AFRIQUE/BURUNDI - Confirmation du Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/01/2019 - 11:52
Cité du Vatican – S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, en date du 28 octobre 2018, a confirmé dans ses fonctions de Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires au Burundi, pour un nouveau quinquennat , le Père Salvator Ngendabanyikwa, du clergé diocésain de Ruyigi.
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AFRIQUE/ZIMBABWE - Appel au calme des Evêques dans un contexte de protestations suite à la hausse des prix des carburants

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/01/2019 - 11:49
Harare – Trois personnes ont été tuées, quelques 200 blessées et plus de 600 arrêtées. Tel est le bilan des affrontements de ces derniers jours à Harare et dans d’autres villes du Zimbabwe entre la police et les manifestants protestant contre la hausse des prix des carburants. Parmi les personnes arrêtées se trouve le pasteur baptiste Evan Mawarire, protagoniste du mouvement de contestation contre l’ancien Président Robert Mugabe, contraint à démissionner en novembre 2017 .
Depuis lors, le pays est gouverné par Emmerson Mnangagwa, qui avait été nommé Chef de l’Etat par intérim après la démission de Robert Mugabe pour être ensuite élu lors du scrutin intervenu à la fin du mois de juillet.
Emmerson Mnangagwa n’a pas pour l’heure réussi à améliorer sensiblement la condition économique difficile du pays et la hausse des prix des carburants a déclenché une violente protestation, alimentée par des messages véhiculés par les réseaux sociaux, un fait qui a été dénoncé par la Conférence épiscopale du Zimbabwe, qui, dans un message parvenu à l’Agence Fides, fait part de sa préoccupation concernant « la vaste diffusion de messages remplis de haine sur les réseaux sociaux, lesquels lancent des appels à la nation afin qu’elle prenne le contrôle des rues pour protester contre les difficultés économiques ».
« La situation économique est défavorable pour l’homme de la rue » – reconnaît la Conférence épiscopale qui lance cependant un appel « aux citoyens désireux de vivre en paix afin qu’ils fassent preuve de modération et évitent de réagir de manière impulsive, afin de faire place au dialogue entre toutes les parties intéressées ».
Les Evêques mettent également en garde contre « les appels lancés sur les réseaux sociaux par des personnes sans visage qui invitent à des rassemblements de masse et à la violence mais ne prennent pas la responsabilité des dommages collatéraux qui pourraient en dériver ».
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ASIE/SINGAPOUR - De la nécessité de l’union des religions en matière de promotion des valeurs spirituelles au sein de la société sécularisée selon l’Archevêque de Singapour

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/01/2019 - 11:39
Singapour – « Il est important que toutes les religions travaillent ensemble pour garantir qu’existent des signes de proximité et de partage, surtout lors des différentes fêtes religieuses, des célébrations et en d’autres occasions. Ceci est important à la lueur du phénomène de la sécularisation qui investit de plein fouet toutes les sociétés et lance un défi à toutes les religions, en ce qu’il minimise ou marginalise les valeurs spirituelles fondamentales ». C’est ce qu’affirme, dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides, S.Exc. Mgr William Goh, Archevêque de Singapour, soulignant le progressif renforcement des bonnes relations avec les autres religions présentes au sein de la nation et souhaitant qu’elles puissent offrir une contribution à la vie de la société.
Dans cette optique, l’Eglise à Singapour a organisé un événement interreligieux le 26 décembre dernier près l’église Notre-Dame Reine de la Paix, sous l’égide du Conseil diocésain pour le dialogue interreligieux. Etaient présents à la rencontre des membres des communautés bouddhiste, musulmane, taoïste, juive et hindoue. L’événement a également constitué une possibilité pour socialiser et renforcer l’amitié.
Exhortant tous les participants à « œuvrer afin que les personnes puissent apprécier les valeurs de chaque religion », l’Archevêque a fait référence à la Solennité de Noël qui, pour les chrétiens, marque « l’Incarnation de Dieu, Jésus-Christ, qui se donne à toute personne ».
Les religions, a remarqué Mgr Goh, « doivent aller au-delà du simple respect réciproque et sont appelées à atteindre le niveau suivant à savoir celui consistant à apprécier les valeurs promues par chaque religion et la manière dont les croyants de chaque foi peuvent apprendre les uns des autres », en étant porteurs de paix, de bienveillance, de lumière et d’amour au sein de la société.
Le Curé de la Paroisse accueillant l’initiative, le Père Timothée Yeo, a partagé et illustré une vidéo relatant les débuts de l’histoire de l’Eglise catholique à Singapour, appelant de ses vœux un chemin de dialogue, de collaboration et d’engagement commun pour les croyants des différentes communautés religieuses présentes au sein de la ville Etat.
Singapour est un pays multi religieux et multiculturel. Sa population de 5,6 millions d’habitants compte 383.000 catholiques soit environ 9% du total.
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ASIE/COREE DU SUD - Les jeunes coréens, porteurs de leur passion pour la paix à la JMJ

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/01/2019 - 11:10
Cartago – Les jeunes coréens porteront à la Journée mondiale de la Jeunesse de Panama leur passion et leur engagement en faveur de la paix. Ainsi que l’apprend l’Agence Fides, 41 pèlerins coréens provenant de l’Archidiocèse de Séoul et accompagnés par S.Exc. Mgr Pierre Chung Soon-taek, Evêque auxiliaire de Séoul, viennent de débarquer sur le continent américain, arrivant dans la Paroisse des proto-martyrs de Saint Esteban, sise dans le Diocèse de Cartago, au Costa Rica, afin d’y participer à la phase diocésaine précédant les journées de la JMJ à Panama.
Ainsi que l’indique à Fides le Bureau des Communications de l’Archidiocèse de Séoul, les pèlerins coréens et les jeunes de l’église d’accueil ont vécu ensemble une Messe solennelle et festive de bienvenue. Même si les jeunes des deux pays proviennent des deux parties opposées du globe et se sont rencontrés pour la première fois, ils ont immédiatement vécu une expérience d’unité, en ce que tous les jeunes partagent la même foi. Au cours de la cérémonie de bienvenue, les hôtes ont préparé un spectacle musical suivant les traditions locales alors qu’au cours de la Messe, les pèlerins coréens ont fait don d’une statue de Notre-Dame de Corée et d’une peinture représentant les 103 Saints Martyrs coréens.
Du 17 au 20 janvier, les jeunes participeront à différents programmes et initiatives, tels que des activités de bénévolat, des rassemblements, des pèlerinages dans des sanctuaires. Par la suite, le 20, ils effectueront un voyage de 15 heures en autobus qui les portera du Costa Rica au Panama.
Les pèlerins ont quitté Séoul le 14 janvier après la Messe au cours de laquelle ils ont invoqué la protection et la bénédiction de Dieu. Mgr Chung a déclaré : « Disposons notre cœur à accueillir la grâce de Dieu, de sorte que le temps passé à Panama puisse porter des fruits et constitue une bénédiction pour la vie de chacun, un temps de partage de l’amour de Dieu et du prochain ». La « mobilité » et la « connectivité » des jeunes d’aujourd’hui, a-t-il souligné « font que, lors des JMJ, ils peuvent partager leur foi et leurs expériences les plus précieuses même avec ceux qui ne peuvent pas participer personnellement ».
A la JMJ de Panama 2019, prévue du 22 au 27 janvier, sont attendus au total près de 370 pèlerins provenant de 12 Diocèses de Corée du Sud. Sera également présent l’Archevêque de Séoul et Administrateur apostolique de Pyongyang, S.Em. le Cardinal André Yeom Soo-jung.
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AMERIQUE/BRESIL - Jeunes représentants des peuples indigènes à la JMI pour porter leurs attentes et leurs espérances

