AMERIQUE/PEROU - « Le pire moment pour provoquer une nouvelle crise » selon l'Episcopat local

Fides FR - www.fides.org - Gio, 06/08/2020 - 12:22
Lima – Des grandes sociétés privées aux syndicats en passant par l'Eglise, tous ont demandé à l'exécutif et au Congrès du Pérou de surmonter immédiatement la grave crise politique à laquelle le pays est confronté après que le pouvoir législatif ait provoqué mardi dernier la chute du gouvernement conduit par le Premier Ministre Pedro Cateriano.
Le commun dénominateur de toutes les déclarations au cours de la journée d'hier, 5 août, a été la nécessité de parvenir à un accord qui prévienne l'impact de l'épidémie de Covid-19 qui voit le Pérou au 7ème rang mondial et au troisième en Amérique latine en terme de nombre de cas.
Le 4 août, le Congrès a nié la confiance au gouvernement Cateriano, le contraignant à démissionner seulement 19 jours après sa nomination. Ainsi, après avoir entendu la décision législative, le Président de la République, Martín Vizcarra, a assuré que les députés ont fait prévaloir « des requêtes particulières » tout en acceptant le fait accomplie et annonçant qu'il formera un nouveau gouvernement dans les délais prévus par la loi.
Fides a reçu le texte de la déclaration de la Conférence épiscopale du Pérou à ce propos, laquelle rappelle notamment que le pays « connaît actuellement des temps de souffrance et de douleur dus à la pandémie » de corona virus, motif qui lui a fait considérer urgent de « promouvoir l'unité nationale ». « Ceci est le pire moment pour provoquer une nouvelle crise » indique l'Episcopat avant d'assurer que « le monde politique doit mettre de coté les différences qui peuvent exister et s'élever dans les circonstances actuelles en privilégiant la vie des péruviens ».
Enfin, les Evêques ont demandé aux forces politiques « de rechercher un accord » au travers d'un « programme prioritaire » mettant en avant le bien-être de tous les péruviens de manière à construire « sur la base du dialogue, de la bonne foi et de l'intention droite, en mettant toujours le bien commun devant tout intérêt de groupe ».
La crise politique dans le pays a lieu alors que le Pérou a dépassé les 20.000 morts à cause du Covid-19, le nombre de cas avérés ayant presque atteint les 440.000.
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ASIE/LIBAN - Témoignage de la Caritas du Liban, poursuivant son aide au profit des plus vulnérables dans le chaos ambiant

Fides FR - www.fides.org - Gio, 06/08/2020 - 10:32
Beyrouth – Plus de 300.000 évacués, des milliers de blessés et une centaine de morts, tel est le bilan provisoire de l'explosion intervenue le 4 août dans le port de Beyrouth . « Il s'agit d'une situation terrible et désastreuse et nous nous trouvons aujourd'hui dans la confusion la plus totale » indique à Caritas Internationalis Rita Rhayem, Directeur de la Caritas du Liban, dont l'équipe s'est immédiatement activée pour porter secours aux personnes frappées par l'explosion.
« La situation est critique et c'est la première fois que nous affrontons une urgence de cette ampleur mais nous ne nous arrêtons pas et nous allons de l'avant pour aider toutes les personnes en difficulté » souligne-t-elle. « Il y a de nombreux morts et de nombreux blessés et d'un point de vue sanitaire, le cadre empirera probablement rapidement à cause des effets des gaz toxiques. La Caritas du Liban se prépare actuellement à cette éventualité mais nos centres sanitaires n'ont pas les moyens d'affronter un cas de figure semblable et les opérations de secours sont rendues encore plus difficiles par le manque d'énergie électrique ».
La note parvenue à l'Agence Fides met en évidence que le quartier général de la Caritas du Liban a, lui aussi, été gravement endommagé par l'explosion. Selon des sources locales, providentiellement, le bureau avait fermé ses portes peu avant l'explosion et par suite aucun membre de l'équipe n'a été blessé.
« Le pays s'est arrêté et nous vivons un cauchemar – affirme le Président de la Caritas du Liban, le Père Michel Abboud – Nous n'avons rien pour aider la population. Beyrouth est dévastée et nous sommes totalement écrasés par la portée des événements ».
« Nos bénévoles se sont immédiatement mobilisés pour identifier et assister les blessés qui sont reçus dans nos centres d'assistance primaire malheureusement déjà débordés et incroyablement pris d'assaut, tout comme les hôpitaux. Tout manque y compris la nourriture permettant de soutenir la population touchée » indique Rita Rhayem.
« Les explosions ont provoqué un dommage ultérieur à un pays, le Liban, déjà agenouillé par la crise économique et politique, les violences, la pandémie de Covid-19 et les conséquences des sanctions économiques imposées à la Syrie – souligne Aloysius John, Secrétaire général de Caritas Internationalis. « Nous ne devons pas oublier combien les effets des sanctions économiques et des violences ont affaibli ce pays et pèsent actuellement sur le Liban qui doit aujourd'hui faire face également à une grave crise alimentaire ». Il exhorte par suite « la communauté internationale à intervenir urgemment et de manière inconditionnelle afin d'aider la population, de soulager les souffrances des libanais en levant immédiatement les sanctions économiques ».
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AMERIQUE/BRESIL - Lettre ouverte de 152 Evêques critiquant la gestion de la pandémie de la part du gouvernement

Fides FR - www.fides.org - Gio, 06/08/2020 - 10:03
Brasilia – Un groupe de 152 Evêques du Brésil, soit un tiers environ du total des membres de la Conférence épiscopale du Brésil, a publié une « Lettre au peuple de Dieu » dans laquelle ils adressent une série de critiques au Président Jair Bolsonaro pour la manière dont il a géré la pandémie de Covid-19 mais aussi du fait de l'orientation politique du gouvernement.
« Le Brésil traverse actuellement l'une des périodes les plus difficiles de son histoire, comparable à une tempête parfaite qui, malheureusement, ne peut être évitée. La cause de cette tempête est la combinaison entre une crise sanitaire sans précédent, un effondrement tragique de l'économie et la tension qui s'abat sur les fondements de la République, causée en grande partie par le Président de la République et par d'autres secteurs de la société, provoquant une crise politique et de gouvernabilité profonde » affirme le document.
Selon la note parvenue à Fides, la Lettre devait être publiée à la fin du mois de juillet mais cette publication a été retardée afin que le texte puisse être étudié par le Conseil permanent de la Conférence épiscopale. Elle a toutefois été diffusée par les réseaux sociaux avant de recevoir l'accord de la CNBB, demeurant ainsi de la seule responsabilité des signataires.
« Nous sommes des Evêques de l'Eglise catholique provenant de diverses région du Brésil, en profonde communion avec le Pape François et son magistère et en pleine communion avec la Conférence nationale des Evêques du Brésil qui, dans l'exercice de sa mission évangélisatrice, se pose toujours en défense des plus petits, de la justice et de la paix » indique la lettre.
« C'est dans cet horizon que nous nous plaçons en ce qui concerne la réalité actuelle du Brésil. Nous n'avons pas d'intérêts politiques, partisans, économiques, idéologiques ou d'autre type, Notre seul intérêt est le Royaume de Dieu, présent dans notre histoire, alors que nous avançons dans la construction d'une société structurellement juste, fraternelle et solidaire comme une civilisation de l'amour ».
« Ce scénario d'impasses dangereuses, qui met à l'épreuve notre pays requiert de ses institutions, de ces responsables et de ses organisations civiles beaucoup plus le dialogue que les discours idéologiques fermés ».
Les Evêques signataires affirment que « le système de l'actuel gouvernement ne place pas au centre la personne humaine et le bien de tous mais la défense intransigeante des intérêts d'une « économie qui tue ».
Faisant directement allusion à un thème appartenant à la responsabilité de l'Eglise et d'un autre point de vue également au Président Bolsonaro, le document ajoute que « même la religion est utilisée pour manipuler les sentiments et les croyances, provoquer des divisions, diffuser la haine, créer des tensions entre les églises et leurs responsables », avertissant que « toute association entre religion et pouvoir au sein d'un Etat laïc est pernicieuse, surtout l'association entre groupes religieux fondamentalistes et conservation du pouvoir autoritaire ».
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ASIE/LIBAN - Prise de position du Patriarche d'Antioche des Maronites après l'explosion mystérieuse d'hier

