AMERIQUE/BOLIVIE - Un processus électoral pacifique, démocratique et transparent permettant de contempler l’avenir avec confiance

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 11:39
La Paz – « En ce moment historique, en cette période préélectorale, où nous nous préparons à vivre de nouvelles élections, nous avons besoin que les partis politiques parviennent à présenter des projets prometteurs pour le pays, au sein desquels la priorité consiste dans la recherche du bien commun, de la croissance et du bien-être de notre peuple. Face à l’incertitude, cherchons à être des artisans de paix, des artisans de la réconciliation et du bien commun ». C’est ce qu’a déclaré le Secrétaire exécutif de la Commission de la Communion ecclésiale de la Conférence épiscopale de Bolivie, le Père Diego Plà, au cours de la Messe de Dimanche dernier, en vue des élections du 3 mai prochain.
S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Evêque d’El Alto et Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, a déclaré, dans le cadre d’un entretien accordé à une télévision locale : « Une fois encore, en tant qu’Eglise catholique, nous désirons exhorter afin que le processus électoral soit le plus pacifique et le plus démocratique possible… Le peuple a besoin de recréer la confiance dans les autorités. Il a besoin d’un processus transparent, de se tourner vers l’avenir avec de nouveaux gouvernants élus par le peuple et qui pensent au bien commun et à un développement réellement positif ».
La Bolivie a célébré hier, 22 janvier, le Jour de l’Etat plurinational et, pour l’occasion, son Président par intérim, Jeanine Añez, a demandé à élaborer un plan visant à garantir la sécurité du scrutin dans le cadre des prochaines élections du 3 mai prochain. « J’ai demandé aux Ministres de la Défense et du gouvernement national d’organiser un plan commun avant, durant et après le 3 mai de manière à ce que le vote des boliviens soit protégé » a-t-elle déclaré dans un message au pays transmis pour la circonstance. La célébration du Jour de l’Etat plurinational a lieu chaque année depuis 2009 lorsque, selon sa nouvelle Constitution, la Bolivie a cessé de se qualifier de république.
Jeanine Áñez, arrivée à la Présidence après la découverte des anomalies intervenues lors des dernières élections et après la démission d’Evo Morales, depuis réfugié à l’étranger, a souligné que, pour ces raisons, « les élections du 3 mai deviendront le processus électoral bolivien le mieux accompagné et le plus observé de notre histoire ». L’OEA, l’ONU, l’UE et l’Eglise catholique ont exprimé le désir de soutenir et d’accompagner le processus électoral.
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AFRIQUE/NIGER - Menaces à l’encontre des chrétiens dans le pays

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 10:37
Niamey – « Les menaces réitérées à l’encontre des communautés chrétiennes présentes dans la zone frontalière avec le Burkina Faso ont atteint le but qu’elles se proposaient, à savoir décapiter les communautés et en faire ensuite la proie de la peur de professer la foi dans la prière du Dimanche dans les chapelles » , écrit à l’Agence Fides le Père Mauro Armanino, de la Société des Missions africaines, au Niger.
« Le 14 janvier dernier, dans un village proche de Bomoanga, qui a assisté impuissant voici plus d’un an à l’enlèvement du Père Pierluigi Maccalli, - poursuit le missionnaire – un groupe de criminels sur place pour un règlement de comptes à l’encontre de l’infirmier chef du dispensaire de la zone a enlevé, porté à quelques distance de son habitation et décapité son neveu, baptisé étant enfant. A Bomoanga, la population ne va plus à l’église le Dimanche. La basilique, comme la surnommait le Père Maccalli, conçue, construite et inaugurée par ses soins, est désormais déserte tout comme l’école, récemment attaquée ».
Dans la note transmise à Fides, le Père Armanino met en évidence le découragement, la souffrance, la crainte mais surtout la conscience de la situation manifestés au cours d’une rencontre de formation avec les catéchistes et animateurs de la zone Gourmantché, frontalière du Burkina Faso, organisée récemment à Niamey. « Même où sont présentes persécutions, épreuves et tensions, il est possible de traduire la foi – souligne-t-il – au travers d’une plus forte valorisation des laïcs et de leur apport, d’une plus grande flexibilité en ce qui concerne les lieux et les dates des célébrations et de la vie de la communauté ».
Le missionnaire conclut en affirmant : « A Makalondi, Kankani et Torodi, dans la même zone, les célébrations, bien qu’avec prudence, continuent comme toujours bien que les prêtres ne soient pas résidents sur place. La situation dans les zones rurales est plus compliquée dans la mesure où, étant difficiles d’accès, elles permettent aux groupes armés d’agir sans être dérangés. Ils pourront couper les arbres mais pas les racines de la croix. Le troisième jour est celui de la Résurrection ».
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ASIE/KIRGHIZISTAN - Prière et mission, les exercices spirituels de Saint Ignace de Loyola sur les rives du lac Issyk-kul

