AMERIQUE/NICARAGUA - Agression d'un prêtre dérobé par trois personnes masquées dans un climat touours plus tendu

Fides FR - www.fides.org - Lun, 17/09/2018 - 21:23
León – Un prêtre nicaraguayen a été agressé le 15 septembre par un groupe de trois hommes masqués qui sont entrés dans son logement avant qu'il ne célèbre la première Messe du matin. C'est ce qu'a indiqué le porte-parole du Diocèse de Leon, dans le nord-ouest du Nicaragua dans une note parvenue à Fides. Le prêtre objet de cette agression est le Père Abelardo Toval, Curé de la Paroisse de Sutiava. Ces trois agresseurs l'ont malmené avant de le ligoter et de le dérober. Le prêtre réside au sein de la communauté indigène de Sutiava, dans la ville de Leon, à 97 Km au nord-ouest de Managua, la capitale. La nouvelle de l'agression a été diffusée par le porte-parole du Diocèse, le Père Víctor Morales.
Le Père Morales n'a cependant pas lié l'agression advenue à l'encontre du prêtre à la série de récentes attaques que des agents de police et des groupes d'hommes armés associés au gouvernement ont perpétré contre d'autres prêtres et Evêques du Nicaragua dans le cadre de la crise sociopolitique que le pays traverse actuellement . En de nombreuses occasions en effet, le clergé nicaraguayen est considéré comme un groupe d'opposition au Président Daniel Ortega, lequel accuse l'Episcopat de collaborer à un présumé « coup d'Etat » . Divers membres du clergé et de l'Episcopat ont subi des agressions physiques et verbales, outre à des menaces de mort alors que des églises ont été profanées .
Depuis avril dernier, la crise au Nicaragua a fait largement plus de 400 morts dans le cadre des manifestations de protestation selon les données fournies par les agences humanitaires locales et internationales alors que le Président Ortega continue à rejeter toutes les accusations. Entre temps, la population continue à manifester et à demander la démission du Chef de l'Etat, au pouvoir depuis 11 ans, ainsi que l'organisation d'élections anticipées.
Ainsi que l'indiquent des sources de Fides, l'attitude du gouvernement a changé. Alors qu'auparavant il ignorait complètement les manifestations de la population, il se livre maintenant à des actes d'intimidation, en passant de maison en maison, recherchant ceux qui ont manifesté contre le gouvernement et les arretant comme prisonniers politiques même s'ils n'ont commis aucun délit. Il s'agit d'étudiants, de membres des professions libérales, d'ouvriers et même de paysans qui sont considérés responsables de quartiers, à l'université ou sur leurs lieux de travail.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/OUZBEKHISTAN - Nouvelle année pastorale à l'enseigne des fetes des saints et du dialogue interreligieux

Fides FR - www.fides.org - Lun, 17/09/2018 - 21:21
Tashkent – Le programme de la nouvelle année pastorale pour la petite communauté de baptisés d'Ouzbékhistan « doit encore être rédigé avec précision mais l'agenda est déjà riche en rendez-vous. Au cours de ces prochains jours, je rencontrerai les prêtres présents en terre ouzbékhe pour l'habituelle programmation pastorale. Nous sommes presque tous franciscains et nous pouvons par suite dire que la fete de Saint François, le 4 octobre, ouvrira officiellement les activités ». C'est ce que déclare à l'Agence Fides l'Administrateur apostolique d'Ouzbékhistan, le Père Jerzy Maculewicz, OFM Conv.. « Prochainement – poursuit-il – nous commencerons le catéchisme pour les enfants et les jeunes. En outre, débutera également le chemin du catéchuménat pour les adultes désireux de recevoir le Bapteme. En novembre, par ailleurs, nous vivrons trois rendez-vous importants avec la fete de Saint André, Apotre, à Buhara, la fete de Notre-Dame de la Miséricorde à Urgench et la Journée internationale de la tolérance instituée par l'UNESCO. Chaue année, à cette occasion, l'Université islamique organise un séminaire et invite les différents responsables religieux dont nous chrétiens pour parler de tolérance ».
L'été a représenté une période de déplacement pour les rares prêtres présents sur le territoire ouzekh. Actuellement, selon ce qu'indique le Père Maculewicz, l'assistance spirituelle aux fidèles dans la ville de Samarkand continue à représenter un problème vue l'absence du Curé pour motifs de santé. « Nous nous alternons depuis Buhara et Tashkent afin d'assurer la présence d'au moins un religieux au cours de la fin de semaine. Nous attendons un nouveau prêtre franciscain en novembre qui restera avec nous pendant un an » indique-t-il.
Le retour de la période estivale a été vécu dans la communauté paroissiale de Fergana à l'enseigne de la fete et du partage. Selon ce qu'indique le Père Maculewicz, en effet, « la fete paroissiale, qui a lieu à l'occasion de la nativité de Notre-Dame, le 8 septembre, a représenté un moment de rencontre non seulement entre les fidèles mais également entre communautés de diverses cultures ».
Le religieux poursuit : « Nous avons vécu la Messe au cours de laquelle quatre personnes ont reçu le sacrement de la Confirmation. Au terme de celle-ci, nous avons assisté à un concert et à un petit spectacle théatral organisé par les enfants. Etaient également présents les membres des centres culturels russe, allemand et coréen, invité par le Curé, le Père Andrea. Ceux qui ne sont pas catholiques n'étaient pas présents au cours de la célébration mais ont participé avec joie à la fete, se lançant dans des chants et danses typiques de leur terre d'origine ».
Le Père Maculewicz souligne l'importance d'un partage semblable : « J'ai perçu que ces personnes étaient véritablement heureuses d’être avec nous. Nous avons passé trois belles heures de fete. Eux aussi nous invitent souvent à leurs événements et je pense que cela est très beau parcwe que cela signifie que des membres de cultures et de religions différentes peuvent être bien ensemble : chacun cherche à maintenir vivantes ses propres traditions mais cela n'éteint pas le désir d’être avec les autres dans l'harmonie. Ceci nous aide à être toléeants et à établir des rapports d'amitié y compris avec ceux qui professent un credo différent du notre ».
Categorie: De l’Eglise

ASIE/LIBAN - Proposition d'un Comité conjoint avec l'Eglise maronite lancée par un mufti chiite en vue de la résolution des conflits confessionnels portant sur des propriétés foncières

