AFRIQUE/NIGERIA - Nomination de l’Evêque auxiliaire d’Enugu

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 12:41
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé en ce jour Evêque auxiliaire du Diocèse d’Enugu le Père Ernest Obodo, du clergé d’Enugu, Recteur du Grand Séminaire Saint Bernard et enseignant au Grand Séminaire Bigard d’Enugu, lui assignant le siège épiscopal titulaire de Mediana.
Le nouvel Evêque est né le 24 octobre 1966 à Awha-Imezi, dans le Diocèse d’Enugu. Il est entré au Petit Séminaire du Sacré-Cœur de Nsude, avant de suivre ses études de Philosophie et de Théologie au Grand Séminaire Bigard d’Enugu. Il a été ordonné prêtre le 22 juillet 2000 pour le Diocèse d’Enugu.
Après son ordination sacerdotale, il a exercé les ministères suivants : 2000-2001 : Vicaire de la Paroisse Notre-Dame Reine du Saint Rosaire d’Ugwuagor, 2001-2004 : Curé de la Paroisse Saint Charles d’Amechi Idodo, 2004-2009 : Formateur au Grand Séminaire Saint Bernard de Nchatancha, Secrétaire du clergé diocésain d’Enugu, Aumônier de la Société Saint Jude, membre de la Commission diocésaine pour l’Histoire, 2010-2016 : études en vue de la Licence et du Doctorat en Théologie près l’Université d’Innsbruck . Depuis 2016 : Recteur du Grand Séminaire Saint Bernard et enseignant au Grand Séminaire Bigard d’Enugu.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/TANZANIE - La famille, berceau des vocations au sacerdoce et à la vie consacrée

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 12:33
Dar es Salaam – « Les familles constituent les crèches dont proviennent prêtres, religieux, parents et bons fidèles » a déclaré S.Exc. Mgr Flavian Kasala, Evêque de Geita et membre de l’Association des Evêques catholiques d’Afrique orientale dans le cadre d’une récente rencontre tenue à Dar es Salaam. L’Evêque a remarqué que les familles ont la responsabilité de garantir et d’anticiper une formation à leurs enfants avant que ceux-ci n’aillent à l’école ou qu’ils ne reçoivent les sacrements. « S’ils sont formés correctement, il sera facile pour eux de répondre à leur vocation ». Ainsi que l’indique la presse locale, Mgr Kasala a exhorté tous les parents à transmettre les valeurs évangéliques à leurs enfants au travers d’une formation en solo, humaine et chrétienne, visant à rompre la déchéance morale parmi les jeunes de la société.
« Se renforce au sein de notre société la tendance des jeunes qui ne désirent pas se marier à l’Eglise ou des prêtres qui renoncent à leur ministère. Ces quelques événements devraient nous faire réfléchir sérieusement et relever au mieux ces défis » a souligné l’Evêque de Geita, mettant en évidence l’urgence d’investir dans la formation de la famille pour un avenir meilleur.
Dans le même temps, Mgr Kasala a fait les éloges des couples, parents, prêtres, religieux et religieuses qui mènent de manière sérieuse et consciencieuse leurs vocations. « Nous avons vu des mariages et des familles stables, des prêtres courageux et religieux. Les quelques rares qui vont à l’encontre de leur appel à la sainteté ne devraient pas nous faire changer la discipline ecclésiastique qui existe depuis des années ». L’invitation des fidèles à adhérer à la politique de protection des mineurs et aux parents à être à l’avant-garde dans la lutte contre les abus sur les mineurs n’a pas manqué.
L’Eglise en Tanzanie célèbre cette année le 150ème anniversaire de son Evangélisation, se souvenant de l’arrivée des premiers missionnaires sur les côtes du pays, à Bagamoyo.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/NIGERIA - Réflexions sur le Christianisme et la civilisation occidentale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 12:19
Abuja – « L’Eglise doit continuer à corriger la narration historique déformée de l’idéologie fondamentaliste qui identifie le colonialisme et la civilisation occidentale avec le Christianisme » affirment les Recteurs des Séminaires du Nigeria dans la déclaration publiée au terme d’une rencontre de travail tenue début mai en l’Ecole spiritaine de Philosophie sise à Isienu, Nsukka.
Le document intitulé « le témoignage chrétien face à la militance islamique » retrace brièvement l’histoire de l’islam au Nigeria, en soulignant que, déjà au XIX° siècle, la lutte contre la pénétration coloniale britannique de la part du prédicateur islamiste d’ethnie Fulani Uthman dan Fodio, avait « levé le drapeau de la pureté islamique et du rejet complet de la culture occidentale ».
Un siècle et demi plus tard, Boko Haram et les bergers Fulanis ont repris cette même ligne idéologique de rejet de la civilisation occidentale. Boko Haram a perpétré « des attaques incessantes contre les églises et les écoles, les communautés et les agences de sécurité, causant la perte de milliers de vies humaines et de propriétés. Maintenant, les bergers Fulanis tuent, pillent et occupent des territoires sans que le gouvernement ne soit en mesure de les arrêter ».
« Ces groupes – soulignent les Recteurs des Séminaires – sont motivés par l’idéologie selon laquelle l’islam doit régler tous les aspects de la vie et surtout, pour eux, la civilisation occidentale est antithétique de l’islam et il n’est pas possible pour l’islam de coexister avec la démocratie et avec ceux qu’ils appellent infidèles ».
Pour lutter contre ces tendances, le document suggère d’éliminer l’ignorance « qui joue un rôle vital dans l’histoire du fondamentalisme ». « C’est pourquoi l’Eglise et le gouvernement doivent continuer à promouvoir l’éducation de base et créer des écoles là où elles n’existent pas encore ».
Les chrétiens doivent en outre promouvoir des politiques de développement économique, de défense de la démocratie et des droits fondamentaux, in primis celui à la vie, en demeurant unis dans la profession de leur foi et dans le témoignage de l’amour du Christ.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/IRAQ - Remerciements du Ministère des Affaires étrangères au Pape pour son soutien à l’Irak et l’élévation du Patriarche de Babylone des Chaldéens au Cardinalat

