AMERIQUE/HAITI - Témoignage d’un missionnaire rédemptoriste sur les enseignements laissés par le séisme du 12 janvier 2010

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/01/2020 - 11:51
Port-au-Prince – « Port-au-Prince est totalement dévastée. Partout, on entend des cris sous les décombres » racontait à Fides le Nonce apostolique de l’époque, S.Exc. Mgr Bernardito Auza, informant ainsi le monde du séisme qui avait dévasté l’ile et provoqué près de 300.000 morts. Nous étions le 13 janvier 2010 .
Aujourd’hui, dix ans après, Fides a recueilli le témoignage de l’un des survivants du séisme, le Père Renold Antoine, CSsR, qui, avec ses confrères, a vécu au jour le jour les terribles conséquences de cette catastrophe naturelle et se trouve encore à Haïti. « Pour nombre d’entre nous – déclare à Fides le religieux – l’histoire d’Haïti se divise en un avant et un après le séisme, une date inoubliable pour l’ensemble du peuple haïtien du moment qu’en seulement 35 secondes, une grande partie du pays a fait l’expérience de la furie de la nature au travers d’un séisme qui a laissé derrière lui plus de 300.000 morts et des milliers de blessés. En tant que Rédemptoristes, nous avons soufferts directement des conséquences de la tragédie lorsque les deux maisons principales que nous avions à Port-au-Prince – le monastère Saint Gérard et la maison Saint Clément – se sont écroulées. Dans le même temps, ont subi le même sort l’église paroissiale Saint Gérard et l’école paroissiale, qui a compté des centaines d’enfants et d’enseignants tués. Grace à Dieu, nos confrères ont tous survécus, certains étant blessés mais non grièvement. Dans les rues, le spectacle était désolant : des corps entassés, des blessés et des décombres partout. La Cathédrale de Port-au-Prince, le Palais national, le Parlement et de nombreuses Paroisses et centres éducatifs n’avaient pas résisté aux fortes secousses ».
« Le séisme du 12 janvier 2010 à Haïti nous a laissé de nombreux enseignements, en particulier le fait que nous sommes tous en danger et qu’en une minute les rêves de bien-être de milliers de familles peuvent disparaitre – poursuit le missionnaire. Cependant, la véritable tragédie qui bouleverse notre pays, de manière extrême, est que notre société affronte au quotidien des scénarios dramatiques de danger concentrés dans certains secteurs de la population qui ont subi une exclusion historique, l’extrême pauvreté, la violence, l’insécurité alimentaire, la corruption, l’injustice sociale. Ceci est le véritable désastre d’Haïti : cette leçon devrait être une contribution indélébile à la douleur de tant de personnes. Malgré la nature souvent inclémente avec nous et la corruption répandue qui agite le pays, Haïti est également un pays qui, dans sa douleur, parvient encore à sourire, qui a toujours enseigné la résilience, la capacité à récupérer et à aller de l’avant. Nous prions afin que Notre-Dame du Perpétuel Secours, patronne d’Haïti, nous assiste toujours de manière à ce que quelque chose de semblable ne se répète jamais plus » conclut le rédemptoriste.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Appel des Evêques du Pacifique et de la région du sud-ouest de la Colombie en faveur du respect des droits des peuples et du droit international

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/01/2020 - 10:32
Quibdò – « En différentes occasions, nous avons attiré l’attention sur les difficultés que traversent de nombreuses personnes dans la région du Pacifique et du sud-ouest et nous avons demandé à l’Etat colombien une solution globale qui résolve les causes structurelles à la base de la crise humanitaire… Nous élevons de nouveau notre voix de Pasteurs et nous demandons à ce que soit repris le chemin de la paix dans la perspective du respect des droits fondamentaux, des droits des peuples et du droit international humanitaire ». C’est ce que demandent les Evêques du Pacifique et de la région du sud-ouest de la Colombie, exprimant leur solidarité et leur préoccupation devant la reprise du conflit dans le département du Choco, au sein du Diocèse de Quibdò et dans d’autres régions de cette zone du pays .
Dans ces territoires, vivent surtout des communautés indigènes et descendantes des populations africaines, qui se trouvent « dans une situation dramatique ». C’est pourquoi les Evêques, au travers de leur communiqué intitulé « Renforcer la construction de la paix face à la reprise du conflit » en appellent au gouvernement national et à d’autres organismes étatiques « afin qu’ils établissent les conditions d’une vie digne et des mécanismes de protection pour les communautés et les responsables sociaux ». Ils attirent également l’attention sur « de possibles collusions entre membres des forces de l’ordre et des groupes illégaux, signalées par des organisations sociales et de défense des droits fondamentaux ainsi que par le Diocèse de Quibdó au cours des années précédentes et qui ont été réitérées au cours de ces deux dernières années ». De leur côté, « les groupes armées doivent être conscients de leur statut d’agresseurs de la population civile et par suite accepter le rejet dont ils font l’objet suite à leurs actions criminelles ».
Au début de la nouvelle année, parmi les nombreuses préoccupations que connaissent de nombreux colombiens, les Evêques réaffirment la nécessité de trouver des solutions, politiques et pacifiques, au conflit armé avec l’ELN afin de parvenir à un accord de paix, et avec l’AGC et d’autres groupes similaires. « Nous attendons une réponse sincère de la part des différents acteurs au travers de gestes concrets et d’une authentique volonté de paix » conclue le communiqué, demandant au peuple colombien de « prier et de s’engager dans la construction d’un pays équitable, fraternel et sans violence ». Le document porte la signature des Archevêques et Evêques ordinaires de Cali, Popayán, Quibdó, Istmina – Tadó, Apartadó, Mocoa – Sibundoy, Buenaventura, Ipiales, Tumaco et Palmira.
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ASIE/PHILIPPINES - Intensification de la prière face au risque d’un « tsunami volcanique »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 13/01/2020 - 09:55
Manille – Alors que Manille et les provinces adjacentes se préparent à l’éruption du deuxième volcan le plus actif du pays, le Taal, proche de Manille, les fidèles catholiques intensifient leur prière en faveur de la sécurité des populations à risque. Un énorme nuage de cendres est sorti ce matin du cratère central du volcan qui se trouve à 60 Km au sud de la capitale des Philippines, obscurcissant le ciel. « Nous prions pour la sécurité des personnes qui vivent dans les zones proches du volcan Taal » a déclaré S.Exc. Mgr Pablo Virgilio S. David, Evêque de Caloocan et Vice-président de la Conférence épiscopale des Philippines.
Le Taal, sis à quelques 60 Km de Manille, a commencé à montrer des signes d’activité. Des secousses ont été ressenties sur l’ile du volcan et dans les villages voisins de la ville d’Agoncillo, en province de Batangas, où des bruits intenses provenant du volcan ont semé la peur parmi les résidents.
Des dizaines de milliers de personnes ont été évacuées de leurs domiciles et de leurs communautés. Le gouvernement a déclaré la fermeture des écoles et des offices publics pour aujourd’hui, 13 janvier. Les autorités ont en outre émis un avertissement public pour la région de Luçon central qui comprend sept provinces : Aurora, Bataan, Bulacan, Nueva Ecija, Pampanga, Tarlac et Zambales. L’alarme concerne également la région de Calabarzon, composée de cinq provinces : Cavite, Laguna, Batangas, Rizal, Quezon et Lucena, outre à la région métropolitaine de Manille.
L’Institut philippin de vulcanologie et de sismologie a renforcé le niveau d’alarme pour le volcan Taal jusqu’au niveau quatre – sur cinq existant – affirmant qu’une « éruption explosive dangereuse est possible d’ici quelques heures ou jours ».
L’Institut a averti que l’éruption pourrait causer un « tsunami volcanique », conseillant aux communautés voisines de prendre des précautions contre d’éventuelles vagues du lac qui entoure sur volcan. Quelques 6.000 personnes vivent sur l’ile et Dimanche, la population locale a été mise en sécurité à Batanga.
A cause des avertissements concernant le tsunami volcanique, le gouvernement a conseillé aux personnes de rester chez elles pour motifs de santé dans la mesure où, suite à l’éruption, les cendres en résultant sont très dangereuses pour la santé, attendu qu’elles comprennent des particules telles que l’anhydride carbonique, l’anhydride sulfuré, le fluor et l’acide chlorhydrique.
L’archipel philippin se trouve sur ce qu’il est convenu d’appeler l’anneau de feu du Pacifique où les plaques tectoniques se rencontrent, causant des séismes et une activité volcanique régulière. En janvier 2018, des dizaines de milliers de personnes avaient été évacuées à cause d’une éruption du mont Mayon, dans la région centrale de Bicol. La dernière éruption du Taal remonte à 1977, la plus forte éruption ayant touché une zone densément peuplée ayant été celle du Mont Pinatubo en juin 1991.
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ASIE/TIMOR EST - Premier groupe d’enseignants formé dans un institut catholique prêt pour le service au sein de la société