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 10:14
Bishkek – Vivre une semaine de spiritualité selon le charisme de Saint Ignace de Loyola et proposer cette expérience d’immersion et de proximité avec Dieu comme forme d’évangélisation au sein d’une nation où la semence de l’Evangile est devenu un petit germe : tel est l’esprit dans lequel les jésuites présents au Kirghizistan ont organisé une semaine d’exercices spirituels dans le silence complet, selon la méthode du fondateur de la Compagnie de Jésus. Ainsi que cela a été indiqué à l’Agence Fides, l’initiative, ouverte à tous, aura lieu du 16 au 22 mars prochains à l’Issyk Center, la maison pour enfants kirghizes handicapés et indigents sise sur les rives du lac Issyk-kul et gérée par les religieux. L’invitation s’adresse aux jeunes, aux adultes, aux personnes curieuses ou intéressées à connaitre la foi chrétienne. Une note envoyée à l’Agence Fides par les organisateurs explique : « Ce n’est pas la première fois que ces exercices spirituels ont lieu dans un lieu pittoresque, sur les rives du lac Issyk-Kul, à 100 m seulement de la plage et à quelques kilomètres des montagnes de Tien Shan ». Le contact avec la nature pure représente un moyen pour atteindre une dimension de réflexion et d’approfondissement à la recherche de Dieu. Le thème de cette année sera : « Dieu, guide-moi sur la voie éternelle. Liberté, action de grâce et miséricorde ». La semaine de spiritualité sera emmenée par le Père Janez Sever SI, de Novossibirsk .
Le programme d’exercices spirituels comprend une introduction à la prière ignacienne et à la méditation des Ecritures Saintes, des moments de prière individuels et communautaires, la célébration de la Messe, l’Adoration eucharistique et la possibilité de parler avec un assistant spirituel.
« Il s’agira certainement de journées de détente pour le corps et pour l’esprit, dans un si beau paysage. D’autre part, le fait qu’une modalité de prière développée voici quelques cinq siècles soit encore demandé témoigne de son efficacité » conclut la note des Jésuites.
Le Kirghizistan est un petit pays comptant près de 6 millions d’habitants et caractérisé par la liberté religieuse. Environ 90% de la population est musulmane. Les chrétiens orthodoxes représentent quelques 10% de la population alors que les autres confessions chrétiennes constituent une petite minorité. Les catholiques du cru peuvent compter sur l’assistance spirituelle de sept prêtres, d’un religieux non prêtre et de cinq religieuses franciscaines.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Communiqué de l’Evêque de San Cristobal à propos du prêtre assassiné

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 09:50
San Cristobal – L’Evêque de San Cristobal, S.Exc. Mgr Mario Moronta, a publié un second communiqué relatif à la mort du Père Jesus Manuel Rondon Molina, qui avait disparu le 16 janvier et a été retrouvé tué le 21 .
Dans le texte du 22 janvier, parvenu à l’Agence Fides, l’Evêque affirme : « Selon les informations fournies par les autorités, le prêtre susmentionné aurait été tué par un mineur qui avait été victime d’abus sexuels de la part du clerc, une action que nous répudions. Nous regrettons la mort tragique du prêtre et nous demandons à ce que la justice divine se manifeste avec miséricorde. Nous prions pour lui, pour sa mère et pour sa famille qui traversent un moment de douleur et de tristesse ».
L’Evêque souligne que, dans le Diocèse de San Cristóbal aussi, ont été adoptées les normes de l’Eglise universelle pour traiter les cas d’abus sur les mineurs de la part du clergé. Dans le cas du Père Jesus Manuel Rondon Molina, « plusieurs plaintes ont été reçues contre lui. Les enquêtes y afférant ont été conduites et les mesures de précaution nécessaires prises… Malgré les nombreuses demandes d’attention, il a désobéi aux ordres et aux mesures de précaution établies dans la loi de l’Eglise ».
Mgr Moronta écrit que ce fait « nous remplit de tristesse et de préoccupation ». Il demande aux autorités « de faire la lumière sur ce qui s’est passé sans utiliser ce triste événement à des fins politiques ou d’autre type » rappelant que la très grande majorité des prêtres se dévoue généreusement au service de la population « malgré les difficultés et les manques, les échecs que certains peuvent connaitre ». « Nous ressentons la douleur du peuple de Dieu qui souffre pour de nombreux motifs et plus encore à cause du mauvais témoignage de certains – conclut-il. Nous partageons la douleur des victimes d’abus… sachant que cette douleur s’identifie avec celle du Christ en croix, nous fixons nos regards sur la force puissamment libératrice de Sa Résurrection ».
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AFRIQUE/NIGERIA - Assassinat du responsable d’une communauté catholique au centre du Nigeria

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 12:31
Abuja – Le responsable de l’église Saint Augustin de la Keana Local Government Area sise dans l’Etat de Nasarawa, au centre du Nigeria a été tué.
Selon ce qu’a appris l’Agence Fides, au cours de la matinée du 20 janvier, des bandits, peut-être des bergers Fulanis, ont attaqué la communauté d’Abebe, en tirant à l’aveuglette. Dans la fusillade a trouvé la mort Augustine Avertse, responsable de la communauté catholique locale, ainsi que son père, Akaa’am Avertse, et deux autres personnes.
L’un des survivants, blessé, affirme que l’attaque n’a pas été provoquée en ce que n’a jamais existé aucune incompréhension entre les membres de la communauté et les bergers Fulanis vivant sur zone.
Entre temps, a suscité l’émotion la confirmation de l’assassinat de Lawan Andimi, dirigeant local de l’Association chrétienne du Nigeria, qui avait été enlevé début janvier par Boko Haram au sein de la Michika Local Government Area sise dans l’Etat d’Adamawa au nord-est du Nigeria. Dans un communiqué, le Président nigérian, Muhammadu Buhari a parlé d’homicide « cruel, inhumain et délibérément provocateur », assurant que les responsables « paieront cher leurs actions ».
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AFRIQUE/KENYA - La bonne gestion de la Création, centre de la campagne de Carême