Fides FR - www.fides.org - Mer, 05/08/2020 - 14:03
Beyrouth – « Beyrouth, l'épouse de l'Orient, le phare de l'Occident, est blessée ». Il s'agit d'une « ville dévastée », réduite comme « un théâtre de guerre sans guerre ». C'est ainsi que débute l'appel lancé par le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, « aux Etats du monde » après la « mystérieuse explosion » - expression emblématique choisie par le Patriarche – intervenue hier, 4 août, dans le port de la capitale libanaise, qui a fait plus de 100 morts et des milliers de blessés selon un bilan provisoire.
L'événement dévastateur – répète le Cardinal – a éventré la ville, semant la mort et la dévastation, détruisant hôpitaux, maisons, églises et mosquées, hôtels et magasins et ceci ò un moment où l'Etat libanais « se trouve dans une situation de banqueroute économique et financière qui le rend incapable d'affronter cette catastrophe », sa population étant réduite « en des conditions de pauvreté et de misère ».
L'Eglise – indique le Cardinal – a institué un réseau de secours sur tout le territoire libanais mais l'urgence est telle que tout effort fait par la communauté nationale résulte insuffisant par rapport à la catastrophe qui a frappé le pays. Pour cela, au nom de l'Eglise au Liban, le Patriarche d'Antioche des Maronites remercie par avance « tous les Etats qui ont exprimé leur disponibilité à aider Beyrouth » et s'adresse « à tous les Etats amis et frères » et en particulier aux Grandes Puissances et aux Nations Unies, en demandant à tous une aide immédiate en vue du salut de Beyrouth qui va au-delà de toute considération et de tout calcul politique et géopolitique, « parce que ce qui est arrivé va par-delà la politique et les conflits ». Le Liban, affligé ces dernières années par une suite de catastrophes politiques, financières, économiques et de sécurité nationale – ajoute le Cardinal - « mérite maintenant le soutien de ses frères et amis, nécessaire pour remettre sur pieds sa capitale ». Selon le Patriarche d'Antioche des Maronites, le chemin le plus adapté pour faire face à l'urgence est d'instituer un « fond contrôlé par les Nations Unies » afin de gérer les aides. « Je m'adresse à vous – conclut le Cardinal – parce que je sais que vous aimez le Liban et que vous répondrez à cet appel. Je m'adresse à vous parce que je sais combien vous avez à cœur que le Liban réacquiert son rôle historique au service de l'homme, de la démocratie et de la paix, au Proche-Orient et dans le monde ».
Au moment de l'explosion qui a dévasté Beyrouth dans l'après-midi d'hier, les libanais, éreintés par la crise économique et par la pandémie qui avait recommencé à paralyser le pays ces derniers jours, ont immédiatement mis de coté leurs craintes et se sont précipités pour secourir leurs compatriotes : médecins et personnel sanitaire ont ouvert hôpitaux et cliniques devant l'afflux des blessés, les hôteliers ont mis leurs structures à disposition pour accueillir les évacués ayant fui leurs maisons détruites. Les couvents, monastères, églises et mosquées ont fait de même, sachant que les bureaux de la Caritas du Liban ont été dévastés par l'explosion.
« Cette douloureuse tragédie – indique un communiqué émis en fin d'après-midi par le Bureau politique du parti chiite Hezbollah – et ses répercussions sociales, économiques, humanitaires et sanitaires exigent de tous les libanais, des forces politiques et de tous les acteurs du pays solidarité, unité et travail partagé afin de surmonter cette difficile épreuve ».
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AFRIQUE/COTE-D'IVOIRE - Projets sanitaires de sensibilisation de la population et de formation et préparation du personnel sanitaire dans le cadre de la pandémie

Fides FR - www.fides.org - Mer, 05/08/2020 - 09:31
Yopougon-Kouté – La Paroisse Saint Laurent de Yopougon-Kouté célèbre en ce 5 août la cérémonie de remise des masques de protection, du gel hydro alcoolique, de stérilisateurs et de respirateurs, thermomètres à infrarouges et autres instruments à un certain nombre d'hôpitaux de la zone.
Le matériel sanitaire, acquis avec les aides de la Conférence épiscopale italienne et de la Caritas d'Italie, est distribué par l'AVSI, la Communauté missionnaire de Villaregia, la Fondation Soleterre et l'Institut des Missions de la Consolata.
Selon les informations parvenues à l'Agence Fides, en avril dernier, la Présidence de la CEI avait destiné 6M€uros – et 3 autres en mai – à l'urgence Covid-19 en Afrique et dans d'autres pays pauvres du monde. Grâce à ces ressources provenant des fonds du 8 pour mille destiné à l'Eglise catholique , ont été financées 381 initiatives de nature sanitaire et 160 autres à caractère formatif.
La CEI et la Caritas d'Italie ont apporté leur contribution à cette initiative globale en finançant 10 projets sanitaires dans la capitale économique, Abidjan, et dans d'autres villes dont sont bénéficiaires autant de structures sanitaires. Chacune d'entre elle, situées surtout dans les périphéries et dans les zones rurales, a reçu de 10 à 15.000 €uros suivant les besoins et le nombre de lits de la structure.
Sept de ces projets ont été accompagnés par les ONG italiennes AVSI et Soleterre, par la Communauté missionnaire de Villaregia, à laquelle est confiée la Paroisse Saint Laurent de Yopougon-Kouté, et par l'Institut missionnaire de la Consolata, réalités qui oeuvrent en Côte-d’Ivoire depuis plusieurs années au travers de projets de développement et de promotion humaine. Dans ce pays justement, outre les mesures de prévention prises par le gouvernement et par l'OMS, la réponse nationale à la pandémie a mis fortement l'accent sur le soutien et le renforcement du système sanitaire.
Les quatre organismes ont répondu à l'invitation de la CEI à collaborer pour optimiser les aides et comme signe d'unité entre organismes et organisations qui se reconnaissent dans un service commun et partagé à leurs frères les plus pauvres. Outre la dotation en instruments sanitaires, les 7 projets ont pour but de soutenir des initiatives en vue de la sensibilisation de la population, et de formation et préparation du personnel sanitaire.
A la cérémonie d'aujourd'hui, est prévue la présence du Nonce apostolique en Côte-d’Ivoire, S.Exc. Mgr Paolo Borgia, ainsi que de représentants du Ministère de la Santé local, de l'OMS et des autorités administratives de la ville.
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AMERIQUE/BRESIL - Premier bilan de la campagne « L'Amazonie a besoin de vous »

