ASIE/KAZAKHSTAN - 26ème anniversaire de l’indépendance du Kazakhstan, entre développement économique et démocratisation lente

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 11:07
Astana – La République du Kazakhstan fête aujourd’hui le 26ème anniversaire de la proclamation de son indépendance de l’Union des Républiques socialistes soviétiques. Le 16 décembre 1991 en effet, le pays entreprit officiellement son chemin de nation autonome. En 26 ans, l’économie kazakhe a connu une croissance constante, surtout grâce à l’exploitation des richesses de son sous-sol, mais la réalité politique et l’avènement d’une démocratie effective sont encore à construire.
« Au Kazakhstan, c’est le Président en personne, Nursultan Nazarbayev, qui parle non pas de démocratie mais de « processus de démocratisation » encore en cours. D’autre part, il est impossible de penser que, dans les pays d’Asie centrale, un gouvernement égalitaire puisse exister seulement parce que sont formellement respectés des paramètres similaires à ceux en vigueur en Occident. Après 70 ans de régime communiste, il est difficile d’avoir une grande tradition politique ou au niveau de partis » explique à l’Agence Fides le Père Edoardo Canetta, pendant de longues années missionnaire au Kazakhstan.
Le Père Canetta, aujourd’hui prêtre de l’Archidiocèse de Milan et enseignant près la Bibliothèque ambroisienne, explique encore : « Ils qualifient la démocratie en Asie de démocratie « à traction avant » : ce n’est pas le peuple qui produit ses chefs mais, dans tous les cas, les chefs, sans l’appui du peuple, ne vont nulle part. Je suis convaincu que, de quelque manière, Nursultan Nazarbayev bénéficie du soutien du peuple notamment parce que, en ce moment, il n’existe pas d’alternative capable de garantir l’unité nationale ».
Arrivé au pouvoir en 1991 et confirmé depuis lors à quatre reprises dans le cadre d’élections qualifiées de « peu démocratiques » par l’OSCE, le Président Nazarbayev a plusieurs fois déclaré gouverner selon la formule « D’abord l’économie puis la politique ». Exception faite de quelques périodes de crise, l’économie kazakhe se consolide d’année en année. Selon des données récentes de la Banque mondiale, au cours des neuf premiers mois de cette année, le PIB réel du Kazakhstan s’est accru de 4,3% sur base annuelle contre 0,4% au cours de la même période de 2016. L’objectif, ainsi que cela est indiqué dans le document du programme « Stratégie du Kazakhstan 2050 », est de porter l’Etat « parmi les trente pays les plus développés du monde » d’ici la fin de la première moitié du présent siècle.
Cependant, malgré l’énorme progrès qui a investi les grands centres, tels que la capitale Astana, la réalité des périphéries est encore bien différente. Souvent, par exemple, des services essentiels tels que l’adduction d’eau ou l’énergie électrique font défaut et il existe d’importantes strates de la population se trouvant dans le besoin. C’est surtout à ces personnes que s’adressent, sans distinction de religion ou d’ethnie, les aides mises en place par la Caritas Kazakhstan et par l’ensemble de la communauté chrétienne. Au Kazakhstan, les catholiques sont quelques 150.000 soit moins de 1% vde la population qui est à 67,8% musulmane.
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AFRIQUE/BENIN - L’engagement des Salésiens en faveur des enfants des rues, exploités ou victimes du trafic d’êtres humains

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 10:46
Cotonou – La vie d’un enfant coûte seulement 30 €uros. Des centaines d’enfants vivent durant la journée à Dantokpa, l’énorme marché ouvert de Cotonou, la plus grande ville du Bénin et l’une des plus grandes d’Afrique occidentale, errant et étant victimes du travail des mineurs. Parmi les motifs qui les poussent à vivre dans les rues de Cotonou, se trouvent surtout des problèmes familiaux tels que la pauvreté ou la séparation de leurs parents. D’autres subissent des mauvais traitements et beaucoup sont « cédés » par leurs parents eux-mêmes, en échange de la promesse trompeuse d’une instruction ou d’un avenir meilleur, finissant en revanche souvent par être soumis à de lourds travaux.
Les Salésiens cherchent chaque jour à récupérer de nombreux enfants des rues afin de leur offrir un accueil, une instruction et l’apprentissage d’un métier leur permettant de quitter la rue. Ainsi que le raconte à l’Agence Fides le Directeur du Centre d’accueil Maman Marguerite, le Père Célestin, les religieux ont mis à disposition deux écoles où les enfants sont suivis, afin d’achever une instruction primaire et de suivre les laboratoires de formation conduisant à l’acquisition de compétences dans le cadre de métiers artisanaux.
Au problème du travail des mineurs, vient s’ajouter le phénomène des enfants victimes du trafic d’êtres humains, organisé par des bandes criminelles. Selon les dernières données disponibles du Ministère des Affaires sociales du Bénin, plus de 40.000 enfants de 6 à 17 ans ont été victimes de ce trafic dans le pays. Il s’agit de 2% de la population béninoise appartenant à cette tranche d’âge. Les estimations concernant le « coût » d’un enfant l’évaluent à moins de 30 €uros.
Face à ces dangers, le Centre des Salésiens devient un environnement sûr. Chaque soir, quelques 50 enfants y arrivent, accompagnés par des éducateurs sociaux. Il s’agit des mêmes enfants qui, jusqu’à quelques heures auparavant, étaient employés à des travaux dangereux ou subissaient abus et mauvais traitements. Le Père Célestin parle avec eux, les met en garde contre les dangers de la rue avant de prier avec eux, « même si la majorité d’entre eux n’est pas catholique mais animiste, musulman ou évangélique » relève-t-il.
Dans un pays de 9 millions d’habitants dont près de la moitié sont des mineurs, 68% des enfants de 5 à 17 ans travaillent, un pourcentage qui atteint 66% pour les 5-14 ans pourtant soumis au régime de l’obligation scolaire.
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AMERIQUE/HONDURAS - Solidarité des groupes chrétiens suite à la tension et au climat de coup d’Etat

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 10:30
Tegucigalpa – Le Honduras recommence à connaître les moments qui suivirent le coup d’Etat du 28 juin 2009, lorsque les forces de sécurité devinrent protagonistes de graves violations des droits fondamentaux, favorisées par différents Etats d’urgence et couvre-feux comme cela a également été le cas ces jours derniers.
Différentes rumeurs reprises par la presse internationale font état du résultat des élections présidentielles contestées du 26 novembre.
Affectées par de forts soupçons de fraudes, des manifestations ont eu lieu dans toutes les villes du pays, des centaines de personnes ont été arrêtées et 14 morts recensés. Depuis la fin du mois de novembre, le pays n’a plus de président et la population vit entre la crainte d’un coup d’Etat et celle de la guerre civile.
Le Président du Tribunal Suprême électoral , David Matamoros Batson, a déclaré ne pas pouvoir se prononcer sur le résultat du processus électoral tant que l’ensemble des 126 contestations présentées au Secrétariat général du TSE ne sera pas résolu. Les élections en question ont vu s’affronter le Président sortant, Juan Orlando Hernandez, et le candidat de l’opposition, Salvador Nasralla.
Des ONG telles que Human Rights Watch et Amnesty International mais aussi l’Organisation des Etats américains et l’Union européenne avaient demandé au TSE davantage de transparence et un nouveau décompte des voix. Cependant, ce qui s’est passé par la suite, selon leurs représentants, a représenté de forts indices de fraudes, ce qui a poussé la population à manifester. Ainsi, au début du mois de décembre, alors que la population manifestait dans les rues, le gouvernement a-t-il décrété le couvre-feux, ce qui a provoqué une dégradation de l’environnement politique et social.
Des manifestations violentes et des saccages ont provoqué une nouvelle vague de répression de la part des forces de l’ordre, justifiant le couvre-feux « pour protéger les personnes ».
Les groupes d’inspiration chrétienne se sont unis pour réclamer justice, transparence, paix et garantie des droits fondamentaux. « Nous voulons travailler pour un Honduras libre, pour la coexistence démocratique. Nous voulons surmonter toute forme de violence et construire un Honduras réconcilié par le dialogue et une véritable paix » peut-on lire dans le communiqué envoyé à Fides par l’Association pour la Solidarité, ONG qui travaille dans le pays depuis de nombreuses années.
Dans un tel contexte, la Conférence épiscopale du Honduras a émis un communiqué s’adressant à la communauté nationale en ces termes : « Nous n’avons pas encore le droit d’échouer dans la construction de l’Etat du Honduras et de sa démocratie ».
Le Honduras, qui est l’un des pays les plus violents du monde, avec un fort taux d’homicides et un niveau d’insécurité élevé, connaît maintenant la méfiance vis-à-vis des institutions de la part de sa population, notamment à cause de l’impunité récurrente dans la majeure partie des crimes et délits et des épisodes de corruption répétés voyant des forces de l’Etat être impliquées dans le cadre d’activités criminelles.
Le rapport intitulé « la crise politique post-électorale et son impact sur les droits fondamentaux » du Comité des membres des familles des détenus disparus du Honduras a recensé 118 manifestations jusqu’au 5 décembre, dont 38 ont été réprimées par la force. Par ailleurs, 844 personnes auraient été arrêtées jusqu’à la même date et au moins 14 autres auraient trouvé la mort.
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ANALYSE/OMNIS TERRA - Risque de sécession dans un Cameroun en crise