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 12:06
Nairobi – « Nous croyons que tout ce que Dieu a créé est bon. L’homme a été créé à l’image et à la ressemblance de Dieu et il lui a été ordonné de gouverner rationnellement la Création afin de produire les fruits de la terre ». C’est ce qu’a affirmé S.Exc. Mgr John Oballa Owaa, Evêqyue de Ngong et Président de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Kenya, en présentant la campagne de Carême de cette année. Ayant pour thème « la bonne administration pour une nation transformée… Mon engagement », l’initiative s’insère dans la campagne de lutte contre la corruption lancée par les Evêques le 5 octobre 2019 à Subukia à Nakuru .
Le Président de la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale du Kenya a rappelé la responsabilité spéciale dont sont investis ceux qui sont baptisés, partageant la même vie sacerdotale prophétique et royale du Christ.
« Notre administration doit imiter celle du Christ. Tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes appartient à Dieu. Nous sommes simplement des gestionnaires ou des administrateurs qui agissent pour Son compte » a souligné Mgr Oballa.
Au cours des cinq semaines de Carême qui débuteront le 22 février prochain, les fidèles kenyans seront appelés à réfléchir sur les thèmes suivants : agriculture responsable, jeunesse et développement, gestion passée et future des ressources naturelles.
La campagne promue par les Evêques du Kenya veut constituer une réponse à l’appel du Pape François dans son Encyclique Laudato Si à s’occuper de la maison commune qu’est la Terre.
Au cours de la cinquième et dernière semaine de Carême, le centre de la réflexion sera occupé par la sainteté et la dignité de la vie de toute personne, créée à l’image et à la ressemblance de Dieu.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Semaine missionnaire dans le Diocèse de Matagalpa sous le signe de l’obéissance à Dieu, source de salut

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 11:49
Matagalpa – « L’évangélisateur doit écouter la voix de Dieu. Il s’agit d’un homme ou d’une femme qui cherche, découvre et accomplit la volonté de dieu » a déclaré S.Exc. Mgr Rolando Alvarez Evêque de Matagalpa, en célébrant la Messe d’envoi en mission des groupes d’opérateurs pastoraux de la Paroisse Saint Raymond, en date du 17 janvier. Ainsi que l’indique la note parvenue à Fides, des centaines de fidèles, ainsi que leur Curé, Mgr Isidoro Mora, effectueront une mission dans les quartiers et les communautés rurales de la Paroisse, portant les Saintes Ecritures et le livre de prières offert par le Diocèse au titre de cette année, dans lequel chaque mois est dédié à un saint particulier avec une intention spéciale.
Au cours de l’homélie de la Messe d’envoi, Mgr Alvarez a rappelé que de grands miracles peuvent intervenir lorsque l’on est obéissant à la voix du Seigneur et de Ses prophètes, dans la mesure où l’obéissance à Dieu porte le salut alors que la désobéissance amène la ruine. Par suite, le missionnaire est un homme ou une femme qui doit écouter la voix de Dieu.
La Semaine missionnaire au sein du Diocèse est organisée chaque année avec quelques aspects différents. En tenant compte du Dimanche de la Parole de Dieu désormais tout proche, Mgr Alvarez a souligné l’engagement missionnaire qui se déroule dans un environnement pas tellement propice à l’écoute d’une parole qui invite à la justice, à la vérité alors que le pays ne connait pas une véritable démocratie. Hier, il a écrit sur son compte Twitter : « Seule une démocratie institutionnelle et institutionnalisée peut interrompre les cycles de violence que nous connaissons maintenant ». Voici quelques heures seulement, il a souligné : « La base fondamentale de tout consensus est le respect illimité de la dignité de la personne et la liberté d’expression ».
L’an dernier, pour la Semaine missionnaire, Mgr Alvarez s’est rendu avec des centaines de laïcs engagés comme missionnaires prêcher également sur les autobus, en annonçant le Royaume de Dieu et la prédilection de Dieu pour les plus humbles. L’Evêque a une grande considération pour les jeunes, ainsi qu’il l’a écrit le 14 janvier dernier : « Les étudiants ont toujours exprimé leur profond sens civique, institutionnel et démocratique aux moments appropriés. Ils ont également gagné leur place à la table . Leur réflexion mûre et en croissance constitue un motif supplémentaire pour être écoutés avec sérieux et responsabilité ».
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ASIE/INDE - Prière et Adoration eucharistique après la profanation du Très Saint Sacrement à Bangalore

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 11:32
Bangalore – Le 24 janvier, l’ensemble de la communauté diocésaine de Bangalore « est appelée à faire pénitence et à vivre une prière particulière avec des veillées d’Adoration eucharistique en réparation de l’action sacrilège et ignominieuse ». Tel est le message diffusé par S.Exc. Mgr Peter Machado, Archevêque de Bangalore, après le vol et la profanation du Très Saint Sacrement intervenus dans une Paroisse de l’Archidiocèse. Ainsi que cela a été communiqué à Fides, le vol est intervenu en l’église Saint François d’Assise de Kengeri dans la nuit du 20 janvier. Le Père Sathish Kumar OFM Cap., Curé de la Paroisse, a déposé plainte auprès de la police locale et une enquête est en cours. « Non seulement je suis terriblement choqué mais aussi profondément attristé. Ce sacrilège accompli à l’encontre de notre Seigneur et Sauveur est source de grande préoccupation non seulement pour les Paroissiens de Saint François d’Assise mais influent aussi sur les sentiments religieux de nous tous, au sein de l’ensemble de l’Archidiocèse » a écrit l’Archevêque dans une note parvenue à Fides.
Au cours des 19 premiers jours de janvier et donc de l’année, 17 épisodes de violence à l’encontre des chrétiens en Inde ont été signalés, affirme le United Christian Forum , sur la base des plaintes déposées par le biais d’une ligne téléphonique d’assistance activée par l’organisation et documentant les cas de violence à l’encontre d’églises et de chrétiens en Inde.
« Un pasteur a été arrêté. Une agression physique a eu lieu alors que certaines activités religieuses ont été bloquées par les autorités » a déclaré à Fides A.C.Michael, un responsable de l'UCF.
John Dayal, journaliste catholique et activiste pour les droits fondamentaux, a déclaré à Fides : « La violence a lieu alors que la nation voit les minorités religieuses être discriminées au travers de mesures législatives telles que le Citizenship Emendament Act , le National Register of Citizens et le National Population Register . Il existe un état d’impunité et une campagne de haine qui accompagnent et aggravent ces phénomènes ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - L’instruction des jeunes, responsabilité des hommes politiques et de l’ensemble de la communauté