Fides FR - www.fides.org - Sab, 11/01/2020 - 14:14
Dili – Les 14 premiers enseignants ont achevé leur parcours d’études et ont obtenu leur diplôme de maitrise près l’Institut Saint Jean de Brito de Deli, institut de formation spécifique pour enseignants, géré par la Compagnie de Jésus, qui a commencé son activité en 2016. La première promotion est désormais « prête à être des hommes et des femmes pour et avec les autres à Timor Est » a indiqué le Père Sidelizio Pereira SI, Recteur de l’ISJB, en remerciant les « 14 pionniers » élèves de l’Institut.
La communauté des Jésuites de Timor Est a célébré une Messe d’action de grâce « pour remercier Dieu d’avoir réalisé de nombreux rêves » a déclaré le Père Pereira, « en priant pour les 14 diplômés afin qu’ils deviennent de bons enseignants, des hommes et des femmes pour les autres, surtout maintenant qu’ils sont appelés à être et à agir au sein de la société ».
« Etre un enseignant est une vocation et une mission. Vous n’êtes pas seulement appelés à enseigner à vos élèves. Vous devez accompagner chacun d’entre eux et prendre part à leurs vies. Ceci est ce que signifie une formation intégrale. C’est ce que vous avez appris au cours de ces quatre années d’études à l’ISBJ » a déclaré le Père Pereira aux jeunes diplômés.
Les nouveaux enseignants qui ont terminé leurs études à l’ISJB se sont déclarés « fiers de leurs résultats surtout après avoir affronté différents défis lors de leurs études » affirmant être « prêts à partager avec les autres ce qui leur a été donné ».
Sidonio Pires, l’un des diplômés, a affirmé : « L’ISJB n’est pas simplement un institut universitaire. C’est un Institut unique pour sa formation intégrale qui associe la formation du caractère et de l’esprit à la formation intellectuelle. Ceci peut être vu selon le paradigme pédagogique ignacien, qui se concentre sur contexte, expérience, action, réflexion et évaluation » a-t-il expliqué.
Le Supérieur régional des Jésuites à Timor, le Père Joaquim Sarmento, a souligné le rôle important des enseignants pour la jeune nation qu’est Timor Est, citant Alexandre Garcia : « Nous devons former d’excellents enseignants et leur donner un bon salaire. L’école n’est pas une plaisanterie. Elle n’est pas un passe-temps. Elle n’est pas un parc de stationnement pour les enfants parce que leurs parents travaillent. C’est le lieu le plus important dans un pays sérieux ».
L’action universitaire de l’Institut – a rappelé le Supérieur – est le résultat des efforts de nombreuses personnes, en particulier de bienfaiteurs et de partenaires qui ont constamment soutenu l’ISJB depuis ses débuts.
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ASIE/TERRE SAINTE - Confirmation de sources franciscaines du caractère record de l’afflux de pèlerins en 2019 sur la terre de Jésus

Fides FR - www.fides.org - Sab, 11/01/2020 - 13:49
Jérusalem – Les données diffusées par le Bureau franciscain des pèlerins, bureau de soutien des pèlerinages lié à la Custodie de Terre Sainte, confirment que l’année 2019 a été une année record en termes d’afflux de pèlerins provenant du monde entier ayant visité les Lieux Saints de la terre où est né, mort et ressuscité Jésus-Christ. Selon les chiffres fournis, les pèlerins chrétiens qui ont bénéficié à un titre ou à un autre du Bureau franciscain des pèlerins ont été quelques 630.000 à 98% des catholiques. Les groupes organisés de pèlerins catholiques enregistrés par le Centre franciscain ont été 13.000 auxquels viennent s’ajouter les 3.590 groupes de pèlerins appartenant à des communautés évangéliques protestantes. Les pays de provenance des pèlerins aidés par le réseau franciscain en 2019 ont été au nombre de 115 dont 35 européens, 31 africains, 23 américains, 22 asiatiques et 4 océaniens. En considérant les pèlerins sur la base de leur nationalité, le groupe le plus nombreux a été composé d’italiens suivi par les pèlerins polonais et espagnols .
Les données diffusées par le Bureau franciscain des pèlerins et repris également sur le site Internet du Patriarcat de Jérusalem des Latins sont partiels et ne tiennent pas compte des pèlerinages accomplis en Terre Sainte par des pèlerins des Eglises orthodoxes et orientales pas plus que du nombre croissants de baptisés des communautés évangéliques et pentecôtistes qui organisent chaque année leurs rassemblements sur la terre de Jésus.
Selon les données du Ministère des Affaires étrangères israéliens, les touristes entrés en Israël en 2019 ont été au nombre de 4,5 millions environ.
L’augmentation constante de l’afflux des pèlerins et des touristes en Terre Sainte au cours de ces dernières années représente une donnée objective de grande importante, surtout en tenant compte des conflits et convulsions sociales, sectaires et géopolitiques qui continuent à intéresser le Proche-Orient.
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VATICAN - « L’œuvre de formation de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, essentielle pour les jeunes Eglises » selon S.Em. le Cardinal Filoni

