ASIE/INDONESIE - Nomination de l’Evêque de Ruteng

Fides FR - www.fides.org - 8 ore 55 min fa
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse de Ruteng le Père Siprianus Hormat, du clergé de Ruteng, jusqu’ici Secrétaire exécutif de la Conférence épiscopale.
Le Père Siprianus Hormat est né le 16 juillet 1965 à Cibal, dans le Diocèse de Ruteng. Il est entré au Petit Séminaire diocésain Pie XII à Kisol poursuivant ensuite ses études de Philosophe et de Théologie à la résidence universitaire philosophique et théologique de Ledalero, résidant au Grand Séminaire interdiocésain Saint Pierre de Ritapiret. Il a été ordonné prêtre le 8 octobre 1995 pour le Diocèse de Ruteng.
Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : Vicaire de la Paroisse Saint Vit de Cewonikit et Directeur de la Commission diocésaine pour la Pastorale des jeunes , Formateur au Grand Séminaire de Ritapiret , Assistant au sein de la Paroisse Saint Pascal de Djakarta, en fréquentant simultanément des cours de langue anglaise , études de Licence en Théologie morale à l’Alphonsianum et Cours pour formateurs près l’Université pontificale grégorienne , Formateur et enseignant au Grand Séminaire de Ritapiret, enseignant près l’Institut diocésain pastoral de Ruteng , Secrétaire de la Commission épiscopale pour les Séminaires et de l’Association biblique indonésienne à Djakarta , Président de l’Association sacerdotale nationale , depuis 2016, Secrétaire exécutif de la Conférence épiscopale .
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Ouverture du séminaire sur le développement intégral avec la participation du Saint-Siège

Fides FR - www.fides.org - 9 ore 3 min fa
Abidjan – « Développement humain intégral, route pour la paix, route pour l’avenir ». Tel est le thème du séminaire qui sera ouvert aujourd’hui, 13 novembre, pour s’achever le 15 à l’initiative de l’Ambassade de Côte d’Ivoire près le Saint Siège en collaboration avec le Vatican, en complément aux efforts inlassables de paix entrepris par les autorités ivoiriennes, partenaires extérieurs et les organisations civiles et religieuses dans le pays.
L’initiative est d’autant importante surtout à l’approche des joutes électorales de 2020 qui cristallise l’attention de toute la population. Outre ces aspects, les organisateurs entendent à travers ce séminaire mettre en évidence le développement humain intégral définit par le pape comme « but ultime, restituer à l’Homme sa dignité et sa liberté. »
C’est dans cette même perspective que le Chef de l’Etat Ivoirien, Alassane Ouattarra, s’adressant à ses concitoyens le 31 décembre 2018, avait annoncé la mise en place d’un « programme social du gouvernement » dans le but de renforcer l’action sociale afin d'apporter le soutien de l'Etat aux populations, notamment les plus vulnérables.
Il existe donc une réelle convergence de vue des plus hautes autorités ivoiriennes et vaticanes visant à donner à l’Homme, une place centrale dans les systèmes de développement, à travers des modèles viables d’intégration sociale pour une société plus stable et pacifiée, plus humanisée et solidaire.
Ce séminaire, largement ouvert aux acteurs du développement et de la solidarité, de l’État ivoirien, de l’Église Catholique en Côte d’Ivoire et des associations de la société civile, sera donc l’occasion pour les participants de croiser les expériences et les réflexions, dans la diversité des champs d’activités et de recherches, autour des problématiques actuelles du développement et de la solidarité surtout établir un dialogue fécond.
S.Exc. Mgr Bruno-Marie Duffé, Secrétaire du Dicastère pour le Développement Humain Intégral, tiendra une Conférence magistrale sur le sous-thème « Signification et enjeux du Développement Humain Intégral, pour l’avenir de la paix ». Ce séminaire se refermera par une messe pour la paix en Côte-d’Ivoire vendredi 15 novembre prochain, à l’occasion de la 23ème journée nationale pour la paix dans le pays.
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ASIE/PALESTINE - Augmentation du nombre des pèlerins à Bethléem et prolongation de l’horaire d’ouverture de la Basilique de la Nativité

Fides FR - www.fides.org - 9 ore 13 min fa
Bethléem – L’afflux des pèlerins et des touristes continue à augmenter à Bethléem, la ville où est né Jésus, raison pour laquelle le Comité présidentiel supérieur pour les questions concernant les Eglises en Palestine a annoncé le 11 novembre d’avoir disposé l’allongement de l’horaire d’ouverture de la Basilique de la Nativité, en le concordant avec les trois réalités ecclésiales qui partagent la gestion de ce Sanctuaire. En vue de l’Avent et des célébrations de Noel, la Basilique de la Nativité pourra être visitée de 05.00 à 20.00. Ramzy Khoury, Président du Comité, a confirmé sur le site Internet de cet organisme que le choix d’allonger l’ouverture de la Basilique est directement liée à l’augmentation conséquente du nombre des pèlerins et des touristes tant locaux que provenant du reste du monde. Selon le site Internet du Patriarcat de Jérusalem des Latins, il s’agit d’un phénomène qui est également prouvé par les longues files de personnes devant attendre jusqu’à deux heures avant d’entrer dans la grotte où, selon la tradition, est né l’Enfant Jésus.
La Basilique fait encore l’objet d’importantes œuvres de restauration, qui devraient se poursuivre jusqu’à l’an prochain.
Bethléem et Jérusalem est – peut-on lire dans un communiqué de presse du Bureau central palestinien de statistique et du Ministère du Tourisme et des Antiquités de septembre dernier – « constituent les principales destinations saintes pour les touristes qui viennent en Palestine ». Au cours du premier semestre de cette année, les sites touristiques et sacrés de Cisjordanie ont enregistré la présence de 1.726.560 visiteurs soit 17% de plus qu’au cours de la même période de l’année précédente. Les données statistiques confirment que Bethléem est la destination favorite des pèlerins, surtout au cours de l’Avent et du temps de Noel.
L’augmentation constante de l’afflux de pèlerins et de touristes en Terre Sainte, constatée au cours de ces dernières années, représente une donnée objective de grande importance, surtout en tenant compte des conflits et convulsions sociales, sectaires et géopolitiques qui continuent à intéresser le Proche-Orient.
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ASIE/INDONESIE - Message de la Conférence épiscopale sur le rôle de l’Eglise locale, « moteur de l’unité et de la fraternité interreligieuse »