Fides FR - www.fides.org - Gio, 17/01/2019 - 10:05
Manaus – La Journée mondiale de la Jeunesse 2019 rassemblera des jeunes du monde entier au Panama du 22 au 27 janvier. Parmi eux, se trouvent huit jeunes indigènes brésiliens, représentant différentes peuples et régions : les Tupinambá de Bahia, les Tukanos et les Barés d’Amazonas, les Guarani-Kaiowa du Mato Grosso do Sul, les Karipuna de Rondonia ou les Guarajaras du Maranhão. En parlant avec l’Agence Fides, ces jeunes déclarent être envoyés par leurs différents peuples, leurs parents, afin de rencontrer le Pape François, qui a maintes fois exprimé sa proximité envers les peuples originaires et a demandé de les écouter et de les reconnaître.
Au cours des journées qui précéderont la JMJ, durant les journées dans les Diocèses, la délégation brésilienne participera, du 17 au 21 janvier, à la rencontre mondiale de la jeunesse indigène qui se tiendra à Soloy, dans le Diocèse de David, où sont attendus des centaines de jeunes provenant de divers peuples indigènes du monde, dans le cadre d’une tentative de réflexion et de célébration de leur foi dans le Christ selon la millénaire richesse de leurs cultures.
Les jeunes brésiliens seront accompagnés par Sœur Laura Vicuña Pereira Manso, membre du Conseil missionnaire indigène de la Conférence nationale des Evêques du Brésil, organisme qui accompagne la vie des populations indigènes brésiliennes en les aidant dans le cadre des attaques continuelles dont elles sont victimes. Certaines de ces menaces ont été relatées à Fides par les jeunes indigènes, qui ont énumérés les situations quotidiennes dans lesquelles se trouvent leurs communautés, mettant en évidence les difficultés actuellement traversées par de nombreux de ces peuples, qui, selon eux, constituent une répétition de situations qui se sont vérifiées au cours des cinq derniers siècles.
Avant leur voyage, les jeunes indigènes se sont réunis au siège du CIMI, à Manaus, où, outre à faire connaissance, ils ont échangé sur leurs expériences et ont vu comment organiser ce qu’ils partageront dans le cadre des rencontres auxquelles ils participeront, tant avec les indigènes qu’avec l’ensemble des participants de la JMJ.
Le message qu’ils portent et ont partagé avec l’Agence Fides, consiste dans la requête de voir respecté leur droit à « vivre et à être respectés selon la nature de chaque peuple de ce pays, parce que tout peuple a sa culture particulière, ses croyances, ses coutumes, ses traditions ». Ils insistent aussi sur le fait que « au sein de chaque peuple, il existe le désir de vivre, d’être libres, de jouir de son propre territoire sans peurs et sans tensions continuelles ».
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Acquittement de l’ancien Président Gbagbo et action de l’Eglise en faveur de la réconciliation nationale

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/01/2019 - 18:11
Abidjan – « L’Eglise-Communion sera au service de la communion et de la réconciliation en Côte d’Ivoire de manière active ou ne sera pas », a déclaré S.Exc. Mgr Ignace Bessi Dogbo, Evêque de Katiola et Président de la Conférence épiscopale de Côte-d’Ivoire dans son discours d’ouverture de la 111ème Assemblée plénière de cette dernière, qui se tient à Man du 15 au 20 janvier.
« La réconciliation est une mission divine » confiée à l’Eglise », a ajouté Mgr Bessi, dont les paroles ont été prononcées le jour même où la Cour pénale internationale a acquitté l’ancien Président ivoirien accusé de crimes contre l’humanité, en ordonnant la libération immédiate. En compagnie de l’ancien Chef de l’Etat, a également été acquitté Charles Blé Goudé, ancien responsable du Mouvement des Jeunes patriotes, fidèle à Laurent Gbagbo.
Laurent Gbagbo avait été arrêté en avril 2011 après que les troupes françaises et celles de la Mission de l’ONU en Côte-d’Ivoire aient pris d’assaut le palais présidentiel, mettant fin à des mois d’impasse politique et institutionnelle après que l’ancien Président n’ait pas reconnu la victoire de son rival, Alassane Ouattara, aux élections présidentielles de la fin de 2010. La crise de 2010-2011 fit alors plus de 3.000 morts et marqua la fin de la guerre civile ayant éclaté le 19 septembre 1001, laissant derrière elle cependant de lourdes conséquences au sein de la société civile ivoirienne, divisée entre partisans de diverses factions politiques. L’amnistie annoncée en août dernier par le Président Ouattara à l’encontre de 800 prisonniers politiques a été saluée comme une étape importante en direction de la réconciliation nationale. Mgr Bessi a invité les autorités à continuer sur le chemin entrepris, ne laissant personne en arrière et souhaitant en outre que le dégel des biens des prisonniers politiques « ne soit pas sélectif ».
La Côte-d’Ivoire se prépare à affronter les élections présidentielles et législatives en 2020. Selon Mgr Bassi, afin que le scrutin soit véritablement libre et pacifique, il est nécessaire que les organes de garantie – Commission électorale, Cour Suprême et Conseil constitutionnel – demeurent strictement neutres.
Le Président de la CECCI a enfin réaffirmé l’engament de l’Eglise en Côte-d’Ivoire « pour faire de 2020 un rendez-vous de la célébration de la fraternité et non pas un 2020 de tous les dangers ».
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AMERIQUE/BRESIL - Lancement de la campagne #EuMigrante de la part de Caritas Brésil

