AFRIQUE/RD CONGO - Au moins 50 morts dans le cadre de l'effondrement d'une mine d'or au Kivu

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/09/2020 - 12:40
Kinshasa – Certains se demandent pourquoi une personne devrait travailler pour 3 €uros de l'heure ou ramasser des tomates pour 1 €uro la cagette ou encore faire le livreur pour 2 €uros par heure de disponibilité à la livraison ou, comme les jeunes de Kamituga, au Kivu, dans l'est de la République démocratique du Congo, creuser des mines artisanales à mains nues pour trouver un peu de poudre d'or. La réponse est qu'ils n'ont pas d'autres possibilités et que parmi ces possibilités se trouve la probabilité – élevée – de mourir. C'est ce qui s'est passé vendredi dernier, 11 septembre lorsque au moins 50 jeunes ont été surpris dans les tunnels alors que le fleuve Elila est sorti de son lit à cause des fortes pluies. Le Gouverneur de la province a exprimé ses regrets suite à « la mort tragique de cinquante personnes, en majorité des jeunes » ajoutant qu'étaient en cours des recherches visant à identifier les victimes.
« Nous ne connaissons pas le nombre exact des morts » a déclaré le Maire, Alexandre Bundya, qui a proclamé deux jours de deuil général et exhorté la population à se rendre sur le lieu de la tragédie pour aider dans la recherche « et l'extraction des corps des tunnels ».
Selon des témoignages, il n'y aurait qu'un seul survivant. Le débordement du fleuve a rempli les tunnels de la mine, créant une pression qui a empêché les creuseurs de sortir.
Pour le pasteur Nicolas Kyalangalilwa, « les autorités doivent prendre leurs responsabilités au lieu de penser à la manière dont taxer les mineurs ».
Les commerçants locaux revendent le produit du travail des mineurs artisanaux, mal payés, à des trafiquants transfrontaliers qui, à leur tour, exportent illégalement cette production principalement à Bujumbura, au Burundi, ou à Kampala, en Ouganda, où l'or est revendu à des prix élevés aux monarchies du Golfe et à des clients européens.
Selon un rapport de l'ONU, Dubai demeure la destination finale de l'or extrait par les mineurs pratiquant l'extraction artisanale en République démocratique du Congo.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Lancement de la première édition de la Bible en langue Pazande

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/09/2020 - 12:05
Tombura-Yambio – Un résultat important, fruit d'années de dur labeur, de persévérance, de détermination et surtout d'amour du Diocèse : voila comment peut être défini le lancement de la première édition de la Bible dans la langue locale Pazande le 14 septembre dernier en l'Evêché de Tombura-Yambio. Pour ce Diocèse, qui existe depuis plus de cent ans, il s'agit d'une pierre milliaire.
L'événement historique a eu lieu à l'occasion du VI° anniversaire de la mort de S.Exc. Mgr Joseph Gasi Abangite, premier Evêque incardiné dans le Diocèse.
L'événement a été promu sous le slogan : « Votre Parole est lampe pour mes pas, lumière sur ma route ». Dans sa Lettre pastorale, S.Exc. Mgr Eduardo Hiiboro, actuel Ordinaire du Diocèse, a souligné l'importance que cette édition revêt pour plus de quatre millions de personnes parlant le Pazande au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo et en République centrafricaine.
« Mon désir en tant qu'Ordinaire du Diocèse de Tombura-Yambio consiste à vénérer, célébrer, étudier, diffuser et vivre la Parole de Dieu de manière à ce qu'Elle devienne le centre de tous les aspects de la vie. Nous espérons et prions pour que la Bible rencontre une réponse positive et pousse l'Eglise de Tombura-Yambio à célébrer, lire, prier et partager la Parole de Dieu ». L'Evêque a conclu en invitant le clergé à considérer cet événement comme un nouvel appel à être Ministres de la Parole. Au cours d'une Messe solennelle, l'Evêque a invité les chrétiens à continuer à prier pour vaincre la pandémie de corona virus qui flagelle actuellement le monde et à s'en tenir aux lignes directrices fournies afin d'endiguer la diffusion du virus.
A l'événement, a pris notamment part le Gouverneur de l'Etat équatorial occidental, le Général Alfred Futuyo, qui a invité les citoyens à embrasser la paix et l'unité et à s'unir en faveur du développement de l'Etat et du pays en général.
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AMERIQUE/PEROU - Engagement des Evêques pour le bien du Pérou face à la crise sanitaire et sociale