Fides FR - www.fides.org - Sab, 11/01/2020 - 13:36
Cité du Vatican – « Chaque année, la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, grâce au soutien des Œuvres pontificales missionnaires, offre quelques 500 bourses d’études à des séminaristes, prêtres et religieuses des territoires de mission et des jeunes Eglises dépendant du Dicastère missionnaire. Il s’agit d’un engagement profond et solide en faveur de la formation qui répond aux attentes et aux besoins des Eglises locales, en Afrique, en Asie et en Amérique latine ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, nouveau Grand Maitre de l’Ordre équestre du Saint Sépulcre de Jérusalem et Préfet émérite de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples. A l’occasion de la Fête annuelle du Collège urbanien de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, le Cardinal a rappelé que « la Congrégation met à disposition et soutient économiquement un réseau de Collèges à Rome et à Castel Gandolfo, qui œuvre au service de l’activité missionnaire des jeunes Eglises et pour leur qualification humaine, spirituelle, culturelle et théologique ».
Le réseau comprend aujourd’hui le Collège pontifical urbanien de Propaganda Fide, pour les séminaristes avec quelques 160 places ; le Collège pontifical Saint Pierre Apôtre, pour les prêtres avec environ 180 places ; le Collège pontifical Saint Paul Apôtre pour les prêtres lui aussi avec 190 places ; le Collège pontifical Mater Ecclesiae pour les religieuses, avec 120 places à Castel Gandolfo. Enfin, existe aussi le Collège missionnaire Saint Joseph pour la formation continue des enseignants avec quelques 25 places qui, en cours d’année, promeut, en collaboration avec l’Université pontificale urbanienne, des Cours de mise à jour semestriels destinés aux formateurs – Recteurs et Vice-recteurs – et aux professeurs stables des Instituts et Séminaires des territoires de mission.
« De nombreux Evêques des territoires de mission demandent à envoyer leurs séminaristes et prêtres diocésains étudier dans ces Collèges – indique le Cardinal Filoni – et cette œuvre de soutien à la formation demeure donc essentielle pour la vie des jeunes Eglises ».
A l’occasion de la fête annuelle du Collège urbanien, célébrée le 9 janvier, le Cardinal Filoni a célébré une Messe avec les étudiants, leur faisant remarquer que « l’itinéraire est le parcours à accomplir pour vous, souvent difficile et accidenté. Votre chemin d’élèves qui étudient, se forment spirituellement et intellectuellement, requiert générosité et engagement constant. Cependant, tout ceci serait inutile s’il ne débouchait et n’avait pour une finalité : la fin première est toujours celle de mettre Dieu au premier rang ».
Le Cardinal a conseillé aux élèves de « penser à trois dons, à offrir au Seigneur comme les Mages : l’or de votre vie, c’est-à-dire ce que nous avons : notre vie en effet est l’or, le bien le plus précieux ; l’encens de notre prière qui monte vers Dieu, toujours et quotidiennement ; la myrrhe qui correspond à nos souffrances : le nom sémite de myrrhe, murr, veut dire amère et provient d’une plante lorsque l’arbre est blessé pour cicatriser les blessures. Il s’agit de la contribution de notre humanité que le Christ Lui-même a voulu prendre ».
Au terme de la Messe, le Recteur du Collège pontifical urbanien, Mgr Vincenzo Viva, a exprimé au Cardinal sa « profonde gratitude et l’affection filiale de l’ensemble de la communauté ». « Cette célébration – a rappelé le Recteur – est en effet pour notre Séminaire non seulement un rendez-vous annuel où nous faisons mémoire du fait que, dans la fête de l’Epiphanie et des Saints Rois Mages s’exprime la nature et la mission de ce Collège. Nos élèves constituent presque la continuation historique des Saints Rois Mages qui sont venus de loin pour connaitre et adorer le Mystère du Verbe divin, la personne de Jésus Rédempteur, et se laisser former par Lui pour devenir Apôtres de l’Evangélisation dans tous les coins de la terre ». Cette année, l’événement a eu une signification particulière : « Au terme de son service dans notre Dicastère, je voudrais exprimer, au nom de l’ensemble de l’équipe de formation et de toute la communauté des élèves et du personnel de ce Collège, notre sincère reconnaissance pour tout le bien que vous avez accompli vis-à-vis de cette communauté » tant pour « l’énorme effort économique de requalification de l’ensemble de l’édifice » que surtout « pour avoir édifié la maison spirituelle et de formation ». En effet, « vous avez encouragé au cours de ces années notre équipe à effectuer un sérieux travail de formation, en assurant à la communauté un nombre adéquat de vice-recteurs et de pères spirituels », affirmant que « la formation des futurs prêtres a besoin tout d’abord de personnel suffisant, complètement dédié et préparé ».
Le Collège pontifical urbanien de Propaganda Fide est le Grand Séminaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, constitué à Rome par le Pape Urbain VIII au travers de la Bulle Immortalis Dei Filius du 1er juillet 1627. Fidèle aux intuitions des origines et en pleine syntonie avec les enseignements du Concile Vatican II, « l’expérience pluriséculaire de formation du Collège pontifical urbanien – affirme une note de l’institut – reconnait la valeur inestimable d’un clergé autochtone bien formé. En effet, l’œuvre de l’Evangélisation met de plus profondes racines lorsque « les différentes communautés de fidèles tirent de leurs membres les ministres du salut qui, dans l’ordre des Evêques, des prêtres et des diacres, servent leurs frères » .
Pour cette raison, le Collège pontifical urbanien offre, avec les autres Collèges de Propaganda Fide, une formation intégrale et de haute qualité à des personnes provenant des territoires de mission et des jeunes Eglises. Se caractérisant comme un Grand Séminaire, « les élèves reçoivent une formation humaine, spirituelle, universitaire et pastorale qui a pour objectif l’acquisition d’une personnalité libre, consciente et responsable afin que, sur le modèle de Jésus Bon Pasteur, ils puissent eux aussi donner leur vie pour les autres ».
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AFRIQUE/RD CONGO - Craintes de représailles sur les civils après la prise du commandement des terroristes des ADF de la part des militaires congolais

