Le Pape et la mission: «Sans Jésus, nous ne pouvons rien faire»

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 12:57
Rome - Nous anticipons ici quelques extraits du livre-entretien entre le Pape François où le Pape y réaffirme que «l'Eglise est annonce, ou elle n’est pas l’Eglise». L’ouvrage, édité par la Libreria Editrice Vaticana et les éditions San Paolo, est disponible en librairie à partir du 5 novembre.

«La joie de l’Évangile remplit le cœur et toute la vie de ceux qui rencontrent Jésus». C'est ainsi que débute l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, publiée par le Pape François en novembre 2013, huit mois après le conclave qui l'a élu évêque de Rome et Successeur de Pierre. Ce texte programmatique du pontificat invitait tout un chacun à régler à nouveau tout acte, réflexion et initiative ecclésiale «sur l'annonce de l'Évangile dans le monde actuel». Six ans après, pour le mois d’octobre 2019 à peine conclu, le Souverain pontife a proclamé un Mois missionnaire extraordinaire, et dans le même temps, a convoqué à Rome l'Assemblée spéciale du Synode des évêques dédiée à la région amazonienne, dans le but de suggérer également de nouvelles voies pour l'annonce de l'Évangile au sein du «poumon vert», menacé par une exploitation prédatrice génératrice de dommages et de blessures dont sont victimes «nos frères et notre sœur la terre» .
Au cours de cette période, le Pape François a disséminé son magistère de références liées à la nature propre de la mission de l'Eglise dans le monde. Par exemple, le Souverain pontife a répété à l'infini qu'annoncer l'Evangile ne relève pas du «prosélytisme» et que l'Église grandit «par attraction» et par «témoignage»: une constellation d'expressions orientées à suggérer par touches le dynamisme propre de toute œuvre apostolique et quelle peut en être sa source.
C'est de tout cela et de bien d'autres choses encore que le Pape François parle dans le livre-entretien intitulé «Sans Lui nous ne pouvons rien faire. Etre missionnaires aujourd'hui dans le monde» . L'Agence Fides en propose, en avant-première, quelques extraits.

Vous avez raconté que, dans votre jeunesse, vous vouliez partir en mission au Japon. Peut-on dire que le Pape est un missionnaire manqué ?
Je ne le suis pas. Je suis entré chez les Jésuites parce que leur vocation missionnaire me frappait, le fait qu'ils aillent toujours vers les frontières. Alors, je n'ai pas pu aller au Japon mais j'ai toujours ressenti le fait qu'annoncer Jésus et Son Évangile comporte toujours l’action de sortir et de se mettre en chemin.

Vous répétez toujours «Église en sortie». L'expression est beaucoup reprise et, parfois, elle semble devenir un slogan plutôt abusé, à disposition de ceux qui, toujours plus nombreux, passent leur temps à donner des leçons à l'Église sur la manière dont elle devrait ou ne devrait pas être.
« Eglise en sortie » n'est pas une expression à la mode que j'ai inventée. Elle est le commandement de Jésus qui, dans l'Evangile selon Saint Marc, demande aux siens d'aller dans le monde entier et de prêcher l'Evangile « à toute créature ». L'Eglise, ou elle est en sortie ou ce n'est pas l'Eglise. Ou bien elle est en annonce ou bien elle n'est pas l'Eglise. Si l'Eglise ne sort pas elle se corrompt, elle se dénature. Elle devient une autre chose.

Que devient une Eglise qui n'annonce pas ou ne sort pas ?
Elle devient une association spirituelle, une multinationale visant à lancer des initiatives et des messages à contenu éthique et religieux. Rien de mal à cela mais ce n'est pas l'Eglise. C'est un risque que court toute organisation statique à l'intérieur de l'Eglise. On finit par domestiquer le Christ. Tu ne rends plus témoignage des œuvres du Christ mais tu parles au nom d'une certaine idée du Christ, une idée que tu possèdes et que tu domestiques. Tu organises les choses à ton gré, tu deviens le petit imprésario de la vie ecclésiale où tout a lieu selon le programme établi et c'est-à-dire seulement selon les instructions. Mais la rencontre avec le Christ n’a plus lieu. La rencontre qui t'avait touché le cœur au début ne se produit plus.

La mission est-elle en soi un antidote à tout cela? La volonté et l'effort de « sortir » en mission suffisent-ils pour éviter ces distorsions ?
La mission, « l'Eglise en sortie », ce n’est pas un programme, une intention à réaliser à travers un effort de volonté. C'est le Christ qui fait sortir l'Eglise d'elle-même. Dans le cadre de la mission d'annonce de l'Evangile, tu te mets en marche parce que l'Esprit Saint te pousse et te porte. Lorsque tu arrives, tu t'aperçois qu’Il est arrivé avant toi et qu'Il t'attend. L'Esprit du Seigneur est arrivé avant. Il prévient, y compris pour te préparer la route, et Il est déjà à l'oeuvre.

Dans une rencontre avec les Œuvres pontificales missionnaires, vous avez suggéré de lire les Actes des Apôtres en tant que texte habituel de prière, le récit des origines, et non pas un manuel de stratégie missionnaire « moderne ». Pour quelle raison ?
Le protagoniste des Actes des Apôtres, ce ne sont pas les Apôtres. Le protagoniste, c’est l'Esprit Saint. Les Apôtres sont les premiers à le reconnaitre et à l’attester. Lorsqu'ils communiquent aux frères d'Antioche les indications issues du Concile de Jérusalem, ils écrivent : « Nous avons décidé, l'Esprit Saint et nous ». Ils reconnaissaient avec réalisme, en fait, que c'était le Seigneur qui ajoutait chaque jour à la communauté « ceux qui étaient sauvés » et non pas les efforts de persuasion des hommes.

Mais maintenant, est-ce comme autrefois ? Rien n'a changé ?
L'expérience des Apôtres est comme un paradigme qui est toujours valable. Il suffit de penser à la manière dont les choses adviennent gratuitement, sans excès, dans les Actes des Apôtres. Il s'agit d'une histoire d'hommes dans laquelle les disciples arrivent toujours au deuxième rang, toujours après l'Esprit Saint qui agit. C'est Lui qui prépare et travaille les cœurs. Il chamboule leurs plans. C'est Lui qui les accompagne, les guide et les console dans toutes les circonstances qu'ils sont amenés à vivre. Lorsqu’arrivent les problèmes et les persécutions, l'Esprit Saint travaille également, de manière encore plus surprenante, à travers Son réconfort, Ses consolations, comme c'est le cas après le premier martyre, celui de Saint Etienne.

Que se passe-t-il ?
Un temps de persécutions commence et de nombreux disciples fuient Jérusalem, se rendant en Judée et en Samarie. Là, alors qu'ils sont dispersés et en fuite, ils commencent à annoncer l'Evangile même s'ils sont seuls et si les Apôtres ne sont pas avec eux, puisque ces derniers sont restés à Jérusalem. Ils sont baptisés et l'Esprit Saint leur donne le courage apostolique. C’est là que l’on voit pour la première fois que le baptême est suffisant pour devenir annonciateurs de l'Evangile. La mission c’est cela. La mission, c’est l’œuvre de l’Esprit Saint. Inutile de s'agiter, rien ne sert de nous organiser ou de hurler. Les trouvailles ou les stratagèmes sont inutiles. Il suffit de demander de pouvoir refaire aujourd'hui l'expérience qui t'amène à dire « nous avons décidé, l'Esprit Saint et nous ».

Et en l'absence de cette expérience, quel sens ont les appels à la mobilisation missionnaire?
Sans l'Esprit Saint, vouloir faire la mission devient une autre chose. Cela devient, je dirais, un projet de conquête, la prétention d'une conquête que nous réalisons nous-mêmes, une conquête religieuse ou peut-être idéologique, faite probablement de bonnes intentions mais c'est une autre chose.

En citant le Pape Benoît XVI, vous répétez souvent que l'Eglise grandit par attraction. Que voulez-vous dire ? Qui attire-t-elle ? Qui est attiré ?
Jésus le dit dans l'Evangile selon Saint Jean : « une fois élevé de terre, j'attirerai tous les hommes à moi » et dans le même Evangile, Il déclare également : « Personne ne vient à moi si le Père qui m'a envoyé ne l'attire ». L'Eglise a toujours reconnu que c'est là la forme propre de tout mouvement qui rapproche de Jésus et de l'Evangile. Il ne s'agit pas d'une conviction, d'un raisonnement, d'une prise de conscience. Ce n'est pas une pression ou une constriction. Il s'agit toujours d'une attraction. Le Prophète Jérémie indiquait déjà : « tu m'as séduit et je me suis laissé séduire ».
Ceci vaut pour les Apôtres, pour les missionnaires, et pour leur action.

