AFRIQUE/ZAMBIE - Les Saintes Ecritures, engrais pour toutes les sphères de la vie humaine

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/01/2020 - 13:07
Livingston – « Nous devons être nets sur la Parole de Dieu qui nous est prêché et ne pas faire en sorte qu’elle nous arrive et puis nous dépasse » a déclaré l’Evêque de Livingston, S.Exc. Mgr Valentin Kalumba, à l’occasion de la célébration du Dimanche de la Parole de Dieu institué par le Pape François .
Mgr Kalumba, des Oblats de Marie Immaculée, a souligné que les Ecritures devraient imprégner « toutes les sphères de la vie humaine ». « Peut-être ne prêchons-nous pas bien » a-t-il déclaré aux clercs, en les exhortant à s’impliquer davantage dans cette activité pastorale. « Nous devons nous préparer à la Parole de Dieu parce que le peuple de Dieu a le droit d’écouter une bonne homélie. Nous ne devons pas être des prédicateurs ennuyeux ».
S’adressant aux fidèles, l’Evêque a, en outre, rappelé que la Parole de Dieu devrait influencer également la vie politique : « Nous sommes tous une famille de chrétiens, indépendamment des divers intérêts politiques ».
Pour l’occasion, l’Eglise locale a mis en vente les volumes de la Bible à prix réduit, préparé des quiz bibliques pour différents groupes et organisé des festivals de chants à thème biblique. Dans le même temps, les Evêques de Zambie ont encouragé les chrétiens « à un usage pastoral de la Bible, invitant à la lecture, à l’étude, à la prière et au partage outre la récitation du chapelet et des réflexions quotidiennes sur les lectures liturgiques.
Lorsque la Conférence épiscopale de Zambie a proclamé l’Année de la Parole de Dieu, elle a défini les activités pastorale et encouragé les Diocèses à offrir une formation continue dans le Ministère de la Parole aux agents pastoraux des Commissions catéchétiques, bibliques et liturgiques diocésaines ainsi qu’à ceux qui sont impliqués dans les moyens de communication, dont la radio, et dans l’apostolat de l’éducation.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Congrès national extraordinaire du Clergé ivoirien en juillet

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/01/2020 - 12:13
Abidjan – « Il y a quelques temps, les Evêques ont décidé pour exprimer leur proximité à l’égard de leurs prêtres et les aider, les soutenir dans leur engagement pastorale, ministériel, d’organiser un congrès extraordinaire du clergé en Côte-d’Ivoire » a affirmé S.Exc. Mgr Gaspard Béby Gnéba, Evêque de Man, Administrateur apostolique d’Odienné et Président de la Commission épiscopale pour le Clergé, les Séminaires et la Pastorale des Vocations au cours d’une conférence de presse.
« L’année dernière c’était la phase diocésaine ; les prêtres se sont rassemblés autour d’un document préparatoire du congrès pour réfléchir, prier et faire des propositions à la conférence des évêques de Côte d’Ivoire pour aider et accompagner efficacement les prêtres du pays à vivre la grâce qu’ils ont reçue et aussi à accomplir leur ministère ; Ce travail a été fait et cette année nous abordons la phase nationale » a affirmé Mgr Gnéba qui a annoncé que le Congrès national extraordinaire du Clergé se tiendra du 1er au 5 juillet prochains et qu’il aura pour thème « La vie et le ministère du prêtre en Côte d’Ivoire : le prêtre en Côte-d’Ivoire, face aux situations qui interpellent sa vie ».
Dans cette perspective, les Evêques de Côte-d’Ivoire ont développé et adopté un plan pastoral quinquennal basé sur les défis lancés à la société ivoirienne et à l’Eglise, Famille de Dieu en Côte-d’Ivoire, caractérisé par deux axes essentiels : l’annonce de l’Evangile de l’unité, de la communion, de la réconciliation et de la fraternité et d’autre part la promotion de l’Evangile de la compassion et de la miséricorde au travers du service du développement humain intégral.
Dans le contexte sociopolitique très fragile en ce moment en Côte-d’Ivoire, à quelques mois des élections présidentielles d’octobre 2020 et qui suscite beaucoup de peur au sein de la population Ivoirienne, le congrès qui se tient permettra aussi aux prêtres de se replacer dans leur mission fondamentale. « Les crises du monde, de notre temps et celles de la société ivoirienne actuelle interpellent les prêtres et exigent d’eux des réponses inédites pertinentes. Elles les invitent à repenser leurs vie et ministères » a précisé l’Evêque de Man.
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ASIE/IRAQ - Aucune nouvelle des quatre membres de SOS Chrétiens d’Orient disparus à Bagdad

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/01/2020 - 12:04
Bagdad – On est toujours sans nouvelle des quatre collaborateurs de l’ONG française SOS Chrétiens d’Orient disparus sans laisser de traces le 20 janvier à Bagdad où ils s’étaient notamment rendus pour renouveler leurs visas et accomplir des formalités administratives concernant l’enregistrement de leur organisation près les bureaux irakiens compétents. De ces quatre collaborateurs – trois français et un irakien – n’ont pour l’heure pas été rendus publics les noms, pour des raisons de sécurité. Dans un communiqué diffusé le 24 janvier sur les réseaux sociaux, SOS Chrétiens d’Orient avait indiqué avoir perdu le contact avec ses membres dès le mardi précédent et d’avoir signalé leur disparition aux autorités françaises et irakiennes. L’ONG française a tenu à préciser que les quatre employés disparus sont des personnes expertes, jouissant toutes d’une bonne santé et dotées d’une bonne connaissance des zones de crise dans lesquelles elles œuvrent. Elles ont par ailleurs toujours réalisé leurs initiatives dans le plein respect de standards de sécurité continuellement mis à jour afin de répondre aux nouveaux pièges émergeant dans cette région.
SOS Chrétiens d’Orient a son siège principal à Paris et se présente comme une organisation dédié au soutien des communautés chrétiennes d’Orient y compris au travers du financement de projets sociaux et éducatifs. Actuellement, l’ONG est présente au travers de missions permanentes opérationnelles en Syrie, en Irak, au Liban et en Egypte. Les fondateurs de l’association, née en 2013, sont Charles de Msyer et Benjamin Blanchard, par le passé collaborateur de la parlementaire européenne du Front National Marie-Christine Arnautu. Le Directeur des initiatives de l’ONG, François-Xavier Gicquel, a lui aussi été militant du Front National. Selon des données publiées en 2019 par Le Figaro étudiant, depuis le lancement de ses activités, l’association a envoyé quelques 1.500 employés et bénévoles pour réaliser ses projets au Proche-Orient. En février 2017, l’ONG a également été reconnue comme partenaire de la Défense nationale par le Ministère des Armées.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Dénonciation d’un prêtre concernant des actes de violence à l’encontre de la dernière caravane de migrants en date

Fides FR - www.fides.org - Lun, 27/01/2020 - 11:20
Tapachula – Quelques 500 migrants centroaméricains faisant partie de la première caravane de cette année 2020 se sont réfugiés en la Maison d’accueil diocésaine Belen du Diocèse de Tapachula .
Dans une note parvenue à Fides, le Père César Augusto Cañaveral Pérez, Coordinateur diocésain de la Pastorale de la mobilité humaine, stigmatise l’association mentale faite entre migrant et criminel.
« Je voudrais savoir pourquoi la Garde nationale ne se confronte pas avec la criminalité organisée. Les migrants viennent par besoin. Ce ne sont pas des criminels et le Mexique ne respecte pas le droit au libre transit » affirme le Père Pérez qui affirme : « La société mexicaine contribue à criminaliser les migrants. Le mur humain est pire qu’un mur matériel ».
Le prêtre rappelle que l’Eglise catholique construit actuellement des ponts de solidarité afin d’assister les migrants dans la mesure où les aides promises par le gouvernement ne sont pas encore arrivées. Le Mexique est traversé par des caravanes de migrants qui cherchent à atteindre les Etats-Unis. Le long du trajet, les migrants, en particulier les plus faibles, femmes et enfants, subissent des abus en tous genres.
Le Père Pérez indique que, chaque jour, le refuge diocésain accueille de 200 à 300 personnes. Il s’agit d’un flux constant au cours de l’ensemble de l’année mais maintenant, après que les caravanes se soient dispersées, le nombre des personnes cherchant un abri a augmenté considérablement, certaines d’entre elles ayant dû chercher d’autres structures d’accueil. Le prêtre déclare également qu’au cours de la seule journée du 24 janvier sont arrivés 120 migrants, presque tous ayant besoin de soins médicaux et psychologiques suite aux violences et mauvais traitements infligés par la Garde nationale. Le Père Cañaveral Pérez a reproché aux autorités du Mexique de se comporter encore plus mal que celle des Etats-Unis.
La capacité de la maison d’accueil est de 140 personnes mais le nombre des hôtes a désormais triplé. Outre à cela, existe d’autres centres paroissiaux qui ont accueilli les migrants sur le territoire des communes de Costa, Soconusco et Sierra de Chiapas.
Ces jours-ci se sont vérifiés de violentes attaques contre les membres de la dernière caravane de migrants centroaméricains en transit vers les Etats-Unis de la part des forces de l’ordre qui les accusent de ne pas avoir respecté les indications relatives au nombre de personnes qui pouvaient accéder aux différents postes de frontière.
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ASIE/PAKISTAN - Nouveau Rapport de Christian Solidarity Worldwide sur les abus des droits fondamentaux, la violence sectaire et la discrimination au sein de la société