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 10:17
C’est une crise annoncée que celle qui a éclatée dans les provinces occidentales du Cameroun. Depuis des années, l’insatisfaction des populations anglophones était bien connue, elles qui se sont toujours senties marginalisées par le gouvernement central. Leur mécontentement était connu et l’on craignait que, tôt ou tard, il aurait fini par exploser. Probablement, le gouvernement de Yaoundé a sous-estimé ce risque et, lorsqu’il a décidé de l’affronter, il l’a fait de manière dure, déchaînant une réaction tout aussi dure de la part de la population locale. Le résultat est la croissance de la tension au travers d’affrontements qui ont provoqué de nombreux morts tant parmi les anglophones que parmi les forces de l’ordre. Pour comprendre cette crise, il faut faire un retour en arrière
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ASIE/TURQUIE - Effondrement du nombre des visiteurs à l’église de Trabzon transformée en mosquée et protestation des commerçants

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 10:00
Trabzon – La transformation en mosquée de l’antique église byzantine Sainte Sophie a eu d’importants effets sur le tourisme dans la zone de Trabzon, où est édifié le lieu de culte chrétien. Les commerçants du lieu s’en sont rendus compte et ont exprimé leur mécontentement sous des formes tellement virulentes qu’ils ont contraint les autorités locales à modifier sensiblement la disposition interne et la gestion des accès au site. Les moyens de communication locaux indiquent que les fresques endommagées au cours de la transformation de l’église en musée seront restaurés, que les panneaux de bois à l’aide desquels ils avaient été recouverts seront enlevés et que la mosquée sera de nouveau accessible aux visites des groupes de touristes. L’église byzantine de Sainte Sophie à Trabzon, transformée en musée en 1964, avait été reconvertie en mosquée en 2013, subissant de graves dommages au cours des travaux de restructuration qui en avait découlés. Les lourdes œuvres de réadaptation, ainsi que l’a indiqué l’Agence Fides à l’époque avaient comporté entre autre la destruction d’une partie des fresques et la couverture totale des mosaïques. Par ailleurs, la création d’espaces séparés pour les hommes et les femmes avait comporté de lourdes interventions intéressant les murs de l’ancienne église, avec l’introduction de parois de division.
L’église, construite en 1250, avait déjà été transformée en mosquée une première fois au XVI° siècle, sous l’Empire ottoman. En 1964, les autorités turques du moment en avaient disposé la transformation en musée et en 2013, conformément à la ligne à vocation néo-ottomane qui caractérisait déjà les dirigeants turcs actuels, l’édifice historique avait de nouveau été reconverti en mosquée malgré les appels du Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomé I, qui avait fait remarquer qu’il n’existait « aucune nécessité » pour procéder à un tel changement.
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AFRIQUE/RD CONGO - Plus de 400.000 enfants en danger à cause de la famine dans le Kasaï selon l’UNICEF