Fides FR - www.fides.org - 9 ore 28 min fa
Bandung – « L’Eglise doit s’ouvrir, sortir de sa zone de confort et être présente au milieu de la société pour renforcer la fraternité interreligieuse. L’Eglise doit diffuser la paix et la bienveillance, respecter les droits fondamentaux, cultiver le dialogue, promouvoir l’égalité des sexes et la justice, améliorer la santé publique, sensibiliser aux développements scientifiques et conserver une coexistence harmonieuse dans la diversité ». C’est ce qu’affirment les Evêques d’Indonésie dans le Message diffusé au terme de la réunion annuelle de la Conférence épiscopale tenue à Bandung, capitale de Java occidentale, qui s’achève demain, 14 novembre. Le Message, signé par le Président et par le Secrétaire général de la Conférence épiscopale, respectivement S.Em. le Cardinal Ignatius Suharyo, Archevêque de Djakarta, et S.Exc. Mgr Antonius Subianto Bunjamin OSC, Evêque de Bandung, est le résultat des intenses journées d’étude vécues par les Evêques s’étant confrontés sur le thème « La fraternité humaine pour une Indonésie pacifique ».
Les Evêques ont eu la possibilité d’étudier et d’approfondir le document d’Abou Dhabi intitulé « Fraternité humaine pour la paix mondiale et la coexistence commune » signé conjointement par le Pape François et par le grand imam d’al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, à Abou Dhabi en février dernier. Ont contribué à l’analyse des chercheurs musulmans et catholiques que les Evêques ont écoutés avec intérêt.
Le Message, diffusé et parvenu à l’Agence Fides, affirme que « les journées d’étude ont aidé les Evêques à comprendre toujours mieux les contenus du document d’Abou Dhabi », « dans la conscience de l’existence de mouvements extrémistes en Indonésie » afin de « trouver les possibilités pour renforcer la fraternité entre les êtres humains ».
L’Episcopat indonésien « rend grâce à Dieu pour la nation indonésienne basée sur le Pancasila et sur la Constitution de 1945 pétrie de l’esprit de l’unité dans la diversité, dans le cadre de l’Etat unitaire de la République d’Indonésie, qui constituent tous les piliers principaux pour construire un ordre de vie commune harmonieux au milieu de la diversité de religions, de tribus et de groupes ». Dans ce scénario, les Evêques affirment que « l’Eglise en Indonésie est appelée à participer à la promotion, à la lutte et à la réalisation de la fraternité en tant que perspective partagée ». « La diversité est une nécessité et un don divin qui doit être cultivé et développé dans une attitude d’acceptation réciproque, de respect et de coopération réciproque » poursuivent-ils.
Le texte envoyé à Fides affirme que « la fraternité humaine doit porter la bonté dans la vie humaine dans toutes ses dimensions et être un témoignage et la grandeur de la foi en Dieu qui unit les cœurs divisés et devient un signe de proximité entre ceux qui croient que Dieu a créé les êtres humains pour se comprendre, travailler ensemble et vivre en frères ».
« La coexistence en tant que base pour réaliser la fraternité humaine ne signifie pas seulement trouver les points communs mais consiste dans la volonté d’accepter et d’apprécier les différences dans les croyances et les enseignements religieux » relève le texte en affirmant que l’actuel défi lancé à la nation indonésienne consiste à « contenir l’extrémisme qui génère souvent des actes de terrorisme ».
Les Evêques considèrent le document d’Abou Dhabi comme « très important, à diffuser parmi les catholiques et dans la société, en particulier parmi les jeunes générations de différentes manières, y compris en utilisant les réseaux sociaux ». Ainsi, espèrent les Pasteurs, « de nouveaux espaces de rencontre naitront dans la communauté pour repenser, reconcevoir, construire de nouveaux espoirs et enfin agir de manière nouvelle dans la vie religieuse ». Il est important de « vivre une vie religieuse inclusive sans perdre sa propre identité » soulignent-ils, de manière à ce que « les hommes prennent soin les uns des autres et se passionnent pour la construction de la fraternité humaine basée sur le respect de la dignité humaine ».
Le Message recommande par la suite au gouvernement « d’adopter des politiques sages et basées seulement sur les valeurs du Pancasila, comme l’humanité, l’unité, la sagesse et la justice afin de réduire les inégalités sociales, de prévenir les conflits entre les enfants de la nation, de mettre un terme à des formes de violence prolongée, de bloquer le taux de dommages environnementaux, de donner des chances égales en matière d’accès aux ressources et de créer un système de coexistence plus digne ».
Enfin, le document demande aux responsables religieux, intellectuels, artistes, experts des moyens de communication, économistes et à toutes les personnes dans leurs secteurs de vie respectifs « de trouver des voies pour raviver les valeurs humaines en vue de la réalisation du bien-être public au travers de la fraternité humaine ». « Nous ne pourrons vivre pacifiquement dans ce pays que si toutes les parties, sans aucune exception, s’engagent à unir toujours les mains et à travailler ensemble pour le bien commun » écrivent les Evêques en conclusion.
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AMERIQUE/CHILI - Dialogue national et fin des violences sans attendre pour le bien du pays

Fides FR - www.fides.org - 10 ore 7 min fa
Santiago – La Conférence épiscopale du Chili demande un dialogue national sans exclusions, vaste, participatif et diversifié. Elle demande aussi de mettre fin à la violence en tout genre. Le 12 novembre, au terme de la 119ème Assemblée plénière de la Conférence épiscopale tenue ces jours derniers à Canas, les Evêques ont publié un Message intitulé « Le Chili ne peut attendre ! ».
« Par amour de notre pays, mettons fin à la violence ! Face aux dénonciations de violations des droits fondamentaux, aux morts, aux blessés, aux actes de vandalismes, aux saccages, à la destruction d’infrastructures publiques et privées, nous insistons fermement et avec force afin que tous les types de violence cessent » demandent les Pasteurs, en rappelant : « Notre histoire nous enseigne le grave dommage qu’a provoqué la rupture des institutions et la transgression systématique de la dignité des personnes chez de nombreux compatriotes et dans l’âme du Chili ».
La présentation vidéo du Message, envoyée à Fides, indique : « Le respect et le dialogue constituent une urgence aujourd’hui. Dans le scénario actuel, où la nation a été invitée à une ample réflexion sur une nouvelle Constitution, il est essentiel que soit entrepris un dialogue national sans exclusions, ample, participatif et diversifié qui comprenne non seulement les acteurs politiques mais aussi tous les hommes et femmes de bonne volonté. Il doit impliquer mouvements et organisations sociales et du travail, en suivant le canal institutionnel légitime. L’amitié civique, la justice et le respect des institutions constituent la condition essentielle de la coexistence et de la reconstruction du tissu social » souligne le document.
« Le Chili ne peut attendre ! Nous devons tous faire de notre mieux pour abattre les murs qui nous séparent et construire les ponts qui nous permettront de nous rencontrer et de construire un pacte social qui nous conduira à un avenir plus juste, plus pacifique et plus digne » conclut le document qui implore la bénédiction de Notre-Dame du Mont Carmel, patronne du Chili.
La situation au Chili dégénère actuellement en une violence incontrôlée dans certaines villes. Hier à Talca, un édifice gouvernemental a été incendié et l’église Notre-Dame Auxiliatrice a vu livrés aux flammes des images sacrées, des instruments de musique et ses bancs. Au cours de la fin de semaine dernière , l’église de Notre-Dame de l’Assomption de Santiago avait été mise à sac.
Bien que le Président Piñera ait proposé trois accords pour résoudre au plus vite la crise – accord de paix, pour la justice et pour le changement de la Constitution – les manifestants ne paraissent pas se calmer. Hier, une grève générale et des manifestations ont fini par des actes de violence gratuite à l’encontre d’édifices gouvernementaux et de propriétés privées dans différentes villes du Chili.
L’Eglise travaille depuis longtemps à différents niveaux pour affronter cette crise, en suggérant une voie chrétienne de résolution mais malheureusement jusqu’à présent n’a pas été constatée la disponibilité à une attitude d’écoute.
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AFRIQUE - La paix en Afrique, surtout un défi politique selon un missionnaire