De quelle manière a lieu ce que vous venez de décrire ?
Le mandat du Seigneur demandant de sortir pour annoncer l'Evangile presse de l’intérieur, par amour, par attraction amoureuse. On ne suit pas le Christ et on devient encore moins Ses annonciateurs ou les annonciateurs de Son Evangile sur la base d'une décision prise de manière rationnelle, à cause d'un activisme auto induit. L'élan missionnaire lui aussi peut être fécond uniquement dans la mesure où il a lieu sous l’influence de cette attraction et la transmet aux autres.

Quelle est la signification de ces mots par rapport à la mission et à l’annonce de l’Evangile ?
Cela veut dire que si tu es attiré par le Christ, si tu te mets en route et que tu fais les choses parce que tu es attiré par le Christ, les autres s’en apercevront sans effort. Il n’est pas nécessaire de le démontrer et encore moins de l’afficher. En revanche, ceux qui pensent être protagonistes ou imprésario de la mission, malgré toutes leurs bonnes intentions et leurs déclarations d’intention, finissent souvent par n’attirer personne.

Dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, vous reconnaissez que toute cela peut « nous procurer un certain vertige » comme celui de qui s’immerge dans une mer où il ne sait pas ce qu’il rencontrera. Que vouliez-vous suggérer par cette image ? Ces paroles concernent-elles aussi la mission ?
La mission n’est pas un projet entrepreneurial bien huilé. Elle n’est pas même un spectacle organisé pour compter combien de personnes y participent grâce à notre propagande. L’Esprit Saint œuvre comme Il le souhaite, quand Il le souhaite et où Il le souhaite. Et ceci peut causer une forme de vertige. Pourtant le vertige de la liberté repose justement dans le fait de se laisser porter par l’Esprit, en renonçant à calculer et à tout contrôler. C’est justement en cela que nous imitons le Christ Lui-même, qui, dans le mystère de sa Résurrection, a appris à reposer dans la tendresse des bras du Père.
La fécondité mystérieuse de la mission ne passe pas par nos intentions, nos méthodes, nos élans et nos initiatives. Elle repose précisément sur ce vertige : le vertige que l’on ressent face aux paroles de Jésus lorsqu’Il dit : « sans moi vous ne pouvez rien faire ».

Vous aimez répéter aussi que l’Eglise grandit « par témoignage ». Quelle suggestion cherchez-vous à adresser à travers cette insistance ?
Le fait que l’attraction se fait témoignage en nous. Le témoin atteste ce que l’œuvre du Christ et de Son Esprit ont accompli réellement dans sa vie. Après la Résurrection, c’est le Christ Lui-même qui se rend visible aux Apôtres. C’est Lui qui fait d’eux des témoins. Le témoignage, non plus, n’est pas une prestation qui nous appartient. On est témoin des œuvres du Seigneur.

Vous répétez souvent une autre chose, dans ce cas de façon négative : L’Eglise ne grandit pas par prosélytisme et la mission de l’Eglise n’est pas prosélytisme. Pourquoi tant d’insistance ? Est-ce pour protéger les bons rapports avec les autres églises et le dialogue avec les traditions religieuses ?
Le problème avec le prosélytisme n’est pas seulement le fait qu’il contredit le chemin œcuménique et le dialogue interreligieux. Il y a prosélytisme partout où existe l’idée de faire grandir l’Eglise en se passant de l’attraction du Christ et de l’œuvre de l’Esprit, en comptant exclusivement sur un quelconque « discours savant ». Donc, en premier lieu, le prosélytisme exclut le Christ Lui-même de la mission, tout autant que l’Esprit Saint lorsqu’il prétend parler et agir au nom du Christ de manière nominaliste. Le prosélytisme est toujours violent par nature même lorsqu’il dissimule ou exerce cette violence avec des gants. Il ne supporte ni la liberté ni la gratuité avec laquelle la foi peut se transmettre par grâce, d’une personne à une autre. C’est pour cela que le prosélytisme n’est pas seulement relatif au passé, au temps de l’antique colonialisme ou des conversions forcées ou achetées par la promesse d’avantages matériels. Le prosélytisme peut exister aujourd’hui aussi, jusque dans les Paroisses, les communautés, les mouvements, les Congrégations religieuses.

Alors que veut dire annoncer l’Evangile ?
L’annonce de l’Evangile veut dire remettre en paroles sobres et précises le témoignage même du Christ, comme le firent les Apôtres. Il n’est pas nécessaire d’inventer des discours persuasifs. L’annonce de l’Evangile peut également être susurrée mais elle passe toujours par la force bouleversante du scandale de la croix et elle suit depuis toujours la voie indiquée dans la lettre de Saint Pierre Apôtre, qui consiste dans le simple fait de « donner raison » aux autres de sa propre espérance, une espérance qui demeure scandale et folie aux yeux du monde.

A quoi reconnaît-on le « missionnaire » chrétien ?
Une caractéristique distinctive est qu’il sert de facilitateur et non pas de contrôleur de la foi. Faciliter, rendre facile, et non pas mettre des obstacles au désir de Jésus d’embrasser tout un chacun, de guérir tout un chacun, de sauver tout un chacun. Ne pas faire de sélections, ne pas établir de « douanes pastorales ». Ne pas se comporter comme ceux qui se mettent sur le pas de la porte pour contrôler si les autres ont bien les prérequis pour entrer. Je me souviens des Curés et des communautés qui, à Buenos Aires, avaient mis sur pied de nombreuses initiatives pour rendre plus facile l’accès au baptême. Ils s’étaient aperçus qu’au cours des dernières années, le nombre de ceux qui n’étaient pas baptisés pour de nombreux motifs, y compris sociologiques, croissait. Ils voulaient rappeler à tous qu’être baptisés est une chose simple, que tous peuvent demander le baptême pour eux-mêmes et pour leurs enfants. La route entreprise par ces Curés et ces communautés était une et une seule : ne pas ajouter de poids, ne pas prétendre, ôter toute difficulté à caractère culturel, psychologique ou pratique qui pourrait pousser les personnes à reporter ou à abandonner leur intention de baptiser leurs enfants.

En Amérique, au début de l’Evangélisation, les missionnaires discutaient sur ceux qui étaient « dignes » de recevoir le baptême. Comment finirent ces disputes ?
Le Pape Paul III rejeta les théories de ceux qui soutenaient que les indiens étaient par nature « incapables » d’accueillir l’Evangile et confirma le choix de ceux qui facilitaient leur baptême. Cela pourrait sembler appartenir au passé et pourtant aujourd’hui encore, il existe des cercles et des secteurs qui se présentent comme « ilustrados », illuminés qui séquestrent également l’annonce de l’Evangile dans leurs logiques tortueuses qui divisent le monde entre « civilisation » et « barbarie ». L’idée que le Seigneur ait parmi Ses préférés aussi tant de « cabecitas negras » les irrite. Cela les met de mauvaise humeur. Ils considèrent une bonne partie de la famille humaine comme s’il s’agissait d’une entité de classe inférieure, inadaptée à atteindre, selon leurs critères, des niveaux décents de vie spirituelle et intellectuelle. Sur cette base, un mépris pour les peuples considérés de second niveau peut se développer. Tout cela a également émergé à l’occasion du Synode des Evêques sur l’Amazonie.

Certains tendent à opposer dialectiquement l’annonce claire de la foi et les œuvres sociales, déclarant qu’il ne faut pas réduire la mission au soutien des œuvres sociales. Est-ce une préoccupation légitime ?
Tout ce qui est compris dans l’horizon des Béatitudes et des œuvres de miséricorde est en accord avec la mission. C’est déjà une annonce. C’est déjà la mission. L’Eglise n’est pas une ONG, c’est autre chose. Cependant, l’Eglise est également un hôpital de campagne, où tous sont accueillis, comme ils sont, et où sont soignées les blessures de tous. Ceci fait partie de sa mission. Tout dépend de l’amour qui fait battre le cœur de celui qui agit. Si un missionnaire aide à creuser un puit au Mozambique, parce qu’il s’est aperçu que cela est utile à ceux qu’il baptise et auxquels il prêche l’Evangile, comment peut-on dire que cette œuvre est séparée de l’annonce ?

