire de mes voeux perpétuels" a raconté Mgr Maculewicz.
Ont débuté également au mois d'octobre les parcours de préparation aux sacrements. A ce propos, indique l'Administrateur apostolique: "A partie de ce mois, a débuté le catéchuménat visant à préparer les adultes à recevoir le bapteme. Il s'agit d'un début en pleine syntonie avec le thème du Mois missionnaire: "Baptisés et envoyés". Pour le moment, y participent quelques 10 personnes mais nous sommes certains que d'autres arriveront. En outre, nous avons commencé le catéchisme pour les enfants et les jeunes, en préparation à la première Communion. Nous faisons ce qui est en notre pouvoir pour servir toute la population qui arrive dans nos Paroisses".
La présence catholique en Ouzbékistan est constituée de quelques 3.000 baptisés, répartis sur cinq Paroisses locales: aux quelques 700 fidèles actifs à Tachkent, s'ajoutent ceux répartis entre Samarcanda, Bukhara, Urgench et Fergana.
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ASIE/SRI LANKA - Les critères donnés par l'Eglise en vue des élections présidentielles entre vote en conscience et attention au bien commun

Fides FR - www.fides.org - Lun, 28/10/2019 - 10:51
Colombo - Participer au scrutin en conscience et avec enthousiasme, choisir des candidats ayant à coeur le bien commun du pays, en considérant les défis tels que le développement économique et social, la réconciliation, l'engagement contre la violence ethnique et religieuse, l'occupation illégale de terrains. Tels sont les critères et les recommandations que l'Eglise au Sri Lanka offre à ses fidèles en vue des élections présidentielles du 1er novembre.
La Caritas du Sri Lanka a recommandé et encouragé tous les chrétiens et les catholiques du pays à prendre part avec enthousiasme au scrutin, exercice de démocratie, droit et devoir de tout citoyen. La Caritas du Sri Lanka a également affirmé que, d'ici le vote, seront conduits des programmes de sensibilisation et des débats sur des questions intéressant la société afin d'éduquer responsables, associations et membres de la communauté catholique, ainsi que l'a communiqué la Commission pour la Justice et le Développement humain de la Caritas en offrant des lignes directrices pour les élections présidentielles.
En outre, dans toutes les églises de l'île, en famille et dans les communautés ecclésiales, les catholiques récitent quotidiennement le chapelet et offrent des prières constantes afin que des urnes puisse émerger un responsable honnête, qui guide le pays avec sagesse. A la lumière de la Doctrine sociale de l'Eglise, et reconnaissant l'actuelle confusion politique, la Commission Justice et Paix de la Caritas a rappelé les questions sociales et économiques cruciales auxquelles est confrontée la population de ce pays.
La Commission a en outre affirmé que la rédaction de la nouvelle Constitution doit intervenir "en consultant toutes les parties intéressées et en garantissant la décentralisation du pouvoir afin de satisfaire l'aspiration de toutes les communautés".
En outre, sont demandées "des structures judiciaires et juridiques libres et indépendantes afin de garantir la justice aux personnes", sachant que les défis centraux son "le bon gouvernement, la dignité de toutes les personnes, la justice sociale, l'égalité, les questions liées au chômage, le soin de l'écologie et la transparence des moyens de communication".
D'autres questions citées concernent la politique migratoire et le trafic d'êtres humains, les mesures liées à l'Etat providence pour les mineurs, le bon usage des ressources naturelles et la réhabilitation des personnes sous l'influence de drogues et de substances nocives.
Le Sri Lanka est un pays multiethnique de 22 millions d'habitants, en majorité bouddhistes mais comprenant des minorités chrétiennes, musulmanes et hindoues. Les musulmans représentent ainsi près de 10% de la population, les chrétiens 7,4% - dont 6,1% de catholiques et 1,3% de protestants.
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