AFRIQUE/NIGER - Armée et chefs traditionnels appelés à collaborer dans la lutte contre les djihadistes, une lueur d’espoir pour le missionnaire italien enlevé

Niamey – La zone occidentale du Niger, à la frontière avec le Mali et le Burkina Faso, est devenue, au cours de ces dernières années, le théâtre d’opérations de groupes terroristes qui perpètrent des attaques létales dans ces trois pays contre les forces armées et les populations civiles. « C’est dans cette zone que deux militaires nigériens ont été tués ces jours derniers suite à l’explosion d’une mine. C’est dans cette même zone que le Père Pierluigi Maccalli, missionnaire italien, a été enlevé par des individus armés en septembre dernier » indique l’Agence de presse chinoise Xinhua, qui dispose d’un nombre considérable de correspondants en Afrique. La semaine passe, le Ministre de l’Intérieur du Niger, Mohamed Bazoum, a déclaré au Parlement que les bandits proches des groupes djihadistes ont été responsables pendant quelques temps de meurtres, d’enlèvement et de séquestres de civils.
Entre temps, à Niamey, les contestations populaires se poursuivent. Le 12 novembre, plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans la capitale du Niger contre la loi électorale approuvée par le gouvernement en 2017. Les manifestants, guidés par l’ancien Président, Mahamane Ousmane, ont marché dans les rues de la capitale en scandant des slogans hostiles au gouvernement avant de manifester devant le Parlement. L’opposition conteste en particulier quatre articles de la loi en question, dont l’article 8 qui prévoit l’inéligibilité des personnes ayant été condamnées à au moins une année de réclusion.
Des sources officielles de Niamey ont indiqué que le Ministre de la Défense, Kalla Moutari, a invité les chefs locaux de la zone à collaborer avec les Forces de Défense et de Sécurité, qui opèrent contre les terroristes. Le Ministre, en voyage de reconnaissance dans la zone occidentale du pays, a rendu en particulier visite aux unités militaires engagées dans la chasse aux bandits armés opérant sur zone, entre les territoires du Niger, du Burkina Faso et du Mali. S’adressant aux troupes, il a déclaré : « Les groupes qui veulent imposer leur volonté par la force perdront la bataille parce qu’ils ne défendent aucune valeur. Leur cruauté et leur lâcheté n’auront pas le dessus ». En rencontrant les responsables traditionnels des villages de la région, le Ministre de la Défense leur a demandé de collaborer avec l’armée et de « fournir toutes les informations possibles pour neutraliser de manière permanente ces individus barbares ».
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ASIE/IRAQ - De la nécessaire promotion d’une « spiritualité de l’exil et du retour » selon le Patriarche de Babylone des Chaldéens

Fides FR - www.fides.org - 4 ore 15 min fa
Bagdad – La Bible contient un riche patrimoine d’écrits utiles pour développer une spiritualité suggestive et féconde en mesure de soutenir et de conforter les personnes qui font l’expérience de l’éloignement de leurs maisons, l’expérience de vivre dans la condition d’exilés, de prisonniers et de persécutés, mais aussi l’expérience du retour dans les lieux de leur vie ordinaire. Il s’agit d’une spiritualité qu’il convient de promouvoir au sein des communautés chrétiennes du Proche-Orient qui, ces dernières années, à cause de la guerre et de la violence des djihadistes, ont été souvent contraintes à abandonner les lieux de leur enracinement traditionnel. Telle est la suggestion contenue dans une vaste réflexion concernant la « théologie de l’éloignement et du retour » proposée par le Patriarche de Babylone des Chaldéens, S.Em. le Cardinal Louis Raphaël I Sako, diffusée au travers des canaux officiels du Patriarcat chaldéen.
« Les prophètes Michée, Amos, Isaïe et Jérémie – rappelle le Patriarche en s’attardant en particulier sur le cas du prophète Ezéchiel – ont exprimé une forte théologie de la déportation et de la réclusion » alors qu’Ezéchiel a offert des réflexions profondes autour de l’expérience du retour et de la reconstruction des maisons et du tissu de coexistence sociale qui avait été lacéré par les vicissitudes de l’histoire. Ces mêmes dynamiques existentielles se trouvent au centre de nombreux Psaumes. « Aujourd’hui – indique le Cardinal – nous sommes appelés à redécouvrir la richesse de ces expériences, en les lisant attentivement avec une profonde foi spirituelle, à la lumière de notre expérience au cours de l’invasion de la plaine de Ninive en août 2014 de la part des terroristes islamiques du prétendu « Etat islamique », lorsque de nombreux chrétiens ont partagé la condition d’être « des évacués, d’avoir leurs maisons détruites et de vivre pendant plus de trois ans et demi dans les camps, outre à devoir relever des défis sociaux, économiques, psychologiques, politiques et religieux ». Après la libération de ces zones, achevée en 2017, de nombreux chrétiens évacués sont revenus dans leurs maisons et vivent actuellement le temps de la reconstruction et du repentir, avec toute ses complications.
Dans un tel contexte, la tentative de développer une véritable théologie de la migration forcée, de l’exil et du retour peut être utile à la vie quotidienne, en comparant sa propre expérience à celle racontée dans l’Ecriture Sainte afin d’aider tout un chacun à lire les signes des temps et à vivre la vertu théologale de l’espérance dans la condition où ils se trouvent et à ne pas se faire emporter par la frustration et par le désespoir.
Tout être humain qui connaît l’injustice, la persécution, la pression sociale et économique et le terrorisme, souligne notamment le Cardinal Sako, « pourrait se demander pourquoi, comme le fit Jésus en personne lorsqu’Il fut cloué sur la croix. « Eli, eli, lama sabachthanic ? », « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-Tu abandonné ? » . « Les personnes qui posent ces questions – a-t-il ajouté – ne nient pas en réalité l’existence de Dieu mais parlent avec Lui et ceci constitue leur prière ». « Aujourd’hui – conclut-il – le soin pastoral consistant à aider la floraison d’une spiritualité analogue relève de la responsabilité de nos Eglises, de nos Patriarcats catholiques et orthodoxes et de nos fidèles ».
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ASIE/PHILIPPINES - Démission du Vicaire apostolique de Taytay

Fides FR - www.fides.org - 4 ore 44 min fa
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté ce jour la renonciation au gouvernement pastoral du Vicariat apostolique de Taytay présentée par S.Exc. Mgr Edgardo Sarabia Juanich.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Prise de position de la Conférence épiscopale à propos du nécessaire respect du processus démocratique dans le pays