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 11:55
Bagdad – Le Ministère des Affaires étrangères irakien a exprimé publiquement ses remerciements au Pape François et au Saint-Siège pour « le soutien continuel » qu’ils ont assuré à l’Irak et au peuple irakien « en ce moment décisif pour la paix et la coexistence ». Une ultérieure manifestation récente de ce soutien a par ailleurs été identifiée par ce même Ministère dans la « concession au Patriarche irakien, S.B. Louis Raphaël I Sako de la dignité de Cardinal ». Ce titre – précise le communiqué du Ministère, signé par son porte-parole officiel, Ahmed Mahjoob –identifie « un grade de haut niveau après celui du Pape ». La désignation du Patriarche de Babylone des Chaldéens au Collège cardinalice représentera aussi, aux yeux des hauts responsables politiques irakiens, une reconnaissance de ses initiatives humanitaires. En effet, grâce au futur Cardinal irakien – affirment les fonctionnaires irakiens – le pays aura « une voix au Vatican et dans les forums internationaux » pour poursuivre « la lutte contre le terrorisme » et « préserver sa diversité religieuse ».
En Irak, le Ministre des Affaires étrangères en fonction est encore Ibrahim al Jaafari mais la scène politique irakienne semble en plein mouvement, après les élections législatives du 12 mai dernier qui ont été caractérisées par des résultats très différents de ceux attendus par de nombreux analystes. La nouvelle assemblée, de 329 membres, sortie des urnes semble broyée. Le parti du Premier Ministre sortant, le chiite Haydar al-Abadi, est arrivé seulement troisième avec 42 sièges alors que le parti le plus voté, qui remporte 54 sièges, est celui du Sayrun, coalition entre le responsable chiite mais non pro-iranien Moqtada al-Sadr et le Parti communiste. Au deuxième rang, avec 47 sièges, se trouve le groupe des milices pro-iraniennes et anti prétendu « Etat islamique » s’étant transformé en parti politique sous le nom d’al-Fatih, parti guidé par Hadi al-Amiri. Les kurdes se sont présentés divisés et l’éventuelle coalition entre les deux plus importants partis kurdes, le Parti démocratique du Kurdistan de Massoud Barzani et l’Union patriotique du Kurdistan , fondé par Jalal Talabani, Chef de l’Etat irakien de 2005 à 2014 et mort en 2017, arriverait seulement troisième.
Categorie: De l’Eglise

AMERIQUE/VENEZUELA - Partager, informer et éduquer, objectif de la IX° Rencontre des responsables de la Pastorale des Jeunes du Venezuela

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 11:23
Montalbán – La IX° Rencontre de formation des responsables de la Pastorale des Jeunes du Venezuela, qui a lieu une fois par an au siège de la Conférence épiscopale du Venezuela sis à Montalbán, vient de s’achever. Selon le communiqué envoyé à l’Agence Fides par la CEV, la réunion, tenue les 22 et 23 mai, a été centrée sur la rencontre pré synodale du 24 mars dernier à Rome entre le Pape François et les jeunes provenant de divers coins du monde. A cette occasion, le Pape avait demandé aux jeunes de contribuer au renouvellement du visage de l’Eglise, outre à souligner l’importance du Synode des Evêques dédié au thème « jeunes, foi et discernement vocationnel » qui se déroulera du 3 au 28 octobre prochain au Vatican.
Dans le cadre de cette IX° Rencontre de formation, les responsables de la Pastorale des Jeunes des divers Diocèses du pays ont travaillé et partagé les méthodes et orientations pédagogiques établies par le document « Civilisation de l’amour, projet et mission : orientations pour une Pastorale des Jeunes latino-américaine ».
María José Rojas, Directrice du Département de la Pastorale des Jeunes de la CEV, a déclaré, selon la note reçue par Fides, que « l’objectif de cette rencontre était de partager, d’informer et d’éduquer les différents responsables et de faire en sorte que ce qu’ils ont reçu soit transmis au sein de leurs communautés pour promouvoir l’éducation et la communication ». Cette rencontre a également servi de préparation à la IV° Rencontre nationale des Jeunes , qui se tiendra du 1er au 5 août prochain dans le Diocèse de Barcelone, au sein de la province de Cumana, et portera sur le thème « Avec joie et espérance, annonçons avec Marie les merveilles du Seigneur ».
A ce propos, María José Rojas ajoute : « L’ENAJO est caractérisé par un thème marial, attendu que le Pape François nous a donné trois années de réflexion sur la manière dont vivre les vertus de Notre-Dame et ainsi cheminer vers la Journée mondiale de la Jeunesse qui se tiendra à Panama en 2019 ». L’ENAJO vise à « partager et célébrer le chemin de la Pastorale des Jeunes du Venezuela au travers d’une rencontre nationale qui nous pousse avec joie et courage en compagnie de notre Mère du Ciel à proclamer les merveilles du Seigneur à partir de notre partage dans le Dieu de la vie ». Cette année est prévue la participation de quelques 10.000 jeunes de tous les Archidiocèses, Diocèses, provinces, mouvements de jeunes, Universités et collèges du pays.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/PAKISTAN - Commentaires de responsables à propos de l’élévation au Cardinalat de l’Archevêque de Karachi, « une contribution à l’harmonie dans la nation »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 10:40
Karachi – « Je travaille aux côtés de S.Exc. Mgr Coutts depuis 11 ans. Le choix de le créer Cardinal constitue un grand honneur pour toute la nation pakistanaise. Nous le soutenons dans la construction et la promotion de l’amour, de la paix, de l’harmonie et de l’unité au Pakistan. Nous organiserons bientôt un grand rassemblement interreligieux dédié à S.Em. le Cardinal Joseph Coutts ». C’est ce que déclare à l’Agence Fides Allama Mohammad Ahsan Siddiqui, Directeur de la Commission interreligieuse pour la paix et l’harmonie à Karachi. Différents responsables, civils et religieux, ont commenté de manière positive l’élévation de S.Exc. Mgr Coutts au cardinalat.
Le Père Saleh Diego, Vicaire général de l’Archidiocèse de Karachi, déclare : « Nous sommes heureux. L’Archevêque est connu pour son œuvre inlassable de promotion de l’harmonie et du dialogue dans le pays ».
Ravi Dass Vaghela, responsable hindou et coordinateur des moyens de communication au sein du Shri Ram Devji Mandir de Karachi, par ailleurs membre de l’organisation Masterpeace Pakistan, dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides affirme que « le Pape François a choisi l’homme parfait du Pakistan : un homme qui a les pieds sur terre, qui est admirable par sa simplicité et son humilité. Cette décision a renforcé l’harmonie au Pakistan », exprimant ses félicitations au nom des hindous du Pakistan.
En ce qui concerne les responsables politiques, le Président du Parti populaire pakistanais, Bilawal Bhutto Zardari, a écrit « attendre avec impatience l’heure de travailler avec le Cardinal Coutts pour un Pakistan pacifique et tolérant » alors que Syed Murad Ali Shah, Premier Ministre de la province du Sindh a conduit une délégation qui a rendu visite à S.Exc. Mgr Coutts en sa Cathédrale Saint Patrick.
Hafiz Naeem-ur-Rehman, responsable du Jammat-e-Islami de Karachi, a voulu, lui aussi, rencontré l’Archevêque, confirmant l’engagement commun à « diffuser l’amour et la paix » et lui demandant d’œuvrer pour la paix au Kashmir, en Inde et en Palestine.
Le Père Bonnie Mendes, prêtre du Diocèse de Faisalabad et vieil ami de l’Archevêque, a déclaré pour sa part : « Même nos amis musulmans sont très heureux. L’un des religieux musulmans, en exprimant ses félicitations, a remarqué avec joie que cette annonce a eu lieu durant le ramadan, un signe d’amitié et de communion spirituelle ».
Categorie: De l’Eglise