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 09:15
Kinshasa – Plus de 400.000 enfants sont en danger à cause de la famine qui sévit en province du Kasaï, en République démocratique du Congo, où la situation humanitaire s’aggrave de jour en jour à cause des violences qui bouleversent la zone depuis l’été 2016.
L’alarme a été lancée par l’UNICEF. Selon l’organisme des Nations unies, il est nécessaire de lancer urgemment un programme s’assistance alimentaire et sanitaire pour éviter la mort de milliers d’enfants.
Malgré la diminution du nombre des affrontements entre militaires et miliciens du défunt Kamuina Nsapu, chef traditionnel local tué dans un affrontement avec la police en août 2016, des milliers de familles vivent encore en tant qu’évacuées au Kasaï, dormant à la belle étoile dans la forêt alors que d’autres ont trouvé refuge en Angola.
Vue l’impossibilité de cultiver les champs, ayant perdu les saisons de semailles de l’an dernier, la population doit par ailleurs affronter l’absence de 220 centres sanitaires détruits, saccagés ou endommagés. L’UNICEF souligne enfin l’urgence qu’ont les familles de retourner dans leurs villages pour accéder rapidement aux services sanitaires. Dans le cas contraire, outre la faim, pourraient bientôt venir s’ajouter des maladies infectieuses telles que la rougeole.
Selon le Haut Commissariat des Nations unies chargé des réfugiés et le Conseil norvégien pour les réfugiés, en ajoutant les conflits au Kasaï, dans le Nord et le Sud Kivu et au Tanganyika , au cours des années 2016 et 2017, les violences ont provoqué en RDC le plus important flux d’évacués au monde, avant ceux relevés en Syrie, en Irak ou au Yémen.
Il est estimé que vivent en RDC 4 millions d’évacués alors que plus d’une dizaine de milliers de congolais se sont réfugiés en Zambie et en Angola. A son tour, la RDC accueille des réfugiés provenant du Burundi, de République centrafricaine et du Soudan du Sud.
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VATICAN - Ordination épiscopale du nouveau Président des Œuvres pontificales missionnaires, un « pasteur appelé à etre attentif à l’action missionnaire »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 16/12/2017 - 00:11
Cité du Vatican – « Le sacerdoce et l’épiscopat constituent un don, terme qui exprime la gratuité de la grâce qui est ainsi conférée. Elle n’est pas acquise par des mérites particuliers et est profondément liée à la volonté du Christ, début et source de tout bien spirituel. Vous ne m’avez pas choisi mais moi je vous ai choisis et constitués afin que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure » : tels sont les paroles que S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, a prononcé au cours de la Messe célébrée en la Basilique Saint-Pierre ce 16 décembre, au cours de laquelle le Cardinal a conféré l’ordination épiscopale à Mgr Giampietro Dal Toso, nommé le 9 novembre dernier par le Pape François, Président des Œuvres pontificales missionnaires et Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.
Le Cardinal a rappelé que, pour tous les Evêques et les prêtres, l’histoire d’amour commence lorsque Dieu pose dans le cœur de l’homme comme une petite semence « le don de la vocation au sacerdoce, de manière simple et cependant profondément mystérieuse ». Cette histoire d’amour « trouve une très belle conclusion d’abord au travers du sacrement de l’Ordre, dans lequel se réalise l’association à Jésus, Eternel Grand Prêtre, puis dans la plénitude du sacerdoce, qui est conférée au travers de l’ordination épiscopale », par laquelle « se perpétue la mission divine qui durera jusqu’à la fin des temps et qui est confiée par Jésus aux Apôtres, afin de prêcher l’Evangile ».
En rappelant que « l’Eglise ressent l’engagement et la responsabilité dans le soin de toute vocation », le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a invité le nouvel Archevêque à être « un Pasteur attentif à toute l’œuvre missionnaire et de soutien aux jeunes Eglises ». Au travers de sa nouvelle charge, Mgr Dal Toso connaîtra « la fatigue de nombre d’ouvriers que le Seigneur a appelé et continue à appeler dans Sa vigne ». Ensuite, s’adressant directement au nouvel Archevêque, le Cardinal Filoni a ajouté : « Vous serez un frère pour les Evêques qui auront recours à vous pour être aidés dans leur Ministère pastoral en de nombreux territoires difficiles et pauvres mais riches en moissons et vous serez pour eux un ami, dans le sens où Jésus appelait amis ses disciples. Pour cette raison, vous vous chargerez de nombre de situations, comme le Christ Lui-même se chargeait des plus lourdes situations humaines et partageait ce qu’Il avait : la compassion de Dieu. Vous serez par suite un Evêque attentif à toutes les Eglises dans le besoin et vous exercerez de cette manière une paternité ouverte à la plus haute et complète caractéristique missionnaire ».
Mgr Giovanni Pietro Dal Toso a été consacré Evêque par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, les co-consacrants étant S.Em. le Cardinal Paul Josef Cordes, Président émérite du Conseil pontifical Cor Unum, et S.Exc. Mgr Ivo Muser, Evêque de Bolzano-Bressanone, dont le Prélat est originaire. L’ordination épiscopale a eu lieu au terme de la Liturgie de la Parole au travers de l’imposition des mains et de la prière. Au cours de la prière d’Ordination, l’Evangéliaire a été tenu ouvert sur la tête de l’élu pour indiquer que la Parole enveloppe et protège le Ministère de l’Evêque et que sa vie doit être entièrement soumise à la Parole de Dieu. A la prière d’ordination, ont fait suite l’onction chrismale, la remise de l’Evangéliaire et des enseignes épiscopales .
Sur les armoiries choisies par le nouvel Archevêque se trouve l’Agneau pascal, symbole du Diocèse de Bolzano-Bressanone. L’Agneau symbolise le Christ, désigné de la sorte par Saint Jean Baptiste et décrit dans Sa gloire dans le livre de l’Apocalypse selon Saint Jean. Sur les armoiries en question est également présente une étoile représentant Notre-Dame, l’Etoile de la nouvelle Evangélisation qui indique le chemin vers le Christ. La devise choisie par Mgr Dal Toso est « Oportet illum crescere » extrait de l’Evangile selon Saint Jean, proclamé lors de la célébration de l’Ordination.
Le 6 janvier 2018, à 10.00, à l’invitation de l’Evêque de Bolzano-Bressanone, S.Exc. Mgr Ivo Muser, S.Exc. Mgr Dal Toso célébrera une Messe solennelle en la Cathédrale de Bressanone. De nombreux fidèles du Diocèse sont arrivés en pèlerinage à Rome pour participer à la Messe solennelle en la Basilique Saint Pierre, manifestant affection et estime envers le nouvel Archevêque.
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ASIE/LIBAN - Déclaration du Sommet interreligieux de Bkerké sur le choix américain concernant Jérusalem, « une offense faite à trois milliards de croyants »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 14:10
Bkerkè – La décision du Président des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël est « fondée sur des calculs politiques particuliers » et représente « une provocation pour trois milliards de croyants », « qui offense profondément leur foi ». C’est ce que l’on peut lire dans la déclaration émise au terme de la réunion interreligieuse organisée le 14 décembre au siège patriarcal de Bkerké par le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, afin d’exprimer une position commune sur la question de Jérusalem et des nouvelles tensions provoquées autour de la Ville Sainte après la décision de l’Administration américaine de transférer son Ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Jérusalem – peut-on lire dans la déclaration – « n’est pas une ville comme les autres ». Elle « est pleine de Lieux Saints des trois religions monothéistes, tels que le Saint Sépulcre et la mosquée d’al Aqsa ». En reconnaissant ce fait, « tous les pays du monde se sont engagés à respecter les résolutions des Nations unies, lesquelles considèrent Jérusalem et le reste de la Cisjordanie comme territoire occupé » et « se sont abstenus de créer des Ambassade dans Jérusalem occupée ». Les Etats-Unis ont, eux aussi « partagé cet engagement de la communauté internationale jusqu’au moment où le Président Trump l’a violé au travers de sa décision catastrophique du 6 décembre dernier ». Cette décision, outre à violer la légalité internationale, « nuit à la signification spirituelle de Jérusalem et lui porte préjudice ». Le texte publié par les responsables religieux ayant participé à la réunion réaffirme le soutien au peuple palestinien et en particulier aux palestiniens vivant à Jérusalem, exprimant leur satisfaction devant leur volonté de résister y compris face aux tentatives visant à modifier le profil religieux et multiethnique de la Ville Sainte. La déclaration demande aux responsables arabes et des autres pays de faire pression sur l’Administration américaine afin que la disposition relative à Jérusalem soit retirée. Ils font également appel au peuple américain et à ses organisations sociales et religieuses afin qu’ils manifestent leur alarme face à une décision qui risque de déchaîner de nouvelles spirales de violence. Les responsables religieux qui ont signé la déclaration de Bkerké expriment également leur soutien à la requête présentée par le Président libanais, Michel Aoun, à l’ONU afin que le Liban soit reconnu en tant que « centre international » du dialogue entre les religions et les cultures. Toutes les principales communautés religieuses présentes au Liban ont répondu à l’invitation du Cardinal Rai, étant ainsi présents le Patriarche syro catholique, S.B. Ignace Youssef III Younan, le Patriarche grec melkite, S.B. Youssef Absi, le Catholicos arménien apostolique, Aram I, le grand mufti sunnite Abdellatif Daryan, le mufti Kabalan représentant les musulmans chiites et un représentant de la communauté druze.
Au cours de la journée du 14 décembre, le Ministre des Affaires étrangères libanais, Gebran Bassil, a annoncé avoir soumis au gouvernement la proposition d’établir à Jérusalem est l’Ambassade du Liban près l’Etat de Palestine.
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EUROPE/POLOGNE - L’Evangélisation du monde confiée à Notre-Dame de Czestochowa

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 13:42
Czestochowa – Approfondir l’esprit missionnaire et confier à la protection maternelle de la Très Sainte Vierge Marie l’œuvre missionnaire de l’Eglise : c’est dans cet esprit que plus de 400 personnes ont participé à la veillée nocturne de prière à Jasna Góra du 2 au 3 décembre 2017. La veillée, traditionnellement organisée chaque année par l’Union pontificale missionnaire, à l’occasion de la fête de Saint François Xavier, a été précédée par une session missiologique à laquelle ont participé les membres de l’Union pontificale missionnaire et de l’Apostolat missionnaire des malades, du Rosaire vivant et les séminaristes des cercles missionnaires.
Ainsi que l’a indiqué à Fides Mgr Tomasz Atlas, Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires en Pologne, la Messe a été célébrée par S.Exc. Mgr Piotr Turzyński, Evêque auxiliaire de Radom, qui a ouvert la session missiologique. Dans son homélie, l’Evêque a indiqué Notre-Dame comme un exemple d’ouverture à l’Esprit Saint, d’accueil de Ses dons et de transmission de ces derniers aux autres. A la fin, Mgr Turzyński a remercié les Œuvres pontificales missionnaires en ce qu’elles soutiennent l’action missionnaire de l’Eglise par la prière et le sacrifice et parce qu’elles rappellent qu’être chrétien consiste à accepter et à proclamer la Parole de Dieu, sans la conserver pour soi. Après la Messe, a débuté la session scientifique, qui a traité des thèmes missiologiques et mariologiques réunis sous le titre « Notre-Dame comme exemple d’épouse de l’Esprit Saint ». La session a été ouverte par Mgr Atlas, auquel ont succédé différents intervenants. Le Père Marek Tatar, Professeur à l’Université Cardinal Stefan Wyszyński, a parlé de Notre-Dame en tant que modèle d’obéissance. Il a souligné qu’elle ne reçut pas directement un mandat missionnaire de Jésus mais que, par l’obéissance et l’ouverture aux dons de l’Esprit Saint, elle est devenue, au Cénacle, un exemple de disciple et de missionnaire, dont Saint Jean Paul II, dans son enseignement, se réfère en l’appelant « Etoile de l’Evangélisation ».
Le Père Leon Nieścior, OMI, a tenu une conférence sur l’apostolat, le prophétisme et la maternité de Notre-Dame dans la perspective des premiers siècles du Christianisme. Le phénomène évangélisateur et de formation de la culture jaillissant des Sanctuaires mariaux en Amérique latine a été présenté par le Père Tomasz Szyszka SVD, Professeur à l’Université Cardinal Stefan Wyszyński. A suivi le témoignage de Sœur Aldona Wysocka SSpS, missionnaire au Togo qui, parlant de son ministère parmi les togolais, a constaté que le cœur de l’homme est le plus important territoire missionnaire. Ont ensuite clôturé la session la projection d’une vidéo concernant l’Union pontificale missionnaire et la présentation du livre du Père Gianni Colzani, missiologue italien.
Après l’appel de Jasna Gora, a débuté la veillée de prière durant laquelle a été demandée la protection particulière de Notre-Dame pour le Père Miroslaw Gucwa, du Diocèse de Tarnow, élu nouvel Evêque de Bouar, en République centrafricaine, où il œuvre depuis 25 ans. La prière du Rosaire a été guidée par un groupe de séminaristes du Grand Séminaire du Diocèse de Pelplin alors que l’Adoration eucharistique a été animée par les jeunes de la Pastorale universitaire de Lódź.
S.Exc. Mgr Jan Romeo Pawlowski, délégué aux représentations diplomatiques pontificales, a célébré la Messe à minuit. Au terme de la célébration, un bénévole, Przemyslaw Palka, qui oeuvrera avec les Pères Blancs en Algérie, a reçu la croix missionnaire. Au cours de la veillée, ont été admis 15 nouveaux membres au sein de l’Union pontificale missionnaires : sept religieuses, cinq séminaristes et trois laïcs. La veillée s’est achevée à 04.00 locales avec l’acte d’offrande à Notre-Dame de Jasna Góra des activités missionnaires de l’Eglise en Pologne.
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ASIE/SYRIE - Déclarations de l’Archevêque maronite de Damas sur la situation des réfugiés syriens