Fides FR - www.fides.org - 4 ore 45 min fa
Cochabamba – « Notre mission et notre unique préoccupation est d’évangéliser, dans le fidèle respect de la Parole de Dieu, et de faire connaître les principes et les valeurs de l’Evangile, sans autres intentions ou intérêts d’aucun type ». C’est ce que réaffirment les Evêques de Bolivie dans le message intitulé « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » , traditionnellement adressé au Peuple de Dieu au terme de l’Assemblée plénière de la Conférence épiscopale, qui a eu lieu du 8 au 13 novembre à Cochabamba. Plus de 30 Evêques de Bolivie ont affronté des questions pastorales, sociales et politiques dans ce cadre. Au cours de la réunion, a été ratifié le Conseil directif de la CEB et ont été nommé les Evêques présidents des divers secteurs de la Conférence épiscopale de Bolivie .
Dans leur Message, les Evêques confirment leur mission de « communiquer la vérité » et d’observer de manière réaliste les problèmes concernant la réalité. A ce propos, ils se réfèrent en particulier à « la campagne électorale par trop anticipée » dans le cadre de laquelle semblent circuler de fausses informations, des mensonges et des calomnies dans les moyens de communication, « afin de manipuler et d’influencer l’opinion publique pour atteindre les objectifs de manière cachée ». Les Evêques rappellent les paroles du Pape François, soutenant un processus de préparation au scrutin honnête et transparent, « recherchant l’objectivité des faits, mettant au premier rang le bien commun et ce qui nous unit, écartant tout ce qui isole, divise, contraste et provoque des affrontements parce que la vérité éclot dans le cadre de relations libres entre les personnes, dans le respect, dans l’écoute réciproque et dans le dialogue sincère ».
Au cours de l’année passée, les Evêques ont signalé des événements de valeur qui encouragent l’Eglise tels que le V° Congrès missionnaire américain , tenu à Santa Cruz de la Sierra, où se sont rencontrés les délégués de tous les pays des Amériques, « donnant un grand élan à la vocation missionnaire ». « Ce don – affirment les auteurs du Messages – porte actuellement ses fruits, en étant à l’origine d’un engagement prophétique, missionnaire et de réconciliation plus important par le biais de la mission de vivre dans nos Eglises locales la devise : L’Evangile est joie, nous devons L’annoncer ».
A la fin, l’Episcopat demande de réaliser un effort pour rechercher la vérité et insiste sur la demande visant à « assurer et respecter la dignité de toute personne, la liberté de pensée et d’expression », en abandonnant « des attitudes qui peuvent de quelque manière limiter ces droits inaliénables ». De même, face aux tentatives visant à ignorer et à manipuler la volonté du peuple et les normes constitutionnelles, « il est essentiel que le processus démocratique, qui a coûté tant d’efforts et de vies humaines, piliers de coexistence harmonieuse et fraternelle, soit respecté par tous. Ce n’est qu’alors que nous aurons une Bolivie démocratique, libre, équitable et en paix » conclut le Message.
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AFRIQUE/MAROC - Déclarations de l’Archevêque de Rabat après l’annonce de la prochaine visite du Pape François au Maroc

Fides FR - www.fides.org - 5 ore 21 min fa
Rabat – « Pour nous qui voulons vivre et approfondir la communion entre nous et le peuple marocain, la visite du Pape François constituera une magnifique occasion pour manifester et vivre notre communion avec l’Evêque de Rome et, à travers lui, avec l’Eglise universelle » affirme S.Exc. Mgr Cristóbal López, Archevêque de Rabat, dans une note exprimant, au nom des Evêques du Maroc, la joie de l’annonce de la visite du Pape François dans le pays.
Hier, 13 novembre, le Bureau de presse du Saint-Siège a rendu public que, « accueillant l’invitation de S.M. le Roi Mohammed VI et des Evêques, S.S. le Pape François accomplira un voyage apostolique au Maroc les 30 et 31 mars 2019, visitant les villes de Rabat et de Casablanca ».
« Le Pape vient en réponse à l’invitation de Sa Majesté, le Roi Mohamed VI, et de l’Eglise qui pèlerine au Maroc. Il rend visite au peuple marocain et à la communauté ecclésiale, y compris les nombreux frères qui sont au Maroc de passage et qui migrent vers l’Europe péniblement et dans des situations de grande difficulté » souligne Mgr López.
A propos des buts de la visite du Saint-Père dans un pays à majorité musulmane dont la petite communauté catholique est constituée de résidents étrangers et de migrants, l’Archevêque écrit : « La mission du Pape, en tant que successeur de l’apôtre Pierre, est celle de nous confirmer dans la foi. C’est cela le but principal de sa visite. Il veut nous connaître, partager un peu notre vie, nous encourager, prier avec nous et nous bénir. Il veut aussi entrer en contact avec le peuple marocain et ses autorités, notamment Sa Majesté le Roi, dans l’esprit d’un dialogue interreligieux islamo-chrétien que tous les deux veulent promouvoir ».
Dans l’attente de la publication du programme détaillé de la visite papale, Mgr López invite les fidèles « personnellement, en paroisse, en groupe et en famille, pour le fruit de ce voyage papal ».
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ASIE/BANGLADESH - Satisfaction des chrétiens pour la fixation de la date des élections générales après Noël

Fides FR - www.fides.org - 5 ore 54 min fa
Dacca – Les élections générales au Bangladesh auront lieu le 30 décembre, la date ayant été annoncée par le Commissaire électoral, Nurul Huda. Précédemment, avait été évoquée une date aux alentours du 23 décembre, considérée comme trop proche de Noël. C’est pourquoi les chrétiens du Bangladesh ont accueilli favorablement le report du scrutin après les célébrations de Noël. « En ce moment, il est nécessaire que tous, gouvernement, opposition, société civile, s’engagent afin de garantir un vote libre et transparent. Nous sommes heureux qu’il ait lieu après Noël » commente pour l’Agence Fides le Père David Bipul Das, Curé du Diocèse de Barisal.
L’alliance d’opposition, qui comprend le parti nationaliste du Bangladesh , sous la houlette de Kamal Hossain, a promis de lancer une confrontation à tous les niveaux en vue du scrutin. L’alliance, qui regroupe 20 partis, veut qu’un gouvernement de transition soit mis en place au cours des semaines précédant le vote afin d’assurer des « élections libres et équitables », affirmant que le gouvernement actuellement en fonctions, conduit par la Awami League pourrait exploiter sa position dans le cadre de la campagne électorale. De son côté, le gouvernement affirme que cette requête est inconstitutionnelle.
Par le passé, les élections au Bangladesh ont souvent été caractérisées par la violence. Les chrétiens du pays se déclarent préoccupés par l’inclusion du parti islamiste radical Jamaat-e-Islami à la coalition des partis d’opposition. Les chrétiens au Bangladesh – qui représentent 0,2% de la population – réaffirment leur mission de témoignage de l’Evangile dans un pays à majorité musulmane, en offrant une contribution à l’instruction, au développement et aux services sociaux, ainsi qu’à des activités culturelles orientées à rendre témoignage à l’amour et à la paix qui sont des dons de Dieu.
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VATICAN - Discours du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples aux religieuses de Saurimo sur l’intimité avec le Christ dans la prière et le service généreux du monde