Fides FR - www.fides.org - Mer, 05/08/2020 - 09:30
Brasilia – Près de trois mois après son lancement, la campagne« L'Amazonie a besoin de vous » a collecté plus de 700.000 rials brésiliens et fournit cette semaine un bulletin rendant compte des activités réalisées jusqu'ici. Le document contient des clichés et des témoignages des responsables des Diocèses qui ont reçu des donations ainsi qu'un compte-rendu financier des fonds envoyés qui ont été convertis en denrées alimentaires et produits hygiéniques.
Organisée par le Réseau ecclésial pan amazonien au Brésil et par les Œuvres pontificales missionnaires du Brésil dans le but de venir en aide aux besoins des peuples amazoniens, la campagne, est le résultat de l'action de solidarité d'urgence de l'Eglise au Brésil « Il est temps de prendre soin » qui a suscité d'innombrables initiatives en cette période de pandémie et bénéficie du soutient de la Conférence nationale des Evêques du Brésil, de la Caritas du Brésil, de la Conférence des Religieux du Brésil et de la Province mariste du centre sud du Brésil.
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AMERIQUE/PEROU - 100 salles à manger pour 10.000 personnes, signe de la solidarité péruvienne

Fides FR - www.fides.org - Mer, 05/08/2020 - 09:29
Lima – L'Eglise a transféré les fonds collectés dans le cadre de la campagne intitulée « Pour un Pérou sans faim », grande croisade de solidarité nationale, aux 100 salles à manger de solidarité paroissiales au niveau national pour qu'elles puissent assister les personnes les plus nécessiteuses souffrant de la crise économique et sociale dérivant de la pandémie de Covid-19 au Pérou.
Ainsi que l'avait indiqué précédemment Fides , la Fondation Téléthon Saint Jean de Dieu unie à la Conférence épiscopale du Pérou au travers de son initiative « Donnez-leur vous-mêmes à manger » et à la Caritas du Pérou, ont mis en place cette croisade nationale qui est parvenue à collecter 698.669 Sols péruviens grâce à la solidarité de tous les péruviens – sociétés, institutions, artistes et particuliers en général au niveau national et international.
Ces fond ont été distribués au réseaux de salles à manger des 46 juridictions ecclésiastiques de tout le pays afin de servir à 10.000 personnes vulnérables des déjeuners au sein de ces 100 cantines paroissiales pendant une période de deux mois – août et septembre.
Les juridictions de Lima, Callao, Chosica, Carabayllo, Lurín, Trujillo, Iquitos, Jaén, Huancayo et Huánuco disposent de trois salles à manger chacune alors que les 36 autres juridictions disposeront de deux cantines pour fournir de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin.
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AFRIQUE/SOUDAN - Appel à la prudence de la part des autorités à l'occasion de la fête musulmane du sacrifice

Fides FR - www.fides.org - Mar, 04/08/2020 - 11:56
Khartoum – Aucun nouveau cas de Covid-19 n'a été enregistré dans 14 des 18 Etats du Soudan au cours de ces deux dernières semaines toutefois des mesures de précaution contre la diffusion du corona virus seront maintenues dans l'ensemble du pays pendant les trois prochaines semaines. C'est ce qui ressort d'un rapport du Haut Comité pour les urgences sanitaires du Soudan parvenu à l'Agence Fides.
Une attention particulière a été requise dans le même temps dans le cadre de la fête musulmane du sacrifice, qui s'est achevée hier, 3 août. Cette fête est célébrée chaque année à partir du soir du 30 juillet, dans le cadre du mois lunaire du Dhū l Dijja au cours duquel a lieu le traditionnel pèlerinage à La Mecque.
A cette occasion, le Ministère chargé des Affaires religieuses a enjoint aux mosquées d'adhérer à toutes les directives concernant la santé au cours de la fête du sacrifice afin d'éviter la diffusion du corona virus. Suleiman Bashshar, Sous-secrétaire dudit ministère, a invité les imams à réduire la durée de la prière en lisant de brèves sourates du coran et en réduisant le sermon à sa plus simple expression. Il a en outre sollicité les fidèles afin qu'ils fassent usage de masque de protection ou couvrent leur nez et leur bouche à l'aide d'un keffieh. Chacun s'est vu rappeler qu'il devait porter avec lui son propre tapis de prière pour éviter d'éventuelles contaminations. Le Sous-secrétaire a également affirmé que l'Académie islamique Fiqh avait émis une fatwa autorisant les personnes à choisir de ne pas célébrer en groupe le vendredi dans les mosquées à cause de la pandémie.
Selon le Ministère de la Santé, à compter du 27 juillet, ont été enregistrés 72 nouveaux cas de Covid-19 dont 5 morts. Le nombre total de contaminés depuis le début de la pandémie est de 1.496 dont 725 morts et 6001 personnes guéries.
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AMERIQUE/PANAMA - Faire prévaloir la sensibilité, l'unité, la solidarité et la générosité durant la pandémie, une nécessité pour l'Archevêque de Panama

Fides FR - www.fides.org - Mar, 04/08/2020 - 09:47
Panama - « Nous vivons un moment où doit prévaloir un grand sens de sensibilité, d'unité, de solidarité et de générosité qui permettra de surmonter les défis en tant que pays ». Telles sont les paroles prononcées par S.Exc. Mgr José Domingo Ulloa, Archevêque métropolitain de Panama.
Au cours de son homélie du Dimanche 2 août, s'est exprimé à propos de la crise provoquée par la pandémie actuelle.
Il a lancé un appel à l'unité « pour surmonter toute inégalité et toute pauvreté ».
« Une manière pour sortir de la crise du corona virus consiste à créer un espace pour la consultation nationale – a indiqué Mgr Ulloa – qui se fonde sur des principes de dialogue, de justice et de paix sociale, sans politisation, intérêts privés, calculs ou mesquinerie ».
Cet espace de consultation devrait être doté des « plus importantes possibilités de progrès pour tous » a-t-il ajouté.
« Il est temps pour nous de comprendre que nous pouvons arriver au bien-être seulement si nous avons tous accès à des conditions de vie équitables » a-t-il conclu.
Selon le Ministère de la Santé, Panama compte 68.456 cas de Covid-19 dont 1.500 morts.
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AFRIQUE/KENYA - Rencontre interreligieux sur la manière dont protéger la société durant et après la pandémie de Covid 19