Fides FR - www.fides.org - Sab, 11/01/2020 - 11:49
Kinshasa – « C'est avec un très grand intérêt que le CEPADHO a appris de la reconquête jeudi 09 janvier courant par les Forces Armées de la RDC du Quartier Général des ADF/MTM dans l'espace dit Triangle de la mort, à savoir Madima, dans le territoire de Beni » affirme un communiqué du CEPADHO, ONG de défense des droits fondamentaux du Nord Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Les ADF sont considérés comme responsables des massacres perpétrés à l’encontre de la population civile du Nord Kivu, en particulier dans le Territoire de Beni. La Zone de Madima, connue, comme le rappelle la note envoyée à Fides, comme le « triangle de la mort », était occupée par les ADF depuis au moins 20 ans. L’armée a reconquis le contrôle de la zone après 10 jours de combats.
Le CEPADHO « invite l'armée à moins de triomphalisme et l'encourage à plus de prudence, de retenue et de sérénité considérant le caractère terroriste de l'ennemi ». « Pour le CEPADHO, bien que la conquête des positions ADF/MTM soit l'un des objectifs militaires à atteindre par les FARDC, cela ne devrait pas être considéré comme seul indicateur de l'éradication de ce mouvement islamiste/djihadiste ».
En effet, les ADF ont lancé une campagne de représailles depuis fin octobre dernier en réponse aux opérations des militaires congolaise menées à partir du 30 octobre .
Pour encourager la population éreintée par les attaques continuelles attribuées aux ADF, S.Em. le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu, Archevêque métropolitain de Kinshasa, avait effectué une visite pastorale le 27 décembre dernier . Dans le cadre d’une conférence de presse tenue à Kinshasa le 3 janvier, le Cardinal avait dénoncé « l’insécurité et la misère insupportable de la partie orientale de la RDC » et la tentative de « balkanisation de notre pays » .
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EUROPE/ITALIE - Faire du monde une seule famille dans le Christ : l’année jubilaire des Xavériens

Fides FR - www.fides.org - Sab, 11/01/2020 - 11:01
Rome – « La vocation à laquelle nous avons été appelés ne pourrait être plus noble et plus grande. C’est en ces termes que Mgr Guido Maria Conforti, notre fondateur, commençait en 1921 sa cinquième lettre circulaire envoyée « aux très chers Missionnaires présents et futurs de la Pieuse Société de Saint François Xavier pour les Missions étrangères ». En suivant l’esprit de ce document sur l’identité et sur la mission xavérienne, nous avons pensé donner une importance particulière au premier centenaire des premières Constitutions et de la Lettre Testament en proclamant une Année jubilaire spéciale qui aura lieu de juillet 2020 à juillet 2021 ». C’est ce qu’indique dans un entretien accordé à l’Agence Fides le Père Fernando Garcìa Rodrìguez, Supérieur général des Missionnaires xavériens, en rappelant que 2020 coïncide également avec les 125 ans de la naissance de l’Institut, intervenue en mars 1895 : « Ce sont les trois éléments principaux qui nous accompagneront durant toutes les célébrations. Tout d’abord, nous voulons rendre grâce à Dieu pour le don du charisme xavérien au sein de l’Eglise, en faisant mémoire de l’histoire de ces années de vie de notre Famille missionnaire ». Pour le religieux, il est également important de vérifier leur réponse au don reçu : « Le charisme xavérien – souligne-t-il – est clair : mission ad gentes et ad extra vécue dans la consécration religieuse, insérée dans le contexte plus global de l’unique mission de l’Eglise ». Pour appliquer ensuite un « repositionnement adéquat de la présence missionnaire », il est nécessaire, selon le Supérieur général, de « s’engager promptement et avec détermination pour répondre de manière correspondante au don reçu et être ainsi significatif dans notre spécificité au sein de la mission de l’Eglise aujourd’hui ». Ceci prévoit une présence missionnaire de témoignage et d’annonce sur les différents continents : « Le nouveau visage de la mission xavérienne – poursuit le Père Rodriguez – émerge actuellement surtout en Asie, aux Amériques et en Afrique, où notre présence est désormais consolidée depuis de nombreuses années et où le défi actuel est représenté par l’interculturalité. Si les raisons de la nouvelle évangélisation – poursuit-il – varient suivant les régions du monde et le type de relation entre foi et raison, le rapport entre les cultures des différentes régions impliquées est à son tour en mesure de la diversifier. C’est pourquoi, en des contextes si différents, il est très important de témoigner l’amour de Dieu ensemble, en tant que frères ».
« Au cours de cet événement jubilaire – met en évidence le religieux – nous nous sentons en communion avec l’ensemble de la Famille xavérienne : les Missionnaires de Marie, les laïcs xavériens, les Sœurs de Saint Joseph et tous les membres de nos familles, nos amis et bienfaiteurs qui nous accompagnent dans cette belle et extraordinaire mission que le Seigneur nous a confié ». « Dès à présent – conclut-il – nous nous exhortons réciproquement à faire en sorte que cet événement devienne, sous la conduite du Saint Esprit, pour notre vie personnelle et communautaire, une manière de mettre au premier plan notre responsabilité personnelle ». Au plan général, trois événements centraux se tiendront à Parme, où se trouve la Maison mère de l’Institut : le début de l’Année de grâce, prévu pour le 2 juillet prochain, la célébration de la Solennité de Saint Guido Maria Conforti, le 5 novembre et la conclusion de l’Année jubilaire, fixée au 2 juillet 2021.
Link correlati :Vidéo de l’entretien accordé par le Père Fernando Garcìa Rodrìguez sur la chaine YouTube de l’Agence Fides
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AFRIQUE/EGYPTE - Questionnaire anonyme pour controler l'impact et les dommages provoqués par les réseaux sociaux sur la vie de l'Eglise copte orthodoxe