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/01/2020 - 15:57
Islamabad – Le standard du respect des droits fondamentaux au Pakistan est préoccupant surtout pour ceux qui vivent en conditions d’indigence, ont un bas statut social ou appartiennent à des minorités ethniques ou religieuses. C’est ce qu’affirme un nouveau rapport publié par l’organisation Christian Solidarity Worldwide, engagée dans la surveillance de la condition des chrétiens et des minorités religieuses de par le monde. Le nouveau rapport, envoyé à l’Agence Fides et intitulé « Pakistan, la liberté religieuse en danger » relève « une dimension de classe et de caste dans le phénomène de la discrimination sur base ethnique ou religieuse qui est encore profondément enracinée dans la société pakistanaise ».
En outre, note le document, la situation de la liberté religieuse continue à se détériorer. De nombreuses violations continuent à se vérifier même depuis qu’est arrivé aux affaires le Premier Ministre, Imran Khan, à la tête du parti Tehreek-i-Insaf. La mort d’Asma Jahangir, l’un des plus importants avocats et activistes des droits fondamentaux du pays, morte le 11 février 2018, « a laissé un vide dans la communauté de personnes et d’organisations qui s’engagent à promouvoir les droits fondamentaux dans le pays » indique le texte.
Le document de Christian Solidarity Worldwide indique que « des cas de blasphème, de violence sectaire et d’attaques ciblées contre les minorités religieuses et les défenseurs des droits fondamentaux continuent à s’enregistrer » alors que l’on assiste à la montée en puissance de groupes ayant un agenda islamiste tels que le Tehreek-i-Labbaik Pakistan . Ce dernier est conduit par un responsable qui soutient la controversée loi sur le blasphème, Khadim Hussain Rizvi, qualifié de « prédicateur diffusant un mouvement sectaire et radical ». « Le pays – indique le rapport – s’est éloigné encore un peu plus de ses racines séculaires et pluralistes alors que les minorités religieuses qui affrontent une discrimination, une hostilité et une injustice croissantes ».
L’ONG Christian Solidarity Worldwide est préoccupée à cause de la croissante politisation des lois sur le blasphème, formées par les articles 295a, 295b et 295c du Code pénal pakistanais, et par la législation hostile à la communauté Ahmadiyya. De telles lois – indique le texte – « sont utilisées par des groupes islamistes non seulement contre les minorités religieuses mais également pour gagner du terrain dans l’opinion publique ». Les conversions données par le gouvernement aux groupes politiques et religieux tels que le TLP suite à l’acquittement d’Asia Bibi « continuent à défier l’Etat et ses institutions, mettant en évidence les faiblesses de ces derniers ». Ces développements – indique le texte – « ont remis en cause le Nouveau Pakistan d’Imran Khan et son engagement à promouvoir la tolérance et à protéger les minorités puisque le jugement des cas de blasphème s’est transféré des tribunaux aux places ».
« Un nombre disproportionné d’accusations et de plaintes pour blasphème – remarque le texte parvenu à Fides – est déposé contre les minorités religieuses. Ces accusations ont un effet extrêmement négatif sur la vie des accusés et de leurs familles ». Il rappelle ensuite « le brutal homicide de Mashal Khan, étudiant musulman tué en 2017 en tant qu’accusé de publier des contenus blasphématoires sur Internet ». « Bien que son meurtre ait rallumé le débat sur la réforme des lois sur le blasphème – remarque Christian Solidarity Worldwide – l’Etat s’est démontré réticent à introduire des changements à cause de la forte résistance de la société et de l’opposition véhémente des groupes islamistes, qui ne sont pas disposés à accepter cette révision ».
Des représentants des minorités religieuses et des responsables de la société civile « continuent à subir des attaques ciblées dans le contexte de violence communautaire, provoquée par des groupes islamistes » dénonce le rapport qui continue : « De nombreux facteurs ont contribué à la hausse de l’intolérance religieuse comme les discours de haine des responsables religieux musulmans radicaux, des groupes religieux islamiste, présents également dans les moyens de communication de masse qui ont une influence négative sur les jeunes pakistanais ». Ces discours, explique le texte, « présentent les membres des minorités religieuses comme des citoyens de seconde classe, générant intolérance, préjudices et discriminations à l’encontre des minorités religieuses ». « Les communautés chrétiennes et hindoue – poursuit-il – sont particulièrement vulnérables et en particulier les femmes et les jeunes filles, enlevées et contraintes à se convertir et à épouser des musulmans » alors que « leurs familles subissent de graves menaces et intimidations ». Ce phénomène est aggravé par « le manque de volonté de la police d’agir et par les faiblesses du système judiciaire ».
« Le Pakistan continue à lutter contre le terrorisme. Les attaques amplifient le sens d’insécurité et de peur » note en conclusion Christian Solidarity Worldwide, alors que le scénario général voit une érosion des droits et libertés fondamentaux, vu le phénomène de politisation de la religion et la diffusion d’une culture de haine.
Le Rapport demande à ce que la Commission nationale chargée des droits fondamentaux, instituée en 2017, soit chargée d’enquêter et de prévenir les violations des droits fondamentaux et de sensibiliser au respect des droits fondamentaux dans le pays.
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AFRIQUE - Les missionnaires comboniens, « hommes de la Parole de Dieu » sur le continent africain