Fides FR - www.fides.org - 10 ore 42 min fa
Kara – « Le Forum sur la paix qui se tient actuellement en France, pour la deuxième fois, avec des chefs d’états africains est une belle initiative pour un continent africain ou rébellion et terrorisme se côtoient continuellement, plongeant les populations dans le désarroi et la pauvreté parfois extrême » indique à l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines.
« Le Forum nous porte réfléchir sur la nécessité d’une stratégie fondamentale pour relever le défi de la paix en vue d’assoir un développement durable est une chose à saluer et à encourager. Les hommes politiques, au niveau national et international, agissent en majorité en faveur de leurs intérêts et pour demeurer aux affaires longuement. Par conséquent, cette initiative ne peut être fructueuse si les responsables politiques africains et européens ne mettent pas au centre le bien des peuples d’Afrique ».
« Il faut le dire haut et fort, les guerres en Afrique ne viennent pas des populations, mais plutôt des politiques assoiffés de pouvoir et d’argent » explique le Père Zagore. « On ne peut pas se présenter, pendant le jour, aux yeux du monde comme des apôtres de la paix soucieux du bien-être des populations africaines, et pendant la nuit financer des rebellions, soutenir le terrorisme pour déstabiliser les pays afin de piller continuellement les ressources » dénonce-t-il.
« La paix en Afrique est avant tout un défi politique. Nos politiques doivent d’abord vouloir du fond de leurs cœurs la paix afin de pouvoir assoir des politiques qui visent à favoriser la paix elle-même dans nos pays. Tant qu’aux yeux des populations africaines, les actes politiques de nos politiques ne reflèteront pas leurs beaux discours sur la paix, la paix ne restera qu’un vain mot, parce que pour le moment comme dit le psalmiste, « des livres ils bénissent, mais du fond du cœur ils maudissent » .
Le rendez-vous du Forum sur la paix a été institué l’an dernier par la France à l’occasion du Centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale. Arrivé à sa deuxième édition en 2019, il a pour thème central la défense du multilatéralisme face à la montée des « égoïsmes nationaux ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Appel des Evêques a « regarder à l’avenir avec espérance et continuer à construire la Bolivie par le biais de la paix »

Fides FR - www.fides.org - 11 ore 8 min fa
La Paz – « Construisons une Bolivie avec respect, tolérance, liberté, justice et progrès authentique pour tous ». Tel est l’appel lancé par les Evêques de Bolivie au travers d’un communiqué du Secrétariat général de la Conférence épiscopale intitulé « Nous appelons à la compréhension et à la paix entre tous les boliviens » publié le 12 novembre 2019.
« L’avenir de la Bolivie se construit dans le respect des normes constitutionnelles et en assurant des garanties aux représentants du peuple en fonction afin qu’ils agissent en conscience et en recherchant le bien commun » affirme le texte parvenu à l’Agence Fides qui appelle tout un chacun à « construire une Bolivie en paix, en assumant la responsabilité historique qui est la nôtre ». Aux responsables politiques, il est demandé de « favoriser une sortie constitutionnelle à la situation qui est venue à se créer » alors que les responsables civils et les mouvements sociaux sont appelés à maintenir la paix et à renoncer à tout type de violence.
« Le Secrétariat général de la Conférence épiscopale de Bolivie lance encore une fois un appel pressant à la concorde et à la paix entre tous les frères boliviens » et rappelle que « Jésus-Christ nous invite à rechercher la paix avec tous ». Par suite, « que règne la paix dans le pays. Qu’il n’y ait plus d’agressions des uns contre les autres. Que les idées ne soient pas la cause d’affrontements violents ». Il indique surtout que « les positions politiques doivent servir à construire un pays dans le progrès et la liberté et non pas au travers d’affrontements entre frères ».
Le communiqué s’achève par une invitation : « Regardons l’avenir avec espérance et, par le biais de la paix, continuons à construire la Bolivie ».
Le 10 novembre, la Conférence épiscopale de Bolivie, les représentants de la communauté des citoyens, les comités civiques du pays et le Comité national de défense de la démocratie avaient diffusé un document d’analyse dans lequel ils affirmaient que « ce qui se passe en Bolivie n’est pas un coup d’Etat » invitant tous les boliviens à la paix, à ne pas commettre d’actes de vandalisme, de vengeance et sollicitant des autorités une solution constitutionnelle et pacifique qui conduise à de nouvelles élections à court terme .
Selon les dernières nouvelles, la Sénatrice Jeanine Anez, de l’opposition, a pris la Présidence par intérim de la Bolivie après la démission d’Evo Morales et la renonciation à le remplacer de son Vice-président et des Présidents du Sénat et de la Chambre. Le représentant du parti Unité démocratique a déclaré vouloir s’engager immédiatement en faveur de la pacification du pays et de la convocation de nouvelles élections.
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ASIE/AFGHANISTAN - La société civile et le prix de la paix

Fides FR - www.fides.org - 11 ore 30 min fa
Kaboul – Un échange de prisonniers relance le processus de paix en Afghanistan alors que les résultats des élections présidentielles du 28 septembre dernier demeurent incertains. Hier, 12 novembre, le Président Ashraf Ghani a annoncé en direct à la télévision la libération de trois hauts responsables des talibans, Haji Mali Khan, Hafiz Rashid et Anas Haqqani, frère de Sirajuddin Haqqani, le responsable du réseau djihadiste homonyme et numéro deux du mouvement taliban, une libération « conditionnée » par celle de deux enseignants de l’Université américaine d’Afghanistan, pris en otage à Kaboul en 2016, Kevin King, 63 ans, américain et Timothy Weeks, 50 ans, australien.
L’échange de prisonniers sert à faire repartir les négociations avec les talibans, interrompues le 7 septembre dernier lorsque le Président américain, Donald J. Trump, avait annoncé leur interruption alors que semblait imminente la signature d’un accord. Le Président Ghani demande à ce que les talibans négocient directement y compris avec le gouvernement de Kaboul et qu’ils acceptent un cessez-le-feu d’au moins un mois.
La remise en liberté imminente d’Anas Haqqani, membre de la branche dure des talibans, a fait exploser un débat au sein de la société civile sur le prix de la paix. Sur les réseaux sociaux, les réactions sont contrastées. Certains louent le courage du Chef de l’Etat – qui était candidat à un second mandat dans le cadre des élections présidentielles du 28 septembre – alors que d’autres dénoncent le compromis avec des terroristes sanguinaires, responsables de la mort de milliers de personnes.
« Le dialogue est douloureux mais nécessaire » déclare à l’Agence Fides Negina Yari, représentant de l’Afghanistan Peace House, une organisation qui « rassemble plus de 1.000 adhérents actifs dans les 34 provinces afghanes ». Parmi eux, se trouvent les messages de paix. « Il s’agit d’étudiants mais pas seulement qui diffusent un message de paix et de réconciliation sociale. Ils le font dans les villes principales mais surtout dans les zones rurales où en général l’activisme est moins présent ». Parmi les thèmes soulevés lors des rencontres se trouve « la participation de la société civile et des femmes au processus de paix. Sans elles, il ne pourra y avoir ni stabilité ni réconciliation ». Il s’agit d’un processus long qui doit cependant être affronté : « Je suis disposé à m’asseoir à la même table que les talibans même s’ils ont tué mon cousin voici un mois le long de la route menant de Ghazni à Kaboul. Je veux leur demander pourquoi ils l’ont fait et puis comment il est possible de construire un Afghanistan uni ». Sur le front politique cependant, l’unité n’existe pas. Certains candidats aux présidentielles du 28 septembre, dont le Premier Ministre, Abdullah Abdullah, contestent a priori le nouveau décompte des voix de la Commission électorale alors que l’annonce des résultats préliminaires est encore attendue.
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ASIE/SYRIE - Déclarations de l’Archevêque arménien catholique d’Alep concernant l’assassinat d’un prêtre arménien et de son père à Deir ez Zor