Fides FR - www.fides.org - Ven, 10/01/2020 - 12:14
Hamden – L'Eglise copte orthodoxe s'interroge depuis longtemps sur l'impact provoqué par l'expansion des réseaux sociaux dans le vécu concret des communautés ecclésiales. Désormais, l'Ecole de Théologie copte orthodoxe Sainte Sophie, organisme universitaire théologique copte orthodoxe ayant son siège à Hamden, dans le Connecticut , a lancé une initiative se basant sur un "questionnaire anonyme" à diffuser sur large échelle afin de recueillir des données et des opinions utiles à mesurer combien et de quelle manière le développement des nouveaux moyens de communication conditionne, en bien et en mal, l'image et la misssion de l'Eglise copte orthodoxe dans le temps présent. Le Père Abraham Azmy, Directeur de l'US International Relations and Database Operation Office de l'Eglise copte orthodoxe a présenté l'initiative dans les moyens de communication égyptiens, en soulignant qu'il sera possible de remplir le questionnaire en ligne jusqu'au 26 janvier. Le Père Amzy a également indiqué que le questionnaire vise aussi à se rendre compte de l'effet des sites Internet et des blogs qui promeuvent des campagnes polémiques et de véritables agressions ad personam sur la toile, alimentant les controverses au sein de l'Eglise et utilisant de manière impropre des formules et des contenus à caractère doctrinal et théologique.
L'abus d'Internet pour manipuler des contenus et des dynamiques à caractère ecclésial constitue un phénomène que les Eglises doivent affronter dans le monde entier et qui semble ces derniers temps alimenter particulièrement les préoccupations au sein des Eglises d'Orient.
En Egypte, l'affaire tragique de l'homicide perpétré au monastère de l'Eveque et Abbé copte orthodoxe Epiphanius et de l'arrestation d'un moine accusé d'etre l'exécuteur du crime a accéléré au cours de ces dernières années le processus de discernement autour de la vie monastique déjà lancé depuis longtemps au sein de l'Eglise copte orthodoxe. Quelques jours après l'homicide en question , le Comité pour le Monastères du Saint Synode copte orthodoxe a disposé 12 règles – ratifiées par le Patriarche Tawadros II – auxquelles devront adhérer tous ceux qui vivent la condition monastique au sein de l’Eglise copte orthodoxe. Dans ce cadre, il a été demandé aux moines et aux moniales coptes orthodoxes de fermer leurs comptes personnels et leurs éventuels blogs sur les réseaux sociaux, considérés d’une manière critique comme des instruments utilisés surtout pour diffuser des « idées confuses » et alimenter des personnalismes.
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AMERIQUE/PEROU - Cloture de l'Assemblée synodale de l'Archidiocèse de Lima, en syntonie avec le vécu du peuple de Dieu

Fides FR - www.fides.org - Ven, 10/01/2020 - 11:51
Lima – Trois journées intenses de travail du 6 au 8 janvier au Collège Saint Augustin de Lima ont caractérisé l'Assemblée synodale archidiocésaine de Lima. Les 800 participants - laics délégués, religieux, Curés et Vicaires paroissiaux de l'Archidiocèse - se sont rencontrés dans le cadre d'un événement historique vissant à discuter et à partager les lignes communes qui feront l'objet de la Lettre pastorale et du Plan pastoral archidiocésain.
Selon ce qu'indique à Fides le Père Luis Sarmiento, porte-parole de l'Assemblée synodale de l'Archidiocèse de Lima, chaque jour a été ouvert par l'intervention d'un Eveque, qui a indiqué la ligne à suivre dans le cadre des travaux de groupe pour réfléchir sur le document de travail remis à tous les délégués des Paroisses. Chaque Paroisse a été représentée par les pretres et par quatre laics, deux jeunes et deux adultes. Le Père Sarmiento souligne que la présence des jeunes délégués de chaque Paroisse a été voulue afin de disposer de représentations de différentes opinions. "Le Pape François nous invite à fréquenter les périphéries, qui pourraient etre également chez moi, au sein meme de la Paroisse" a déclaré le porte-parole.
S.Exc. Mgr Carlos Castillo, Archeveque de Lima, a célébré la Messe d'action de grace pour ces trois journées de réflexion et de débat. Ont concélébré pour l'occasion le Nonce apostolique au Pérou, S.Exc. Mgr Nicola Girasoli, les Eveques auxiliaires de Lima, Leurs Excellences NN.SS. Ricardo Rodríguez et Guillermo Elías, ainsi que tous les pretres de l'Archidiocèse.
"Tous les nouveaux problèmes que nous constatons et que nous aurons devant nous ont une possible solution si nous avons un coeur large et un esprit ouvert, qui est l'Esprit de Dieu. Avec Sa force et Son inspiration, nous pouvons trouver des solutions à tout" a-t-il déclaré durant son homélie. Commentant l'Evangile proclamé , l'Archeveque a déclaré notamment que la grande question qui nous est posée ces jours-ci a été celle de "chercher à nous syntoniser sur ce que notre peuple vit afin de lui donner une réponse, toujours en syntonie avec Dieu, qui vit au sein de notre peuple, au sein du peuple oint de Dieu, qui souffre, demande, peut avoir commis beaucoup d'erreurs mais a cependant aussi des choses intéressantes à dire".
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AFRIQUE/NIGER - Attaque contre des militaires à la frontière malienne et témoignage d'un Eveque sur les intentions des djihadistes au Sahel

Fides FR - www.fides.org - Ven, 10/01/2020 - 11:13
Niamey - Le bilan de l'assaut d'hier, 9 janvier, contre un poste militaire avancé de Chinégodar, village du Niger sis à 10Km de la frontière malienne est de 25 morts parmi les militaires et de 6 blessés, les djihadistes ayant laissé 63 des leurs sur le terrain.
Selon les autorités de Niamey, l'attaque a été conduite par au moins une centaines de djihadistes en motocyclette. Les militaires nigériens sont parvenus à les repousser grace à l'appui aérien fourni par l'aviation locale et de drones d'alliés - probablement américains ou français.
Cette attaque intervient un mois après celui contre le camp d'Inates, sis dans le meme secteur, qui avait provoqué 71 morts.
Chinégodar a accueilli les premiers réfugiés maliens en 2012 après l'offensive des rebelles touaregs dans le nord du Mali. Dans la zone, a été proclamé l'Etat d'urgence afin de prévenir les cas d'incursions djiohadistes récurrentes. Les autorités de Tillaberi ont également décidé "d'interdire la circulation de motocylettes de jour comme de nuit" dans différentes localités, y compris la capitale régionale, Tillaberi.
Le Niger, le Mali et le Burkina Faso sont les trois Etats du Sahel les plus touchés par les violences de différents groupes terroristes qui se déplacent d'un pays à l'autre. Le 8 janvier dernier, Mohamed Ibn Chambas, chef du Bureau des Nations-Unies pour l'Afrique occidentale et le Sahel, a déclaré face aux membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, que 4.000 personnes ont été tuées dans le cadre d'attaques djihadistes au Niger, au Burkina Faso et au Mali en 2019 contre 770 en 2016.
Le nombre d'évacués dans ces trois pays a par ailleurs été multiplié par dix, arrivant à près d'un demi-million de personnes. D'autre part, 25.000 autres personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins.
Au Burkina Faso, l'un des Diocèses les plus touchés par les violences des djihadistes est celui de Fada'Ngourma, le plus grand du pays. L'Ordinaire du lieu, S.Exc. Mgr Pierre Claver Malgo, a remarqué qu'il y a plusieurs groupes islamistes qui opèrent dans la région et pour lui, « il est clair que tous ont un plan : occuper l’intégralité de la région du Sahel ». Mgr Malgo précise que lorsque les fidèles sont attaqués « on leur demande toujours de se convertir à l’Islam et d’abandonner leur foi. Sans parler de la destruction et de la profanation des symboles religieux chrétiens ».
Rappelons qu'au Burkina Faso, en 2019, ont été tués trois pretres alors que se trouve encore entre les mains de ses ravisseurs le Père Pierluigi Maccalli de la Société des Missions africaines, enlevé au Niger, dans la mission de Bamoanga, dans la nuit du 17 au 18 septembre 2018.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - La manipulation des Constitutions en Afrique, un frein à la démocratie