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 11:07
Bereina – « Nous prions et œuvrons afin que le droit à l’éducation de tous les enfants puissent être véritablement reconnu et non pas seulement sur papier ou dans les discours des hommes politiques mais aussi concrètement réalisé au travers du soin quotidien de leurs parents et de leurs communautés ». Tel est le souhait de Sœur Giovanna Bordin, missionnaire de la Fraternité Cavanis Jésus Bon Pasteur de Bereina, évoquant un aspect important, souligné récemment également par le monde politique. « Le gouvernement est profondément convaincu que l’instruction représente l’instrument qui transformera et soutiendra la prospérité de la nation » a déclaré dans une lettre officielle le Premier Ministre de Papouasie Nouvelle Guinée, James Marape, à l’approche de la rentrée scolaire 2020-2021.
Jusqu’à l’année scolaire dernière, en Papouasie Nouvelle Guinée, était en vigueur une politique appelée « Tuition Fee Free Education » au travers de laquelle l’Etat avait la pleine responsabilité économique des dépenses scolaires. A partir de cette année, a été annoncée la mise en place d’un nouveau système appelé « Government Tuition Fee Subsidy » dans le cadre duquel l’Etat prendra en charge 80% des dépenses scolaires, laissant aux parents et aux familles la charge de couvrir les 20% restants dans le but de les rendre plus responsables de l’éducation de leurs enfants.
« Le gouvernement désire bloquer le syndrome de l’assistanat qui a prospéré jusqu’ici et qui s’est développé au sein de la culture papoue » a ajouté le Premier Ministre. « Le changement en matière de gestion financière a été décidé pour motiver les parents et les communautés afin qu’ils travaillent la terre et qu’ils travaillent durement pour contribuer à la renaissance économique, renouvelant notre nation et mettant un terme à la tendance à l’assistanat et au syndrome de dépendance ». Le Premier Ministre poursuit en écrivant : « De par leur nature, les papous sont de grands travailleurs, résilients et indépendants mais, pendant de nombreuses années, le gouvernement a adopté et permis des politiques qui ont rendu les personnes paresseuses ».
Ainsi que l’explique à Fides Sœur Bordin, « cette nouvelle décision du gouvernement Marape a suscité des critiques mais, indépendamment de la position ou des sympathies politiques, il est certainement important de reconnaitre les points forts de sa propre culture et de les conserver en vie mais aussi de reconnaitre les attitudes de paresse et d’acceptation de l’assistanat qui risquent de bloquer le développement de la nation. Chaque initiative et décision pouvant aider à changer est importante même si elle est critiquée ». « L’espoir semé en éduquant les enfants peut également réveiller la force et la capacité de sacrifice et de soins des adultes » conclut la missionnaire.
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ASIE/PAKISTAN - Témoignage de l’avocat d’Asia Bibi sur les pressions religieuses existant dans le cadre des cas de blasphème au Pakistan

