VATICAN - Le courage d’annoncer l’Evangile du Christ lié à l’union au Christ Lui-même

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 13:23
Rome – La mission d’annoncer l’Evangile, confiée aux Apôtres par le Christ est en réalité « la représentation de la présence et de l’œuvre de Jésus dans leur action missionnaire ». C’est pourquoi ce n’est que si l’on est uni au Christ, mort et ressuscité, qu’il est possible de trouver « le courage de l’évangélisation ». Cette mission « n’est pas une initiative des fidèles individuels ni des groupes ni non plus des grandes agrégations, mais c’est la mission de l’Eglise inséparablement unie à son Seigneur » et l’authenticité de l’œuvre apostolique et missionnaire se reconnaît également par le style des disciples missionnaires qui n’agissent pas comme des « managers tout-puissants, comme des fonctionnaires intraitables, ou des vedettes en tournée » mais « d’humbles travailleurs du Royaume ». Telles sont quelques-unes des caractéristiques distinctives que le Pape François, lors de l’Angelus du Dimanche 15 juillet, a proposées comme propres de la dynamique incomparable de l’annonce chrétienne et du dynamisme missionnaire.
En se basant sur la péricope de l’Evangile selon Saint Marc lu au cours de la liturgie dominicale, le Pape s’est attardé sur le moment où Jésus envoie les Douze en mission, remarquant que, dans ce récit, il est possible d’entrevoir quel est le centre propulseur et le visage authentique de la mission évangélisatrice. Le disciple missionnaire – a fait remarquer le Saint-Père – « missionnaire a avant tout un centre de référence, qui est la personne de Jésus. Le récit l’indique en utilisant une série de verbes qui ont Jésus pour sujet – « il les appela », « il commença à les envoyer en mission », « il leur donnait autorité », « il leur prescrivit », « il leur disait encore » –, de sorte que le départ et l’action des Douze apparaît comme l’irradiation d’un centre, la représentation de la présence et de l’œuvre de Jésus dans leur action missionnaire. Cela manifeste combien les Apôtres n’ont rien d’eux-mêmes à annoncer, ni de capacités à démontrer, mais parlent et agissent en tant qu’ “envoyés”, messagers de Jésus ». Le Pape François a réaffirmé que la mission n’est pas une option de la vie chrétienne : tous les baptisés sont appelés à témoigner de l’Evangile du Christ dans les divers domaines de la vie » et cet appel ne représente pas « une initiative des fidèles individuels ni des groupes ni non plus des grandes agrégations, mais c’est la mission de l’Eglise inséparablement unie à son Seigneur. Aucun chrétien n’annonce l’Evangile “à son compte”, mais seulement envoyé par l’Eglise qui a reçu le mandat du Christ lui-même. C’est le baptême qui nous rend missionnaires. Un baptisé qui ne sent pas le besoin d’annoncer l’Evangile, d’annoncer Jésus, n’est pas un bon chrétien ».
En poursuivant sa réflexion, le Pape s’est également attardé sur la modalité concrète selon laquelle s’exprime l’authentique vocation missionnaire, caractérisée par la « pauvreté des moyens ». Le Christ Lui-même, dans la péricope évangélique commentée par le Pape, ordonne aux Apôtres d’aller en mission sans « ne rien prendre pour la route, mais seulement un bâton ; pas de pain, pas de sac, pas de pièces de monnaie dans leur ceinture ». Le Maître les veut libres et légers, sans appuis et sans faveurs, seulement sûrs de l’amour de Celui qui les envoie, forts de sa parole qu’ils vont annoncer. Le bâton et les sandales sont l’équipement des pèlerins, parce que tels sont les messagers du royaume de Dieu, pas des managers tout-puissants, pas des fonctionnaires intraitables, pas des vedettes en tournée ». Ensuite de quoi, le Saint-Père a fait, de manière improvisée, référence aux saints du Diocèse de Rome, « duquel je suis l’Evêque », citant nommément Saint Philippe Néri, Saint Benoît Joseph Labre, Saint Alessio, Sainte Ludovica Albertoni, Sainte Françoise Romaine, Saint Gaspard Del Bufalo : « Ils n’étaient pas fonctionnaires ou entrepreneurs, mais d’humbles travailleurs du Royaume. Ils avaient ce visage. Et à ce “visage” appartient aussi la façon dont est accueilli le message : il peut en effet arriver de ne pas être accueilli ou écouté. Cela aussi est pauvreté : l’expérience de l’échec. L’histoire de Jésus, qui fut rejeté et crucifié, préfigure le destin de son messager. C’est seulement si nous sommes unis à Lui, mort et ressuscité, que nous réussissons à trouver le courage de l’évangélisation ».
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AFRIQUE/ETHIOPIE - Intervention du Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples à l’Assemblée de l’AMECEA dédiée à l’évangélisation, mission essentielle de l’Eglise

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 12:56
Addis Abeba – Demeurez ancrés à la mission essentielle de l’Eglise » : telle est l’exhortation adressée par S.Exc. Mgr Protase Rugambwa, Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, aux participants à la XIX° Assemblée plénière de l’Association des Membres des Conférences épiscopales d’Afrique de l’Est dans son intervention inaugurale tenue le Dimanche 15 juillet.
En reconnaissant que les Eglises de la région de l’AMECEA doivent relever des défis importants tels que conflits, divisions et violations de la dignité humaine, Mgr Rugambwa a souligné que, même si « faire face à ces défis fait indubitablement partie intégrante du ministère évangélisateur de l’Eglise », ceci « ne doit pas nous faire nous éloigner de la vocation et de la mission essentielle de l’Eglise qui est de porter l’Evangile au monde et de conduire la population au Christ, en d’autres termes : évangéliser ».
« L’un des meilleurs moyens pour avoir un impact sur la vie sociale consiste dans l’éducation et la formation de chrétiens murs, en mesure d’affronter efficacement les défis actuels que notre région affronte actuellement » a remarqué Mgr Rugambwa.
« Les Eglises de l’AMACEA doivent être des témoins crédibles de l’Evangile en promouvant la paix et l’harmonie en premier lieu en leur sein » a ensuite ajouté Mgr Rugambwa, rappelant « combien les conflits ethniques ont divisé non seulement nos société mais également nos presbytères, nos instituts religieux et même nos Conférences épiscopales. De tels conflits ont causé de nombreuses souffrances et même des scandales publics dans certaines parties de notre continent. Tel est le motif pour lequel l’Eglise en Afrique se sent plus que jamais obligée à prendre la responsabilité de guérir de telles divisions, à partir de son intérieur même ». Pour surmonter les divisions, « il faut reconnaître nos diversités comme positives et en effet comme quelque chose qu’il faut aimer et faire fructifier » a-t-il souligné.
Le Secrétaire de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples a rappelé les piliers sur lesquels l’Eglise affirme que doit être construite la paix : le respect de la dignité humaine, la promotion du développement intégral de la personne, l’opposition à la course aux armements, le soutien aux organisations internationales et le pardon.
Enfin, Mgr Rugambwa a rappelé que « la canonisation du Bienheureux Pape Paul VI est fixée au prochain mois d’octobre. Paul VI est l’un des Papes qui manifesta un grand amour pour l’Afrique. Sa canonisation aura lieu quelques mois avant le 50ème anniversaire du SCEAM que lui-même a lancé à Kampala en 1969 ». « Alors que nous attendons avec impatience ces deux événements, je me demande si cette rencontre ne constitue pas une occasion ad hoc pour revisiter le message de Paul VI à l’Eglise en Afrique. L’un des documents précieux dans lequel il a exprimé sa préoccupation pour l’Afrique est sa Lettre apostolique Africae Terranum, de 1967, dans laquelle le Pape soutenait notamment ce que l’on pourrait appeler la « propriété locale du développement ». Il a également invité les africains à penser de nouveaux moyens pour devenir des missionnaires » a-t-il conclu ».
Link correlati :Note introductive à l’inauguration de la session d’études de la XIX° Assemblée plénière de l’AMECEA
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AMERIQUE/BOLIVIE - Etre présents dans toutes les réalités avec la force transformante et la joie de l’Evangile, les conclusions du CAM5