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 13:16
Damas – Les réfugiés du conflit syrien « sont écrasés entre deux murs. Ils ne peuvent retourner chez eux, attendu que les routes sont bloquées et que leurs maisons sont en ruine mais le monde les méprise et leur ferme la porte. Ils sont indésirables. Alors que Noël s’approche, ces familles se trouvent dans une situation sans issue, angoissante et déprimante ». C’est e qu’affirme l’Archevêque maronite de Damas, S.Exc. Mgr Samir Nassar, rappelant, dans une note envoyée à l’Agence Fides, que le conflit en Syrie, qui dure depuis près de sept ans, a créé plus de 12 millions de réfugiés et évacués contraints à abandonner leurs maisons.
L’Archevêque remarque : « Ces pauvres personnes ont tout perdu et n’ont pas trouvé un toit. Les organisations caritatives les regroupent dans des camps ou des édifices dans lesquels tout manque. Face à cette souffrance, certains cherchent à fuir vers d’autres lieux, plus pacifiques, mais ils sont souvent refoulés ».
Mgr Nassar relève que « nombreux sont ceux qui ont trouvé la mort durant le voyage soit par noyage soit de maladie et même en ayant recours au suicide ». Il rappelle par ailleurs que, « par le passé, le peuple syrien a fait preuve d’une grande générosité en recevant les réfugiés arméniens en 1915, les réfugiés assyriens en 1924, les réfugiés palestiniens en 1948, les kurdes en 1960, les libanais en 1975 et les irakiens en 2003. Maintenant, les syriens eux-mêmes sont devenus réfugiés : isolés, plein d’amertume, ils sont devenus indésirables ».
L’Archevêque mentionne « l’affection du Pape François envers les réfugiés. Le Pape montre la voie de la compassion. Le Dieu Enfant défie notre indifférence. Pouvons-nous encore une fois fermer les yeux ? » conclut-il.
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AFRIQUE/NIGERIA - Déclarations d’Evêques nigérians sur le gaspillage de fonds « potentiellement créateurs d’emplois au Nigeria » de la part de migrants

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 13:01
Abuja – Il faut investir au Nigeria pour y créer des emplois tout comme il faut lancer des campagnes efficaces afin de décourager les nigérians de tenter leur chance en Europe en se livrant à des trafiquants d’êtres humains privés de scrupules.
C’est ce qu’affirment trois Evêques nigérians, Leurs Excellences NN.SS. Joseph Bagobiri, Alaba Job et Julius Adelakun, respectivement Evêque de Kafanchan, Archevêque émérite d’Ibadan et Evêque émérite d’Oyo, dans un entretien accordé au Catholic News Service.
La découverte d’un marché aux esclaves en Libye sur lequel étaient vendues des personnes provenant d’Afrique occidentale suscite une forte émotion au Nigeria dont provient la majeure partie des personnes réduites en esclavage précitées. Début décembre, le gouvernement nigérian a rapatrié de Libye quelques 3.000 de ses ressortissants. Selon Mgr Bagobiri, ces personnes étaient disposées à payer jusqu’à 1.400 USD pour se rendre en Libye et de là chercher à atteindre l’Europe dans l’espoir d’y trouver une vie meilleure.
« Si chacune de ces personnes avait investi cette somme de manière créative au Nigeria, dans des entreprises réalisables, elles seraient devenues employeurs » souligne Mgr Bagobiri. « En revanche, elles ont fini réduites en esclavage et soumises à d’autres formes de traitement inhumain de la part de libyens ! ».
« Le gouvernement nigérian devrait leur faire comprendre qu’il existe plus d’espoirs de survie au Nigeria que ce qu’ils pensent trouver en Europe ou en d’autres lieux » ajoute Mgr Bagobiri. « Dans ce pays, il existe des richesses et des ressources immenses. Les nigérians ne devraient pas devenir des mendiants en quittant le Nigeria à la recherche d’une richesse illusoire à l’étranger » souligne l’Evêque de Kafanchan.
« De nombreux nigérians voyagent dans le monde développé afin de bénéficier du développement réalisé par leurs gouvernements mais nous nous sommes refusés de développer notre pays » souligne pour sa part Mgr Adelakun. « Commençons à développer notre pays afin de le rendre attrayant et favorable à la vie, de manière à ce que ce soient les étrangers à vouloir venir chez nous » a-t-il conclu.
Le Nigeria, outre à être riche en pétrole, dispose de terres cultivables et d’autres richesses naturelles qui ne sont pas encore totalement exploitées. L’indice de corruption perçue fourni par l’ONG Transparency International classe le Nigeria au 136ème rang sur un total de 176 Etats du monde examinés. La corruption freine le développement économique en suscitant le découragement et la déception, surtout chez les jeunes qui sont dès lors tentés par le chemin de l’immigration, même clandestine, risquant de les conduire entre les mains de trafiquants d’êtres humains.
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AMERIQUE/BRESIL - Critiques envers le projet de réforme de la prévoyance sociale de la part de l’Eglise, en défense des paysans