Fides FR - www.fides.org - Ven, 10/01/2020 - 10:37
Abidjan - La Guinée et la Côte d’ivoire sont deux pays qui ont affichés leurs claires ambitions de réviser leurs constitutions en vue des prochaines élections présidentielles afin d’assurer aux différents pouvoirs sortants la possibilité constitutionnelle de briguer un troisième mandat. "Cette volonté continuelle de réviser constamment les constitutions de nos pays surtout pour des visés électorales n’aidera en rien à faire de nos états, des états stables et démocratiques
" déclare à l'Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines.
"La stabilité démocratique de nos états, de nos institutions passe essentiellement par la stabilité de nos constitutions. Nos états sont démocratiquement instables, parce que nos constitutions sont instables. Les constitutions permanemment taillées sur mesure ne seront que sources de tensions et de violences" explique-t-il.
"Le premier combat pour la stabilité d’un état de droit, doit être de lui assurer une stabilité constitutionnelle ferme, contraignante pour tous citoyens. Toutes les grandes nations et démocraties du monde se sont construites au prix de ce sacrifice. Si nous voulons aussi devenir grands, nous devons apprendre à sacrifier nos intérêts narcissiques et mesquins pour le bien commun, pour l’intérêt suprême de nos nations".
"C’est triste, mais on a la malheureuse impression que la démocratie en Afrique, c’est un pas en avant et deux pas en arrière. Quand on croit avoir eu des acquis, on est toute suite rattrapé par la prestidigitation politique que nous servent avec maestria nos politiques, devenus des prestidigitateurs aguerris. Il n’y a rien d’acquis et de fondamental dans le jeu politique africain, et c’est dangereux pour l’équilibre et la stabilité de nos pays. Sans fondamentaux véritables nous ne pouvons rien construire" conclut le Père Zagore.
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AMERIQUE - "Cheminer et prier ensemble pour la paix dans le monde", un message de la Présidence du CELAM

Fides FR - www.fides.org - Ven, 10/01/2020 - 10:28
Bogotà – "Nous nous unissons en prière au Pape. Nous rejetons toute forme de violence et de fracture sociale et nous demandons aux grandes nations du monde, en particulier à leurs gouvernants, le respect réciproque. l'harmonie et la bonne compréhension et de n'épargner aucun effort pour éviter un scénario de tension encore plus grande". C'est en ces termes que la Présidence du CELAM, le Conseil épiscopal latino-américain, s'adresse au peuple de Dieu et aux Conférences épiscopales d'Amérique latine et des Caraibes, dans un message intitulé "Marchons ensemble pour la paix dans le monde".
Le message invite à prier pour la paix dans le monde afin que prennent fin les conflits qui font souffrir des familles et des populations entières et "en particulier pour la grave tension qui est vécue actuellement entre divers pays: la guerre amène seulement mort et destruction". S'unissant à l'appel du Pape, la Présidence du CELAM invite toutes les parties intéresssées à "accorder la priorité à la voie du dialogue, de la résolution pacifique des controverses et du respect sans condition du droit international".
"Cheminons et prions ensemble - exhorte le texte - afin que jamais dans notre histoire, nous n'ayons à avoir honte de la manière dont un etre humain en a éliminé un autre parce qu'ils n'étaient pas capables de dialoguer et de trouver un accord pour marcher ensemble". La Présidence du CELAM invite enfin les Conférences épiscopales d'Amérique latine et des Caraibes et du monde entier, à promouvoir des journées de prière pour la paix, en invoquant "la Très Sainte Vierge Marie, Reine de la Paix", pour qu'elle "nous accorde ce don".
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ASIE/INDE - Vers un examen du recours des dalits chrétiens de la part de la Cour Suprême indienne

Fides FR - www.fides.org - Ven, 10/01/2020 - 10:13
New Delhi - La Cour Suprême de l'Inde examinera le recours présenté demandant une égalité de traitement et d'opportunité pour les dalits chrétiens dans le cadre de la législation indienne, considérée comme "discriminatoire en ce qui concerne la religion". Le recours conteste le paragraphe 3 de l'Ordre constitutionnel de 1950 qui exclut les dalits du statut de castes reconnues, les privant, du seul fait de leur religion, de mesures qui en promeuvent l'instruction et le développement économique, social et culturel. Le recours, présenté par le Conseil national des dalits chrétiens demande à la Cour Suprême que les quotas réservés aux dalits soient "rendus neutres par rapport à la religion". Quelques 14 groupes chrétiens, dont la Conférence épiscopale d'Inde, ont appuyé le recours, présentant à la Cour un mémoire qui demande à inclure les dalits chrétiens dans l'applicabilité des mesures réservées aux dalits d'autres religions, en ce qui concerne l'accès à l'emploi public et à l'instruction. La Cour Suprême a accepté d'examiner les motifs à la base du recours.
Les dalits sont membres du groupe social le plus bas de l'antique système hindou des castes. L'Ordre de 1950 leur garantit certains droits ainsi que des quotas réservés dans le monde du travail et de l'instruction de manière à leur permettre de disposer d'une teneur de vie meilleure. Jusqu'ici cependant, ces droits ont été concédés aux hindous, aux sikhs et aux bouddhistes mais non aux chrétiens et aux musulmans.
Selon le recours, "le troisième paragraphe de l'Ordre constitutionnel de 1950 viole le droit fondamental à l'égalité, à la liberté religieuse et à la non discrimination". Le NCDC affirme par ailleurs que "la conversion religieuse ne modifie pas l'exclusion sociale. La hiérarchie des castes continue à demeurer forte y compris pour les dalits chrétiens". Le texte du recours, parvenu à Fides, note: "Il faut étendre le statut de caste reconnue aux dalits chrétiens, leur offrant des bourses d'étude, des opportunités de travail, des mesures de prévoyance sociale, des possibilités en ce qui concerne leur élection au sein des conseils de village, des assemblées législatives des Etats et jusqu'au Parlement et des possibilités concernant le recours à la protection légale garantie par le Casted Scheded e Scheduled Tribes of Atrocities Act, de 1989 modifié en 2018".
"Depuis des décennies, nous promouvons, à différents niveaux, l'égalité des droits pour les chrétiens dalits et maintenant nous espérons que cette bataille sera couronnée de succès" indique à Fides Raj Kumar, un militant pour les droits des dalits.
Les chrétiens dalits sont quelques 20 millions et représentent 75% du total de la population chrétienne de l'Inde.
Au sein de l'ensemble de la nation indienne, quelques 16,6% de la population sont constitués de dalits des différentes fois religieuses.
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Caravane de paix, réconciliation et développement en préparation des élections présidentielles d'octobre