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 12:29
Santa Cruz de la Sierra – Avec le grand élan missionnaire du Pape François, « la réalisation du CAM 5 a été indubitablement un moment de grâce pour l’Eglise en Amérique, au travers duquel il est possible de raviver le missionnariat de l’ensemble de la communauté catholique pour être présent dans toues les réalités du monde avec la force transformante et la joie de l’Evangile, qui nous pousse à œuvrer en ouvrant des voies de communion et de réconciliation dans les domaines social et politique, interreligieux et ecclésial ». Telles sont les premières conclusions du V° Congrès missionnaire américain lues avant la Messe de clôture de l’événement, dans l’après-midi du 14 juillet, sur la Place du Christ rédempteur, à Santa Cruz, par le Père Pepe Cervantes, membre de la Commission théologique du CAM.
« Avec un sentiment missionnaire et évangélisateur et une audace prophétique – continue le texte – ce Congrès promouvra désormais les changements dans les activités et les structures ecclésiales afin que cette Eglise en sortie répondre fidèlement à Dieu dans sa mission ouverte Ad Gentes, surtout vis-à-vis des pauvres et des rejetés, ceux qui ne connaissent ni le Christ, ni les valeurs qui découlent de l’Evangile de la joie ».
En suivant les orientations du Concile Vatican II et de la Conférence du CELAM d’Aparecida, selon lesquelles « l’Eglise se montre essentiellement missionnaire lorsqu’elle s’ouvre aux défis du monde contemporain pour trouver les justes réponses en partant de l’Evangile et de la Parole de Dieu », les participants sont conscients « des grands changements, rapides et profonds, qui bouleversent les cultures et les sociétés au cours de cette ère post-moderne ». Parmi les défis qui préoccupent le plus l’Eglise, sont cités un certain nombre de phénomènes qui frappent en particulier le continent : la crise de la famille, avec tous les problèmes qui en dérivent, le mépris et la violence à l’encontre de la vie et de la dignité humaine, la violation des droits fondamentaux, la suprématie économique de quelques-uns qui génère chômage et pauvreté, l’injustice et le manque de solidarité, la nécessité de prendre soin de la Création, l’inégalité et la violence auxquelles sont soumises les femmes, les migrations, les populations indigènes, les aspects sombres de l’Eglise elle-même, surtout frappée par les scandales de la pédophilie, la diminution des vocations sacerdotales, la modernité faible et relativiste, la négativité et l’immoralité inhérents à cette modernité.
De tels thèmes ont été amplement traités et discutés dans le cadre du parcours de préparation, surtout lors des Symposiums internationaux et des Congrès missionnaires nationaux et autres initiatives de toutes les Eglises d’Amérique et ont ensuite conflué dans l’instrument de travail qui a guidé les travaux du CAM5. En traçant un bilan du Congrès, le Père Cervantes a souligné : « Nous avons vécu cinq journées intenses de diverses activités qui ont capturé l’attention de tous les participants ». Il a ensuite remercié tous ceux qui ont collaboré à son organisation et à sa tenue : S.Exc. Mgr Sergio Gualberti, Archevêque de Santa Cruz, qui a présidé les travaux, S.Exc. Mgr Eugenio Scarpellini, Directeur des Œuvres pontificales missionnaires de Bolivie, qui l’a coordonné, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Envoyé spécial du Pape François, S.Em. le Cardinal Toribio Ticona, S.Exc. Mgr Giovanni Pietro Dal Toso, Président des Œuvres pontificales missionnaires, Sœur Roberta Tremarelli, Secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, toutes les délégations américaines des Œuvres pontificales missionnaires, la Conférence épiscopale de Bolivie, un grand nombre d’Evêques d’Amérique et d’autres pays, des prêtres, religieux et une foule de laïcs pour un total de 3.177 participants enregistrés. Entre bénévoles chargés de l’accueil des missionnaires et familles de Santa Cruz qui les ont reçus chez elles, le nombre de personnes impliquées est arrivé à 3.830. « Il s’est agi d’une énorme démonstration d’enthousiasme et de service, de dévouement et de joie ». Outre la session d’ouverture, se sont tenues cinq conférences principales dédiées aux thèmes du Congrès et chaque jour, dans l’après-midi, ont eu lieu des séminaires, au nombre de douze, ainsi que quatre conversations et cinq sous-groupes, qui ont discuté des problèmes soulevés durant la matinée.
Le document conclusif présente par suite une série de lignes d’action à entreprendre pour le renouvellement missionnaire de l’Eglise en Amérique : éduquer à la joie du Ressuscité et des Béatitudes, aller dans les périphéries du monde pour rencontrer les autres, promouvoir la connaissance de la Bible et des Evangiles ainsi que la mise en place de communautés de vie missionnaire, soutenir la communion des biens dans l’Eglise et avec les pauvres, encourager la réconciliation dans tous les milieux de vie, promouvoir la conscience de la mission prophétique et libératrice dans tous les secteurs sociaux, considérer l’Evangélisation de la famille comme clef chrétienne de la transformation sociale et culturelle, encourager une Eglise missionnaire plus ministérielle et plus laïque, promouvoir et prendre soin des vocations à la vie sacerdotale et religieuse, célébrer la foi et la religiosité population en clef missionnaire.
Link correlati :Texte intégral des conclusions (en espagnol)
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AMERIQUE/NICARAGUA - Soutien de l’Eglise au dialogue et poursuite de la violence

