ASIE/PAKISTAN - Continuer la mission de promotion de la paix et de l’harmonie au Pakistan : le point de vue du Directeur du Peace center de Lahore

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/05/2019 - 11:27
Lahore pour l’Asie, une organisation active dans 109 pays du monde et qui implique, au Pakistan, 63 groupes de responsables religieux, avocats, journalistes, jeunes et femmes.
Le Dominicaine déclare : « Il n’est pas facile de mener notre mission entre extrémisme, fondamentalisme et terrorisme mais nous poursuivons notre voyage avec espérance, en formant les personnes à vivre comme une seule famille et à aimer l’humanité ». Il ajoute : « Je suis dans ce secteur depuis 34 ans et je vois de nombreux fruits au Pakistan. Nous continuons cette mission d’amour du prochain, à la lumière de l’enseignement d’amour de Jésus-Christ. Nous sommes confortés dans notre action par le verset de l’Evangile selon Saint Matthieu « tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ».
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EUROPE/ESPAGNE - Journée mondiale de l’Afrique et taux d’exclusion scolaire en Afrique sub-saharienne, les plus forts du monde

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/05/2019 - 10:42
Madrid – Selon l’UNESCO, l’Afrique sub-saharienne connait les plus forts taux d’exclusion scolaire du monde. En effet, sur 262 millions de jeunes et d’enfants privés d’instruction vivant de par le monde, 97,3 millions vivent dans cette partie du continent africain. C’est ce que rappelle aujourd’hui, dans le cadre de la Journée mondiale de l’Afrique l’ONG de la Compagnie de Jésus se dédiant à l’éducation et au développement Entreculturas.
A cause de conflits, d’évacuations, de la pauvreté, de l’inégalité et de nombreuses autres causes, 262 millions d’enfants de par le monde ne sont pas en mesure de fréquenter l’école. De ce nombre, 64 millions sont des jeunes ayant l’âge de fréquenter l’école primaire, 61 le premier degré de l’enseignement secondaire et 138 l’équivalent des lycées.
Des 64 millions d’enfants exclus de la possibilité de fréquenter le primaire, la majorité – soit 35 millions – vivent en Afrique sub-saharienne. Des 61 millions privés d’instruction secondaire du premier degré , 27 millions vivent dans cette même partie du continent africain et sur les 138 millions de potentiels lycéens privés de cours, 67 résident en Asie du Sud.
Le texte envoyé à l’Agence Fides fait également état de la répartition géographique des 262 millions de jeunes et d’enfants privés d’instruction : 97,3 millions en Afrique sub-saharienne, 96,7 millions en Asie du sud, 29,9 en Asie de l’est et du sud-est, 18,5 millions en Afrique du nord et en Asie de l’ouest, 12,6 millions en Amérique latine et aux Caraïbes, 5,2 millions en Europe et en Amérique du Nord, 0,9 million en Asie centrale et 0,8 million en Océanie.
Selon l’UNESCO, les jeunes filles rencontrent encore aujourd’hui de nombreux obstacles sur la voie de l’instruction dans la majeure partie des régions du monde, en particulier l’Afrique sub-saharienne, où, quel que soit leur âge, elles ont plus de chance d’être exclues de l’instruction que les jeunes garçons.
Convaincue que l’éducation constitue l’instrument le plus puissant pour combattre l’inégalité outre à être un droit fondamental qui, à son tour, sert de clef pour accéder au reste des droits fondamentaux, Entreculturas est présente dans 14 pays d’Afrique. Au travers d’actions de coopération au développement, elle cherche à améliorer les conditions de vie des populations vulnérables au travers de l’éducation, en fournissant un accès à une instruction de qualité aux populations les plus défavorisées, affrontant les situations d’urgence ou de crise chronique dans lesquelles vivent les populations en divers pays tels que le Soudan du Sud, la République démocratique du Congo, l’Ethiopie ou la République centrafricaine. Le travail est mené en collaboration avec Foi et Joie et au service des jésuites pour les réfugiés.
En Afrique, l’Eglise gère 18.813 écoles maternelles comptant 2.251.425 élèves, 45.088 écoles primaires comptant 19.170.537 élèves, 15.238 établissements d’enseignements secondaires accueillant 6.367.769. En outre elle suit 114.086 d’instituts supérieurs et 127.009 étudiants .