Quelles sont aujourd’hui les nouvelles attentions et sensibilités à exercer dans le cadre des processus visant à rendre féconde l’annonce de l’Evangile dans les différents contextes sociaux et culturels ?
Le Christianisme ne dispose pas d’un modèle culturel unique. Ainsi que l’a reconnu Saint Jean Paul II, « en demeurant pleinement lui-même, dans la fidélité totale à l’annonce évangélique et à la tradition ecclésiale, le Christianisme portera également le visage des nombreuses cultures et des nombreux peuples au sein desquels il est accueilli et s’enracine ». L’Esprit Saint embellit l’Eglise, à travers des nouvelles expressions des personnes et des communautés qui embrassent l’Evangile. Ainsi l’Eglise, en prenant sur elle les valeurs des différentes cultures, devient « sponsa ornata monilibus suis », l’épouse ornée de ses joyaux dont parle le Prophète Isaïe. Il est vrai que certaines cultures ont été étroitement liées à la prédication de l’Evangile et au développement d’une pensée chrétienne mais, à l’époque où nous vivons, il devient plus urgent encore de tenir compte du fait que le message révélé ne s’identifie avec aucune culture. Et, dans la rencontre avec de nouvelles cultures, ou avec des cultures qui n’ont pas accueilli la prédication chrétienne, il ne faut pas essayer d’imposer une forme culturelle déterminée par la proposition évangélique. Aujourd’hui, y compris dans l’œuvre missionnaire, il convient de ne pas se charger de lourds bagages.

Mission et martyre. Vous avez rappelé souvent le lien intime qui relie ces deux expériences.
Dans la vie chrétienne, l’expérience du martyre et la proclamation de l’Evangile à tous ont la même origine, la même source, lorsque l’amour de Dieu répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint donne force, courage et consolation. Le martyre est la plus haute expression de la reconnaissance et du témoignage rendu au Christ, qui représentent l’accomplissement de la mission, de l’œuvre apostolique. Je pense toujours aux frères coptes trucidés en Libye qui prononçaient à mi-voix le nom de Jésus pendant qu’ils étaient décapités. Je pense aux religieuses de Sainte Mère Teresa tuées au Yémen alors qu’elles prenaient soin de patients musulmans dans une résidence pour personnes âgées handicapées. Lorsqu’elles ont été tuées, elles portaient des tabliers de travail par-dessus leur habit religieux. Ce sont tous des vainqueurs, pas des « victimes », et leur martyre, jusqu’à l’effusion du sang, illumine le martyre que tous peuvent endurer dans la vie de chaque jour, avec le témoignage rendu quotidiennement au Christ. C’est ce que l’on peut voir, lorsqu’on va visiter les maisons de retraite des missionnaires âgés, souvent éprouvés par la vie qu’ils ont menée. Un missionnaire m’a déclaré que nombre d’entre eux perdent la mémoire et ne se souviennent plus du tout du bien qu’ils ont fait. « Mais cela n’a pas d’importance – me disait-il – car le Seigneur, en revanche, s’en rappelle très bien ».
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VATICAN - Mois missionnaire extraordinaire, un Dossier de l’Agence Fides

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 12:54
Cité du Vatican – Dans le monde entier, le Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François a été célébré en octobre. De l’Europe à l’Afrique, de l’Asie à l’Amérique et jusqu’en Océanie, les fidèles des communautés catholiques, Diocèses, Paroisses, associations, groupes ecclésiaux ont renouvelé leur vocation et leur mission de « baptisés et envoyés », thème central du mois qui entendait raviver chez les fidèles la conscience d’être tous appelés à évangéliser. « Ce Mois missionnaire extraordinaire veut constituer une secousse pour nous provoquer à devenir actifs dans le bien. Non pas des notaires de la foi et des gardiens de la grâce mais des missionnaires » a souligné le Pape François.
« Le Seigneur demande à chacun de se faire don là où il se trouve, comme il est, en rappelant que le protagoniste de la mission est l’Esprit Saint. Le Seigneur ne nous laissera pas seuls : en témoignant, nous découvrons que l’Esprit Saint est arrivé avant nous pour préparer notre route » a déclaré S.Em. le Cardinal De Donatis, Vicaire de Sa Sainteté pour le Diocèse de Rome.
La célébration du Mois missionnaire extraordinaire n’a pas consisté, de manière voulue, en une série d’événements centralisés, apanage du Saint-Siège. Le Pape François a célébré l’ouverture solennelle aux Vêpres du 1er octobre sur la Place Saint Pierre puis toutes les Eglises locales, sur les cinq continents, ont promu des prières, liturgies, témoignages, de manière diffuse et capillaire. Afin de rendre compte du ferment missionnaire répandu de par le monde, le Dossier ci-joint recueille les nouvelles les plus significatives publiées par l’Agence du 1er au 31 octobre 2019.
Link correlati :Le Dossier de l’Agence Fides sur le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019
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EUROPE/ESPAGNE - Le Mois missionnaire extraordinaire, source de revitalisation de l’enthousiasme missionnaire au sein des Diocèses

Fides FR - www.fides.org - Lun, 04/11/2019 - 11:47
Madrid – « Le Mois missionnaire extraordinaire s’est achevé mais ce qui ne peut finir est l’élan que l’Esprit Saint a mis au cœur des chrétiens. La mission a fini d’être – si tant elle qu’elle l’ait été – quelques-chose de réservé à quelques-uns et appartenant à un moment particulier. Maintenant, elle appartient à tous les chrétiens et à tout moment ». C’est ainsi que le Père José María Calderón, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne, résume dans une note transmise à l’Agence Fides, les centaines d’événements réalisés dans tous le Diocèses espagnols u cours de cette période, souhaitant que l’enthousiasme missionnaire rallumé au cours de ce mois d’octobre se conserve au cours de tous les mois de l’année.
Au niveau national, en septembre, un Congrès missionnaire a réuni à Madrid plus de 380 participants – théologiens, missionnaires et personnes engagées dans l’animation missionnaire . L'autobus de la Journée missionnaire mondiale a parcouru une grande partie du territoire espagnol au rythme du rap missionnaire Cadena de Bondades, de Grilex et Not From This World, qui a fait beaucoup danser dans de nombreuses Paroisses et écoles.
Au niveau diocésain, rappelle la note des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne, 10 expositions, 50 conférences et tables rondes, 3 discours, 9 concerts et festivals missionnaires et 5 marches ont été organisés. Des activités qui ont été ouvertes à tous, quel que soit leur âge et leur condition ecclésiale et ont vu les missionnaires être les protagonistes principaux, le seul but étant de rappeler que tous les baptisés sont missionnaires. « Le temps du bilan n’est pas encore arrivé, pas plus que celui des projets ingénus ou utopiques pour l’avenir mais est arrivé le moment de vérifier que nait actuellement quelque chose de nouveau, ne le voyez-vous pas ? : le désir que le Christ soit connu et aimé de tous » conclut le Père José María Calderón.
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EUROPE/ITALIE - Pèlerinage missionnaire au cours de la "Nuit des Saints"