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 13:33
Qamishli – Ce matin à Qamishli ont eu lieu les obsèques du Père Hovsep Hanna Petoyan, prêtre arménien catholique, et de son père, Hanna Betoyan, tués le 11 novembre par deux tueurs en motocyclette alors qu’ils se rendaient en voiture à Deir ez Zor, dans le nord-est de la Syrie. « Pour nous ce sont des martyrs et ce qui leur est arrivé constitue la confirmation du fait que la guerre ici n’est pas terminée ainsi que nous l’avions espéré » déclare à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Boutros Marayati, Archevêque arménien catholique d’Alep.
Les obsèques du prêtre et de son père ont été célébrées en l’église arménienne catholique Saint Joseph en présence de prêtres, de religieux, de religieuses et de fidèles de toutes les communautés chrétiennes présentes dans la zone. La Messe a été célébrée par le Père Antranig Ayvazian, Vicaire épiscopal de la communauté arménienne catholique de Haute Mésopotamie et du nord de la Syrie.
Le Père Hovsep Hanna Petoyan, 46 ans, marié et père de trois enfants, avait été ordonné prêtre voici cinq ans et desservait la communauté arménienne catholique de Qamishli, dans la province nord-orientale d’Hassake. « Dans la ville de Qamishli – indique Mgr Marayati à l’Agence Fides – ont conflué également de nombreux évacués chrétiens provenant de Deir ez-Zor, lorsque celle-ci a été dévastée par la guerre. Il exerçait également parmi eux son ministère pastoral et depuis longtemps suivait aussi les projets mis en œuvre notamment avec l’aide de groupes internationaux pour reconstruire l’église et les maisons des chrétiens de Deir ez Zor, détruites par la guerre. C’est la raison pour laquelle il se rendait toutes les deux semaines à Deir ez Zor, afin de vérifier l’état d’avancement des travaux. Jusqu’ici, il avait accompli six voyages dans cette ville si chère à la mémoire des arméniens où se trouve le sanctuaire des martyrs du génocide, lui aussi dévasté durant le conflit. Le long du trajet, les autres fois, il n’y avait pas eu de problèmes et tout était allé au mieux ».
Au moment de l’embuscade, le prêtre et son père voyageaient en compagnie d’un diacre arménien – blessé au cours de l’assaut – et d’un autre accompagnateur. Les deux malfaiteurs en motocyclette avaient le visage couvert et ont pris la fuite après le guet-apens. Le père du prêtre est mort sur le coup alors que le Père Hovsep Hanna Petoyan, blessé au thorax, a été porté dans un dispensaire de Deir ez Zor avant d’être transporté en ambulance dans un hôpital d’Hassaké, où il est arrivé déjà mort.
La ville de Deir ez Zor est contrôlée par l’armée syrienne mais des forces kurdes ainsi que des militaires américains sont encore présents sur zone. Dans le sous-district d’al-Busayrah, où a eu lieu l’embuscade, sont également concentrés des groupes armés affiliés au prétendu « Etat islamique » qui, au cours de la journée d’hier a diffusé sur des sites djihadistes la revendication du double meurtre – mais en affirmant, de manière erronée, avoir éliminé « deux prêtres ». « Il s’agit de groupes qui agissent comme des loups solitaires. Il ne s’agit plus du prétendu « Etat islamique » comptant blindés et artillerie. Cependant, il est évident que, cette fois, ils n’ont pas frappé au hasard. Sur la voiture dans laquelle se trouvaient le prêtre et ses accompagnateurs, se trouvait l’inscription Eglise arménienne ».
La télévision d’Etat syrienne, SANA, a qualifié de martyre le meurtre du prêtre arménien catholique et de son père, alors que les moyens de communication kurdes ont présenté la recrudescence des attaques sanglantes attribuables au prétendu « Etat islamique » comme une conséquence indirecte de l’intervention militaire turque en Syrie qui aurait contraint les milices kurdes opérant sur zone à revoir leurs stratégies et à suspendre les opérations militaires contre les cellules djihadistes encore présentes dans le nord-est de la Syrie.
Selon les kurdes du Centre d’information Rojava, les djihadistes du prétendu « Etat islamique » auraient perpétré 30 attaques au cours des dix premiers jours de novembre soit une augmentation de 300% de leur niveau d’activité par rapport à la période ayant précédé l’initiative militaire turque en territoire syrien.
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ASIE/INDE - Croissance des violences et appel des chrétiens indiens au respect de leurs droits constitutionnels