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AMERIQUE/BRESIL - Réflexions d’un jésuite de l’Ecole Famille agricole en vue du Mois missionnaire extraordinaire

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/05/2019 - 09:16
Salvador – Il existe un point de repère sûr pour de nombreuses familles et un lieu de rencontre de l’expérience chrétienne pour les nombreux jeunes qui y ont passé leurs journées : il s’agit de l’Ecole Famille agricole de Jaboticaba, sise à Quixaberia, petite ville de l’arrière-pays brésilien située dans l’Etat de Bahia. Fondée en 1994, l’école est gérée par les Jésuites et nait du besoin d’offrir un soutien scolaire plus adéquat et global aux plus nécessiteux, aux jeunes de la rue, afin de bloquer l’exode vers les grands centres urbains et de valoriser le territoire au travers d’une agriculture respectueuse de l’environnement en tant qu’instrument d’un développement durable. « Je vis dans une petite communauté à quelques 300 Km de la ville de Salvador, dans la Paroisse de Capim Grosso du Diocèse de Bonfim », indique dans un message vidéo envoyé à l’Agence Fides le Père Xavier Nichele, SJ. « J’œuvre au sein de la mission appelée « 'missão do sertão » qui se trouve dans une zone semi-aride caractérisée par un grand manque de pluie. Depuis 25 ans, je suis employé dans le cadre de l’Ecole Famille agricole, basée sur la pédagogie de l’alternance. Le modèle éducatif prévoit ainsi que les élèves demeurent pendant deux semaines à l’école et les deux semaines suivantes chez eux ». « La sagesse, la pratique et la théorie se confondent – explique le Père Nichele. De cette manière, l’école devient une sorte de seconde famille-communauté. Au cours de la période de séjour à l’école, les jeunes des deux sexes apprennent à vivre ensemble en cultivant la terre et en produisant de la nourriture. La structure est actuellement fréquentée par 216 élèves provenant de 24 municipalités de notre région » ajoute-t-il.
La pédagogie de l’alternance est arrivée au Brésil en 1969, dans l’Etat d’Espirito Santo, où furent construites les trois premières écoles rurales mais, après plus de 50 années d’activité dans le pays, ce modèle éducatif est encore peu considéré par le milieu académique brésilien. « A ce jour, l’école vit seulement des donations de groupes internationaux, de l’aides de partenariats locaux et de la collaboration des familles » indique le Jésuite. Malgré les difficultés, reste ferme la volonté d’aller de l’avant. « L’éducation demeure un point de repère pour toute notre communauté et continue à faire l’objet de réflexion. Cette école est née, il y a bien longtemps, sur la base d’une demande d’aide » souligne-t-il. En conclusion, faisant référence au Mois missionnaire extraordinaire, qui sera célébré en octobre prochain, le Père Nichele lance un appel afin que cette capacité d’écoute du prochain ne disparaisse pas. « Nous devons être capables d’écouter la Parole de Dieu, de La mettre en pratique et de La placer dans notre vie ».
Link correlati :Message vidéo du Père Xavier Nichele SJ sur la chaine Youtube de l’Agence Fides
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AFRIQUE/NIGERIA - Des progrès en direction d’un changement de mentalité concernant le handicap en Afrique

Fides FR - www.fides.org - Sab, 25/05/2019 - 08:55
Owerri – En Afrique, la mentalité envers les handicapés change. C’est ce qu’observe, dans le cadre d’un entretien accordé à l’Agence Fides, le Frère Franco Lain, de l’Œuvre de Don Guanella, Congrégation présente au Nigeria au service des handicapés depuis 30 ans. « Nous assistons actuellement à une transformation. Sur le continent, existent encore de gros retards dus à un manque de fonds et à une faible attention des autorités mais l’attitude de la population se transforme lentement ».
Il est difficile de parler d’une attitude « africaine » vis-à-vis du handicap. Chaque pays, chaque région a sa manière d’affronter le sujet. Depuis toujours, explique le Frère Lain, les africains ont vu dans la personne handicapée « quelque chose d’étrange » qui doit être obligatoirement fruit d’une intervention extérieure, attribuant souvent à ce handicap spécifique une signification spirituelle. Le danger est que, très souvent, cette intervention est interprétée de manière négative, comme le fruit du « mauvais œil », de fautes des parents, de magies pratiquées par des amis ou des membres de la famille. Par le passé, on en arrivait même à la suppression des enfants handicapés, une tendance qui se réduit actuellement fortement. A cela s’ajoutait la difficulté à comprendre la différence entre le handicap mental et la maladie mentale. L’enfant affecté par une trisomie 21 ou par un trouble de l’apprentissage était assimilé à un malade psychique. « Toutes ces attitudes sont encore présentes au sein de la société africaine et compliquent grandement la manière d’approcher la maladie et le handicap » remarque le Frère Lain. « A cela, vient s’ajouter le fait que la majeure partie des nations africaines ne sont pas dotées de mesures institutionnelles d’assistance sociale et qu’une vision politique portant à une véritable intégration au sein de la société fait défaut. Ainsi, les handicapés sont-ils encore perçus comme un poids économique et social. De nombreuses familles, bien que ne maltraitant pas les handicapés, les enferment chez elles, sans aucune assistance ».