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 10:43
Rome – « Au Pakistan, les avocats qui défendent dans des cas de blasphème sont durement attaqués, abandonnés et isolés. Bien que le coran défende ceux qui font l’objet de fausses accusations, la mentalité au Pakistan est fortement conditionnée par un préjudice religieux. Dans mon cas par exemple, en tant que défenseur de la chrétienne Asia Bibi, qui était faussement accusée de blasphème, j’ai été accusé de défendre les infidèles et ai été complètement abandonné et isolé. Aujourd’hui, pour me déplacer, j’ai besoin de gardes du corps et je pourrais me retrouver cible d’extrémistes. Cependant je ne me repens pas de m’être engagé en faveur de la justice et du bien du Pakistan ». C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides Maitre Saiful Malook, défenseur musulman d’Asia Bibi à l’occasion de la Journée internationale de l’avocat menacé qui aura lieu le 24 janvier à l’initiative de la Fondation pour la Journée de l’avocat menacé ayant son siège aux Pays-Bas.
La célébration de la Journée, arrivée à sa X° édition en 2020, est dédiée au Pakistan, nation au sein de laquelle, ces dernières années, « un certain nombre d’avocats a fait l’objet d’actes de terrorisme de masse, d’homicides, de tentatives de meurtre, d’agressions, de menaces de mort, de campagnes de mépris et d’intimidations dans l’exercice de leurs fonctions professionnelles » indique une note de la Fondation parvenue à l’Agence Fides. « Ils ont également été arrêtés, détenus ou torturés et, dans certains cas, cela a également concerné les membres des familles d’avocats assassinés » ajoute-t-elle. L’agression la plus connue contre des avocats pakistanais a eu lieu le 8 aout 2016 lorsque des terroristes ont attaqué l’hôpital public de Quetta dans le cadre d’une attaque suicide ayant provoqué la mort de 54 avocats. Depuis lors, a été enregistrée une augmentation alarmante du nombre d’avocats tués, l’an dernier en ayant dénombré neuf.
La Fondation, en compagnie d’autres organisations partenaires, a diffusé un rapport sur la situation actuelle des avocats au Pakistan, faisant état de la difficile situation dans laquelle vivent et œuvrent nombre d’avocats. Parmi eux Maitre Saiful Malook qui, suite aux menaces de mort reçues, a dû demander la protection des Etats de l’Union européenne. En participant à une conférence organisée à Rome par l’Union des Chambres pénales italiennes le 20 janvier, Maitre Saiful Malook a indiqué que « dans le cadre des procès relatifs aux cas de blasphème, les avocats défenseurs des inculpés rencontrent des obstacles et ont des problèmes. Il existe en effet une très forte pression religieuse. Les magistrats sont apeurés et, dans la très grande majorité des cas, ils accueillent les preuves condamnant le sujet accusé de blasphème ». Ce n’est qu’au cours des degrés successifs de jugement – devant la Cour d’Appel et la Cour Suprême – qu’il est possible de tenter difficilement d’infirmer les décisions et de faire émerger la vérité » indique l’avocat. « Cependant, cela est fait à nos frais, en prenant en considération de pouvoir devenir une cible ».
Le but de la Journée est d’attirer l’attention de l’opinion publique sur l’importance de la profession d’avocat en matière de défense des droits fondamentaux de la personne. La Journée internationale de l’avocat menacé entend faire mémoire du massacre intervenu le 24 janvier 1977 à Madrid, lorsqu’un commando de terroristes fit irruption dans un studio légal spécialisé en droit du travail, tuant cinq avocats et en blessant cinq autres.
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AMERIQUE/COSTA RICA - Année jubilaire à l’occasion du centenaire de la Province ecclésiastique, « la joie d’être l’Eglise du Christ »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 10:11
San José – La première rencontre de l’actuel territoire constituant aujourd’hui le Costa Rica avec un annonciateur de l’Evangile, le Père Fray Alejandro, eut lieu dans le cadre du IV° voyage de Christophe Colomb en Amérique, en 1502. Depuis lors, débuta un chemin d’évangélisation parvenu jusqu’à ce jour et qui a connu un moment historique fondamental avec la création de la Province ecclésiastique voici un siècle, le 16 février 1921. Auparavant en effet, la juridiction ecclésiastique sur ce territoire était exercée par le Diocèse de Leon, au Nicaragua.
Fut par suite créé l’Archidiocèse de San José, le Diocèse d’Alajuela et le Vicariat apostolique de Limon qui furent les premières Eglises particulières de la nation, auxquelles s’ajoutèrent au fil des ans les autres jusqu’à arriver aux huit actuelles. C’est ce que rappelle la Conférence épiscopale du Costa Rica dans un communiqué parvenu à l’Agence Fides, par lequel elle annonce un Jubilé national pour le centenaire de la création de la Province ecclésiastique, du 16 février 2020 au 16 février 2021.
Le centenaire de la Province ecclésiastique du Costa Rica coïncidera avec le bicentenaire de l’indépendance du pays, le 15 septembre 2021. « Ce sera l’occasion de célébrer dans la joie la signification profonde d’être et de se sentir Eglise, une Eglise qui a su accompagner, illuminer et animer le parcours historique de notre nation » écrit encore la Conférence épiscopale. « C’est pourquoi, du 16 février 2020 au 16 février 2021, la Conférence épiscopale du Costa Rica désire célébrer ce centenaire de la Province ecclésiastique dans le contexte d’une année jubilaire, de manière à ce qu’elle puisse jouir des grâces spirituelles et pastorales que cet événement comporte, en tant que signe de la joie d’être l’Eglise du Christ qui s’alimente du Très Saint Sacrement de l’Autel et compte sur la protection maternelle particulière de Notre-Dame ».
L’Année jubilaire s’ouvrira le 13 février à Limon au travers d’une Messe solennelle d’inauguration et l’ouverture de la Porte sainte. Au cours de l’année, sont prévues des célébrations et autres initiatives à San José alors que la conclusion aura lieu dans le Diocèse d’Alajuela, au travers d’un Congrès eucharistique national en février 2021.
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AMERIQUE/VENEZUELA - Découverte du corps sans vie du prêtre disparu depuis le 16 janvier

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/01/2020 - 08:40
Tachira – Le Diocèse de Sant Cristobal vit avec consternation la découverte du corps sans vie du Père José Manuel Rondón Molina, disparu depuis jeudi dernier, 16 janvier. « C’est avec douleur et tristesse que je dois communiquer qu’a été retrouvé le corps sans vie du Père Manuel Rondón. Prions pour lui » a déclaré S.Exc. Mgr Mario Moronta, Evêque de San Cristobal où ont eu lieu les faits tragiques.
Le prêtre, âgé de 47 ans et ordonné depuis 14 ans, résidait dans les environs du couvent des Carmélites déchaussées de Rubio, sur le territoire de la commune de Junin. Il était le directeur spirituel des moniales et célébrait la Messe chaque jour pour elles. Cependant, depuis jeudi dernier ni les religieuses ni les membres de sa familles n’avaient eu de ses nouvelles, raison pour laquelle l’Evêque avait avisé les autorités de police. Son corps a été retrouvé dans une zone boisée de Rubio.
La note envoyée à Fides par le Diocèse de San Cristobal affirme : « L’Eglise de Tachira répudie ce fait terrible et les faits similaires qui interviennent quotidiennement dans la région. A son tour, elle implore la miséricorde de Dieu pour les personnes impliquées et pour le réconfort de la famille et des amis du Père Manuel Rondón. Dans la mesure où le corps sans vie du prêtre a été retrouvé en état de décomposition, après l’autopsie qui sera effectuée mercredi , il est très probable qu’il devra être enterré immédiatement pour des raisons sanitaires et suivant les normes de loi ». Le Diocèse de San Cristobal indiquera dans les meilleurs délais le lieu des obsèques et demande aux fidèles d’accompagner par la prière le repos éternel du prêtre, conclut la note.
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ASIE/SYRIE - Prise de position des Patriarcats syro orthodoxe et grec orthodoxe à propos de l’incertitude du sort des métropolites d’Alep enlevés en 2013