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 11:49
Managua – L’Organisation des Etats américains tiendra demain, 17 juillet, une session extraordinaire pour traiter de la crise politique et sociale que traverse actuellement le Nicaragua et qui, après près de trois mois, a fait plus de 300 morts. Selon le Directeur de la Section Amériques de l’Human Rights Watch, José Miguel Vivanco, la proposition de résolution présentée au Conseil permanant de l’OEA sur la situation des droits fondamentaux au Nicaragua, au travers de laquelle est considéré véridique et est soutenu le rapport rédigé par la Commission interaméricaine des droits de l’homme, en formulant une série de recommandations précises, a de bonnes chances d’être approuvée.
Demain, la situation du Nicaragua sera donc à nouveau examinée et José Miguel Vivanco ne doute pas que cette fois, influenceront fortement les événements intervenus à l’Université et dans l’église de la Divine Miséricorde les 13 et 14 juillet, lorsque la police et des paramilitaires ont interdit l’accès aux ambulances devant prendre soin des blessés, ce qui représente un fait grave. « Tout cela pèsera beaucoup lorsque nous voterons la résolution qui est sur la table mardi prochain » a déclaré José Miguel Vivanco dans une note envoyée à Fides.
Au cours de la seule fin de semaine dernière, ont été enregistrés 10 nouveaux morts dans diverses parties du pays. Le fait le plus grave, dénoncé par les réseaux sociaux, a été un assaut lancé contre l’église de la Divine Miséricorde, au sud-ouest de Managua, église dans laquelle 200 jeunes ayant fui l’Université avaient trouvé refuge, sachant que durant l’assaut, deux d’entre eux sont morts dans des conditions non encore élucidées.
Le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Stanislaw Waldemar Sommertag, ainsi que l’Archevêque de Managua, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, se sont rendus sur place pour tenter une médiation garantissant la libération des jeunes. Alors qu’il entrait dans l’église en compagnie de membres de la Croix Rouge, pour se rendre compte personnellement du fait que fenêtres, parois et images sacrées avaient été criblées de balle, Mgr Sommertag a fait le commentaire suivant à la presse : « La mort de ces jeunes nous attriste ».
Le 14 juillet, la Conférence épiscopale du Nicaragua a publié son message, envoyé également à Fides, intitulé « La vérité vous rendra libres » et « Vous ne pouvez servir deux maîtres » , dans lequel les Evêques décrivent de manière détaillée à la communauté nationale et internationale, ce que vit le peuple du Nicaragua et quelle est la position de l’Eglise locale. « Il est de notre devoir d’informer la nation qu’au cours de ces mois nous avons assisté au manque de volonté politique du gouvernement pour dialoguer sincèrement et rechercher des processus réels qui nous portent vers une véritable démocratie » commence le document.
« Ces jours derniers, la répression et la violences des paramilitaires progouvernementaux vis-à-vis de personnes qui protestent de manière civile se sont intensifiées – est-il écrit dans le message. Les attaques perpétrées par la police nationale, des groupes paramilitaires progouvernementaux et des groupes incités à prendre d’assaut et à semer la terreur parmi les manifestants sont condamnables, légalement et moralement. Tout acte sacrilège de profanation contre l’Eglise, tant dans ses personnes consacrées que dans ses lieux de culte est également condamnable tout comme le sont également les agressions à l’encontre des journalistes nationaux et internationaux, défenseurs des droits fondamentaux et membres de la société civile ».
Le document invite à jeûner pour la paix le vendredi 20 juillet et offre un calendrier de jours de prière pour la communauté catholique. Au terme du message se trouve l’appel suivant : « Nous invitons les hommes et les femmes de bonne volonté à ne pas répondre par la violence aux diverses provocations dont ils font l’objet ».
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AFRIQUE/ETHIOPIE - Joie pour la coïncidence de l’ouverture de la Plénière de l’AMECEA et la visite historique du Président érythréen

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 11:11
Addis Abeba – « Le fait que cet événement historique survienne exactement le même jour que l’ouverture de notre Assemblée plénière est véritablement surprenant et nous rendons grâce à Dieu pour cela » a déclaré S,Em. le Cardinal Berhaneyesus Demerew Souraphiel, Archevêque d’Addis Abeba, où s’est ouverte le 14 juillet la XIX° Assemblée plénière de l’Association des Membres des Conférences épiscopales d’Afrique de l’Est . L’événement a coïncidé avec la visite historique dans la capitale éthiopienne du Président érythréen, Isaias Afewerki, qui y a rencontré le Premier Ministre éthiopien, Abiy Ahmed, en tant que premier geste de l’amitié retrouvée entre les deux pays après l’accord de paix signé le 9 juillet dernier à Asmara, accord qui a mis un terme à 20 années de guerre et de tension.
En partageant la joie des éthiopiens qui ont remplis les rues d’Addis Abeba agitant des drapeaux des deux pays dans un geste symbolique d’unité, le Cardinal Souraphiel a affirmé qu’il y a neuf mois, l’AMECEA a envoyé une Haute délégation de solidarité en visite en Erythrée, et cela a par suite une grande joie de voir qu’intervenait la réconciliation, la paix et l’unité entre les populations des deux pays.
« Nous sommes heureux de tenir l’Assemblée plénière ici à Addis Abeba où toute Conférence épiscopale faisant partie de l’AMECEA est bien représentée et en particulier également nos affiliés, Djibouti et la Somalie » a ajouté le Cardinal Souraphiel, qui est Président de l’AMECEA.
Le Cardinal Souraphiel a enfin souhaité que le Soudan du Sud suive lui aussi l’exemple de l’Ethiopie et de l’Erythrée et puisse retrouver bientôt la paix. « Si les responsables des pays actuellement en conflit le veulent, ils suffit qu’ils se rendent compte d’avoir la sagesse de résoudre leurs propres problèmes. Ils peuvent s’asseoir sous un arbre et parler. Ils n’ont pas besoin de grands centres pour conférences ou hôtels à 5 étoiles » a-t-il conclu.
Font partie de l’AMECEA les Conférences épiscopales d’Erythrée, d’Ethiopie, du Kenya, du Malawi, du Soudan et Soudan du Sud, de Tanzanie, d’Ouganda, de Zambie, Djibouti et la Somalie étant affiliées.
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ASIE/INDONESIE - Nomination de l’Evêque de Purwokerto

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 09:28
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 14 juillet, a nommé Evêque du Diocèse de Purwokerto le Père Christophorus Tri Harsono, jusqu’ici Vicaire général du Diocèse de Bogor.
Le Père Christophorus Tri Harsono est né le 18 juin 1966 à Bogor. Après avoir fréquenté le Petit Séminaire Stella Maris de Bogor, il a effectué ses études de Philosophie et de Théologie à l’Université catholique de Bandung. Il a été ordonné prêtre le 15 février 1995 et incardiné dans le Diocèse de Bogor. Par la suite, il a exercé les ministères suivants : 1996-1998 : Formateur au Petit Séminaire de Bogor, avec charge pastorale dominicale dans la Paroisse de Rangkas Bitung, 1998-2001 : études en vue de la Licence en islamologie au P.I.S.A.I. de Rome, avec une première année universitaire effectuée au Caire près le Dar Comboni-Arabic Study Center, 2001-2014 : Recteur et formateur au Grand Séminaire de Bandung, 2001-2014 : Enseignant d’islamologie à la Faculté de Philosophie de l’UNPAR et de religion catholique et religions comparées dans les MKU/Studium generale UNPAR, 2007-2014 : membre de l’Association civile West Java FKUB Forum for Religious Harmony, depuis 2014 : Vicaire général du Diocèse de Bogor.
Il a également été professeur invité de l’Université publique islamique de Bandung. Pendant trois ans, il a été membre des Commissions pour le Dialogue interreligieux et pour les Séminaires de la Conférence épiscopale. Dans le Diocèse de Bogor, il a également recouvert la charge de Président de la Commission diocésaine pour le Dialogue interreligieux.
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ASIE/INDONESIE - Démission de l’Evêque de Maumere et nomination de son successeur