Fides FR - www.fides.org - Lun, 17/09/2018 - 21:21
Beyrouth – Le cheick libanais Ahmad Kabalan, mufti chiite de l'école jafarite, a suggéré de constituer un Comité conjoint entre le Conseil supreme chiite et le Patriarcat d'Antioche des Maronites, Comité qui serait chargé d'affronter et de tenter de surmonter le conflit opposant des habitants chiites à l'Eglise maronite dans le village de Lassa, sis dans le district de Jbeil, suite à une dispute concernant la poessession de propriétés foncières. « Certains – a souligné le mufti le 15 septembre dans le cadre de déclarations reprises par les moyens de communication libanais – affirment qu'existent des préoccupations ou des tentatives visant à prendre possession des propriétés de l'Eglise maronite de la part des résidents de Lassa. Face à ces déclarations confuses et à ces prises de position irresponsables, il nous intéresse d'établir pour la énième fois que nous rejetons catégoriquement tout empiètement sur des propriétés privées ou publiques, surtout si elles appartiennes à l'Eglise. Nous sommes au Liban – a-t-il poursuivi – et par suite nous sommes conscients du caractère dangereux de tels actes » réaffirmant sa disponibilité à constituer un Comité conjoint avec l'Eglise maronite de manière à affronter et à résoudre les cas de conflits de propriété sur la base des lois et plans territoriaux en vigueur en ce qui concerne les passages de propriété immobilière et les sanctions liées à toute forme d'appropriation illicite.
Au Liban , ont périodiquement lieu des frictions à caractère confessionnel autour du contrôle de terrains et de propriétés immobilières. En aout 2016, les tensions autour du thème sensible du contrôle des terres de la part des différentes communautés religieuses coexistant au Liban avaient connu une nouvelle croissance après que le Ministère des Finances, alors sous la responsabilité du chiite Ali Hassan Khalil, ait exprimé son intention de rendre opérationnel un décret signé en 2015 prévoyant l'expropriation de la part de l'Etat des terrains d'usage commun adjacent le village d'Aqoura, dont la population est composée en majorité de chrétiens maronites, et d'autres villages et petites villes du district de Jbeil.
Au cours de l'automne 2013, un pressant appel à limiter l'usage impropre de terrains appartenant à des chrétiens pour y construire des habitations destinées à des musulmans avait été lancé par Talal al-Doueihy, responsable du mouvement Terre libanaise, notre terre. L'appel en question dénonçait en particulier le cas d'Al-Qaa, village chrétien des environs de Baalbek, dans la zone duquel de vastes terrains avaient été acquis par des musulmans – chiites et sunnites – en tant que terrains agricoles pour être ensuite destinés à la construction de complexes résidentiels devant être vendus à des libanais et à des réfugiés syriens appartenant à leur propre communauté religieuse.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/COREE DU SUD - Le pèlerinage sur les sites catholiques coréens, « une pierre milliaire pour l'Eglise »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 17/09/2018 - 21:20
Séoul - « Je crois que la reconnaissance actuelle accordée par le Saint-Siège aux Parcours de pèlerinages catholiques de Séoul en tant que « site international de pèlerinage » constituera une pierre milliaire pour les Eglises en Asie. Ces routes de pèlerinage joueront un rôle clef pour introduire la culture coréenne et l'Eglise en Corée au sein de la société internationale ». C'est en ces termes que S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung, Archeveque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang, a salué, au cours d'une Messe, la cérémonie par laquelle les « Parcours de pèlerinage catholique de Séoul » sont devenus un site officiel reconnu par le Saint-Siège. Comme cela a été indiqué à Fides par le Bureau des communications de l'Archidiocèse de Séoul, la cérémonie a eu lieu le 14 septembre au Sanctuaire des martyrs de Seosomun, en présence de S.Exc. Mgr Rino Fisichella, Président du Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation, et de plus de 1.500 personnes dont des Evêques, des prêtres, des laïcs et des responsables des jeunes catholiques d'Asie. Au nombre des autorités civiles, étaient notamment présents le Ministre de la Culture, du Sport et du Tourisme, Do Jong-hwan, et le Maire de Séoul, Park Won-soon. Mgr Fisichella a déclaré dans ce cadre : « Le Conseil pontifical pour la Promotion de la Nouvelle Evangélisation est convaincu que de tels parcours de pèlerinage constituent une manière efficace pour l'Eglise en Corée d'honorer la mémoire de ses martyrs. Ces routes peuvent aider les pèlerins à réfléchir sur le fait que la vie humaine a été créée par amour et peuvent contribuer à ouvrir les cœurs au pouvoir transformant de la grâce de Dieu, que confère le don de la foi ».
Au cours de la Messe qui a précédé la cérémonie, S.Exc. Mgr Hygunus Kim Hee-joong, Président de la Conférence épiscopale de Corée, a déclaré : « Le III° Sommet intercoréen se tiendra la semaine prochaine. Je suis sur que les prières aideront grandement », invitant ainsi tout un chacun à prier pour la réussite de l'imminent Sommet nord-sud devant se tenir à Pyongyang.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/KENYA - Un nouvel élan à la catéchèse donné par les Evêques de l'AMECEA pour lutter contre le fondamentalisme en vue du Synode

Fides FR - www.fides.org - Lun, 17/09/2018 - 21:18
Nairobi – Donner un élan à la catéchèse pour lutter contre l'impact du fondamentalisme religieux et mettre un frein au pentecotisme ; soigner les vocations des laïcs, la formation de directeurs spirituels et celle de citoyens actifs en politique ; reconnaître aux femmes leur dignité et promouvoir leur engagement civil, social et politique : tels sont les domaines d'intervention prioritaires mis en évidence lors de la récente rencontre de Nairobi dédiée à la préparation du Synode des Evêques sur les jeunes qui se tiendra à Rome en octobre prochain organisée par l'Association des Membres des Conférences épiscopales d'Afrique de l'est , qui rassemble les Evêques des Conférences épiscopales d'Afrique orientale.
Ainsi que l'indique à Fides le Père Emmanuel Chimombo, Coordinateur de la Section pastorale de l'AMECEA, parmi les domaines d'intervention pastorale, les Evêques ont accordé une grande importance également à l'instruction, à la formation intégrale de la personne au sein des institutions catholiques, au monde numérique et à son impact sur les jeunes et au protagonisme de ces derniers. Les Evêques ont également évoqué des thèmes tels que les espérances, les craintes et les attentes des jeunes ; le chômage, l'accom,pagnement dans le cadre de la formation scolaire et universitaire ; les urgences telles que la guerre, la violence et le phénomène des migrations ; le rôle de la famille et des choix de vie ainsi que l'insertion des jeunes dans le contexte social et politique.
Le Père Chimombo a en outre expliqué que tous les thèmes ont été identifiés sur la base des indications exprimées dans l'Instrumentum laboris, comme prévu par le processus synodal.
Les délégués de la région AMECEA au prochain Synode des Evêques qui se tiendra au Vatican le mois prochain proviennent des pays suivants : Erythrée, Ethiopie, Kenya, Malawi, Soudan du Sud, Ouganda, Tanzanie et Zambie.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/MALAWI - Appel des Evêques à éviter tout propos pouvant entrainer le nom du Saint-Père dans des polémiques politiques