Fides FR - www.fides.org - Gio, 09/01/2020 - 13:21
Abidjan - Depuis l’année 2011, la paix représente la préoccupation majeure dans l’esprit des Ivoiriens. En effet, après plus d’une décennie de crise militaro-politique qu’a connue la Côte d’ivoire, les Ivoiriens en général et le gouvernement en particulier ont fait de la paix la condition sine qua non pour la cohésion sociale et le développement économique du pays. Les crises et les tensions actuelles connues par les ivoiriens à 9 mois seulement des prochaines élections présidentielles ont cependant rendu la situation alarmante, au point que la paix est désormais considérée comme une question vitale pour la stabilité et le développement du pays.
C’est pour indiquer ce chemin de coexistence pacifique que la PLCRD, la Plateforme des Leaders Croyants pour la Paix, la Réconciliation, la Cohésion sociale et le Développement initie une caravane dénommée, « la caravane de la paix, la réconciliation et le développement. » Objectif, mobiliser la conscience collective des ivoiriens autour de la paix, la réconciliation et le développement. Le lancement de cette caravane a eu lieu mardi 7 janvier 2020 à la maison saint François d’ Assise de la Communauté Catholique Mère du Divin Amour sise à Cocody Riviera Palmeraie.
La ville de Gagnoa accueillera la première étape de cette « caravane de la paix, la réconciliation et le développement » du 12 au 19 janvier 2020, ensuite elle sillonnera les villes de Bouaké, Man, Abengourou, Korhogo et Abidjan.
La Plateforme des Leaders Croyants pour la Paix, la Réconciliation, la Cohésion sociale et le Développement, est un réseau interconfessionnel de responsables croyants œuvrant pour la paix, l’instauration d’un climat de confiance en faisant la promotion du vivre-ensemble et du développement communautaire.
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ASIE/PHILIPPINES - Notre mission, l'amour dans le cadre procession du Nazaréen Noir

Fides FR - www.fides.org - Gio, 09/01/2020 - 13:12
Manille - Quelques deux millions de philippins se sont rendus dès les premières heures de ce 9 janvier dans les rues de Manille, occupant le district de Quiapo pour vénérer une image de Jésus-Christ portant la croix, connue sous le nom de Nazaréen noir, vénération qui a été préparée par une neuvaine de prière ayant culminé dans la procession dite de la translation, laquelle dure l'ensemble de la journée du 9 janvier. La procession rappelle le transfert de l'image du Nazaréen noir qui, en 1787, fut transférée d'une église augustinienne, sise dans la vieille ville fortifiée de Manille, à la Basilique située dans le quartier Quiapo de la ville.
"Cet événement est l'expression de la grande foi de la population en Jésus-Christ. La démonstration de la piété populaire des fidèles est incroyable. Nombre d'entre eux marchent pieds nus pour s'identifier dans la souffrance. D'autres aident à tirer le char qui porte la statue. Certains tentent de monter sur le char pour toucher le visage du Nazaréen et obtenir une grace" raconte à Fides un laic présent à la procession, Eduardo Torres Mejorada.
L'Archeveque émérite de Manille et nouveau Préfet de la Congrégation pour l'Evangélisation des Peuples, S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, a célébré la Messe de l'aube pour la foule des fidèles réunie au Parc Rizal, invitant les participants à "suivre la mission du Christ: le pur amour est notre mission et c'est cela que nous pouvons donner aux autres".
Après la Messe, l'image noircie du Christ souffrant, invoquée pour ses pouvoirs miraculeux, s'est déplacée du Parc Rizal de Manille jusqu'à la Basilique du Nazaréen noir de Quiapo, en une procession suivie par des centaines de milliers de personnes alors que la police a assuré un service d'ordre et les bénévoles de la Croix Rouge l'assiatance médicale.
La statue couleur ébène fut portée à Manille depuis le Mexique par les religieux de l'Ordre des Récollets le 31 mai 1606. Placé au départ dans l'église Saint Jean Baptiste, le Nazaréen noir fut transféré dans l'église de Quiapo en 1787. La statue a survécu à de nombreuses catastrophes, telles que les grands incendies qui détruisirent l'église de Quiapo en 1791 et en 1925 et les séismes de 1645 et de 1863.
Les célébrations liées au Nazaréen noir constituent l'une des manifestations de dévotion religieuses les plus populaires du pays. Les autres sont la dévotion au Saint Enfant et à Notre-Dame du Perpétuel Secours.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Examen de la réalité ecclésiale et sociopolitique de la part de l'Assemblée de la Conférence épiscopale

Fides FR - www.fides.org - Gio, 09/01/2020 - 12:52
Caracas – Alors que se déroule l'Assemblée plénière ordinaire de la Conférence épiscopale du Venezuela , les 41 Eveques des différentes Circonscriptions ecclésiastiques du pays ont publié un fort communiqué concernant l'autonomie de l'Assemblée nationale et sur les faits de ces derniers jours. "Le 7 janvier, le peuple vénézuélien a été témoin d'un abus de pouvoir... Il s'agit d'une nouvelle expression de l'idéologie totalitaire de ceux qui détiennent le pouvoir politique. Ils ont promu la non reconnaissance de l'autonomie de l'Assemblée nationale légitime" peut-on lire dans le document des Eveques parvenu à l'Agence Fides.
"Il s'agit d'un coup dur porté à l'Institution de l'Etat - continue le texte - tout vise à conserver le pouvoir et à ne pas générer de processus pour le bien de la société". "Nous condamnons de qui s'est passé et, en tant que citoyens vénézuéliens, nous demandons le respect de l'Assemblée nationale, seule institution politique élue par le peuple en 2015". "En tant que Pasteurs, nous demandons d'agir en faveur du bien commun du peuple, frappé par une profonde crise qui dévalue sa dignité" conclut le texte qui porte la date du 8 janvier.
L'Assemblée de la CEV s'est ouverte le 7 janvier près l'Université catholique Andres Bello par un discours d'accueil de S.Exc. Mgr José Trinidad Fernández, Eveque auxiliaire de Caracas et Secrétaire général de la CEV, lequel a présenté les thèmes à l'ordre du jour de l'Assemblée qui s'achèvera le 12 janvier. S.Exc. Mgr Mario Moronta, Eveque de San Cristóbal et Premier Vice-président de la CEV, a par suite lu le discours d'ouverture écrit par S.Exc. Mgr José Luis Azuaje, Archeveque de Maracaibo et Président de la CEV, absent pour raisons de santé.
Le discours est réparti en deux parties fondamentales, la partie ecclésiale - Aspects ecclésiaux globaux importants - et la partie sociopolitique - Une réalité qui frappe l'ame du vénézuélien.
Entre autres choses, ont été signalées "des situations moralement intolérables" dans lesquelles "la violence institutionnalisée" s'accompagne de "mensonges et de paroles manipulatrices". Les statistiques concernant les conditions de vie dans le pays montrent un scénario en détérioration progressive. La pauvreté est en augmentation et les données relatifs à l'accès au travail sont toujours plus négatifs. La carence alimentaire est en outre une réalité dramatique pour 87% des familles vénézuéliennes.
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ASIE/LIBAN - Appel des Eveques maronites au monde politique contre les risques de faire finir le Liban dans les conflits agitant la région