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/01/2020 - 15:29
Rome – Au cours de la première moitié du siècle dernier, les Missionnaires comboniens en Afrique avaient produit, outre des études spécialisées disséminées sous la forme de divers articles pour revues et livres, un total de 63 grammaires, 88 dictionnaires, 114 catéchismes, 23 livres d’Histoire sainte, 54 livres de prières, 137 textes scolaires . Cette vaste production, il est important de le souligner, n’a pas été le fruit de religieux particulier, si compétents et érudits aient-ils été, mais une œuvre qui était nourrie par le contact quotidien avec la population, par les questions posées, par l’écoute attentive et l’observation passionnée, c’est-à-dire par un dialogue comprenant estime et respect pour les populations locales.
Lorsqu’un missionnaire est envoyé dans une zone dite de mission, il a pour devoir principal d’étudier les langues et la culture du peuple auquel il est envoyé. La connaissance de la langue est essentielle parce que le devoir du missionnaire est de proclamer l’Evangile dans les catégories expressives et de pensée de la population. En outre, à la base de cet effort, se trouve une attitude de respect et d’estime envers la population et sa culture, de sa capacité à recevoir et à incarner les vérités chrétiennes dans les catégories propres de pensée et dans la vie.
La qualification qui définit le mieux un missionnaire est celle « d’homme de la Parole ». Cependant la Parole de Dieu doit être rendue dans le jargon de la population. S’impose donc la nécessité de la traduire dans les langues locales, ce qui n’est pas simple. « Comment traduire Jahvé, temple, païen, péché, grâce, justifier, sauver? Que fait Dieu lorsqu’Il pardonne ? Il enlève le péché, recouvre la faute de l’homme ou quoi d’autre ? ». Ce témoignage d’un missionnaire combonien, devenu par la suite Evêque, S.Exc. Mgr Giuseppe Sandri, lequel a traduit, avec une équipe de personnes du cru, certains livres de la Bible en langue xitsonga d’Afrique du Sud – partie intégrante d’un vaste projet de traduction de la Bible de la Société biblique sud-africaine – photographie les difficultés résidant dans la traduction de la Bible dans les catégories expressives de la population.
Avant le Concile Vatican II, le livre de formation chrétienne était le Catéchisme et en particulier celui de Saint Pie X, dans sa version réduite de 1912. Les traductions de la Bible se limitaient à certains récits bibliques traduits comme subsides aux vérités de foi contenues dans le Catéchisme. Les premières traductions de livres entiers de la Bible constituent l’œuvre de missionnaires des communautés protestantes. La traduction de la Bible de la part de l’Eglise catholique sera l’un des fruits du Concile Vatican II, favorisée par le nouveau climat d’ouverture œcuménique et par la redécouverte de l’Ecriture Sainte dans la vie du chrétien. Lorsque la traduction dans les langues locales sera le résultat d’un effort commun avec les missionnaires d’autres communautés chrétiennes, il sera nécessaire d’ajouter les livres deutérocanoniques et « apocryphes », à savoir les livres de l’Ancien Testament ne faisant pas partie du canon hébraïque et non acceptés par les protestants mais présents dans la tradition catholique – à savoir les livres d’Esther – en grec – de Judith, de Tobie, des Martyrs d’Israël , de la Sagesse, de Ben Sirac le Sage, de Baruch, de Jérémie et des passages de Daniel.
L’affirmation de Mgr Sandri est encore une fois intéressante sur la manière dont il était procédé à la traduction de la Bible. « Même après avoir trouvé le véritable sens du texte hébraïque ou grec, il est nécessaire de le rendre dans un xitsonga courant ». L’éternelle question que nous nous posons est : « Si nous traduisons de cette manière le passage, le lecteur tsonga comprendra-t-il ce que veut dire le texte ? ». On essaie et réessaie, on lit et on relit, on proclame à haute voix un passage, pour se rendre compte s’il rend bien le style de la narration historique, agiographique ou sapientiel et si la sobriété du texte parvient à révéler le sens original de poésie, d’enthousiasme et d’intensité tragique ».
Dans le cadre de mon expérience africaine – j’ai œuvré 30 ans en Afrique entre l’Ouganda et le Kenya – j’ai toujours été surpris par le désir des catholiques africains de lire la Bible et par leur connaissance des faits et des personnages bibliques – un désir sans doute stimulé par les exemples de nombreux chrétiens d’autres églises dans lesquels la Bible est l’instrument essentiel de prière et de formation chrétienne. Désormais, la Bible ne peut manquer au domicile des personnes. Elle est lue en famille et dans les diverses circonstances de la vie : la naissance d’un enfant, un mariage, des obsèques, une visite faite à un malade sont fortement ressentis par les membres d’une petite communauté et il existe toujours un catéchiste ou un responsable prêt à guider les présents dans la réflexion sur le passage de la Bible.
Elle représente surtout l’instrument de prière et de formation au sein des Petites communautés chrétiennes où ce que dit le Livre sacré est médité, prié, partagé en termes de réflexions et appliqué à l’aujourd’hui de la vie. La Parole de Dieu, rompue dans la communion fraternelle, aide les pauvres à découvrir la présence de Dieu dans leur vie et à disposer de cette espérance qui les soutient dans la lutte pour améliorer les conditions difficiles dans lesquelles ils se trouvent. Les vicissitudes douloureuses du peuple d’Israël sont comprises dans la vie souvent douloureuse et difficile des personnes et les paroles de Jésus donnent la force pour lutter et ne pas se décourager face aux difficultés et souvent aux drames de la vie.
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VATICAN - Initiatives des Eglises locales en faveur d’une fréquentation assidue de la Bible au-delà du Dimanche de la Parole de Dieu

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/01/2020 - 15:29
Cité du Vatican – « Ce jour consacré à la Bible veut être non pas « une seule fois par an », mais un événement pour toute l’année, parce que nous avons un besoin urgent de devenir familiers et intimes de l’Écriture Sainte et du Ressuscité, qui ne cesse de rompre la Parole et le Pain dans la communauté des croyants ». Tel est le souhait exprimé par le Pape François dans sa Lettre apostolique Aperuit Illis , par laquelle il a institué le Dimanche de la Parole de Dieu, qui devra désormais être célébré le III° Dimanche du Temps ordinaire, soit, en 2020, le 26 janvier. L’exhortation du Pape a été reçue dans différents endroits du monde, au travers d’initiatives nationales, diocésaines et paroissiales dont l’Agence Fides ne cite ici que quelques exemples.
La coïncidence du 50ème anniversaire de la fondation de la Fédération biblique catholique, en avril 2019, et du 1.600ème anniversaire de la mort de Saint Jérôme, le grand traducteur de la Bible, en 2020, ont fourni l’occasion à ladite Fédération pour proclamer une Année de la Parole de Dieu allant du premier Dimanche de l’Avent – 1er décembre 2019 – à la fête de Saint Jérôme – 30 septembre 2020 – invitant les Pasteurs et institutions engagées dans la pastorale biblique des différentes nations à renouveler leurs efforts pour mettre toujours plus la Parole de Dieu au centre de la vie et de la mission de l’Eglise.
En Amérique latine, depuis longtemps déjà, le mois de septembre est célébré comme Mois de la Bible et est caractérisé par différentes initiatives dans tous les pays, à tous les niveaux, visant à promouvoir la lecture et la connaissance des Ecritures et leur impact dans la vie des chrétiens. Ce mois a été choisi en ce que sa conclusion, le 30 septembre, coïncide avec la fête liturgique de Saint Jérôme, qui est célébrée en tant que Journée de la Bible.
En Argentine, le Département national d’Animation et de Pastorale biblique de la Conférence épiscopale a élaboré un subside pour l’animation du Dimanche de la Parole de Dieu, dans lequel il est rappelé que cette célébration ne remplace pas le traditionnel Dimanche biblique qui, depuis 1961, est célébré le 30 septembre. « Le Dimanche de la Parole de Dieu et le Dimanche biblique se complètent et s’enrichissent réciproquement, nous stimulant dans notre chemin de disciple et de disciple missionnaire de Jésus-Christ, que nous connaissons à chaque fois que nous nous approchons avec humilité des Ecritures, dans lesquelles Il se manifeste à nous en tant que Parole complète de Dieu ».
Les Evêques du Paraguay ont proclamé l’année 2020 en tant qu’Année de la Parole de Dieu, « temps de grâce » adhérant à la proposition de la Fédération biblique catholique. Dans leur Message aux fidèles, ils écrivent : « Nous encourageons toutes les personnes, Paroisses et chapelles, tous les groupes et mouvements ainsi que les familles à ouvrir la Bible, à lire ensemble des passages de la Parole de Dieu et à partager ce que l’Esprit Saint leur inspire. La lectio divina de cette manière brulera nos cœurs et constituera une source de vie et d’engagement chrétien. Puisse chaque famille avoir une Bible ! Puisse la Parole de Dieu résonner chaque jour en tout lieu ! Qu’elle soit annoncée à tous ! ».
La tradition de dédier le mois de septembre à la Bible est arrivée également en Afrique. Au Malawi, au cours du mois de septembre dernier, les fidèles de huit Diocèses du pays ont été envoyés lire chaque jour un extrait de la Parole de Dieu, pour une connaissance plus approfondie de la foi catholique et pour pouvoir en devenir des annonciateurs et des témoins. Les enfants de l’Archidiocèse de Lilongwe ont, eux aussi, été appelés à lire la Bible, à prier avec elle et à prêcher la Parole de Dieu dans leur vie quotidienne au cours de la Journée missionnaire des Enfants, le 11 janvier dernier. Au Malawi, le thème de la fête de l’Œuvre pontificale missionnaire de la Sainte Enfance a été : « Les enfants sont baptisés et envoyés prêcher la Parole de Dieu ».
En République démocratique du Congo également, septembre est le mois de la Bible et sont organisées dans ce cadre diverses activités afin de mettre en relief le fait que l’Ecriture Sainte est la principale source de la foi chrétienne. Parmi les initiatives proposées : une Bible pour chaque famille sinon pour chacun de ses membres ; la lecture en famille et personnelle ; des transmissions à thème biblique dans les moyens de communication ; des cours bibliques dans les Paroisses ; des rencontres destinées aux jeunes, aux mères de familles, aux adultes, aux responsables des Communautés ecclésiales de base pour organiser la lecture de la Bible dans leurs environnements propre et solliciter une plus grande attention à l’Evangile proclamé durant la Messe.
Le thème de la Journée de la Bible, célébrée en décembre dernier au Bengladesh, « Ta Parole est lampe pour mes pas, lumière sur ma route », constituera le fil rouge du chemin d’évangélisation de l’Eglise au Bengladesh pout 2020. S.Exc. Mgr James Romen Boiragi, Evêque de Khulna et Président de la Commission pour la catéchèse et l’apostolat biblique, a déclaré : « Au cours de cette nouvelle année, nous demandons aux catholiques du Bengladesh de connaitre et approfondir leurs responsabilités de baptisés, qui sont envoyés annoncer la Bonne Nouvelle, selon la Bible. Puisse la Bible devenir notre lumière, rendre notre vie divine. Telle est ma prière ».
La Commission s’engage actuellement à promouvoir, dans tous les Diocèses, l’apostolat biblique, en assistant et collaborant en vue de la préparation et de la diffusion de matériels catéchétiques et bibliques dans les langues locales, pourvoyant à la formation de catéchistes et d’enseignants de religion catholique.
Aux Philippines, par le Décret présidentiel 124 du 5 janvier 2017, le Président Duterte a déclaré le mois de janvier de chaque année « Mois biblique national », lequel culmine au cours de la dernière semaine de janvier, instituée comme Semaine biblique nationale. Au cours de ce mois, tous les philippins, y compris les salariés du secteur public, explique l’Evêque auxiliaire de Manille, S.Exc. Mgr Broderick Pabillo, sont par suite invités à se concentrer sur l’importance de la lecture et de l’étude de la Bible. Le gouvernement reconnait « la nature religieuse du peuple philippin et la haute influence de la religion dans la société humaine ». Aux Philippines, le Dimanche de la Bible est célébré le dernier Dimanche de janvier de chaque année depuis les années 1970 afin de promouvoir parmi les catholiques philippins l’importance de la Parole de Dieu dans la vie et le ministère de l’Eglise et de soutenir l’apostolat biblique.
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ASIE/LIBAN - Lassaliens et Maristes associés au sein du « Projet Frères » destiné à aider les enfants syriens et irakiens