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 13:30
New Delhi – « Les atrocités à l’encontre des chrétiens sont en augmentation. En 2014, ont été signalés quelques 150 épisodes de violence à l’encontre de la communauté. Leur nombre est passé à 200 en 2016 et à 270 en 2017. En 2018, ont été enregistrés 292 cas de violence à l’encontre des chrétiens et au cours des neuf premiers mois de cette année, 247 cas ont été signalés dont 60 dans le seul Etat de l’Uttar Pradesh. Au cours de l’an dernier, 40 églises ont été fermées à cause des violences subies. Au Chhattisgarh, les communautés et autres groupes chrétiens font même face à un boycott social. Nous demandons au gouvernement de mettre fin aux harcèlements des pasteurs et à la violence à l’encontre de la communauté chrétienne ». C’est ce qu’affirme à l’Agence Fides Minakshi Singh, une des responsables chrétiennes ayant organisé ces jours derniers une manifestation à Delhi. Parmi les sujets soulevés par la communauté chrétienne se trouve notamment la fin des attaques et des violences à l’encontre des prêtres, religieux, religieuses et laïcs, souvent injustement accusés de « conversions frauduleuses ».
Les chrétiens indiens demandent au gouvernement fédéral de protéger le bien-être des minorités religieuses, en particulier des chrétiens, dans tous les secteurs de la vie. Les communautés chrétiennes regrettent que le gouvernement du Premier Ministre Narendra Modi n’ait pas accordé de représentation aux minorités religieuses, en n’incluant aucun chrétien parmi les Ministres de son exécutif. « Nous souhaitons que le Premier Ministre puisse bientôt nommer un Ministre chrétien au sein de son cabinet qui dispose de la confiance de la communauté et soit en mesure de protéger les intérêts et les droits des chrétiens pour l’avenir » affirme Minakshi Singh.
« Les minorités religieuses, tels que les chrétiens et les musulmans, sont prises pour cible par des groupes nationalistes hindouistes » a déclaré à Fides A. C. Michael, responsable de l’Alliance pour la défense des libertés , organisation mondiale présente en Inde qui défend les droits des chrétiens. Selon lui, qui est également Coordinateur du United Christian Forum, les responsables chrétiens ont également attiré l’attention du gouvernement sur les lois dites « loi sur la liberté de religion », en vigueur dans sept Etats indiens et habituellement utilisées de manière incorrecte comme prétexte pour frapper la communauté chrétienne. « Ces lois devraient être immédiatement abrogées afin de garantir la totale liberté religieuse » remarque A. C. Michael, laïc catholique.
Les responsables chrétiens ont exprimé leur préoccupation suite à l’augmentation des cas de violences à l’encontre des fidèles, confirmée par le National Crime Records Bureau . L’évêque protestant émérite Karam Masih de Delhi, a déclaré : « Nos droits devraient être protégés. Nous sommes des personnes qui aiment la paix. Le gouvernement devrait faire tout ce qui est en son pouvoir pour maintenir la paix. Il devrait soutenir les valeurs constitutionnelles ».
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AMERIQUE/MEXIQUE - Cinq thèmes à l’ordre du jour de l’Assemblée plénière des Evêques

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 12:43
Mexico S.Exc. Mgr Rogelio Cabrera López, Archevêque de Monterrey et Président de la Conférence épiscopale du Mexique , au début de la 108ème Assemble plénière, le 11 novembre, a illustré le programme de la rencontre. « Cette Assemblée – a-t-il déclaré – constitue un espace privilégié pour « indiquer des priorités et des lignes pastorales au niveau national et en encourager la mise en œuvre » ainsi que nous le lisons dans notre Statut, que nous avons incorporé à notre projet pastoral global 2031-2033 ».
Mgr Cabrera a ensuite présenté cinq points de réflexion. Tout d’abord, le fait de vivre le ministère épiscopal dans une attitude critique, en offrant également des solutions aux difficultés au niveau économique, politique ou social que connait le pays. Ensuite, il a indiqué la nécessité de mettre en œuvre une « pastorale de l’intervention », à savoir agir au travers de nos Commission dans toutes les dimensions avec à leurs côtés des spécialistes pour illuminer la réalité du pays.
Le deuxième thème est : avoir des yeux et des cœurs de Pasteurs parce que la pastorale a toujours un double regard, proche et lointain, local et mondial. Cette Assemblée tentera de répondre à trois défis : kérygmatique et mystique, sur l’état de santé de la catéchèse et de l’évangélisation ; communautaire et synodal, sur la santé de la communion entre les Paroisses et les centres chrétiens et enfin éthique et moral pour savoir comment il est répondu à la crise anthropologique actuelle pour défendre la dignité humaine et la reconstruction du tissu social.
Le troisième argument concerne la synodalité missionnaire, à vivre sous la conduite du Souverain Pontife, pour devenir des Pasteurs missionnaires avec l’odeur des brebis, une vie austère et miséricordieuse et en se souvenant des paroles du Pape : « Jamais un Evêque loin du Pape et du peuple ». Il faut suivre les conseils du CELAM en tant qu’institution latino-américaine parce qu’elle connait la réalité locale et le chemin de conversion de l’Eglise au Mexique.
Le quatrième thème est lié au fait de suivre un itinéraire spirituel au travers d’une formation continue et d’une forte spiritualité permettant de réaliser le projet global de pastorale .
Enfin, le cinquième thème consiste dans la concrétisation du tout en une « Assemblée nationale de l’Eglise au Mexique » permettant de rencontrer tous les membres, religieux, séminaristes, laïcs, jeunes, toutes les réalités sociales de la nation. Il s’agira de rencontres au niveau de Province et de Diocèse.
Dans sa conclusion, le Président de la CEM a rappelé qu’en préparant la fête de Notre-Dame de Guadalupe, « l’Eglise au Mexique a besoin de vivre l’espérance d’être un peuple uni, de restaurer la responsabilité et d’annoncer la Rédemption ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Dialogue et évangélisation au sein de la famille

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 12:11
Port Moresby – « Un dialogue constant et éloquent au sein des familles est essentiel pour construire des relations saines ». Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, tel est le principal message transmis par le Vicaire général du Diocèse de Goroka, le Père Piotr Michalski, MSF, au cours du Séminaire annuel des Coordinateurs diocésains des Commissions dédiées à la famille, actuellement en cours à Port-Moresby.
« Lorsque nous prions avec les enfants, nous tendons à sentir le besoin de leur donner le bon exemple » a déclaré le Père Michalski, soulignant l’importance de créer et de conserver et cultiver le dialogue au sein des familles, en tant qu’occasion pour répandre les semences de l’Evangile. « Une famille qui manque d’un étroit dialogue ou de communication entre ses membres tend à s’isoler » a-t-il rappelé.
Religieuses, religieux, laïcs coordinateurs diocésains des réalités s’occupant de la vie familiale provenant de tout le pays ont pris part au séminaire qui a voulu réfléchir au rôle que les prêtres, les religieux et les laïcs peuvent jouer dans la vie des familles catholiques, en les accompagnant sur le parcours de croissance spirituelle et d’approfondissement de la foi. Les participants ont la possibilité de partager leurs expériences et de mettre en évidence les défis relevés en tant que conjoints dans les familles.
« Une famille est le cœur de la société et doit être formée aux valeurs chrétiennes afin de prospérer dans le bonheur et l’unité » a déclaré Sœur Lucy D’Souza, MSI, Secrétaire nationale de la Commission pour la vie familiale.
Sœur Hendrina Sinipo SSpS, coordinatrice de la Commission pour la Vie familiale de l’Archidiocèse de Mount Hagen, a fait part de sa gratitude pour le séminaire, en affirmant qu’il est nécessaire de faire davantage dans son Diocèse, en particulier pour affronter la polygamie et les mariages de mineurs. « Bien qu’il existe la tendance à la polygamie et aux mariages de mineurs, je suis prête à faire tout mon possible pour aider les familles, en particulier les couples, à améliorer leurs relations et à démontrer l’importance de Dieu en leur sein » a-t-elle déclaré.
Le séminaire, en cours au siège de la Conférence épiscopale, à Port-Moresby, se conclura le 15 novembre. Parmi les hôtes attendus, se trouvent notamment l’Archevêque de Madang, S.Exc. Mgr Anthon Bal, et le Secrétaire général de la Conférence épiscopale, le Père Giorgio Licini PIME.
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AFRIQUE/KENYA - Appel des Evêques en faveur d’une participation massive à la campagne contre la corruption