VATICAN - Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires du 28 mai au 2 juin

Fides FR - www.fides.org - Ven, 25/05/2018 - 09:16
Rome – Pendant une semaine, du lundi 28 mai au samedi 2 juin, la Fraterna Domus de Sacrofano accueillera les travaux de l’Assemblée générale annuelle des Œuvres pontificales missionnaires. Les Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires provenant de tous les continents, en compagnie du Président et des Secrétaires généraux des quatre Œuvres missionnaires se retrouveront donc pour leur rencontre annuelle.
Les travaux seront ouverts par un discours de S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, et par le rapport de S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Secrétaire adjoint de cette même Congrégation et Président des Œuvres pontificales missionnaires. Suivront les procédures habituelles et, dans l’après-midi de lundi, débutera la session pastorale de l’Assemblée – 28 et 29 mai – dédiée au thème « Avec les jeunes proclamons l’Evangile à tous ». Les deux principales interventions seront dédiées au thème « les jeunes, ressources pour la mission », traité par Yolanda Valero et au rapport « Evangélisation et monde numérique », traité quant à lui par Jesus Colina. Aux conférences feront suite les sessions de travail sur le thème.
Mercredi 30 mai, une session dédiée au mois d’Octobre missionnaire 2019 qui prévoit des groupes continentaux de travail en vue de la discussion de propositions et d’initiatives, ouvrira la session ordinaire de l’Assemblée. A partir de l’après-midi de ce même jour, les Secrétaires généraux des quatre Œuvres pontificales missionnaires présenteront le compte-rendu de l’année passée et la prévision de budget. Prendront donc la parole le Père Ted Nowak, OMI, Secrétaire général p.t. de l’Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi, le Père Fernando Domingues, MCCJ, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de Saint Pierre Apôtre, Sœur Roberta Tremarelli, AMSS, Secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, le Père Fabrizio Meroni, PIME, Secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire, Directeur du CIAM et de l’Agence Fides. Aux rapports feront suite les interventions des participants et la discussion. Le dernier rapport sera celui de Mgr Carlo Soldateschi, chargé de l’Administration.
Vendredi 1er juin, les participants à l’Assemblée seront reçus en audience par le Saint-Père François avant de participer, dans l’après-midi à la Messe célébrée à l’autel de la Chaire en la Basilique Saint-Pierre par S.Em. le Cardinal Fernando Filoni. Samedi 2 juin, sont prévues les différentes formalités finales de l’Assemblée et l’intervention conclusive du Président des Œuvres pontificales missionnaires, S.Exc. Mgr Dal Toso, qui clôturera les travaux.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/MYANMAR - Lettre des responsables religieux à la population sur l’avenir de la nation

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/05/2018 - 13:52
Yangon – « L’avenir du Myanmar se fonde sur sa riche histoire et tradition de coexistence multi religieuse et multiethnique. Au niveau le plus profond, cet avenir prometteur est assuré par les valeurs et les vertus de la compassion, du bien-être partagé et de la justice présentes au sein des grandes traditions religieuses du Myanmar ». C’est ce qu’affirment les responsables religieux du Myanmar réunis au sein du forum « Religions pour la paix », présidé par S.Em. le Cardinal Charles Maung Bo, Archevêque de Yangon, dans une Lettre spéciale à la population diffusée en ce jour, 24 mai, et dont le texte a été transmis à l’Agence Fides.
Le texte indique : « En tant que responsables bouddhistes, chrétiens, hindous et musulmans du Myanmar et de toute la région, nous vous écrivons en solidarité avec l’espérance de la paix. Nous sommes maintenant unis en ce moment crucial où se détermine l’avenir de cette nation. Au travers des inlassables efforts d’hommes et de femmes innombrables, vous vous êtes efforcés de surmonter la souffrance et de guérir les blessures du pays. Le Myanmar a démontré au monde qu’une transition pacifique au pouvoir était possible ».
La lettre rappelle que, « au cours de la grande catastrophe de Nargis, en 2008, les moines bouddhistes sauvèrent les personnes frappées dans tous les villages, que les agences humanitaires chrétiennes distribuèrent des aides à ceux qui souffraient sans distinction d’ethnie, de religion, tous les groupes s’unissant pour aider leurs compatriotes, hommes et femmes ». Le document affirme : « la compassion et la vie commune représentent les valeurs et les vertus fondamentales de la population du Myanmar et l’unité dans la diversité constitue la force de cette nation ».
Les responsables religieux réaffirment par ailleurs : « Nous refusons l’usage impropre de la religion et de la race pour diviser notre peuple », s’engageant à apporter leur contribution « afin de résoudre les conflits intercommunautaires et pour faire progresser la réconciliation nationale », exprimant « des prières pour la paix à la Conférence de Panglong » qui « renforcera la transition de la dictature à la démocratie, du conflit à la paix ».
Les responsables religieux prennent acte des « hostilités croissantes et des grands flux de personnes au sein des Etats Kachin et Shan qui affaiblissent ultérieurement le processus de paix et de réconciliation », s’engageant à « œuvrer avec le gouvernement pour parvenir à un accord national sur la base d’un système fédéral et démocratique au Myanmar ».
La lettre affirme encore : « Nous partageons une vision du développement du Myanmar qui se base sur la notion de dignité humaine, de droits fondamentaux et de bien commun. A la base de la paix durable se trouve le respect et la réalisation de la dignité humaine, l’imprescriptible et sacrée essence enracinée dans notre nature d’êtres humains et de peuples ». Les responsables exhortent aussi à se souvenir que « l’héritage spirituel profond du Myanmar s’exprime dans les enseignements des grandes religions du monde pratiquées dans ce pays » : le bouddhisme, le Christianisme, l’islam et l’hindouisme, traditions religieuses qui enseignent « la compassion et la réconciliation », comme l’a rappelé le Pape François lors de sa visite apostolique dans le pays.
Remarquant « l’incitation à la haine sur les réseaux sociaux qui viole les principes spirituels fondamentaux de tolérance et de respect », et les grandes masses de réfugiés, les responsables religieux « implorent le gouvernement de l’Union d’entreprendre les actions nécessaires afin d’assurer la paix et le bien-être des populations évacués et marginalisées », citant la difficile condition de toutes les communautés qui vivent dans l’Etat Rakhine.
Dans cette situation, les Nations unies sont invitées à « faciliter le processus visant à donner vie à la paix, au développement, à l’instruction et aux droits fondamentaux pour l’ensemble des communautés présentes au sein de l’Etat Rakhine », en souhaitant « une solution basées sur la dignité humaine et le bien-être partagé ». « L’avenir du peuple du Myanmar est dans nos prières » conclut la Lettre, portant la signature du Cardinal Bo et de tous les responsables religieux du forum « Religions pour la paix ».
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Engagement de la Confédération des Associations catholiques en faveur du soin des malades du SIDA