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/01/2020 - 15:28
Beyrouth – La coopération des « Frères de La Salle » et des « Frères Maristes » porte des fruits au Liban. Le « Projet Frères », promu de manière conjointe par les deux Instituts religieux, constitue une référence sûre pour de nombreuses familles et un lieu de rencontre pour de nombreux jeunes. Le projet a été lancé en 2016 dans le but d’accueillir des enfants réfugiés provenant de Syrie et d’Irak et des enfants libanais vulnérables. Il s’agit de deux centres socioéducatifs qui accueillent les jeunes, l’un à Beyrouth, l’autre dans la périphérie de la ville de Saida.
« C’est surtout sur la personne que l’on travaille. Nous désirons éviter qu’une génération entière de jeunes se perde dans l’attente de pouvoir retourner dans leurs pays respectifs ou de pouvoir s’établir définitivement dans un nouveau pays » indique une éducatrice participant au projet, Reem Bazzal. L’attention et le soutien psychosocial à la personne constituent depuis toujours une priorité dans la philosophie éducative des Lassalliens et des Maristes. « Toute l’œuvre éducative et sociale qui est réalisée ici – explique-t-elle – contribue à alléger les devoirs des institutions locales. Sont sélectionnés les enfants prêts à s’inscrire à l’école publique et un soutien scolaire est fourni aux autres mais surtout, on travaille afin de normaliser des situations de stress et un lieu sûr est mis à disposition pour se divertir et socialiser. Sont en outre offert des stimuli sains à des enfants et des jeunes qui, autrement, se trouveraient dans la rue à ne rien faire, situation caractérisée par un haut degré de risque du point de vue social ».
Les deux centres, actuellement, assistent plus de 600 enfants et jeunes chaque jour – dont 50% de fillettes et jeunes filles – de 3 à 15 ans, qui participent normalement du lundi au samedi aux différents programmes éducatifs organisés.
L’école commence en début de matinée et se prolonge jusqu’au cours de l’après-midi au travers de leçons d’alphabétisation, de mathématiques et d’anglais imparties par des éducateurs, sans oublier des moments d’animation et de soutien psychologique assurés par des bénévoles locaux et des élèves des écoles maristes et lassalliennes de Beyrouth.
L’enseignement, expliquent les religieux, s’inspire aux valeurs de la paix, de la justice, de la fraternité et de l’espérance qui animent les deux Congrégations, et implique des personnes, enfants et adultes, de toutes les religions.
Au cours des mois de juillet et aout, les programmes ordinaires sont suspendus et commence l’Ecole d’été, suivie par le Camp d’été, qui offre des espaces de détente, de créativité, d’art et des excursions ainsi que des activités sportives aux enfants. Dans ces centres est en outre présent un programme de formation professionnelle destiné aux jeunes adultes, qui souvent sont les mères ou les frères des enfants présents. « Sont actifs des cours d’informatique et de couture » raconte l’éducatrice. Jeunes et mères de famille acquièrent des compétences utiles à fournir un soutien économique à la famille, en trouvant également un lieu où socialiser. « Toujours au cours de la période estivale – conclut Reem Bazzal – arrivent pour animer la colonie des enfants des bénévoles de diverses nationalités provenant des milieux lassallien et mariste, outre des jeunes provenant de la communauté œcuménique de Taizé, preuve que le projet « Frères » constitue véritablement un lieu d’agrégation pour tous ».
Les effets positifs de cette œuvre sur un pays mis à dure épreuve par la présence de 1,5 millions de réfugiés sont évidents pour de nombreux libanais et ceci fait que le projet est bien vu par la communauté civile. Les programmes éducatifs et sociaux sont, en effet, cohérents avec les indications des autorités ministérielles et de l’UNICEF.
Les conditions de vie de nombreux réfugiés syriens et irakiens au Liban sont en-deçà du seuil de pauvreté. Les principaux problèmes sont les logements vétustes, le manque d’eau potable et de nourriture, l’insécurité et le difficile accès à l’instruction. Environ 58% des enfants de 5 à 17 ans ne fréquentent pas l’école, sans compter les conséquences du traumatisme de la guerre qu’ils ont subi dans leurs pays d’origine.
Link correlati :La présentation du projet sur la chaine You Tube de l’Agence Fides
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ASIE/CHINE - In memoriam d’un jeune prêtre missionnaire chinois d’origine tibétaine ayant dépensé sa vie pour l’Evangile