Fides FR - www.fides.org - Lun, 03/08/2020 - 12:47
Kericho – « Pour aider à surmonter les effets de la pandémie en Afrique, il est nécessaire de changer d'attitude ». C'est ce qui a été souligné durant une première série de rencontres virtuelles internationales visant à faire prendre conscience de la menace représentée par le Covid-19. L'initiative, qui voit la participation de responsables de différentes religions dont le Christianisme, l'islam et l'hindouisme, a vu le jour sur la base d'un projet conjoint de l'Université catholique Tangaza , de l'Umma University, institution islamique d'instruction supérieure, et l'Harmony Institute dont le but est de promouvoir la paix dans le monde et de contribuer à la coexistence pacifique des disciples des diverses fois, cultures, ethnies et races.
Le thème de la session « Réflexions sur la pandémie de corona virus : ce que conseillent les fois en des temps de crise difficile » vise à protéger la société durant et après la pandémie.
Parmi les intervenants à la vidéoconférence, se trouvait notamment S.Exc. Mgr Alfred Rotich, Evêque de Kericho, qui a exhorté les participants à « changer d'attitude, à se purifier, à être vertueux, à devenir des personnes intègres, honnêtes et fidèles ». L'Evêque a en outre souligné les nombreux conflits, divergences et désaccords qui se sont vérifiés durant cette période de pandémie à l'intérieur des familles.
« Il est temps que les personnes renforcent leur vie spirituelle et ouvrent les portes à la bravoure, ouvrent les yeux du cœur de manière à pouvoir reconnaître Dieu en tout ce qu'ils font » poursuit Mgr Rotich dans la note parvenue à l'Agence Fides. « Souvent nous négligeons nos jeunes et nous ne nous rendons compte ni ne faisons attention à certains comportements illicites ».
Selon le Directeur exécutif du Conseil interreligieux du Kenya , Francis Kuria Kagema, lui aussi intervenu à la table ronde, les religions devraient inspirer les personnes et donner l'espérance que nous parviendrons à surmonter la pandémie. En réfléchissant en outre sur les mesures drastiques prises pour freiner la diffusion du corona virus dans le pays, Francis Kuria Kagema, qui est également l'un des secrétaires du Conseil interconfessionnel constitué récemment pour aider à développer des protocoles en vue de la réouverture progressive des lieux de culte, a fait remarquer que celles-ci doivent être modifiées. « Nous devons soutenir ceux qui ont été touchés au travers de modalités différentes par les actions drastiques mises en œuvre pour prévenir la diffusion du virus » a-t-il affirmé.
« Nous devons accepter de prendre des précautions, de changer notre attitude et d'aller de l'avant » a déclaré Sujata Kotamraju, Secrétaire général du Conseil hindou du Kenya , à propos des familles hindoues qui, traditionnellement vivent sous le même toit et au sein desquelles les adultes jouent un rôle clef pour modeler les jeunes. Ils passent du temps avec eux, partagent des histoires sur des questions liées à l'âge et aux circonstances et programment les mariages.
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AMERIQUE/NICARAGUA - L'Eglise au Nicaragua non intimidée par des « actes de terreur »

Fides FR - www.fides.org - Lun, 03/08/2020 - 10:06
Managua - La Conférence épiscopale du Nicaragua a publié et envoyé à Fides un document condamnant l'acte terroriste consistant dans l'incendie de la Cathédrale de Managua en ces termes : « L'Eglise sera toujours rejetée par ceux qui n'acceptent pas la Vérité qu'elle prêche... Faire usage de la violence pour faire taire la voix prophétique de l'Eglise ne signifie pas que nous devons arrêter d'encourager notre peuple à vivre la mission évangélisatrice que le Christ Lui-même nous a confiée ».
Hier après l'Angelus, le Saint-Père François en personne a rappelé ce terrible fait : « Je pense au peuple du Nicaragua qui souffre suite à l'attentat contre la Cathédrale de Managua dans laquelle a été fortement endommagée, presque détruite, l'image tant vénérée du Christ qui a accompagné et soutenu pendant des siècles la vie du peuple fidèle, Chers amis nicaraguayens, je suis proche de vous et je prie pour vous ».
L'Evêque auxiliaire de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Báez, a lui aussi souligné que « les actes de terreur » n'intimident pas l'Eglise du Christ, par référence à l'attaque terroriste qu'un inconnu a perpétré vendredi dernier dans la Cathédrale de Managua. Dans son homélie d'hier, l'Evêque a affirmé que Jésus éprouve de la compassion pour les peuples souffrants et martyrisés par l'oppression et l'injustice. « L'image du Sang du Christ détruite par un acte terroriste dans la Cathédrale de Managua est pour le pays un souvenir vivant et émouvant d'un Dieu qui non seulement a porté nos souffrances sur la croix mais qui continue à souffrir au sein de notre peuple opprimé jusqu'à ce qu'Il le ressuscite avec la liberté et la justice ».
L'acte perpétré contre la Cathédrale de la capitale nicaraguayenne a été immédiatement qualifié de terroriste par l'Archevêque de la ville, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, acte qui a profondément blessé la communauté catholique nicaraguayenne. Pour l'Archidiocèse, la bombe lancée par un homme masqué à l'intérieur de l'église, dans la chapelle du Sang du Christ, a constitué un « acte prémédité » .
Au cours de ces derniers mois, les églises du Nicaragua ont subi des actes de vandalisme en tout genre. Les Evêques du Conseil épiscopal latino-américain ont exprimé leur solidarité et dénoncé le fait, comme également les différentes Conférences épiscopales des pays d'Amérique latine.
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ASIE/LIBAN - Interventions de représentants musulmans dans le cadre de la fête du sacrifice à propos de la neutralité libanaise relancée par le Patriarche d'Antioche des Maronites

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:31
Beyrouth – Au Liban aussi les journées de la fête islamique du sacrifice se sont déroulées dans le contexte caractérisé par l'urgence sanitaire liée au Covid-19, lequel a empêché d'organiser des moments de célébration communautaire. Divers chefs religieux des communautés islamiques, dans les discours prononcés à l'occasion de la fête, ont donné leur avis sur la crise politique, économique et institutionnelle qui bouleverse actuellement le pays ainsi que sur la campagne entreprise par le Patriarche d'Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, au nom de la neutralité libanaise à réaffirmer et à revendiquer par rapport aux axes de forces mondiaux et régionaux qui se confrontent sur les théâtres du Proche-Orient.
Le cheikh Ahmad Kabalan, mufti chiite d'école Jaafarite, dans son intervention pour la fête, a fait référence au centenaire de la proclamation de l'Etat libanais, faisant remarquer que les acteurs de la fondation du Liban indépendant ont introduit dès le début le germe du confessionnalisme, en le dotant ainsi « de toutes les causes de sa corruption et de son effondrement ». S'adressant au peuple libanais, il a invité tout un chacun à « ne pas tomber dans le piège international et régional qui serre le nœud autour du cou de notre pays et étrangle notre peuple ». Les discours de ceux qui commencent à parler de fédéralisme et de division du pays sur base sectaire représentent pour le cheik chiite « un retour aux projets de sédition entre les libanais, un retour à la guerre civile dont les conséquences se font encore sentir ». Selon lui, « le Liban vit au rythme des guerres dans la région, à l'ombre d'un projet régional soutenu par les Etats-Unis qui conduisent actuellement une grande guerre économique contre le Liban et imposent un blocus international mondial sur les libanais et sur l'Etat ». En ce qui concerne la réaffirmation de la « neutralité libanaise » soutenue par le Cardinal Rai, il a tenu à affirmer ne pas être éloigné « de nos frères de Bkerké » dans la mesure où il est de notre intérêt d'être tous dans une même tranchée pour lutter pour le Liban et pour les droits des libanais ». Dans le même temps, en se référant aux slogans de ceux qui veulent extrapoler le Liban « des incendies et des guerres régionales », le mufti chiite fait remarquer que « certaines de ces guerres concernent le Liban » et que « le Liban est au beau milieu de la tempête et ne peut en demeurer éloigné. Il doit constituer un partenaire essentiel et actif dans son autodéfense et dans la protection de ses intérêts de manière à ne pas devenir une proie facile ». Selon lui, « il ne peut y avoir de paix au Liban si une partie en souffre » parce que la stabilité du Liban « dépend de la stabilité et de la sécurité de tous ». Pour cela, selon le mufti, « l'union avec les chrétiens est une nécessité sur la terre et au plan religieux, moral et national ».
A la différence du mufti chiite précité, le cheick druze Naom Hassan a exprimé explicitement son accord avec la perspective de la neutralité libanaise, en affirmant le caractère urgent « d'éloigner notre nation des conflits dévastateurs et d'appliquer les décisions dérivant du dialogue national de 2006 ». Du coté sunnite, le cheick Amin Kurdi, numéro deux du Dar el-Fatwa, le plus haut organisme sunnite du Liban, dans son intervention pour la fête du sacrifice, n'a pas fait référence à la campagne en faveur de la neutralité libanaise soutenue par le Patriarche d'Antioche des Maronites – et interprétée par les analystes comme une critique politique au parti chiite Hezbollah, lié à l'Iran. Dans son sermon, le cheick sunnite Amin Kurdi a développé une véritable invective contre les dirigeants politiques et économiques libanais. « L'effondrement économique – a-t-il affirmé – n'est pas fortuit mais le résultat atteint par ceux qui affirment aimer le Liban alors qu'ils portent leurs ressources financières hors du pays et qu'ils se répartissent les ressources ».
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ANALYSE - Une mission pour un avenir meilleur au profit des enfants des rues en République démocratique du Congo