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 09:27
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 14 juillet, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Maumere présentée par S.Exc. Mgr Gerulfus Kherubim Pareira, S.V.D. Le Saint-Père a nommé Evêque de Maumere le Père Ewaldus Martinus Sedu, jusqu’alors Vicaire général de cette même Circonscription.
Le Père Ewaldus Martinus Sedu est né le 30 juillet 1963 à Bajawa, dans l’Archidiocèse d’Ende. Après avoir fréquenté le Petit Séminaire de Mataloko, il a effectué ses études de Philosophie et de Théologie à l’Ecole supérieure de Philosophie et de Théologie, demeurant au Grand Séminaire interdiocésain Saint Pierre de Ritapiret. Il a été ordonné prêtre le 7 juillet 1991 et incardiné dans l’Archidiocèse d’Ende. Après la création du Diocèse de Maumere , il s’est incardiné dans cette dernière Circonscription. Il a par la suite exercé les ministères suivants : 1991-1993 : Vicaire de la Paroisse Saint Joseph de Maumere, 1993-1995 : Curé de la Paroisse Notre-Dame du Mont Carmel de Wolofeo, 1995-1997 : Curé de la Paroisse Saint Joseph de Maumere, responsable de la Commission catéchétique de Maumere, 1997-2001 : Etudes en vue de la Licence en Pédagogie au Salesianum de Rome, 2001-2009 : Enseignant et formateur au Grand Séminaire interdiocésain Saint Pierre de Ritapiret, 2010-2015 : Recteur du Grand Séminaire interdiocésain Saint Pierre de Ritapiret, depuis 2015 : Vicaire général de Maumere.
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ASIE/INDE - Démission de l’Evêque de Tiruchirapalli

Fides FR - www.fides.org - Lun, 16/07/2018 - 09:27
Cité du Vatican – Le Saint-Père François, en date du 14 juillet, a accepté la renonciation au gouvernement pastoral du Diocèse de Tiruchirapalli , présentée par S.Exc. Mgr Antony Devotta.
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AFRIQUE/ERYTHREE - Appel de l’Eglise en faveur d’une « saison de liberté et de paix » après l’accord entre l’Ethiopie et l’Erythrée

Fides FR - www.fides.org - Sab, 14/07/2018 - 13:35
Asmara – Prudence est le mot qui circule au sein de l’Eglise catholique érythréenne à propos de l’accord de paix entre l’Ethiopie et l’Erythrée. « En tant qu’Eglise – remarque le Père Mussie Zerai, prêtre de l’Eparchie d’Asmara dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides – nous sommes heureux de l’entente mais nous attendons les développements et nous prions afin que l’accord entre le Président Isayas Afeworki et le Premier Ministre Abiy Ahmed ouvre une saison de paix durable qui restitue stabilité et liberté aux citoyens des deux pays ».
L’entente pourrait ouvrir de vastes espaces de croissance, tout d’abord au plan économique. « Sous le profil commercial – remarque le Père Mussie – les deux nations ont besoin l’une de l’autre. L’Ethiopie a besoin des ports érythréens pour exporter ses marchandises à des coûts inférieurs que ceux imposés par Djibouti et par le Soudan. L’Erythrée a besoin d’ouvrir son économie pour relancer la production et la consommation internes. L’accord a été rédigé en premier lieu pour répondre aux besoins économiques des deux pays. Espérons que ceci ait des retombées également sur la population qui, au fil des ans, s’est appauvrie ».
La paix portera-t-elle aussi la démocratie en Erythrée ? Il s’agit d’une question difficile, commente le Père Mussie. « Le gouvernement – explique-t-il – a renvoyé pendant des années l’introduction de la Constitution de 1997 parce que, disaient les Ministres, l’Etat d’urgence ne permettait pas l’introduction d’un débat démocratique normal. Maintenant, il n’existe plus d’excuses. L’espérance est que la Charte fondamentale entre bientôt en vigueur et que les citoyens puissent finalement jouir de tous les droits. Nous pouvons faire ce même discours pour les organisations sociales, qu’elles soient laïques ou religieuses. Ces derniers temps, nous avons assisté à des mesures restrictives concernant leur action. Nous ne pouvons que souhaiter une majeure ouverture et disponibilité de la part de l’exécutif ».
Joie et prudence sont également partagées par Meron Estefanos, activiste des droits fondamentaux de nationalité érythréenne. « La paix nous rend heureux mais il faut être prudents. Pour le moment, aucun des problèmes de l’Erythrée n’est résolu : la Constitution n’est pas entrée en vigueur, les prisonniers politiques – y compris les ministres incarcérés en 2011 – n’ont pas été relâchés, la presse est encore bâillonnée, l’opposition n’est pas libre de s’exprimer, les militaires enrôlés dans le cadre du service militaire à durée indéterminée n’ont pas été démobilisés. Tout est resté en l’état. Attendons et voyons quels seront les développements. Je pense pouvoir remercier l’Eglise catholique qui, bien que minoritaire et persécutée, a été l’une des rares voix à se lever au cours de ces années pour dénoncer la répression du régime. Pour ceux qui travaillent en faveur d’une Erythrée libre, l’Eglise a constitué une référence ».
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AMERIQUE/BOLIVIE - Poursuite de la mission : après le CAM, le Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Sab, 14/07/2018 - 09:01
Santa Cruz de la Sierra – « Prière, annonce de l’Evangile, réflexion biblique et théologique, catéchèse, œuvres de charité chrétienne et solidarité entre les Eglises devraient permettre un réveil missionnaire, en aidant tous les fidèles à avoir une rencontre toujours plus vraie et passionnée avec le Christ Seigneur ». Dans cet esprit le Pape François a accueilli la proposition de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et des Œuvres pontificales missionnaires de convoquer un Mois missionnaire extraordinaire en octobre 2019. C’est ce qu’a souligné S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Président du Œuvres pontificales missionnaires, dans le cadre du discours tenu le 14 juillet en matinée, aux Evêques des Amériques présents au CAM5, le Congrès missionnaire américain, qui se conclut ce 14 juillet à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie.
Au terme du Congrès, l’Eglise en Amérique, en syntonie avec l’Eglise universelle, se projette donc vers le prochain grand rendez-vous missionnaire d’octobre 2019, célébré au niveau mondial, à l’occasion du centenaire de la Lettre apostolique Maximum illud du Pape Benoît XV. L’objectif est de « requalifier évangéliquement la mission », afin que « tout baptisé puisse toujours plus brûler de la même charité que Jésus-Christ pour que tous puissent recevoir le don du salut » a remarqué l’Archevêque. En particulier sur le nouveau Continent, ce Mois sera vécu en parallèle avec un autre rendrez-vous important à savoir le Synode sur l’Amazonie, qui prend lui aussi une forte connotation missionnaire.
Mgr Dal Toso a indiqué les quatre dimensions fondamentales qui caractériseront le Mois missionnaire extraordinaire : la rencontre personnelle avec Jésus-Christ, le témoignage des saints et des martyrs de la mission – canonisés ou non – la formation missionnaire et la charité missionnaire. Le Pape François a confié à la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples « la mission de préparer cet événement, en particulier au travers de la conscience diffuse des Eglises particulières », en indiquant le thème « Baptisés et envoyés : l’Eglise du Christ en mission dans le monde ».
« Le slogan – a remarqué le Président des Œuvres pontificales missionnaires – contient déjà des éléments essentiels : la mission naît du baptême, qui nous envoie dans le monde à l’intérieur de l’Eglise pour porter l’annonce du Christ crucifié et ressuscité. Voila pourquoi il s’agira d’un mois qui concernera tout baptisé qui, en tant que tel, est un missionnaire ».
Le Pape François, dans l’Exhortation apostolique Evangelii Gaudium, rappelle que « l’activité missionnaire est le paradigme de toute œuvre de l’Eglise » . Forts de cette conviction, « l’Eglise universelle et les Eglises particulières, les religieux et les religieuses, les laïcs et le clergé, les mouvements ecclésiaux et les nouvelles formes d’agrégations de laïcs sont tous impliqués dans cette conversion et ce renouvellement de l’identité missionnaire de l’Eglise » relève Mgr Dal Toso.
Dans ce but, la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples prépare un guide sur support papier et numérique en vue de l’animation missionnaire d’octobre 2019, grâce à des ressources humaines et à des contributions provenant du monde entier. Le guide, édité en cinq langues, comporte, dans sa première partie, des commentaires de spiritualité missionnaire aux lectures de la liturgie de la Messe pour le mois d’octobre 2019. La deuxième partie suggère trente figures de saints, de martyrs et autres témoins de la foi et de la mission. Enfin, la troisième partie comprend des considérations théologiques relatives aux thèmes de la formation et de la charité missionnaire.
Link correlati :Texte original du Discours du Président des Oeuvres pontificales missionnaires sur le Mois missionnaire extraordinaire (en espagnol)
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ASIE/INDONESIE - Communauté camillienne en fête avec les malades protégés par son Saint Patron