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/01/2019 - 11:50
Brasilia – La Caritas Brésil, en collaboration avec un groupe d’organisations, a lancé la campagne #EuMigrante basée sur le principe de la migration en tant que droit fondamental. « Le fait de migrer se réfère à la mobilité spatiale des personnes, c’est-à-dire au fait de changer d’habitation, de ville, de région, d’Etat ou de pays. Ce processus s’est vérifié depuis le début de l’histoire humaine. Nous tous avons, dans nos familles, des réalités migratoires, des déplacements. Certains migrent par choix, d’autres sont contraints à le faire » affirme la présentation du projet, diffusé par la Conférence épiscopale du Brésil et parvenue à Fides.
La campagne veut attirer l’attention sur la réalité et le drame vécu par les migrants, en particulier ceux du Venezuela arrivant au Brésil et ce en proposant des initiatives visant à indiquer les manières concrètes de les aider dans le processus d’intégration, comme le demande le Pape François. L’initiative fait partie du programme PANA de l’Eglise au Brésil au travers de la Caritas nationale avec l’aide de la Caritas suisse, du Département d’Etat des Etats-Unis et de SIGNIS Brésil afin de mobiliser des personnes et des ressources sur la question migratoire au Brésil en se concentrant sur la crise humanitaire en cours à la frontière entre le Brésil et le Venezuela.
Trois sont les phases prévues dans le cadre de cette campagne : la sensibilisation, la mobilisation et l’intégration. Au cours du premier semestres de cette année, seront encouragées différentes initiatives visant à rendre visible la réalité migratoire au Brésil au travers du projet PANA qui, en un an, vise à favoriser l’intégration de 3.500 personnes dont 1.224 immigrés vénézuéliens au sein de sept capitales brésiliennes : Boa Vista, Brasília, Curitiba, Florianópolis, Porto Velho, Recife et São Paulo. Dans ce cadre, 612 personnes ont d’ores et déjà été intégrées.
La référence en matière d’initiatives sont les Chambres des droits, espaces dans lesquels se déroulent les actions du programme PANA qui se trouvent dans les sept capitales précitées. Les structures en question sont des milieux d’accueil et de garantie des droits des migrants. Une équipe multidisciplinaire, composée d’assistants sociaux, d’avocats, d’éducateurs et de psychologues, assiste et accompagne les migrants. Sur le site Internet de la campagne, eumigrante.org, sont indiquées diverses modalités selon lesquelles il est possible d’aider et de collaborer à l’initiative.
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ASIE/MALAISIE - Lancement de l’Année missionnaire extraordinaire 2019

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/01/2019 - 09:37
Kuala Lumpur – L’Année missionnaire extraordinaire 2019, qui culminera au travers des activités d’évangélisation réalisée au cours du Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain, proclamé par le Pape François, a débuté officiellement en Malaisie. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, tous les Diocèses du pays s’engageront à renouveler la foi et la vie chrétienne au sein de leurs communautés respectives, avec une nouvelle ardeur missionnaire.
En concomitance avec le lancement de l’événement spécial, une étoile de l’Année missionnaire a été distribuée à tous les fidèles le 13 janvier. L’étoile, au centre de laquelle se trouvait le logotype de l’Année missionnaire, représente les quatre dimensions de l’appel missionnaire, telles que mises en évidence par le Pape François.
Les quatre dimensions en question sont : la rencontre avec le Christ – de couleur bleue -, le témoignage de mission , la formation missionnaire et la charité missionnaire . Chaque fidèle pourra écrire au dos de l’étoile les engagements qu’il entend prendre personnellement au cours de l’Année missionnaire 2019 et, à Noël prochain, chaque baptisé rapportera son étoile, la posant dans la mangeoire pour signifier que tout baptisé peut être, avec la grâce de Dieu, une étoile brillante qui, au cours de ce temps de mission spécial, a accompagné une autre personne pour accueillir Jésus comme son Sauveur.
Les Evêques de Malaisie ont ainsi répondu à l’appel du Pape François en ce qui concerne la préparation du Mois missionnaire spécial qui portera sur le thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission de par le monde ». S.Exc. Mgr Sebastian Francis, Evêque de Penang et Président de la Conférence épiscopale de Malaisie, Singapour et Brunei, a déclaré, à l’ouverture de l’Année missionnaire : « En tant que baptisés, nous sommes l’Eglise du Christ. Nous sommes appelés à répondre au commandement de Notre Seigneur Jésus-Christ qui est d’aller dans le monde entier et de proclamer l’Evangile à toute créature . L’obéissance à ce mandat de Jésus n’est pas une option pour l’Eglise ».
Chaque Diocèse organisera une série d’activités de formation pour aider tout un chacun à réfléchir et à se préparer à « sortir de soi-même » pour aller en mission. Parmi les activités prévues, se trouvent des pèlerinages à l’église de l’Assomption de Penang, l’un des lieux désignés pour se rendre compte de la manière dont la foi est arrivée en Malaisie. « Nous vénérerons les reliques des saints et des martyrs missionnaires. Les Paroisses sont encouragées à organiser des activités missionnaires et à s’occuper de ceux qui sont dans le besoin au sein du Diocèse » a déclaré l’Evêque.
L’Année missionnaire extraordinaire 2019 « nous rappelle la responsabilité de représenter la mission de Dieu dans tous les aspects de notre vie et dans tous les lieux géographiques. Elle nous appelle à partager la vie de Jésus, c’est-à-dire à prêcher, à enseigner, à guérir, à nourrir, à réconforter et à vivre dans l’obéissance à la volonté de Dieu » ajoute pour Fides l’Archevêque de Kuala Lumpur, S.Exc. Mgr Julian Leow. « C’est pourquoi, en tant qu’Eglise et en tant que personnes, vivons notre baptême en annonçant l’Evangile au monde » affirme-t-il.
En Malaisie, pays multiculturel et multiethnique à majorité musulmane fondé sur des principes séculaires, le Christianisme est professé par 9,2% de la population selon le recensement de 2010. La majeure partie des 2,6 millions de chrétiens du cru vivent dans l’est du pays, dans les provinces de Sabah et de Sarawak, au sein desquelles les baptisés représentent 30% de la population totale.
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AFRIQUE/ RD CONGO - L’engagement de l’Eglise en faveur de la justice et de l’honnêteté, une référence pour de nombreuses Eglises locales du continent