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 12:29
Brasilia – L’Archevêque de Brasilia et Président de la Conférence épiscopale nationale brésilienne , S.Em. le Cardinal Sergio da Rocha, a reçu les représentants des mouvements populaires impliqués dans la mobilisation contre la réforme de la Prévoyance sociale le 12 décembre au matin. Le groupe de paysans et des membres de la Commission Justice et Paix a présenté l’initiative de mobilisation et de sensibilisation, caractérisée par une grève de la faim, qui a eu lieu voici huit jours à l’entrée de la Chambre des Députés. Etaient présents également à la rencontre les conseillers des Commissions épiscopales pour la Pastorale de l’Action sociale et des Laïcs. Le Cardinal a accordé la priorité à l’écoute des représentants et une telle attitude a été qualifiée par les participants de geste humain de solidarité et surtout de geste d’un Pasteur.
Bruno Pilon, membre des mouvements des petits agriculteurs, a affirmé que les groupes ont analysé le contexte brésilien, dans lequel est discuté la proposition de révision de la Constitution n°287/2016 portant réforme des pensions et a remarqué que les travailleurs brésiliens voient dans cette modification le retrait du « droit le plus précieux, qu’est la prévoyance sociale, à savoir la sécurité sociale ».
Selon Bruno Pilon, les mouvements n’ont pas trouvé d’autre moyen pour attirer l’attention et demander le retrait du projet de l’agenda. Après plus de sept jours de grève de la faim, les manifestants n’ont pas encore été reçus par la Présidence de la Chambre des Députés, qui entend mettre en votation le projet le 19 janvier prochain.
Ont participé à la grève de la faim pendant huit jours le Frère franciscain Sérgio Görgen, ainsi que Josi Costa et Leila Denise, membres du mouvement des petits agriculteurs. Les trois personnes, qui représentaient 300.000 familles paysannes brésiliennes, cherchent à éviter le grave dommage que provoquerait l’approbation de la réforme de la prévoyance sociale, la transformant en une tragédie sociale, le nouveau système rendant impossible le droit à la retraite des paysans, des indigènes et des quilombolas. D’autres groupes ont pris des mesures notamment à Sergipe Grande do Sul et Espírito Santo et quatre personnes ont adhéré à l’action organisée à Brasilia.
Le Cardinal da Rocha a souligné l’importance du dialogue entre l’Eglise et la société, et en particulier avec les mouvements populaires, et entre ces mouvements et le gouvernement en vue de promouvoir la paix. En ce qui concerne le rôle de l’Eglise dans le contexte des réformes mises en œuvre, le Président de la CNBB a souligné que celles-ci ont « d’importantes implications sur la vie de notre peuple » et que l’Eglise désire toujours défendre les droits de la population, en particulier des plus fragiles.
Dans le cadre de cette affaire, l’Eglise a un rôle de protagoniste, non seulement de par la transparence dont elle fait preuve en ce qui concerne le dialogue concernant la défense des droits de la population mais également en tant que présence à tous les niveaux de la société brésilienne. En témoignent différents communiqués publiés ces jours-ci par des organismes religieux et laïcs engagés tels que la Famille franciscaine , la Conférence des Religieux du Brésil, repris par le site Internet des Œuvres pontificales missionnaires , la Commission pour la Pastorale de la Terre et la Caritas Brésil. Aux dernières nouvelles, on apprend que le vote relatif au projet a été reporté au 19 février pour pouvoir discuter sérieusement de cette mesure. Cependant, dans différentes villes du pays ont déjà été organisées des manifestations de contestation.
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VATICAN - Entretien avec le nouveau Président des Œuvres pontificales missionnaires : « la mission comme thermomètre de l’Eglise »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 11:54
Cité du Vatican – « Lorsqu’Il annonce le Royaume de Dieu, Jésus rappelle que le Royaume appartient à Dieu. Ainsi que le remarque Benoît XVI dans sa trilogie sur Jésus, il s’agit d’un génitif subjectif. Le Royaume n’appartient pas à l’homme et pas même à l’Eglise, qui en est pourtant un signe efficace. C’est Dieu qui meut les cœurs en vue de la mission qui consiste à porter l’Evangile. L’Esprit Saint a suscité l’ardeur de nombreux missionnaires au cours de l’histoire de l’Eglise et Il agit encore aujourd’hui. Plus est cultivée l’appartenance au Christ, plus naissent les forces permettant d’annoncer la Bonne Nouvelle ». C’est ce que déclare dans un entretien accordé à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Archevêque nommé par le Pape François au poste de Président des Œuvres pontificales missionnaires. A la veille de son ordination épiscopale, qui se tiendra en la Basilique Saint-Pierre le 16 décembre, l’Agence Fides lui a posé quelques questions.

Excellence, dans quel esprit et avec quels désirs débutez-vous votre service en tant que Président des Œuvres pontificales missionnaires ?
Je suis très reconnaissant aux Pape François de m’avoir confié cette charge que je vis avec un grand enthousiasme. Je suis content parce que la mission me tient beaucoup à cœur. J’ai eu, par le passé, l’occasion de connaître certains des territoires se trouvant sous la juridiction de Propaganda Fide mais, au-delà de cela, je crois que la mission représente, en quelque sorte, le thermomètre de la situation de l’Eglise. L’idée de pouvoir apporter une contribution à l’animation de la dimension missionnaire de l’Eglise constitue pour moi un grand privilège.

Pourriez-vous nous raconter votre expérience des territoires de mission ?
Par le passé, j’ai travaillé à ce qui était à l’époque le Conseil pontifical Cor Unum et ceci m’a mis en contact avec de nombreuses situations difficiles dans le monde entier. Au cours de cette dernière période, je me suis occupé, en particulier, du Proche Orient et du Sahel, une zone cruciale du point de vue politique, humanitaire et religieux pour l’Afrique. Un autre canal m’ayant permis d’entre dans le monde missionnaire a été le réseau Caritas Internationalis, important pour connaître les réalités ecclésiales locales, surtout en Afrique et en Asie, en les approchant plus d’un versant humanitaire.

Maintenant vous aurez la possibilité d’en apprécier un autre versant avec les Œuvres pontificales missionnaires
Les Œuvres pontificales missionnaires ont une valeur très importante pour deux raisons. D’abord, elles donnent aux jeunes Eglises la possibilité de se structurer, de se donner une configuration, une épine dorsale, en finançant séminaires, églises et cours d’études. Cela représente, pour une communauté, une aide valide permettant de se stabiliser. Une seconde mission est celle de l’animation missionnaire. L’aide financière a un sens seulement si elle est considérée à l’intérieur d’une vision générale qui est le désir de porter l’Evangile. Lorsqu’elles sont nées, en France, au XIX° siècle, l’idée originaire des Œuvres missionnaires était celle de réveiller en tout baptisé l’esprit missionnaire. Ensuite a été lancé le soutien économique aux missions. Les Œuvres pontificales missionnaires aujourd’hui sont appelées à conserver ces deux aspects et sont donc particulièrement actuelles.

Le chemin en direction du Mois missionnaire extraordinaire annoncé par le Pape pour octobre 2019 a commencé : quels sont les objectifs et les perspectives de cet événement ?
Je suis convaincu que le Mois missionnaire extraordinaire représente une grande opportunité pour toute l’Eglise et je voudrais qu’au cours de ce temps, nous puissions nous dépenser, selon les formes qui sont actuellement à l’étude, pour préparer cet événement au niveau universel, événement qui constitue une occasion précieuse pour relancer l’esprit missionnaire. C’est ainsi qu’il a été voulu par le Pape et c’est ainsi que nous le vivrons. Nous en sommes à la phase préparatoire et il est souhaitable qu’il ne soit pas perçu comme une « initiative centraliste » mais que les Eglises locales soient impliquées. La mission est cruciale pour toute l’Eglise et elle n’est certainement pas un thème réservé à quelques spécialistes. Le Mois missionnaire extraordinaire implique la participation de tous les fidèles. Dans le même esprit, naquit la Journée missionnaire internationale, permettant de souligner que la mission est un appel qui appartient à tout le peuple de Dieu et dont chaque baptisé est responsable.

Comment interprétez-vous aujourd’hui le concept de mission, à l’époque du Pape François ? Avec quels accents particuliers et quelles particularités ?
La signification du mot mission est prégnante et il a connu une évolution. Je le vis et l’interprète, avec le Pape François, avec l’idée de la brebis perdue. Le Pape nous demande d’être des Bergers. C’est cela la mission aujourd’hui : être appelés à aller chercher la brebis perdue. L’Eglise en sortie prend l’initiative de chercher ceux qui sont loin de Dieu et qui perçoivent dans leur cœur un vide à combler. L’image de la brebis perdue est utile en ce qu’une brebis a besoin d’un pâturage, sans quoi elle ne peut survivre. De même, l’homme d’aujourd’hui a besoin de trouver le pâturage qu’est Dieu, Sa Parole, les Sacrements, autrement il ne peut survivre, même s’il croit pouvoir le faire. C’est pourquoi, ainsi que le déclare le Concile [Vatican II], la Missio ad Gentes est valide, aujourd’hui encore, parce qu’il existe des personnes et des populations qui ne connaissent pas encore Jésus Christ. Cependant, ceci vaut également dans les régions où l’Evangile est déjà présent.