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 11:48
Nairobi – « Unissons nos forces pour combattre la corruption dans le pays ». C’est ainsi que les Evêques du Kenya demandent à tous les kenyans de soutenir la campagne intitulée « Brisons les chaines de la corruption » qu’ils ont lancé le 5 octobre dernier .
« Nous nous engageons à soutenir cette campagne initialement pour les six prochains mois puis à la poursuivre » affirment les Evêques dans une déclaration publiée au terme de leur Assemblée plénière de novembre. « Nous continuons à compter sur votre soutien parce que le monstre de la corruption ne peut être affronté seuls. Nous devons unir nos forces dans la lutte pour éliminer cette plaie de notre société. Nous renouvelons l’appel à toutes les églises, aux autres fois et aux personnes de bonne volonté à s’unir sérieusement à la guerre contre la corruption de manière à porter l’honnêteté et l’intégrité dans notre société ».
Dans la déclaration, est pris en considération un vaste spectre de types de corruption, qui va au-delà de celle pratiquée par les hommes politiques et les fonctionnaires malhonnêtes. « Tout ce qui promeut la culture de la mort est corruption » affirment les Evêques, en prenant un exemple : « La destruction de l’environnement est corruption ; tuer des enfants non nés, l’infidélité dans le mariage et la violence domestique est corruption de la famille ; vendre de la drogue aux jeunes, les attirer dans la promiscuité et en abuser est la pire forme de corruption ; solliciter des faveurs et des privilèges au détriment des autres, en corrompant ou en utilisant la tribu, la religion, le clan, l’appartenance politique, la charge publique détenue ou l’intimidation pour ce faire est corruption ».
Le fait de « chercher à frauder lors des examens est une terrible forme de corruption qui détruit la crédibilité du pays ».
Parmi les autres thèmes traités lors de la Plénière se trouve la conférence de l’ONU sur la population qui se tient actuellement à Nairobi sous le titre de « Nairobi Summit on International Conference on Population and Development » .
« Le sommet, en affirmant vouloir poursuivre le progrès et le développement des femmes, promeut ce qu’il est convenu d’appeler « droits à la santé sexuelle et reproductive » en tant que moyen pour atteindre le développement des femmes » rappellent les Evêques qui affirment ne pas croire que « ceci soient les problèmes qui concernent véritablement le développement des femmes et de l’humanité en général ». Il faut en revanche « améliorer les conditions des femmes et des enfants qui vivent dans l’extrême pauvreté au travers de stratégies pour le développement, l’alphabétisation et l’éducation, en encourageant la culture de la paix, en soutenant la famille en tant qu’unité de base de la société et en mettant un terme à la violence contre les femmes ».
« Nous rejetons l’introduction d’idéologies centrées sur le genre et d’autres pratiques étrangères qui vont à l’encontre de notre culture africaine et de notre patrimoine religieux. Nous considérons ce programme comme une tentative de corruption de notre jeunesse visant par ailleurs à la rendre esclave d’idéologies étrangères, par exemple les unions homosexuelles ».
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Témoignage d’un Evêque d’Australie à propos des conditions de vie des réfugiés et demandeurs d’asile en Papouasie Nouvelle Guinée

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 11:09
Port Moresby – « J’avais entendu parler des conditions précaires des réfugiés et demandeurs d’asile en Papouasie Nouvelle Guinée. Toutefois, après en avoir rencontré un certain nombre, j’ai compris que la situation dans laquelle ils vivent est inhumaine et déshumanisante. Leur histoire de souffrance m’a beaucoup touché. Rencontrer les demandeurs d’asile m’a également fourni l’occasion d’exprimer notre solidarité et de leur transmettre le soutien, les prières et la bonne volonté du peuple australien, qui a une grande tradition de soin des migrants et des réfugiés. Je suis reconnaissant pour cette rencontre mais je suis préoccupé pour leurs conditions ». C’est ce que relate dans une note envoyée à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Vincent Van Long, OFM, Evêque de Paramatta et Président de la Commission pour les Migrants et les Réfugiés de la Conférence épiscopale d’Australie, après la visite effectuée au Papouasie Nouvelle Guinée et sa rencontre avec des réfugiés et des demandeurs d’asile se trouvant à Nauru et à Manus Island.
Les deux iles, sises en plein Pacifique, sont le siège de camps de réfugiés où sont transférés et retenus les migrants et demandeurs d’asile qui voulaient arriver en Australie et se sont vus repoussés. Les personnes présentes sur l’ile vivent désormais sur cette langue de terre depuis des années et certains d’entre eux, en proie au désespoir et à la prostration physique et psychologique, en sont arrivés à accomplir des actes d’automutilation et à tenter le suicide pour mettre fin à leurs souffrances.
Les paroles de Mgr Van Long servent de commentaires à la rencontre de ces jours derniers à Port-Moresby, dans le cadre de laquelle une délégation de sept membres de l’Eglise d’Australie a rencontré des réfugiés bloqués depuis des années en Papouasie Nouvelle Guinée. Au cours de la visite, l’Evêque a eu la possibilité de visiter les maisons mises à disposition des migrants par le gouvernement papou : l’initiative avait été lancée en aout dernier dans le but de transférer les demandeurs d’asile de l’ile de Manus à la capitale papoue, en leur offrant un logement digne et une assistance sanitaire. « Cette solution, qui représente un progrès, ne semble cependant pas apaiser le désespoir des réfugiés en rétention » a indiqué l’Evêque après avoir visité les maisons destinées aux migrants. « J’exhorte l’Eglise locale à poursuivre ses efforts d’assistance humanitaire et assure du plein soutien de la Conférence épiscopale d’Australie et de ses communautés » a conclu Mgr Van Long.
Depuis 2013, le gouvernement australien a adopté une politique basée sur la fermeture complète vis-à-vis des migrants. Les côtes sont surveillées par un déploiement massif d’unités navales et ceux qui arrivent par voie de mer n’aura pas le droit de s’établir légalement dans le pays. Certains migrants sont rapatriés alors que d’autres sont installés dans l’ile de Manus, territoire de la Papouasie Nouvelle Guinée, et dans l’ile de Nauru, où sont organisés des camps de réfugiés et où les demandeurs d’asile demeurent pendant une longue période.
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AMERIQUE - Déclaration de l’Archevêque de Trujillo et Président du CELAM sur « la sorte d’explosion sociale » actuellement en cours dans la région