Fides FR - www.fides.org - Mer, 16/01/2019 - 08:22
Kinshasa – Les résultats tant attendus de l’élection présidentielle en République démocratique du Congo sont en train de livrer leurs secrets et le combat de l’Eglise Catholique du Congo pour la justice et la vérité continue. En dénonçant la non véracité des résultats de la présidentielle qui a vu Félix Tshisekedi être élu président de la république du Congo, l’Eglise Catholique du Congo se veut de rester ferme et constante dans sa logique et son combat pour un Congo plus juste et plus démocratique .
« Les acquis de ce combat mené par l’Eglise au Congo sont d’une importance capitale » souligne pour Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines. « Aujourd’hui grâce à sa lutte, L’Eglise Catholique a réussi à contraindre Joseph Kabila à renoncer à un troisième mandat et à quitter le pouvoir. Même si beaucoup parlent de deal politique entre Kabila et Félix Tshisekedi, les résultats publiés par les urnes ont offert l’alternance politique tant désirée et pour laquelle, les catholiques ont organisé des marches, perdant dans les rues de nombreux jeunes tombés sous les balles de l’armée, comme martyrs de la démocratie : Thérèse Kapangala, aspirante à la vie religieuse, Rossy Mukendi Tshimanga, activiste catholique et tous les autres... » poursuit le Père Zagore.
« On aurait tous aimé avoir des résultats plus justes et plus démocratiques mais il faudrait comprendre que la lutte pour la démocratie est un combat difficile et de longue durée. Aujourd’hui au Congo, il faut se consacrer sur les acquis et travailler à les consolider afin que dans sa marche lente et douloureuse le pays arrive un jour à être pleinement démocratique. Le combat de l’Eglise du Congo est à saluer et demeure une source d’inspiration pour plusieurs Eglises locales sur le continent africain. L’Eglise au Congo a prouvé que plus jamais, les populations ne seront abandonnées au seul pouvoir du politique. Les sans voix ont désormais une voix qui est celle de l’Eglise ».
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AFRIQUE/EGYPTE - Eglises fermées sur pression des islamistes à Minya et dénonciation d’une connivence entre autorités locales et sectarisme de la part de juristes coptes

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/01/2019 - 14:00
Minya – Des juristes coptes ont dénoncé devant le Parquet général le gouverneur de la province de Minya à propos des faits de ces jours derniers ayant porté à la fermeture d’un lieu de culte copte dans le village de Mansheyat Zaafarana. Les juristes en question – indique notamment le site Internet Copts United – ont joint à leur dénonciation le matériel vidéo et photographique attestant de la manière dont les forces de police n’ont pas défendu le lieu de culte contre l’attaque de groupes d’islamistes violents qui en demandaient la fermeture et dont elles ont plutôt garanti que les requêtes sectaires des manifestants soient accueillies favorablement.
A Mansheyat Zaafarana, se trouve un édifice privé qui a été adapté et dans lequel prient les membres de la communauté copte locale – soit environ un millier de fidèles. Les désordres ont débuté le 7 janvier lorsque plusieurs centaines de personnes agitées ont encerclé le lieu de culte en hurlant des slogans offensants et intimidateurs en présence des forces de l’ordre.
La police a demandé aux manifestants de se calmer, leur promettant que le lieu de culte chrétien aurait été fermé. Le Diocèse copte orthodoxe de Minya a, lui aussi, stigmatisé l’attitude des autorités locales qui ont cédé aux pressions d’intransigeants qui parviennent toujours à imposer par la force leur prétentions illégitimes à l’encontre des coptes.
Au cours du dernier mois, en province de Minya, trois églises ont été fermées après des protestations et des incidents de nature sectaire. Les événements de Mansheyat Zaafarana ont eu lieu quelques heures seulement après la veillée de Noël qui avait vu également le Président égyptien, Abdel Fattah al Sisi, prendre part à la liturgie célébrée par le Patriarche copte orthodoxe Tawadros II en la nouvelle Cathédrale de la Nativité du Christ construite dans la nouvelle capitale administrative égyptienne et présentée avec emphase par les autorités égyptiennes comme la plus grande église du Proche-Orient.
Au cours de ces dernières années se trouve en cours en Egypte un processus de restauration et de régularisation des lieux de culte chrétiens qui a permis de rouvrir ou de légaliser 500 églises et chapelles dans tout le pays. Ainsi que l’a indiqué en son temps Fides , ce sont plus de 3.000 lieux de culte chrétiens qui devront être pris en examen par les autorités gouvernementales ad hoc pour vérifier qu’ils respectent les normes établies par la nouvelle loi.
En ces dernières décennies, de nombreux lieux de culte chrétiens à soumettre à l’évaluation des organes gouvernementaux de contrôle ont été construits de manière spontanée, en l’absence de toutes les autorisations nécessaires. Par le passé, de tels édifices avaient servi de prétexte aux groupes islamistes pour fomenter des violences sectaires contre les chrétiens.
La loi sur les lieux de culte approuvée fin août 2016 a représenté dans tous les cas un progrès par rapport aux 10 règles introduites en 1934 dans la législation ottomane par le Ministère de l’intérieur, règles qui interdisaient entre autre de construire de nouvelles églises près des écoles, des canaux, des édifices gouvernementaux, des voies ferrées et des zones résidentielles. Dans de nombreux cas, l’application rigide de ces règles a empêché la construction d’églises dans des villes et des villages habités par des chrétiens, surtout dans les zones rurales de Haute Egypte.
Avant août 2016 et en l’absence de références législatives précises, les différentes Eglises et communautés chrétiennes, pour faire face à leurs nécessités pastorales, avaient fait construire des immeubles – édifices de culte mais aussi maisons et locaux à usage collectif – qui sont souvent encore privés des permis spécifiques requis par les normes actuellement en vigueur.
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AMERIQUE/PEROU - Ouverture des travaux de l’Assemblée des Evêques et synodalité, concept « appartenant à toute l’Eglise »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/01/2019 - 13:24
Lima – C’est au travers d’une Messe célébrée en la Paroisse Saint Antoine de Padoue du quartier Jésus Marie de Lima que les 49 Evêques du Pérou ont débuté hier leur 113ème Assemblée plénière. S.Exc. Mgr Miguel Cabrejos, Archevêque de Trujillo et Président de la Conférence épiscopale du Pérou , a célébré la Messe, aux côtés de S.Em. le Cardinal Juan Luis Cipriani, Archevêque de Lima, et de S.Exc. Mgr Nicola Girasoli, Nonce apostolique au Pérou.
Selon la note envoyée à l’Agence Fides par les Evêques du Pérou, le Président de la CEP, dans son homélie, a concentré sa réflexion sur la synodalité, un concept largement utilisé aujourd’hui au sein de l’Eglise pour décrire la marche commune des Evêques, prêtres et fidèles, surtout après la célébration des Synodes tels que ceux sur la famille et sur les jeunes. « L’Eglise en tant que peuple de Dieu est une Eglise synodale. Elle chemine ensemble, les laïcs avec les Pasteurs, afin d’annoncer et de témoigner de l’Evangile. L’Eglise synodale est un concept facile à exprimer en mots mais qui n’est pas aussi facile à mettre en pratique » a souligné Mgr Cabrejos.
« La synodalité appartient à toute l’Eglise et à tous les membres de l’Eglise. Tel est le motif pour lequel tous les baptisés sont des compagnons de route. L’Eglise synodale n’est autre que le fait de cheminer ensemble, dans les voies de l’histoire, pour rencontrer le Christ, Notre Seigneur » a-t-il ajouté. Mgr Cabrejos a également fait référence à l’esprit de service. « Au sein de cette Eglise synodale, personne n’est au-dessus des autres et ceux qui exercent des fonctions de gouvernement doivent se souvenir que le plus grand est le plus petit et que ceux qui gouvernent doivent le faire comme ceux qui servent ».
Au terme de la Messe, les Evêques se sont rendus au siège de la Conférence épiscopale où se déroulent les travaux de l’Assemblée qui s’achèveront le 18 janvier et traiteront différents thèmes, outre à fournir une analyse des derniers événements de l’actualité du pays. Le Nonce apostolique au Pérou, S.Exc. Mgr Nicola Girasoli, portera ses salutations particulières. En outre, comme chaque année, le prix de la Médaille de Saint Turibio de Mogrovejo sera remis aux personnes et institutions s’étant distinguées pour leur action en faveur de l’Eglise.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Prise de position des Evêques face à l’attitude passive de certains contingents de l’ONU à l’égard des attaques contre les civils