Au cours de ces dernières années, ont été enregistrés de petits signes de changement encourageants. « Il commence à exister une nouvelle sensibilité au niveau de l’homme de la rue – poursuit le Frère Lain. Au sein de nos communautés, arrivent des personnes qui offrent des aides matérielles : un sac de riz, un petit animal, un peu de farine. Il s’agit de petits gestes qui nous aident grandement. Il existe aussi des donations de la part d’entrepreneurs locaux et étrangers qui travaillent sur place. Les indiens, par exemple, même s’ils ne sont pas catholiques, nous offrent des aides importantes et les entrepreneurs italiens sont, eux aussi, tout aussi sensibles ».
Par-delà les aides, on commence à percevoir également une nouvelle sensibilité. « Au Nigeria – explique le Frère Lain – la mère d’une trisomique a créé une association qui a mis sur pied des centres destinés aux jeunes handicapés et procède à un travail de sensibilisation attentif. L’association est formée par les parents des jeunes handicapés eux-mêmes. Toujours au Nigeria, nous travaillons actuellement dans un certain nombre d’écoles afin de favoriser l’intégration dans les classes. Il s’agit de petites gouttes d’eau qui démontrent une attitude différente. Beaucoup reste à faire mais quelques progrès ont été accomplis ».
La première visite de missionnaires guanéliens au Nigeria a eu lieu en 1989. En 1992, est né le Don Guanella Center Nnebukw, sur le territoire du Diocèse d’Owerri. Le Centre a comme objectifs le soin, l’éducation et la réhabilitation des personnes handicapées ou ayant des besoins particuliers, se trouvant dans des situations telles que l’épilepsie, la trisomie 21, la paralysie cérébrale et l’autisme, en promouvant de la sorte leur dignité humaine et leur développement intégral. En 27 ans, dans ce centre, ont été réhabilitées des centaines de personnes handicapées, dont certaines sont retournées dans leurs familles et à leur tour ont été réintégrées dans la société.
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VATICAN - Intervention du Président de la Caritas Internationalis devant la XXXI° Assemblée générale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 13:44
Rome – « L’esprit de partage et de famille que nous vivons aujourd’hui, au sein de cette Assemblée, constitue l’objectif primaire que nous nous sommes fixés en tant que Caritas Internationalis. Ici, nous provenons de tous les coins du monde et ce qui nous unit est le même intérêt : les autres, l’humanité, notre famille universelle ». C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides l’Archevêque de Manille, S.Em. le Cardinal Luis Antonio Tagle, qui préside la XXXI° Assemblée générale de la Caritas internationalis, en cours à Rome du 23 au 28 mai. Sont présents dans ce cadre 450 délégués provenant de 164 pays et devant débattre du thème « une seule famille humaine, une seule maison commune ».
« Ce que nous vivons ces jours-ci est une occasion pour nous rencontrer, pour partager les différentes réalités, pour comprendre comment nous pouvons collaborer toujours mieux les uns avec les autres. L’idée d’installer des tables rondes et non pas des rangs de sièges dans la salle est née justement pour indiquer qu’il ne s’agit pas là d’une conférence mais d’un échange d’expérience qui nous vois tous unis pour construire un avenir solidaire » a expliqué le Cardinal Tagle à Fides.
Quatre ans après l’Encyclique Laudato si', l’accent sera placé sur les jeunes, les femmes, les pauvres et les questions relatives au respect de la Création. Pour les quatre prochaines années, l’organisation a déterminé un cadre stratégique comportant 17 objectifs spécifiques.
La Caritas Internationalis est une confédération de plus de 160 membres qui travaillent au niveau de base de presque tous les pays du monde. Expression de l’Eglise catholique, la Caritas atteint les pauvres, les personnes vulnérables et les exclus, indépendamment de leur ethnie, de leur religions, de leur nationalité ou de leur culture afin de construire un monde basé sur la justice et l’amour fraternel.
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ASIE/TURQUIE - Nouveaux problèmes pour les Fondations liées aux minorités religieuses

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 13:29
Ankara – En Turquie, la situation d’incertitude et de malaise caractérisant depuis des années les Fondations liées aux minorités ethniques, culturelles et religieuses se poursuit et les responsables de ces organismes ne parviennent pas à trouver d’interlocuteurs institutionnels disposés à rechercher ensemble des solutions aux problèmes irrésolus.
Les quelques 170 fondations liées à des minorités ethniques et religieuses présentes en Turquie – y compris celles animées par juifs et chrétiens arméniens, grecs assyriens, syriaques, chaldéens, bulgares et géorgiens – œuvrent suivant les dispositions et les réglementations fixées par la Direction générale des Fondations.