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/01/2020 - 15:28
Di Qing – Tous s’en souviennent comme d’un homme saint et d’un ardent missionnaire. Au cours de la nuit du 17 janvier, fête de Saint Antoine, Abbé, ermite, homme de vie solitaire et de prière, il est retourné à la Maison du Père à l’âge de 39 ans. Il s’agit du Père Joseph Ma Zha Xi, prêtre chinois qui a conduit sa vie en s’inspirant à la figure de ce saint, dans la prière quotidienne, aspirant seulement à être proche de Dieu. Le Père Joseph Ma Zha Xi a vécu de manière solitaire – la zone où il vivait et œuvrait était reculée – dans la pauvreté – son seul luxe était une motocyclette qui l’aidait à parcourir la montagne – et dans la prière constante. Jeune prêtre d’ethnie tibétaine chinoise, il a dédié toute sa vie à l’Evangélisation de la Préfecture autonome tibétaine de Di Qing dans la province sud-est de Yun Nan.
Il s’était fait « grain de moutarde », faisant de sa vie un témoignage radical et une mission du Christ au sein de l’immense territoire de cette Préfecture, sans jamais s’épargner. Une tumeur maligne au foie a mis fin à sa jeune vie. Comme le disent les fidèles qui l’ont connu : « le Père Joseph Ma Zha Xi est une personne qui peut se permettre de dire avec fierté les paroles de l’Apôtre Saint Paul : « J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé ma course, j’ai conservé la foi ».
Selon le Père Peter Zhao, Vicaire de l’Archidiocèse de Pékin, « le prêtre a travaillé énormément en faveur de l’évangélisation, s’intégrant et vivant au contact de la population des montagnes, tenant toujours le Seigneur, l’Evangile, l’Eglise et les fidèles dans son cœur. Il a constitué un véritable modèle pour les prêtres chinois d’aujourd’hui ». Maintenant, sur les sites Internet, les réseaux sociaux, les blogs catholiques chinois, se trouvent les clichés et le récit de la vie de ce jeune prêtre tibétain qui parcourait en motocyclette les routes boueuses et impraticables pour le seul service pastoral et l’Evangélisation.
Le Père Joseph Ma Zha Xi est né le 27 février 1981. Il est entré au Petit Séminaire du Diocèse de Kun Ming, chef-lieu de la province en 2006. Il a été transféré au Grand Séminaire régional du sud-ouest à Si Chuan en 2008 et obtenu la maitrise en Théologie en 2014 pour être ordonné prêtre en juin 2016. Immédiatement après son ordination, il a débuté le service pastoral dans la zone tibétaine du Yun Nan. La Paroisse où il exerçait son ministère est composée de paroissiens exclusivement d’ethnie tibétaine.
Lorsque les cloches sonnaient, le Dimanche, pour annoncer la Messe, tous les fidèles du village se rassemblaient autour de leur jeune, zélé et sympathique Curé pour rendre gloire au Seigneur. Pour prendre soin des communautés de fidèles, il montait en selle d’une motocyclette et parcourait les sentiers de montagne, faisant de nombreux kilomètres, visitant les malades, portant l’Eucharistie. Les fidèles de sa communauté déclarent : « Il ne s’est jamais arrêté ou découragé. Il a été un homme de Dieu et un véritable missionnaire, toujours prêt avec un sourire à répandre la semence de l’Evangile ».
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ASIE/KAZAKHSTAN - Naissance du Conseil de l’Eglise chrétienne traditionnelle du Kazakhstan dans le contexte de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/01/2020 - 11:39
Almaty – L’Eglise catholique au Kazakhstan, en compagnie de l’Eglise russe orthodoxe et de l’église luthérienne présentes dans le pays, a mis sur pied le « Conseil de l’Eglise chrétienne traditionnelle du Kazakhstan ». C’est ce qu’indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr José Luís Mumbiela Sierra, Evêque d’Almaty et Président de la Conférence épiscopale du Kazakhstan au terme de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens.
L’Evêque explique à Fides : « Le Conseil a été présenté à l’occasion de la Semaine de Prière pour l’Unité des Chrétiens. Son premier rendez-vous officiel s’est tenu le 13 janvier alors que pour samedi 25 janvier, nous avons organisé une rencontre de prière œcuménique en invitant également les fidèles protestants . L’initiative, promue et réalisée également par le Nonce apostolique, constitue un grand signe d’unité. Nous sommes très heureux qu’elle prenne forme actuellement en ce qu’elle nous permet également d’accroître nos relations sur le territoire ».
Mgr Mumbiela Sierra, qui outre à être le Président de la Conférence épiscopale du Kazakhstan, est également Président de la Caritas nationale et responsable des Communications sociales de l’Eglise au Kazakhstan, raconte que ces deux secteurs pastoraux vivent, eux aussi, une phase de croissance importante : « La Caritas renforce actuellement son réseau d’action et ceci est aussi le cas dans le secteur des Communications sociales. Nous désirons grandement grandir et réaliser de grandes choses pour témoigner et répandre l’Evangile en répondant à l’invitation de Jésus : Duc in altum. C’est un désir qui concerne aussi notre Diocèse d’Almaty. Nous nous sommes en effet engagés à faire naître une nouvelle Paroisses dans un village sis à 130 Km d’Almaty et nous prévoyons d’en instituer d’autres ».
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Annonce d’une marche pour la paix en vue des élections d’octobre de la part de l’Archevêque d’Abidjan

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 12:24
Abidjan – « Allons à la paix » : tel est le thème de la marche pour la paix proclamée par S.Em. le Cardinal Jean Pierre Kutwa, Archevêque d’Abidjan, qui se tiendra le 15 février.
Plus de 20.000 jeunes catholiques sont conviés à prendre part à la première marche du genre dans l'histoire de l'Eglise catholique en Côte-d'Ivoire à quelques mois de l’élection présidentielle jugée à hauts risques. Dans leur Message publié au terme de la 114ème Assemblée plénière tenue du 13 au 19 janvier, les Evêques du pays ont exprimé leur préoccupation pour la situation sociopolitique du pays à quelques mois des élections présidentielles d’octobre, lançant un appel à la pacification nationale .
« Cette marche sera l'occasion pour les jeunes et les femmes de sensibiliser à la paix et prier pour des élections apaisées dans notre pays » indique le Cardinal Kutwa dans une note d’information.
La marche partira en début de matinée de la Place de la République, sise sur le haut plateau d’Abidjan pour atteindre la Cathédrale Saint Paul où sera remis un message de paix.
Elle aura lieu deux ans après le gigantesque rassemblement de jeunes de l’Archidiocèse d’Abidjan au stade Félix Houphouët-Boigny du 4 mars 2018, lequel avait compté quelques 35.000 participants.
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OCEANIE/PAPOUASIE NOUVELLE GUINEE - Evêques et Caritas contre le trafic d’êtres humains, une alerte sociale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 12:13
Port Moresby – « Activités illégales, prostitution, drogue, recyclage d’armes et d’argent continuent à augmenter alors que deviennent dramatiquement normales les opérations de trafic d’êtres humains de la part des étrangers ». C’est l’appel lancé par la Caritas nationale de concert avec la Commission Justice et Paix de la Conférence épiscopale de Papouasie Nouvelle Guinée et des Iles Salomon, parvenu à l’Agence Fides. L’Eglise dans le pays a déclaré vouloir collaborer avec les forces de police déjà engagées dans ce secteur et s’est dite convaincue qu’avant de donner des indications adéquates, il est nécessaire d’examiner le phénomène par l’intermédiaire d’une approche multidisciplinaire afin de comprendre le problème, ses causes, d’identifier les processus et les personnes impliquées.
Le trafic d’êtres humains en Papouasie Nouvelle Guinée constitue un problème particulièrement complexe vu la variété de ses formes, la nature diverse des victimes et des criminels qui perpètrent les abus. Un récent rapport publié par le Post Courier, un journal local, indique que plusieurs multinationales étrangères réalisent des activités non prévues par leurs licences et mêmes illégales au sens du droit de Papouasie Nouvelle Guinée.
La note de la Caritas de Papouasie Nouvelle Guinée envoyée à Fides s’achève par deux recommandations pratiques. La première demande des procédures judiciaires rapides pour les trafiquants et pour ceux qui en bénéficient ou en tirent profit à divers niveaux. L’autre requiert une plus grande coopération, défense et sensibilisation en ce qui concerne le trafic d’êtres humains tant au niveau national qu’international au travers les réseaux du gouvernement, des entreprises, des communautés religieuses et de la société civile.
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AFRIQUE/MALAWI - La Parole de Dieu au centre de la Journée de la Sainte Enfance