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 10:18
Milan - Au sein de l'Archidiocèse de Milan, la "Nuit des Saints", veille de la Solennité de la Toussaint, le 1er novembre, est dédiée et centrée sur le thème de la mission et est vécue par les jeunes comme conclusion du Mois missionnaire extraordinaire. Ainsi que cela a été communiqué à l'Agence Fides par une note du Bureau des Communications de l'Archidiocèse de Milan, dans la soirée du 31 octobre, plus de 2.000 adolescents parcoureront en cortège le centre de la ville, proposant musique et spectacles dans les places et les églises, aidés par des pretres Fidei donum à réfléchir au thème de la mission. Les jeunes seront accueillis par l'Archeveque, S.Exc. Mgr Mario Delpini, en la Basilique Saint Ambroise à 20.00.
L'initiative est organisée par le Service Patronage et sport de l'Archidiocèse, en collaboration avec le Bureau diocésain de la Pastorale missionnaire et avec divers organismes missionnaires. Les jeunes écouteront et apprendront à connaitre des expériences de rencontre avec des personnes et des cultures d'origine différente au travers d'un itinéraire à étapes se déroulant dans la ville, en tant que conclusion du Mois missionnaire extraordinaire.
Le "pèlerinage missionnaire" spécial est suivi et animé par quelques 30 pretres Fidei donum, religieux et religieuses, qui ont fait l'expérience de la mission en d'autres Eglises de par le monde. Ces guides accompagneront différents groupes de jeunes le long d'un itinéraire qui prévoit neuf étapes, dans lesquelles ils rencontreront une association ou un Institut missionnaire. Parmi les ordres religieux impliqués se trouvent les Comboniens, l'Institut pontifical pour les Missions étrangères, les Xavériens, les Frères capucins ainsi que des associations et groupes ecclésiaux.
Dans la note, le Père Stefano Guidi, Directeur de la Fondation diocésaine des Patronages milanais, explique: "Au verbe avoir et à ses déclinaisons, tels qu'ils sont rappelés dans l'itinéraire des adolescents, seront associés les verbes partir et sortir. Le parcours entend aider les adolescents à comprendre que ce qui se possède - maison, biens, questions, temps, reves - doit etre restitué sous le signe du don, du service, du témoignage. C'est justement cela la mission".
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ASIE/BANGLADESH - Mission de service et de prière

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:38
Dacca – Il s’agit d’une famille qui se dédie à l’annonce de l’Evangile, une famille missionnaire que celle de Sœur Bashona Rebeito, religieuse de la Sainte Croix oeuvrant dans la Paroisse de Rangamatia de l’Archidiocèse de Dacca, laquelle raconte à Fides son expérience à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire. Dans sa famille d’origine, sur dix enfants, trois sont prêtres et trois sont religieuses. Chaque année, au sein de la Paroisse de Rangamatia, qui compte 5.000 catholiques, naissent de nouvelles vocations au sacerdoce et à la vie consacrée.
« J’ai reçu une éducation chrétienne en famille durant mon enfance. J’ai vu la foi vécue par mes frères et sœurs aînés et grâce à leur exemple aujourd’hui je suis une consacrée » a déclaré à Fides Sœur Bashona Rebeito, qui a récemment célébré ses 25 ans de vie religieuse. Pourquoi la terre de Rangamatia est-elle fertile en vocations ? « Le mérite principal – répond-elle – revient à la famille parce qu’ici, les membres des familles chrétiennes ne découragent pas leurs enfants d’entrer au séminaire ou dans les maisons des ordres religieux ».
Sœur Bastona Rebeito, rappelle le témoignage de son frère aîné, Theotonius Proshanto Reberio, humble prêtre de 67 ans. « Sa vie est très simple. Il attire de nombreuses personnes à lui. Je veux être comme lui ».
La religieuse, qui est la première à être religieuse et avocate au Bengladesh, enseigne à l’école et raconte et synthétise ainsi son expérience au cours du Mois missionnaire extraordinaire. « Je prêche l’Evangile au travers de mon service et de ma prière ». Elle vit actuellement dans la ville de Dacca, avec la Congrégation de la Sainte Croix. Sa Paroisse de Rangamatia a donné jusqu’ici à l’Eglise au Bengladesh deux Evêques, 34 prêtres, 12 religieux non prêtres et 104 religieuses.
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AFRIQUE/NIGERIA - Libération du prêtre enlevé le 28 octobre

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:37
Abuja – Le Père Arinze Madu a été libéré. Le Vice-recteur du Séminaire Regina Apostolorum d’Imezi-Owa, dans l’Etat d’Enugu, avait été enlevé le 28 octobre dernier . Un porte-parole de la police a déclaré que le prêtre a été relâché indemne hier, 30 octobre, mais il n’a pas pu fournir de détails en ce qu’il a affirmé que les agents de sécurité se trouvaient encore dans la forêt où le Père Madu avait été retrouvé.
Le Diocèse d’Enugu a, lui aussi, confirmé la libération du prêtre sur sa page Facebook officielle, affirmant que « le Père Madu a été relâché cet après-midi de la cache de ses ravisseurs ». On ne sait si une rançon a été versée mais il est probable que la pression de la police, qui est intervenue en force sur zone où a ensuite été retrouvé l’ancien otage, ait contraint les ravisseurs à la fuite.
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ASIE/INDE - Le Seigneur, gardien de la Création accompagnant l’homme dans son chemin de foi et d’annonce

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:36
New Delhi – « L’Eglise en Inde est au service de la nation au travers de l’œuvre des missionnaires, des prêtres, des religieux et des laïcs qui accompagnent la population sur son chemin de plénitude de vie ». C’est ce qu’indique dans un entretien accordé à l’Agence Fides à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire le Père Cecil Azzopardi, SJ, Directeur spirituel du Collège international du Jésus de Rome, réaffirmant le rôle centrale de l’Eglise en Inde dans la construction et le développement, humain et social du pays. « Il est important de comprendre – souligne-t-il – que la mission sert à faire en sorte que toute personne puisse renouveler son rapport avec Dieu et recevoir le don de l’Esprit Saint et non pas à diffuser une idéologie ou une nouvelle culture ».
Le Père Cecil Azzopardi a œuvré pendant plus de 40 ans en tant que missionnaire de la Compagnie de Jésus dans différentes zones de l’Inde. « Bien que les chrétiens en Inde soient une minorité – indique-t-il – ils sont fortement appréciés par les Institutions pour leur engagement dans le domaine de l’éducation, de la santé, du travail et surtout du fait de leur soutien aux pauvres et aux marginalisés ». De son côté, l’Eglise encourage les fidèles – 19,9 millions d’indiens soit 1,7% de la population – au dialogue dans un contexte pluraliste comme celui de l’Inde, dans lequel coexistent des fois, des langues et des cultures différentes. « Il est nécessaire de cheminer ensemble avec les autres religions pour partager les défis sociaux et promouvoir une coexistence pacifique au sein de la société » observe le Père Azzopardi.
« L’Eglise vise à porter de la bonne volonté et de la compréhension entre les différents groupes religieux et à faire fleurir la paix dans les cœurs des personnes » met-il en évidence.
En ce qui concerne les défis relatifs à l’évangélisation dans le contexte indien, « l’un des aspects cruciaux – note le jésuite – est de proposer un style de vie s’inspirant à l’Evangile qui puisse se manifester dans la pensée et les coutumes d’un peuple ». A la perception de la miséricorde de Dieu correspond l’action à laquelle l’homme est appelé. « Dans les Exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola – explique-t-il – il existe une expression très caractérisante à ce propos qui est contenue dans la contemplatio ad amorem : Dieu prend de la peine et œuvre pour moi en toutes les choses créées sur la face de la terre. Cela veut dire que le Seigneur est le gardien de la Création et qu’Il accompagne l’homme dans son chemin de foi ». « Sur ce chemin – conclut-il – se concrétise justement l’action fondamentale de l’annonce chrétienne, cœur du Mois missionnaire extraordinaire ».
Link correlati :La video de l'entretien accordé par le Père Cecil Azzopardi à la chaine Youtube de l'Agence Fides
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VATICAN - Inauguration de l’Année universitaire de l’Université pontificale urbanienne de la part du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:34
Cité du Vatican – « La conclusion du Mois missionnaire extraordinaire voulu par le Pape, au moins dans sa forme temporelle, s’ouvre ici sur un parcours idéal sans barrières, parce qu’il touche l’esprit et les cœurs de ceux qui y étudient et se préparent à contribuer au travers de ses dons à l’annonce et à la propagation de la foi ». C’est ce qu’a rappelé le Grand Chancelier de l’Université pontificale urbanienne, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, au cours de l’acte académique marquant l’inauguration de l’année universitaire 2019-2020 qui a eu lieu hier en présence des enseignants, des étudiants, d’ambassadeurs et d’hôtes invités.
Rappelant la mission confiée aux Universités du Saint-Siège de contribuer à l’avènement d’une Eglise effectivement « en sortie missionnaire », ainsi que le demande instamment le Pape François, le Cardinal a souligné que, dans ce but, il faut que les Universités se transforment « en laboratoires de vie de pensée et de conception d’instruments d’action pastorale ». Ceci ne veut pas dire « rejeter les connaissances et les enseignements du passé et en inventer de nouveau » mais bien plutôt se livrer à « un exercice de discernement de la mission portée à terme par les maîtres du passé ».
Si c’est en suivant le principe de l’Incarnation que les Universités ecclésiastiques pourront honorer avec courage et fidélité, leur mission éducative dialogique avec le tout existentiel de tous – a-t-il réaffirmé – cette Université de Propaganda Fide ne pourra que se distinguer par son courage et sa fidélité en ce qui concerne la poursuite d’une formation d’évangélisation dialogique inter gentes et ad gentes ».
Le Grand Chancelier de l’Université pontificale urbanienne a par suite cité trois motifs de satisfaction inhérents à la vie universitaire. En premier lieu, les activités concernant le développement qualitatif des 108 Instituts affiliés à l’Université pontificale urbanienne « qui constituent de véritables laboratoires de l’avenir des jeunes Eglises » ; ensuite l’organisation prenante du Congrès international de fin novembre visant à célébrer le premier centenaire de la promulgation de la Lettre apostolique Maximum illud en approfondissant l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium ; enfin l’entrée à plein titre de la Section spécialisée de Théologie pastorale et mobilité humaine au sein des propositions de formation scientifique de la Faculté de Théologie.
La journée inaugurale de l’année universitaire 2019-2020 s’était ouverte au travers de la Messe solennelle de Spiritu Sancto en la Chapelle du Collège urbanien célébrée par le Cardinal Filoni. En commentant la péricope évangélique proclamée , le Cardinal a mis en évidence que « Jésus est la porte d’accès au Père, une porte étroite parce que qui entre est appelé à laisser dehors les choses inutiles, à commencer par son faux moi. Il s’agit donc d’une porte étroite non pas parce qu’oppressante mais parce qu’elle demande de se reconnaître comme ayant besoin de Son pardon ». Dans l’Evangile, Jésus, interpellé sur une question qui concerne l’action de Dieu, la question du Salut, « ne répond pas directement. Cette réponse, Jésus la laisse au Père, selon les temps et les modalités que Dieu voudra. En revanche, Jésus ouvre au missionnariat, à toutes les multitudes appelées à participer à la nouvelle Alliance ».
« Pour moi, pour notre Université urbanienne, qui est l’institution qui a en soi l’ADN missionnaire et dont les élèves proviennent d’Orient et d’Occident, du nord et du sud – a poursuivi le Cardinal Filoni – il est beau de conclure le Mois missionnaire avec vous. Plus encore, plus que le conclure, nous l’ouvrons dans le sens qu’il se poursuit dans vos salles de cours, dans votre formation, dans vos rêves consistant à porter la Sagesse du Christ et d’entrer dans le Royaume de Dieu. Ceci est notre préoccupation. Célébrons donc l’Eucharistie en un lieu – l’Université pontificale urbanienne – qui fait transparaître l’universalité de l’Eglise dans une approche entre foi et culture. Ici viennent puiser des centaines de Diocèses du monde entier, des Instituts religieux, des mouvements et des associations de laïcs. Le missionnariat universel doit constituer la caractéristique particulière de la vitalité de notre Université ».
Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal Filoni (en italien) Texte intégral de l'homélie du Cardinal Filoni (en italien)
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ASIE/IRAQ - Soutien des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak aux jeunes manifestants