La situation d’impasse se poursuit depuis six ans. En 2013, un nouveau règlement avait été rédigé qui, de facto, n’est jamais entré en vigueur, empêchant de renouveler les directions des diverses institutions. En mars dernier, la Direction des Fondations a commencé à prendre contact avec les diverses communautés pour lancer le processus d’application du texte normatif jusque-là inappliqué. Cependant, à cette occasion – selon ce qu’inique Agos, journal bilngue arménien turc ayant son siège à Istanbul – il est émergé clairement que ce nouveau règlement prévoyait non pas une libre élection des directions de chacune des fondations mais leur nomination de la part de la Direction des Fondations. Sur la base du nouveau texte, la Direction des Fondation avait demandé en mars dernier à la communauté grecque orthodoxe de se limiter à suggérer de possibles candidats en vue du renouvellement des charges administratives de chaque fondation lui étant liée. Les représentants légaux de la communauté grecque orthodoxe – indiquait encore Agos – ont répondu en se référant à l’article 6 de la loi sur les fondations prévoyant que « les administrateurs des Fondations sont élus parmi leurs membres et les modalités des élections sont établies au travers des règlements intérieurs de chaque fondation ».
Les Fondations qui dépendent en Turquie de la communauté grecque orthodoxe sont au nombre de 67, celles liées à la communauté arménienne 50 et celles liées à la communauté juive 7. Le 9 mai dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a rejeté pour « carence de documentation » le recours présenté par la Fondation du Monastère syro orthodoxe de Mor Gabriel laquelle demandait de rentrer en possession de 18 biens immobiliers appartenant originairement au Monastère et exproprié en 2008, demeurant encore sous le contrôle du Ministère du Trésor turc malgré les promesses de restitution faites par le passé par le Premier Ministre de l’époque et Chef de l’Etat actuel, Recep Tayyip Erdogan.
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Appel des Evêques aux jeunes au terme de l’Assemblée de la CERAO contre l’émigration

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 13:06
Ouagadougou – Concrétiser l’Espérance évangélique, en particulier pour ce qui est des jeunes, tel est l’engagement pris par les Evêques qui ont participé à la III° Assemblée plénière des Evêques d’Afrique occidentale qui s’est achevée à Ouagadougou .
« Dans la situation actuelle de notre continent, l’Eglise doit constituer un signe d’espérance » affirme le document final parvenu à l’Agence Fides. « En particulier, nous exhortons à donner aux jeunes leur juste place au sein de l’Eglise et de la société » en particulier en « les sensibilisant aux dangers de la migration irrégulière ».
« Dans ce contexte, nous ne pouvons nous taire à propos du phénomène des migrations, spécialement en direction de l’Europe. Nos cœurs de Pasteurs et de pères souffrent de voir des barques surchargées de jeunes, de femmes et d’enfants sombrer dans les flots de la Méditerranée ». S’adressant aux jeunes de leurs pays, les Evêques affirment « comprendre votre soif de bonheur et de bien-être que nos pays ne vous offrent pas. Le chômage, la misère, la pauvreté demeurent des maux qui humilient et révoltent les consciences ». « Toutefois – continue le Message – cette situation ne doit pas vous conduire à sacrifier votre vie le long de routes dangereuses et de destinations incertaines. Ne vous laissez pas tromper par de fausses promesses qui vous porteront à l’esclavage et à un avenir illusoire ! Au travers d’un dur labeur et de la persévérance, vous pouvez avec du succès en Afrique et, ce qui est plus important encore, rendre ce continent une terre prospère ! ».
S’adressant aux hommes politiques, les Evêques les exhortent à « combattre tout ce qui met en danger le bien commun et mine la dignité de la personne humaine : la corruption, la mauvaise gestion et le trafic d’êtres humains sous toutes ses formes. En outre, En outre, vous ne devez jamais épargner vos efforts pour garantir la sécurité de la vie et de la propriété de vos concitoyens », faisant ainsi référence au terrorisme qui menace les Etats de la région.
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AFRIQUE/MAROC - Démission de l’Archevêque de Tanger

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 12:42
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a accepté la renonciation au gouvernement pastoral de l’Archidiocèse de Tanger présentée par S.Exc. Mgr Santiago Agrelo Martínez, O.F.M.
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AFRIQUE/GHANA - Alerte concernant de possibles attentats contre les églises au Ghana et dans d’autres pays d’Afrique occidentale

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 12:37
Accra – « Il est temps de demeurer vigilants et nous devons voir ce que nous pouvons faire pour protéger les personnes innocentes qui se rendent à l’église pour prier. Il serait triste qu’à l’église, elles doivent trouver la mort » a déclaré S.Exc. Mgr John Bonaventure Kwofie, Archevêque d’Accra, en annonçant le renforcement du niveau d’alerte à cause de possibles attentats à l’encontre de lieux de culte chrétiens au Ghana.
« La sécurité est devenue un important problème après ce qui s’est passé au Sri Lanka et ce qui se passe également au Burkina Faso » a déclaré l’Archevêque, en se référant aux massacres dans les églises catholiques du Sri Lanka à Pâques et les récents attentats ayant visé les communautés catholiques et d’autres confessions chrétiennes dans le limitrophe Burkina Faso .
« Du moment que la menace terroriste s’approche de nous, nous avons renforcé le niveau d’alerte afin de l’affronter » a déclaré Mgr Kwofie qui a rencontré le Chef de la police pour concorder avec lui les mesures de sécurité permettant de protéger les fidèles qui participent aux célébrations dominicales. L’église du Christ Roi, l’une des Paroisses de l’Archidiocèse d’Accra, a déjà interdit les sacs à dos en tant que partie intégrante des nouvelles directives de sécurité.