Fides FR - www.fides.org - Sab, 14/07/2018 - 08:17
Maumere – Le 14 juillet est la mémoire de Saint Camille de Lellis, patron des malades, des médecins, des infirmiers et des hôpitaux. Les religieux camilliens, tout comme l’Eglise universelle, commémorent ce jour spécial en rendant grâce à Dieu et en manifestant l’amour miséricordieux de Dieu envers les malades en visitant ces derniers.
« A Maumere, dans l’île de Flores, à cette occasion, se sont unis aux célébrations de la communauté camillienne le Père Jose P. Eloja, MI, Supérieur Provincial, ainsi que le Vicaire provincial, le Père Rodel Enriquez, MI, de nationalité philippine, et les Pères Giovanni Contarin et Peter de Thaïlande” a raconté à Fides le Père Mushtaq Anjum.
« A l’occasion de cette journée, dix jeunes ont débuté leur postulat alors que six autres se sont unis au noviciat, offrant leur engagement au Christ, sur les traces et selon les enseignements de Saint Camille en servant les malades y compris au risque de leur propre vie.
La mission camillienne dans l’île de Flores a débuté en 2010 avec le Père Luigi Galvani, accompagné de confrères indonésiens. « A la Messe célébrée par le Père Galvani et concélébrée par 16 prêtres de diverses Congrégations, ont participé des religieuses, des familles, des amis, des parents et des visiteurs de séminaristes pour un total dépassant les 400 personnes » raconte le Père Mushtaq Anjum.
« La célébration annuelle de la mémoire de Saint Camille nous rappelle que les camilliens ont pris l’engagement de servir les malades. Nous prions pour que chaque camillien mette plus de cœur en ces mains de sorte qu’il puisse servir le Christ et les malades d’une manière plus empreinte d’amour et de compassion », conclut le missionnaire.
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ASIE/PHILIPPINES - Rejet de la modification de la Constitution de la part de l’Episcopat

Fides FR - www.fides.org - Sab, 14/07/2018 - 08:17
Manille – « L’actuelle Constitution des Philippines, adoptée en 1987, n’est pas parfaite et peut encore être améliorée mais elle ne devrait pas être modifiée en ce moment, pas avec le Congrès et le Président actuels ». C’est ce qu’affirme l’Evêque auxiliaire de Manille, S.Exc. Mgr Broderick Pabillo, contestant la possible révision de la Constitution de 1987 proposée par le Président, Rodrigo Duterte.
Ainsi qu’il l’a indiqué à Fides, l’Evêque estime que « le fédéralisme est utilisé comme un écran de fumée » pour aller en direction d’un système politique qui garantirait au Président « le contrôle total du pays ».
« Le Président Duterte présente le fédéralisme comme la baguette magique pour porter la prospérité à tout le pays et la manière de réaliser le fédéralisme est, selon lui, le changement de l’actuelle Constitution » a expliqué Mgr Pabillo. « Nous ne connaissons pas encore la proposition de la nouvelle Constitution mais nous connaissons les personnes qui la proposent : Duterte et ses alliés. Par suite nous pouvons déjà deviner le but : ce sera une catastrophe pour les philippins » a-t-il ajouté.
L’Evêque a souhaité une « participation critique de la population au possible changement constitutionnel » et un « processus sans hâte ». « Ils veulent que le référendum ait lieu avant la fin de cette année. Par suite, il n’y aurait pas de temps pour une consultation et une discussion adéquates. Pourquoi tant de hâte ? Il existe le doute que l’on veuille éviter les élections de 2019 de manière à pouvoir demeurer au pouvoir » a déclaré l’Evêque.
L’Evêque a déploré « le manque d’indépendance de la Chambre des Députés », soumise au vouloir de R. Duterte. « Les membres du Congrès ne représentent plus les personnes mais leurs familles et seulement certains intérêts politiques. Ils n’ont pas à cœur le bien des personnes et de la nation. Il n’est pas possible de s’y fier » remarque Mgr Pabillo.
Au lieu de penser au fédéralisme, indique l’Evêque, « le gouvernement ferait mieux d’affronter les problèmes réels du pays tels que l’inflation galopante, l’augmentation des prix des biens de base, l’atmosphère d’illégalité suite aux assassinats continuels de pauvres, de prêtres et de militants et l’affaiblissement des institutions démocratiques ».
Le Conseil des Laïcs des Philippines, association publique de fidèles érigée par la Conférence épiscopale des Philippines, se déclare, lui aussi, « fortement contraire au changement constitutionnel », demandant « transparence dans le cadre de ce délicat processus » qui, « en apparence, garantirait une distribution plus équitable des ressources entre les régions » mais dans les faits « donnerait d’amples pouvoirs au Président Duterte de 2019 à 2022, pour imposer plus d’impôts à la population ».
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AMERIQUE/NICARAGUA - Prière pour le Nicaragua sur tout le continent