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:32
Bagdad – Les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak expriment de manière compacte leur soutien aux manifestations populaires de protestation qui traversent le pays. Dans une communication commune, signée et diffusée le 30 octobre au terme d’un sommet tenu au siège du Patriarcat de Babylone des Chaldéens, les représentants des différents groupes ecclésiaux irakiens ont déclaré partager les requêtes de ceux qui manifestent pacifiquement leur mécontentement social et ont remercié en particulier les jeunes qui, en exprimant leur protestation aux responsables politiques nationaux, ont également « rompu les barrières sectaires, affirmant l’unité nationale irakienne et demandant que l’Irak devienne une patrie pour tous », fondée sur la reconnaissance de son identité plurielle.
Au cours de la phase que connaît actuellement le pays, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak déclarent leur soutien compact aux requêtes de postes de travail, de logements, de services, d’assistance sociale et sanitaire et aussi de mesures efficaces contre la corruption et le saccage des ressources publiques. S’adressant directement aux autorités, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak demandent à ce que la nation et le peuple irakien soient préservés de la perspective d’un enlisement dans le chaos en adoptant des mesures de réforme courageuses et en s’abstenant de mettre en œuvre des méthodes répressives violentes des manifestations populaires. Dans le même temps, les Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak demandent également aux manifestants d’exprimer leur protestation de manière pacifique en évitant de se faire infiltrer par des groupes violents.
La prise de position des Chefs des Eglises et communautés chrétiennes présentes en Irak se conclut en invoquant la miséricorde de Dieu « sur les victimes parmi les manifestants et les forces de sécurité » et en demandant à Dieu « d’illuminer le chemin de l’Irak ».
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AMERIQUE/CHILI - Réfléchir et écouter, des rencontres sur la crise promues par l’Eglise à Concepción