Le Ghana renforce actuellement les contrôles à ses frontières après les récentes attaques perpétrées par un groupe salafiste au Burkina Faso.
Le 15 février dernier, quatre douaniers burkinabés ont été tués au poste de contrôle de Nohao, non loin de la frontière ghanéenne. Au cours de l’attaque, a également perdu la vie le Père Antonio César Fernández Fernández, missionnaire salésien de nationalité espagnole .
La situation sécuritaire au Burkina Faso demeure fluide, alors que des milliers de burkinabés ont trouvé refuge dans les villages frontaliers du Ghana.
Le Centre africain d’Etudes sur la sécurité et le renseignement a lancé l’alarme quant à l’intention de groupes djihadistes salafistes présents au Burkina Faso de lancer des attaques contre des églises et des hôtels des pays voisins, dont le Ghana, le Bénin, la Côte-d’Ivoire et le Togo.
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ASIE/INDE - Premiers commentaires à la réélection du Premier Ministre sortant pour un second mandat

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 12:15
New Delhi – « Le deuxième mandat de Narendra Modi à la tête de la nation en fera un Premier Ministre meilleur. Il s’agit pour lui d’une opportunité afin qu’il corrige ses précédentes erreurs. Il est nécessaire de se concentrer sur les politiques en faveur des pauvres. Même si par le passé, il a été considéré comme un responsable qui a divisé le pays, je crois que, cette fois, il pourra travailler afin d’améliorer les rapports avec les communautés des minorités religieuses, en particulier musulmans et chrétiens ». C’est dans cet esprit et avec ce souhait que Maitre A. C. Michael, avocat et intellectuel chrétien, Directeur de l’ONG Alliance Defending Freedom-India et ancien membre de la Delhi Minority Commission, commente pour l’Agence Fides les premiers résultats des élections indiennes.
Le Baratiya Janata Party du Premier Ministre sortant, Narendra Modi, a remporté les élections, accroissant le nombre de ses sièges au Parlement et obtenant, alors que le dépouillement est encore en cours, plus de 300 des 542 sièges disponibles. Les élections se sont déroulées en sept phases, du 11 avril au 19 mai, et ont vu la participation de plus de 600 des 900 millions d’ayant droit de vote. N. Modi a annoncé la victoire de son Alliance nationale démocratique, la coalition conservatrice et nationaliste conduite par son parti. L’alliance des oppositions, conduite par le Parti du Congrès, devrait obtenir, selon les projections, quelques 85 sièges.
Le parti du Premier Ministre avait été battu lors de consultations locales tenues dans trois Etats indiens en décembre dernier mais les résultats des élections générales le confirment en tant que responsable indiscutable sur la scène politique indienne, fort d’un consensus gagné notamment grâce au nationalisme de matrice religieuse caractéristique de son parti.
Le Père Devasagayaraj M. Zackarias, Secrétaire du Bureau chargé des dalits de la Conférence épiscopale indienne , indique à Fides : « A N. Modi, nous demandons de reconnaitre les droits des dalits chrétiens, à commencer par le droit à la liberté religieuse. Nous lui demandons de ne pas adopter l’agenda de l’hinduité qui polarise la nation sur base religieuse. Le gouvernement fédéral doit se concentrer sur le développement de la nation, sur la santé publique, l’instruction et le développement économique des pauvres. Nous demandons à ce que soit adoptée une approche inclusive, pour le bien commun du pays ».
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AMERIQUE/COLOMBIE - Appel urgent en faveur des migrants vénézuéliens face à l’augmentation du flux et à une crise incontrôlable

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 11:48
Cúcuta – Le Ministre des Affaires étrangères colombien, Carlos Holmes Trujillo, a demandé, le 22 mai, une plus forte coopération économique de la part de la communauté internationale afin d’aider les vénézuéliens qui ont émigré à cause de la crise en cours dans leur pays. « Nous apprécions la coopération internationale mais la crise migratoire continue à monter en puissance et l’avenir proche est encore plus préoccupant » a déclaré le Ministre dans le cadre d’une conférence de presse dont la retranscription est parvenue à Fides.
Selon Carlos Holmes Trujillo, seraient arrivés en Colombie 1,3 millions de vénézuéliens mais le flux continue à augmenter et plus de 63.000 vénézuéliens passent la frontière chaque jour dont 2.500 demeurent dans le pays. Citant les estimations du FMI, le Ministre a affirmé que la Colombie a besoin de 1,5 Millions d’USD pour porter assistance aux migrants et aux réfugiés. Cet appel a un caractère urgent, a souligné Carlos Holmes Trujillo, dans la mesure où la migration vénézuélienne est « incontrôlable ».