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/05/2018 - 13:22
Maputo – Au Mozambique, le SIDA représente une maladie qui est considérée comme un véritable châtiment et le malade est de ce fait souvent répudié par sa propre famille et abandonné à son destin. Malgré la fourniture gratuite des antirétroviraux, de nombreux patients ne parviennent pas à être constants dans leur traitement et abandonnent les soins. D’un côté, les conditions en vue d’une alimentation correcte n’existent pas et la prise des médicaments à jeun provoque des gastrites, des vertiges et d’autres problèmes de santé. D’autre part, il est souvent nécessaire d’intégrer avec d’autres médicaments payants les traitements gratuits et les patients n’ont pas les moyens de couvrir ces dépenses. A cela vient également s’ajouter la faible conscience de l’importance du traitement et des conséquences de sa suspension, ainsi que le manque de compréhension des informations fournies par les médecins et d’autres motivations personnelles.
Pour tenter de faire face à ce grave problème, la Confédération des Associations catholiques présentes dans le pays a créé en 2008 à Maputo le Centre Hakumana qui, en xangana, langue parlée dans certaines zones du centre et du sud du Mozambique, signifie « accueil, famille, foyer ».
« Il s’agit d’un centre diurne dans lequel sont accueillies les mères ayant des enfants séropositifs et qui, depuis lors, offre un soutien alimentaire, sanitaire, psychologique, informatif et de réhabilitation à de très nombreuses familles vivant dans le Bairro Maxaquene, l’une des périphéries s’étendant en dehors de Maputo » indique à Fides Sœur Angelina Zenti, combonienne et référent du projet.
Le projet prévoit de soutenir 500 malades du SIDA, en majorité femmes et enfants, souvent orphelins, malnutris et eux-mêmes séropositifs, leur garantissant les médicaments, la nourriture, un abri et une petite somme hebdomadaire permettant d’aider les plus défavorisés à payer leur loyer ou à les aider à restructurer leurs maisons.
« Parmi les objectifs préfixés – poursuit la religieuse – se trouve celui d’offrir une formation et une information sur les développements de la maladie afin d’éviter d’inutiles stigmatisation et d’en prévenir la transmission, mais aussi ceux d’améliorer l’alimentation des mères et des enfants séropositifs, de réaliser des cours finalisés à la réinsertion dans le monde du travail, d’aider les plus nécessiteux à payer leur loyer ou la restructuration de leur maison ».
Le centre offre en outre la possibilité de suivre des cours de couture pour apprendre un métier, des cours d’information sur la maladie et sur l’hygiène. Il permet aussi de disposer d’un soutien psychologique et garantit aux plus jeunes des cours de soutien scolaire et d’alphabétisation. Aujourd’hui, les activités du centre peuvent avoir lieu grâce à la collaboration de bénévoles, tant parmi le personnel médical spécialisé que pour ce qui concerne les autres figures présentes, et des religieuses missionnaires comboniennes et d’autres Congrégations religieuses.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/INDE - Nouveau rapport concernant l’augmentation du niveau de la violence antichrétienne sous le gouvernement actuel

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/05/2018 - 13:01
New Delhi – Durant ces quatre dernières années – 2014-2018 – pendant lesquelles le parti nationaliste hindou Bharatiya Janata Party a conduit le gouvernement de la National Development Alliance , la communauté chrétienne en Inde a fait face à des attaques sans précédents conduits par des groupes nationalistes hindous. C’est ce qu’indique une étude indépendante publiée par un forum d’experts et d’organisations de la société civile engagés surtout dans le travail social auprès de groupes de populations marginalisés et vulnérables . Le forum s’appelle Wada Na Todo Abhiyan et se trouve être une plateforme nationale de la société civile comptant plus de 4.000 organisations et individus affiliés provenant de la société civile. Son but principal est de responsabiliser le gouvernement en vue de l’élimination de la pauvreté et de l’exclusion sociale.
Selon le document détaillé de 140 pages, envoyé à l’Agence Fides et intitulé « Rapport des citoyens sur les quatre années de gouvernement de la NDA , promesses et réalité », les quatre ans en objet ont été douloureux pour la communauté chrétienne, l’année 2017 ainsi que les quatre premiers mois de cette année constituant la période la plus traumatisante.
La Commission pour la liberté religieuse de l’Evangelical Fellowship of India, qui s’occupe des cas de violence en a enregistré au moins 351 au cours de l’année 2017. Par ailleurs, très souvent, les violences ne sont pas signalées parce que la victime est terrorisée ou parce que la police se refuse à enregistrer un dépôt de plainte. Selon l’analyse des données 2017, le Tamil Nadu représente l’Etat le plus hostile aux chrétiens avec le plus grand nombre de cas de violences contre les chrétiens . Suivent l’Uttar Pradesh , le Chhattisgarh , le Maharashtra et le Madhya Pradesh . En excluant le Tamil Nadu, les autres Etats sont gouvernés directement par le BJP ou par des coalitions auxquelles appartient le parti en question. La violence au Tamil Nadu est strictement liée à la discrimination entre castes. Les victimes proviennent en effet en grande partie de ce qu’il est convenu d’appeler les castes inférieures des villages où les groupes dominants s’opposent aux groupes de prière domestiques, modalité typique des groupes évangéliques.
Les enfants des chrétiens figurent eux aussi parmi les victimes. Un groupe d’enfants chrétiens qui voyageait afin de participer à une célébration religieuse a été attaqué par des activistes hindous et les enfants enlevés. Les viols constituent des aspects terrifiants de ce type de violence, en particulier ceux concernant les religieuses catholiques. Au cours de ces quatre années de référence, ont été enregistrés au moins trois cas de viol.
Au cours de ces quatre dernières années a été enregistrée une tendance croissante à la polarisation, portant à l’exclusion sociale. Dans un tel contexte, les protestations des groupes chrétiens à l’encontre des « violences d’Etat » ont été brutalement réprimées.
Les organisations gouvernementales, y compris la Commission nationale des minorités, ont exprimé leur impuissance. De nombreuses structures et de nombreux fonctionnaires se trouvent pris au piège de la bureaucratie ou « constituent des organes formés d’hommes politiques réticents à entreprendre des actions en ce sens » indique le document.
Le Rapport cite également la présence de lois créant discrimination et violence. Le Rapporteur spécial pour la liberté de religion et de credo du Conseil pour les Droits fondamentaux de l’ONU a remarqué que l’article 341 § 3 de la Constitution criminalise la conversion de citoyens indiens des castes les plus basses au Christianisme et à l’islam. Il existe des mesures punitives qui nient à la population des 180 millions de dalits l’accès à la fonction publique et aux institutions d’instruction supérieure. Les lois sur la liberté de religion, présentes dans sept Etats indiens, « nient les droits et la liberté de credo » ou semblent donner la possibilité de frapper les chrétiens et leurs institutions.
Le rapport de la WNTA traite également de questions telles que le développement en matière d’instruction, de santé, d’eau et de services hygiéniques et sanitaires, de droits territoriaux, d’économie, de budgets, de politiques fiscales, de place de la société civile, de moyens de communication, de droits fondamentaux, de travail, d’environnement, de fonctionnement du Parlement et de gestion publique. Le forum se sert d’un réseau capillaire présent sur l’ensemble du territoire de l’Union indienne.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/RD CONGO - Prise de position de la Conférence épiscopale provinciale de Bukavu sur la situation au Nord Kivu