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/01/2019 - 13:01
Bangui – Certains contingents de casques bleus de la Mission de l’ONU en Centrafrique ne font pas leur devoir, qui est de protéger les civils. Telle est l’accusation lancée par les Evêques de Centrafrique au terme de leur Assemblée plénière. « Nous rendons hommage aux contingents de la MINUSCA qui brillent par leur professionnalisme dans la protection des populations civiles » peut-on lire dans le Message envoyé à l’Agence Fides. « Toutefois, nous déplorons la duplicité de certains contingents qui laissent pourrir la situation sous leurs yeux comme s’ils en tiraient profit, notamment les Marocains à l’est, les Pakistanais à Batangafo et les Mauritaniens à Alindao. Une telle attitude ne fait qu’envenimer la situation critique du pays ».
Les Evêques tracent un cadre dramatique des conditions du pays. « Triste est de constater, dans un tour d’horizon de la situation sociopolitique en RCA, qu’en dehors de la capitale et quelques villes, l’Etat n’est pas présent ou l’est seulement formellement. Les fonctionnaires civils et militaires , même dans les zones sans groupes armés telles que la Lobaye, n’ont pas les moyens de leur action ; leur nombre est symbolique ». De vastes zones de la Centrafrique échappent au contrôle de l’Etat et se trouvent entre les mains de groupes armés qui « se livrent aux actes répétitifs de violences inhumaines et de violations graves des droits humains : rackets, entraves à la libre circulation des biens et des personnes, taxes de différents types, impôts de capitation, incendie de sites des déplacés, arrestations arbitraires, séquestration, tortures, exécutions sommaires ». Les groupes rebelles en sont arrivés à modifier la démographie de différentes localités . Les Evêques se demandent la raison de la concentration massive de groupes armés dans l’est du pays et du motif pour lequel la population s’est vue contrainte de signer un document par lequel elle rejette la présence des forces armées centrafricaines.
A cela vient s’ajouter « la porosité de nos frontières qui fait de la transhumance un facteur supplémentaire d’instabilité dans les zones sous contrôle des groupes armés ». L’arrivée de bergers venant de l’autre côté de la frontière crée des conflits avec les agriculteurs alors que la porosité des frontières facilite le trafic d’armes et l’arrivée de mercenaires, en particulier provenant du Tchad, du Soudan, du Cameroun, du Niger et de l’Ouganda. « Nous exhortons les Gouvernements de ces pays à faire preuve d’humanité en aidant la RCA à sortir de sa situation anarchique pour le bien de tous et de la sous-région. En effet, un pays déstabilisé devient un problème international » affirment les Evêques.
L’Eglise, qui a vu plusieurs de ses Pasteurs et de ses fidèles être tués, réaffirme son engagement en faveur de la paix et vouloir continuer à porter la lumière du Christ Sauveur du monde. « Le Christ est venu libérer l’homme non seulement de ses péchés, mais aussi des conséquences du péché qui l’écrasent. Les conséquences du péché sont nombreuses dans nos maisons, nos rues, notre pays. Elles s’appellent agressivité, indifférence, pillage, marginalisation, escroquerie, assassinat, avortement, désordre sexuel, rackets, justice populaire, corruption, soif du pouvoir… En tant que chrétiens, le Christ nous exhorte à participer à sa mission de libération totale de l’homme en commençant par les plus pauvres, les plus abandonnés ».
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ASIE/PAKISTAN - Chrétiens et musulmans, ensemble pour commémorer le VIII° centenaire de la rencontre entre Saint François et le sultan