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 10:23
Trujillo – « Je désire exprimer mon plus ferme rejet de la violence d’où qu’elle vienne et fais appel aux gouvernants et aux autorités de notre région afin qu’ils mettent en œuvre des politiques concrètes et réelles qui garantissent la promotion de la personne humaine et du bien commun, basées sur les droits fondamentaux de liberté, de respect, d’équité, de justice et de soin de notre maison commune, de manière à ce que nos peuples puissent véritablement disposer d’un développement humain intégral ». C’est ce qu’affirme S.Exc. Mgr Hector Miguel Cabrejos Vidarte, OFM, Archevêque de Trujillo et Président du Conseil épiscopal d’Amérique latine dans un Message au peuple chilien, face à la grave situation qu’il connait actuellement et qui est similaire à celle de nombreux autres pays d’Amérique latine. « Il est important de se souvenir – souligne-t-il – que la politique est tout d’abord un service et qu’elle n’est pas au service des ambitions individuelles ni du pouvoir des factions parce que l’immunité dont jouissent de nombreux hommes politiques ne devrait jamais devenir une impunité ».
Mgr Cabrejos Vidarte exprime sa « profonde solidarité et proximité à l’Eglise et au peuple chilien qui souffrent agressions et violences lesquelles frappent surtout les personnes les plus humbles et les plus vulnérables. Il rappelle par ailleurs les indications du Conseil permanent de la Conférence épiscopale du Chili selon lesquelles « les personnes ne sont pas seulement lasses de l’injustice mais aussi de la violence ».
Dans son Message du 11 novembre qui pour titre un verset du livre du Prophète Isaïe « la paix est fruit de la justice » , Mgr Cabrejos Vidarte, qui est également Président de la Conférence épiscopale du Pérou, fait également mention de « nos frères et sœurs de la région d’Amérique latine et des Caraïbes qui souffrent actuellement à cause de la violence qui afflige des familles entières, en particulier en Bolivie, au Venezuela, au Honduras, au Nicaragua, à Porto Rico, en Equateur, au Chili et au Pérou ».
Pour le Président du CELAM, les causes de cette situation « se trouvent dans la corruption, les démocraties imparfaites et les situations de pauvreté, d’inégalité, de chômage ou de sous-occupation, dans le manque de qualité et de couverture des services sanitaires, éducatifs et de transport qui ont fait s’accumuler un fort mécontentement. Dans l’ensemble de notre région est en cours une sorte d’explosion sociale sans précédent ».
Mgr Cabrejos Vidarte, après avoir rappelé que l’Eglise en Amérique latine et aux Caraïbes constitue un corps unique et que « lorsqu’une partie du corps souffre, l’ensemble de l’Eglise souffre, partage sa douleur mais aussi son espérance », insiste sur le besoin de « rechercher la paix au travers du dialogue, avec la participation de tous les protagonistes et des institutions afin de trouver des solutions réelles orientées au bien commun ». A Notre-Dame, le Président du CELAM demande d’aider, d’orienter et d’illuminer « la recherche de la paix, de la justice et du bien commun ».
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EUROPE/ITALIE - Confirmation de la Supérieure générale des Sœurs missionnaires de Saint Charles Borromée et les « grands défis à relever au cours des six prochaines années »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 12/11/2019 - 09:15
Rocca di Papa – Sœur Neusa de Fatima Mariano s’est vue confirmer à la tête des Sœurs missionnaires de Saint Charles Borromée connues aussi sous le nom de scalabriniennes. Elle continuera donc à guider la Congrégation au cours des six prochaines années, de 2019 à 2025. La religieuse est brésilienne et titulaire d’une maitrise en pédagogie. Elle a été élue par le XIV° Chapitre général de la Congrégation, actuellement en cours à Rocca di Papa, lequel a également renouvelé les autres titulaires de charges du Conseil . Depuis leur fondation, les scalabriniennes s’occupent des migrants de par le monde.
« Je remercie les sœurs qui ont participé au Chapitre et toutes celles qui, dans différents lieux du monde où nous œuvrons, nous ont accompagné par la prière – a déclaré Sœur Neusa de Fatima Mariano dans la note envoyée à l’Agence Fides. Au cours des six années passées, nous avons lancé un profond parcours de réorganisation, en mesure d’adapter notre Congrégation à l’époque présente, à un monde toujours plus globalisé et avec des besoins et des urgences migratoires profondes et différentes. Les quatre verbes du Pape François – accueillir, protéger, promouvoir et intégrer – constituent pour nous les points cardinaux d’un chemin de soutien des migrants et des réfugiés en vue de leur protection et de leur inclusion. Au cours des six prochaines années, de grands défis devront être relevés en tenant compte du fait que, dans notre cœur, sont présents les paroles et les enseignements de Jésus-Christ qui illuminent le monde d’espérance et de joie. Nous l’avons déjà fait et nous le ferons toujours, avec les exemples de vie chrétienne de Saint Charles Borromée, de notre fondateur, le Bienheureux Mgr Giovanni Battista Scalabrini, et de nos co-fondateurs, la Bienheureuse Mère Assunta Marchetti et le Vénérable Père Giuseppe Marchetti ».
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AFRIQUE/TANZANIE - Forte participation à la Messe de clôture du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 12:37
Dar es Salaam – Plus de 2.000 fidèles ont participé à la Messe de clôture du Mois missionnaire extraordinaire en Tanzanie célébrée hier, Dimanche 10 novembre au Centre Msimbazi de l’Archidiocèse de Dar es Salaam.
A la Messe nationale ont participé les représentants de tous les Diocèses du pays : Evêques, prêtres, religieuses et laïcs. Elle a été célébrée par l’Archevêque de Mbeya et Président de la Conférence épiscopale de Tanzanie, S.Exc. Mgr Gervas John Mwasikwabhila Nyaisonga, en présence de tous les Evêques du pays et de S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires. Etaient également présents 15 représentants des Œuvres pontificales de pays africains de langue anglaise arrivés en Tanzanie pour leur rencontre continentale se tenant du 9 au 15 novembre. Il s’agit d’une réunion organisée tous les deux ans, dont la dernière avait eu lieu en 2017 à Harare, au Zimbabwe.
Le Président de la Commission épiscopale pour les Missions de Tanzanie, S.Exc. Mgr Damian Denis Dallu, Archevêque de Songea, a fait une déclaration sur le Mois missionnaire extraordinaire, affirmant que le Saint-Père a exhorté l’Eglise en Tanzanie à continuer à s’investir dans des activités qui portent la Bonne Nouvelle aux personnes qui ne l’ont pas encore reçue.
Le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de Tanzanie, le Père Jovitus Mwijage, a communiqué à l’Agence Fides quelques-unes des initiatives lancées au cours du Mois missionnaire extraordinaire. Dans ce cadre, les Œuvres pontificales missionnaires ont publié des posters en swahili et des traductions du Message papal pour la Journée missionnaire mondiale, diffusées par radio, WhatsApp, courriel et sites Internet. Cela a également été le cas pour les réflexions quotidiennes qui avaient été publiées sur le site Internet du Mois missionnaire extraordinaire. A par ailleurs été enregistré un fort renouvellement spirituel au travers de séminaires, de pèlerinages et de retraites organisés par l’Œuvre pontificale de la Sainte Enfance et par différents mouvements de jeunesse et de laïcs locaux.
Enfin, dans différents Diocèses, des actes de bienfaisance ont été accomplis par les enfants et leurs animateurs, dont la visite aux orphelins, aux personnes âgées, aux enfants des prisons et à ceux qui sont atteints par le SIDA.
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AMERIQUE/CHILI - Appel des Evêques à l’application de la loi et à la reconstruction du tissu social après le saccage et la profanation de lieux de culte