La confirmation de cette fuite massive arrive également du Président de la Conférence épiscopale du Venezuela, S.Exc. Mgr José Luis Azuaje Ayala O.C.D., Evêque de Trujillo, qui, dans un récent entretien accordé à la presse, a déclaré : « Souvent, nous autres Evêques sommes accusés par le gouvernement d’être des opposants. Malheureusement, au Venezuela, tout est polarisé. Ou bien cela est blanc ou bien cela est noir. Ce qui est certain est que si être aux côtés des pauvres, en faveur du respect des droits fondamentaux, veut dire être à l’opposition, alors oui nous sommes dans l’opposition ». Mgr Azuaje a ajouté qu’il « est nécessaire d’ouvrir d’urgence un couloir pour les aides humanitaires. Des millions de personnes sont actuellement en fuite ».
Janeth Marquez, Directrice de la Caritas du Venezuela, a souligné : « nous avons près de 4 millions de vénézuéliens qui ont quitté le pays, ce qui représente un cout social énorme : des familles brisées, des enfants et des personnes âgées laissés seuls… La Caritas du Venezuela fait actuellement tout son possible mais nous disposons de moyens limités. Nous demandons l’ouverture urgente d’un couloir pour les aides humanitaires. Cette crise détruit actuellement la vie de tous les vénézuéliens. La majorité des enfants nés au cours des cinq derniers mois grandissent dans une condition de malnutrition chronique. Leur santé en ressentira pendant toute leur vie ».
L’Eglise en Colombie, qui est presque la seule institution qui accueille effectivement les vénézuéliens, dénonce le fait que ses structures destinées aux migrants sont en limite de capacité. Le Diocèse de Cúcuta, proche de la frontière, en coordination avec le Diocèse vénézuélien de San Cristobal, est peut-être le seul à réussir à donner quelque chose à manger aux migrants sur le territoire colombien et, en des occasions spéciales, comme la Semaine Sainte, à envoyer également une aide aux Eglises du Venezuela. En 2019, Cúcuta a envoyé 1 millions d’hosties et quelques 50 litres de vin de Messe aux communautés vénézuéliennes.
La situation à la frontière malheureusement a empiré dans la mesure où, à l’obligation de donner à manger aux migrants est venue s’ajouter l’insécurité due à des groupes paramilitaires qui, de temps à autres, s’affrontent entre eux ou avec les membres des forces de l’ordre colombiennes pour prendre le contrôle de la zone. Ainsi les groupes de migrants deviennent-ils plus vulnérables et commencent à apparaitre parmi la population des cas de xénophobie à l’encontre des vénézuéliens.
« Il s’agit de la plus importante et de la plus sérieuse migration du continent au cours de son histoire » a affirmé Mauricio García Durán, Directeur du Service des Jésuites pour les réfugiés en Amérique latine. « Les situations les plus difficiles ayant été enregistrées concernent les besoins sanitaires – souligne-t-il – avec comme victimes principales les femmes et les enfants, raison pour laquelle la requête de services sanitaires s’est accrue de manière impressionnante. Il existe une crise du système sanitaire à la frontière. Par exemple, à l’hôpital universitaire de Cúcuta, à la frontière avec le Venezuela, 70% des femmes qui accouchent sont vénézuéliennes ».
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VATICAN - Vers l’ouverture de l’Assemblée générale des Œuvres pontificales missionnaires le 27 mai

Fides FR - www.fides.org - Ven, 24/05/2019 - 10:15
Rome – Les Directeurs nationaux des Œuvres pontificales missionnaires provenant de tous les continents se retrouveront en compagnie du Président et des Secrétaires généraux des quatre Œuvres à Sacrofano en vue de leur Assemblée générale annuelle du lundi 27 mai au samedi 1er juin. Les Œuvres pontificales missionnaires constituent un réseau mondial au service du Pape visant à soutenir la mission et les jeunes Eglises par la prière et la charité.
Les travaux, qui se dérouleront à la Fraterna Domus, s’ouvriront par un salut et une intervention de S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso, Secrétaire adjoint de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples et Président des Œuvres pontificales missionnaires. Suivront les mesures procédurales habituelles avant une première conférence dédiée au thème « la vie comme mission », qui sera tenue par le Pr. Fabrice Hadjadj, de l’Institut Philanthropos de Fribourg . Dans l’après-midi, après les groupes de travail et la discussion, aura lieu le discours de S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples.
Mardi 28 mai, le Père Eloy Bueno, de l’Université de Burgos traitera le thème « la théologie de la mission », conférence que suivront les travaux de groupes et la discussion générale. Dans l’après-midi, sera présenté le rapport sur les Rencontres continentales des Œuvres pontificales missionnaires et sur le Congrès missionnaire américain auquel feront suite interventions et discussion.
Le mercredi 29 mai, les membres de l’Assemblée participeront à l’Audience générale du Pape François sur la place Saint-Pierre, avant de visiter les Archives historiques de Propaganda Fide sur le Janicule. Dans l’après-midi est prévue la célébration d’une Messe de la part du Cardinal Filoni en la Basilique Saint-Pierre.