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/09/2020 - 11:46
Lima – « Nous vivons actuellement une période difficile à cause de la pandémie de Covid-19 qui a provoqué plus de 30.000 morts péruviens et plus de 700.000 contaminés » écrivent dans leur communiqué les Evêques du Pérou qui, face à la crise politique et sociale que le pays se trouve à affronter expriment, « en tant que Pasteurs et que citoyens » leurs considérations en la matière.
« Ce n'est pas le moment de créer le chaos et la division alors que la priorité consiste à affronter ensemble la pandémie et la crise sanitaire, sociale, économique, éducative et politique de manière solidaire, en combattant la corruption et en se préparant à l'après pandémie » écrivent les Evêques en mettant en garde contre le fait que « nous sommes loin d'avoir surmonté la crise sanitaire. La production nationale a diminué drastiquement et des millions d'emplois ont été perdus, portant surtout préjudice aux personnes les plus vulnérables ».
Dans cette situation, sept mois avant les élections législatives, les Evêques exhortent : « notre fragile démocratie ne doit pas être affaiblie et pas même ses institutions. Par suite, tout acte contraire à la loi doit être sanctionné et l'autorité en question doit se soumettre au procès qui lui sera intenté ». « Les péruviens s'attendent à ce que le pouvoir exécutif et législatif surmontent, dans l'intérêt du bien commun, la confrontation et affrontent ensemble la crise actuelle, en sauvegardant l'Etat de droit et en recherchant un accord pour la transformation du Pérou ».
Les Evêques rappellent que l'Eglise, aujourd'hui comme par le passé, « continue à offrir son soutien au peuple péruvien au travers d'aides dans le domaine de l'alimentation, de la santé lato sensu, de l'instruction, des soins à l'environnement et du travail en promouvant le dialogue pour la paix, la gouvernabilité, le développement et la formation spirituelle ». Ils invitent tout un chacun et en particulier les jeunes « à adhérer et à soutenir la récente Initiative pastorale Resucita Perù ahora, qui entend promouvoir un nouvel avenir pour le pays ».
Les Evêques concluent leur Message, qui porte la date du 15 septembre, en invoquant le Seigneur des Miracles et Notre-Dame afin qu'Ils « illuminent nos autorités et notre peuple péruvien bien-aimé de manière à travailler avec espérance à la renaissance d'un grand Pérou en chemin vers le Bicentenaire de son indépendance nationale ».
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OCEANIE/AUSTRALIE - Mille visages pour la mission dans la perspective de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/09/2020 - 11:24
Sydney – Mille visages pour la mission : c'est dans cet esprit qui exprime l'universalité de la mission de l'Eglise et l'appel de tous les baptisés à être « envoyés » pour annoncer et témoigner l'Evangile que Catholic Mission, Direction nationale des Oeuvres pontificales missionnaires en Australie, a voulu relier des visages à des expériences missionnaires présentes dans plus de 25 pays du monde, lesquels parlent une grande variété de langues et se trouvent immergés dans de nombreuses cultures dans le cadre d'une vidéo utilisant le slogan #WeAreStillHere .
Produit par Catholic Mission et partagé avec les Oeuvres pontificales missionnaires du monde entier, la vidéo s'inspire des paroles du Pape François et fait partie intégrante de la campagne de sensibilisation mondiale lancée dans le cadre du mois missionnaire d'octobre, en vue de la Journée missionnaire mondiale du 18 octobre.
Le Mois missionnaire d'octobre constitue un moment où les catholiques du monde entier s'unissent pour soutenir et célébrer l'oeuvre missionnaire de l'Eglise. En ce sens Catholic Mission, et tout le réseau international des Oeuvres pontificales missionnaires, est aux cotés de certaines des personnes les plus vulnérables du monde » explique dans une note envoyée à Fides le Directeur national de Catholic Mission Australie, le Père Brian Lucas.
« Cette année, notre campagne pour le Mois missionnaire est focalisée sur le Cambodge, en soutenant en particulier les personnes handicapées et leurs familles » indique-t-il. Cependant ceci « n'est que l'un des nombreux exemples de l'oeuvre missionnaire soutenue par Catholic Mission. Grâce à la générosité de tous les donateurs, ce soutien peut changer la vie de nombreuses personnes parmi les plus pauvres » précise le Père Lucas.
La campagne de mobilisation, qui vise toujours à mettre l'accent sur la mission évangélisatrice de l'Eglise, s'appuie notamment sur la contribution de S.Exc. Mgr Enrique Figaredo Alvar Gonzalez SJ, Préfet apostolique de Battambang, circonscription du nord-ouest du Cambodge où, depuis plus de 20 ans, sont accompagnées et fournies des possibilités d'apprentissage et de croissance à des personnes handicapées.
Une autre expérience missionnaire impliquée est celle de l'Eden Gardens Children’s Home au Nagaland, un Etat du nord-est de l'Inde. Là sont accueillis 16 enfants qui n'ont pas de famille ou de lieu sûr où revenir au cours de la crise . « Pour ces enfants qui n'ont pas de lieu où aller, Eden Gardens demeure ouvert toute la journée et tous les jours. Notre mission est d'aider les jeunes, quels qu'ils soient, en toute circonstance. Nous sommes ici, avec solidarité et compassion, faisant de notre mieux pour conserver en vie le centre d'accueil » indique le Père Rajesh Lobo, Directeur de la structure.
Mgr Figuaredo et le Père Rajesh Lobo font partie des « mille visages de la mission » qui contribuent à répandre « un message local avec un impact mondial ». « Nous sommes encore ici » : quatre mots simples permettant de conforter la vie de certaines des communautés les plus vulnérables du monde, lesquelles affrontent l'impact dévastateur de la crise mondiale provoquée par le Covid-19.
Au travers de #WeAreStillHere, les Oeuvres pontificales missionnaires promeuvent le message de proximité et une collecte de fonds qui – notamment grâce aux réseaux sociaux – revient rapidement l'appel international utilisé par les missionnaires catholiques du monde entier. Le Père Brian Lucas affirme : « En une période difficile, il est important de rester unis. Le Covid-19 a actuellement un impact significatif sur de nombreuses petites réalités et œuvres évangéliques dans de nombreux pays pauvres. Il est donc fondamental aujourd'hui de continuer à soutenir l'action missionnaire au profit des plus vulnérables ».
Le Directeur national des Oeuvres pontificales missionnaires d'Australie conclut : « Ces quatre mots – nous sommes encore là – constituent un message simple de fort impact. Nous désirons dire qu'il est encore offert aux plus nécessiteux le meilleur soutien matériel, spirituel et pastoral possible au cours de l'actuelle situation d'urgence mondiale. Les missionnaires du monde entier continuent à dédier toute leur vie à leurs communautés en vivant et en rendant témoignage à l'Evangile et à l'amour du Christ au service de leur prochain ».
Link correlati :Pour regarder la vidéo « Nous sommes encore là » sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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AMERIQUE/EQUATEUR - Rencontre de la Région andine sur le thème « jeunes disciples missionnaires, constructeurs de la Civilisation de l'Amour »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/09/2020 - 10:06
Quito – Le secteur de la Pastorale des Jeunes de la Commission des Laïcs de la Conférence épiscopale d'Equateur a organisé la XVI° Rencontre de Pastorale des Jeunes de la Région andine, qui se déroulera de manière virtuelle du 18 au 20 septembre 2020 sous le slogan « Jeune lève-toi, tu es l'aujourd'hui de Dieu ». Ainsi que l'explique la note parvenue à l'Agence Fides, l'objectif de cette rencontre est de donner de l'élan aux processus de pastorale des jeunes de la région andine, en ayant comme référence l'Exhortation apostolique Christus Vivit du Pape François, afin de renforcer le caractère actif des jeunes dans leurs réalités au travers de l'écoute parce que tous les jeunes constituent une « terre sacrée, des disciples missionnaires, des constructeurs de la Civilisation de l'Amour ».
Au cours des trois journées de la Rencontre, les participants réfléchiront sur la réalité des jeunes après la pandémie. Seront présentés aux jeunes et aux animateurs quelques thèmes de formation tirés de l'Exhortation apostolique Christus Vivit de manière à réaliser une pastorale missionnaire, prophétique et synodale. L'identité andine sera par ailleurs renforcée au travers de l'analyse des différentes réalités juvéniles.
La rencontre virtuelle débutera au soir du vendredi 18, par un mot de bienvenue, la présentation des participants et de la méthodologie. Sera ensuite rappelée l'histoire des rencontres régionales et présenté le thème « Discernement et accompagnement ». Suivront les questions et la conclusion. Durant la matinée du samedi 19, est prévue la présentation de l'Exhortation apostolique Christus Vivit à laquelle fera suite un temps de travail en groupe. L'après-midi aura pour thème le Synode pour l'Amazonie. Enfin, Dimanche 20 seront exposées les informations de la région, suivies par une Messe et la clôture de l'événement.
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ASIE/INDE - 2.000 personnes frappées par la crise économique due au Covid-19 nourries chaque jour par des religieuses dans le sud de l'Inde