Fides FR - www.fides.org - Lun, 17/09/2018 - 21:18
Lilongwe - « Les attaques contre le Saint-Père François constituent une attaque contre l'ensemble de l'Eglise qui est Une, Sainte, Catholique et Apostolique ». C'est en ces termes que la Conférence épiscopale du Malawi invite les responsables politiques tant de la majorité que de l'opposition à éviter d'entrainer le nom du Pape dans des polémiques politiques de bas niveau.
Dans leur déclaration faite le 13 septembre, les Evêques condamnent avec fermeté les affirmations d'un représentant du parti aux affaires prononcées au cours d'une rencontre ayant eu lieu le 9 septembre à Blantyre. Selon ces propos, l'actuel Président du Malawi, Arthur Peter Mutharika, agé de 79 ans, donnera sa démission seulement après que le Pape François quittera ses fonctions, dans la mesure où le Président du Malawi est plus jeune que lui.
Les Evêques dénoncent en outre dans ce même texte les récentes attaques contre l'Eglise et la persécution de ses membres perpétrées pour obtenir des bénéfices politiques à bon marché. Ils réaffirment qu'en tant que Pasteurs de l'Eglise, ils sont conscients de leur devoir de promouvoir l'unité et la charité entre les personnes, rappelant qu'ils ont toujours collaboré avec toutes les fois présentes dans le pays pour entretenir le dialogue interreligieux, promouvoir le bien commun et l'Etat de droit ainsi que le respect des droits fondamentaux et de la dignité humaine.
La déclaration invite les citoyens du Malawi à s'abstenir de diffuser de fausses nouvelles au travers des réseaux sociaux visant à semer la haine et la confusion, portant atteinte à la bonne réputation de ceux qui ont des opinions politiques différentes des siennes.
Les Evêques font par ailleurs appel à tout un chacun afin que prévale la compréhension et le respect réciproque, la tolérance et la coexistence pacifique entre les personnes de toutes les religions présentes au Malawi, au profit de tous ses habitants.
Reprenant la Lettre pastorale publiée en avril dernier , les Evêques rappellent que si l'Eglise encourage les catholiques à jouer un rôle actif en politique, ses Pasteurs ne peuvent et ne doivent soutenir aucun candidat ou parti politique. La déclaration s'achève en invitant une fois encore les citoyens du Malawi à s'inscrire sur les listes électorales pour aller voter aux prochaines élections générales prévues pour mai 2019.
Categorie: De l’Eglise

ANALYSE/OMNIS TERRA - Humanae Vitae, une Encyclique africaine

Fides FR - www.fides.org - Sab, 15/09/2018 - 14:06
Lorsque l’on relit l’Encyclique Humanae Vitae cinquante ans après sa promulgation, on se rend compte que la philosophie de la « sacralité de la vie », thème central de l’Encyclique, qui doit être défendue, promue et soutenue, n’est en aucun cas différente de ce qui constitue le fondement éthique et culturel de l’univers africain. Tout l’univers éthique et culturel africain repose fondamentalement sur le principe selon lequel la vie est sacrée en son principe le plus intrinsèque et qu’elle doit être accueillie, célébrée, défendue avec la dignité qui lui revient. Tel est l’enseignement fondamental de Humanae Vitae.
La sacralité de la vie relève dans l’univers éthique et culturel africain de sa nature d’être un don de Dieu. Un don de Dieu qui est matérialisé par l’enfant. Dans la dynamique éthique et culturelle de l’homme africain, l’enfant est un don de Dieu. Chaque naissance est signe de la bénédiction de Dieu, c’est pourquoi la protection de la femme et plus particulièrement de la femme enceinte, est capitale pour l’homme africain. Contrairement à ce qui se dit sur le traitement que reçoit la femme dans la culture africaine, qui souvent est peint en négatif, la femme jouit d’un certain respect et d’une dignité puisqu’elle est porteuse de la vie à travers la grossesse. La grossesse porte déjà le visage de l’humain. La grossesse, l’enfant à naître, est déjà un être vivant qu’il faudra protéger et défendre soutient la morale de Humanae Vitae. Cet enfant est destiné à intégrer une famille
Link correlati :Pour continuer à lire l’analyse sur le site d’Omnis terra
Categorie: De l’Eglise

ASIE/PAKISTAN - Appel au nouveau gouvernement en faveur de mesures bloquant la discrimination religieuse d’Etat

Fides FR - www.fides.org - Sab, 15/09/2018 - 12:59
Lahore – « Il est urgent que le gouvernement de la province du Khyber Pakhtunkhwa et le gouvernement central du Pakistan, tous deux conduits par le Pakistan Tehreek-e-Insaf , s’engagent à mettre un terme à la discrimination religieuse d’Etat, qui est perpétrée sur les lieux de travail y compris dans le secteur public ». Tel est l’appel envoyé à Fides par la Pakistan Minorities Teachers’ Association . En se référant à un avis de concours du 29 août dernier émis par la province du Khyber Pakhtunkhwa, le Président de l’Association, Anjum James Paul, un enseignant catholique, indique à Fides : « Il est honteux et anticonstitutionnel qu’il soit explicitement demandé aux chrétiens de se porter candidats pour les postes de balayeurs. Il s’agit d’une négligence qui viole délibérément la Constitution du Pakistan de 1973 » relève-t-il. L’article 25 de cette dernière affirme en effet : « Tous les citoyens sont égaux devant la loi et ont droit à une même protection de la part de la loi », l’article 27 ajoutant : « Aucun citoyen dans le service de la nation ne doit être discriminé pour des motifs de religion, de race, de caste, de sexe, de résidence ou de lieu de naissance ».
Le Président de la PMTA rappelle que « les chrétiens ont joué un rôle important dans la création et la construction du Pakistan mais qu’ils constituent désormais des héros oubliés à cause de la mentalité étroite et discriminatoire qui habite la société ». « Les chrétiens – indique-t-il – ont apporté une contribution énorme dans les secteurs de la santé, de l’instruction, de la Défense et de la culture. Aujourd’hui, ils sont privés de leurs droits fondamentaux à cause de la discrimination basée sur la foi ».
L’appel lancé par la PMTA au gouvernement provincial et national continue : « Nous demandons une action rapide afin de mettre un terme à de telles annonces à l’avenir, en rappelant que, sur la base des lois en vigueur, doivent être réservés aux minorités religieuses 5% des postes offerts par l’Etat ».
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/ZAMBIE - Dix nouvelles Paroisses pour une Eglise vivante, active et en croissance