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 12:33
Alep – Au cours de ces derniers mois, ont été diffusées de nombreuses reconstructions et « déclarations inquiétantes » concernant le sort des deux Archevêques d’Alep – le grec orthodoxe Boulos Yazigi et le syro orthodoxe Gregorios Yohanna Ibrahim – enlevés sans laisser de trace le 22 avril 2013 dans la zone comprise entre Alep et la frontière turque. Pour le moment cependant, les plus hauts représentants des Eglises auxquelles appartiennent les deux Archevêques orthodoxes disparus ne sont pas en mesure de fournir d’éléments utiles à confirmer ou démentir de telles déclarations. C’est ce qu’indique un communiqué conjoint diffusé le 19 janvier au travers des réseaux sociaux par les Patriarcats syro orthodoxe et grec orthodoxe. Dans le communiqué, les deux Patriarcats déclarent avoir suivi avec attention les déclarations et reconstructions diffusées par les réseaux sociaux et soulignent dans le même temps que ces interventions et reconstructions constituent des initiatives spontanées, « totalement indépendantes des efforts que nous accomplissons dans la recherche de nos deux Archevêques disparus ». Les plus hauts responsables des deux Patriarcats – respectivement le Patriarche grec orthodoxe d’Antioche Yohanna X Yazigi, et le Patriarche syro orthodoxe d’Antioche, Ignace Ephrem II – confirment la détermination commune à « ne rien laisser de côté » pour faire la lumière sur le sort des deux métropolites disparus. Dans ce cadre, ils reconnaissent ne disposer d’aucun élément utile à confirmer ou démentir la validité des reconstructions et considérations concernant le possible destin des deux ecclésiastiques diffusées au cours des derniers mois par différentes sources. « Alors que nous manifestons notre sincère gratitude à toutes les personnes et réalités préoccupées par le sort de nos Archevêques, et surtout à ceux qui mènent des initiatives visant à contribuer à faire la lumière sur leur calvaire, nous demandons à tous de prier pour les deux métropolites et invitons tous ceux qui peuvent soutenir nos efforts visant à résoudre ce cas humanitaire à se mettre en contact avec nos Eglises au travers des canaux officiels prédisposés à cet effet ».
La déclaration conjointe des Patriarcats d’Antioche des syro orthodoxes et des grecs orthodoxes se présente comme une prise de distance mesurée et non polémique notamment vis-à-vis de la récente enquête journalistique réalisée par une équipe conduite par Mansur Salib, chercheur syrien résidant aux Etats-Unis, et diffusée au travers de la plateforme numérique medium.com, nouveau réseau social lié à Twitter. Selon ce qu’affirment les auteurs de l’enquête, les deux Evêques orthodoxes auraient été tués par des militants de Nour al-Din al-Zenki, groupe indépendant impliqué dans le conflit syrien, financé et armé durant le conflit tant par l’Arabie Saoudite que par les Etats-Unis. La reconstruction publiée sur medium.com, comme l’avait déjà indiqué l’Agence Fides reprend des nouvelles déjà connues aux côtés d’hypothèses exposées sans preuves objectives à l’appui.
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AFRIQUE/TOGO - De la nécessité d’une réforme du système sanitaire pour lutter contre le trafic de faux médicaments

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 11:43
Lomé – Au cours du sommet sur la lutte contre le trafic de faux médicaments, a émergé la nécessité d’une sérieuse réforme du système sanitaire. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, deux priorités sont ressorties du sommet conclu récemment à Lomé : l’institution de structures adéquates et l’adoption de lois visant à endiguer le phénomène et à bloquer les différentes formes de trafic. A été considérée comme urgente la signature d’un accord entre les parties intéressées afin de définir un cadre juridique et d’imposer des sanctions pénales.
« Le droit à la santé est fondamental pour tous. Sur notre continent, le trafic de médicaments contrefaits constitue une véritable tragédie, un fléau criminel que nous devons dénoncer et contre lequel nous devons intervenir » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien de la Société des Missions africaines. « Les faux médicaments tuent les africains et en particulier les plus pauvres. Pour surmonter sérieusement ce phénomène – ajoute le missionnaire – il faut que nos responsables politiques prennent conscience de la gravité de ce dernier et qu’ils créent des systèmes sanitaires satisfaisant efficacement les besoins des populations. Le trafic de faux médicaments n’est que la face cachée d’un problème plus grand qu’est la précarité du système sanitaire africain ».
« En Afrique – conclut le religieux – il est difficile pour les pauvres de recevoir une assistance sanitaire adéquate dans la mesure où nos systèmes sont au bord de la faillite. Les riches ont recours aux hôpitaux européens, les pauvres sont soignés dans la rue. Malheureusement, dans la rue, fleurit le trafic de faux médicaments. On pourra continuellement organiser des conférences couteuses de ce genre, mais si on ne s’attaque pas à l’essentiel du problème qui reste fondamentalement la réforme véritable des systèmes de santé africain, nos conférences seront toujours improductives ».
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AMERIQUE/MEXIQUE - L’Eglise elle aussi parmi les victimes de la violence des bandes et des groupes armés