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:20
Concepción – Les jeunes qui fréquentent les centres catholiques ont été convoqués le 29 octobre par le Vicariat de la Pastorale des jeunes de l’Archidiocèse de Concepciòn près la Paroisse de l’Université afin de réfléchir sur la situation que connaît le pays et de laquelle personne n’est exclu. Hier, les prêtres ont été convoqués à leur tour par la Pastorale du Clergé pour rencontrer l’Archevêque, S.Exc. Mgr Fernando Chomali. Sur le même modèle, le Vicariat de la Pastorale sociale a rencontré les différentes réalités qui le composent, ouvrant un espace de réflexion à d’autres opérateurs pastoraux et à toute la communauté.
La note de l’Archidiocèse de Concepcion transmise à Fides signale que les rencontres font partie d’une initiative tendant à démontrer ce que signifie se sentir partie intégrante du peuple de Dieu, en partageant les désirs, les douleurs et les souffrances de l’ensemble de la population.
« Un processus pour réfléchir et écouter est nécessaire » a déclaré le Père Pedro Gómez, Vicaire général de l’Archidiocèse, en signalant que la situation est devenue véritablement une grave crise. Dans le cadre de la rencontre avec les prêtres, il a été décidé d’inviter tout un chacun à ne pas perdre l’espérance et à suivre les textes publiés par la Conférence épiscopale du Chili pour avoir des bases utiles à discerner ce qu’il faut faire.
L’Archidiocèse de Concepcion a travaillé de manière organisée à différents niveaux pour affronter cette crise, suggérant une voie chrétienne de résolution en partant de l’analyse des faits et en faisant des propositions pour l’action.
Tous ont été d’accord pour dire que « la crise sociale et son explosion constituent l’expression de l’accumulation des malaises et disparités de traitement ». Le document de l’Archidiocèse qui résume l’expérience de ces rencontres met en évidence que « les citoyens se sont réveillés, et nous l’apprécions, et apprécions le fait que cela proviennent des gens de la rue ». Il rappelle par ailleurs que l’Eglise au Chili traverse, elle aussi, une crise, et poursuit : « Ces deux crises se complètent réciproquement et ceci doit nous encourager et constituer pour nous un défi à relever et non pas nous mettre sur le trottoir d’en face en pensant que les problèmes appartiennent aux autres ». Après avoir souligné que « il y a eu violence que, naturellement, nous rejetons », le texte de l’Archidiocèse relève que « il existe des aspects positifs. La demande est grande et profonde et nous tous avons un rôle à jouer. Nous voulions offrir un espace pour commencer à construire un dialogue, une écoute qui, nous l’espérons, pourront se diffuser dans la communauté ».
Le Père Alejandro Godoy Vásquez, responsable de la Pastorale des jeunes d’un des secteurs de l’Archidiocèse, a affirmé que « sans doute, nous vivons actuellement une situation douloureuse avec cette crise politique et sociale dans laquelle se sont levées de nombreuses voix, parce que nous sommes dans un pays où existe la liberté. Il est important de découvrir la responsabilité de chacun d’entre nous. Nous faisons appel à la non-violence. Maintenant, trois aspects fondamentaux sont importants : le respect des personnes, la non-violence et le manque de crédibilité du monde politique voire même également de ce que nous vivons en tant qu’Eglise ».
Le responsable de la Pastorale des jeunes relève enfin que « il n’existe pas de responsable capable d’instaurer un dialogue fécond afin de résoudre les problèmes que soulèvent les personnes. Nous avons perdu de nombreuses valeurs. Cependant, nous, en tant qu’Eglise, désirons concentrer notre attention sur l’écoute de la population, faire écho et accompagner sa douleur et sa souffrance ».
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AFRIQUE/TANZANIE - Clôture le 10 novembre à Dar es Salaam du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:19
Dar es Salaam – Le 10 novembre aura lieu à Dar es Salaam la célébration nationale de clôture du Mois missionnaire extraordinaire. La Messe sera célébrée au Centre Msimbazi par S.Exc. Mgr Gervase Nyaisonga, Archevêque de Mbeya et Président de la Conférence épiscopale de Tanzanie. Au cours de la célébration, l’Eglise accueillera S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires et Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, ainsi que les Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires des pays africains anglophones qui tiendront en Tanzanie leur réunion continentale régionale du 9 au 15 novembre. La rencontre se tient tous les deux ans et a eu lieu la dernière fois en 2017 à Harare, au Zimbabwe.
A la célébration participeront plus de 2.000 personnes, y compris les Evêques et Administrateurs diocésains de toute la Tanzanie, en compagnie des Directeurs diocésains des Œuvres pontificales missionnaires. Y seront représentés tous les Diocèses : prêtres, religieux et religieuses, catéchistes et laïcs. Les enfants de l’Archidiocèse de Dar es Salaam représenteront les enfants des différents Diocèses de Tanzanie.
Après avoir concélébré la Messe de clôture, Mgr Dal Toso remettra une récompense aux Diocèses ayant participé à la compétition canonique proclamée pour le Mois missionnaire extraordinaire.
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ASIE/PHILIPPINES - Des chemins pour la « nouvelle évangélisation » après le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 31/10/2019 - 00:18
Dipolog – Quelles sont les nouvelles routes et les nouveaux moyens de la nouvelle évangélisation aux Philippines ? Telle est la question au centre du Congrès pastoral organisé au terme du Mois missionnaire extraordinaire de Dipolog, Diocèse de la province de Zamboanga du nord dans l’île de Mindanao, dans le sud des Philippines, portant sur le thème « Eglise en sortie : d’Eglise de la conservation à Eglise de la mission ».
L’Evêque de Dipolog, S.Exc. Mgr Severo Cagátan Caérmare, a invité le clergé, les religieux, des responsables ecclésiaux, des jeunes et des laïcs, pour un total de 650 personnes, à « appartenir, croire et devenir missionnaires ».
« Le Mois missionnaire extraordinaire a été l’opportunité pour vivre une foi plus profonde forgée sur la prière, la patience et la persistance, avec un cœur humble, contrit et reconnaissant, tendu vers le bien commun et la mission de l’Eglise » a-t-il déclaré. « Dans notre Diocèse de Dipolog, et dans l’ensemble de la nation, nous sommes tous appelés à nous mettre en mission et à prendre part à la nouvelle évangélisation, en passant d’une Eglise qui conserve l’existant à une Eglise missionnaire » a affirmé Mgr Caérmare.
« Souvent, les jeunes qui appartiennent à l’Eglise demeurent des destinataires passifs et ne sont pas des participants actifs de l’évangélisation. En leur permettant de participer activement et de manière significative, nous leur permettons maintenant de devenir des chrétiens meilleurs » a écrit S.Em. le Cardinal Tagle, Achevêque de Manille, dans un Message récent.
Le centre de la conférence sur la nouvelle évangélisation était « la mission de chaque chrétien : accomplir son propre travail par amour de Dieu et du prochain, se sacrifier pour le bien des autres, vivre la communion avec Dieu comme source du témoignage de foi ».
« Cette communion qui vient de l’Eucharistie, y conduit également. Tel est la manière de vivre l’Eucharistie » affirme à Fides Christine Yorong Aballe, l’une des jeunes déléguées participant à l’événement, qui a réfléchi « sur le cœur de toute communauté chrétienne et sur sa nature inclusive , fondée sur une foi solide et alimentée de manière à ce que les membres soient nourris de la grâce de Dieu et deviennent témoins ». La participante ajoute : « Là où il n’y a pas de mission, il n’y a pas d’Eglise. Là où n’existe ni Eglise ni mission, la foi est absente. La mission consiste dans la diffusion du feu que le Christ a jeté sur la terre. Le Seigneur, au travers de Son Eglise, invite tout baptisé à prendre part à la mission, à mettre à profit les talents et la créativité pour la diffusion de l’Evangile ».
« La nouvelle Evangélisation dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 a été le cadre pastoral diocésain : être avec le Christ pour Le donner au monde » a affirmé Chrisma Bangaoil, l’un des organisateurs.
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EUROPE/ITALIE - Témoignage du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples au forum de Missio et poursuite du chemin de conversion missionnaire par-delà le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:54
Rome – Gratitude et reconnaissance au Seigneur pour le don de ce Mois missionnaire extraordinaire, « pour tout ce que l’Esprit Saint nous a fait vivre et suscite, surtout au sein des très nombreuses Eglises locales présentes de par le monde entier », et engagement à ne pas le clôturer, mais à « poursuivre sur le chemin de conversion missionnaire de l’Eglise, tant désirée par le Pape François et par nous tous ». Tels sont les sentiments exprimés par le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, au cours de la Messe qu’il a célébré hier, 29 octobre, au forum organisé par la Fondation Mission et par le Bureau pour la Coopération missionnaire de la Conférence épiscopale italienne intitulé « La Mission fait l’Eglise : baptisés et envoyés pour la vie dans le monde ». Du 28 au 31 octobre, à la Fraterna Domus de Sacrofano , se retrouvent pour un temps de discernement commun concernant la mission plus de 300 personnes – Evêques chargés des Commissions missionnaires régionales, directeurs des Centres missionnaires diocésains et leurs équipes, représentants des Instituts missionnaires et religieux, des prêtres fidei donum, des bénévoles internationaux et des laïcs missionnaires.
Dans son homélie, le Cardinal Filoni a souligné que le but du Mois missionnaire extraordinaire n’a pas été seulement de commémorer le centenaire de la Lettre apostolique Maximum Illud, « mais de raviver l’ardeur pour la mission, afin que, toujours plus passionnés par Jésus, il soit possible sérieusement de se passionner pour le salut de l’humanité. Il ne s’est donc pas s’agit d’exhumer des formes exotiques de la mission restreinte et déléguée à quelques « héros » mais de redécouvrir la responsabilité baptismale commune qui vient de la foi, laquelle appelle tout un chacun à la sainteté ». « Nous sommes appelés à repenser et à découvrir de nouveaux chemins – a-t-il exhorté – de nouvelles modalités de la mission dont le véritable contenu consiste dans la fécondité de la foi baptismale en rapport de conversion et de transformation du monde ».
Le Préfet du Dicastère missionnaire a par suite souligné que « nous sommes placés dans le monde comme le levain, le sel et la lumière, afin que tout lève dans le Christ et devienne pain par l’offrande de soi à Dieu dans le don pour les autres » et que l’Eglise est « capable d’évangéliser efficacement seulement dans l’ensemble de la communion des Eglises répandues de par le monde ». Cette universalité requiert le don de soi, le témoignage de sa propre vie, comme l’ont fait les très nombreux missionnaires de l’histoire de l’Eglise. « Le Mois missionnaire extraordinaire nous a été indiqué par le Pape – a-t-il poursuivi – comme opportunité précieuse et providentielle pour nous demander et réfléchir sur l’état, la qualité et le sérieux de notre témoignage à l’intérieur de la mission ».
En concluant son homélie, le Cardinal a rappelé que le Mois missionnaire extraordinaire nous introduit vers un nouveau but : « En 2022, nous célébrerons le quatrième centenaire de la création par le Pape Grégoire XV de ce qui était alors la Congrégation de Propaganda Fide, actuelle Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. Cette même année, nous ferons mémoire du bicentenaire de la fondation de l’Œuvre pontificale missionnaire de la Propagation de la Foi par la Vénérable Pauline Jaricot, et le centenaire de la qualification de pontificale des Œuvres missionnaires voulue par le Pape Pie XI afin que ces Œuvres puissent servir sa responsabilité de sollicitude missionnaire à l’égard de toutes les Eglises du monde en tant que Pasteur universel de l’Eglise. C’est dans cet esprit que, au lieu de clôturer le Mois missionnaire extraordinaire, nous nous lançons, intrépides, vers ses nouveaux anniversaires afin de poursuivre sur le chemin de conversion missionnaire de l’Eglise tant voulue par le Pape François et par nous tous ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Nouvel enlèvement d’un prêtre dans le sud du pays