Jeudi 30 mai, Solennité de l’Ascension, les Secrétaires généraux des quatre Œuvres pontificales missionnaires présenteront le compte-rendu de l’année passée et les prévisions de budget. Prendront ainsi la parole le Père Tadeusz Nowak, OMI, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de la Propagation de la Foi, le Père Guy Bognon, PSS, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de Saint Pierre Apôtre, Sœur Roberta Tremarelli, AMSS, Secrétaire général de l’Œuvre pontificale de l’Enfance missionnaire, et le Père Fabrizio Meroni, PIME, Secrétaire général de l’Union pontificale missionnaire, Directeur du CIAM et Directeur de l’Agence Fides. Chaque rapport sera suivi d’une discussion générale et d’explications.
Vendredi 31 mai, le Père Hans Zollner, SJ, Président du Centre pour la protection de l’Enfant de l’Université pontificale grégorienne interviendra sur le thème de « la protection des mineurs », intervention qui sera suivie d’une session de travail. Dans l’après-midi, aura lieu le rapport de Mgr Carlo Soldateschi, Chargé de l’Administration, ainsi que celui du Conseil des Finances.
Samedi 1er juin enfin, sont prévues les procédures finales de l’Assemblée et l’intervention conclusive du Président des Œuvres pontificales missionnaires, S.Exc. Mgr Giampietro Dal Toso.
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AFRIQUE/SOUDAN DU SUD - Nomination de l’Evêque de Malakal

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 13:15
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse de Malakal le Père Stephen Nyodho Ador Majwok, du clergé de ce même Diocèse, actuellement Vicaire général du Diocèse en question.
Le Père Stephen Nyodho Ador Majwok est né le 1er janvier 1973 dans le village d’Andong . Il a fréquenté l’école primaire à Adong et à Thawrat Malakal , puis l’Institut Saint Lwanga . Il a étudié la Philosophie au Grand Séminaire national Saint Paul de Khartoum puis la Théologie . Le 15 mai 2005, il a été ordonné prêtre pour le Diocèse de Malakal. Après l’ordination, il a exercé les ministères suivants : 2005-2008 : Vicaire de la Paroisse de la Cathédrale du Christ Roi de Malakal, 2008-2009 : Curé par intérim de la Paroisse de la Cathédrale du Christ Roi de Malakal, Directeur du Centre diocésain pour la Pastorale, 2009-2013 : Curé de la Cathédrale et Coordinateur diocésain des Cours de pastorale, Aumônier de la Jeunesse, Membre du Collège des Consulteurs diocésains, Membre du groupe d’investissement diocésain, 2013-2016 : Etudes à Rome près l’Université pontificale urbanienne en vue de la Licence en Théologie morale, 2016-2018 : Etudes à Rome à l’Université pontificale Saint Thomas d’Aquin en vue du Doctorat en Théologie morale, depuis 2019 : Vicaire général du Diocèse de Malakal.
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AMERIQUE/BOLIVIE - Centenaire du Vicariat de Camiri et Ordination de son nouvel Evêque, signe de la continuité dans l’action missionnaire

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 13:06
Camiri – Le Vicariat apostolique de Camiri est en fête à l’occasion du centenaire de sa naissance. La date du 22 mai a en effet marqué, au siècle dernier, le début de la présence permanente des groupes de missionnaires qui, en traversant les Andes, sont parvenus à débuter une évangélisation organisée de la population locale.
La Conférence épiscopale de Bolivie a envoyé à Fides une note et du matériel multimédia pour l’occasion, soulignant que l’ensemble de la Conférence épiscopale participe et accompagne la célébration du centenaire, dont la devise est « Mémoire et prophétie, vivons l’Evangile avec joie ».
Pour donner de l’importance à ce Jubilé, à la date de création du Vicariat apostolique de Camiri, le 22 mai, a été célébrée l’ordination épiscopale de son nouveau Pasteur, S.Exc. Mgr Jesus Galeote Torno, OFM qui avait été nommé le 22 février dernier .
Au soir du 21 mai, a eu lieu une célébration à la veille de l’Ordination. L’Evêque de Potosì et Président de la CEB, S.Exc. Mgr Ricardo Centellas, qui a guidé la prière, a déclaré à cette occasion. « Le nouveau Pasteur devra servir cette communauté en imitant la figure du Christ pour porter le peuple à la communion et à l’union, de manière à rendre témoignage de la continuité de l’action missionnaire, fondement de l’Eglise ».
La Messe solennelle de consécration épiscopale a eu lieu le 22 mai en la Cathédrale Saint François d’Assise du Vicariat apostolique de Camiri, étant célébrée par S.Exc. Mgr Angelo Accattino, Nonce apostolique en Bolivie, lequel a déclaré, dans son homélie, s’adressant au nouvel Evêque : « Vous serez le Pasteur ! Vous devrez inviter le peuple à suivre Jésus sur le chemin de la vie ! ».