Fides FR - www.fides.org - 8 ore 7 min fa
Saurimo – L’Exhortation apostolique Evangelii gaudium et la proclamation du Mois missionnaire extraordinaire, qui suivent clairement, tout comme d’autres aspects, la tonalité missionnaire de l’ensemble du Pontificat du Pape François, ont offert le prétexte à S.Em. le Cardinal Fernando Filoni pour considérer certains aspects de la vie consacrée féminine.
Au cours de sa visite en Angola , en s’adressant aux religieuses de la Province ecclésiastique de Saurimo, au matin du 13 novembre, le Préfet du Dicastère missionnaire a affirmé : « La vie religieuse consacrée est un don de Dieu fait à l’Eglise au travers de laquelle Il veut que les personnes consacrées, hommes et femmes, au travers de la profession des conseils évangéliques, rendent visibles dans le monde les caractéristiques de Jésus – chaste, pauvre et obéissant. Les maux actuels de notre société peuvent être surmontés par la redécouverte des valeurs évangéliques de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Pour le faire, nous devons valoriser notre rencontre avec le Christ afin de renouveler le don de notre vocation ».
Le Cardinal a ensuite exhorté les religieuses à se dédier à atteindre « la maturité spirituelle, humaine et affective » au travers de la prière et de la formation permanente : « Vous devez avoir un style de vie caractérisé par l’intimité avec le Christ dans la prière et par un généreux service du monde ». « Dans un monde en continuel changement et marqué par tant de contradictions – a-t-il poursuivi – où la tendance est celle d’exclure Dieu des choix fondamentaux, il est très facile, y compris pour les religieuses, de perdre son identité propre. En effet, les maux qui affligent la société mondialisée d’aujourd’hui, tels que la recherche de l’autonomie, l’avidité, le goût pour le pouvoir, le manque d’esprit de service, les divisions ethniques et tribales, la banalisation de l’amour et de la sexualité, n’épargnent ni le clergé diocésain ni les religieux et religieuses ici en Angola. Au contraire, ils menacent votre Eglise, vos communautés religieuses ou causent déjà de graves dommages à ces dernières ».
Au travers du don total de la vie à Dieu et au service des communautés, des pauvres, des marginalisés, les religieuses vivent cette dimension missionnaire de l’Eglise « en sortie » en témoignant de leur choix de suivre Jésus-Christ de manière radicale. « Dès lors – a exhorté le Cardinal Filoni – efforcez-vous de créer des communautés religieuses qui soient de vrais « lieux de fête et de pardon » et un environnement qui soit dans le même temps missionnaire et qui prépare à la mission. Dans ces communautés, il est nécessaire de vivre la communion fraternelle afin que nous soyons membres de la même famille religieuse ». La fraternité, qui caractérise la vie consacrée dans sa dimension communautaire, doit constituer « un signal fort et éloquent » de la fraternité de toute l’Eglise.
Enfin, le Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a réaffirmé l’importance de la formation permanente. « En vue d’une fidélité créative à la vocation religieuse et pour répondre aux besoins de la mission et aux défis lancés par le monde d’aujourd’hui, vous devez vous engager dans la formation permanente, qui représente un effort constant de renouvellement spirituel, humain, religieux et intellectuel, une dimension du processus de conversion permanente ».
Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal Filoni (en portugais)
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VATICAN - Rencontre du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples avec les prêtres de Saurimo et le caractère fondamental de la rencontre avec le Seigneur, source du zèle et de la joie pour la mission

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 12:41
Saurimo – « Cette rencontre m’offre une occasion favorable pour vous remercier de tout cœur de votre service, de votre témoignage missionnaire et de votre engagement en faveur du réveil parmi vos fidèles de la conscience missionnaire de leur identité baptismale » a déclaré S.Em. le Cardinal Fernando Filoni en rencontrant ce matin à Saurimo les prêtres de la Province ecclésiastique homonyme, conformément au programme de sa visite pastorale en Angola .
En particulier, le Préfet du Dicastère missionnaire s’est attardé, en rappelant le Mois missionnaire extraordinaire d’octobre prochain, sur le réveil de la conscience missionnaire ad Gentes et sur la transformation missionnaire de la pastorale, permettant d’entreprendre avec plus d’élan et d’enthousiasme la nouvelle Evangélisation, comme le demande le Pape François.
« L’un des présupposés indispensables, comme l’indique le Saint-Père, est de renouveler notre rencontre avec le Christ et de nous laisser rencontrer par Lui » a affirmé le Cardinal, exhortant les prêtres à toujours trouver le temps, malgré les nombreux engagements pastoraux, pour prier devant le Tabernacle, méditer et demeurer en silence. « La rencontre avec le Seigneur transformera nos vies et renouvellera en nous le zèle et la joie dont nous avons besoin pour l’œuvre d’évangélisation. Intensifiez donc votre rencontre avec le Seigneur pour nourrir votre vie spirituelle ».
Face aux nombreux scandales dont se sont marqués des prêtres et au cri des victimes, le Cardinal Filoni a invité les prêtres à renouveler leur engagement à vivre le célibat sacerdotal, soutenu par une « prière humble et confiante », réaffirmant : « En renonçant au sécularisme et à la médiocrité au travers de notre rencontre avec le Christ, il nous est possible, par conséquent, de renouveler l’Eglise et toutes les dynamiques pastorales et missionnaires ».
Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal Filoni (en portugais)
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ASIE/LIBAN - Patriarches et Evêques du Liban unis contre les dérives sectaires de la politique libanaise