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/05/2018 - 12:20
Kinshasa – « Dans le Nord Kivu, une certaine tendance politique, aux intentions sans doute inavouées, est en train de pousser au morcellement et à l’éclatement de la Province, pour ses intérêts particuliers, au mépris de la volonté de la population soucieuse de l’unité de la province dans une RD Congo unie » indique le Message publié au terme de la Session ordinaire de la Conférence épiscopale provinciale de Bukavu qui s’est tenue à Goma du 14 au 20 mai.
Le Nord Kivu est une province de l’est de la RDC qui, depuis des décennies, connaît une forte insécurité à cause de la présence de dizaines de groupes armés, dont certains d’origine étrangère, qui en exploitent illégalement les immenses ressources naturelles et tendent à vouloir séparer ce territoire du reste du pays.
« On risque d’aller vers l’émiettement de tout le pays » avertissent les Evêques dans le message envoyé à l’Agence Fides, parce que qui a lieu au Nord Kivu peut conduire à « l’institutionnalisation de l’esprit de tribalisme, de division et d’exclusion qui relève de la même logique que celle de la sécession ».
Selon les Evêques, il existe le « danger d’attiser les rivalités interethniques avec ce que cela pourrait entraîner comme violence, purification ethnique et autres crimes contre l’humanité ». « Cette dynamique pourrait aussi bien nous conduire au seuil des violences et atrocités comme on en a connu récemment ici et ailleurs: dans le territoire de Beni, en lturi, au Nord Katanga, au Kasaï, comme aujourd’hui encore, au Soudan du Sud ».
« L’insécurité permanente est causée par des groupes armés, des bandes criminelles de droit commun, le tout favorisé par une gouvernance flottante. De la sorte, la multiplication des exactions des bandes armées et des gangs sème la désolation sur l’ensemble du territoire en dépit d’une militarisation spectaculaire ainsi qu’on peut le voir dans les zones de Beni et de Butembo. Les prises d’otages à des fins crapuleuses de raquettes, l’enlèvement et la mutilation criminelle des enfants dans le territoire d’Uvira et de Fizi, l’assassinat à Kichanga du Père Etienne Nsengiyumva le 8 avril 2018, ont provoqué en nous un grand émoi. Nous continuons à souffrir de l’absence parmi nous des Pères Charles Kipasa et Jean Pierre Akilimali enlevés à Bunyuka, le 16 juillet 2017 » affirment les Evêques.
Face à cette situation et en vue des élections du 23 décembre prochain, les Evêques concluent en recommandant à la population « un ressourcement aux principes de l’enseignement social de l’Église, notamment: la dignité de la personne humaine, le bien commun, la justice sociale, la paix et le travail. Nous devons nous libérer de la peur de la mort, car le Christ a vaincu la mort. Cultivons les valeurs chrétiennes de la gratuité et du sacrifice et restons vigilants dans la prière ».
Categorie: De l’Eglise

AMERIQUE/BRESIL - Réunion de la Commission de lutte contre le trafic d’êtres humains dédiée aux modalités d’aide à appliquer aux immigrés vénézuéliens

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/05/2018 - 11:55
Brasilia – Les 23 et 24 mai a lieu à Braslilia la rencontre de la Commission épiscopale de Pastorale spéciale pour la lutte contre le trafic d’êtres humaines . La réunion est dédiée à une réflexion sur la mission effectuée par ce même organisme à Roraima du 1er au 4 mars dernier . En cette circonstance, les membres de la Commission ont voulu connaître directement la situation des immigrés vénézuéliens se trouvant à Boa Vista, capitale de l’Etat brésilien confinant avec le Venezuela, d’où proviennent chaque jour des centaines de personnes cherchant à fuir la situation que traverse actuellement leur pays.
A ce propos, S.Exc. Mgr Enemesio Lazzaris, Evêque de Balsas et Président de la Commission, reconnaît, dans un entretien accordé à Fides, que cette mission « a donnée force et majeure solidité à notre Commission. Depuis lors, sur la base de cette visite que nous avons faite, beaucoup de choses ont évolué et se sont mises en place ». L’Evêque brésilien continue : « Nous travaillons actuellement afin que ce qui a été planifié, conçu devienne progressivement réalité », un processus pour lequel l’actuelle rencontre dans la capitale brésilienne revêt une grande importance.
Dans le cadre de ses déclarations à l’Agence Fides, l’Evêque de Balsas insiste sur l’importance du travail réalisé : « Les progrès déjà accomplis avaient pour but de donner plus de visibilité tant à notre Commission qu’à la mission de cette dernière », un aspect qui, selon Mgr Lazzaris, « a pris corps concrètement au cours de la 56ème Assemblée de la Conférence nationale des Evêques du Brésil qui s’est tenue à Aparecida du 11 au 20 avril ». L’Evêque souligne en effet le rôle que S.Exc. Mgr Mario Antonio da Silva, Evêque de Roraima, a eu au sein de l’Assemblée en question, comme cela est confirmé à Fides par le Président de la Commission. L’Evêque de Roraima a en effet eu « la possibilité de parler devant l’Assemblée plénière pendant une demi-heure de ce qui se passe actuellement à Roraima, en partant de la frontière avec le Venezuela », un aspect qui a également été traité par S.Exc. Mgr da Silva dans le cadre d’une conférence de presse et de plusieurs entretiens.
Pour Mgr Lazzaris, c’est une grande joie, ainsi qu’il le souligne à l’Agence Fides, « que la CNBB accueille cette préoccupation et destine 40% de la collecte de la Campagne de fraternité à cette réalité afin de surmonter les premières nécessités, les situations d’urgence de nos frères et sœurs vénézuéliens », conformément à l’attitude du Saint-Siège qui a récemment mis en place des fonds pour aider les vénézuéliens présents en différents pays d’Amérique latine.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/JORDANIE - Repas de rupture du jeûne du ramadan offert aux musulmans par le Restaurant de la Miséricorde