Fides FR - www.fides.org - Sab, 15/09/2018 - 12:01
Mansa – Pour faire face au besoin croissant d’administration des sacrements au profit de la population catholique, le Diocèse de Mansa, dans la région de Luapula, au nord de la Zambie, a créé dix nouvelles Paroisses.
Mansa est un Diocèse rural typique, dont le territoire couvre quelques 44.000 Km2 et qui comptait jusqu’à présent seulement 16 Paroisses.
Selon S.Exc. Mgr Patrick Chilekwa Chisanga O.F.M., Evêque du Diocèse depuis 2014, la décision d’instituer 10 nouvelles Paroisses en l’espace de quatre ans a été motivée par le besoin perçu au cours de son orientation initiale et des visites pastorales qu’il a effectué dans l’ensemble du Diocèse.
« Lorsque nous parlons de 16 Paroisses en milieu rural, nous devons imaginer une réalité comptant 40 centres de prière ou stations périphériques situées à 50 ou 60 Km de distance de l’église principale. Ceci a constitué le motif pour lequel, après une réflexion attentive, nous avons voulu approcher prêtres et sacrements de la population » écrit Mgr Chisanga dans la note parvenue à Fides. « Nous avons des prêtres qui se rendent dans des lieux reculés par exemple le mercredi et y restent jusqu’au Dimanche avant de revenir dans les centres paroissiaux. Ils dorment dans des villages différents de manière à pouvoir servir les personnes se trouvant en ces lieux ».
« Moi aussi, lorsque j’effectue mes visites pastorales, je ne les débute pas le Dimanche mais j’entreprends mon voyage le jeudi, de sorte que le lendemain, je sois en mesure d’atteindre une zone de la Paroisse, de visiter un certain nombre de stations, où les personnes se réunissent et célèbrent la Messe. Je célèbre les Confirmations et je retourne à la Paroisse si cela est possible. Autrement, je dors dans l’une des stations et je poursuis mon chemin le samedi avec les célébrations alors que le Dimanche je suis présent dans l’église paroissiale principale » ajoute l’Evêque.
Notamment grâce au nombre de Confirmations administrées, Mgr Chisanga a pu constater la croissance de l’Eglise dans les Diocèses. « En regardant les registres des Baptêmes des Paroisses, j’ai constaté qu’il existe des centaines de baptisés. Le même Curé s’est retrouvé avec des enfants et des adultes qui ont fréquenté le Catéchisme pour recevoir les Sacrements. Ceci démontre que l’Eglise est vivante, active et qu’elle grandit » conclut Mgr Chisanga.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/ALGERIE - Vers la Béatification le 8 décembre à Oran des 19 Martyrs d’Algérie

Fides FR - www.fides.org - Sab, 15/09/2018 - 11:40
Oran – « La célébration de la béatification de Monseigneur Claverie et de ses 18 compagnons aura lieu le samedi 8 décembre 2018, Solennité mariale, en la Basilique de Santa Cruz à Oran. C’est avec grande joie que nous vous communiquons cette bonne nouvelle pour notre Eglise d’Algérie ». C’est ainsi que débute le communiqué émis par les Evêques d’Algérie et transmis à l’Agence Fides, qui annonce la date de la Béatification de l’Evêque d’Oran, S.Exc. Mgr Pierre Claverie et de ses 18 compagnons, prêtres, religieux et religieuses, assassinés entre 1994 et 1996 en Algérie. Outre l’Evêque d’Oran, il s’agit du Frère Henri Vergès, de Soeur Paul-Hélène Saint-Raymond, de Sœur Esther Paniagua Alonso, de Sœur Caridad Álvarez Martín, du Père Jean Chevillard, du Père Alain Dieulangard, du Père Charles Deckers, du Père Christian Chessel, de Sœur Angèle-Marie Littlejohn, de Sœur Bibiane Leclercq, de Sœur Odette Prévost, du Frère Luc Dochier, du Frère Christian de Chergé, du Frère Christophe Lebreton, du Frère Michel Fleury, du Frère Bruno Lemarchand, du Frère Célestin Ringeard et du Frère Paul Favre-Miville. « Ils nous sont donnés comme intercesseurs et modèles de vie chrétienne, d’amitié et de fraternité, de rencontre et de dialogue. Que leur exemple nous aide dans notre vie d’aujourd’hui. Depuis l’Algérie, leur béatification sera pour l’Eglise et pour le monde, un élan et un appel pour bâtir ensemble un monde de paix et de fraternité ».
Dans leur communiqué, les Evêques expriment leur gratitude au Père Thomas Georgeon, OCSO, Postulateur de la Cause. « C’est lui, avec d’autres – dont le frère Giovani Bigotto , mariste -, qui a mené à bien tout le travail qui a permis d’en arriver là ». Ils rappellent par la suite que « Il nous reste quelques semaines pour nous préparer à cette célébration, nous remémorer toute la vie et l’œuvre de nos 19 frères et soeurs en Algérie en faveur des petits, des malades, des hommes, des femmes et des jeunes algériens ». Enfin, ils annoncent que S.Em. le Cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, a été nommé par le Pape François pour être son Envoyé Personnel à cette célébration.
« Je voudrais que ma communauté, mon Eglise, ma famille, se souviennent que ma vie a été donnée à Dieu et à ce pays ». Cette phrase tirée du testament du Père Christian de Chergé, Abbé du Monastère cistercien de Notre-Dame de l’Atlas, à Tibhirine, martyrisé avec 6 de ses moines, est rapportée par les Evêques en tête de leur communiqué.
Link correlati :Voir l’Analyse sur Omnis Terra « Qui sont les martyrs d’Algérie ? »
Categorie: De l’Eglise

AMERIQUE/COLOMBIE - Aides d’urgence de la part de l’Eglise aux familles fuyant les conflits opposant des bandes armées pour le contrôle du territoire