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 12:29
Bkerké – L’enseignement du Catéchisme comme partie essentielle de la mission d’annonce de l’Evangile à laquelle est appelée l’Eglise constitue le thème central de la 52ème Session ordinaire de l’Assemblée des Patriarches et Evêques catholiques du Liban qui s’est ouverte hier, 12 novembre, au travers du discours introductif du Patriarche d’Antioche des Maronites, S.Em. le Cardinal Boutros Bechara Rai. L’assemblée en question représente pour les Episcopats des Eglises catholiques présentes au Liban une occasion pour déterminer, une fois encore, les criticités pesant sur la vie quotidienne des chrétiens du pays et de tous les autres libanais. Dans son intervention, le Cardinal Rai a décrit un contexte social marqué par la « croissante pauvreté de notre peuple à cause de la crise économique et des conditions de vie asphyxiantes, et à cause de la forte augmentation du chômage, de la hausse du coût de la vie, de la nourriture et de l’habillement ». Ce scénario est aggravé par les nouvelles tensions sectaires qui conditionnent d’une manière croissante les choix des forces politiques et le fonctionnement des institutions nationales, avec des fonctionnaires ne cherchant qu’à protéger leurs propres intérêts privés sans avoir aucunement l’intention de construire un authentique Etat de droit. Dans un contexte semblable – a ajouté le Patriarche d’Antioche des Maronites – les Eglises doivent prendre en charge le « devoir pastoral de défendre le peuple, en particulier les pauvres et les opprimés » et doivent également offrir leur contribution afin de sauvegarder les principes constitutionnels, démocratiques et culturels qui doivent régler l’action politique et mettre un frein à ses déviation sectaires. « Aujourd’hui, si la majeure partie des milices armées n’est plus active – a remarqué le Cardinal – le Liban est cependant gouverné selon la mentalité des milices politiques et cela nous ne pouvons l’accepter ».
Aujourd’hui, 13 novembre, les participants à l’Assemblée rencontreront S.Em. le Cardinal Leonardo Sandri, Préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, et les membres de la Réunion des Œuvres pour l’aide aux Eglises orientales qui célèbrent actuellement au Liban le cinquantenaire de l’institution de cet organisme formé par des agences et organisations oeuvrant dans différents pays du monde et qui s’engagent à soutenir, notamment financièrement, la vie et les activités des communautés catholiques orientales présentes au Proche-Orient.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Prise de position de l’Evêque auxiliaire de Managua contre des accusations faites à son endroit

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 12:11
Managua – « Ce que nous vivons actuellement contribuera à faire grandir et mûrir l’Eglise au Nicaragua en tant que communauté extraordinaire » a déclaré S.Exc. Mgr Silvio José Baez, Evêque auxiliaire de Managua, Dimanche dernier, 11 novembre, au cours de la Messe célébrée en la Paroisse du Christ Roi de Managua. L’Evêque a déclaré « ne rien avoir à cacher » face aux accusations lancées par le régime de Daniel Ortega, selon lequel il serait un « putschiste », réaffirmant sa gratitude pour l’amour exprimé par les communautés et les Paroissiens de différents lieux du Nicaragua.
« Je suis ce que vous voyez ici. Je n’ai rien à cacher et j’ai le courage et la sécurité pour tout affronter. Vous, bien chers frères et sœurs, êtes ce que j’aime le plus. Pour vous, je me suis exposé et je suis disposé à donner ma vie » a-t-il déclaré aux Paroissiens de la Paroisse du Christ Roi de Managua.
Malgré la campagne dont il fait l’objet de la part des moyens de communication du gouvernement, qui insistent à demander à ce que l’Evêque auxiliaire de Managua quitte le pays et parte pour l’exil, Mgr Baez demeure ferme dans son action de « messager de Jésus ». « Comme depuis le premier jour de ma présence au Nicaragua, j’exercerai ma foi humblement, à votre service » a-t-il déclaré après la Messe.
Selon la note transmise à Fides par une source locale, la campagne de menaces contre l’Evêque auxiliaire de Managua a pour origine un groupe qui s’identifie comme « Communauté chrétienne de Saint Paul Apôtre » et déclare avoir recueilli des signatures et présenté un faux enregistrement audio dans lequel l’Evêque auxiliaire de Managua se référerait à la protestation civile contre le régime de Daniel Ortega en la présentant comme une conspiration de l’Eglise catholique.
Mgr Baez, en remerciant un groupe de journalistes nicaraguayens, a rappelé que l’Eglise ne sert personne d’autre que Jésus-Christ et qu’elle n’a d’autres intérêts que la proclamation de l’Evangile afin d’être un sacrement d’unité et de communion. « L’Eglise se fondre sur la dignité de la personne humaine. Elle est soutenue par la défense des droits fondamentaux et par la lutte, basée sur sa foi, visant à collaborer à la construction d’une société juste, pluraliste et digne pour tous » a-t-il affirmé.
Au terme de la Messe, il a remercié les journalistes pour leur travail au milieu de la crise. « Merci à vous, journalistes, d’être attentifs à la défense des droits du peuple. Personnellement je vous apprécie, je vous admire et je vous remercie pour votre travail ».
Entre temps, au Nicaragua, se poursuivent les protestations et les manifestations contre le gouvernement de Daniel Ortega. De nombreuses manifestations populaires ont également été organisées à l’étranger, où les nicaraguayens résidents manifestent au travers de grandes pancartes contre le régime en place dans les principales places d’Espagne, des Etats-Unis, du Mexique, du Costa Rica, du Pérou et d’autres pays, d’Europe et des Amériques. Au cours de ces dernières semaines, la police a arrêté sans raison des étudiants, des jeunes et même des retraités qui, quelques temps auparavant, avaient manifesté contre le gouvernement. Le pays compte désormais des centaines de prisonniers politiques et certains jeunes détenus se sont vu destiner des décisions prévoyant même 20 années de réclusion au seul titre des protestations contre le gouvernement, ce qui a créé un précédent menaçant le peuple, ainsi que l’a remarqué la presse internationale. Officiellement, le nombre des condamnés pour avoir exercé leur droit constitutionnel à contester le gouvernement au cours de la période allant d’août à octobre de cette année a été de 52.
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VATICAN - Rencontre du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples avec les jeunes de Saurimo