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/09/2020 - 10:06
Bangalore – Un groupe de religieuses appartenant à différentes Congrégations présentes à Bangalore, dans l'Etat du Karnataka, dans le sud de l'Inde, a lancé un programme de sécurité alimentaire, parvenant à pourvoir à la subsistance quotidienne de 2.000 pauvres, touchés par la forte crise économique qui secoue le pays à cause de la pandémie de Covid-19.
« Nous distribuons quotidiennement des colis alimentaires à plus de 2.000 pauvres avec l'aide d'autres organisations et de donateurs » indique à Fides Soeur Boyapati Jayasree, de la Congrégation des Filles de la Sagesse et Coordinatrice de l'ONG Dream India Network , organisme au travers duquel est réalisé le projet d'assistance. DIN est en effet une ONG fondée en 2012 à Bangalore par un groupe de laïcs et de religieux catholiques conduit par le Père Edward Thomas sdb. Soeur Jayasree œuvre avec l'ONG en question depuis 2016 et aujourd'hui, ce sont 11 religieuses de 8 Congrégations qui se trouvent engagées en sa compagnie dans le cadre du programme de sécurité alimentaire.
« L'initiative est née en voyant des pauvres qui souffrent la faim à cause de la pandémie de corona virus et qui ont besoin d'aide » déclare à Fides Soeur Jayasree. L'ONG s'est mobilisée afin de fournir de la nourriture et des médicaments aux personnes particulièrement indigentes. DIN, qui comptait déjà 54 foyers accueillant 432 enfants vulnérables, a activé une collaboration avec d'autres Congrégations religieuses de Bangalore. Ainsi, grâce à l'initiative de Soeur Jayasree, l'ONG a fourni des maisons d'accueil à 4.000 travailleurs migrants de différentes cultures, ethnies et religions au cours du verrouillage imposé pour endiguer la diffusion du Covid-19. Aux migrants ont été fournis un logement gratuit, la nourriture quotidienne et une assistance sanitaire, grâce à la présence de 16 médecins et 45 psychologues qui fournissent des consultations gratuites sur Internet.
« La pandémie a constitué un moment difficile pour tous. Les pauvres souffrent davantage et nous devons les aider pour préserver leur dignité et leur vie même. C'est la charité du Christ qui nous y pousse » a-t-elle déclaré. Un signal positif, remarque-t-elle, consiste dans le fait que, chaque jour, augmente toujours plus le nombre de bénévoles, catholiques et non catholiques, qui sont impliqués dans le projet et offrent gratuitement assistance.
Les personnes assistées sont surtout celles vivant en zones rurales et qui dépendent totalement de leurs gains journaliers, souvent obtenus en se déplaçant dans les villes voisines. Le verrouillage généralisé imposé et la crise qui s'en est suivie a provoqué un terrible choc parmi les familles des villages les plus pauvres, qui se sont retrouvées en forte difficulté, manquant de moyens de subsistance au point de souffrir la faim. Une grande partie de ces personnes sont des journaliers agricoles, des ouvriers n'étant pas liés de manière stable à une entreprise et des handicapés.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Appel à l'amitié sociale de l'Archevêque de Bogotá

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 13:35
Bogotá – « L’amitié constitue une forte motivation pour travailler, la véritable amitié nous aidant à surmonter les frustrations et nous rendant sages. Aujourd'hui à Bogotá et en Colombie, dans les quartiers et les rues, nous avons encore la possibilité de créer des rapports sociaux basés sur l'amitié ». L'appel diffusé hier, 14 septembre, provient de l'Archevêque de Bogotá, S.Exc. Mgr Luis José Rueda Aparicio, qui décline dans ce cadre sept aspects de l'amitié sociale.
1. Amitié sociale et vérité : « la vérité est à la base de l'amitié. Nous pouvons penser différemment mais nous sommes amis si nous sommes sincères.... la vérité est distribuée dans la conscience de tous, en petites portions qui ont besoin et se complètent réciproquement. La vérité nous libère d'esclavages tels que la diffamation, le mensonge, l'hypocrisie ».
2. Amitié sociale et dialogue : « le dialogue est à l'origine de l'amitié sociale. Lorsque les présumés ennemis osent dialoguer, ils trouvent des points de confluence dont ils n'étaient pas conscients. Les moyens de communication et les réseaux sociaux devraient nous aider à construire l'amitié sociale. Le dialogue nous libère de l'autoritarisme et de la recherche de solutions aux conflits au travers de moyens armés ».
3. Amitié sociale et pardon : l'amitié grandit lorsque nous acceptions d'être imparfaits et que nous apprenons à demander pardon... Le pardon évite la destruction de ceux qui se trompent et les accueille même, les corrige, les relève et les rénove. Le pardon nous libère de la vengeance, de la colère et du ressentiment ».
4. Amitié sociale et humilité : « ceux qui se font serviteurs d'autres personnes donnent le mieux de ce qu'ils ont, en recherchant le bien commun. Nous avons besoin de responsables humbles. Ceux qui veulent être de véritables responsables se mettent volontiers au service de tous. L'attitude de service nous rend humbles et l'humilité nous libère de l'arrogance, de la superbe et de la vanité ».
5. Amitié sociale et confiance : « Reconstruire la confiance entre les personnes nous permet d'avancer jusqu'à récupérer la confiance dans la société et dans les institutions. Ceci requiert d'humaniser les institutions afin qu'elles se mettent décidément au service des personnes. La confiance nous libère du fait de nous sentir persécutés les uns par les autres, de ne pas être protégés ou dominés par les institutions ».
6. Amitié sociale et austérité : « l'austérité alimente en nous une attitude de gratitude. Elle nous enseigne également à voir le monde en tant que maison commune. Elle nous motive à être solidaires dans l'usage de ce que nous avons et la correcte utilisation des biens qui sont au service de tous ».
7. Amitié sociale et spiritualité : « La spiritualité encourage la rencontre avec soi-même, avec les autres et avec l'amour c'est-à-dire avec Dieu. Sans spiritualité, l'amitié sociale ne dispose pas de fondations solides parce que la spiritualité confère à l'amitié sociale la qualité et le caractère transcendant de la dignité humaine ».
L’Archevêque de Bogotá conclut en rappelant que tous les colombiens sont appelés à combattre afin de surmonter l'inimitié sociale. « Nous ne pouvons demeurer indifférents. Cherchons ensemble les causes structurelles profondes de nos conflits sociaux et contribuons à trouver des solutions privées de violence, d'homicide et de haine. La vie, la réconciliation et la paix exigent aujourd'hui notre contribution au travers d'attitudes réelles de travail en faveur de l'amitié sociale ».
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AFRIQUE/EGYPTE - Christianisme et islam jamais à l'origine de guerre selon le grand imam d'al Azhar