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 12:12
Santiago – Le Comité permanent de la Conférence épiscopale du Chili, dans un communiqué portant la date du 9 novembre, a exprimé sa solidarité à l’Administrateur apostolique, S.Exc. Mgr Celestino Aós, et à tous les fidèles de l’Archidiocèse de Santiago après le saccage et la profanation de l’église de la Paroisse de l’Assomption de Marie, étendant cette solidarité aux communautés et pasteurs « d’autres églises et lieux de prières de différents cultes qui ont été attaqués dans de nombreuses villes ». Des manifestants cagoulés ont fait irruption dans l’église de l’Assomption de Marie, qui est proche du point de rassemblement des manifestants s’opposant au gouvernement chilien et à l’inégalité sociale. Après avoir sorti les bancs, les statues et les images sacrées, ils les ont incendiés en constituant avec eux des barricades contre la police. La crise politique et sociale qui a éclaté depuis quelques semaines au Chili est l’expression de l’accumulation du malaise et de la disparité de traitement au sein de la population. Elle s’accompagne désormais de manifestations violentes et incontrôlées. Ainsi, la Cathédrale de Valparaiso avait été prise pour cible par un groupe de manifestants qui avait cherché d’incendier son portail de bois et qui, après être entré, a détruit les bancs et plusieurs images sacrées .
Le texte, portant les signatures du Président de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Santiago Silva, du Vice-président, S.Exc. Mgr René Rebolledo, de son Secrétaire général, S.Exc. Mgr Fernando Ramos, et d’un membre du Comité, S.Exc. Mgr Juan Ignacio González, souligne : « Nous sommes blessés par les mauvais traitements infligés aux personnes, par le saccage constant et par la violence, d’où qu’elle vienne. Nous sommes attristés par l’attaque d’églises et de lieux de prière qui ne respectent ni Dieu ni ceux qui croient en Lui. Les églises et autres lieux de culte sont sacrés ».
Invoquant par la prière le pardon de Dieu pour ces profanations, les Evêques ajoutent : « Avec de nombreux chiliens et chiliennes, nous sommes radicalement contraires à l’injustice et à la violence. Nous les condamnons sous toutes leurs formes et nous nous attendons à ce que les tribunaux identifient les responsables et les punissent. Les violents nous empêchent de regarder avec l’attention qui leur est due les justes requêtes de la majorité de la population chilienne qui désire des solutions réelles et pacifiques ».
Afin de restaurer la coexistence civile et pacifique, les Evêques demandent aux autorités « d’appliquer la loi et d’exercer leur rôle en utilisant toutes les ressources d’un Etat démocratique. Les personnes ne sont pas seulement lasses de l’injustice mais également de la violence et la très grande majorité attend avec impatience le dialogue visant à reconstruire le tissu social ». Le communiqué s’achève en invoquant Notre-Dame du Carmel « afin qu’elle nous donne un Chili uni, forgé par l’effort de tous les hommes et femmes de bonne volonté ».
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AFRIQUE - Miner la mission et le danger de la dénaturation de l’Eglise

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 11:34
Kara – « Relever le défi de la mission doit être une priorité pour nos Eglises en Afrique. Quand bien même la volonté y est, beaucoup de maux fragilisent parfois cette volonté. Au nombre de ces maux, nous avons le danger de la pastorale bureaucratique. Nos Pasteurs, malheureusement dans nos Eglises en Afrique se retrouvent pris aux pièges de la pastorale des bureaux. Ils deviennent prisonniers des bureaux, ce qui les rend incapables de sortir pour aller à la rencontre des peuples ». Le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines revient ainsi sur la réalité de la mission en Afrique en proposant « une culture missionnaire des tentes plutôt que des bureaux ».
« Le style bureaucratique qui caractérise de plus en plus la dynamique pastorale de bons nombres de nos églises en Afrique tue à petit feu la nature prophétique et missionnaire de cette église d’Afrique, puisque la mission ne se fait pas dans les bureaux, mais dans la rencontre avec les peuples. Il ne faut jamais l’oublier, l’Eglise est missionnaire par nature dit le Concile Vatican II. Porter donc atteinte à la mission, c’est porter atteinte à la nature même de l’Eglise » explique le prêtre.
« Le style bureaucratique fait que nous avons de plus en plus des Eglises fermées sur elles-mêmes – insiste le Père Zagore - incapables de s’ouvrir et surtout de sortir d’elle-même afin d’aller à la rencontre des autres. Ce style bureaucratique rend les pasteurs de plus en plus invisibles et loin des peuples. Aujourd’hui, il faut le dire haut et fort, cette église bureaucratique aux Pasteurs invisibles, on n’en veut plus en Afrique ».
Il est donc temps de fermer tous ces bureaux, qui sont devenus des murs géants qui séparent et éloignent les pasteurs des fidèles, pour les remplacer par des tentes dans les vastes cours de nos paroisses afin d’avoir des pasteurs permanemment en contact avec les fidèles. Relever le défi des tentes en lieu et place des bureaux pourrait être un défi majeur pour une vocation missionnaire renouvelée dans les Eglises en Afrique » conclut le Père Zagore.
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ASIE/IRAQ - Trois jours de jeûne de la part de l’Eglise chaldéenne pour demander le retour de la paix et de la stabilité en Irak

Fides FR - www.fides.org - Lun, 11/11/2019 - 11:23
Bagdad – Du 11 au 13 novembre, les « fils et filles » de l’Eglise chaldéenne sont appelés à jeûner et à prier pour demander à Dieu le don de la paix et du retour à la stabilité en Irak. C’est ce qu’a demandé le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphael I Sako, en invitant à recourir aux armes spirituelles du jeûne et de la prière pour demander la fin du chaos et des violences qui ensanglantent le pays. Le Patriarche de Babylone des Chaldéens a également renouvelé son appel au gouvernement et aux manifestants afin que tous exercent « sagesse et modération en accordant la priorité à l’intérêt général » de l’ensemble du peuple irakien, en évitant de répandre le sang innocent et de saccager ou d’endommager des biens, publics et privés.
Pour le moment, au moins 320 irakiens ont trouvé la mort dans les affrontements ayant opposé les manifestants et les forces de sécurité qui se poursuivent dans tout le pays depuis des semaines.
Au cours de ces dernières heures, l’administration américaine est intervenue sur la crise irakienne au travers d’une déclaration du porte-parole de la Maison Blanche diffusée par l’Ambassade américaine à Bagdad, déclaration qui prend position en faveur des manifestants et indique la voie des élections anticipées comme potentielle solution au chaos et aux protestations antigouvernementales ayant débuté en octobre et qui sont finies dans le sang. Le communiqué américain justifie de facto les protestations comme une réaction compréhensible face à la montée en puissance de l’influence iranienne en Irak.
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