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:54
Abuja – Un prêtre a été enlevé dans le sud du Nigeria. Il s’agit du Père Arinze Madu, Vice-recteur du Séminaire Regina Apostolorum d’Imezi-Owa, dans l’Etat d’Enugu. Il a été enlevé le 28 octobre à l’entrée du Séminaire par un groupe d’hommes armés. Un porte-parole de la police a affirmé que les forces de l’ordre sont sur les traces des ravisseurs qui se seraient réfugiés dans la forêt de la zone.
« Il s’agit d’un acte terrible » a affirmé le Père Benjamin Achi, Directeur des Communications du Diocèse d’Enugu, qui souligne que l’enlèvement du Père Madu a eu lieu deux mois seulement après le meurtre d’un autre prêtre de ce même Diocèse, le Père Paul Offu . En mars dernier, en outre, avait été retrouvé le corps sans vie du Père Clément Rapuluchukwu Ugwu, Curé de la Paroisse Saint Marc d’Obinofia Ndiuno, au sein de l’Ezeagu Local Government Area, lequel avait été enlevé le 13 mars à son presbytère .
En juin, la Conférence épiscopale du Nigeria, au travers de son Président, S.Exc. Mgr Augustine Akubeze, Archevêque de Benin City, avait dénoncé « un niveau d’insécurité sans précédents » , rappelant en particulier les nombreux cas d’enlèvements et de massacres de civils perpétrés dans diverses zones du pays.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel des religieux à l’unité des boliviens et à la non-violence

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:53
Sucre – « La Conférence bolivienne des religieux et religieuses , dans sa section de Sucre, suivant les traces du Christ en tant que lumière du monde, et après une analyse approfondie de la réalité que nous traversons actuellement, s’unit et accompagne le cri de demande de justice, de transparence, de démocratie, de vérité et de liberté du peuple bolivien ». C’est en ces termes que débute la déclaration parvenue à Fides qui a été publiée hier. Dans ce document, la CBR appelle d’abord et avant tout à l’unité des boliviens avant d’inviter la communauté catholique à organiser des moments publics de prière pour impliquer le peuple bolivien. Immédiatement après, elle lance un appel à la non-violence, invitant les autorités à apporter une solution claire et sincère aux problèmes urgents du pays.
« Nous désirons rappeler à nos autorités nationales qui gouvernement qu’elles représentent une nation entière, ceux qui vivent en ville et ceux qui vivent dans les zones rurales ou à la campagne. Nous ne voulons plus de haine ou de division entre frères » écrit la CBR. « Nous sommes avec tout le peuple bolivien et nous soutenons ses requêtes de paix, d’unité, de démocratie, de liberté, de transparence, d’équité, de justice et de vérité » souligne encore le texte des religieux. Dans sa conclusion, la CBR invite « nos frères des forces armées et de la police nationale à s’unir au peuple bolivien et à ne pas agir contre lui. Nous demandons au gouvernement national de respecter le vote populaire et la démocratie, exprimé dans le cadre des dernières élections nationales et non pas par les fraudes électorales ».
En Bolivie, la tension est encore forte entre groupes d’opposition et gouvernement, les premiers ayant vu leur nombre grossir grâce à l’arrivée de nombreux secteurs sociaux à cause du manque de transparence des élections. Au cours des trois derniers jours, les manifestations et les affrontements se sont succédés entre les fidèles du Président Evo Morales et ceux qui contestent les résultats des élections du 20 octobre. En effet, après une courte pause imprévue, a été annoncée la victoire du Président sortant pour un quatrième mandat consécutif.
L’Eglise catholique avait été très claire : « une nouvelle candidature d’Evo Morales aux présidentielles de 2019 provoquerait non pas l’union mais une fracture. Déjà, la division existe. La fracture existe dans notre pays mais ce choix provoquerait probablement une aggravation de cette fracture » avait déclaré le Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Bolivie, S.Exc. Mgr Aurelio Pesoa Ribera, O.F.M. .
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AFRIQUE/OUGANDA - Cultiver une rencontre personnelle avec Jésus-Christ pour être témoins de l’Evangile

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 23:52
Ggaba – « La rencontre personnelle avec Jésus-Christ vivant dans Son Eglise au travers de l’Eucharistie, de la Parole de Dieu, de la prière, personnelle et communautaire, est le début de la mission ». C’est ce qu’a affirmé le Père Kaweesa Pontian, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Ouganda, en s’adressant aux séminaristes du Grand Séminaire de Ggaba à l’occasion du Mois missionnaire extraordinaire.
A l’occasion de la Journée missionnaire mondiale, qui vient d’être célébrée, moment clou du Mois missionnaire extraordinaire, le Père Pontian a insisté « sur le fait d’être des témoins du Christ dans une vie de sainteté », sur la formation continue au travers de l’approfondissement de la foi par la lecture et la réflexion biblique, catéchétique, spirituelle et sur la charité missionnaire qui s’exprime en toute action envers le prochain.
Le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Ouganda a précisé les quatre types de « charité missionnaire » sur lesquels intervenir directement : l’amour de Dieu, l’amour du prochain, l’engagement au profit des pauvres et des indigents et le soutien matériel valide aux missions.
Le Père Pontian a réaffirmé le contexte socioreligieux dans lequel œuvre l’Eglise, en considérant une série de facteurs comme celui selon lequel « la mission » n’est plus une exclusive de l’Eglise catholique, attendu que de nombreuses personnes lisent la Bible et l’interprètent de manière autonome. Le prêtre a expliqué « la collision entre culture et politique d’un coté et religion de l’autre » sans oublier « le syncrétisme qui combine la pratique du Christianisme avec d’autres pratiques païennes et religieuses telles que la sorcellerie ».
Selon le Père Pontian, enfin, la commémoration du centenaire de la Lettre apostolique Maximun Illud du Pape Benoît XV offre « un coup de fouet de sainteté » et encourage la prédication de l’Evangile dans le monde entier.
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ASIE/CHINE - Mois missionnaire extraordinaire et évangélisation sur Internet