Fides FR - www.fides.org - Sab, 14/07/2018 - 08:16
Managua – Une grève devant consister dans l’arrêt total de toutes les activités et une campagne de prière sur tout le continent : telles sont les activités enregistrées dans le cadre de la crise politique et sociale qui intéresse le Nicaragua.
« Pour les Evêques, les prêtres, les diacres et les communautés des religieux du Nicaragua, afin qu’inlassablement ils continuent à être promoteurs de dialogue, défenseurs de la justice et constructeurs de paix, prions » : telle est l’intention de la prière universelle qui sera lu le Dimanche 15 juillet au cours des Messes célébrées au Nicaragua, dans d’autres pays d’Amérique latine et au Congrès missionnaire américain, en cours en Bolivie.
Dans le cadre de la situation critique actuelle, caractérisée par l’instabilité sociale et politique, les catholiques prient également pour les gouvernants, « afin qu’ils disposent la fin des violences » et « pour les chrétiens au Nicaragua pour qu’ils deviennent des artisans de paix et pour les défunts dus à la violence de ces jours-ci ».
La solidarité des pays latino-américains s’est faite sentir en diverses circonstances : lors du Congrès missionnaire continental, en cours en Bolivie , dans le cadre des Assemblées des diverses Conférences épiscopales et dans les moyens de communication de masse catholiques qui ont réalisé des reportages spéciaux pour mettre au courant la communauté chrétienne de la situation que connaît ce peuple souffrant.
Le Dialogue national au Nicaragua est actuellement suspendu à cause de l’absence de réponse de la part du gouvernement à la requête de mettre un terme à la répression qui se poursuit à l’encontre de la population qui pourtant ne fait que manifester pacifiquement.
Au cours de cette fin de semaine, est prévue une grève générale concernant l’ensemble des activités sociales et économiques, grève qui a pour but de donner un signal de désaccord au gouvernement. La grève générale devait être accompagnée d’une marche pacifique dans l’ensemble des villes du pays visant à manifester et à demander des élections anticipées.
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AFRIQUE/COTE-D’IVOIRE - Familles contraintes à vivre dans les cimetières, « signe de décadence humaine et politique »

Fides FR - www.fides.org - Sab, 14/07/2018 - 08:16
Abidjan – Pour des questions d’assainissement dus aux fortes pluies qui ont causées la mort de dizaines de personnes, le gouvernement ivoirien a entrepris des actions visant à casser des maisons. Des quartiers dits quartiers précaires ou sont logées des familles pauvres ont été détruits. Résultats de cette actions politiques, ces familles ne sachant plus ou aller pour se trouver un toit, on trouver refuge dans les cimetières. Désormais ces familles vivent dans des cimetières avec pour lits des tombes. « Des images qui défient l’entendement humains, mais qui en substance sont l’expression de la déchéance humaine et politique que même tout le vocabulaire de Molière ne pourrait expliquer. Des familles, des femmes, des enfants, aujourd’hui victimes de la cruauté d’un système politique ou l’homme et sa dignité n’ont plus de place » commente pour l’Agence Fides le Père Donald Zagore, théologien ivoirien de la Société des Missions africaines.
« Pouvons-nous véritablement parler de développement lorsque l’homme est réduit à l’état d’animal ? Il s’agit d’une politique de développement au visage inhumain, sans cœur » souligne le Père Zagore, ces jours-ci à Rome pour une réunion des Conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar .
« Jamais depuis ces vingt dernières années – poursuit-il – l’histoire de la Côte-d’Ivoire ne s’est écrite avec l’ancre de tant de douleur, de tant de souffrance, de tant d’injustices, et de tant de méchanceté. Des hommes bien vivants, parce que rejetés, chassés par d’autres hommes aussi bien vivants, désormais ne trouvent refuge que chez les morts. Rejetés par les hommes, accueillir par les morts. Même les morts dans leurs tombeaux font preuve d’humanité et ainsi donnent une leçon de moralité à des hommes devenus de plus en plus insensible à la dignité de l’homme ».
« Devant telle situation, l’Eglise de Côte-d’Ivoire ne doit en aucun cas rester silencieuse et inactive. Elle doit non seulement levées la voix pour dire non mais aussi entreprendre des actions concrètes pour venir en aide à toutes ses familles qui vivent désormais aux cimetières. Il faut cette action prophétique sinon, toutes nos homélies, toutes nos théories théologiques, seront vides de sens. Devant la gravité de la situation, il faut que l’Eglise de Côte-d’Ivoire agisse. Il ne faut jamais l’oublier et le dire haut et fort, l’Eglise est la seule espérance des pauvres » conclut le Père Zagore.
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ASIE/SYRIE - Appel à la levée des sanctions contre la Syrie de la part du Patriarcat syro orthodoxe

Fides FR - www.fides.org - Ven, 13/07/2018 - 13:12
Damas – Il faut mettre en œuvre des initiatives afin de demander la levée des sanctions économiques mises en place par la communauté internationale contre la Syrie présidée par Bashar el-Assad, sanctions qui frappent non pas le gouvernement et ses organes politiques et militaires mais la population civile et ses capacités d’accès aux médicaments, aux soins médicaux et aux denrées alimentaires. Telle est l’urgence rappelée par le Patriarche syro orthodoxe, Ignace Ephrem II, dans son intervention à la récente rencontre de Bari qui a vu se réunir le 7 juillet dernier les Chefs et représentants d’une vingtaine d’Eglises et communautés chrétiennes pour réfléchir et prier ensemble sur les problèmes du Proche-Orient. C’est ce qu’indiquent les sources officielles de ce même Patriarcat qui ont diffusé une synthèse des considérations exposées par le Patriarche en personne au cours des plus de deux heures de dialogue à huis clos en la Basilique Saint Nicolas que le Pape François et les chefs et représentants des Eglises et communautés chrétiennes présents ont réservé aux urgences du Proche-Orient et des communautés chrétiennes de la région. Entre autres choses – indiquent les sources du Patriarcat – le Patriarche syro orthodoxe a reconnu ses difficultés à comprendre l’approche de l’Occident et des Eglises en Occident elles-mêmes concernant les problèmes des chrétiens du Proche-Orient. Ignace Ephrem II a insisté sur le fait que la mission de l’Eglise n’est pas d’appuyer ou d’attaquer les gouvernements et autorités politiques mais qu’elle œuvre toujours pour le bien de la population – sans faire de discriminations de caractère religieux et confessionnel – et en faveur de la justice.
Au début de septembre dernier, ainsi que l’indiquait l’Agence Fides , le siège temporaire du Monastère syro orthodoxe de la Sainte Croix, en voie de construction dans la ville de Saydnaya, a été visité par le Président syrien, Bashar el-Assad accompagné de son épouse, Asma, et d’autres membres de sa famille. Il a été accueilli par le Patriarche syro orthodoxe, Ignace Ephrem II, d’autres Evêques syro orthodoxes, ainsi que par les moines de la communauté. En cette occasion, Bashar el-Assad et son épouse, accompagnés par le Patriarche, ont également rencontré des enfants accueillis au sein de la Maison du Petit Ange, un orphelinat soutenu par l’Eglise syro orthodoxe, prenant leur déjeuner en leur compagnie, avec les moines et les moniales du Monastère. Dans ce contexte, le Patriarche a informé le Président « des projets que le Patriarcat mène actuellement à bien dans la région ».
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ASIE/PHILIPPINES - De la nécessité de lutter contre la violence et l’impunité