Fides FR - www.fides.org - Gio, 09/01/2020 - 12:36
Beyrouth – Les hommes politiques libanais doivent faire leur possible pour renforcer la cohésion nationale du Liban et tenir le pays à l'abri des nouveaux vents de guerre qui agitent l'ensemble de la région. C'est ce que demandent les Eveques de l'Eglise maronite, réunis le 8 janvier au siège patriarcal de Bkerké sous la présidence de S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, Patriarche d'Antioche des Maronites, pour leur traditionnelle rencontre mensuelle. Dans le message diffusé au terme de la réunion, les Eveques maronites ont entre autre exprimé leur inquiétude suite à la nouvelle escalade de violence rallumée au Proche-Orient après l'opération déclenchée le 3 janvier par les Etats-Unis à Bagdad contre le Général iranien Qasem Soleimani. Dans le texte, les membres de l'Episcopat maronite ont fait appel à la communauté internationale et aux gouvernements des nations afin que soit fait le possible pour prévenir d'ultérieures turbulences dans cette zone du monde instable et tourmentée par des conflits au cours de ces dernières décennies. Les Eveques ont également rappelé les paroles par lesquelles le Pape François, dans son message Urbi et Orbi de Noel, a exhorté le peuple libanais à redécouvrir "sa vocation à etre un message de liberté et de coexistence harmonieuse pour tous". "La liberté - ont ajouté les Eveques - a toujours été, au cours des siècles, au coeur de l'existence de ce petit pays, dans un Levant qui s'éloigne toujours d'elle, en faisant des choix délétères pour tous".
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AFRIQUE/TOGO - L'Evangélisation, une oeuvre parcourant de petits chemins à chercher jour après jour

Fides FR - www.fides.org - Gio, 09/01/2020 - 12:24
Kolowaré – "J'avais été, voici quelques jours, dans des fermes au milieu de la savane boisée derrière Kadambara, vers le sud, où persiste un pressant besoin d'eau" a raconté à l'Agence Fides le Père Silvano Galli, de la Société des Missions africaines, en relatant une de ses récentes expériences de mission. "Il fallait parcourir une quinzaine de kilomètres de piste en terre battue pour arriver sur les lieux: une série d'édifices d'une vingtaine de personnes chacun, éloignés l'un de l'autre d'un tir de flèche" poursuit-il.
Dans la note envoyée à Fides, le missionnaire partage des moments de la vie quotidienne qui est la sienne et celle de ses collaborateurs. "Il n'existe pas de grandes autoroutes pour l'Evangélisation mais de petits sentiers qu'il faut humblement chercher jour après jour. Hier matin, 8 janvier, avec mes collaborateurs, nous nous somme dirigés dans une autre direction. Nous prenons la route qui va en direction du Bénin puis d'Afadadé. Nous prenons une piste latéral que je ne connaissais pas et en avant pour une dizaine de kilomètres au milieu de la savane. De temps à autre, se trouve un petit village avec sa mosquée. L'une d'entre elle me frappe particulièrement: à peine construite, neuve, propre et prete à l'usage. Le village ne se trouve pas sur la piste mais, pour y arriver, il faut faire une déviation et nous décidons de nous arreter. Des personnes agées, des jeunes, des femmes, tous étaient là pour nous accueillir sous le grand arbre. Ils sont tous musulmans. Ils sont émus par le geste que nous avons fait: nous sommes venus les trouver dans leur village, situé au milieu de nulle part. Un par un, ils nous saluent. Un groupe de femmes s'approche et dépose devant nous un seau: voici l'eau que nous trouvons, nous disent-ils. Nous échangeons les nouvelles. Vous étiez venus me trouver, dis-je, et nous, à notre tour, nous sommes venus vous rendre visite, pour vous montrer que vous n'etes pas seuls, que nous sommes à vos cotés". Le chef du village déclare alors: "Je ne trouve pas les mots pour vous remercier. Seul Dieu pourra le faire en vous donnant la force et la santé afin que vous puissiez continuer votre mission".
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AMERIQUE/MEXIQUE - Appel des Evêques en faveur de la lutte contre guerre et violence, fruits de l’intolérance et des intérêts

Fides FR - www.fides.org - Gio, 09/01/2020 - 10:00
Mexico – Les Evêques du Mexique lancent un appel « à bloquer la violence causée par l’intolérance des idées et par la lutte des intérêts des uns contre les autres » dans un message publié le 8 janvier intitulé « Non à la guerre et à la violence ». « Nous ne pouvons continuer à accepter et encore moins à promouvoir des discours politiques qui polarisent l’humanité ou incitent à la violence – écrivent les Evêques dans leur message, parvenu à Fides. La guerre représente toujours une défaite pour l’humanité. La paix sera toujours un horizon atteignable par tous, basé sur le droit international, la solidarité entre les peuples et le respect réciproque et de notre maison commune.
En ce début de nouvelle année, les Evêques du Mexique s’adressent aux fidèles et à tous les hommes et femmes de bonne volonté en ces termes : « Nous sommes tous témoins de la délicate situation d’incertitude et de violence que nous vivons au niveau national et internationale, en particulier en ces premiers jours de 2020. Notre famille humaine continue à porter des signes de guerres et de conflits entre les nations ».
Citant le Message du Pape François pour la 53ème Journée mondiale de la Paix, ils poursuivent : « En tant que Pasteurs nous ne pouvons pas permettre la décadence de l’espérance face à l’obscurité de la guerre et des conflits. Nous devons toujours nous prononcer afin que l’humanité et les nations exercent leur droit au dialogue et au noble exercice de la diplomatie en tant que méthodes qui sauvegardent l’intégrité et la dignité des personnes ».
En conclusion, les Evêques réaffirment, au nom de l’Eglise au Mexique, que « nous ne cheminerons sur le chemin de la violence et de la guerre, que l’histoire jugera avec honte en sachant qu’un frère a levé la main contre son frère ». Ils invoquent également la bénédiction du Dieu de la paix et l’intercession de Notre-Dame, Mère de tous les peuples de la terre afin qu’elle nous soutienne « sur le dur chemin de la réconciliation ».
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