Fides FR - www.fides.org - Gio, 24/05/2018 - 11:37
Amman – Cette année encore, le Restaurant de la Miséricorde, cantine pour les pauvres gérée à Amman par la Caritas avec le patronage du Vicariat patriarcal latin de Jordanie, restera ouvert en soirée pour servir à ses clients musulmans le repas de rupture du jeûne au cours du mois du ramadan. Ces repas seront servis par les bénévoles de la Caritas Jordanie et par des groupes de jeunes des Paroisses qui, au travers de cette initiative, ainsi que le souligne le site Internet abouna.org, dirigé par le Père Rifat Bader, confirment la vocation du Restaurant de la Miséricorde à être un signe « d’unité et de cohésion de la Jordanie ».
La Caritas Jordanie, comme l’a déjà indiqué Fides a également lancé une campagne de distribution de denrées alimentaires à des familles musulmanes pauvres. Ladite initiative permettra la distribution de colis alimentaires de première nécessité durant le ramadan à quelques 3.000 familles.
Le Restaurant de la Miséricorde a ouvert ses portes le 23 décembre 2015, soit quelques jours avant le début de l’Année Sainte extraordinaire de la Miséricorde proclamée par le Pape François. Depuis lors, il offre chaque jour des centaines de repas chauds gratuits à ceux qui en ont besoin. La cantine est située dans une ancienne typographie catholique de la zone de Jabal Luweibdeh, non loin de la Paroisse latine de Notre-Dame de l’Annonciation. « Nous tenions – indiquait à l’époque à l’Agence Fides Wael Suleiman, Président de la Caritas Jordanie - à faire en sorte que la structure se trouve à proximité d’une Paroisse afin de montrer que cette initiative fait, elle aussi, partie du chemin que toute l’Eglise est appelée à parcourir mais aussi pour témoigner du fait que l’Eglise, lorsqu’elle est un instrument docile de la miséricorde de Dieu, embrasse tout un chacun, à commencer par les pauvres, sans faire de distinctions ». La majorité de ceux qui profitent de l’aide fournie par le Restaurant de la Miséricorde sont en effet des musulmans.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/CHINE - Les catholiques chinois à la veille de la Journée de prière pour l’Eglise en Chine

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 13:47
Pékin – Les fidèles catholiques chinois ont célébré la Solennité de la Pentecôte en se préparant à ce qui est pour eux le rendez-vous le plus attendu du mois de Marie, à savoir la Journée mondiale de prière pour l’Eglise en Chine, qui se tient chaque année le 24 mai, jour de la mémoire de Notre-Dame auxiliatrice. La Journée de prière en question fut instituée par le Pape Benoît XVI par la Lettre aux catholiques chinois publiée en 2007.
Selon les informations recueillies par l’Agence Fides sur les sites Internet de différents Diocèses, au cours des liturgies de la Solennité de la Pentecôte, le 20 mai, le sacrement de la Confirmation a été administré à des dizaines d’adultes dans différentes communautés locales.
Cette année, la dévotion mariale traditionnelle des communautés catholiques chinoises s’est exprimée également sous des formes inédites. Ainsi le 12 mai, la compagnie théâtrale biblique Guang Hua de l’Archidiocèse de Ji Nan, a ouvert sa tournée dans le Diocèse en mettant en scène un spectacle dédié à la vie de Notre-Dame à l’occasion du 160ème anniversaire des apparitions de Lourdes. Les pèlerins du Sanctuaire marial de Hu Xian, en province du Shaan Xi, et de nombreuses autres communautés se sont unies au cheminement du peuple chrétien vers le 24 mai, commet du mois de Marie pour les catholiques chinois.
Categorie: De l’Eglise

VATICAN - Appel du Pape à prier Notre-Dame de Sheshan pour la réconciliation entre les catholiques chinois

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 13:39
Rome – La mémoire de Notre-Dame auxiliatrice, particulièrement vénérée au Sanctuaire marial de Sheshan, dans les environs de Shanghai, « nous invite à être unis spirituellement à tous les fidèles catholiques qui vivent en Chine ». C’est ce qu’a rappelé le Pape François au terme de l’Audience générale de ce mercredi 23 mai, veille de la mémoire liturgique de Notre-Dame auxiliatrice, invitant tout un chacun à la prier pour les catholiques chinois « afin qu’ils puissent vivre la foi avec générosité et sérénité et pour qu’ils sachent accomplir des gestes concrets de fraternité, de concorde et de réconciliation en pleine communion avec le Successeur de Saint Pierre ».
Depuis 2008, le 24 mai, est célébrée dans le monde entier la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, instituée par le Pape Benoît XVI. Se référant à cette fête, le Pape François s’est adressé directement également aux « très chers disciples du Seigneur en Chine », leur rappelant que « l’Eglise universelle prie avec vous et pour vous afin que, même au travers des difficultés, vous puissiez continuer à vous en remettre à la volonté de Dieu. Notre-Dame – a promis le Pape – ne vous fera jamais manquer Son aide et cous protégera avec Son amour maternel ».
Dans la lettre aux catholiques chinois, signée le 27 mai 2007, en la Solennité de la Pentecôte, le Pape Benoît XVI proposait que « le 24 mai, qui est consacré à la mémoire liturgique de la bienheureuse Vierge Marie, Auxiliaire des chrétiens — vénérée avec tant de dévotion dans le sanctuaire marial de Sheshan à Shanghai —, pourrait devenir, dans l'avenir, une occasion pour les catholiques du monde entier de s'unir par la prière à l'Église qui est en Chine ». Dans ce but, le Pape Benoît XVI avait établi à cette date la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, qui devait être célébrée dans toutes les communautés catholiques du monde. « Je vous exhorte à la célébrer – avait écrit le Pape – renouvelant votre communion de foi en Jésus Notre Seigneur et de fidélité au Pape, priant afin que l'unité entre vous soit toujours plus profonde et plus visible. Je vous rappelle en outre le commandement d'amour que Jésus nous a laissé d'aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous persécutent, sans oublier l'invitation de saint Paul: « J'insiste avant tout pour qu'on fasse des prières de demande, d'intercession et d'action de grâce pour tous les hommes, pour les chefs d'État et tous ceux qui ont des responsabilités, afin que nous puissions mener notre vie dans le calme et la sécurité, en hommes religieux et sérieux. Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, car il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité » ». Dans cette lettre, le Souverain Pontife, s’adressant toujours aux catholiques chinois, avait également ajouté qu’au cours de la Journée de prière pour l’Eglise qui est en Chine, « les catholiques du monde entier — en particulier ceux qui sont d'origine chinoise — feront preuve de leur fraternelle solidarité et de leur sollicitude pour vous, demandant au Seigneur de l'histoire le don de la persévérance dans le témoignage, sûrs que vos souffrances passées et présentes pour le saint Nom de Jésus, et votre intrépide loyauté à son Vicaire sur la terre seront récompensées, même si parfois tout peut sembler être un triste échec ».
Categorie: De l’Eglise