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 11:46
Saurimo – La rencontre de S.Em. le Cardinal Fernando Filoni avec les jeunes de la Province ecclésiastique de Saurimo, dans le cadre de sa visite pastorale en Angola , au eu lieu dans l’après-midi du 12 novembre, et a eu comme arrière-plan le récent Synode des Evêques dédié aux jeunes. « Votre Eglise compte un bon nombre de mouvements apostoliques et de nombreuses associations dont font partie de nombreux jeunes catholiques, engagés activement dans la diffusion de l’Evangile et le service de leurs frères dans le besoin » a rappelé le Cardinal au début de son discours, portant la bénédiction paternelle du Pape François et le salut affectueux des Pères synodaux. « Je voudrais faire miennes certaines des provocations que le Pape François nous indique » a-t-il continué, se référant à « une Eglise en sortie », à l’invitation faite à être « des disciples missionnaires » et au chemin de conversion pastorale et missionnaire de la jeunesse. « Il s’agit de savoir de quel type de jeune angolais l’Eglise a besoin pour être véritablement « Eglise en sortie » a-t-il précisé.
Le Préfet du Dicastère missionnaire a par suite proposé aux jeunes un certain nombre de pistes de réflexion. Les jeunes disciples missionnaires sont ceux qui prennent conscience de la dimension missionnaire de leur baptême. Cependant, pour ce faire, il est nécessaire de « rencontrer le Christ et de se laisser rencontrer par Lui ». « Un jeune qui se laisse rencontrer par le Christ – a déclaré le Cardinal – sort de lui-même, de son égoïsme, de son autosuffisance, de son autoréférentialité… Ce qu’il est convenu d’appeler modernité offre de nombreuses distractions aux jeunes et ceci ne les aide certes pas à écouter le Maître et pas même à être en mesure à faire œuvre de discernement dans leur vie ».
Un jeune « en sortie » avec l’Evangile dans les rues et les périphéries est celui qui se rend dans les périphéries géographiques et existentielles, comme le dit le Saint-Père, celui qui entreprend une aventure imprévisible. Il est provoqué à se confronter continuellement avec les nouveautés, ce qui est déconcertant… « pour exiger des réponses toujours nouvelles et prenantes, il ne faut jamais se contenter de solutions et de schémas préétablis ».
A propos du témoignage de l’amour, rappelant que, parmi les jeunes angolais, « il en est un bon nombre qui, témoignant l’amour en tant que bénévoles, sont engagés dans différentes formes de service avec les associations et les mouvements ecclésiaux », le Cardinal les a exhortés « à participer à ces activités offertes par divers groupes en tant que cela enrichit nos expériences individuelles… En vivant et en témoignant l’amour, vous créez une culture de communion, d’unité et de réconciliation ».
De nombreux jeunes sont frustrés parce qu’ils ne savent pas donner un ordre aux priorités dans leur vie. « Une jeune pour une Eglise en sortie est en mesure de distinguer les choses intéressantes et plaisantes des choses importantes et indispensables même si ces dernières ne sont pas attrayantes et intéressantes pour eux ». « Chers jeunes – a exhorté le Cardinal – sachez établir les priorités, les justes priorités. Ceci est généralement un défi, un défi qui pourrait vous contraindre à renoncer à certaines des choses qui vous plaisent le plus mais qui ne constituent pas les choses les plus importantes sur l’échelle des valeurs ».
Une dernière observation a concerné la capacité à rejeter certains éléments culturels et de la modernité. « Dire non aux divisions ethniques et tribales qui minent la vie des communautés… savoir dire non au fétichisme, à la sorcellerie. Dès lors – a souligné le Cardinal Filoni – il est urgent de rejeter un comportement semblable, contraire à l’esprit de l’Evangile. D’où la nécessité d’une formation religieuse complète et adéquate. Dans ce but, je vous encourage à participer aux véritables mouvements apostoliques ».
Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal Filoni (en portugais)
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AFRIQUE/RD CONGO - Bilan dramatique : 205 morts sur 329 cas d’Ebola enregistrés dans l’est du pays

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 11:17
Kinshasa – 205 morts et 329 cas enregistrés de contamination : tel est le dramatique bilan de l’épidémie d’Ebola qui a frappé les provinces du Nord Kivu et de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo .
Selon le Ministère de la Santé congolais, le bilan de l’épidémie de cette année a dépassé celui de la première épidémie enregistrée dans l’histoire, en 1976, à Yambuku, dans la province de l’Equateur de ce qui était alors le Zaïre.
Pur le Ministère de la Santé, aucune autre épidémie d’Ebola n’a été aussi complexe que l’actuelle. L’insécurité, la densité de la population et la résistance de la communauté rendent plus difficile le travail des opérateurs sanitaires.
La semaine passée, trois agents de la protection civile et un épidémiologiste ont été brièvement pris en otage par un groupe de miliciens Mai-Mai au sein du village de Matembo, sis entre les villes de Beni et de Butembo.
Dans une déclaration conjointe, le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU et l’OMS ont dénoncé le fait que les équipes de secours rencontrent de fortes résistances de la part de la population des zones touchées par l’épidémie où des décennies de guerre ont contribué « à la diffusion de la désinformation et alimenté la défiance de certains populations locales, qui sont réticentes à permettre aux équipes sanitaires d’administrer les vaccins nécessaires à bloquer la diffusion de la maladie et à enterrer dignement les victimes en toute sécurité ».
A la fin du mois d’août, S.Exc. Mgr Melchisédech Sikuli Paluku, Evêque de Butembo-Beni, avait lancé un appel à la population afin qu’elle collabore avec les autorités sanitaires dans le secours donné aux malades et dans les opérations destinées à bloquer l’épidémie .
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ASIE/INDONESIE - Engagement des femmes catholiques en faveur de la promotion de la dignité humaine et de la prospérité

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 11:03
Djakarta – Les femmes catholiques indonésiennes s’engagent en faveur de la promotion de la dignité humaine, de la prospérité et de l’harmonie au sein de la société. C’est ce qu’ont réaffirmé les plus de 600 déléguées participant au XX° Congrès de l’Association des femmes catholiques en Indonésie provenant des 37 Diocèses du pays. Ainsi que l’a appris Fides, l’Association a réuni les déléguées à Djakarta ces derniers jours exprimant, dans le document final du Congrès, « l’engagement en vue de lutter pour le progrès des femmes dans l’archipel ». « Nous sommes conscientes du pluralisme culturel et religieux existant dans le pays et nous désirons vivre avec détermination à l’enseigne de la valeur de la compassion. Nous promouvons la dignité humaine dans les familles et au sein de la société. Nous provenons d’ethnies et d’îles différentes mais nous sommes unies et avons une mission commune qui nous a été donnée par Dieu et que nous devons accomplir au sein de la société » indique le texte parvenu à Fides.
L’Association des femmes catholiques indonésiennes mène différents programmes et activités sociales et pastorales dans chaque Diocèse. Le Président indonésien, Joko Widodo, a rendu hommage aux efforts faits par l’Association, laquelle contribue à la construction d’une nation harmonieuse et pacifique. Le gouvernement indonésien a conféré à l’organisation un prix pour ses efforts concernant la promotion et la préservation de « l’unité dans la diversité », typique de la société indonésienne, lui remettant cette reconnaissance en tant que « meilleure organisation sociale de 2018 » parmi celles engagées dans la protection des biens sociaux tels que la santé, l’instruction, la culture et l’environnement dans l’esprit du Pancasila – la charte des cinq principes à la base de la constitution indonésienne.
La présidente de l’Association, Justina Rostiawati, a rappelé que cette dernière a mené à bien de nombreux programmes interreligieux en vue de l’émancipation des femmes, du bien-être économique et de l’alphabétisation au profit de femmes de différentes religions et cultures en Indonésie. Fondée en juin 1923, l’association a pour but de promouvoir le bien-être des personnes et la dignité humaine. Elle compte actuellement quelques 90.000 membres.
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ASIE/PAKISTAN - Précision d’un prêtre quant aux motifs de la remise en liberté d’Asia Bibi, « libérée par ordre de la Cour Suprême et non pas par le Pape »