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 11:24
Celaya – Après les événements violents de la semaine passée à Celaya dans le cadre desquels un groupe armé a ouvert le feu contre le bar La Shula et contre l’église de la communauté de Pelavacas, l’Evêque de Celaya , S.Exc. Mgr José Benjamín Castillo Plascencia, a parlé à la presse locale afin de préciser que « bien que l’Eglise respecte tout un chacun, y compris les bandes de la zone, nous ne pouvons être ouvertement contre personne parce qu’ils nous tuent, nous savons que ces derniers actes de violence sont l’œuvre du Cartel de Jalisco ».
Mgr Castillo Plascencia s’est livré au commentaire suivant dans la note envoyée à Fides : « Ces groupes agissent contre des personnes concrètes parce que leur guerre consiste en cela et les menaces ne manquent pas aussi à l’encontre des prêtres, pas plus que les coups de feu contre nos églises ». Il a ajouté ensuite : « Les morts et les blessés ne leur importent en rien. Ils font cela pour semer la terreur. Peut-être serait-ce le cas de conseiller aux autorités d’agit de manière préventive et non pas seulement par réaction ».
L’Evêque a encore ajouté : « Malheureusement, lorsque ont lieu les affrontements entre bandes, la population a peur de porter plainte. Nombreux sont ceux qui savent qu’il y aura un affrontement mais ils ne peuvent le dénoncer parce que les bandes ont leurs « faucons » et peuvent arriver à savoir qui les a dénoncés ».
Comme en d’autres lieux du Mexique, la violence entre bandes et groupes armés se poursuit en vue du contrôle du territoire et l’Eglise paie, elle aussi, les conséquences de cette réalité vécue par la population dans son ensemble.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Appel des Evêques en faveur d’élections « transparentes, crédibles et pacifiques » lors du scrutin d’octobre prochain

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 11:11
Korhogo – « Au vu de cette situation, la première condition qu’il faut observer dans la préparation de ces élections doit être la réconciliation ; la deuxième condition est celle de la concertation et du consensus pour prendre en compte les exigences et les aspirations légitimes de tous les acteurs sociopolitiques et les avis éclairés de la communauté internationale enfin la troisième condition est l’instauration et la consolidation de l’Etat de droit » affirment les Evêques de Côte-d’Ivoire dans la déclaration publiée au terme de leur 114ème Assemblée plénière tenue du 13 au 19 janvier au Centre de spiritualité Notre Dame du Rosaire de Latha sis à Korhogo, dans le nord du pays.
« Nous, Archevêques et Evêques catholiques de Côte-d’Ivoire, préoccupés par la situation socio politique qui prévaut à la veille des élections en général dans notre pays, vous adressons ce message comme une suite logique de celui délivré à Agboville en juin 2019 intitulé ‘’Evitons nous une autre guerre’’ ».
« Au sortir de la crise post-électorale de 2010, les autorités étatiques s’étaient fixées pour priorités la réconciliation et s’étaient engagées à résoudre le tissu social déchiré. Ce grand chantier avait suscité un immense espoir avec la mise en place successive de deux institutions : la commission dialogue, réconciliation et la commission nationale pour la réconciliation et l’indemnisation des victimes ; Malheureusement, les résultats de leurs travaux n’ont pas eu de suite » remarquent les Evêques.
Selon la Conférence épiscopale, la réconciliation doit intervenir avant le scrutin du mois d’octobre. « Nous devons en effet nous accorder sur le fait que les prochaines élections doivent êtres transparentes, crédibles et pacifiques pour que tous acceptent les résultats qui en sortiront comme expression de la volonté de la majorité des Ivoiriens ».
« La question de l’indépendance des structures devant abriter ces joutes électorales, comme la CEI, la commission électorale indépendante, divise et cristallise encore des tensions », affirment les Evêques, qui souhaitent que soit garantie la totale indépendance de cet organe fondamental en vue du caractère correct du vote.
Les Evêques ont enfin annoncé la publication prochaine d’une lettre pastorale sur « L’Eglise en Côte d’Ivoire, au service de la réconciliation, la justice et la paix. ».
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AMERIQUE/BRESIL - Lancement du Cours universitaire de Missiologie, pour une prise de conscience toujours plus forte de la vocation missionnaire de l’Eglise

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 10:56
Brasilia – Hier, 20 janvier, s’est ouvert au siège de la Faculté de Théologie de l’Archidiocèse de Brasilia, le premier Cours universitaire de Missiologie promu par le Centre culturel missionnaire de la Conférence épiscopale du Brésil en collaboration avec la Faculté de Théologie et le soutien des Œuvres pontificales missionnaires, de la Conférence des Religieux du Brésil et du réseau ecclésial pan-amazonien .
Le Père Antônio Niemiec, Secrétaire national de l’Union pontificale missionnaire et Coordinateur du Cours, explique que l’initiative fait partie des indications du Programme missionnaire national, des Lignes directrices générale de l’action évangélisatrice de l’Eglise au Brésil et qu’il est fruit également de l’expérience représentée par le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019.
L’objectif est d’offrir aux participants les bases favorisant la croissance de leur conscience missionnaire à travers l’étude, la recherche et la réflexion motivés par la conscience que « l’action missionnaire est le paradigme de toute œuvre de l’Eglise » . Le cours prévoit 360 heures de leçon réparties en trois modules de janvier 2020 à mars 2021, distribuées entre cours magistraux et heures d’études virtuelles.
Selon les informations diffusées par la Conférence épiscopale et parvenues à Fides, les quelques 50 participants proviennent des 18 Régions de la CNBB et sont prêtres, religieux et religieuses, consacrés et laïcs. Après la Messe inaugurale, a eu lieu la première leçon, tenue par le Directeur général de la Faculté de Théologie, le Père Godwin Nnaemeka Uchego, originaire du Nigeria, lequel a approfondi le thème de la missiologie en tant que fondement de toutes les sciences théologiques.
Le Sous-secrétaire général adjoint de la CNBB, le Père Dirceu de Oliveira Medeiros, présent à la célébration d’ouverture, a affirmé que ce cours constitue une réponse à l’appel insistant du Pape François concernant l’Eglise en sortie et la nécessité d’aller à la rencontre des périphéries existentielles. « Nous espérons que les participants à ce cours pourront en devenir les multiplicateurs dans les régions de la CNBB, en aidant à former d’autres personnes afin que l’Eglise prenne toujours davantage conscience de son caractère missionnaire ».
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ASIE/TADJIKISTAN - Le cheminement de la petite communauté catholique au cours de la nouvelle année