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 13:10
Le Caire - « Nous, d'al-Azhar, nous croyons avec certitude que l'islam et le Christianisme n'ont jamais été en eux-mêmes à l'origine de guerres et de conflits mais plutôt que les fois religieuses représentent le contraire des conflits et des guerres dans lesquels elles sont impliquées et manipulées ». C'est ce qu'a déclaré le cheikh égyptien Ahmed al Tayyeb, grand imam d'al Azhar, en recevant le 14 septembre le Ministre des Affaires étrangères arménien, Zohrab Mnatsakanyan, en visite officielle au Caire. Lors du colloque avec le représentant du gouvernement arménien – indiquent les moyens de communication égyptiens – le grand imam a également répété que les critère inspirant l'enseignement imparti à al Azhar reconnaissent tous les êtres humains comme « frères en humanité » que l'enseignement même de Mahomet « confirme la fraternité entre les êtres humains » et que l'importante institution universitaire sunnite est engagée afin de définir et d'exposer de manière correcte la doctrine et le message de l'islam notamment pour lutter contre toutes les manipulations qui utilisent des contenus de la foi islamique pour construire des idéologies de violence.
Alors que le Pape François se prépare à publier l'Encyclique « Fratelli Tutti » sur la fraternité et l'amitié sociale, avec des réflexions s'inspirant également de la période d'urgence pandémique vécue par toute l'humanité, le Ministre arménien, dans son entretien avec al Tayyeb, a tenu à rappeler également le document sur la fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune, signé le 4 février 2019 à Abou Dhabi par le Pape François et par ce même grand imam d'al Azhar.
Dans le cadre de leur rencontre, le Cheick al Tayyeb et le Ministre des Affaires étrangères arménien ont également fait mention de la possibilité de renforcer des collaborations et échanges culturels entre les institutions universitaires arméniennes et l'Université sunnite égyptienne.
Le voyage officiel au Caire du Ministre arménien – qui a notamment rencontré le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, et le Patriarche copte orthodoxe, Tawadros II – s'insère dans une période historique caractérisée par des signaux contrastants entre l'Egypte et la Turquie y compris au Proche-Orient. Dans le cadre de ses entretiens avec les autorités politiques et religieuses égyptiennes, le Ministre arménien a rappelé « la générosité et l'hospitalité »dont par le passé des membres du peuple arménien ont bénéficié en Egypte, constituant ainsi une communauté locale arménienne faite maintenant de « citoyens égyptiens dotés d'un haut sens de la Patrie ».
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Rencontre entre deux Evêques et le Chef de l'Etat pour « travailler ensemble en faveur de la paix »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 12:31
Juba – « Une rencontre très productive et couronnée de succès » : c'est ainsi que S.Exc. Mgr Barani Eduardo Hiiboro Kussala, Evêque de Tombura-Yambio, a qualifié la réunion qu'il a eu en compagnie de S.Exc. Mgr Stephen Amenyu, Archevêque de Juba, avec le Président de la République du Soudan du Sud, le Général Salva Kiir Mayardit.
« Nous avons rencontré le Chef de l'Etat afin de l'assurer de notre proximité en tant que responsables de l'Eglise et représentants de la Conférence épiscopale. Nous nous sommes rendus à cette réunion au nom du peuple du Soudan du Sud pour l'assurer de notre disponibilité à collaborer avec lui et de travailler avec lui et le gouvernement pour la paix et la croissance de notre peuple au sein de la République du Soudan du Sud » a déclaré Mgr Hiiboro.
L'Evêque de Tombura-Yambio a ajouté que les deux représentants de l'Eglise se sont félicité avec le Président de l'application de l'accord de paix intervenu le 31 août dernier entre le gouvernement soudanais et une série de groupes rebelles en faveur de la formation d'un gouvernement d'unité nationale, et pour la décision visant à réduire de 32 à 10 le nombre des Etats de la Fédération, nombre qui était celui établi au moment de l'indépendance.
Mgr Hiiboro a encouragé le Président et ses collaborateurs ainsi que l'opposition à continuer à appliquer l'accord de paix. « Nous lui avons dit qu'il est sur la bonne voie et qu'il devrait continuer à travailler dur avec ses collègues afin de pouvoir consolider la paix dans le pays » a déclaré Mgr Hiiboro. « Nous avons souligné le fait que, bien qu'il soit complexe et difficile d'appliquer l'accord de paix, il ne faut cependant pas céder à la tentation de retourner à la guerre mais travailler inlassablement pour rétablir la paix en République du Soudan du Sud ». « Le Président nous a également assuré qu'il ne ramènera jamais la guerre en République du Soudan du Sud » indique Mgr Hiiboro.
Les deux Evêques ont en outre informé le Chef de l'Etat quant aux sentiments de la population, au désir de paix répandu parmi la population, sur ses souffrances et tout ce qui se passe dans le pays à cause de la guerre, assurant la disponibilité de l'Eglise à poursuivre sa collaboration avec le gouvernement et d'autres partenaires en faveur de la paix.
Mgr Hiiboro a déclaré que le Président s'est dit heureux de rencontrer les deux représentants de l'Eglise catholique et qu'il a « apprécié tout ce dont nous avons parlé ». En ce qui concerne la pandémie de corona virus et la fermeture des lieux de culte, le Président a autorisé la réouverture des églises dans le respect des mesures de précaution.
« Le Président a également déclaré que le gouvernement ne peut se passer de l'Eglise. Nous en avons besoin comme c'était le cas durant la lutte pour la libération lorsque l'Eglise était là pour nous unir » a conclu Mgr Hiiboro.
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EUROPE/ITALIE - Prêtre se dédiant entièrement aux derniers assassiné par l'un d'entre eux

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 11:47
Côme – « Ce matin, le Père Roberto Malgesini a été assassiné à Côme par un sans-abri ayant des problèmes psychiques ». C'est ce que communique le Diocèse de Côme où le prêtre, originaire de la Valteline, a été tué au centre ville, à peu de distance de la Paroisse Saint Roch, dont il était collaborateur. Selon les informations recueillies par Fides, l'agression serait survenue peu après 07.00 locales, le prêtre étant frappé dans le dos à l'aide d'un couteau retrouvé par après. Le meurtrier s'est constitué entre les mains des autorités compétentes. Le Père Malgesini était connu comme « le prêtre des derniers » en ce qu'il se dédiait en particulier à l'assistance aux sans-abri, aux immigrés et aux marginalisés. Ce soir, à 20.30, en la Cathédrale de Côme, l'Evêque, S.Exc. Mgr Oscar Cantoni, conduira la récitation du chapelet. « Face à la tragédie, l'Eglise de Côme se serre dans la prière pour son prêtre, le Père Malgesini, et celui qui l'a frappé à mort » conclut le communiqué du Diocèse.
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ASIE/PAKISTAN - Nouveau service des urgences à l'hôpital catholique d'Hyderabad

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 11:31
Hyderabad – Un nouveau service des urgences équipé de technologies d'avant-garde a été inauguré à l'hôpital Sainte Elisabeth d'Hyderabad, structure sanitaire catholique gérée par le Diocèse, disposant de 150 lits et fondée au Pakistan en 1958. C'est ce qu'indique à l'Agence Fides le Père Robert McCulloch, missionnaire de Saint Colomban, pendant plus de 30 ans Président du Conseil d'administration de l'hôpital et aujourd'hui Procureur général de la Société de Saint Colomban. Le missionnaire affirme, dans le cadre d'un entretien avec Fides : « Je suis très heureux suite à l'ouverture de ce nouveau service qui offrira des soins de qualité à tous ceux qui en auront besoin. La nouvelle œuvre a été rendue possible grâce à la collaboration de tous – organismes publics, donateurs, missionnaires, médecins. Nous remercions les institutions de leur aide. Cette œuvre bénéficiera à toute la population, quelque soit sa culture et sa religion, sans aucune discrimination ». « Notre hôpital – poursuit le Père Mc Culloch – entend bien soigner, avec passion, compassion et compétence, en offrant des soins appropriés même aux plus pauvres. Au travers de cette œuvre, nous désirons rendre gloire à Dieu, annoncer et témoigner au Pakistan l'Evangile de l'amour et de la miséricorde ».
A la cérémonie d'inauguration, qui a eu lieu le 12 septembre, était présent l'Evêque d'Hyderabad, S.Exc. Mgr Samson Shukardin OFM, qui a rappelé combien, grâce à l'action de l'hôpital, « l'Eglise au Pakistan témoigne d'être partie intégrante de la société, en aidant à en soigner les blessures et contribue à améliorer les relations de paix, de dialogue et d'harmonie, en oeuvrant pour le bien commun du pays ».
L'hôpital constitue un institut d'excellence et une référence pour la population d' Hyderabad et des zones les plus pauvres de la province du Sindh. Plus de 40.000 personnes de toute culture, ethnie et religion, habitant dans les villages de la province bénéficient régulièrement des services sanitaires souvent offerts gratuitement.
Il ne s'agit pas seulement d'un hôpital mais aussi d'une structure qui travaille constamment à la formation d'infirmiers et de sages-femmes. Fondé en 1958, sans but lucratif, il est propriété du Diocèse d'Hyderabad et géré par le Conseil médical du Diocèse. Depuis 1975, il accueille du personnel pakistanais spécialisé tels que des médecins, des infirmiers et des sages-femmes.
Entre autres services offerts, l'hôpital est connu pour offrir, dans l'optique chrétienne de la compassion, des soins palliatifs à domicile pour les malades de cancer en phase terminale, notamment en ce qui concerne le contrôle de la douleur. Il s'agit d'une première expérience absolue au niveau national et elle confirme la structure comme une institution précieuse pour le territoire de la ville et de la province du Sindh mais aussi pour l'ensemble du Pakistan.
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AFRIQUE/NIGER - Vers le deuxième anniversaire de l'enlèvement au Niger d'un missionnaire italien