Fides FR - www.fides.org - Sab, 15/09/2018 - 09:37
Bogotá – Au travers d’une alliance institutionnelle signée le 13 septembre, la Pastorale sociale nationale Caritas Colombie a pu faire parvenir des vivres à quelques 700 personnes, évacuées suite à des affrontements armés entre bandes criminelles dans la région du Bajo Cauca . La nouvelle a été transmise à l’Agence Fides par la PSN elle-même.
Le 7 septembre, les localités rurales amazoniennes de San José de Uré – zone de Cordoba – et de Tarazá – zone de Bajo Cauca-Antioquia – auparavant occupées par les FARC ont été le théâtre d’affrontements entre le Front Virgilio Peralta Caparrapos et le Front des héros du nord-est, factions rivales du groupe paramilitaire de trafiquants de drogue « autodéfense gaitaniste de Colombie – Clan du golfe – qui se disputent le contrôle du territoire.
Au cours des combats, ont été tués différents responsables sociaux et endommagés des biens privés. Ceci a provoqué la fuite de 270 familles – pour un total de quelques 750 personnes – de 17 villages ruraux de la zone, « dominée par des groupes paramilitaires avec des opérations menées par des groupes dissidents des FARC » a expliqué à Fides la Coordinatrice de la Pastorale des Migrants de la PSN, Lila Peña.
Durant ces prochaines semaines, la Pastorale sociale fournira une assistance psychosociale aux évacués qui campent dans le petit centre de La Caucana, à la périphérie de Tarazá. L’aide alimentaire, fournie au travers de denrées suffisantes pour au moins 15 jours, a été possible grâce à l’intervention du Secrétariat national de la PSN en collaboration avec le Diocèse de Santa Rosa de Osos, les autorités municipales, le Bureau du Défenseur du Peuple et le Conseil norvégien pour les Réfugiés.
Categorie: De l’Eglise

OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Déclarations du Secrétaire général de la Conférence épiscopale à l’occasion de la commémoration de l’indépendance nationale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 14/09/2018 - 12:35
Port Moresby – « Au cours de cette journée, nous réfléchissons sur les bénédictions que nous avons reçu en tant que pays. Nous devons rendre grâce à Dieu pour le chemin entrepris, qui nous a vu partir de nos humbles origines pour arriver à ce jour. Nous sommes fiers d’être un peuple, une nation et un pays ». C’est ce qu’a déclaré le Père Victor Roche SVD, Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, dans la perspective de la 43ème Journée de l’Indépendance de la Papouasie Nouvelle Guinée, qui aura lieu le 16 septembre. Comme les années précédentes, l’événement sera caractérisé par une grande variété d’activités, des danses folkloriques au chant en passant par la musique et des démonstrations d’art et d’artisanat. Partout flotteront les couleurs nationales du pays. Ainsi que l’a appris Fides, le Père Roche, exprimant les sentiments de l’Episcopat, a déclaré : « Pendant de nombreux siècles, nous avons vécu dans nos petites communautés et nos petits villages, cachés aux yeux du monde extérieur. Aujourd’hui, finalement, grâce à nos ancêtres, nous sommes reliés au reste de la communauté mondiale comme une seule nation ». Le Secrétaire général de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon rend grâce à Dieu pour les progrès fait par le pays en termes d’infrastructures et de ressources humains, parlant également de la réunion de l’APEC, qui se tiendra en novembre prochain. « Nous souhaitons au Premier Ministre et à son gouvernement le plus grand succès possible dans cette grande entreprise. Pour nous, il s’agit d’une importante opportunité pour montrer au reste du monde que nous sommes un pays mûr et indépendant ».
A l’occasion de la fête de l’Indépendance, les Evêques exhortent tout un chacun à être « des citoyens responsables », à bloquer les actes de vandalisme, la criminalité et la corruption, invitant la population à cultiver « le sentiment de l’unité nationale » et de recherche du bien commun.
Categorie: De l’Eglise

AMERIQUE/GUATEMALA - Appel des Evêques à éviter la violence et le sang après les dernières décisions de l’exécutif et la division du pays

Fides FR - www.fides.org - Ven, 14/09/2018 - 12:17
Guatemala – Comme d’autres pays d’Amérique latine, le Guatemala célèbre lui aussi son indépendance le 15 septembre. Pour l’occasion, la Conférence épiscopale du pays a publié un Message dans le contexte du mois de la Patrie. En se basant sur un verset du libre des Proverbes « Ecoute, mon fils, l’instruction de ton père, ne méprise pas l’enseignement de ta mère », les Evêques invitent à réfléchir sur la manière de répondre de manière responsable à l’enseignement de ce qui a été hérité, c’est-à-dire « comment vivre devant Dieu nos responsabilités civiles, afin que la justice et la paix deviennent la base de la coexistence en tant que peuple ».
En décrivant la situation réelle, le Message parvenu à Fides indique : « Ces jours-ci, nous vivons des moments de tension et de confrontation à cause de deux décisions prises par l’exécutif : le non renouvellement du permis de séjour de la Commission internationale contre l’impunité au Guatemala et l’interdiction de retour imposée à Ivan Velasquez, membre des Nations unies se trouvant à la tête de la CICIG ».
Les deux faits en question ont divisé non seulement l’opinion publique mais le pays entier. C’est pourquoi les Evêques affirment : « Il est nécessaire que la voie de la confrontation soit dépassée au travers de la promotion d’un dialogue sérieux permettant d’appliquer le droit et d’exercer la justice, comme cela a été préconisé par le Procureur national ».
« Nous demandons à tous d’éviter la violence et de ne pas faire couler le sang » écrivent les Evêques qui soulignent : « La loyauté qu’évoque l’Ecriture Sainte, signifie le respect pour la loi. Personne n’est supérieur à la loi. Il s’agit là d’un principe clair qui implique tout un chacun ».
Les Evêques concluent leur message en invitant à célébrer le 15 septembre également Notre-Dame des Sept Douleurs, dont c’est la mémoire liturgique, en demandant la force d’aimer le Guatemala et de le servir dans la vérité et dans la justice, en ne cherchant pas le conflit pour résoudre les problèmes.
La situation dans le pays a causé des préoccupations au niveau international. « Nous exprimons notre peine suite à la décision souveraine du gouvernement guatémaltèque de ne pas renouveler le mandat de la CICIG » peut-on lire dans la note qu’au nom du G13 des Nations unies, ont signé les représentants du Canada, de la France, d’Allemagne, d’Italie, d’Espagne, de Suède, de la Confédération helvétique et de l’Union européenne.
Le document appelle « le travail vital que la CICIG effectue en ce qui concerne la lutte contre la corruption et l’impunité et l’importance qu’elle puisse continuer cette action jusqu’à la fin de son mandat ». Les signataires « reconnaissent et apprécient l’action du Commissaire Velazquez », regrettant la décision de ne pas lui permettre de revenir dans son pays. Il s’agit « d’un pas en arrière en matière de renforcement des institutions guatémaltèques », un choix considéré dans le même temps comme « une non application de l’accord signé par le Guatemala et l’ONU ».
Categorie: De l’Eglise

ASIE/MYANMAR - Ouverture d’un Institut ecclésial devant former de jeunes responsables