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:30
Kinshasa – Depuis 2004, la mission Ndako ya biso – littéralement notre maison en langue Lingala – a permis à 2.500 enfants des rues de retourner dans leurs familles d'origine. Les difficultés économiques et sociales contraignent souvent ces familles à abandonner leurs enfants. Cette mission au sein de laquelle oeuvrent 40 éducateurs, aide à préparer le retour des enfants dans leurs familles et offre un avenir meilleur à eux et à ces dernières.
La République démocratique du Congo est le deuxième pays d'Afrique en terme d'extension géographique et le pays francophone le plus peuplé. En 2016, l'ensemble du pays a été touché par une grave crise politique suite au report des élections présidentielles prévues pour le 20 décembre de cette année-là. L'objectif du Président de l'époque, Joseph Kabila, était de demeurer au pouvoir indéfiniment. Pour cela, débutèrent des manifestations dans tout le pays et la crise politique provoqua une crise économique caractérisée par une diminution des investissements en particulier en provenance de l'étranger.
Les conséquences – encore visibles aujourd'hui – ont été accentuées par l'arrivée de l'épidémie de corona virus, qui a étranglé ultérieurement la vie économique du pays, frappant en particulier les strates moyennes de la société. Kinshasa, la capitale, a particulièrement été touchée par la crise. Cette mégapole tentaculaire constitue la troisième ville d'Afrique en termes de population et l'une des plus peuplées du monde avec ses 13,2 millions d'habitants. Ici les questions politiques et économiques sont liées, encore plus largement à de nouvelles dynamiques sociales, spécifiques des grandes agglomérations, qui portent en particulière à la rupture des familles. Dans ce contexte, « on lutte chaque jour pour survivre » explique Jean-Pierre Godding, juriste et sociologue d'origine belge dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides. Depuis 2004 résidant en République démocratique du Congo, il y est responsable – en qualité de membre laïc de la Communauté du Chemin neuf de la mission Ndako ya biso, lieu d'accueil pour les enfants des rues de Kinshasa.
Ce qui distingue cette mission des autres refuges pour enfants est le but du projet qui n'est pas tant de fournir un lieu permettant d'accueillir les enfants mais plutôt une structure en mesure de les aider et de les réintégrer dans leurs familles d'origine.
Selon les estimations, à Kinshasa vivraient dans les rues entre 25 et 30.000 enfants. Toutefois la majeure partie d'entre eux n’est pas composée d'orphelins. Après avoir fui ou été chassés de chez eux pour divers motifs, les éducateurs spécialisés de la mission travaillent afin de retrouver leurs familles d'origine et de rétablir le lien interrompu.
A ce propos, Jean-Pierre Godding a récemment publié un livre intitulé « Petits bandits, petits voleurs, petits mages. Méthodologie de soutien et de réconciliation des enfants de rue à Kinshasa » . L'Agence Fides l'a interrogé.
Link correlati :Pour continuer à lire l'entretien accordé par Jean-Pierre Godding, en français sur le site Internet d'Omnis Terra
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AFRIQUE/SIERRA LEONE - Appel de l'Eglise à la paix dans une nation polarisée

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:30
Makeni – Le passé récent, fait de guerre civile et d'atrocités, fait s'allumer un signal d'alarme à chaque fois que se réveillent des foyers de violence en Sierra Leone. Depuis quelques semaines, à Makeni, chef-lieu de la province du nord, se vérifient des affrontements qui ont fait des morts et des blessés, L'Eglise a immédiatement voulu appeler tout un chacun au calme et par la voix de l'Administrateur apostolique de Makeni, S.Exc. Mgr Natale Paganelli, elle a exprimé sa préoccupation, lançant des appels à la réconciliation avant que les affrontements ne dégénèrent en conflits sociaux.
Le Père Paul Morana Sandi, Secrétaire général de la Conférence interterritoriale des Evêques de Gambie et de Sierra Leone, contacté par l'Agence Fides, a ainsi expliqué les derniers événements en date et l'intervention de l'Eglise : « Les 17 et 18 juillet sont arrivées les premières nouvelles de graves incidents entre forces de sécurité et jeunes manifestants. Le motif à la base de la révolte était le transfert d'un générateur d'énergie de Makeni à Lungi. Des situations similaires se sont vérifiées dans d'autres zones du pays telles que Lunsar et Tombo. Dans certains cas, le contact entre les forces de police et les manifestants a porté à la mort de plusieurs personnes, à des blessures pour d'autres et à des pertes de propriétés. Certaine versions font état d'interférences et d'instrumentalisations de la part de diverses factions politiques. Au sein d'une société fortement polarisée, il est probable qu'il s'agisse de cela. Dans tous les cas, la réponse des forces de sécurité est pour le moment placée sous les feux de la rampe tout comme a été mise en évidence la nécessité pour les jeunes d'avoir des attitudes plus modérées. Au cours de ces jours derniers, des groupes de la société civile ont invoqué une enquête indépendante et des mesures visant à prévenir des accidents semblables ».
L'Eglise, toujours attentive aux relents de violence, a adressé à la population différents appels au calme et à la prudence. « S.Exc. Mgr Natale Paganelli a rédigé deux Lettres pastorales au lendemain des incidents. Il a appelé tout un chacun au dialogue et à la réconciliation, un chois à mon avis très positif si sont pris en considération notre passé récent et notre démocratie fragile. La demande de tout sierra léonais est de continuer à chercher et à vivre la paix et l'unité, seule voie pour permettre au pays de se développer et de devenir prospère. L'Eglise continue à prêcher la paix et la réconciliation dans une société fortement divisée au niveau régional et politique. Au travers des églises et d'autres institutions, nous cherchons à susciter une conscience de la nécessité de maintenir le pays sur la voie de la paix et du respect de l'Etat de droit ». Le Père Paul Morana Sandi conclut : « Il nous semble en outre absurde que de tels incidents interviennent justement à un moment où nous sommes aux prises avec la pandémie de corona virus. En tant qu'Eglise, nous collaborons avec le gouvernement et nos partenaires donateurs internationaux dans la lutte contre le Covid-19 et nous encourageons tous les citoyens à respecter les règles sanitaires et les protocoles afin de garantir leur propre santé et celle des autres ».
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ASIE/PAKISTAN - Blocage de la construction d'un temple hindou sur la base de pressions de groupes islamiques