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 10:32
Shi Jia Zhuang – Outre les habituelles activités pastorales centrées sur le thème de la mission comme la Messe, les rencontres de proère, les partages de foi, le Mois misssionnaire extraordinaire, proclamé par le Pape François pour octobre 2019 a été caractérisé, pour leds fidèles de Chine continentale, par une activité constante et fervente de partage du message "Baptisés et envoyés" sur Internet, par le biais des réseaux sociaux tels que WeChat, et sur les blogs. Dans les échanges et sur les posts mis en ligne par les Paroisses, les associations et des comptes de réseaux sociaux dédiés à l'évangélisation, a été remarqué le fait que "la mission ne constitue pas un événement spécial mais un fait quotidien, et doit etre vécue concrètement dans la vie de tous les jours".
Cette sensibilisation à la responsabilité missionnaire de tout baptisé a connu son moment culminant à l'occasion de la Journée missionnaire mondiale, vécue avec un enthousiasme extraordinaire et avec la participatio des communautés catholiques de la Chine continentale.
Selon des informations recueillies par l'Agence Fides dans différents Diocèses, une intense participation de fidèles, pretres, religieux, laics, familles, jeunes a été enregistrée dans tout le pays, en passant surtout au travers de l'usage des tecchnologies modernes sur les supports informatiques tels que téléphones portables intelligents, tablettes, ordinateurs, sur lesquels ont circulé des messages et des contenus dédiés exclusivement à la mission et à l'évangélisation de l'Eglise. "Pour l'occasio, certains Diocèses et Paroisses ont lancé leur propre compte officiel sur WeChat afin de rassembler et de sensibiliser les fidèles dans le cadre virtuel des réseaux sociaux. Ainsi, la Paroisse de Hang Zhou, dédiée à l'Immaculée Conception, a ouvert un compte WeChat appelé Maison de Nazareth et a organisé une fete spéciale sur le parvis de l'église, présentant une carte tridimensionnelle de l'itinéraire missionnaire des Apotres Pierre et Paul.
Les fidèles ne sont pas arrivés sans préparation à l'événement du Mois missionnaire extraordinaire, mais ont vécu une préparation féconde au cours des six mois précédents. A en effet été organisé un voyage missionnaire spirituel qui, sous la conduite de pretres, de religieux et de catéchistes, a impliqué les paroissiens. Une grande carte a été construite comportant 22 points importants qui ont marqué la vie missionnaire des Apotres Pierre et Paul - Jérusalem, Antioche, Corinthe, Ephèse etc. - en tant que parcours à réaliser au cours des mois de préparation. A chacun des points de la carte, pouvaient etre trouvés des matériels et des références bibliques comportant l'histoire du lieu et la signification spirituelle et missionnaire qui, vue l'expérience des Apotres, émergeait de ce lieu. En outre, les fidèles ont également affronté une sorte d'examen, en répondant aux questions des catéchistes sur la mission des Apotres Pierre et Paul. De là, les fidèles ont été impliqués au sein du compte WeChat Maison de Nazareth, pour pouvoir suivre et participer directement et de manière consciente à l'activité missionnaire, en invitant au groupe des personnes qui ne connaissent pas encore Jésus-Christ.
Dans le cadre d'autres expériences suivies par l'Agence Fides, les Paroisses du Diocèse de San Yuan de la province du ShaanXi ont promu une lecture et méditation partagée du Message du Pape pour la Journée missionnaire mondiale, organisant des neuvaines, l'Adoration eucharistique et des oeuvres caritatives au profit des pauvres et des marginalisés.
Le thème de la Journée missionnaire mondiale au sein du Diocèse de Xian Xian, en province du He Bein, a été décliné en se concentrant sur la mission dans le cadre de la famille, sous le titre: "Seigneur, reste avec nous tous les jours en famille". Des centaines de catéchumènes ont été les protagonistes de la Journée: ils ont reçu le bapteme et sont devenus à leur tour d'authentiques baptisés et envoyés, afin de diffuser l'Evangile de par le monde.
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EUROPE/ALLEMAGNE - Evangélisation et mondialisation, un document des Eveques pour le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 10:07
Bonn – "L'appel de Jésus à porter l'Evangile jusqu'aux extrémités de la terre envoie l'Eglise dans le monde depuis les origines. La Parole du Ressuscité nous déclare que l'autosuffisance n'est pas prévue dans l'Eglise. Elle a plutot le mandat de témoigner la préoccupation de Dieu pour tous les hommes de toute époque historique. Meme aujourd'hui!". C'est ce que souligne le Président de la Conférence épiscopale allemande, S.Em. le Cardinal Reinhard Marx, Archeveque de Munich, dans la préface d'une récente publication des Eveques sur la Mission de l'Eglise. Le document a été publié à l'occasion du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape François "par lequel le Saint-Père met au centre de la mission universelle de l'Eglise la proclamation de l'Evangile".
Par le passé, la meme Conférence épiscopale avait publié deux autres documents dédiés à la Mission intitulés "Le temps de semer. Etre Eglise en mission" et "Son Salut pour tous les peuples. La mission de l'Eglise universelle" , qui, à leur tour, voulaient sensibiliser les fidèles d'Allemagne à la mission et à l'évangélisation.
Conscients du fait que les horizons changeants du monde requièrent de nouvelles orientations missionnaires, les Eveques, dans leur dernier document sur le thème, fournissent des réponses détaillées à trois questions principales: "De quelle manière l'Evangile de Jésus-Christ peut etre traduit et compris dans la langue et dans la culture du contexte actuel?", "Quels défis lancent les contextes actuels de la mondialisation et de la sécularisation?" et "De quelle manière la communauté de foi de l'Eglise peut-elle développer des perspectives missionnaires et concrétiser des options?".
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AMERIQUE/EQUATEUR - Exposition vocationnelle des religieuses à Esmeraldas dans le cadre du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Mer, 30/10/2019 - 09:47
Esmeraldas – Dans le cadre des activités programmées pour le Mois missionnaire extraordinaire d'octobre 2019, le Mouvement des Religieuses consacrées du Vicariat apostolique d'Esmeraldas, en Equateur, a installé une exposition vocationnelle à Gran Manzana, parc central de la ville d'Esmeraldas. L'événement a été caractérisé par des moments d'animation, de joie et de prière, organisés par les membres des 14 communautés religieuses d'Esmeraldas. Le programme prévoyait également une heure d'adoration du Très Saint Sacrement.
Selon les informations parvenues à l'Agence Fides, de nombreuses personnes ont été contentes de cette initiative. Des passants eux-memes ont participé à l'initiative, s'unissant aux chants et aux témoignages. Les communautés religieuses ont fourni des informations sr le charisme de chacune de leurs Congrégations, avec l'aide de jeunes volontaires salésiens, du Petit Séminaire et de la Pastorale des jeunes locale.
Le Mois missionnaire extraordinaire a été ouvert, au sein du Vicariat apostolique d'Esmeraldas, le 28 septembre, par une célébration dans la Cathédrale à laquelle ont participé pretres, religieuses et représentants de toutes les Paroisses, des groupes et des mouvements ecclésiaux. Ont suivi des célébrations analogues dans les différentes zones pastorales, des rencontres dans les écoles et un programme radiodiffusé hebdomadaire dédié au thème.
La Préfecture apostolique d'Esmeraldas se trouve dans le nord-ouest du pays, sur les rives de l'Océan Pacifique. Elle fut érigée le 14 décembre 1945 par le Vénérable Pape Pie XII, et élevée à Vicariat apostolique le 14 novembre 1957. Il compte 568.408 habitants dont 472.757 catholiques répartis sur 25 Paroisses. Il ccompte 39 pretres diocésains et 18 religieux, 27 religieux non pretres, 128 religieuses et 33 grands séminaristes .
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AFRIQUE - Vastes zone de l’Afrique orientale frappées par des inondations

Fides FR - www.fides.org - Mar, 29/10/2019 - 21:21
Nairobi – Les violences inondations qui ont frappé diverses zones de l’Afrique orientale ont provoqué mort et destruction au Soudan du Sud, au Kenya et en Somalie. Au Kenya, ce sont au moins 29 personnes qui ont perdu la vie dans les inondations qui ont touché 25 comtés du pays. Parmi les plus touchés se trouvent ceux de Mandera, Marsabit, Turkana, Wajir, Iamu et Kwale. La Caritas du Kenya a lancé un appel en vue d’une collecte de fonds, de nourriture et de biens de première nécessité afin d’aider les populations intéressées.
Au Soudan du Sud, S.Exc. Mgr Stephen Nyodho Ador Majwok, Evêque de Malakal, le plus vaste Diocèse du pays, a affirmé que 238.000 Km2 du territoire de son Diocèse sont envahis par les eaux. L’Evêque a demandé au gouvernement de déclarer l’Etat de catastrophe nationale pour faire face à l’urgence.
Selon un rapport de l’ONU, « depuis juillet, les pluies saisonnières inhabituellement fortes ont dévasté de vastes zones du Soudan du Sud, pour un total approximatif de 908.000 Km2. Les pluies devraient continuer au moins jusqu’à la fin novembre, mettant en danger d’autres personnes encore ». Selon le rapport, le drame est accentué par le fait que « dans les 32 comtés inondés des Etats de Jonglei, Upper Nile, Warrap, Eastern Equatoria, Northern Bahr el Ghazal, Unity et Lakes, plus de 3 millions de personnes avaient déjà besoin d’assistance avant même le début des pluies ». Le Soudan du Sud cherche en effet difficilement à sortir d’une désastreuse guerre civile ayant éclaté en décembre 2013, qui a provoqué l’exil ou l’évacuation de nombreuses personnes.
En Somalie, selon un autre rapport, au moins 182.000 personnes ont été évacuées à cause des inondations qui ont dévasté champs, infrastructures et routes. Dans l’Etat d’Hirshabelle, le fleuve Shabelle a débordé dans la ville de Belet Weyne et ses environs en date du 26 octobre. Trois personnes dont deux enfants de moins de 10 ans, se seraient noyées. Hier, 28 octobre, une embarcation avec 20 personnes à son bord, s’est retournée dans les environs de Belet Weyne, faisant au moins une dizaine de victimes.
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