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/01/2019 - 12:38
Lahore – Commémorer l’événement historique de la rencontre entre Saint François et le sultan d’Egypte, Al-Kamil, en 2019, l’actualiser dans le Pakistan d’aujourd’hui en lançant un message universel de tolérance, d’amitié, de dialogue, d’engagement commun en faveur de la paix : c’est dans cet esprit que la Commission nationale pour le Dialogue interreligieux et l’œcuménisme de la Conférence épiscopale du Pakistan a organisé une rencontre pour inaugurer les activités qui, au cours de cette année, rappelleront au Pakistan l’événement intervenu voici huit siècles, à l’enseigne du dialogue entre chrétiens et musulmans. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, S.Exc. Mgr Sebastian Shaw OFM, Archevêque de Lahore et Président de la Commission, a présidé la cérémonie qui a eu lieu dans la ville le 12 janvier. A ses côtés se trouvait le Père Francis Nadeem OFM Cap. Custode capucin au Pakistan et Secrétaire exécutif de la Commission. Ont pris part à la cérémonie de nombreux franciscains, religieuses, prêtres, laïcs ainsi que d’éminents chercheurs musulmans arrivés à Lahore pour l’occasion y compris de Sialkot, Gujranwala et Islamabad.
Saint François et le sultan Al-kamil « se sont rangés en faveur de la paix et de la tolérance au milieu d’une atmosphère de guerre et de conflit au cours des croisades. Ils ont donné un exemple de dialogue interreligieux et de compréhension réciproque » a déclaré le Père Nadeem.
Au début de la cérémonie, a été dévoilée une peinture représentant la rencontre entre Saint François d’Assise et le sultan alors que des colombes ont été libérées, symbolisant l’espérance de diffuser le message de paix au Pakistan et en particulier dans les zones affectées par des conflits religieux et politiques.
Le Père Shahzad Khokher OFM Cap. a ensuite présenté le contexte historique et la signification de cette rencontre historique alors que Mgr Shaw a encouragé tous les présents à « être des ambassadeurs de paix, s’inspirant de l’exemple de ces deux grands personnages ». « J’admire la passion et le courage de Saint François d’Assise qui voulut se rendre chez le sultan en pleine guerre » a-t-il déclaré, réaffirmant que « cet événement nous pousse tous à vivre en paix, dans l’harmonie, la tolérance et la solidarité ».
Le Père Nadeem a annoncé qu’au cours de cette année, l’événement sera célébré dans tout le Pakistan au travers de différentes activités : séminaires pour enfants, jeunes, étudiants, impliquant toujours des chrétiens et des musulmans. « Nous entendons également atteindre les 30% des responsables musulmans qui sont à nos côtés, et désirons les rencontrer pour promouvoir la paix et l’harmonie au Pakistan » a-t-il déclaré.
Muhammad Asim Makhdoom, chercheur bien connu parmi les nombreux responsables islamiques présents a indiqué : « Nous promouvrons ensemble la mission de Saint François et du Sultan. Il nous appartient d’affronter ceux qui diffusent la haine et le préjudice entre les religions. Nous devons tous nous engager sérieusement cette année afin de convaincre d’autres personnes à s’unir à ce mouvement qui promeut le dialogue interreligieux, la paix et l’harmonie sociale alors que nous célébrons le VIII° centenaire de cette rencontre historique ». La cérémonie s’est achevée par la récitation en commun de la prière pour la paix.
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AMERIQUE/ARGENTINE - Présentation du logotype de la béatification des martyrs de La Rioja, « joie pour tout le peuple »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 15/01/2019 - 12:10
La Rioja – Le Diocèse argentin de La Rioja a présenté le logotype et le thème de la béatification de S.Exc. Mgr Enrique Angelelli, des Pères Carlos Murias OFM et Gabriel Longueville et du laïc Wenceslao Pedernera, tués in odium fidei au cours de l’été 1976 . Le rite de la béatification sera célébré dans le Diocèse dont Mgr Angelelli fut l’Evêque, La Rioja, le samedi 27 avril, jour de la fête de Saint Turibio de Mogrovejo, patron des Evêques latino-américains .
Dans l’image officielle, sont présentés les visages des quatre martyrs avec au centre une croix. Les photographies sont entourées en haut par la mention « Martyrs de l’Evangile » et au-dessous par des palmes, symbole traditionnel du martyre. En bas, se trouve la phrase « Pâques de la Rioja, joie du peuple » et la date du 27 avril 2019.
« La vie et le martyre de ces disciples de Jésus constitue la « joie de tout le peuple » - est-il indiqué dans la communication du Diocèse parvenue à l’Agence Fides. Le Royaume de Dieu est pour le peuple. Dans l’Evangile, les préférés de Jésus sont les malades, les marginalisés et les pécheurs. Dieu aime les pauvres de manière spéciale. Ils sont choisis par Dieu pour appeler toute l’humanité au salut. L’Eglise, en tant que peuple de Dieu, est appelée à être une communauté de frères en faveur des plus nécessiteux ».
Le texte souligne que les martyrs de la Rioja se sont complètement dédiés au cours de leur vie à « la recherche du Royaume de Dieu et de Sa justice, qu’ils ont exprimé dans une option préférentielle pour les plus pauvres ». Il poursuit : « Leur vie a été nourrie de la force de l’Evangile de Jésus afin de construire le Royaume déjà en ce monde. Ils se sont appropriés de la complexité historique de leur époque et ont rencontré la mort sur ce chemin. Aujourd’hui leur témoignage et leur intercession nous encouragent à être « peuple de Dieu qui chemine à la recherche du Royaume de Dieu et de Sa justice ». En préparation à la béatification, le Diocèse propose la lecture continue de l’un des Evangiles et de la Constitution apostolique Lumen Gentium sur l’Eglise du Concile Vatican II.
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ASIE/ISRAEL - Les Patriarches et Chefs des Eglises et communautés chrétiennes contre l’exposition blasphématoire d’Haifa

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/01/2019 - 14:11
Jérusalem – Les Patriarches et Chefs des Eglises et communautés chrétiennes ont signé et diffusé un communiqué conjoint visant à dénoncer les images scélérates et provocatrices actuellement présentées dans le cadre d’une exposition près le Musée d’Art d’Haïfa bénéficiant du patronage de la municipalité israélienne locale. L’œuvre qui a créé le plus de mauvaise humeur et de colère parmi la population chrétienne locale – s’étant exprimée notamment la semaine passée au travers de manifestations ayant culminé en affrontements avec les forces de l’ordre et en tir de pierres et de cocktail molotov contre le musée – représente une reproduction de Ronald McDonald, le clown symbole de la chaîne de fastfood McDonald's Corporation – crucifié sur une croix de bois, comme le Christ. L’œuvre, sculptée par Janei Leinonen, de nationalité finlandaise, fait partie de l’exposition intitulée « Biens sacrés » du musée, qui s’est ouverte en août.
Dans leur communiqué, les Patriarches et Chefs des Eglises et communautés chrétiennes prennent acte du fait que l’exposition avait pour but de critiquer le consumérisme à l’intérieur de la société israélienne mais dénoncent que, dans un tel contexte, aient pu être utilisées des images offensives « des figures et symboles les plus sacrés de la foi chrétienne ».
La « provocation artistique » est qualifiée d’intolérable et il est demandé l’immédiat retrait des œuvres exposées résultant offensives à l’encontre de la foi chrétienne. « Le respect des symboles et figures religieuses, tant juifs que chrétiens ou musulmans – indique le communique – devrait être préservé quoiqu’il en soit ». Les Patriarches et Chefs des Eglises et communautés chrétiennes tiennent également compte du fait que « Israël protège la liberté d’expression et de parole. Toutefois – ajoutent-ils – le caractère de la Terre sainte et la sainteté des trois religions abrahamiques devraient être respectés et révérés. Un comportement aussi offensif n’aide pas les trois religions dans leur mission de promotion de la tolérance, de la convivialité et de la coexistence entre la population de Terre Sainte et au-delà ».
Dans leur communiqué, les Patriarches et Chefs des Eglises et communautés chrétiennes font par ailleurs appel « la municipalité d’Haïfa et à la gestion du Musée d’Art d’Haïfa afin que soient retirées sans retard toutes les images offensantes pour notre foi et nos traditions chrétiennes. En outre – concluent-ils – nous nous attendons des excuses formelles de la part de la commune ou des responsables de cette exposition ».
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ASIE/INDE - Encore des victimes dans l’attente de dédommagements dix années après les violences antichrétiennes en Orissa