Fides FR - www.fides.org - Ven, 14/09/2018 - 11:53
Yangon – L’Eglise au Myanmar, en collaboration avec les Jésuites présents sur place, a ouvert un nouvel Institut devant former les jeunes aux responsabilités, en en faisant ainsi des agents de transformation de la société. Le nouvel Institut, dénommé Myanmar Leadership Institute , a ouvert ses portes à Yangon et vise à donner aux jeunes une formation en matière d’éthique, de capacités analytiques, de compétences professionnelles et de style de vie dans les domaines de l’instruction, du monde de l’entreprise et de la société civile, explique à Fides le Père Joseph Anthony Jacob SI, Directeur de la structure.
L’objectif est de « former des responsables dont les compétences soient inspirées par la compassion et contribue à la construction de la nation, à une prospérité inclusive, à la paix et à la restauration des droits fondamentaux pour tous » ajoute le Directeur.
Le MLI constitue une initiative de l’Archevêque de Yangon, S.Em. le Cardinal Charles Bo, et des Jésuites au Myanmar. La devise de l’Institut est « Apprendre à être un responsable pour servir ». Le Père Jacob indique à Fides : « Nous sommes tous des responsables d’une manière ou d’une autre. Le fait de l’être vient du dedans. Cela montre ce que je suis. Les bons responsables cueillent toutes les opportunités pour se connaître eux-mêmes et pour connaître le monde et ils vont en direction de nouvelles découvertes et de nouveaux intérêts ».
Le religieux poursuit : « Un responsable est fondamentalement un pèlerin. Ce n’est pas quelqu’un qui estime être arrivé ou être déjà parfait. C’est celui qui devient pleinement humain en soi mais également pleinement vivant afin d’affronter les dures réalités en dehors de soi-même. Le fait d’être responsable est une manière d’être annonciateurs de l’Evangile et prophète pour les pauvres et les marginalisés ».
Le MLI aspire à former les étudiants du Myanmar afin qu’ils deviennent « des agents du changement social ». Le programme des études de l’Institut a été élaboré grâce à un groupe d’experts dans les secteurs de l’instruction, de l’entreprenariat, de la société civile et grâce à la contribution de l’Université de Manille gérée par les Jésuites des Philippines, laquelle assure la reconnaissance des titres obtenus.
Le Père Jacob espère que, au terme du programme de formation, les diplômés seront prêts à s’insérer dans des ONG, des communautés religieuses, dans le système éducatif et sanitaire public et privé, au sein d’agences gouvernementales et dans le monde des affaires et du commerce.
« Nous espérons former des responsables capables mais également compatissants, qui soient en mesure de penser de manière critique et créative, orientés vers le service du bien commun, suivant des valeurs de justice, de solidarité et d’option préférentielle pour les pauvres » conclut-il.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/TURQUIE - Rejet de la demande d’ouverture de la basilique byzantine de Sainte Sophie au culte islamique de la part de la Cour Suprême

Fides FR - www.fides.org - Ven, 14/09/2018 - 11:34
Istanbul – L’antique basilique byzantine de Sainte Sophie à Istanbul demeurera pour l’heure un musée. La Cour Suprême de Turquie e en effet rejeté hier, 13 septembre, la requête présentée par l’Union turque des monuments historiques visant à la transformer en « maison de prière » pour les musulmans. Selon ce qu’indiquent les moyens de communication turcs, la Cour Suprême a motivé sa décision en faisant référence à des erreurs de forme contenus dans le texte de l’instance.
La basilique byzantine de Sainte Sophie a été transformée en mosquée après la chute de Constantinople en 1453 avant de devenir un musée en 1935 à l’initiative de Mustafa Kemal dit Ataturk, premier Président et fondateur de la Turquie moderne.
Les moyens de communication turcs rappellent que l’Union turque des monuments historiques avait déjà soumis au gouvernement en 2004 une demande visant à ouvrir la basilique byzantine de Sainte Sophie aux rassemblements de prière musulmans, sans avoir reçu de réponse. En 2005, le Conseil d’Etat turc avait rejeté le recours présenté par cette même Union pour tenter de faire approuver sa requête.
Ces dernières années ont été caractérisées par des rassemblements de milliers de fidèles remplissant le vaste parvis situé hors du site au mois de mai pour célébrer l’anniversaire de la conquête musulmane de la ville et demander la réouverture de la basilique byzantine de Sainte Sophie en tant que mosquée. En 2013, le Vice-premier Ministre turc de l’époque. Bülent Arınc, avait mentionné à plusieurs reprises la possibilité d’une imminente réouverture au culte islamique du complexe monumental. En 2014 cependant, comme l’indiquait en son temps l’Agence Fides , ce fut l’imam saoudien Abdullah Basfar à guider la mobilisation de prière convoquée le 31 mai devant la basilique byzantine de Sainte Sophie pour demander de rouvrir le monument au culte islamique. L’initiative fut alors promue par le Comité pour la conquête de Constantinople – organisme créé en 1950 suite à des pressions provenant de groupes nationalistes de tendance islamiste – et appuyée par la Jeunesse anatolienne, organisation militante proche de l’homme politique islamiste nationaliste Necmettin Erbakan, disparu en 2011.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/NIGERIA - Arrestation des présumés coupables du meurtre du Père Jude Egbom

Fides FR - www.fides.org - Ven, 14/09/2018 - 11:18
Abuja – Les présumés responsables de l’assassinat du Père Jude Egbom, Curé de la Paroisse Saint Patrick d’Amucha, tué par balles au soir du 10 septembre à Umuwala, dans l’Etat d’Imo, au sud du Nigeria ont été arrêtés.
Les meurtriers présumés Chigozie Uzoukwu, 33 ans, et Peter Ochokwu, 21 ans, ont été arrêtés le 11 septembre à Nkwerre.
Selon la police, le Père Egbom aurait été assailli vers 20.00 locales alors qu’il se faisait faire une coupe de cheveux dans l’échoppe d’un coiffeur pour homme le long de la Nkwerre-Anara Road. Les malfaiteurs, après avoir tué le prêtre, ont volé sa serviette et sa voiture.
La police, qui a mobilisé une unité spéciale, est parvenue à capturer les criminels en fuite et à récupérer le véhicule du prêtre ainsi que sa serviette.
L’un des suspects, Peter Ochokwu, est un ancien détenu qui avait passé un an dans la prison d’Owerri pour son implication présumée dans un cas de vol à main armée.
Categorie: De l’Eglise