Fides FR - www.fides.org - Ven, 13/07/2018 - 12:19
Cebu – « Il est urgent de se réveiller et de combattre la culture de l’impunité et de la violence dans le pays » : tel est l’appel lancé par les Rédemptoristes des Philippines à l’occasion du 33ème anniversaire de l’enlèvement du Père Rudy Romano, l’un de leur confrères. Dans un communiqué envoyé à Fides, la Congrégation du Très Saint Rédempteur a affirmé que « une atmosphère de peur, de violence et d’angoisse s’est abattue sur les Philippines ».
Le texte remarque : « La culture de l’impunité et d’apathie en hausse dans notre pays a motivé des personnes sans cœur à tuer des frères et sœurs sans défense y compris des prêtres et des pasteurs. Il s’agit là de signes menaçants du fait que l’esprit du mal et ses serviteurs sont déterminés à faire du mal à Jésus et à l’Eglise ». La déclaration, portant la signature du Père Ariel Lubi, Supérieur de la Vice-province des Rédemptoristes de Manille, et du Père Copernicus Perez Jr., Supérieur de la Congrégation dans la province de Cebu, avertit : « Nous ne pouvons pas permettre que cela continue à arriver. Nous invitons nos compatriotes philippins à être vigilants, a être la voix des sans vois et à ne pas demeurer inermes devant la persécution de l’Eglise et l’assaut évident contre les droits fondamentaux de notre peuple ».
Le Père Rudy Romano, qui avait dénoncé l’oppression des pauvres, fut enlevé par des hommes armés à Barangay Tisa, dans la ville de Cebu, le 11 juillet 1985 et depuis lors, il n’a jamais plus été vu. Sa disparition a été commémoré par des amis, des séminaristes, des prêtres et des fidèles par une Messe et l’allumage de cierges en l’église rédemptoriste de Cebu et au travers d’une veillée de prière à Tisa, où a été placée une plaque à sa mémoire, laquelle décrit les ravisseurs comme « des agents du régime déposé de F. Marcos ». « Trente-trois ans ont passé et le Père Romano ainsi que les autres victimes de la loi martiale n’ont toujours pas reçu justice » indique la déclaration.
Le texte note : « Notre deuil et nos plaintes deviennent plus intenses et plus profonds alors que nous continuons à rendre témoignage en ces jours-ci de la mort brutale de nos fidèles, y compris nos Pasteurs », se référant à la campagne d’exécutions sommaires actuellement en cours dans le cadre de la « guerre à la drogue » lancée par le Président Rodrigo Duterte et aux récents meurtres de prêtres qui ont endeuillé le pays.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Communiqué de la Conférence épiscopale à propos des assassinats d’hommes de dialogue tels que le Vicaire général de Bambari

Fides FR - www.fides.org - Ven, 13/07/2018 - 11:55
Bangui – « A qui profitent les violences à l’encontre de l’Eglise ? » demandent officiellement les Evêques de République centrafricaine dans un communiqué qui dénonce le meurtre, en date du 29 juin, de Mgr Firmin Gbagoua, Vicaire général du Diocèse de Bambari.
« Il s’est agi évidemment d’un homicide ciblé contre ceux qui dénoncent les groupes armés – a affirmé S.Exc. Mgr Nestor Désiré Nongo-Aziagbia, Evêque de Bossangoa et Vice-président de la Conférence épiscopale centrafricaine. « Mgr Firmin Gbagoua était l’une des personnes à la recherche du dialogue entre les communautés impliquées dans les violences ».
Les Evêques confirment ainsi les premières impressions confiées à l’Agence Fides par des sources locales selon lesquelles est en cours une campagne visant à faire taire les voix du dialogue en République centrafricaine en frappant en particulier les prêtres les plus engagés dans la recherche de la paix . La Commission épiscopale centrafricaine a en outre dénoncé la propagande de haine lancée par la soi-disant « ligue de défense de l’Eglise en Centrafrique », qui incite les chrétiens à venger la mort des prêtres en attaquant les populations musulmanes , le contraire de ce qui a été vécu et prêché durant leur vie par les prêtres assassinés et représente une offense et une trahison de leur sacrifice.
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AMERIQUE/BOLIVIE - La participation des enfants à la mission de l’Eglise, toujours plus actuelle et valide selon le CAM 5

Fides FR - www.fides.org - Ven, 13/07/2018 - 11:29
Santa Cruz de la Sierra – « Le 19 mai, nous avons célébré le 175ème anniversaire de la fondation de l’Œuvre de la Sainte Enfance. Il est important de célébrer cet anniversaire non seulement pour commémorer un passé riche en grâces et en bénédictions diffusées de par le monde par les enfants pour les enfants, mais également pour reconnaître, encore plus aujourd’hui, l’actualité et la validité de la participation des enfants à la mission universelle de l’Eglise en tant que protagonistes de l’annonce de l’Evangile ». C’est ce qu’a rappelé Sœur Roberta Tremarelli, Secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, en prenant la parole dans l’après-midi d’hier, 12 juillet, devant le V° Congrès missionnaire américain , actuellement en coure à Santa Cruz de la Sierra, en Bolivie.
Une pastorale missionnaire avec les enfants – a-t-elle rappelé – se réalise en trois domaines complémentaires : l’animation missionnaire, destinée à réveiller et à soutenir chez les enfants l’esprit missionnaire universel ; la formation missionnaire, devant aider les enfants à faire « l’école avec Jésus » et ensuite à faire leurs des critères et une mentalité missionnaire comme celle de leur Maître ; la coopération missionnaire, afin d’aider tout enfant à offrir sa propre contribution missionnaire au sein de sa communauté locale et en faveur de l’Evangélisation universelle.
« Pour réaliser leur mission d’enfants de Dieu et vivre en plénitude, les enfants ont besoin de soutien spirituel et matériel – a souligné Sœur Tremarelli. L’Œuvre de la Sainte Enfance exerce ses activités suivant le principe de subsidiarité c’est-à-dire en collaboration constante avec les diverses structures locales, en particulier celles dédiées à l’éducation ». Est par suite nécessaire une étroite collaboration entre tous ceux qui oeuvrent dans le monde de l’enfance pour qu’au travers de la prière, de la catéchèse, de l’information, de la participation aux différentes actions caritatives, ils promeuvent l’ouverture du cœur des enfants à l’appel universel dans l’amour du Christ.
« L’appel de l’Eglise à la charité se développe dans la solidarité et dans la fraternité universelle - a affirmé Sœur Roberta Tremarelli. L’Enfance missionnaire est un exemple de dimension mondiale par le simple fait qu’elle implique les enfants du monde entier de manière réciproque et communautaire. L’enfant fait ainsi l’expérience de la catholicité. L’Enfance missionnaire est surtout une œuvre d’animation et de formation missionnaire qui dispose d’un fond de solidarité auquel tous les enfants sont appelés à contribuer au travers d’un geste de solidarité missionnaire ». En participant à la mission de l’Eglise, tout chrétien devient constructeur de la communion, de la paix, de la solidarité que le Christ nous a donné et collabore ainsi à la réalisation du plan salvifique de Dieu sur toute l’humanité.
La préparation et la célébration du mois missionnaire extraordinaire d’octobre 2019 constitue une occasion propice pour donner un nouvel élan à l’animation et à la formation missionnaire suivant les quatre lignes directrices indiquées par le Pape François : prière, témoignage des missionnaires, réflexion biblique, théologique et catéchétique et charité. Un autre aspect mis en évidence par le Pape est la sainteté de vie de ceux qui se professent chrétiens afin que l’apostolat soit fructueux. Ainsi, les Saints ne doivent pas être considérés comme un souvenir flou du passé mais comme une réalité concrète, à la portée de tous, en ce que nous sommes tous appelés à être des saints pour faire fructifier les dons du baptême. « Je crois qu’il est très important de réveiller chez les enfants et les adolescents – a commenté Sœur Tremarelli – le désir de la sainteté et de nourrir chez eux la stupeur et l’émerveillement envers ceux qui nous ont précédé sur cette route, en particulier dans la dimension missionnaire ».
Dans la partie conclusive de son intervention, la Secrétaire générale de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire a proposé des réflexions sur la base de la constatation selon laquelle « le défi fondamental en ce qui concerne l’évangélisation est la séparation entre foi et vie, entre foi et responsabilité sociale ». Par suite, « il est nécessaire d’éduquer les consciences des croyants pour les aider à découvrir les responsabilités qui découlent du baptême, de la foi et qui ont des conséquences dans la vie personnelle ou sociale. Il est nécessaire d’aider les enfants, les familles et nous-mêmes à canaliser la force qui naît de notre foi et de discerner quel doit être le comportement de chacun de manière à être en harmonie avec le style de Jésus ». Parmi les thèmes de réflexion, elle s’est attardée sur la formation humaine et chrétienne des jeunes, sur la manière dont porter l’annonce de la joie de l’Evangile aux enfants, au jeunes, aux familles qui habitent dans notre pays et sur la contribution au discernement des vocations, y compris la vocation missionnaire.
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EUROPE/SUEDE - Rencontre annuelle des Evêques et délégués européens dédiée à « une Eglise de migrants »