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/01/2019 - 13:52
Kandhamal – Les quelques 3.000 survivants aux massacres antichrétiens d’Orissa de 2008 réclament encore les dédommagements légitimes dans le cadre de procédures en cours devant la Cour Suprême. C’est ce qu’indique, dans une note envoyée à l’Agence Fides, la Commission pour la Justice, la Paix et le Développement de l’Archidiocèse de Cuttack-Bhubaneswar, en Orissa. A la rencontre du 12 janvier, ont participé notamment S.Exc. Mgr John Barwa, Archevêque de Cuttack-Bhubaneswar, et Maître Colin Gonsalves, avocat, ainsi que le Président de l’association All India Catholic Odisha, Thomas Minze, tout comme de nombreux autres avocats, des prêtres, des activistes et des responsables laïcs. Les participants ont réaffirmé leur approche de paix, de justice, de dignité humaine, relevant l’urgence d’un dédommagement effectif pour ceux qui ont eu des maisons totalement détruites par cette vague de violence.
L’Archevêque a déclaré dans ce cadre : « Nous sommes réunis pour exprimer notre proximité aux victimes de la violence intervenue dans le district de Khandhmal. Nous voulons coopérer en vue de la paix et de la justice ».
Les activistes présents ont remarqué que « nombre des auteurs de violences antichrétiennes sont libres alors que des personnes innocentes sont en prison » se référant aux sept chrétiens encore incarcérés pour le présumé assassinat du responsable hindouiste Swami Lakshmanananda, épisode qui déclencha la violence.
Le Père Ajay Singh a rappelé pour sa part, en citant Saint Paul VI, que « la paix et la justice cheminent ensemble », invitant tout un chacun à l’unité.
Maître Colin Gonsalves a noté quant à lui que « la violence de 2007-2008 est passée mais cette même persécution inhumaine ne devrait jamais plus avoir lieu à l’avenir. D’ici deux semaines, seront examinés les recours présentés devant la Cour Suprême en vue du dédommagement des victimes ».
Au plan spirituel, tous se souviennent, malgré les difficultés et les injustices, que « les fidèles ayant subi la violence sont fermes dans la foi au Christ ».
Selon des informations collectées par Fides, quelques 5.000 maisons furent détruites ou endommagées, 232 églises endommagées et 414 villages intéressés par la violence. Une centaine de personnes furent brutalement tuées lors de la persécution antichrétienne de Kandhamal en 2008 et quelques 56.000 personnes durent évacuer. Les cas judiciaires officiellement enregistrés sont au nombre de 827 mais seuls 362 procès ont été conclus dont 78 seulement ont été accompagnés de condamnations, alors que 160 procédures sont encore en cours.
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AFRIQUE - Dénonciation de la violence et appel au dialogue des Episcopats du Togo et du Gabon dans le cadre des crises en cours

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/01/2019 - 13:28
Rome – « Les événements que nous vivons dans notre pays au plan politique et social ne nous laissent pas indifférents. Les violences à l’encontre des personnes, les blessés, les détenus et les morts qui ont marqué la période de dialogue politique sont déplorables et inacceptables » affirment les Evêques du Togo dans une déclaration publiée au terme de l’Assemblée générale du clergé diocésain de Lomé.
Au travers de la nouvelle déclaration en question, la Conférence épiscopale du Togo renouvelle sa requête à la majorité et à l’opposition visant à ce qu’elles s’assoyent à la table des négociations et évitent toute forme de violence.
Depuis juillet 2017, le Togo connaît une profonde crise politique suite aux protestations de l’opposition à l’égard du Président Faure Essozimna Gnassingbé Eyadéma, aux affaires depuis 2005. Les manifestants demandent en particulier de limiter le nombre de mandats présidentiels possibles à deux, avec effet rétroactif, de telle manière que l’actuel Chef de l’Etat ne puisse pas se présenter à nouveau aux élections de 2020 pour briguer un quatrième mandat.
Faure Gnassingbé a succédé à son père, Gnassingbé Eyadéma, lors de la mort de ce dernier, sachant que celui-ci était aux affaires depuis 1967 à la suite d’un coup d’Etat.
Une situation similaire est présente au Gabon, présidé depuis 2009 par Ali Bongo, fils d’Omar Bongo, au pouvoir de 1967 à sa mort, le 8 juin 2009. Sa réélection en 2016 a suscité de vives protestations réprimées dans le sang. Suite à un malaise qui l’a frappé en octobre, le Président se trouve actuellement en convalescence au Maroc. Le 7 janvier dernier, un groupe de militaires a tenté un coup d’Etat, immédiatement éventé par les unités demeurées fidèles au gouvernement.
Dans une déclaration du 9 janvier, S.Exc. Mgr Basile Mve Engone, Archevêque de Libreville, a condamné la tentative de changement de régime par la force. « La bonne politique est au service de la paix – a-t-il affirmé. Cela signifie qu’au Gabon, encore plus que par le passé, nous devons chercher à préserver la paix, l’unité et la cohésion sociale. Disons donc non à toute forme de violence physique, verbale ou émotionnelle ».
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AMERIQUE/BRESIL - La JMJ de Panama, une occasion pour faire connaître l’Amazonie et le visage amazonien des jeunes brésiliens

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/01/2019 - 12:51
Manaus – Panama accueillera la Journée mondiale de la Jeunesse du 22 au 27 janvier. L’une des participantes à l’événement sera Aylla Emanuele Silveira, une jeune de 21 ans représentant la Magis House de Manaus, aux activités de laquelle elle participe depuis quelques deux ans. Etudiante en Architecture et urbanisme à l’Université fédérale de l’Amazonie, elle est collaboratrice dans le secteur socio environnemental de l’organisation jésuite et s’est vue confier des activités de sensibilisation basée sur l’Encyclique Laudato Si et sur les documents préparatoires du Synode sur l’Amazonie, ainsi qu’elle l’indique elle-même à l’Agence Fides.
En compagnie de 30 autres jeunes brésiliens faisant partie de Magis Brésil, elle participera à la réunion des Magis Houses qui aura lieu au Guatemala au cours des jours précédant la JMJ, explique Aylla Silveira à Fides. Ella a déjà participé à la JMJ de Rio de Janeiro, en 2013, en tant que représentante de la Pastorale des Jeunes de l’Archidiocèse de Manaus. « J’étais très jeune mais j’ai eu un impact très important vu le grand nombre de jeunes et d’expressions différentes » raconte la jeune femme à l’Agence Fides.
Ses attentes concernant cette JMJ 2019 sont encore plus fortes « par le fait d’être en dehors du Brésil, à cause de l’impact culturel de la connaissance de personnes différentes et grâce au fait de vivre une plus grande expérience ». La jeune femme porte à la JMJ son identité amazonienne, « pour tenter de faire transparaître la région amazonienne qui habite en nous, pour la faire découvrir aux autres ». Ce qu’elle espère de ramener de la JMJ est « tout ce qu’elle entendra des jeunes provenant du monde entier et du Pape François, qui est pour moi une icône merveilleuse, qui nous appelle à être une Eglise en sortie, à être plus pour les autres, comme nous l’enseigne Saint Ignace » Avec cela, elle s’attend « à voir la réalité de l’autre, d’autres cultures, à apprendre davantage sur la diversité et sur le respect, ce dont nous avons le plus besoin en tant que jeunes brésiliens ».
« L’Amazonie semble être connue – poursuit la jeune femme – mais il est cependant nécessaire d’accorder plus de visibilité à tout ce qui se passe ici, pour démontrer qu’il est nécessaire de parler de l’Amazonie, de la manière dont elle est menacée et dont elle doit être considérée comme un patrimoine pour tous ». Selon Aylla Emanuele Silveira, « nous nous occupons seulement ce que ce nous connaissons et nombre sont ceux qui connaissent l’Amazonie seulement comme une belle destination touristique, comme le poumon de la planète mais sans aucune implication avec la réalité ni avec les jeunes qui vivent ici, indigènes, caboclas. Le Brésil est connu pour son carnaval, pour les fêtes, pour des lieux spécifiques mais il est important de prendre en considération le visage amazonien de différents jeunes du cru ».
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AMERIQUE/SALVADOR - Prise de position de l’Archevêque de San Salvador contre la privatisation de l’eau et un système de retraites injuste