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:29
Islamabad - « C'est un droit fondamental de tout citoyen pakistanais que de prêcher et de professer sa religion librement, ainsi que le reconnaît la Constitution du Pakistan. Il est permis à toutes les communautés de disposer de leurs lieux de culte. Nous condamnons fermement le mouvement d'individus et de groupes fondamentalistes qui s'est opposé à la construction du temple de Shri Krishna à Islamabad, la capitale du Pakistan ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides Sabir Michael, activiste chrétien pour les droits des minorités, après que les travaux de construction d'un temple hindouiste aient été brutalement interrompus suite à l'opposition d'un certain nombre de responsables religieux islamiques et de groupes fondamentalistes islamiques.
Le militant remarque : « Le Pakistan fait partie des Etats signataires de la Déclaration universelle des droits de l'homme et de la Convention internationale des Droits sociaux, civils et politiques, qui garantissent des droits égaux à tous les citoyens, y compris ceux appartenant à des minorités religieuses. En ne permettant pas aux minorités religieuses de professer librement leur foi, non seulement les normes internationales en matière de droits fondamentaux sont trahies mais cela influence négativement sur l'image du Pakistan » poursuit-il. « Nous ne sommes pas des minorités religieuses capturées après une guerre. Nous existons au Pakistan depuis avant la création de la nation elle-même. Nous sommes des citoyens avec les mêmes droits et devoirs ».
La construction du premier temple hindouiste à Islamabad, capitale du Pakistan, a été temporairement bloquée ces jours derniers par ordre de la Capital Development Authority, organisme civil, après que des responsables islamiques et des personnes ayant une approche religieuse fondamentaliste aient protesté et se soient opposé à la construction. De nombreux responsables islamiques et responsables politiques musulmans ont protesté publiquement au travers de campagnes dans les moyens de communication de masse et sur les réseaux sociaux.
Le religieux islamique Ziauddin Manseharwi de l'organisation Jamia Islamia Ashrafia, un institut islamique, affirme, dans un message diffusé par les réseaux sociaux : « Il n'est pas permis de construire un nouveau temple pour les hindous en utilisant les fonds du gouvernement. Construire de nouveaux lieux de culte pour les non musulmans et restaurer les temples endommagés est illégal et signifie coopérer au péché ». Aujourd'hui, des organisations de la société civile se plaignent de la violation de la liberté religieuse et dénoncent la montée de l'extrémisme, de la haine religieuse et la détérioration de la tolérance religieuse, espérant la reprise des travaux.
Le plan en vue de la construction du temple hindou avait en effet déjà été approuvé en 2017 par le gouvernement de Nawaz Sharif, de la Ligue musulmane du Pakistan , prédécesseur de l'actuel exécutif aux affaires. Un terrain de 2.000m2 environ avait été assigné à la communauté hindoue pour le temple et un site pour la crémation. A la fin du premier semestre de cette année, l'actuel Premier Ministre, Imran Khan, a approuvé une subvention publique de 100 millions de roupies pakistanaises en vue de la construction de ce qui aurait dû être le premier temple hindouiste de la capitale du Pakistan.
Lal Chand Malhi, membre hindou de l'Assemblée nationale, appartenant au parti politique d'Imran Khan, a déclaré : « Ce temple d'Islamabad aurait montré que le Pakistan est un lieu qui respecte toutes les religions et où se pratique la coexistence. Lorsque les travaux de déblaiement ont démarré en juin dernier, le Premier Ministre a déclaré qu'il était assez content puisque le temple aurait donné une bonne image du Pakistan dans le monde entier ».
Le Pakistan Ulema Council , organisme islamique, a exprimé son soutien à la construction du temple à Islamabad et a critiqué les opposants. Le responsable islamique Hafiz Mohammad Tahir Mehmood Ashrafi, Président du PUC, a déclaré : « Nous dénonçons la controverse concernant la construction du temple ourdie par des islamistes extrémistes. Le PUC convoquera des réunions et présentera également son point de vue au Conseil de l'idéologie islamique du Pakistan. Il ajoute de surcroît : « Disposer d'un lieu de culte et vivre une vie selon sa propre foi et tradition est un droit accordé à tous les non musulmans selon la Constitution du Pakistan. Ceux qui s'opposent à la construction du temple font une erreur d'interprétation de la charia, la loi islamique ».
Entre temps, après l'arrêt temporaire des travaux de construction, la Haute Cour d'Islamabad n'a pas accueilli les recours présentés visant à bloquer la construction du temple hindou et la question a été déférée au Conseil de l'idéologie islamique, organisme consulté officiellement par le gouvernement pour examiner les lois approuvées par le Parlement et établir leur conformité à l'islam. Il appartiendra audit Conseil d'offrir des indications à l'exécutif à propos de la manière dont construire le temple hindou et sur la possibilité ou non d'utiliser des deniers publics pour sa construction.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Déclarations de l'Archevêque de Managua sur le caractère terroriste de l'incendie de la Cathédrale

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:14
Managua - « Un acte de terrorisme » : c'est en ces termes que S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, Archevêque de Managua, a qualifié l'incendie qui a ravagé le 31 juillet la chapelle de la Cathédrale métropolitaine, où se trouve le Christ de Managua. L'incendie a été provoqué par un engin explosif lancé par une personne et a brûlé l'image historique du Sang du Christ, une image de 382 ans d'âge qui fut vénérée par le Saint Pape Jean Paul II en 1996 au cours de sa deuxième visite dans le pays à majorité catholique. « Dans cette chapelle, est également exposé le Très Saint Sacrement dans son tabernacle » a indiqué l'Archidiocèse de Managua dans un communiqué envoyé à Fides. « Il s'agit d'un acte totalement condamnable de sacrilège et de profanation pour lequel nous devons demeurer en prière constante afin de vaincre les forces du mal » a ajouté l'Archidiocèse dans le texte.
Dans le cadre d'une conférence de presse improvisée dans la cour de la Cathédrale, le Cardinal a déclaré que « il existe des indications selon lesquels l'incendie de l'un des biens les plus précieux des catholiques du Nicaragua a été planifié très calmement ». Il a lié l'incendie à un autre événement, intervenu quant à lui le 20 juillet, lorsqu'un homme dans une camionnette a détruit les portes de la Cathédrale, endommageant une partie des grilles. Ce passage a servi de voie d'extraction pour les personnes ayant provoqué l'incendie. « Ils ont tout calculer : où entrer, comment le faire puis comment et où s'enfuir. Tout était parfaitement planifié » a déclaré le Cardinal.
De son coté, le Vice-président, Rosario Murillo, a déclaré que l'incendie a été le résultat d'un accident causé par les fidèles. « Ce feu a débuté à cause des cierges des fidèles qui ont brûlé les tentures et les fleurs » a-t-elle déclaré. La version officielle a cependant été démentie par l'Archevêque de Managua, lequel a confirmé : « Il n'y a pas de cierges et nous n'avons pas de tentures. Nous ne pouvons par suite pas penser que le feu puisse être le résultat d'un cierge qui tombe. Ceci a constitué un acte de terrorisme incendiaire causé par une bombe puissante » a souligné le Cardinal.
Les rapports entre l'Eglise au Nicaragua et le Président Ortega se sont interrompues depuis que la majeure partie des religieux a risqué la vie pour sauver la vie de milliers de personnes participant aux protestations antigouvernementales de 2018 , lesquelles se sont traduites par l'arrestation de centaines de personnes devenues prisonniers politiques, par des morts, des disparus et le départ pour l'exil de plus de 100.000 personnes.
L'incendie arrive alors que différentes institutions gouvernementales ont promu des activités populaires dans le cadre des célébrations de Saint Dominique de Guzmán, patron de la capitale, sachant que celles-ci avaient été suspendues par l'Archidiocèse . « Ce qui est arrivé a constitué une douloureuse blessure dans le cœur du peuple catholique du Nicaragua » a écrit l'Evêque auxiliaire de Managua, S.Exc. Mgr Silvio Báez, exilé depuis 2019 après avoir reçu des menaces de mort, probablement provenant de groupes liés au gouvernement.
Selon la presse locale, l'attaque vient s'ajouter à d'autres « actes de vandalisme perpétrés ces jours derniers à l'encontre d'églises d'autres villes du pays. Les faits représentent une grave persécution contre l'Eglise, ses responsables et les fidèles, attaquant la liberté religieuse reconnue par notre Constitution ».
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AMERIQUE/PARAGUAY - Les religieuses de Don Orione aux côtés des jeunes pour les aider à sortir du cercle vicieux des dépendances