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 10:47
Islamabad – « Dans l’affaire Asia Bibi, n’a pas été facile d’émettre une décision honnête et indépendante dans le contexte pakistanais où les personnes, sur la vague de l’émotion, ne sont pas prêtes à affronter la vérité. La Cour Suprême a examiné le cas et prononcé une décision inattaquable. Il faut féliciter les juges pour leur courage leur ayant permis de dire la vérité. Dans ce cas, c’est la Cour Suprême qui a libéré Asia Bibi, le Pape François a seulement prié pour elle et pour toutes les victimes innocentes, persécutées en raison de leur foi ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides le père Bonnie Mendes, prêtre de Faisalabad et ancien Directeur de Caritas Asie, alors qu’au Pakistan l’attention demeure forte à propos du cas de la chrétienne condamnée à mort pour blasphème en 2010 et acquittée par la Cour Suprême le 31 octobre dernier.
Dans le cadre des polémiques, en particulier sur les réseaux sociaux, certains cherchent à impliquer également le Pape, les chrétiens au Pakistan étant amers suite à un post blasphématoire publié sur Facebook et diffusé sur les réseaux sociaux. Ce dernier montre une photographie du Pape François en compagnie de prêtres, retouchée en leur superposant le visage du Premier Ministre du Pakistan et de divers ministres, laissant supposer l’existence d’une machination provenant du Vatican derrière l’acquittement.
« Il est triste et paradoxal que, dans le cadre d’un cas de présumé blasphème, certains n’aient pas hésité à blesser les sentiments des chrétiens qui vivent au Pakistan. Il est blasphème que de déshonorer notre responsable religieux, le Pape François, tout comme le Crucifix et les parements sacrés revêtus par nos prêtres durant la Messe » commente pour Fides Sabir Michael, un activiste catholique des droits fondamentaux, ajoutant : « Ceux qui pensent que l’action de l’Eglise ait pu conduire à l’acquittement d’Asia Bibi font totalement fausse route. Pour en comprendre les raisons, ils devraient lire la décision de 56 pages émise par la Cour Suprême du Pakistan ».
Le Père Mario Rodrigues, Recteur de la Cathédrale Saint Patrick de Karachi, déclare à Fides : « Le Pape François a démontré un grand intérêt pour le cas d’Asia Bibi, détenue bien qu’innocente, en priant pour elle. Les chrétiens du monde entier ont également jeûné et prié pour sa libération mais la décision finale a été celle de la Cour Suprême ».
L’image publiée est le résultat de la diffusion de fausses nouvelles relatives à la présumée fuite d’Asia Bibi hors du Pakistan, démentie par les Ministres de l’Information et des Affaires étrangères.
Il s’agit du troisième épisode en un mois qui concerne des contenus blasphématoires envers la foi chrétiennes. Ces jours derniers, avaient été signalées au Pakistan les bandes annonces de la série télévisée Maria bint-e-Abdullah et une caricature du Crucifix parue dans les colonnes du quotidien Express Tribune .
Actuellement, dans le cas d’Asia Bibi, l’accusation a présenté à la Cour Suprême une instance de révision de la décision, possibilité prévue par la procédure pénale. Entre temps, Asia Bibi est sortie de prison et se trouve au Pakistan dans une localité secrète sous protection.
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AFRIQUE - Présentation du rapport de Harambee Africa International et rôle de l’enseignement supérieur dans le développement du continent africain

Fides FR - www.fides.org - Mar, 13/11/2018 - 10:15
Rome – « Nos projets visent à renforcer le niveau de formation des étudiants d’Afrique sub-saharienne dans les différents domaines » a déclaré Rossella Miranda, Coordinatrice de la Communication de Harambee Africa International, en présentant, le 10 novembre dernier, en l’Université pontificale de la Sainte Croix, à Rome, le rapport intitulé « Le rôle de l’enseignement supérieur dans la croissance économique et sociale de l’Afr4ique sub-saharienne- Une perspective sur la République démocratique du Congo, le Nigeria, la Côte-d’Ivoire et l’Afrique du Sud ».
« A côté de cette mission primaire, Harambee Africa International désire contribuer à la diffusion d’une information correcte et moins stéréotypée concernant l’Afrique. Le rapport que nous présentons rentre dans le cadre de cet engagement » a indiqué Rossella Miranda.
Le document a été rédigé grâce à la contribution d’un certain nombre de membres du Comité culturel de l’Association auxquels il a été demandé de réfléchir sur le rôle de l’enseignement supérieur sur la croissance économique et sociale des Etats d’Afrique sub-saharienne.
Du rapport, qui porte sur la République démocratique du Congo, le Nigeria, la Côte-d’Ivoire et l’Afrique du Sud, ressortent quelques problématiques – faible dépense en faveur de l’instruction, qualité et quantité des enseignants, manque d’infrastructures – qui contribuent à expliquer les faibles taux d’instruction de la population et de scolarisation aux divers niveaux dans ces pays.
Un autre problème est celui de la fuite des cerveaux qui porte les étudiants les plus motivés et les plus capables à trouver du travail hors du continent. Ainsi par exemple, des entreprises engagées dans l’électrification du continent sont-elles contraintes à payer au prix fort des ingénieurs et des techniciens européens ou asiatiques pour un mission de quelques mois sur le continent sans que leurs connaissances puissent être transmises au personnel local, sinon à un niveau superficiel.
A été par suite particulièrement significatif le témoignage de deux femme ingénieurs africaines, Ada Eloka, ressortissante nigériane et ingénieur pétrolier, et Teddy Nalubega, ressortissante ougandaise, ingénieur électronique spécialisé dans l’exploitation de l’énergie solaire. Les deux femmes ont souligné le besoin de raconter les diverses expériences de développement entreprises par les jeunes en Afrique, qui représentent l’espérance pour l’avenir.
Harambee Africa International promeut des projets de développement, conçus et réalisés par des organismes africains, dans le secteur de l’éducation, dans le but de contribuer à l’amélioration de la formation en vue d’un développement durable et soutenable du continent. Harambee Africa International est née à l’occasion de la canonisation de Saint Josemaria Escrivà de Balaguer, fondateur de l’Opus Dei.
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VATICAN - Exhortation du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples aux Evêques de Saurimo en faveur de l’unité et de la solidarité