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/01/2019 - 12:25
San Salvador – L’Archevêque de San Salvador, S.Exc. Mgr José Luis Escobar, a invité les salvadoriens à voter de manière responsable aux élections présidentielles du 3 février prochain. « Très bientôt auront lieu les élections et nous devons rappeler que voter de manière responsable est un droit et un devoir pour tout citoyen » a déclaré Mgr Escobar hier, Dimanche 13 janvier, au cours de l’homélie. En la Cathédrale métropolitaine a en effet été célébrée ce Dimanche la Messe de la 52ème Journée mondiale de la paix, intitulée « La bonne politique est au service de la paix ». La Messe a été célébrée par le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Santo Rocco Gangemi, et concélébrée par tous les Evêques de la Conférence épiscopale du Salvador, selon les nouvelles parvenues à l’Agence Fides.
Le 3 février, un peu plus de cinq millions de salvadoriens seront appelés à se rendre aux urnes pour élire le Président et le Vice-président qui gouverneront le Salvador du 1er juin 2019 au 31 mai 2024. L’Archevêque a par suite demandé de choisir « les personnes qui peuvent le mieux répondre aux intérêts légitimes de la population ».
Selon les sondages publiés par les Agences locales, l’ancien Maire de San Salvador, Nayib Kukele, conduit le groupe des candidats aux élections, dépassant les partis traditionnels qui ont perdu en popularité à cause des accusations de corruption ayant frappé les anciens Présidents issus de leurs rangs.
Mgr Escobar Alas a également profité de l’occasion pour appeler les fonctionnaires locaux à travailler en faveur de la paix, en gouvernant « avec justice et pour le bien commun » et à éviter toute tentative de privatisation de l’eau, l’un des plus graves problèmes du Salvador. « Dans une société démocratique, l’eau ne peut être privatisée au profit de quelques-uns et au détriment des pauvres. Cela est inconcevable et impensable » a souligné avec force l’Archevêque qui a également critiqué les politiques fiscales nationales. Selon lui, le système fiscal actuel « favorise ceux qui ont davantage, en permettant à ces personnes de pratiquer l’évasion et l’élusion fiscale ou en leur accordant même des exemptions ». « Il n’est pas juste – a-t-il répété plusieurs fois – de peser avec davantage de taxes, sans pitié et sans exceptions justement sur les plus pauvres ».
L’Archevêque a également dénoncé l’injustice d’un système de retraite dans lequel les sociétés privées réussissent à obtenir « des millions de profits » et les contribuables souffrent de « pertes » et sont « destinés à finir leur vie dans la misère ».
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AFRIQUE/NIGER - Absence de nouvelles concernant le lieu de détention du missionnaire italien enlevé en septembre dernier

Fides FR - www.fides.org - Lun, 14/01/2019 - 11:55
Niamey – « Nous vivons aujourd’hui dans un climat d’insécurité qui règne dans toute la zone frontalière avec le Burkina Faso. Presque chaque semaine ont lieu des attaques armées qui ont surtout pour objectif les militaires et les forces de l’ordre et ont déjà fait des dizaines de morts. J’ai eu la joie de célébrer l’Epiphanie au sein de ma mission de Makalondi, même si à chaque fois que je m’y rends, je perçois clairement la situation de précarité et d’insécurité qui la caractérise. De nombreuses personnes, chrétiennes et non, viennent nous trouver et demandent toujours des nouvelles du Père Pier Luigi Maccalli mais notre réponse est, malheureusement, depuis quatre mois toujours la même : nous ne savons pas où il se trouve et entre les mains de qui il se trouve ». C’est ce que raconte à Fides le Père Vito Girotto, de la Société des Missions africaines , en évoquant la situation dans les missions de Makalondi et de Bomoanga, celle qui se trouvait sous la responsabilité du Père Maccalli, enlevé le 17 septembre 2018.
Le Père Girotto indique : « La Messe de Minuit à Noël a été célébrée en début d’après-midi le 24 décembre tant à Bomoanga qu’à Makalondi afin de permettre aux fidèles de rentrer chez eux alors qu’il faisait encore jour. Dans le village de Bomoanga, les routes sont en terre battue et ne sont pas éclairées de nuit. Un générateur électrique fournit la lumière seulement le long de la route bitumée. Les célébrations du 25 décembre ont, elles aussi, vu la participation de nombreuses personnes mais, immédiatement après la Messe, les salutations et les vœux, chacun est rentré chez soi ».
Le missionnaire poursuit : « A Bomoanga, dans l’église construite par le Père Maccalli, pas une place n’était vide mais tous ont remarqué l’absence des fidèles des communautés chrétiennes des villages les plus éloignés. Les informations sur ces zones ne sont pas très claires. Elles sont indiquées comme des « zones contrôlées » mais on ne sait pas bien par quelles forces. Dans certaines communautés de villages de la mission de Makalondi, la joie de Noël a été un peu contenue cette année. Les personnes ont peur de subir des agressions de la part de groupes fanatiques qui, selon une interprétation fondamentaliste de l’islam, voient Noël comme un événement paien ».
« Après l’enlèvement du Père Maccalli et les attaques du mois de novembre contre la ville de Makalondi – indique le Père Girotto – je dois toujours me déplacer sous la protection d’agents armés des forces de l’ordre et aller et venir de Niamey dans la journée, sachant que je vis dans la capitale et pars le matin pour mes visites au-dehors de cette dernière. Le samedi précédant l’Epiphanie était prévue la fête du cinquantenaire de création de la mission de Makalondi mais le Conseil pastoral a décidé de reporter cette célébration, qui aura lieu, a-t-il été décidé, seulement après la libération de notre confrère. Une famille ne peut être en fête lorsqu’un membre important ne peut y participer ».
Malgré cela, l’équipe de cinq prêtres, diocésains et de la SMA, de différentes nationalités dont quatre provenant de pays africains et un autre d’Inde, continue à mener l’activité pastorale et l’évangélisation avec un grand courage, en assurant la célébration des sacrements dans les trois sièges paroissiaux et dans certaines chapelles périphériques. « Nous représentons une petite présence chrétienne, dans un pays presque entièrement musulman, dans lequel la foi es conservée vivant avec d’énormes difficultés, grâce à l’engagement de nos chrétiens, à leur persévérance et à leur courage » conclut le missionnaire de la SMA.
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