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:13
San Juan Bautista - « Depuis deux ans, lorsque nous sommes arrivés dans la localité de Saint Jean Baptiste, nous oeuvrons en différents secteurs de la société et de manière spécifique avec les jeunes. Le but est de prévenir et de réhabiliter en cas d'alcoolisme et de toxicomanie ». C'est ce qu'indique à l'Agence Fides Soeur Julia Alvarez de la Congrégation des Petites Soeurs missionnaires de la Charité, filles de Don Orione , en évoquant l'engagement des religieuses dans le cadre du programme d'aide visant à combattre les dépendances, phénomène très répandu au sein de la société paraguayenne.
« Notre mission – explique la missionnaire – est d'apporter une continuité de différente manière à la grâce concédée par notre fondateur, Saint Louis Orione ». Le charisme de l'oeuvre est aujourd'hui exercé par les Petites Soeurs missionnaires de la Charité au travers de multiples activités et initiatives d'assistance. « Au sein de nos centres éducatifs, nous exerçons un service pastoral dans le but d'évangéliser les jeunes au travers d'une « synthèse » entre l'Evangile et la culture, afin de former des personnalités dotées d'esprit critique et créatif, de capacités de dialogue et de participation ».
Au cours de ces dernières semaines, la Commission de lutte contre le trafic de drogue de la Chambre des Députés du Paraguay, a conféré une récompense aux Petites Soeurs missionnaires de la Charité pour leur engagement dans la lutte contre les dépendances. « Un cercle vicieux – indique la religieuse – duquel il est très difficile surtout pour ceux qui se trouvent dans une situation de fragilité et de vulnérabilité et risquent par suite plus facilement de tomber dans les filets de la délinquance ».
Pour répondre à ces besoins, les Petites Soeurs missionnaires de la Charité collaborent dans divers secteurs de la pastorale « aux cotés du peuple, des petites communautés, des familles, des services de catéchèse pour le enfants et les jeunes – indique la missionnaire. Nous nous occupons en outre de la catéchèse pré sacramentelle des adultes, des célébrations liturgiques, des services de charité, de formation aux différents ministères. De plus, en collaboration avec d'autres organismes ou auprès d'autres institutions – conclut la religieuse – nous cherchons à répondre concrètement aux besoins de femmes, d'enfants et de jeunes en les accompagnant vers un développement humain intégral complet ».
Selon un rapport du Secrétariat national contre les drogues du Paraguay rédigé au cours des derniers mois de 2019, les jeunes s'approchent de l'alcool et des drogues très tôt. Les cocainomanes et consommateurs de marijuana ont entre 14 et 15 ans. Par ailleurs, 60% des jeunes sont des consommateurs habituels de boissons alcoolisées alors que 38% fume et 3,6% indique faire usage de tranquillisants et de préparations pharmaceutiques pour maigrir.
Les Petites Soeurs missionnaires de la Charité se sont installées à Saint Jean Baptiste en mars 2018 au sein de la Paroisse Notre-Dame de l'Assomption. En outre, elles sont également présentes au Paraguay avec deux autres communautés sises dans les villes de Lambaré et de Mayor Martinez.
Link correlati :Vidéo de l'entretien avec Soeur Julia Alvarez sur la chaîne Youtube de l'Agence Fides
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ASIE/MYANMAR - Cessez-le-feu et fédéralisme à l'ordre du jour de la prochaine Conférence de paix