AMERIQUE/NICARAGUA - Menaces de mort à l’encontre de l’Evêque auxiliaire de Managua et délégué au Dialogue national

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 12:53
Managua – « Nous nous trouvons devant l’urgente nécessité d’informer notre peuple à propos de la campagne visant à discréditer les Evêques et les prêtres ainsi que des menaces de mort dont nous avons fait l’objet, et en particulier notre bon frère, S.Exc. Mgr Silvio Báez Ortega, Evêque auxiliaire de Managua ». C’est ce que rend public la Conférence épiscopale du Nicaragua dans un communiqué parvenu à l’Agence Fides. Les menaces et diffamations dénoncées arrivent au travers « d’attaques du gouvernement orchestrées par le biais de journalistes et de moyens de communication publics ainsi qu’au travers de fausses identités ou de profils occultes sur les réseaux sociaux tels que Facebook et Twitter » signale le texte.
De telles attaques interviennent alors que sont en cours les colloques du Dialogue national, auxquels Mgr Baez participe, convoqués par l’Eglise afin de tenter une médiation entre le gouvernement et les partenaires sociaux, après près d’un mois de protestation qui ont provoqué la mort d’au moins 76 personnes et fait 868 blessés. « Nous rappelons aux agresseurs que nous formons un corps unique – avertit la CEN. Si un Evêque ou un prêtre est attaqué, c’est l’Eglise qui est attaquée. Nous ne parviendrons pas à accompagner en cette heure décisive le peuple nicaraguayen, qui est sorti sur les places pour réclamer ses droits légitimes que sous le blanc et le bleu de notre drapeau ».
Dans cette situation, l’une des plus critiques de l’histoire du pays, les Evêques stigmatisent la « répression cruelle du gouvernement qui cherche à échapper à sa responsabilité d’acteur principal des agressions ». Dans l’exercice du « ministère prophétique qui dénonce et annonce » et « en tant que médiateurs et témoins du dialogue national », écrivent les Evêques, « nous sommes appelés à proposer et à promouvoir tous les chemins possibles » en vue de la démocratisation de la nation. Dès lors, « il est de notre devoir sacré de prononcer la Parole véridique qui nous rendra libres ». De son côté, Mgr Baez Ortega a affirmé par le biais d’un tweet : « Que ceux qui m’insultent et me calomnient, désirant même ma mort, sachent que je n’ai pas peur et qu’ils ne me plieront pas, pas plus qu’ils ne me réduiront au silence. Ma fidélité à Jésus-Christ et mon amour pour le peuple du Nicaragua sont plus solides que jamais ».
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE/NIGERIA - Déclarations des Evêques le jour des obsèques des victimes du massacre d’avril

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 12:23
Abuja – L’Etat doit protéger tous les citoyens quelque soit leur affiliation ethnique ou religieuse autrement le Nigeria risque de tomber dans le chaos et la terreur généralisés. Tel est le cri d’alarme lancé par les Evêques nigérians hier, 22 mai, jour de la célébration des obsèques des 17 victimes du massacre perpétré le 23 avril dans le village de Mbalom, au sein de l’Etat de Benue . Parmi les victimes se trouvaient deux prêtres, les Pères Joseph Gor et Félix Tyolaha.
En parallèle avec les obsèques, la Conférence épiscopale du Nigeria a promu une journée de mobilisation afin de protester contre les massacres continuels de chrétiens perpétrés par les bergers fulanis .
« En tant qu’êtres humains, nous sommes immergés dans la douleur et nombre d’entre nous ne se reprendront pas du choc avant un délai très long. Des vagues d’homicides inexplicables et impardonnables ont eu lieu à Benue avant le 23 avril, lorsque ces martyrs ont été tués et d’autres ont été assassinés par la suite » a déclaré S.Em. le Cardinal John Olorunfemi Onaiyekan, Archevêque d’Abuja, dans le cadre de l’homélie donnée aux obsèques des victimes du massacre de Mbalom au Se Sugh U Maria Pilgrimage Centre d’Ayati, dans l’Etat de Benue.
« Il n’est pas possible de permettre que cet état de fait continue. Chaque vie humaine est précieuse pour Dieu qui nous a fait à Son image. Une vie tuée est une vie de trop. Ce n’est pas le moment de compter le nombre des morts mais tuer des personnes dans les églises ou dans les mosquées représente un affront fait à Dieu » a ajouté le Cardinal, réaffirmant que les autorités doivent intervenir afin de garantir la sécurité de tous.
Ce concept a été réaffirmé par S.Exc. Mgr Alfred Adewale Martins, Archevêque de Lagos, au cours d’une Messe de suffrage célébrée pour les victimes de Mbalom. « Le Président Muhammadu Buhari devrait agir rapidement et chercher à restaurer la confiance de la population. Il s’agit de la plus haute autorité et du père de la nation. Nous exhortons le Président à intervenir sur ce problème afin de sauver le pays de la guerre tribale ou religieuse. Nous le disons avec le sens de patriotisme dû envers notre nation, le Nigeria, parce que nous croyons en la force et en l’unité du Nigeria » a déclaré Mgr Martins.
Après le massacre de Mbalom, les Evêques avaient publié un communiqué très dur dans lequel ils demandaient au Président Buhari de démissionner s’il n’était pas en mesure de garantir la sécurité de tous les nigérians.
Categorie: De l’Eglise

AFRIQUE - La Pentecôte et le dépassement des divisions tribales de la part de l’Eglise en Afrique