Fides FR - www.fides.org - Ven, 13/07/2018 - 10:38
Stockholm – « Un mouvement d’humanité : le flux des migrants et des nouvelles. Le dialogue et la communication pour une culture de la rencontre » : tel est le thème de la Rencontre annuelle des Evêques et délégués responsables de la Pastorale des migrants des Conférences épiscopales d’Europe, qui se tient à partir d’aujourd’hui, 13 juillet, à Stockholm. Les délégués entendent approfondir le rapport entre flux migratoire et perception qu’en a l’opinion publique, éduquée par une communication qui ne promeut pas toujours le dialogue et la culture de la rencontre.
« L’Eglise catholique en Suède est une Eglise de migrants. Nombre d’entre nous proviennent d’autres pays et certains d’entre nous d’autres dénominations. En tant que chrétiens, nous sommes tous pèlerins sur le chemin du Royaume céleste de Dieu » a déclaré S.Em. le Cardinal Anders Arborelius, OCD, responsable de la section migrations de la Commission CCEE de la Pastorale sociale.
« Si nous sommes véritablement conscients de cette grâce, nous serons également en mesure d’être plus ouverts et accueillants envers ces migrants que Dieu nous a envoyés. Nous avons notre véritable patrie dans les cieux. Le Royaume de Dieu est notre véritable patrie. Ici-bas, nous sommes tous des hôtes, des pèlerins, des migrants. Nous ne nous appartenons pas. Nous avons la même vocation : être témoins de Jésus ici et maintenant » poursuit le Cardinal dans la note parvenue à Fides.
Parmi les thèmes à l’ordre du jour se trouvent celui des relations entre « Immigrations et opinion publique : les dynamiques de l’information ». Aura également lieu une confrontation sur le thème « Comment l’Eglise fait-elle usage des moyens de communication pour parler des migrations », avec le témoignage de divers organismes ecclésiaux internationaux qui travaillent dans le domaine de la Pastorale des migrants. Seront ensuite analysés les thèmes « Comment l’Eglise forme-t-elle et informe-t-elle ses fidèles sur le phénomène de la migration » et « Comment l’Eglise fait-elle usage des moyens de communication pour témoigner au monde ce qu’elle fait et pense de la migration ».
Les travaux se concluront au matin du Dimanche 15 juillet par la célébration de la Messe, en présence des communautés de migrants en l’église Saint Eugénie de Stockholm et par une visite à l’Abbaye Sainte Brigitte de Vadstena.
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AMERIQUE/BOLIVIE - La joie de l’Evangile et les pleurs des souffrants dans le message du CAM 5

Fides FR - www.fides.org - Ven, 13/07/2018 - 10:14
Santa Cruz de la Sierra – « Lorsqu’un membre souffre, c’est tout le corps qui souffre » : tel est le titre du communiqué lu dans l’après-midi d’hier, 12 juillet, au V° Congrès missionnaire américain par le Directeur national des Œuvres pontificales missionnaires de l’Uruguay, le Père Leonardo Rodríguez.
« Réunis sous le slogan de la joie de l’Evangile – débute le texte – nous écoutons cependant le cri et les pleurs des plus faibles. Nous sommes frappés de manière particulière par la violence, l’exploitation, la persécution qui détruit la dignité de nos frères. En ces jours de réflexion, de prière et de célébration de la foi, nous nous souvenons de la douleur de chacun et exprimons notre solidarité et notre proximité aux familles qui pleurent leurs morts. « Amérique en Mission, l’Evangile est joie » mais la joie est justice, elle est vérité, elle est respect des droits de tous.
Au nom du Seigneur, nous condamnons tout acte de violence et nous faisons appel à ceux qui en sont responsables, en particulier aux gouvernants, afin qu’ils s’engagent à vivre et à proposer une authentique culture de la défense et de la promotion de la vie et du bien commun, de la vérité, de la justice et de la paix.
La mission de l’Eglise doit suivre la voie de la rencontre, de l’écoute, du dialogue, du pardon et de la réconciliation. Ainsi, nous invitons les moyens de communication à devenir protagonistes en racontant la transformation des cœurs de tous, en rapportant la vérité des faits.
En ces heures, nous sommes attristés et affligés par la situation du Venezuela, du Nicaragua, d’Haïti et du Honduras, à cause des morts que provoquent les affrontements entre les bandes . Nous sommes affligés par la situation des réfugiés et des migrants qui font l’expérience de la séparation, absurde et injuste de leurs familles aux frontières de pays tels que les Etats-Unis et le Mexique. Ensuite, il existe des situations qui frappent, comme le silence et l’indifférence qui parviennent à culpabiliser les pauvres et les sans défense.
Chers amis du Congrès, chers membres de toutes les Eglises d’Amérique : Bienheureux ceux qui travaillent pour la paix, parce qu’ils seront appelés fils de Dieu. La prière, le pardon, l’amitié fortifient notre vocation à devenir constructeurs de paix avec tous les hommes de bonne volonté.
Il faut aimer avec courage la vérité et la justice qui sont les droits de tout être humain ».
Link correlati :Lecture du communiqué du CAM 5 sur la chaîne Youtube de Fides
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