EUROPE/ESPAGNE - Témoignages de gratitude au défunt Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne « amoureux des missions, de l’Evangélisation et de l’Eglise »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 14/09/2018 - 10:29
Madrid – « Rien ne se perd entre les mains du Seigneur. Le disciple missionnaire se met entre Ses mains. Bienheureux Père Atanasio, vous qui êtes mort en croyant à ce que le Seigneur a dit ». C’est ce qu’a affirmé S.Em. le Cardinal Carlos Osoro, Archevêque de Madrid, qui a célébré hier soir en la Cathédrale de l’Almudena, à Madrid, la Messe de suffrage du Père Anastasio Gill, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne mort le 7 septembre à la suite d’une longue maladie . Ont célébré en compagnie du Cardinal l’Evêque auxiliaire de Madrid, S.Exc. Mgr Juan Antonio Martínez Camino, l’Ordinaire militaire, S.Exc. Mgr Juan del Río, et l’Archevêque de Pamplona, S.Exc. Mgr Francisco Pérez, ancien Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, ainsi que des dizaines de prêtres de Madrid et d’autres Diocèses et des missionnaires.
Dans son homélie, le Cardinal Osoro a tracé un profil missionnaire du Père Anastasio Gill, en rappelant sa vocation sacerdotale et son engagement en faveur des derniers. Il a par suite exhorté tous les assistants à être des disciples missionnaires, afin qu’au travers de notre vie nous puissions montrer la grandeur de Dieu. Il a enfin remercié le Père Gill d’avoir donné à l’Archidiocèse de Madrid une vie entièrement dédiée aux missionnaires.
Le Père José María Calderón, Vice-directeur national des Œuvres pontificales missionnaires d’Espagne, après avoir fait mémoire des 18 années de service du Père Gill à la Direction nationale, a donné lecture du Message envoyé par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, qui faisait état de la « longue et fructueuse » collaboration du Père Gill avec la Congrégation et les Secrétariats internationaux des Œuvres pontificales missionnaires. « Il laisse le souvenir d’un prêtre amant de la mission » a écrit le Cardinal, soulignant son dévouement total en tant que Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, à l’animation, à la formation missionnaire et à l’administration. « Son engagement en faveur du prochain Mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 a lui aussi été intense – a souligné le Préfet du Dicastère missionnaire – s’inscrivant dans une collaboration avec les Secrétariats internationaux en ce qui concerne la conception, la planification et la diffusion du mois en question ce qui fait qu’il sera certainement possible de lui attribuer une partie des fruits de ce mois au niveau mondial ». Exprimant enfin sa proximité aux membres de la famille et aux collaborateurs de cette période, le Cardinal Filoni promet sa prière pour le Père Gill : « Repose en paix, serviteur bon et fidèle et merci pour l’amour des mission et de l’œuvre d’évangélisation. Merci pour votre exemple d’amour pour l’Eglise ».
Categorie: De l’Eglise

VATICAN - L'Eglise et les crises humanitaires en Syrie et en Irak, chiffres et visages d'une réponse à 360°

Fides FR - www.fides.org - Gio, 13/09/2018 - 20:31
Cité du Vatican – Institutions et réalités de l'Eglise catholique entre 2014 et 2018 ont mobilisé au total plus d'un milliard d'USD afin de répondre aux situations d'urgence humanitaire liées aux conflits ayant dévasté la Syrie et l'Irak. L'aide apportée par le réseau ecclésial s'est adressée sans distinction « à toutes les personnes dans le besoin », sans négliger des formes d'assistance et de soutien spécifique destinées aux communautés chrétiennes locales frappées par la crise. Au cours de la seule année 2017, ce sont ainsi quelques 4,6 millions d'hommes, de femmes et d'enfants qui ont reçu une aide grâce aux projets solidaires mis en place par le réseau ecclésial. L'année 2018, pour sa part, peut être qualifiée d'année tournant dans les stratégies d'intervention ecclésiales en faveur de la population de ces régions, avec une progressive diminution des réponses aux urgences et le renforcement des projets et initiatives de plus fort impact à moyen et long terme, en parallèle avec l'évolution du scénario géopolitique en Syrie et en Irak. Telles sont quelques-unes des données fournies par le Rapport de l'enquete sur la réponse des Institutions ecclésiales aux crises syrienne et irakienne, présenté en ce début d'après-midi dans le cadre de la session d'ouverture de la rencontre sur la crise humanitaire en Syrie et en Irak organisée à l'Université pontificale urbanienne par le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral de la Curie romaine. Le rapport, préparé par Moira Monacelli, responsable de la Cellule humanitaire pour les crises irakienne et syrienne – a été rédigé sur la base des données fournies par 84 Institutions ecclésiales – 53 Agences caritatives d'inspiration cathiolique, 10 Diocèses de Syrie et d'Irak et 21 Instituts religieux oeuvrant en Syrie, en Irak, au Liban et en Jordanie. Le document fournit un cadre global et unitaire de la réponse du réseau ecclésial à la crise humanitaire syrienne et irakienne outre à préfigurer des « lignes de réflexion communes et des orientations d'action partagées pour le proche avenir ».
Une aide capillaire diversifiée
Selon les indications du rapport, en Syrie, ce sont plus de 13 millions de personnes qui se trouvent dans le besoin. Dans ce pays vivent 6,6 millions d'évacués alors que 5,6 millions de personnes ont trouvé refuge dans les pays limitrophes, principalement en Turquie, au Liban et en Jordanie. En Irak, les personnes dans le besoin sont au nombre de 8,7 millions dont plus de 4 millions d'enfants. Dans les sept pays de la zone impliqués dans la crise humanitaire provoquée par les conflits en Syrie et en Irak œuvrent actuellement plus de 5.800 professionnels et plus de 8.300 bénévoles liés à des réalités et instututions ecclésiales catholiques, qui s'ajoutent aux prêtres et religieux présents sur place. En 2017, le réseau ecclésial a utilisé dans le cadre des activités humanitaires au profit de la population plus de 286 MUSD. Ce chiffre a été « le plus élevé depuis 2014 » et démontre que l'engagement de l'Eglise s'est consolidé au fil des années, s'adaptant à l'évolution des besoins des populations, toujours plus différenciés dans les divers pays.
En 2017, 35% des fonds dépensés l'ont été pour la Syrie, 30% pour le Liban, 17% pour l'Irak et 9% pour la Jordanie. Au cours de cette même année, le secteur d'intervention prioritaire qui a mobilisé le plus de ressources a été celui de l'instruction avec plus de 73 MUSD – dont 45 au Liban – qui a dépassé le montant des fonds destinés à l'aide alimentaire . En général, on a assisté à une augmentation du soutien destiné à des « activités aptes à fournir et renforcer les moyens de subsistance des familles, activités générant des revenus, formation professionnelle, création d'opportunités d'emploi ». Les estimations relatives à l'année en cours semblent préfigurer une baisse globale des fonds utilisés par rapport à l'année précédente. En 2018, quelques 230 MUSD devraient être destinés aux interventions humanitaires dans la région par le réseau ecclésial mais, pour la première fois, comme l'atteste le rapport, l'action diversifiée et capillaire du réseau ecclésial en faveur des multitudes bousculées par les récents conflits au Proche-Orient se « projette vers l'avenir y compris en ce qui concerne les activités de réponse à la crise, grâce à la fin de la phase aigue de l'urgence ». Ainsi, alors que l'instruction demeure le secteur prioritaire d'investissement, les fonds utilisés dans le domaine sanitaire s'accroisent alors que diminuent drastiquement ceux mis en œuvre dans le cadre de l'aide humanitaire.
Migrants et rapatriements
Le rapport publié par le Dicastère pour le Service du Développement humain intégral de la Curie romaine fait également référence aux problèmes liés à la condition des multitudes d'évacués et de réfugiés qui mettent à l'épreuve actuellement les économies et la tenue sociale de différents pays de la zone. « Ne peuvent pas être sous-estimées – indique le rapport – les tensions intercommunautaires croissantes et il est plus que jamais important de continuer à travailler en faveur de la cohésion sociale, d'un accès équitable aux services publics, d'un soutien aux personnes les plus vulnérables des communautés hotes ». Pour ce motif également, « le retour dans leurs communautés d'origine constitue l'un des thèmes centraux de la réponse à la crise et l'un des domaines prioritaires sur lesquels se concentrera l'action de l'Eglise au cours de ces prochaines années ». Il s'agit d'un phénomène qui, actuellement, « concerne principalement l'Irak et la plaine de Ninive – dans laquelle la majeure partie des rapatriés est constituée de familles chrétiennes – alors qu'il est plus limité en Syrie ».
Categorie: De l’Eglise