Fides FR - www.fides.org - Lun, 12/11/2018 - 13:22
Saurimo – Une vibrante exhortation à être « unis et solidaires », à consolider l’esprit de communion ecclésiale et fraternelle et la sollicitude envers les Eglises sœurs afin que le ministère soit fécond, a été prononcée ce matin par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, devant les Evêques de la Province ecclésiastique de Saurimo, au deuxième jour de sa visite pastorale en Angola .
« L’Eglise en Angola devient actuellement toujours plus vivante, dynamique, engagée et en croissance continuelle – a mis en évidence le Cardinal – ainsi que le montre le nombre croissant de prêtres, de religieux et de religieuses locaux, enfants de cette terre ainsi que le progrès du processus d’enracinement. On note également la création de structures pastorales et l’organisation de vos Diocèses, l’engagement dont font preuve de nombreux laïcs, en particulier les catéchistes, dans le domaine de l’Evangélisation, l’afflux dominical des fidèles dans les églises, leur participation aux sacrements, la solidarité démontrée spécialement dans des moments de difficulté ».
Le Préfet du Dicastère missionnaire a mis en évidence le fait que « ce mouvement devrait être celui de toutes vos Provinces ecclésiastiques, sans exclusion d’aucun Diocèse », exhortant à la communion épiscopale, prenant toujours davantage conscience de la dimension collégiale du Ministère confié, qui doit être mise en œuvre surtout dans le cadre de la Province ecclésiastique. « Ensemble et en étroite collaboration les uns avec les autres, vous pourrez progresser dans l’œuvre d’évangélisation ».
Le Cardinal Filoni s’est ensuite attardé sur certaines priorités pastorales. Chaque Conférence épiscopale est appelée à se préoccuper de la croissance spirituelle et morale du peuple de Dieu présent sous sa juridiction. « En ce qui concerne les questions sociales et politiques, même si elle font partie du champ d’action de l’Eglise dans le cadre de sa mission d’évangélisation, elles ne devraient pas être privilégiées au détriment de la réflexion et d’une action profonde inhérents aux graves questions ecclésiales et pastorales qui agitent vos communautés chrétiennes ». Les missions prioritaires de l’Episcopat angolais, indiquées par le Cardinal, sont l’attention envers les prêtres, les religieux et les religieuses, le soin des candidats au sacerdoce et à la vie religieuse consacrée, l’assistance aux laïcs, en particulier les jeunes et les familles, assurée au travers d’une formation intégrale et permanente.
A ce propos, le Préfet du Dicastère missionnaire a cité certains problèmes de moralité et de discipline affectant le clergé bien que le clergé diocésain et religieux œuvre parfois dans des conditions très difficile mais avec grand zèle et dévotion. Certains instituts religieux diocésains de vie consacrée ont de sérieuses difficultés : des conflits internes ou avec l’Evêque diocésain, des marques de tribalisme ou de superstitions, des problèmes financiers ou moraux… C’est pourquoi il a invité les Evêques à « intervenir avec fermeté pour soigner ces maux ». Il faut ensuite être attentif à la formation sacerdotale dans la mesure où le sacerdoce est considéré comme « une promotion sociale, un moyen d’affirmation de soi, permettant d’acquérir un prestige mondain ». Le Cardinal a également invité les Evêques à être attentifs à la vie et au fonctionnement des Séminaires tout comme à la formation des laïcs, afin qu’ils soient en mesure de participer activement à l’Evangélisation et à la mission de l’Eglise.
Dans la partie conclusive de son discours, le Cardinal Filoni a relevé la difficulté de faire pénétrer en profondeur l’Evangile dans les strates culturelles et dans les traditions populaires. « Les croyances et les pratiques superstitieuses, la sorcellerie et la magie qui conditionnent la vie des personnes au quotidien et alimentent la peur et les soupçons sont encore vives au sein des communautés chrétiennes. Prêtres et religieux ne sont pas exempts de cette situation ».
Link correlati :Texte intégral du discours du Cardinal Filoni (en portugais)
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ANALYSE/OMNIS TERRA - Mobilité humaine et migration, un défi pour les chrétiens d’aujourd’hui

Fides FR - www.fides.org - Lun, 12/11/2018 - 12:48
Le Père Delmar Alberto Silva Paez, scalabrinien, Supérieur de la Province de sa congrégation comprenant l’Asie et l’Australie, au terme du Chapitre général, aide à réfléchir sur le phénomène de la mobilité humaine. Il existe aujourd’hui des narrations très différentes entre elles et il est important de sensibiliser les consciences concernant la perspective authentiquement chrétienne selon laquelle les prendre en considération.
« Enseigner à recevoir l’étranger dans le monde d’aujourd’hui, surtout dans la partie la plus riche du monde, n’est pas un défi facile à relever. Il faut d’abord combattre une mentalité de crainte exagérée : l’étranger est presque devenu un ennemi. On continue à créer de l’alarmisme autour de quelques épisodes négatifs imputés à des étrangers, dans mettre l’accent dû sur les contributions positives qu’ils apportent. Par exemple, les migrants apportent souvent une contribution déterminante à l’économie des nations hôtes ainsi qu’une diversification de leur vie sociale comme cela a été le cas en Australie. Il faut remarquer également l’élan qu’ils donnent à la crise démographique de nombre de sociétés occidentales, surtout en Europe, qui ont du mal à investir dans leur propre avenir ». C’est ce qu’affirme le Père Delmar Alberto Silva Paez, scalabrinien, Supérieur de la Province de sa congrégation comprenant l’Asie et l’Australie, dans un entretien accordé à l’Agence Fides et publié sur le site d’approfondissement et d’analyse d’Omnis Terra.

Link correlati :Pour lire l’ensemble de l’entretien sur le site d’Omnis Terra
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AFRIQUE/NIGERIA - Libération des 4 prêtres enlevés dans le sud du Nigeria grâce à une intervention de la police

Fides FR - www.fides.org - Lun, 12/11/2018 - 12:31
Abuja – Les quatre prêtres enlevés le 6 novembre dans les environs d’Abraka, non loin de Benin city, dans l’Etat du Delta, au sud du Nigeria ont été libérés.
Les prêtres avaient été enlevés alors qu’ils se rendaient à une rencontre à Uhielle, dans l’Etat d’Edo, par un certain nombre d’hommes armés que l’on soupçonne être des bergers fulanis. Des sources de l’Eglise ont confirmé leur remise en liberté, intervenue le 9 novembre en fin de soirée.
Les prêtres ont été emmenés à Benin City pour contrôles médicaux après avoir été secourus par une équipe de la police mise en place conjointement par les Etats du Delta et d’Edo.
Les ravisseurs se sont enfuis en voyant que la police approchait de leur repaire où étaient détenus les otages.
Les prêtres libérés sont les Pères Victor Adigboluja du Diocèse d’Ijebu Ode, Anthony Otegbola, du Diocèse d’Abeokuta, Joseph Ediae, de l’Archidiocèse de Benin, et Emmanuel Obadjere, du Diocèse de Warri.
Des suspects ont été arrêtés par la police des deux Etats en relation avec l’enlèvement. Selon des sources de presse nigérianes, les religieuses enlevées le 25 octobre dans ce même Etat du Delta ont, elles aussi, été libérées fin octobre.
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AMERIQUE/ETATS-UNIS - Aide d’un prêtre rédemptoriste de 84 ans aux migrants