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 11:59
Lilongwe – « L’Eglise désire que vous aussi participiez à la célébration de l’Année de la Bible et par suite nous vous demandons, à vous, enfants, de lire la Bible et de comprendre avec vos camarades, vos parents et vos enseignants, la Parole de Dieu ». C’est ce qu’a déclaré S.Exc. Mgr Tarcisio Ziyaye, Archevêque de Lilongwe, en date du 11 janvier en la Paroisse Saint Jean de Msamba à l’occasion de la célébration de la Journée missionnaire de la Sainte Enfance, dont le thème était : « Les enfants sont baptisés et envoyés prêcher la Parole de Dieu ».
L’Archevêque a rappelé aux enfants que l’Eglise célèbre l’Année de la Bible et que le Saint-Père désire que tout catholique dédie un peu de son temps à lire et prier avec la Parole de Dieu.
Plus de 3.000 enfants provenant de toutes les Paroisses de l’Archidiocèse se sont rassemblés dans la joie en la Paroisse Saint Jean. Nombre d’entre eux ont ouvert leurs cœurs à l’appel de Jésus-Christ. Ils ont prié le Rosaire missionnaire, participé à la Messe, chanté avec joie des chants de Noel et dansé ensemble, offrant leurs dons. Suivant leur devise, « les enfants aident les enfants », ils ont joyeusement porté leurs contributions dans une boite en fer blanc dans laquelle ils déposent leurs offrandes hebdomadaires dans les Paroisses lorsqu’ils participent à la formation catéchétique missionnaire.
A l’événement ont participé, outre l’Archevêque précité, le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires, le Père Vincent Mwakhwawa, le Directeur diocésain de ces mêmes Œuvres pontificales missionnaires, le Père Francis Lekaleka, des prêtres, des religieux et religieuses, des catéchistes et des animateurs. Sœur Rabecca Mathole, de l’Association des religieuses du Malawi , a souligné la nécessité de s’engager afin de donner aux enfants une vision missionnaire holistique. Elle a encouragé animateurs, parents et autres agents pastoraux à prêter attention aux besoins spirituels, physiques, sociaux et émotifs des enfants de manière à ce qu’ils grandissent avec dignité, comme le désire le Père Céleste.
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AMERIQUE/PEROU - Message de la Conférence épiscopale à propos des élections, importante opportunité pour influences le cours des événements

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 11:44
Lima – Au terme de la 115ème Assemblée plénière de l’Episcopat du Pérou , la Conférence épiscopale a publié un Message, transmis à Fides, qui concerne les élections législatives du 26 janvier. Les Evêques rappellent à la communauté nationale que « l’élection du nouveau Parlement offre aux citoyens une importante opportunité pour influencer le cours des événements dans le pays, en exprimant un vote responsable selon leurs convictions personnelles ». Selon l’enseignement de l’Eglise en effet, « la politique est une haute forme de charité. Le Pape François nous rappelle que la politique doit être surtout au service du bien commun et ne pas être emprisonnée par les ambitions individuelles ni par l’arrogance de groupes ou de centres d’intérêts particuliers. La véritable politique consiste à travailler pour le bien commun ».
Enfin, les Evêques présentent une requête aux futurs membres du Congrès : « Nous vous exhortons à prendre l’engagement de relier la politique aux préoccupations des citoyens en affrontant les problèmes du pays et en mettant parmi ses priorités la lutte contre la corruption, l’impunité, l’insécurité des citoyens, la violence domestique, les meurtres de femme liés à leur sexe et le chômage ». Le Message s’achève en signalant le devoir des autorités : « Le gouvernement doit établir des canaux de communication adéquats et efficaces avec les personnes et tous les pouvoirs de l’Etat pour le bien du pays ».
La visite du Pape François au Pérou, en janvier 2018, a marqué fortement la participation de l’Eglise catholique à la vie politique et sociale du pays, laquelle est intervenue sur la migration des vénézuéliens et a joué un rôle de médiateurs dans le cadre des conflits sociaux . La Conférence épiscopale avait défini un cadre fortement articulé de la situation nationale qui indiquait : « Nous voyons un processus systématique de corruption causé par le divorce entre éthique et politique, renforcé par des ambitions personnelles et de groupe, exacerbé par l’impunité et maltraité par un système qui ignore la justice. Ceci requiert quelque chose de plus qu’une simple vérification. Nous avons atteint un point de rupture politique. Un nouveau départ demande non seulement un changement de commandement mais aussi la récupération éthique et modale du pays à tous les niveaux, dans la mesure où les forts niveaux de corruption dérobent l’espérance, en particulier celle des pauvres et des jeunes » .
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ASIE/LIBAN - 10 chrétiens et 7 musulmans - 4 chiites et 3 sunnites - parmi les Ministres du prochain gouvernement libanais

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 11:20
Beyrouth – Près de trois mois après la démission du gouvernement de Saad Hariri, dans un climat politique et social encore marqué par des tensions irrésolues, le Liban se prépare à avoir un nouvel exécutif, placé sous la conduite du sunnite Hassan Diab, 60 ans, ancien Professeur à l’Université américaine de Beyrouth. Le nouveau gouvernement sera formé, outre le Premier Ministre, de 19 Ministres, 13 hommes et 6 femmes. Cette fois aussi, d’un point de vue confessionnel, l’équipe représentera une projection de la géographie religieuse libanaise. Parmi les 19 nouveaux ministres se trouvent 4 chrétiens maronites, 4 musulmans chiites, 3 musulmans sunnites, 3 chrétiens grecs orthodoxes, 2 druzes, 2 chrétiens gréco catholiques et une chrétienne arménienne orthodoxe.
Les noms des composants du gouvernement ont été annoncés mardi, mettant fin à une impasse de plusieurs mois déclenchée par les manifestations contre le gouvernement ayant provoqué la démission de ce dernier en date du 29 octobre dernier.
Le nouveau gouvernement, qui bénéficie de l’appui de la coalition comprenant notamment le Parti chiite Hezbollah et le Mouvement patriotique libre fondé par l’actuel Chef de l’Etat, le Général Michel Aoun, devrait encaisser la confiance du Parlement la semaine prochaine, même s’il ne semble pas satisfaire les requêtes des manifestants antisystème qui agitent le pays depuis des mois et qui ces jours derniers se sont caractérisés par un recours à la violence et aux affrontements. Le nouvel exécutif semble de fait composé de techniciens liés aux partis qui soutenaient également le précédent gouvernement alors que parmi les manifestants certains demandaient de confier la résolution des très graves problèmes économiques et sociaux nationaux à des technocrates complètement indépendants des forces qui, depuis des décennies, dominent la scène politique libanaise. « Les moyens de communication sont pessimistes mais nous sommes optimistes » a déclaré mardi le Président du Parlement, Nabih Berri, de confession chiite. De son côté, le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, soulignait dès le 22 janvier l’importance de « donner une chance » au nouvel exécutif alors que les manifestations se poursuivent, confirmant la persistante fermeture de forces et secteurs intentionnés à ne concéder aucune ouverture de crédit au nouveau gouvernement.
Au Liban, dans le système institutionnel basé sur l’équilibre entre les différentes composantes confessionnelles, le Chef du gouvernement doit être un musulman sunnite alors que le Président du Parlement est obligatoirement un chiite et le Président de la République un chrétien maronite.
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ASIE/KAZAKHSTAN - Nouvelle collaboration avec l’Etat et les entreprises pour la Caritas dans le cadre d’un projet destiné aux enfants handicapés

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 11:00
Almaty – En 2020, le projet dédié aux enfants trisomiques mené par la Caritas du Kazakhstan prendra de l’ampleur grâce à de nouveaux partenariats dans le secteur public et privé. C’est ce qu’indique à l’Agence Fides le Directeur national de l’organisation caritative, le Père Guido Trezzani. « Cette année, nous porterons le projet à un autre niveau, plus large. Ces jours derniers, nous avons rencontré les représentants d’une Commission nationale civile qui pourrait soutenir notre action auprès des enfants handicapés au cours des 12 prochains mois et au-delà, pour l’avenir. Ceci nous donnerait la possibilité d’augmenter le nombre des enfants impliqués et de recruter du personnel spécialisé ».
Pour souligner la volonté de « commencer 2020 à une vitesse différente » - explique le Père Trezzani, la Caritas du Kazakhstan a organisé une rencontre au cours de la période de Noel. « Depuis des années, avec les familles des enfants participant au projet, nous respectons la tradition héritée du régime soviétique de la fête de l’arbre par laquelle est donnée la bienvenue à la nouvelle année. Cette fois, nous avons pensé faire un saut de qualité en impliquant de nouveaux partenaires, comme certaines entreprises nationales importantes. Leur réponse a été positive. C’est ainsi que nous a été accordée la salle d’un important hôtel 5 étoiles d’Almaty. Dans le même temps, une fondation a acheté des cadeaux pour chaque enfant et le Président de la compagnie aérienne nationale Air Astana a participé à la journée en offrant des gadgets ».
« Les traditions représentent une partie importante de notre vie parce qu’elles apportent un sens de stabilité et de sécurité. Parfois, cependant, il arrive un moment où il est nécessaire de courir des risques et d’aller au-delà du standard prévu. Nous avons ainsi décidé de tenter l’aventure d’un événement en mesure de faire connaitre notre projet à davantage de personnes. Le résultat est allé au-delà de nos plus brillantes attentes, non seulement à cause du succès de l’événement en soi mais aussi pour les perspectives de nouvelles collaborations qui se sont ouvertes à cette occasion » remarque le Père Trezzani, qui indique que « ces partenariats auront pour effet bénéfique d’élargir le nombre des enfants handicapés et des familles pris en charge ». En outre, « ils représentent une reconnaissance explicite et un témoignage d’appréciation de l’action sociale et caritative de l’Eglise au Kazakhstan - conclut le Directeur – et cet aspect aura des conséquences positives pour l’ensemble des autres activités proposées à l’avenir.
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VATICAN - La contribution des missionnaires aux traductions dans les langues locales à la veille du premier Dimanche de la Parole de Dieu