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 12:05
Kara – « L'Eglise d'Afrique et l'Afrique toute entière ne désire que faire l'expérience véritable de l'effusion du Saint Esprit. Le rêve de communion, de fraternité, d'amour se fait de plus sentir sur le continent, mais hélas les divisions tribales, claniques, et ethniques même au sein de l'Eglise qui meublent constamment le quotidien rappellent que l'esprit séparatiste et divisionel de Babel est toujours de plus en plus fort » indique le Père Donald Zagore, membre congolais de la Société des Missions africaines, à l’Agence Fides.
« Devenir chrétien – explique-t-il - signifie devenir communio et entrer ainsi dans la manière d'être de l'Esprit Saint qui est la force de la communion, l'unique et l'ultime médiateur qui rend possible la communication d'abord entre Dieu et les hommes et ensuite entre les hommes eux-mêmes. La fête de la Pentecôte nous rappelle constamment l'essentiel de notre mission en tant qu’église d’Afrique qui est de travailler à la réconciliation, à l’unification de nos communautés religieuses et de nos pays ».
Le Pape François, dans son homélie du Dimanche 21 mai, a invoqué le Saint Esprit en disant : « Souffle sur l’Église et pousse-la vers les confins lointains afin que, guidée par toi, elle n’apporte rien d’autre que toi. Souffle sur le monde la tiédeur délicate de la paix et la fraîcheur rénovatrice de l’espérance ».
Cette invitation résonne parmi les baptisés en Afrique. « Il n'y a pas plus grand scandale que de voir des églises divisées surtout sur la base des questions tribales, ethniques, et claniques » continue le Père Zagore. « La tribalisation et la clanisation de nos églises restent une entorse grave à l'action de l'Esprit Saint et à la nature même de l'Eglise, puisque l'Eglise elle-même, dans sa quintessence, est l’œuvre de l'Esprit Saint. Là ou règne l'Esprit du Christ, il n'y a pas de division, il y a plutôt l'unité et la réconciliation » remarque-t-il.
Le théologien conclut : « l'Esprit Saint se donne dans la communauté de ceux qui se portent et se supportent les uns aux autres de par le Christ. La pentecôte est belle et bien d'abord et avant tout la fête de l'unité et de la communion de l'Eglise et de tout le genre humain. Pour une fois à travers la pentecôte, toute l'Eglise, toute l'humanité parle le même langage : celui de l'amour. Seul un amour plus fort que touts les intérêts personnels saurait construire et féconder une communauté d'hommes unis et réconcilier. Cet amour plus fort que tout n'est rien d'autre que celui du Christ. Il faut le dire avec force, l'unité de l'Eglise est fécondée par l'unique amour du Christ mort et ressuscité pour le salut de tous ».
Categorie: De l’Eglise

AMERIQUE/COSTA RICA - Appel de l’Evêque de Limon au nouveau Président en faveur de la nomination d’un Commissaire chargé des indigènes du pays

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 11:52
Limón – « Nos indigènes ont besoin d’un commissaire pour défendre leurs droits fondamentaux. Aussi je me permets formellement de suggérer au Président, Carlos Alvarado, de nommer un Commissaire pour les peuples indigènes de notre pays, afin de pouvoir intervenir face aux violations, multiples et permanentes, des droits fondamentaux qu’ils subissent de manière systématique et depuis de nombreuses années ». C’est en ces termes que S.Exc. Mgr Javier Román, Evêque de Limon, s’est adressé dans une lettre transmise au nouveau Président du pays et dont une copie a été envoyée également à Fides.
« Ce gouvernement a débuté son activité – poursuit l’Evêque – en réaffirmant sa volonté de faire respecter les droits fondamentaux de tous les costaricains. C’est pourquoi il a nommé un Commissaire qui œuvre afin de garantir et de soutenir les droits des personnes qui le demandent ».
« Nos indigènes meurent de faim à cause du manque de soins médicaux. Ils ont besoin de routes, de ponts, d’écoles, de projets productifs, de sécurité et de possibilités de travail. Un Commissaire pourrait intervenir auprès des institutions en dénonçant le manque d’assistance et de présence, pour promouvoir la culture et contribuer à résoudre les conflits internes aux peuples indigènes ». L’Evêque, qui possède une riche expérience pastorale, conclut en s’adressant au Président en ces termes : « De votre expérience en tant que ministre, nous connaissons votre sensibilité sociale votre volonté de bien faire. Commençons par faire justice à ces frères, qui ont véritablement besoin du soutien de tous aujourd’hui ».
Quinze jours après son installation à la Présidence, le journaliste et politologue Carlos Andrés Alvarado Quesada a constitué un gouvernement d’unité nationale qui devra affronter une situation économique fragile, à cause d’un déficit fiscal important. La situation des indigènes au Costa Rica est celle décrite par Mgr Roman, triste et grave, dans la mesure où ils sont laissés sans protection de la part des autorités. Les problèmes et les conséquences des tragédies environnementales ont annihilé les rares espérances de nombreuses personnes dans des lieux où l’assistance du gouvernement n’arrive pas voire est même complètement absente.
Categorie: De l’Eglise

ASIE/PHILIPPINES - La mission de l’Eglise à Marawi un an après le siège entre dialogue et reconstruction

Fides FR - www.fides.org - Mer, 23/05/2018 - 11:01
Marawi – Le 23 mai de l’an dernier, commençait l’invasion de groupes terroristes liés au prétendu « Etat islamique » qui se barricadèrent dans la ville de Marawi, sur l’île de Mindanao. Plus de 360.000 personnes évacuèrent alors que l’armée philippine organisa un siège qui dura cinq mois d’intenses combats.
Aujourd’hui, chrétiens et musulmans sont engagés dans la promotion de la paix et de la concorde à Marawi. « La Prélature de Marawi travaille inlassablement afin de promouvoir la paix, le respect, l’égalité et l’amour entre les chrétiens et les musulmans au sein de notre communauté » déclare à Fides Maria Teresa Soriano, enseignant universitaire catholique de Marawi. Prêtres, religieuses et laïcs oeuvrent actuellement afin de motiver et d’inspirer des jeunes et des personnes âgées afin qu’ils s’engagent pour reconstruire leurs vies et leurs maisons au cours de la période immédiatement successive à la destruction, indique l’enseignante. S.Exc. Mgr Edwin de la Peña, Evêque de la Prélature territoriale de Marawi, a lancé un appel à toutes les personnes « afin qu’elles travaillent ensemble à la reconstruction » de la ville. Entre temps, le gouvernement a lancé la reconstruction et la réhabilitation des évacués au travers d’un plan détaillé comportant l’assistance d’agences humanitaires internationales et de gouvernements du monde entier. Selon les prévisions, quatre années pourraient être nécessaires à la reconstruction de la ville.
L’alarme n’a toutefois pas cessé s’agissant de la présence de groupes radicaux qui se rassemblent dans les zones de Lanao del Sur et Lanao del Norte, dans les zones rurales hors de Marawi et dans d’autres provinces de Mindanao.
La situation de la sécurité à Mindanao continue à demeurer précaire et la loi martiale y est encore en vigueur. Le Secrétariat national pour l’Action sociale – qui est la Caritas des Philippines – a lancé et diffusé dans tous les Diocèses une collecte de fonds en faveur du programme de réhabilitation en cours dans la ville de Marawi.
La Caritas de l’Archidiocèse de Manille a en particulier assisté les familles évacuées de Marawi en fournissant assistance alimentaire et hygiénique, moyens de subsistance, accompagnement psychosocial pour les enfants et en accueillant quelques 500 familles évacuées, chrétiennes et musulmanes. « Il est urgent de témoigner de la miséricorde et de l’amour du Christ envers ceux qui en ont besoin à Marawi » a déclaré le Père Anton CT Pascual, Directeur exécutif de la Caritas Manille.
Categorie: De l’Eglise

Pagine