Fides FR - www.fides.org - Lun, 12/11/2018 - 12:18
Baltimore – La situation des migrants aux Etats-Unis devient toujours plus à risque à cause de la tension venue à se créer suite à l’approche de la caravane des migrants centroaméricains qui se trouve désormais proche de la frontière américaine. Ceux qui vivent désormais depuis longtemps sur le territoire américain cherchent à régulariser leur situation mais cela est toujours plus difficile en l’absence de l’aide de quelqu’un qui dispose de quelques compétences légales et d’un peu d’expérience.
Parmi les nombreuses personnes aidant les migrants en situation irrégulière se trouvent des ressources de l’Eglise telles que le Père Piedra, prêtre rédemptoriste qui vit au contact des migrants depuis quelques années. Le Père Ruskin Piedra, CSsR, originaire de la Province de Baltimore, gère un centre d’assistance légale à Sunset Park, Brooklyn, où il se bat pour éviter l’expulsion des immigrés. Son action est devenue dernièrement plus difficile. Le New York Times lui a dédié un long article le 8 novembre.
Le Père Piedra, âgé de 84 ans, se rend souvent au Tribunal de l’Immigration de New York, au centre de Manhattan, où il défend les personnes qui doivent affronter l’éloignement du territoire ou cherchent asile aux Etats-Unis. En 2003, il a fondé le Centre John Neumann, une organisation sans but lucratif qui fournit une assistance légale relativement aux thèmes liés à l’immigration à des coûts accessibles au profit de la communauté de Sunset Park, à Brooklyn. Son siège central se trouve au II° étage d’un édifice propriété de la Congrégation, dans lequel le Père Piedra célèbre également la Messe chaque après-midi.
La note envoyée à Fides par la Congrégation du Très Saint Rédempteur, indique que Sunset Park a connu une transformation démographique au cours de ces 50 dernières années, passant d’être un quartier à majorité irlandaise, italienne et scandinave à un quartier à majorité hispanique et chinoise.
Ce processus a signifié notamment pour les prêtres chargés de l’église de Notre-Dame du Perpétuel Secours de célébrer les Messes quotidiennes en anglais, en espagnol et en chinois pour répondre aux besoins spirituels des fidèles, nombre desquels en situation irrégulière.
Au cours de ces prochains jours, il est presque certain que quelques permis d’entrée aux Etats-Unis en provenance du Mexique devront être émis mais personne n’est en mesure de dire combien. La caravane des migrants partie du Honduras s’est arrêtée à Mexico où elle s’est divisée en trois groupes. Le premier, selon des sources d’agences, est sur le point d’arriver à Tijuana, à la frontière mexicaine vers le Pacifique, alors que les deux autres groupes n’ont pas encore pris de décision quant à leur destination. Le grand nombre de migrants arrivés à Mexico a cependant diminué de manière considérable, ce qui a fait réfléchir sur les risques liés aux trafiquants d’êtres humains et sur les offres relatives à une permanence sur le territoire mexicain.
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ASIE/SRI LANKA - Témoignage d’un prêtre sur le besoin de « démocratie forte et stable » du pays

Fides FR - www.fides.org - Lun, 12/11/2018 - 11:51
Colombo – « Le peuple du Sri Lanka a besoin d’une démocratie forte et stable ». C’est ce qu’affirme dans un entretien accordé à l’Agence Fides le Père Shankar Pereira, par ailleurs activiste des droits fondamentaux, alors que dans le pays est en cours une crise politique. La décision du Chef de l’Etat, Maithripala Sirisena, de dissoudre le parlement « constitue une initiative grave, attendue que la démocratie constitutionnelle et libérale constitue un droit pour les citoyens de notre nation » indique-t-il.
Maithripala Sirisena a dissout le parlement le 9 novembre fixant de nouvelles élections générales pour le 5 janvier prochain. Il a par ailleurs déclenché une lutte pour le pouvoir en renvoyant le Premier Ministre. Ranil Wickremesinge, à la fin du mois dernier et en nommant à sa place l’ancien responsable de l’île, Mahinda Rajapaksa, candidat malheureux aux élections présidentielles de 2015 face à l’actuel Président Maithripala Sirisena.
Les partis d’opposition à Maithripala Sirisena sont prêts à contester sa décision qu’ils considèrent comme « illégale et inconstitutionnelle » dans le cadre d’un recours devant la Cour Suprême qui devrait être examiné ce jour.
« Tous les partis politiques, les groupes de la société civile et les citoyens doivent protéger la Constitution. Si un tel scénario persiste, la confiance de la population dans ses institutions et processus démocratiques vient à être minée et la crise politique et économique s’aggrave ultérieurement » déclare le Père Pereira.
Nombreux sont ceux qui craignent que le retour aux affaires de Mahinda Rajapaksa ne puisse faire dérailler les progrès accomplis en direction de la réconciliation nationale lancée après la guerre avec les minorités ethniques tamoules qui a fait quelques 40.000 victimes au cours de phases finales du conflit, qui ont eu lieu sous sa présidence, se concluant en 2009. Cependant il a dû faire face à de nombreuses critiques pour les méthodes grâce auxquelles il est parvenu à la victoire, Des milliers de civils tamouls semblent avoir été tués par les forces gouvernementales au cours des derniers mois de combat. Au cours des 26 ans de conflit, on estime que, dans l’ensemble, le nombre des morts a été compris entre 80.000 et 100.000 alors que les deux parties au conflit sont accusées de crimes de guerre.
« Nous tous, en tant que citoyens responsables du pays, devons nous engager à soutenir la Constitution et à respecter les institutions démocratiques » déclare à Fides Asheni Fernando, enseignant d’une école catholique. « Nous, personnes communes, sommes profondément préoccupés par la décision et nous croyons qu’il existe un risque de remise en cause du délicat processus de réconciliation, commencé après la guerre civile » a-t-il ajouté. « En dissolvant le parlement, Mahinda Rajapaksa mine la longue tradition démocratique du Sri Lanka et ceci représente un risque pour la stabilité et la prospérité » remarque-t-il.
Les Evêques du Sri Lanka ont demandé au gouvernement de respecter et de préserver les processus démocratiques du pays et de travailler pour « une démocratie forte et stable dans le pays » .
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