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 11:06
Niamey – « C'était la nuit lorsqu'ils vous ont enlevé et depuis lors deux années de ténèbres ont passé, interrompues seulement par un court message vidéo du 24 mars dernier, premier et pour l'instant seul signe de vie. Des témoignages, des récits, des hypothèses, des recherches et peut-être des négociations ont eu lieu. Nous savons peu de chose de tout cela ». C'est ce qu'écrit à l'Agence Fides le Père Mauro Armanino, de la Société des Missions africaines et confrère du Père Pierluigi Maccalli, enlevé à Bomoanga le 17 septembre 2018.
Le missionnaire adresse à son confrère et ami une pensée particulière, se souvenant de l'un des nombreux événements partagés. « Cher Pierluigi, lorsque nous avons eu l'accident de voiture dans les environs de Padoue, nous avons été pendant quelques jours dans le même hôpital. Vous m'aviez fait parvenir un billet écrit à la main dans « notre » kulango phonétique de Côte-d’Ivoire, demandant pardon pour ce qui était arrivé. Vous aviez été sauvé par un jeu du destin dans la mesure où vous conduisiez pour m'accompagner à la gare, avec votre disponibilité habituelle. Qui sait pourquoi je me suis rappelé de ce détail à quelques jours du deuxième anniversaire de votre enlèvement de la part d'inconnus dans la nuit du 17 septembre. Ce sera peut-être à cause de ce miracle chirurgical qui a reconstruit les parties blessées de votre corps, le fer dans les os et l'immobilité forcée qui vous avait étrangement préparé à votre actuelle captivité. « Maintenant les fers sont différents et ressemblent à des clous fichés dans les poignets et dans les pieds. Le coté était déjà blessé par les années passées ensemble dans la même mission de Bondoukou » ajoute le Père Armanino.
Le missionnaire retrace un autre épisode. « Des centaines de pèlerins rentraient simultanément de la Mecque et c'est à eux qu'était accordée la priorité au moment de sortir de l'aéroport Diori Hamani de Niamey. Dans l'attente de votre avion, je repensait que, lors de ma première venue dans le pays, en avril 2011, vous m'aviez vous-même accueilli et accompagné dans la maison où j'habite depuis lors. Votre chambre, les confrères en souriant s'en amusaient parfois, était la numéro 2. Là, vous laissiez toutes vos affaires dans une armoire métallique pour vos visites bimestrielles, destinées à acheter tout ce qui était nécessaire pour vivre dignement à Bomoanga, à plus de 130 km de Niamey, dans une zone semi désertique. Vous portiez toujours des nouvelles provenant de loin, des pauvres paysans et des petites et fragiles espérances que vous cherchiez à partager au travers de projets d'un humanisme intégral attentif. Vous aviez dormi dans cette chambre le dernier soir avant de repartir pour votre zone et, avec des amis, nous avions dîné au restaurant italien de Niamey, le Pilier, bien connu. L'Ambassadeur nous avait offert ce qui, en commentant avec lui et d'autres, aurait été notre dernier dîner avant le drame. A ce dîner, tous étaient présents : les pauvres, les enfants dont vous vous occupiez, la fillette morte au Bambin Gesù de Rome après une tentative désespérée de la sauver, les animateurs, les familles, les jeunes que vous aidiez à continuer leurs études ou une formation professionnelle. Peut-être y avait-il un Judas parmi eux. Il existe toujours quelqu'un, quelque part, qui trahit ses amis, qui aurait informé, consciemment ou non, les ravisseurs de votre retour et de vos habitudes du soir. Il faisait nuit et ceux qui vous auraient ensuite enlevé savaient que vous ne fermiez pas immédiatement la porte de votre chambre. Des personnes passaient pour chercher des médicaments pour les urgences qui, dans un village perdu et privé de services sociaux, ne manquent jamais. Ils savaient qu'il y avait de la lumière et une porte qui s'ouvrait ave le sourire d'une espérance désormais à portée de main ».
Le Père Armanino continue de prier pour son confrère se souvenant de « la dernière nuit à Bomoanga, qui ne se trouve même pas sur les cartes les plus sophistiquées de Google, dernier ou presque des petites bourgs sans avenir si ce n'est celui que lui et la communauté chrétienne cherchaient à lui offrir : un collège, le projet d'un internat et surtout le besoin d'offrir des raisons pour rester sur place dans la dignité ».
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AMERIQUE/URUGUAY - Mois de septembre, « la Parole de Dieu au centre de notre évangélisation »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 10:28
Asunción – Sous la devise « La Parole de Dieu … qui opère en vous les croyants » , l'Eglise en Uruguay, celles de nombreuses autres nations d'Amérique latine, célèbre en septembre le Mois de la Parole de Dieu. La Commission nationale pour l'animation biblique de la Pastorale a préparé différents subsides dont quatre schémas de Lectio divina sur l'Evangile de chaque Dimanche de ce mois.
Les Evêques, suivant la proclamation du Dimanche de la Parole de Dieu de la part du Pape François, invitent à le célébrer le dernier Dimanche de septembre, à proximité de la fête de Saint Jérôme. Pour ce faire, chaque communauté est invitée à se préparer en tenant compte de sa réalité et de sa spiritualité, en exprimant au travers de signes simples, la centralité de la Parole de Dieu dans sa vie.
Dans une lettre invitant à célébrer ce mois de la Parole de Dieu, le Secrétaire exécutif de la CNABP, le Révérend Diacre Marcelo Correa, explique que le changement de dénomination du mois qui était auparavant « de la Bible » et qui est devenu maintenant « de la Parole de Dieu », « n'est pas seulement un changement terminologique mais signifie beaucoup plus pour nous. Il représente le processus de consolidation de la Parole de Dieu au centre de notre évangélisation, de notre vie pastorale et spirituelle, un processus auquel nous travaillons depuis de nombreuses années de manière humble et constante ».
Le Diacre souligne en outre que « nous ne sommes pas un peuple qui suit un livre mais plutôt une Personne révélée par la Parole qui nous accompagne et nous encourage, pour vivre dans la joie l'appel à être des disciples missionnaires et à annoncer Sa proposition à notre société et au monde entier ».
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ASIE/PHILIPPINES - Réouverture de la Cathédrale de Manille et fermeture des cimetières en vue de la Commémoration de tous les fidèles défunts