La mission n’est pas le fruit d’un effort humain…
Lorsque Jésus annonce le Royaume de Dieu, Il rappelle que le Royaume appartient à Dieu. Ainsi que le remarque Benoît XVI dans sa trilogie sur Jésus, il s’agit d’un génitif subjectif. Le Royaume n’appartient pas à l’homme et pas même à l’Eglise, qui en est pourtant un signe efficace, comme le déclare le Concile [Vatican II]. C’est Dieu qui meut les cœurs en vue de la mission qui consiste à porter l’Evangile. L’Esprit Saint a suscité l’ardeur de nombreux missionnaires au cours de l’histoire de l’Eglise et Il agit encore aujourd’hui. Plus est cultivée l’appartenance au Christ, plus naissent les forces permettant d’annoncer la Bonne Nouvelle. Nous avons vu, pendant de nombreux siècles, des missionnaires qui partaient vers des terres inconnues, parfois sans savoir ce qui les attendaient ou en mettant en danger leur propre vie. L’Esprit Saint suscitait en eux le désir d’être témoins et annonciateurs de l’Evangile. Telle est la clef du réveil d’une conscience missionnaire : l’annonce de l’Evangile est une action de l’Esprit Saint. Si l’Eglise se laisse animer par l’Esprit Saint, elle fait en sorte que l’Evangile se répande. Le Pape utilise le terme de « primear » pour réaffirmer le primat de Dieu : le Royaume de Dieu Lui appartient et Il donne la grâce pour l’annoncer.

Il existe des saints ou des missionnaires qui constitueront pour vous des sources d’inspiration ?
Je voudrais citer un épisode et deux saints. Voici quelques années, j’ai visité l’Abbaye de Keur Moussa, au Sénégal, fondée par des Bénédictins français au début du XX° siècle. Dans le cimetière se trouvaient des tombes de moines, tous âgés de 30 à 35 ans, partis de France en sachant qu’ils auraient vécu probablement quelques années seulement dans ce pays. Cependant, ils avaient dans le cœur quelque chose de plus grand de leur propre vie et ils constituent un exemple de ceux qui donnent leur vie pour servir le Christ. Parmi les saints, je voudrais citer François d’Assise, qui s’est rendu en Egypte, sans peur, avec simplicité, pour présenter sa foi au sultan, donnant la paix du Christ. En outre, je porte dans mon cœur un missionnaire de mon Diocèse de Bolzano-Bressanone, le Père Giuseppe Freinademetz, un des premiers Verbites. Il fut missionnaire en Chine, où il mourut apprécié des chinois pour son exemple de vie. Né dans un contexte environnemental merveilleux, il avait en lui un feu qui l’a conduit à aller au-delà. Le Père Freinademetz nous aide à comprendre que le trésor de la foi est trop grand pour le tenir pour nous seuls.
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AMERIQUE/PEROU - L’Amazonie et ses habitants, protagonistes de la visite du Pape François au Pérou

Fides FR - www.fides.org - Ven, 15/12/2017 - 10:21
Puerto Maldonado – L’Amazonie sera protagoniste de la prochaine visite apostolique du Pape François au Pérou – prévue du 18 au 21 janvier prochains. « Pendant une journée, celle du 19 janvier, Puerto Maldonado deviendra le siège d’un grand sommet écologique. Les projecteurs du monde seront concentrés là » a écrit le Père Josè María Rojo, Supérieur général de l’Institut espagnol des Missions étrangères dans les colonnes du quotidien La Republica de Lima. « Cependant cela aura lieu avec deux différences importantes par rapport à Paris 2015 ou à Bonn 2017. La première est que ce ne seront pas les puissants à se réunir mais les peuples pauvres de l’Amazonie à s’exprimer. La seconde est que, avec eux, le Pape François s’engagera. Il s’agit d’un allié qui n’a rien à perdre ni à cacher et qui a dit de toutes les manières que, ou bien nous nous engageons à prendre soin de notre maison commune ou bien la planète ira à la dérive ».
Pour l’Evêque local, S.Exc. Mgr Martínez de Aguirre, la rencontre personnelle du Pape avec les peuples autochtones amazoniens occupera une place centrale. « Il s’agira de la possibilité de montrer au Pape la réalité de nos cultures et le Pape pourra ainsi manifester ce qu’il désire à ces peuples. Nous voulons qu’il puisse percevoir avec ses cinq sens l’environnement amazonien et ses cultures, avec leur sagesse et leurs richesses. Vous voulons qu’ici, au Pérou, il soit possible de transmettre un message et qu’il puisse également recevoir le message de nos peuples » a affirmé Mgr Martinez dans les colonnes de la revue Vita Nueva. Selon l’Evêque, convaincu que la visite apostolique du Pape constituera une anticipation de ce qui se passera dans le cadre du Synode spécial pour la région pan-amazonienne, convoqué par le Pape au Vatican pour octobre 2019. « Une Eglise au visage amazonien est une Eglise qui contemple le monde à partir de son contexte, une Eglise qui accorde un espace et une place préférentielle aux peuples originaires qui vivent ici et sont les légitimes habitants de ces terres. Une Eglise au visage amazonien est également une Eglise accueillante envers toutes les personnes qui, de manière respectueuse, sont venues ici et se sont faites amazoniennes sur cette terre, frères et sœurs des peuples qui l’habitent ».
A Puerto Maldonado se dérouleront trois des événements prévus pour le Pape François : au palais des sport Colysée de la Mère de Dieu, il rencontrera 4.000 représentants des peuples indigènes, sur la place de l’Institut Jorge Basadre, la population et à l’orphelinat Le Petit Prince, les enfants de différents instituts.
Plus de 30 communautés indigènes de la zone ont confirmé leur participation à la rencontre. Seront présentes au moins 30 délégations pour chacun des sept autres Vicariats apostoliques de la région, grâce à l’action du gouvernement local pour leur voyage. De Iquitos et San José del Amazonas, est prévu un vol spécial des Forces armées. A également été annoncée la présence de délégations provenant du Brésil et de Bolivie.
Le Pape François sera au Chili du 15 au 18 janvier, faisant étape à Santiago, Temuco et Iquique. Au Pérou, du 18 au 21 janvier, il visitera les villes de Lima, Puerto Maldonado et Trujillo.
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ASIE/LIBAN - Responsables chrétiens et musulmans réunis au Patriarcat d’Antioche des Maronites pour critiquer les choix américains concernant Jérusalem

Fides FR - www.fides.org - Gio, 14/12/2017 - 12:59
Bkerké – Toute tentative unilatérale visant à imposer Jérusalem comme capitale exclusive de l’Etat d’Israël représente un acte « injuste » et contraire à toutes les prises de position internationales concernant le profil de la Ville Sainte. C’est ce qu’a réaffirmé le Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Bechara Boutros Rai, en ouverture de la réunion au sommet interreligieuse qu’il a convoqué au siège patriarcal de Bkerké pour exprimer une position commune concernant la question de Jérusalem et les nouvelles tensions pesant autour de la Ville Sainte après l’annonce de l’Administration américaine de son intention de transférer son Ambassade en Israël de Tel Aviv à Jérusalem. Toutes les principales communautés religieuses présentes au Liban ont répondu à l’invitation du Cardinal Rai, étant ainsi présents le Patriarche syro catholique, S.B. Ignace Youssef III Younan, le Patriarche grec melkite, S.B. Youssef Absi, le Catholicos arménien apostolique, Aram I, le grand mufti sunnite Abdellatif Daryan, le mufti Kabalan représentant les musulmans chiites et un représentant de la communauté druze.
Le Cardinal Rai, dans son intervention, a également réaffirmé la nécessité d’appliquer l’ensemble des résolutions internationales reconnaissant et préservant le caractère unique et le statut spécial de Jérusalem, villes sainte pour les juifs, les chrétiens et les musulmans du monde entier. Le mufti de la République libanaise, Abdellatif Daryan, a, pour sa part, réaffirmé son opposition au processus de « judaïsation » de Jérusalem, confirmant son soutien aux palestiniens « dans leur lutte pour la justice » et leur « droit légitime à la résistance ».
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AFRIQUE/MALI - Le Mali, « épicentre des groupes djihadistes sévissant au Sahel »