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/01/2020 - 10:40
Cité du Vatican – Dimanche 26 janvier sera célébré pour la première fois dans le monde le Dimanche de la Parole de Dieu proclamé par le Pape François au travers de la Lettre apostolique Aperuit Illis afin que « ne manque jamais dans la vie de notre peuple ce rapport décisif avec la Parole vivante que le Seigneur ne se lasse jamais d’adresser à son Epouse » . Le Pape souligne que « la Bible ne peut pas être seulement le patrimoine de quelques-uns et encore moins une collection de livres pour quelques privilégiés. Elle appartient, avant tout, au peuple convoqué pour l’écouter et se reconnaître dans cette Parole » . Dans cette perspective, de nombreux missionnaires ont dédié une partie consistante de leur œuvre d’évangélisation aux traductions des Ecritures dans les langues locales afin de favoriser la croissance et la formation des communautés chrétiennes. En voici, ci-après, quelques exemples.
Le Bienheureux Père Gabriele Maria Allegra , missionnaire franciscain est connu pour la première traduction en langue chinoise de l’Ecriture Sainte. Envoyé en mission en Chine après avoir étudié la langue chinoise, il débuta en 1935 la traduction de l’Ancien Testament de l’araméen, qu’il acheva en 1944. Malheureusement, il perdit plus de la moitié du texte traduit durant la guerre et appela différents confrères chinois à l’aider par la suite. En 1945, il fonda à Pékin le Studium Biblicum Franciscanum, transféré à Hong Kong en 1948. Après avoir achevé la traduction de l’Ancien Testament en 1952, il se rendit en Terre Sainte pour une période de formation. Revenu à Hong Kong en 1955, il se mit à traduire le Nouveau Testament à partir du grec. En 1968, le Studium Biblicum Franciscanum publia pour la première fois dans l’histoire la Bible en langue chinoise – Ancien et Nouveau Testament.
Le 21 décembre dernier a été officiellement publiée la Baibil Khumur, Bible en langue tiwa. La communauté Tiwa ou Lalung est une tribu indigène vivant principalement dans les Etats indiens de l’Assam et du Meghalaya, au nord-est du pays, mais aussi dans certaines parties de l’Arunachal Pradesh et du Manipur. L’œuvre de traduction a été conduite et coordonnée par le Père UV Jose SDB qui y a travaillé pendant plus de 5 ans, dédiant jusqu’à 14 heures par jour à cette mission. Avant lui, un autre salésien, le Père Michael Balawan, avait traduit le Nouveau Testament en Tiwa, outre à rédiger un dictionnaire Tiwa-anglais-Khasi et à publier différents livres sur des thèmes religieux.
Les Pères Piergiorgio Cappelletti et Mario Frigerio, missionnaires de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères , vivent et œuvrent au Cameroun depuis un demi-siècle et une partie importante de leur engagement missionnaire concerne la traduction de la Parole de Dieu dans la langue des Tupuris. Ils ont ainsi traduit le lectionnaire dominical et le Nouveau Testament, collaborant actuellement à la traduction de l’Ancien Testament. Toujours au Cameroun, le Père Giuseppe Parietti a traduit en Fulfuldé les livres deutérocanoniques et le lectionnaire festif alors que le Père Antonio Michelan a traduit la Bible et le lectionnaire dominicale en Guiziga. On doit en revanche au Père Carlo Calanchi, missionnaire au Bengladesh, la traduction des textes liturgiques dans la langue du groupe ethnique Santal, alors qu’en Guinée Bissau, le Père Luigi Scantanburlo a travaillé à la traduction en langue Felupe des textes liturgiques et du Nouveau Testament, mais aussi à celle en langue Balanta des Evangiles et à celle en Criolo des textes liturgiques, du Nouveau Testament et de l’ensemble de la Bible – en collaboration avec les chrétiens évangéliques. Le Père Giovanni De Franceschi, missionnaire en Côte-d’Ivoire a, pour sa part, traduit les textes liturgiques en Baulé.
Au Mexique, après 25 ans de travail, a été achevée en 2015 la traduction de la Bible en langue tzotzil, laquelle provient des Mayas et se trouve parlée surtout sur les hauts plateaux du Chiapas par les peuples d’ethnie tzotzil, soit environ 350.000 personnes. L’œuvre a été menée par les prêtres missionnaires du Sacré-Cœur et de Notre-Dame de Guadalupe, avec d’autres prêtres de la zone et surtout des catéchistes des Paroisses. Au Guatemala, a été publiée en 2011 la Bible en traduction k'iche, la plus populaire des 22 langues prévalant dans le pays. Ce résultat a été le fruit du travail d’un groupe coordonné par le Père Bernardo Guos, prêtre français, et par Isabel Sucuquí, de langue maya, originaire de Chiché, El Quiché. La traduction des Saintes Ecritures a été réalisée mais à partir de la langue originale au travers d’un processus de révision constante de catéchistes k'iché pour parvenir au texte final d’une Bible qui permet une lecture sans le recours à d’autres langues.
Dans les années 1960, les Missionnaires de la Consolata ont collaboré à la traduction de la Bible dans les langues Kiswahili, Ki Meru et Kikuyu menée par l’Eglise locale au Kenya et en Tanzanie. Le Père Giuseppe Frizzi a pour sa part soigné la traduction de la Bible en langue Xirima du peuple Macua, dans le Niassa, au Mozambique. La traduction fut revue par le Centre d’insertion Makhuwa-Xirima, centre d’études culturelles et artistiques qu’il avait fondé au sein de la mission de Maúa et fut publiée par le Diocèse de Lichinga et éditée par les Missionnaires de la Consolata. La publication des Evangiles eut lieu en 1997 e celle de la Bible complète en 2000, à l’occasion du Grand Jubilé de la Rédemption. Le Père Frizzi relate à cet égard une anecdote « Lorsque je finis de traduire la Bible en langue macua-scirima, un important cheik musulmans de Maúa dénommé Txirani vint me trouver et me demanda si je pouvais traduire également le coran. Je dus décliner l’invitation parce que je ne connais pas l’arabe mais j’ai beaucoup apprécié sa requête. Elle exprimait tant sa pleine confiance en un chrétien que son désir de rendre disponible dans la langue locale le texte sacré des musulmans, un désir né du jugement positif porté sur l’œuvre des chrétiens qui traduisent la Parole de Dieu dans les différentes langues du monde ».
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EUROPE/CHYPRE - Appel du Conseil des Eglises au Proche-Orient en faveur de Jérusalem-est comme capitale de l’Etat palestinien indépendant