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 10:39
Douchanbé – Ils sont actuellement une centaine, répartis entre les deux Paroisses de Douchanbé et de Qurǧonteppa les fidèles qui forment la communauté catholique du Tadjikistan. « Les plus assidus sont quelques 70 dans la capitale et 30 dans l’autre ville » raconte à l’Agence Fides le prêtre de l’Institut du Verbe Incarné, Père Pedro Ramiro López, Supérieur de la Missio sui iuris au Tadjikistan depuis 2013. Le missionnaire, actif et présent dans le pays d’Asie centrale depuis 2004, retrace pour l’Agence Fides un cadre encourageant, malgré le caractère limité de la présence numérique de l’Eglise pour laquelle il est vraiment possible d’utiliser l’expression évangélique de Jésus, celle de « petit troupeau ».
En effet, remarque le Père Ramiro López, le nombre des participants à la Messe augmente, comme cela a été le cas lors des célébrations de Noel. « La petite communauté des baptisés du Tadjikistan a fêté Noel et les Solennités des jours suivants, tels que la Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu et l’Epiphanie, en vivant ensemble les Messes les plus importantes. Le 24 décembre, la Messe a été célébrée en russe à Douchanbé alors que le lendemain, nous nous sommes rendus à Qurǧonteppa, où la Messe a été célébrée en anglais. En outre, dans notre zone vit un groupe nombreux de travailleurs italiens, raison pour laquelle nous avons également célébré une Messe dans leur langue ».
Au plan pastoral, l’Eglise s’occupe de la préparation de 25 enfants du catéchisme. « Les enfants ont vécu le temps de l’Avent avec une grande intensité, en écrivant leurs bonnes résolutions pour les déposer par la suite devant la crèche. Au terme de ce parcours, le 5 janvier, ils ont réalisé un concert de Noel dédié à l’Enfant Jésus ».
L’une des branches de l’œuvre pastorale que la communauté catholique mène est relative aux activités caritatives. Le Père Lopez explique ainsi : « Elles sont menées par l’intermédiaire de la Caritas, qui a eu la possibilité de réaliser récemment un petit projet dédié à une quarantaine d’enfants handicapés, les accompagnant dans leur parcours de croissance au travers de bénévoles qui leur donne leur temps, leur sourire, leur accueil ainsi que de petits cadeaux ». Tout ceci, conclut le missionnaire, apporte « un nouvel espoir pour 2020 que nous remettons entre les mains sages du Seigneur ».
La Missio sui iuris au Tadjikistan a été érigée par Saint Jean Paul II en 1997. Il s’agit d’une renaissance après les campagnes antireligieuses du régime soviétique. Actuellement, les catholiques au Tadjikistan sont assistés par trois prêtres argentins de l’Institut du Verbe Incarné, 4 religieuses Missionnaires de la Charité et trois autres appartenant à l’Institut Servantes du Seigneur et de la Vierge de Matarà.
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AFRIQUE/NIGERIA - Libération de l’un des quatre séminaristes enlevés

Fides FR - www.fides.org - Mar, 21/01/2020 - 10:11
Abuja – « Nous sommes heureux d’apprendre que l’un des séminaristes enlevés a été relâché le long de l’autoroute Kaduna-Abuja. Nous prions afin que Dieu touche le cœur des ravisseurs et qu’ils libèrent les trois autres ». C’est ainsi qu’un prêtre de l’Archidiocèse de Kaduna s’est exprimé au terme d’une rencontre de prière pour les quatre séminaristes enlevés au soir du 8 janvier au Grand Séminaire du Bon Pasteur de Kakau, sis le long de l’autoroute Kaduna-Abuja , annonçant la libération de l’un des séminaristes enlevés.
L’insécurité dans l’Etat de Kaduna a atteint des niveaux tels que S.Exc. Mgr Matthew Man-oso Ndagoso, Archevêque de Kaduna , avait dénoncé le fait d’être en état de siège, rappelant que l’enlèvement des séminaristes est le troisième de personnel ecclésiastique intervenu dans son Archidiocèse .
La semaine passée, 10 communautés des zones administratives locales de Chikun et Brinin Gwari ont été attaquées par des bandits qui ont tué au moins 35 personnes, en enlevant 58 autres dans un but d’extorsion.
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AFRIQUE/MADAGASCAR - Nomination du Recteur du Séminaire philosophique Saint Paul Apôtre sis à Antsirabé

Fides FR - www.fides.org - Lun, 20/01/2020 - 12:59
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a nommé, en date du 1er mars 2019, Recteur du Grand Séminaire philosophique interdiocésain Saint Paul Apôtre sis dans le Diocèse d’Antsirabé le Père Jean Nicolas Rakotojaona, du clergé archidiocésain d’Antananarivo.
Le nouveau Recteur est né le 18 janvier 1973 à Anosy Avaratra et a été ordonné prêtre le 3 aout 2002 à Faliarivo Ambanidia. Il s’est formé au Petit Séminaire et au Séminaire propédeutique d’Ambohipo avant d’étudier la Philosophie au Grand Séminaire Saint Paul Apôtre d’Antsirabé et la Théologie au Grand Séminaire Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus de Faliarivo. Il a poursuivi ses études à l’Université catholique de Madagascar et à l’Université de Fribourg, obtenant une Maitrise en Philosophie et un Doctorat en Théologie. Après son ordination, il a été engagé dans la Pastorale paroissiale, professeur près divers Séminaires et dans le cadre de cours de formation pour les laïcs. Depuis 2017, il était Vice-recteur du Séminaire Saint Paul Apôtre dont il a été nommé Recteur.
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