Fides FR - www.fides.org - Gio, 14/12/2017 - 12:46
Bamako – « La situation sécuritaire dans différentes zones du Mali est préoccupante depuis plusieurs mois » déclare à l’Agence Fides le Père Edmond Dembele, Secrétaire général de la Conférence épiscopale du Mali, en commentant l’accord relatif aux G5 Sahel, une force de stabilisation de 5.000 personnels créée avec l’appui financier de l’Union européenne, des Etats-Unis, de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis et formée de militaires maliens, nigériens, burkinabés, tchadiens et mauritanien. La future force aura son quartier général à Bamako, au Mali, et sera déployée également au Niger et au Burkina Faso.
Le Père Dembele illustre la situation d’insécurité au Mali qui a porté à la création de cette nouvelle coalition militaire.
« Nous avions espéré qu’avec la signature de l’accord de paix d’Alger, en juin 2015, les conditions de la pacification et de la stabilisation du pays seraient venues à se créer. En effet, pendant quelques mois après la signature de l’accord, nous avons connu un moment de paix relative. Cependant, depuis près d’un an, nous assistons à un retour de l’insécurité, surtout dans le centre du Mali et même dans la capitale, Bamako, où ont été perpétrés des attentats » indique le Père Dembele.
« Au centre du pays, dans ces derniers mois, ont eu lieu différentes attaques terroristes qui deviennent toujours plus régulières » souligne le prêtre.
« La création de la force G5 représente par suite un signal d’espérance non seulement pour le Mali mais pour toute la région sub-saharienne. En effet, le Mali semble constituer l’épicentre de l’insécurité régionale parce que la majeure partie des groupes terroristes est basée au Mali et agissent à partir de notre pays pour frapper le Burkina Faso et le Niger. On comprend par suite la décision prise de centrer sur le Mali l’action de la nouvelle force de stabilisation régionale » explique le Père Dembele.
L’accord d’Alger a inséré dans un parcours de pacification les groupes indépendantistes touaregs qui ont été à l’origine de la crise de janvier 2012 lorsque le nord du Mali avait été conquis par les rebelles touaregs, donnant vie à une éphémère République d’Azawad. Les indépendantistes avaient presque immédiatement été supplantés par des groupes djihadistes qui avaient commencé à menacer le reste du pays. Leur avancée avait été bloquée puis repoussée par l’intervention des troupes françaises et tchadiennes, qui avaient repris le terrain perdu.
« L’accord d’Alger a en effet permis de calmer les aspirations indépendantistes des régions septentrionales, maintenant contrôlées par ce qu’il est convenu d’appeler les Forces mixtes, composées d’anciens rebelles de l’Azawad, de militaires maliens, de casques bleus de la MINUSMA – Mission de l’ONU au Mali – et de membres de milices non gouvernementales » déclare le Père Dembele. « Les groupes terroristes sont présents dans le nord et toujours plus dans le centre du Mali, en particulier dans la zone de Ségou et dans celle de Mopti, y compris le Pays Dogon. C’est justement dans la zone de Mopti que différentes églises catholiques ont été attaquées voici quelques semaines, raison pour laquelle nous avions lancé l’alarme en tant qu’Eglise ».
« Ces groupes sont liés aux trafics illégaux – d’armes, de drogue, de cigarettes, d’êtres humains… - qui sont concentrés dans le centre du Mali. Il s’agit de trafic très rentables et les contrebandiers tout comme les djihadistes ont intérêt à semer le chaos pour empêche à l’Etat de contrôler la zone pour faire appliquer la loi » conclut le Père Dembele.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Décision de justice sur le Chiapas rendant plus proche la paix malgré une urgence humanitaire persistante

Fides FR - www.fides.org - Gio, 14/12/2017 - 12:18
San Cristobal de las Casas – La paix est plus proche au Chiapas. Dans l’après-midi d’hier, 13 décembre, la Cour agraire a rendu une décision définitive dans le cadre de la procédure en cours concernant le conflit portant sur les frontières territoriales entre les communes de Chenalhó et Chalchihuitán, en favorisant Chenalhó. Après la décision de la Cour, les communes ont ratifié l’accord de paix portant résolution du conflit déclenché en commençant les travaux de réhabilitation de la route qui avait été interrompue et en restaurant le transit des véhicules sur zone. Le conflit avait provoqué une vague de violence diffuse de la part d’un groupe armé qui a semé la terreur, provoquant l’évacuation de milliers de personnes. La controverse remontait à 1974 lorsque les frontières historiques et naturelles marquées par le fleuve traversant les deux villes n’avaient pas été respectées.
Ces derniers temps, la situation des évacués a empiré et l’Eglise a lancé l’alarme à cause de l’urgence humanitaire . Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de ces derniers jours, six habitants de la commune de Chalchihuitán sont morts de faim et de froid. Il s’agit principalement d’enfants et de personnes âgées évacués dont certains souffraient de diabète et qui se trouvent dans de très mauvaises conditions à cause du manque de nourriture, de médicaments et de vêtements chauds. La situation a empiré à cause du barrage établi sur la route reliant Chalchihuitán à Las Limas, lequel avait interrompu les ravitaillements.
« Nous demandons au nom de l’humanité et au nom de Dieu que cesse les morts d’innocents à Chalchihuitán. Ce sont des enfants de Dieu, des êtres humains qui ont le droit de vivre. Elevons notre voix et rappelons le cinquième Commandement : tu ne tueras point ». Tel est l’appel éploré lancé, par l’intermédiaire de l’Agence Fides, par le Père Marcelo Perez Perez, prêtre indigène et Coordinateur diocésain de la Pastorale sociale du Diocèse de San Cristobal de las Casas. Jeunes et adolescents vivent dans des conditions inhumaines, portant les vêtements avec lesquels ils ont été contraints d’abandonner leurs maisons, inadaptés à les protéger des basses températures de cette période. La Caritas a lancé différents appels afin de collecter « des médicaments, de la nourriture, des couvertures et des vêtements d’hiver » sollicitant « une résolution équitable et rapide de cette situation » mais la zone demeure difficile à atteindre. L’espérance est que, une fois rétablie la paix dans la zone, l’urgence humanitaire cesse rapidement.
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AFRIQUE/OUGANDA - Ouverture d’une école spécialisée dans le domaine agroalimentaire destinée aux jeunes exploitants agricoles de la part de l’Eglise

Fides FR - www.fides.org - Gio, 14/12/2017 - 11:33
Alito – Un projet de développement du secteur agroalimentaire, grâce à une école de formation professionnelle dédiée aux jeunes exploitants agricoles – élevage compris – constitue l’initiative voulue à Alito, dans le Diocèse de Lira, au nord de l’Ouganda, par l’Ordinaire du lieu, S.Exc. Mgr Giuseppe Franzelli, et mise en place par l’ONG Africamission, coopération et développement qui œuvre depuis des années dans le pays en poursuivant l’œuvre de ses fondateurs, le Père Vittorio Pastori, missionnaire, et Mgr Enrico Manfredini. La structure qui sert désormais à la formation professionnelle des jeunes était jusqu’en 1986 un petit village léproserie géré par les religieuses comboniennes avec des médecins allemands. Maintenant, il a été reconverti et accueille des salles de cours, des laboratoires et une cuisine. L’école gratuite, destinée à la formation de jeunes agricultures et éleveurs, a été ouverte en octobre dernier et formera chaque semestre pendant trois ans quelques 50 jeunes d’âge compris entre 18 et 25 ans. « Le but – explique à l’Agence Fides Piergiorgio Lappo, qui suit le projet à Alito pour le compte de l’ONG- est d’aider les jeunes ayant un terrain cultivable mais ne réussissant pas à vivre de leur travail à cause de la faible productivité et des difficultés d’accès au marché ».
Dans un pays à vocation majoritairement agricole dans lequel les jeunes de moins de 30 ans représentent plus de la moitié de la population, fournir des instruments théoriques et techniques nécessaires à l’amélioration de la culture du terrain et à l’élevage du bétail représente une manière concrète de développer les potentialités humaines et naturelles du territoire. « Les étudiants de ce semestre, à 40% des jeunes femmes – continue P. Lappo – sont des jeunes provenant des zones environnantes qui ont abandonné l’école et cultivent les champs de la famille. Chaque matin, ils arrivent au centre pour suivre d’abord de brèves leçons théoriques en classe puis mettre en pratique l’enseignement reçu en cultivant le champ. Tout ce qu’ils apprennent dans ce cours, ils le mettent en pratique sur la terre de leur famille ». Les enseignants sont tous des experts du cru et la didactique est presque entièrement en langue locale. Outre les matières techniques, est également fourni un enseignement de langue anglaise et d’éducation civique pour garantir une formation complète pouvant faire des jeunes des personnes en mesure de gérer leur propre entreprise familiale. Au terme du semestre de formation, les jeunes agriculteurs et éleveurs seront suivis par un groupe de facilitateurs qui les aidera dans la planification du travail et promouvra la création de petits réseaux afin qu’ils puissent échanger des expériences et des techniques. « Les difficultés les plus souvent rencontrées – indique le référant en Ouganda d’Africamission – consistent dans le fait que quelques 40% du produit, une fois récolté, n’arrive pas sur les marchés. C’est pourquoi nous leur enseignons également comment stocker et conserver les fruits des champs jusqu’à leur vente ou leur consommation familiale. Le gouvernement fournit une aide en construisant de nouvelles routes qui facilitent l’accès des vendeurs et des acquéreurs aux zones de marché ».
L’agriculture en Ouganda représente l’une des principales composantes du PIB mais le secteur fait les frais d’une faible productivité. Selon les dernières données publiées à ce sujet par la Banque mondiale, au cours de ces cinq dernières années, des facteurs internes et externes ont ralenti la croissance économique du pays qui avait connu, au cours des décennies précédentes, de plus forts taux de croissance.
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ASIE/AFGHANISTAN - Présence évangélique des Barnabites et témoignage silencieux