ASIE/PHILIPPINES - Appel du Vicaire apostolique de Puerto Princesa à une collaboration entre l’Eglise et le gouvernement en faveur du bien commun

Fides FR - www.fides.org - Gio, 13/09/2018 - 13:57
Cité du Vatican – « Le rapport entre l’Eglise catholique et le Président Duterte n’est par facile. Des thèmes tels que les exécutions sommaires, qui se poursuivent dans le cadre de la campagne contre la drogue, et le respect de l’environnement sont source de préoccupation. L’Eglise réaffirme son approche de « collaboration critique » avec le gouvernement. Nous sommes conscients de devoir travailler ensemble pour le bien du pays. Ce qui nous intéresse est le bien commun des personnes. Cependant, nous devons élever la voix lorsque sont mises en place des politiques ou posés des actes qui vont à l’encontre de l’Evangile. Nous faisons appel à la conscience de foi des baptisés. Souvent, il nous est demandé comment il est possible que les catholiques aux Philippines continuent à soutenir le Président – déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Socrates C. Mesiona, Vicaire apostolique de Puerto Princesa, dans l’île de Palawan. L’Evêque se trouve à Rome dans le cadre du Séminaire de formation destiné aux Evêques récemment nommés des territoires de mission organisé par la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.
L’Evêque remarque : « Le pays a besoin d’une figure qui soit un symbole et représente l’unité nationale, d’une figure dans laquelle tous puissent se reconnaître. Tel est le rôle du Président. Aujourd’hui, en revanche, nous assistons à la polarisation de la nation. R. Duterte ne semble ni alimenter ni cultiver cette unité ».
« L’Eglise aux Philippines – rappelle à Fides Mgr Mesiona – vit actuellement, pour préparer le V° centenaire de l’évangélisation, qui sera célébré, en 2021, une Année du Clergé. En tant qu’Evêques, prêtres, religieux, religieuses, nous sommes appelés à être crédibles dans notre témoignage évangélique, à renouveler notre foi et à nous dédier à l’évangélisation ». L’Evêque relève que « le défi consiste à collaborer pour transformer notre société en assumant une approche missionnaire, afin de rompre les barrières, d’ouvrir de nouvelles routes, de changer de manière de penser ».
Est actuellement en cours dans tout le pays la préparation des célébrations du V° centenaire de l’évangélisation des Philippines – qui remonte à 1521. Pour une préparation adéquate, l’Eglise locale a prévu un cycle de neuf ans – de 2013 à 2021 – qui culminera avec l’Année Sainte de l’anniversaire. L’Eglise, conclut le Vicaire apostolique, entend « sensibiliser afin de rendre conscient tout baptisé de sa vocation missionnaire. En effet, l’année 2021 sera l’Année de la Missio ad Gentes ».
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/NIGERIA - Précisions à propos du meurtre du Père Jude Egbom, mort au cours d’un vol à main armée

Fides FR - www.fides.org - Gio, 13/09/2018 - 12:39
Abuja – Le Père Patrick Tor Alumuku, Directeur du Bureau pour les Communications sociales de l’Archidiocèse d’Abuja, précise à l’Agence Fides que le Père Jude Egbom est mort « dans le cadre d’un vol à main armée qui a mal tourné ». Le prêtre avait été assassiné dans la soirée du 10 septembre à coups d’arme à feu à Umuwala, dans l’Etat d’Imo, au sud du Nigeria .
« Le Père Egbom se trouvait chez un coiffeur pour homme lorsque des bandits sont entrés pour voler la recette. On ne sait pas bien comment cela s’est passé mais à un certain, les malfaiteurs ont ouvert le feu, tuant le prêtre et blessant grièvement un séminariste qui se trouvait en sa compagnie » indique le Père Tor Alumuku. « Ce qui est frappant est le manque total de respect pour la vie humaine » souligne le prêtre.
Le Père Tor Alumuku conclut en indiquant que « l’on ne sait pas encore quand pourront être célébrées les obsèques du Père Egbom dans la mesure où, cette semaine, les Evêques sont en réunion à Sokoto, réunion à laquelle participe également l’Ordinaire du Diocèse d’Urlu, S.Exc. Mgr Augustin Tochukwu Ukwuoma ».
Le Père Jude Egbom était Curé de la Paroisse Saint Patrick d’Amucha.
Quelques heures après le meurtre du prêtre, un nouvel épisode grave de violence s’est vérifié dans l’Etat d’Imo. Des malfaiteurs ont en effet ouvert le feu sur un sergent de l’armée qui était de garde à un barrage sis dans les environs de la Cathédrale Notre-Dame de l’Assomption d’Owerri, capitale de l’Etat d’Imo, le tuant.
Categorie: De l’Eglise

Pagine