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/09/2020 - 10:16
Manille – La Cathédrale de l'Immaculée Conception de Manille, au cœur du quartier d'Intramuros, rouvrira au public et au culte ce mercredi 16 septembre, après six mois de fermeture dus à la pandémie de corona virus. Ainsi que l'a indiqué le Bureau des Communications de l'Archidiocèse, la réouverture de la Basilique fait partie d'un relâchement des restrictions visant les rassemblements religieux dans le cadre de la ville métropolitaine de Manille annoncé par les autorités gouvernementales. Actuellement, les églises qui se trouvent dans les zones soumises à l'état de « quarantaine communautaire » peuvent seulement être remplies jusqu'à 10% de leur capacité habituelle. Dans la Cathédrale – qui normalement peut accueillir jusqu'à 800 fidèles – seront par suite admises pour les célébrations au plus 80 personnes, a confirmé le Père Kali Pietre Llamado, Vice-recteur de la Cathédrale. Pour la Messe dominicale, les fidèles pourront également être présents sur le parvis où sera distribué la Sainte Communion. Les Messes seront dans tous les cas transmises en direct sur la page Facebook de la Cathédrale et sur la chaîne YouTube ad hoc.
D'autre part, le gouvernement philippin a émis une Directive interdisant les visites dans les cimetières au cours de la Solennité de la Toussaint et de la Commémoration de tous les fidèles défunts, les 1er et 2 novembre. La mesure, adoptée afin de prévenir la diffusion du Covid-19, a été annoncée par le Sous-secrétaire à la Santé, Maria Rosario Vergeire, qui l'a qualifié de prise « pour le bien commun et pour des motifs de santé ».
« Nous savons que le jour de la Toussaint, les cimetières sont véritablement bondés de personnes. Il est de notre devoir d'éviter les rassemblements de masse » a déclaré la responsable. Les maires des villes qui composent la cité métropolitaine de Manille l'ont annoncé à l'avance afin que les résidents aient la possibilité de visiter les tombes de leurs êtres chers à d'autres moments et non pas tous ensemble au cours de la même journée.
Manille a été parmi les premières à ordonner la fermeture des cimetières du 31 octobre au 1er novembre. Les membres du Conseil métropolitain de Manille, composé de 17 maires de la zone, ont été unanimes pour décider la fermeture de tous les cimetières, privés et publics, de leurs zones respectives afin d'empêcher des rassemblements et de ne pas augmenter les dangers de transmission du virus. Tous les cimetières seront fermés pendant une semaine mais les crémations, sépultures et autres services funèbres seront autorisés. Traditionnellement, plus de 2.000 hommes sont employés dans l'ensemble de la métropole en vue de la sécurité des milliers de personnes qui, dans les premiers jours de novembre, se rendent dans les cimetières pour rendre hommage à leurs êtres chers.
Dans le cadre d'un entretien avec Fides, Margaret Mararac, une catholique de Manille, s'est déclarée d'accord sur la prudence. « Le gouvernement veut seulement empêcher les rassemblements. Nous pouvons toujours prier chez nous et visiter le cimetière à d'autres dates ».
Il faut remarquer que, vu la grande pauvreté des périphéries dégradées de la ville métropolitaine et vu le manque chronique de logements et de zones d'habitation, les cimetières deviennent parfois également des lieux où s'établissent des familles entières. Le Cimetière du Nord – ouvert en 1904 sur le territoire métropolitain de Manille – est habité de manière stable par une entière communauté de sans-abri, chômeurs, indigents, personnes recherchées par la police, prostituées et journaliers agricoles qui se placent parmi les plus pauvres de la nation.
La ville de Cebu, dans les Philippines centrales, a, elle aussi, disposé la fermeture des cimetières.
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ASIE/BENGLADESH - Le Père Richard Timm, 66 ans au service du Bengladesh, une vie au service de la mission

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/09/2020 - 14:06
Dhaka – Sa vie de missionnaire catholique est considérée comme légendaire. Le Père Richard William Timm , prêtre américain et religieux de la Congrégation de la Sainte Croix , a été un éducateur et un scientifique qui a dédié toute sa vie à l'annonce et au témoignage de l'Evangile au Bengladesh. Le missionnaire est retourné à la Maison du Père le 11 septembre dernier, en la maison de la Congrégation sise en Indiana où il était rentré à cause de complications de santé. Il est mort à 97 ans, dont 66 passés en mission au Bengladesh.
Ses confrères au Bengladesh ont exprimé leurs condoléances suite à la mort du missionnaire. « Nous sommes profondément attristés par sa disparition. Il a constitué un pilier de notre mission » a déclaré à Fides le Père Ujjal Placid Pereira, CSC. Le Père Swapon Das, CSC indique quant à lui à Fides : « Le Père Timm a été un pionnier et a affronté de nombreux défis. Nous nous en souviendrons toujours pour sa contribution courageuse et prophétique ».
Le Père Hemanto Rozario, CSC, Directeur du Collège Notre-Dame de Dhaka, a rappelé : « Le Père Timm a été à la tête de cette institution et, du fait de sa contribution éducative extraordinaire, un édifice de six étages du Collège lui a été intitulé en 2015. Le Père Timm a vécu au Bengladesh plus de 66 ans et a donné un exemple exceptionnel d'amour et de service dans le domaine de l'instruction et de la justice sociale. Il était connu en tant que scientifique, enseignant, intellectuel, assistant social, orateur, écrivain et surtout comme une grande âme. Le Père Timm a touché la vie de nombreux étudiants et du peuple du Bengladesh. On se souviendra de lui pendant de nombreuses années ».
De nombreux responsables laïcs s'en souviennent avec affection et estime. Apurbo Mrong, Directeur de la Caritas de Mymensingh indique : « Nous avons perdu un grand homme. Il a été éducateur, zoologue, scientifique et participant actif à l'oeuvre de développement social du Bengladesh. Il a rêvé et contribué à réaliser la Caritas du Bengladesh ». Un autre catholique, Leo Costa remarque pour Fides : « Toute la nation, et pas seulement la communauté catholique, se rappelle et apprécie sa contribution d'une vie entière donnée pour le pays ».
Le Père Timm est né le 2 mars 1923 à Michigan City, dans l'Etat de l'Indiana, aux Etats-Unis. Il a été l'un des fondateurs et le sixième Directeur du Collège Notre-Dame de Dhaka, au Bengladesh. En qualité de biologiste, il a conduit des recherches et conduit de nombreuses expéditions scientifiques dans le sud de l'Asie. En outre, comme activiste pour les droits fondamentaux, il a été coordinateur du Conseil pour les droits fondamentaux au Bengladesh et du Forum de l'Asie du Sud pour les droits fondamentaux . Il a exprimé sa vision de la guerre de libération du Bengladesh à travers ses écrits. Il a été fondateur et Directeur exécutif de la Caritas du Bengladesh et Directeur de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Bengladesh. Il est considéré comme l'un des principaux animateurs de l'Eglise locale et aussi de la société bengalaise. Il a reçu des décorations et titres de reconnaissance pour son engagement en faveur du bien commun de la part de trois gouvernements bengalais différents.
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ASIE/IRAQ - Célébration de la Solennité de l'Exaltation de la Croix de la part d'évacués de la plaine de Ninive