Fides FR - www.fides.org - Gio, 14/12/2017 - 11:08
Cité du Vatican – « La mission des catholiques en Afghanistan se base sur une particularité. En effet, elle est faite presque exclusivement de témoignage silencieux. Lorsque l’on est actif dans la foi, il n’est pas besoin de mots parce que ce sont els actions à donner l’Evangile. Cependant, nous prions pour qu’à l’avenir, si Dieu le veut, il soit possible de construire une église ». C’est ce que raconte à l’Agence Fides le Père Giuseppe Moretti, missionnaire barnabite en République islamique afghane de 1990 à 2015. Il explique : « La présence des Barnabites en Afghanistan est en effet liée à la concession obtenue au début du XX° siècle portant sur la présence d’un assistant spirituel catholique à l’intérieur de l’Ambassade italienne à Kaboul. A ce privilège, qui s’est concrétisé en 1933, suivit l’interdiction absolue de se livrer à des activités de prosélytisme envers la population locale. De telles conditions sont demeurées inchangées au cours des décennies, y compris durant la guerre civile et après l’institution de la Missio sui iuris de la part de Saint Jean Paul II en 2002, dont le Père Giuseppe Moretti fut le premier Supérieur ecclésiastique. « Dans une situation comme celle de l’Afghanistan, où nous n’avons pas l’autorisation d’évangéliser, il est possible d’agir seulement de deux manières : la première consiste à se mettre au service des pauvres, mission actuellement assurée avec un dévouement exemplaire par les Sœurs de Mère Teresa et par l’Association Pro Bambini de Kaboul, réalité inter congrégationnelle née en 2004 ». Les premières, explique le Père Moretti, se dédient à l’assistance des familles défavorisées et accueillent dans leur maison une dizaine de fillettes en condition de pauvreté extrême alors que les secondes ont ouvertes une maison pour jeunes trisomiques.
« L’autre domaine d’action – poursuit-il – est l’assistance spirituelle de la communauté internationale. Il s’agit d’une mission très délicate parce qu’elle consiste en une pastorale de nouvelle évangélisation s’adressant à des militaires, des diplomates ou des fonctionnaires caractérisés par une forte indifférence religieuse ».
« Le message que j’ai tenté de leur transmettre au cours des années – explique encore le Barnabite – est que le diplomate catholique est appelé à vivre en tant que vrai croyant en partant du quotidien, en travaillant de manière responsable, sans paroles de mépris à l’encontre de la population. Mon objectif était de former des témoins qui, au travers de leur vie, auraient montré ce que signifie croire au Christ. Comment peut un afghan éprouver même simplement de la curiosité envers notre foi s’il voit des chrétiens qui ne prient pas ? ».
La population afghane est composée à 99,7% de musulmans. Après le retour en Italie du Père Giuseppe Moretti, la mission a été confiée à son confrère, le Père Giuseppe Scalese et a encore pour base la chapelle de l’Ambassade d’Italie à Kaboul. Jusqu’en 2016, outre les religieuses de Mère Teresa de Calcutta et l’Association Pro Bambini de Kaboul, se trouvaient également dans la capitale les Petites Sœurs de Charles de Foucauld, arrivées en territoire afghan dans les années 1950. Le désir pour l’avenir est qu’il soit possible de disposer d’une église en dehors de l’Ambassade, donnant ainsi aux missionnaires la possibilité d’avoir une véritable organisation paroissiale et d’organiser des rencontres de prière, des catéchèses et activités pastorales ».
La première proposition en vue de la construction d’une église « publique » parvint au responsable de la Missio sui iuris en 1992 lorsqu’un représentant du gouvernement Najibullah, le dernier à être philo communiste, soumit au Père Moretti un plan visant à édifier une église, qui comprenait un petit complexe avec toutes les garanties d’immunité. Le projet demeura lettre morte après les développements rapides de la situation politique afghane, le début de la guerre civile, l’arrivée au pouvoir des talibans et la guerre de 2001.
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AMERIQUE/MEXIQUE - Deux danseurs tués durant la fête de Notre-Dame de Guadalupe, une violence privée de sens

Fides FR - www.fides.org - Gio, 14/12/2017 - 10:34
Ciudad Juárez – « Il n’existe plus de respect pour personne. C’est l’extrême du mal. Comment osent-ils ? » s’est demandé l’Evêque de Ciudad Juárez, dans l’Etat de Chihuahua , S.Exc. Mgr José Guadalupe Torres Campos, dans le cadre d’une brève rencontre avec la presse après avoir appris l’homicide de deux « matachines », danseurs de la fête en l’honneur de Notre-Dame de Guadalupe, le 12 décembre, alors qu’ils se préparaient et effectuaient des répétitions.
L’Evêque a souligné que cet événement est un motif pour augmenter notre foi mais qu’il est triste et déplorable que ces signes de violence et de mort continuent à se vérifier dans la ville. « Ces meurtres ne sont pas comme les autres, même s’il faut dire qu’aucun homicide n’est bon. Cependant, ces personnes ne participaient pas à une fête ou ne s’enivraient pas. Il s’agissait de matachines qui dansaient pour Notre-Dame de Guadalupe, dans un acte de foi et d’amour. Cela suggère qu’il n’existe plus de respect pour rien ni personne » a-t-il conclu.
Selon les informations fournies par la presse de Ciudad Juarez, au début de cette semaine, en deux jours seulement, six personnes ont été tuées. Ce qui est impressionnant est qu’il n’existe pas de mobiles clairs ou définis. Il s’agit donc presque d’une violence privée de sens.
La plainte, la lamentation et la protestation de Mgr Torres Campos arrivent à un moment difficile pour le Mexique en ce qu’est en cours de discussion un projet de loi sur la sécurité intérieure . A ce propos, les Evêques, par l’intermédiaire de la Commission épiscopale pour la Pastorale sociale se sont plaints de l’échec des politiques de sécurité dans le pays. « Certaines régions ont été frappées par des crises humanitaires qui requièrent des agents de police véritablement entraînés, en mesure de fournir la sécurité intérieure, en laissant à l’armée son propre devoir de conservation de la sécurité nationale ».
La CEPS a publié hier une déclaration intitulée « Avec décision, construisons la paix. Assez de fausse sécurité » et présente la position de l’Eglise en la matière. « Les actions législatives sont nécessaires pour marquer un parcours critique en mesure de venir à bout des causes mais également pour éviter les propositions politiques telle que celle reposant sur la présence des forces armées avec des missions de police ». En outre, le document souhaite que de telles mesures législatives « puissent trouver le consensus de toutes les forces politiques et sociales afin d’établir des structures de sécurité nationales, d’Etat et municipales efficaces et respectueuses des droits fondamentaux de tous ».
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