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:13
Naypyidaw – Le Myanmar se prépare aux deux rendez-vous les plus importants de l'année qui, malgré les restrictions dues au Covid-19, se tiendront selon les délais et les modalités déjà décidés même si cela aura lieu avec quelques limitations. Il s'agit de la IV° session de la Conférence sur la paix de Panglong du XXI° siècle, ainsi qu'a déjà été intitulé le sommet qui se tiendra dans la capitale, Naypyidaw à la mi-août et les élections législatives prévues pour le mois de novembre. La Conférence de paix a vu substantiellement diminuer le nombre des délégués, une mesure acceptée par tous les participants. A la réunion, prévue du 12 au 14 août prochains, sont invitées toutes les entités, les organisations et groupes ayant combattu le gouvernement central et qui, en grande partie, ont adhéré au processus de paix. Ont également été invités des groupes n'ayant pas adhéré mais ayant accepté le principe de l'accord de trêve nationale signé en 2015, sans pour autant signer d'accords. Parmi les invités de poids ne faisant pas partie de l'accord, se trouvent ainsi par exemple la Kachin Independence Organisation et l'United Wa State Party, des groupes qui disposent chacun d'une branche armée. Les thèmes à l'ordre du jour concernent tant l'application de l'accord de cessez-le-feu au niveau national que d'ultérieures négociations sur les principes de base devant déboucher sur la formation d'une union fédérale. De telles négociations se poursuivront également après les élections. Ce sera la première fois que le fédéralisme, pour l'heure parole tabou, fera son entrée dans le cadre de négociations. La dernière conférence de ce genre s'est tenue du 31 août au 4 septembre 2016 lorsque avait été institué pour la première fois un gouvernement civil dont était également membre le Prix Nobel Aung San Suu Kyi. Cette conférence se conclut au travers d'une feuille de route pour la réconciliation nationale et la paix qui prévoyait sept passages dont certains sont restés lettre morte.
Sur le processus de paix pèsent différents facteurs : la force de négociation des différentes forces sur le terrain qui peuvent compter sur la pression militaire des milices locales respectives ; la position de la Chine populaire, en mesure de contrôler différents groupes le long de la frontière avec le Myanmar, et enfin la guerre en cours, surtout dans les Etats Chin et Rakhine, à laquelle contribuent des groupes armés exclus de la négociation et qui, comme l’Arakan Army, sont inscrits dans la liste des organisations terroristes. Au cours de ces derniers jours, deux opérations aériennes de l'armée birmane ont eu lieu à Kyauktaw et Mrauk U, zone située à 150 Km de Sittwe, capitale de l'Etat Rakhine, répondant par un bombardement à une attaque perpétrée par l’Arakan Army. Le tronçon Mrauk-U-Kyauktaw de la route Yangon-Sittwe a été fermé jusqu'à la fin de l'après-midi. Les combats ont eu lieu dans les champs sur le coté est de la route sis entre la digue d'Abaungtaw et celle de Taungphyu. Pour l'heure, aucune victime n'a été signalée mais de nombreux résidents ont dû évacuer la zone. Cette dernière se trouve à une soixantaine de kilomètres à vol d'oiseau du territoire de Paletwa, sur le territoire de l'Etat Chin, où cinq prêtres sont bloqués avec la population civile, pris au piège des affrontements armés incessants.
A la mi-juillet, différents responsables religieux birmans de différentes fois – dont des bouddhistes, des chrétiens, des musulmans, des hindous et des sikhs – ainsi que des réseaux et groupes interreligieux oeuvrant pour la paix – ont lancé un appel conjoint à tous les civils, les groupes armés, les partis politiques et les autres représentants religieux afin que tous travaillent pour la paix, l'harmonie, l'unité et la consolidation de la démocratie en vue des élections générales et de la Conférence de Panglong.
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AMERIQUE/PARAGUAY - Grandir dans la sainteté au travers des expériences quotidiennes, thème de la Journée de l'Enfance missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Sab, 01/08/2020 - 00:12
Asunción – Dimanche 2 août sera célébrée au Paraguay la Journée de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaire, appelée aussi JONIAM2020, dédiée au thème « Qu'il me soit fait selon Ta Parole ». Ainsi que l'explique Laura Román, Secrétaire nationale de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaires au Paraguay dans une note parvenue à Fides, le slogan de cette année nous exhorte à être en communion avec les Evêques du Paraguay, qui ont déclaré 2020 Année de la Parole de Dieu et nous motive dans la diffusion de cette dernière, annoncée par la Très Sainte Vierge Marie, première missionnaire, exemple de dévouement et de sainteté.
« Nous vivrons ainsi l'année dédiée à la Sainteté en tant que chemin pour réaliser le don reçu dans le Baptême, en suivant Jésus – poursuit la note. Ainsi que le déclare le Pape François, la Sainteté ne consiste pas dans le fait de prétendre avoir les qualités de l'autre mais de se réjouir des nôtres et de rendre gloire à Dieu. Nous pouvons nous forger dans la sainteté au travers des expériences quotidiennes, en nous abstenant des racontars, en écoutant le membre de notre famille qui a besoin d'aide ou en assistant et en parlant avec une personne nécessiteuse dans la rue, en fournissant une aide dans les taches ménagères.... Ce thème nous aidera également à retrouver la dimension de la sainteté présente dans le nom de l'oeuvre à compter de sa fondation par S.Exc. Mgr Charles de Forbin Janson. En effet, ce dernier a placé l'Oeuvre sous la protection de la Sainte Enfance de Jésus, Fils de Dieu et, en suivant Son exemple, les enfants et les adolescents peuvent devenir des disciples missionnaires. Aujourd'hui, nous sommes appelés à vivre la sainteté à la maison. Si le missionnaire est habitué à sortir pour prêcher, ceux qui ont le plus besoin de nos actions sont chez nous : notre mère, notre père, nos grands-parents, nos oncles, nos cousins et nos frères ».
En préparation à la Journée nationale du 2 août, l'Enfance et l'Adolescence missionnaires ont proposé une Semaine de prière allant du 27 juillet au 1er août, dédiée en particulier à la prière pour les enfants et les adolescents qui souffrent le plus dans le monde entier, en particulier ceux qui ont perdu un être cher à cause du corona virus. Le guide préparé pour l'occasion invite à tenir des rencontres avec les parents à domicile et contient l'intention pour chaque jour, un témoignage d'enfants en mission sur le continent pour lequel la prière est dite ou un témoignage de la sainteté des enfants tiré des Bulletins de l'Oeuvre pontificale missionnaire de la Sainte Enfance, puis une courte prière et un engagement que les enfants et les adolescents peuvent respecter pour vivre leur sainteté quotidienne chez eux.
Pour la célébration de la Journée nationale, le 2 août, les Animateurs ont organisé une Caravane de véhicules pour passer devant les maisons des enfants missionnaires, qui sont appelés à préparer un petit autel sur le trottoir de leurs maisons, de manière à ce que l'Animateur puisse faire une courte prière avec l'enfant et ses parents du moment que, à cause des normes sanitaires, les réunions ne sont pas possibles. Au cours des célébrations liturgiques, les animateurs de l'Enfance et de l'Adolescence missionnaires y participant animeront la prière et le sacrifice matériel.
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ASIE/SYRIE - Adhésion de groupes de chrétiens au « Front pour la paix et la liberté », nouveau bloc autonomiste présent dans le nord-est du pays

Fides FR - www.fides.org - Ven, 31/07/2020 - 13:54
Qamishli – Des groupes politiques conduits par des militants chrétiens figurent également au sein du nouveau « Front pour la paix et la liberté », alliance d'organisations inaugurée ces jours derniers dans la ville de Qamishli dans le but d'unir dans une perspective autonomiste différentes forces présentes dans le nord-est de la Syrie. La nouvelle alliance, inaugurée le 28 juillet, comprend notamment l'Organisation démocratique assyrienne , le Conseil arabe de Jazira et Euphrate, le mouvement Syrie Demain et le Conseil national kurde en Syrie – faction kurde opposée au Parti d'union démocratique formation kurde actuellement majoritaire dans la région. La nouvelle Alliance politique compte sur l'aide des puissances occidentales, notamment les Etats-Unis et la France, et veut « coordonner les efforts visant à trouver une solution politique à la crise syrienne pour sauver la nation du gouffre dans lequel elle glisse et des dangers qui menacent son existence même alors que le régime syrien s'agrippe à une solution militaire pour survivre ».
L'ADO se présente comme la plus antique formation politique créée en Syrie par des militants chrétiens, syriaques et assyriens, et elle s'est rangée au cours de ces dernières années parmi les groupes d'opposition au gouvernement de Bachar el-Assad. Récemment, l'ADO avait eu des contrastes avec des groupes politico-militaires kurdes majoritaires dans cette région de la Syrie, contrastes surmontés notamment grâce à la médiation de l'ancien Président de la Région autonome du Kurdistan irakien, Massoud Barzani.
Dans leur manifeste fondateur, qui compte 10 points, les organisations adhérant au nouveau « Front pour la paix et la liberté » demandent à réaliser en Syrie une démocratie représentative indépendante et souveraine qui reconnaisse également le kurde, le syriaque et le turkmène comme langues officielles dans les régions où ces groupes sont présents. Le manifeste demande également la reconnaissance au niveau institutionnel du pluralisme ethnique et religieux syrien, et en particulier « la reconnaissance de l'identité nationale du peuple kurde ». Le document indique dans la déconcentration politique et administrative la voie permettant de gérer le pays en préservant l'unité politique mais en en garantissant également le pluralisme ethnique et culturel. « La Syrie – indique l'un des dix points du programme du « Front pour la paix et la liberté » - est une république démocratique qui adopte le principe de la séparation de la religion et de l'Etat et est neutre vis-à-vis de toutes les ethnies et religions, reconnaissant et garantissant la liberté des religions et des croyances, y compris la religion yézidie », Le document demande également la rédaction d'une nouvelle Constitution syrienne à laquelle devraient participer l'ensemble des composantes du peuple syrien, comme instrument et point de départ du processus de réconciliation nationale et aussi de lancement des procédures visant à dénoncer et punir tous les sujets qui, dans l'histoire récente du pays, se sont rendus coupables de crimes de guerre.
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