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 13:11
Larnaka – Au milieu des convulsions et conflits qui blessent le Proche-Orient. Les chrétiens de la région peuvent faire l’expérience du « mystère de l’amour de Dieu », de Sa compassion et de Son amour pour tout être humain même dans des circonstances si difficiles. C’est ce que souligne le communiqué du Comité exécutif du Conseil des Eglises au Proche-Orient réuni les 21 et 22 janvier à Larnaka pour deux jours de coexistence et de travail commun vécus dans le contexte de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens. A la rencontre, accueillie par Chrysostomos II, Archevêque grec orthodoxe de Chypre, ont participé notamment S.Em. le Cardinal Louis Raphael I° Sako, Patriarche de Babylone des Chaldéens, Yohanna X, Patriarche grec orthodoxe d’Antioche, et Ignace Ephrem II, Patriarche syro orthodoxe d’Antioche.
Dans le document commun diffusé au terme des travaux, les participants à la réunion demandent à ce que soient conservées la foi et l’espérance de nombreux chrétiens du Proche-Orient, zone encore affligée par des « événements sanglants ». Dans le même temps, le document souligne le fait que les souffrances ne sont pas seulement réservées aux Eglises et aux chrétiens mais qu’elles concernent des peuples entiers de la région. Le texte rappelle toutes les réalités ecclésiales impliquées au sein de l’organisme œcuménique pour intensifier sa propre présence « aux côtés de toute personne souffrante, évacuée et migrante, ayant perdu des êtres chers ou des biens à cause de la violence et des guerres de manière à ce que les Eglises demeurent une icône de la tendresse et de la proximité de Dieu ».
Outre à partager des réflexions, des préoccupations et des suggestions concernant la condition dans laquelle se trouvent peuples et Eglises dans les différents pays, les membres du Comité ont également écouté le rapport du Secrétaire général de l’organisme, le Pr. Souraya Bechealany, concernant le travail accompli au cours de l’année passée et les perspectives et initiatives futures de l’organisme. Les participants à la rencontre ont également demandé dans la prière commune qu’il soit possible de connaitre bientôt le sort des deux Archevêques orthodoxes d’Alep Boulos Yazigi, grec orthodoxe et Gregorios Yohanna Ibrahim, syro orthodoxe, disparus le 22 avril 2013 en Syrie. S’attardant ensuite sur des situations et événements concernant les différents pays, les participants ont mis l’accent sur les requêtes de justice sociale et de lutte contre la corruption qui caractérisent les manifestations de protestation en cours en Irak. S’agissant de la Syrie, le Comité exécutif du MECC a souligné l’urgence d’impliquer toutes les composantes, locales et internationales, dans le processus visant à rétablir la paix sur l’ensemble du territoire et à favoriser le retour chez eux des évacués et des réfugiés. Un soutien explicite a été exprimé également à la mobilisation du peuple libanais, exprimant son intolérance envers la corruption et les défaillances du monde politique local. En ce qui concerne Chypre, qui accueillait cette réunion, les membres du Comité exécutif du MECC ont demandé explicitement à ce qu’il soit mis un terme à l’occupation qui a porté à la division de l’ile alors que s’agissant de la Palestine, ils ont exprimé leur soutien à ceux qui souffrent à cause « des conséquences de l’occupation, de la politique d’apartheid » et de l’expansion de colonies illégales sur le territoire palestinien, demandant dans le même temps le respect de la liberté de suivre les rites et pratiques liées à sa propre foi pour tous les palestiniens, chrétiens et musulmans, y compris à Jérusalem-est, qualifiée dans le document de « capitale d’un Etat palestinien indépendant ». Le communiqué final de la réunion exprime également son soutien au peuple égyptien, engagé dans la lutte contre la violence et l’extrémisme et dans la consolidation du principe de citoyenneté en tant que facteur essentiel de la vie civile. « Inviter les peuples de la région à faire prévaloir le principe de citoyenneté ainsi que les droits et devoirs – indique le texte – requiert une révision des systèmes et des lois » qui aide à conjuguer unité nationale et reconnaissance des diversités, et à affranchir la vie civile de tout sectarisme.
Le Conseil des Eglises au Proche-Orient, fondé à Nicosie en 1974 et dont le siège actuel se trouve à Beyrouth, a pour but de faciliter la convergence des communautés chrétiennes du Proche-Orient sur des thèmes d’intérêt commun et à favoriser le dépassement de conflits à matrice confessionnelle.
Le Pr. Souraya Bechealany, chrétienne maronite, enseigne la Théologie à l’Université Saint-Joseph de Beyrouth. Elle a été élue Secrétaire général du MECC en janvier 2018 et a entrepris avec ses collaborateurs un processus de restructuration des départements de l’organisme œcuménique.
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ASIE/MALAISIE - Naissance de la Caritas de Malaisie sous le signe de la promotion humaine et de la solidarité

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 12:08
Kuala Lumpur – Etre davantage présents au sein de la société malaisienne au travers d’initiatives de charité, de promotion humaine, de développement solidaire, signe de proximité envers tout homme et signe puissant de l’amour de Dieu : c’est dans cet esprit que la Conférence épiscopale de Malaisie, Singapour et Brunei a décidé d’instituer la Caritas de Malaisie, en réorganisant et promouvant l’actuel Bureau pour le développement humain existant au son sein. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, au cours de ces derniers mois, les Evêques de Malaisie ont eu un échange intense avec les responsables de la Caritas Internationalis et, après avoir précisé les aspects organisationnels et institutionnels, ont décidé à l’unanimité d’ouvrir un Bureau national de la Caritas embrassant tous les Diocèses de la Malaisie péninsulaire ainsi que ceux des territoires du Bornéo malaisien, à savoir Sabah et Sarawak.
Le Bureau aura son siège à Kuala Lumpur et l’Evêque de Melaka-Johor, S.Exc. Mgr Anthony Bernard Paul, a été nommé premier Président de la Caritas de Malaisie. Il invitera à une première rencontre consultative les représentants des neuf Diocèses d’ici la fin du premier trimestre de cette année afin de lancer l’action de coordination de toutes les activités caritatives déjà existantes et de rédiger un programme de travail de la Caritas pour ces prochaines années.
La Caritas de Malaisie fait partie de la Caritas Internationalis, confédération de plus de 160 membres, présente dans presque tous les pays du monde. Expression directe de l’Eglise catholique, la Caritas exerce un rôle d’aide concret envers les pauvres, les personnes vulnérables et exclues indépendamment de leur ethnie, de leur culture et de leur religion, pour construire un monde basé sur la justice et l’amour fraternel.
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AFRIQUE/RD CONGO - Cri d’alarme des Evêques de République démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi contre le risque de nouvelles guerres

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/01/2020 - 11:51
Kinshasa – « La situation sociale reste préoccupante, d’abord au regard de l’insécurité persistante dans certaines zones notamment aux frontières de trois pays » affirment les Evêques du Comité permanent de l’Association des Conférences Episcopales de l’Afrique Centrale , dans le communiqué final de la réunion ordinaire tenue à Bukavu dans l’est de la République démocratique du Congo du 15 au 18 janvier.
L’ACEAC, qui réunit les Evêques de République démocratique du Congo, du Rwanda et du Burundi, dénonce en outre le fait que, dans leurs trois pays, « le pouvoir d’achat de la population a encore baissé obligeant de nombreuses familles à vivre en dessous du seuil de pauvreté ».
« Et comme le malheur ne vient jamais seul, la maladie à virus Ebola et les pluies diluviennes de ces derniers mois ont causé de dégâts matériels importants avec des cas de mort d’hommes, et laissé dans la rue plusieurs personnes » poursuit le communiqué envoyé à l’Agence Fides.
Les Evêques apprécient le dynamisme des Caritas et des Commissions Justice et Paix qui, bien que ne disposant que de maigres ressources, ont porté secours aux populations touchées, invitant les communautés chrétiennes à continuer à être solidaires des victimes.
Les Evêques déplorent la détérioration du climat de confiance parmi les responsables politiques de la région, ce qui risque d’accroitre la possibilité d’affrontements armés dommageables pour les populations locales. Ils font « appel à la conscience des gouvernants de garder à cœur et à l’esprit le devoir de sécuriser les populations et d’œuvrer à la prospérité des peuples qui doivent jouir pleinement de leurs droits de créatures créées libres à l’image de Dieu ».
Les Evêques ont par ailleurs renouvelé leur engagement pris en 2013 de travailler avec d’autres confessions religieuses à l’installation d’une paix durable dans la sous-région par le témoignage de vie, de gestes et de paroles ». A cet effet ils publieront dans les mois à venir leur vision de la paix et le programme pastoral et invitent les fidèles à réciter chaque jour la prière pour la paix de Saint François d’Assise.
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