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/09/2020 - 13:31
Teleskof – Les difficultés persistantes ayant fait suite à l'invasion djihadiste de 2014 et les nouveaux problèmes liés à la diffusion de la pandémie de Covid-19 n'ont pas empêché les chrétiens de la plaine de Ninive de célébrer la fête de l'Exaltation de la Croix, Solennité particulièrement chère à la dévotion populaire des communautés chrétiennes de cette région. Hier soir, Dimanche 13 septembre, les chrétiens de Teleskof , sise à 19 milles au nord de Mossoul, se sont retrouvés en l'église chaldéenne Saint Georges afin de participer à la Messe puis à la procession aux flambeaux dans les rues de la ville qui s'est achevée sur ce qu'il est convenu d'appeler colline de l'Evêque. A la célébration, ont pris part également des dizaines de familles chrétiennes originaires de Talkaif, Batnaya, Baqofah et de Mossoul qui, au cours des années de l'invasion djihadiste, avaient trouvé refuge à Teleskof, et n'ont pas encore regagné leurs zones d'origine. Après les cas de contamination par Covid-19 enregistrés également dans les villes et villages de la plaine de Ninive, des mesures de prévention ont été mises en place pour assurer que la célébration de l'Exaltation de la Croix puisse se dérouler en toute sécurité du point de vue sanitaire. A tous les participants à la Messe, avant l'entrée dans l'église, a été mesurée la température corporelle et prescrit l'usage d'un masque ainsi que la désinfection des mains. Au terme de la procession, face à la colline de l'Evêque, ont été allumées des torches pour illuminer le sommet de la colline.
Au cours de ces dernières années, les processions et moments de dévotion populaire en l'honneur de la Sainte Croix ont représenté une manifestation concrète de la reprise de la vie communautaire après les années au cours desquelles une bonne partie des villes et villages de la plaine de Ninive, un temps habités par une majorité de chrétiens chaldéens, syriaques et assyriens, s'étaient vidés de leur population à cause de l'occupation du prétendu « Etat islamique ».
En 2015, comme l'indiqua en son temps l'Agence Fides , dans la ville d’Alquosh, la procession de la Solennité de l'Exaltation de la Croix avait été vécue et présentée comme un signe d'espérance pour tous les chrétiens de la plaine de Ninive. « Par cette procession et les signes extérieurs bien visibles qui l’ont accompagnée – indique à l’Agence Fides le Père Nizar Seeman, prêtre syro catholique syrien – les chrétiens d’al Qosh ont envoyé un signal émouvant, qui nous interpelle tous. Ils ont voulu dire : nous sommes encore ici, même si personne ne nous protège parce que nous savons que le Seigneur Jésus pense à nous protéger, avec Marie Sa Mère ».
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AMERIQUE - Appel de Red Clamor en direction de l'Europe en faveur d'un couloir humanitaire après l'incendie du camp de Moria

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/09/2020 - 13:30
Bogotá – Red Clamor, organisation rassemblant des hommes et des femmes engagés dans l'accompagnement, la défense, la promotion et l'intégration des évacués, des migrants et des réfugiés se trouvant en Amérique latine et aux Caraïbes, a demandé aux autorités de l'Union européenne et au Premier Ministre grec, l'ouverture de couloirs humanitaires en Europe après l'incendie du camp de Moria .
Dans le communiqué parvenu à Fides, l'organisation exprime son indignation, sa préoccupation et sa solidarité suite aux graves faits intervenus dans le camps sis dans l'île de Lesbos, en Grèce, lequel accueillait plus de 13.000 demandeurs d'asile provenant de Syrie, d'Afghanistan, du Pakistan, du Cameroun, du Congo, d'Iran, d'Erythrée et d'Irak. Elle dénonce en outre « les conditions inhumaines dans lesquelles ces frères et sœurs, contraints à fuir, comme Jésus-Christ, se trouvent et continueront à se trouver tant que ne sera pas ouvert un couloir humanitaire sur au sein de l'Union européenne ».
Red Clamor demande par suite l'ouverture de couloirs humanitaires au sein de l'Union européenne tels que prévus par sa législation ; l'identification d'un lieu sur où soit garanti l'accès aux « réfugiés » et le respect de leurs droits fondamentaux ; la prévention de la tentation d'accélérer les processus de rapatriements des « réfugiés » lesquels ne résolvent pas la situation ; l'adoption de mesures sanitaires nécessaires à la protection du Covid-19 ; la protection des « réfugiés » à l'encontre des agressions xénophobes des populations locales. « Il est urgent – réaffirme l'organisation – qu'advienne un changement de la politique migratoire et d'asile afin qu'elle ait un visage authentiquement humain ».
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ASIE - L'Asie, continent le plus exposé aux changements et dangers climatiques

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/09/2020 - 12:49
Hong Kong – Le climat terrestre change après plus de 10.000 années de relative stabilité selon certains et l'Asie est le continent le plus exposé aux changements rapides et lourds de conséquences pour les communautés humaines. En l'absence d'adaptation et de mitigation, les dangers climatiques encourus par le continent à l'avenir – des vagues de chaleur aux inondations – seront probablement plus graves et plus intenses parce que l'impact du changement climatique en Asie sera plus fort que dans de nombreuses autres parties du monde. C'est ce qu'indiquent les données contenues dans un rapport sur l'avenir de l'Asie intitulé « les dangers climatiques et leurs réponses en Asie » que le McKinsey Global Institute, institut international de recherche économique, s'apprête à publier d'ici la fin de l'année. Le rapport – diffusé sous forme de synthèse et parvenu à l'Agence Fides – reprend les alarmes de la communauté scientifique et rappelle l'avertissement présent dans l'Encyclique Laudato si’, laquelle promeut « une nouvelle culture et un nouvelle gestion mondiale », rappelant que la détérioration de l'environnement va de pair avec celle de la société et frappe spécialement les plus faibles de la planète.
L'analyse de la synthèse du rapport prend en examen différents aspects. Ainsi, le document prévoit qu'en Asie, la température moyenne augmentera de plus de 2°C d'ici 2050 par rapport aux niveaux préindustriels avec des effets significatifs dans certaines zones de la Chine, de l'Australie et du sub-continent indien. Ces effets, qui commenceront à se faire sentir au cours de la prochaine décennie, seront caractérisés par des vagues de chaleur létales, événements de quelques jours au cours desquels la température moyenne journalière dépassera le seuil de survie pour un « être humain sain reposant à l'ombre ». Les grandes villes de certaines zones de l'Inde, du Bengladesh et du Pakistan pourraient être les premiers lieux du monde à faire l'expérience de ces vagues de chaleur. Pendant que la terre se réchauffe, augmentera également l'importance des périodes de sécheresse, dans le sud-ouest de l'Australie par exemple ou dans certaines parties de la Chine continentale.
Au contraire, toujours selon la synthèse du rapport, les « précipitations extrêmes » devraient augmenter de trois ou quatre fois d'ici 2050 dans certaines zones dont l'est du Japon, le centre et l'est de la Chine continentale ainsi que certaines parties de la Corée du Sud et de l'Indonésie.
Des changements importants devraient également concerner l'approvisionnement en eau douce, qui sera influencé par des facteurs tels que les modèles de précipitations et par l'évaporation. En différentes zones d'Australie, il pourrait diminuer de manière significative d'ici 2050 alors que, dans certaines parties du sub-continent indien et de Chine continentale, l'approvisionnement en eau pourrait augmenter de 20%. Selon les auteurs, la puissance moyenne des typhons pourrait augmenter, faisant par suite croître la fréquence d'événements graves qui pourrait tripler d'ici 2040 dans certaines zones d'Asie, y compris les cotes de la Chine continentale, de la Corée du Sud et du Japon.
Face à ces scénarios, les communautés chrétiennes en Asie vivent le Temps de la Création jusqu'au 4 octobre prochain, en méditant et mettant en pratique les indications de l'Encyclique Laudato si’, renouvelant ainsi l'engagement social et le soin de la maison commune.
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AFRIQUE/ERYTHREE - Fermeture de l'école italienne d'Asmara, précieux pole éducatif

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/09/2020 - 12:11
Asmara – L'école italienne d'Asmara a fermé ses portes. Née en 1903, elle avait survécu à la période coloniale, à celle du protectorat britannique, à la période impériale du Négus, à celle de la dictature communiste et à la guerre civile. Pendant des décennies, elle avait constitué un point de repère d'abord pour les enfants italiens – fils et petits-fils de colons – puis pour les jeunes érythréens ou pour les enfants de couples mixtes italo-érythréens. Il n'est pas possible d'imaginer Asmara sans l'école italienne » observe pour l'Agence Fides le Père Joseph Zeracristos, religieux vincentien érythréen. « Il s'agit d'un pole culturel important pour tout le pays, un point fondamental du système scolaire national. Même si récemment, vu l'appauvrissement du pays et les frais de scolarité élevés, elle était devenue une école réservée aux enfants des élites érythréennes ».
Qu'est-ce qui a provoqué la fermeture, quelques jours avant la rentrée des classes en Italie ? En 2012, l'Italie et l'Erythrée avaient signé une entente pour la gestion commune de l'institut – qui était propriété de l'Etat italien et se présentait comme une école privée. Cet accord prévoyait la création d'une Commission mixte technique. Cependant, si Asmara a immédiatement nommé les membres de sa compétence, Rome ne l'a pas fait. Cette première entorse a fortement irrité le régime d'Asmara. En outre, au cours des années passées, l'Italie a approuvé, sous ses différents gouvernements, une série de mesures qui ont, de facto, vidé l'institut du personnel italien, créant des carences de personnel.
La goutte qui a fait déborder le vase a été constituée par la pandémie de Covid-19. Au cours de l'urgence, la Directrice italienne a décidé en mars de lancer l'enseignement à distance sans aviser au préalable le gouvernement d'Asmara – anticipant de peu ce qu'aurait été la décision du Ministre de l'Instruction publique italien. Cela a suffit à irriter le gouvernement érythréen qui a décidé de fermer définitivement l'école, révoquant sa licence et se retirant de l'accord technique bilatéral de 2012.
Pour Rosy, une ancienne élève : « Il s'agit d'une décision qui me laisse triste et amère. Nous étudions en italien mais, dans le même temps, nous suivions des leçons en amharique et en tigréen - les langues de l'Ethiopie et de l'Erythrée NDR. Il nous était enseigné à regarder la réalité dans une perspective interculturelle. Fermer l'école italienne d'Asmara équivaut donc à fermer un œil sur le monde. Ce choix appauvrit tout un chacun : les italiens, qui perdent une présence importante dans la Corne de l'Afrique et les érythréens, qui dans ces salles de classe ont appris à penser également avec des yeux différents ».
L'institut comprenait une école maternelle, une école primaire, un collège et un lycée comprenant filière scientifique, de gestion, de géomètre et de sciences sociales. Les diplômes émis à Asmara étaient reconnus par le Ministère de l'Instruction publique italien et par son homologue érythréen. Les élèves qui prenaient là un diplôme pouvaient par suite s'inscrire dans les Universités italiennes sans examens d'admission ou de langue. « Les géomètres et les comptables – poursuit Rosy – étaient très recherchés parce que leur était reconnue une préparation particulièrement sérieuse et approfondie. Leur professionnalisme a aidé l'Erythrée à croître ».
Cette fermeture interrompt un lien historique entre l'Erythrée et l'Italie, qui plongeait ses racines à l'époque coloniale mais qui s'était poursuivi par après. « Il est triste de savoir que l'école italienne a été fermée – remarque avec amertume le Père Mussie Zerai, de l'Eparchie d'Asmara. Pendant des décennies, elle a représenté un point d'union entre deux cultures qui, par effet de l'histoire, parfois tragique, se sont rencontrées. Couper ce lien signifie couper un cordon ombilical qui unissait l'Italie à l'Erythrée ».
Selon le Père Zerai, se perdra également un précieux instrument permettant de former les nouvelles générations. « Cette école – conclut le prêtre – pouvait devenir un canal privilégié pour former ces jeunes qui seront les citoyens de l'avenir. Des salles de classe auraient pu sortir les strates moyennes qui auraient pu accompagner l'Erythrée sur un parcours de croissance sociale et économique. Espérons que Rome et Asmara trouvent un accord et que l'école puisse rouvrir ses portes ».
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AFRIQUE/LIBERIA - Le chemin de la communauté de Foya en direction de la Journée missionnaire mondiale

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/09/2020 - 11:24
Foya – « Notre petite présence, au travers du Père Walter Maccalli – frère du Père Pierluigi, enlevé au Niger voici près de deux ans – au sein de la Paroisse de Foya, est importante pour accompagner dans la foi tout le comté de Lofa » écrit à l'Agence Fides dans la perspective de la prochaine Journée missionnaire mondiale le Père Lorenzo Snider, de la Société des Missions africaines, missionnaire au Liberia.
« Ces jours-ci, dans nos communautés, on perçoit un parfum d'élections. En décembre auront en effet lieu les consultations électorales pour le Sénat et, comme cela est souvent le cas, ce temps est celui des promesses qui, dans de nombreux cas, se révèlent de grands mensonges » commente le prêtre. « Actuellement, la route qui conduit à Foya, siège de notre Paroisse, est constamment interrompue par des camions pris dans la boue, y compris pendant des jours. Les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 ont des effets sur l'économie locale déjà précaire, En particulier, la fermeture formelle des frontières terrestres avec la Guinée et la Sierra Leone rend difficiles les transactions commerciales dont dépend une grande partie de l'économie de notre district. Voici deux jours, nous avons mangé le premier riz de la récolte de cette année, qui durera jusqu'en janvier. Il s'agit toujours d'un signe d'espérance et de renaissance, rappelant les paroles du Psaume « en allant il pleure portant la semence à jeter mais au retour, il s'en vient dans la joie en portant ses gerbes ». La population locale sait ce que veut dire gagner son pain – ou son riz – à la sueur de son front ».
Avec optimisme, le Père Snider souligne à Fides le fait que les communautés grandissent tout comme l'intérêt de la population pour l'Evangile. « Voici quelques jours, nous nous sommes rendus dans un village atteignable seulement après deux heures de piste et deux heures de marche. Il semble encore que l'on écrive une nouvelle page des Actes des Apôtres, marquée par la stupeur de la foi transmise et reçue dans la joie. Avec le désir de Dieu et comme preuve de l'authenticité des dispositions, la population a décidé de construire une école pour leurs enfants. Dans un rayon d'une vingtaine de kilomètres il n'existe pas d'écoles et sur le même territoire, vivent au moins 500 enfants d'âge scolaire. Nous ressentons avec simplicité et vérité la compassion du Seigneur face à la moisson qui abonde alors que les ouvriers sont peu nombreux. Nous sommes tous disciples missionnaires, rappelle le Pape François. Cette invitation est traduite en actions pastorales et en passion missionnaire. Ici à Foya, comma partout, les pauvres et les simples comprennent ».
« Le manque de réseau routier – conclut le prêtre – la corruption endémique et le manque d'investisseurs ne permettent pas pour l'heure à cette région de se développer économiquement et le Liberia demeure l'un des pays avec l'indice de développement humain parmi les plus bas du monde. Notre défi, qui est le même que celui de l'Evangile, est d'accompagner des processus de fraternité, le défi de vivre notre foi en communauté et comme communauté, de laisser transformer nos relations par la puissance de la Résurrection du Christ ou, comme le dit l'Exhortation apostolique Evangelii gaudium, le besoin de considérer les aspects sociaux du dogme ».
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