Bien que Camiri se trouve à 630 Km de La Paz, pour y arriver, il est nécessaire de parcourir plus de 1.000 Km en plus de 16 heures de voiture, si tout va bien et que le temps le permet. Le Vicariat apostolique de Camiri a été érigé le 22 mai 1919 sous le nom de Chaco et confié aux franciscains . Le 8 février 1951, il prit la dénomination de Cuevo et, le 29 mars 2003, son appellation actuelle. Selon le Guide des Missions catholiques, il compte une population de 152.600 habitants dont 126.700 catholiques, 26 Paroisses, 23 prêtres dont 11 diocésains, 15 religieux non prêtres et 39 religieuses ainsi que 5 grands séminaristes.
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ASIE/PHILIPPINES - Rejet du retour de la peine de mort de la part de l’Eglise aux Philippines

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 12:48
Manille – L’Eglise aux Philippines s’oppose au retour de la peine de mort dans le système légal du pays. C’est ce qu’affirme dans un entretien accordé à l’Agence Fides le laïc catholique Rodolfo Diamante, membre de la Commission épiscopale pour la Pastorale des prisons, remarquant que « les législateurs ne devraient pas approuver les lois seulement pour faire plaisir au Président Rodrigo Duterte ». Le débat sur une possible réintroduction de la peine capitale est revenu sur le devant de la scène après que le Chef de l’Etat ait remporté les récentes élections de mi-mandat, les candidats alliés de l’actuel Président ayant obtenu 9 des 12 sièges du Sénat à renouveler, 3 ayant échu à des candidats indépendants. « Les Sénateurs sont élus par le peuple et ils doivent travailler pour le bien-être de l’ensemble de la nation, pas pour le Président. Nous les exhortons à étudier attentivement la situation pour relever les défis que présente notre pays » affirme Rodolfo Diamante.
Le Président du Sénat philippin, Vicente Sotto III, a affirmé que la réintroduction de la peine capitale pour certains crimes graves représente une « possibilité réelle » attendu que « plusieurs alliés de R. Duterte se préparent à faire leur entrée au Sénat ». Avec l’arrivée de neuf Sénateurs favorables au Chef de l’Etat, l’Assemblée, qui compte au total 24 membres, est désormais solidement sous le contrôle du Président Duterte.
L’une des propositions les plus controversées du Chef de l’Etat est justement la réintroduction de la peine de mort. Les Philippines l’ont aboli en 1987 pour la réintroduire six ans plus tard avant de l’abolir à nouveau en 2006. Deux nouveaux Sénateurs ont déjà exprimé publiquement leur soutien à la peine capitale. Il s’agit de Ramon Revilla et de Ronald de la Rosa, ancien cadre supérieur de la police, qui se sont déclarés favorables à la réintroduction de la peine de mort pour les crimes liés à la drogue.
Selon R. Diamante, « la peine de mort n’a jamais été et ne sera jamais une solution pas plus qu’une dissuasion contre la criminalité. En outre, il s’agit d’une mesure contre la vie, contre les pauvres qui ne disposent pas des moyens adéquats pour se défendre en tribunal. Elle ne fera qu’accroitre la diffusion de la culture de la violence qui prévaut actuellement dans notre pays ». « La population philippine mérite mieux que cela » conclut-il.
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ASIE/TERRE SAINTE - Adoption d’un pacte contre les abus sur les mineurs de la part des écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 12:28
Ramallah – Un accord-cadre sur les politiques de protection des mineurs à suivre au sein des établissements scolaires dépendant du Patriarcat de Jérusalem des Latins a été présenté le 22 mai par le Père Iyad Twal, Directeur des écoles du Patriarcat en Palestine et en Israël. La présentation a eu lieu au Collège Ahliya de Ramallah. Le texte – indiquent les sources officielles du Patriarcat de Jérusalem des Latins – a été défini en collaboration et avec la contribution de World Vision international, organisation humanitaire indépendante d’inspiration chrétienne fondée en 1950 par le missionnaire baptiste Robert Pierce.
Au cours de ces deux dernières années, l’ONG avait déjà soutenu différentes rencontres et des cours de formation sur les politiques de protection des mineurs s’adressant aux cadres scolaires, aux assistants sociaux et aux parents, un travail qui se poursuivra dans un proche avenir de manière à pouvoir appliquer de manière organique les protocoles sur la protection des mineurs dans les écoles du Patriarcat d’ici le début de la prochaine année scolaire.
Le Père Iyad, dans son intervention, a exprimé sa gratitude et sa satisfaction concernant cette initiative grâce à laquelle les écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins deviendront le premier réseau d’établissements scolaires de la région en mesure de se doter d’un code organique de mesures permettant de prévenir et combattre les phénomènes d’abus sur les mineurs.
Le protocole vise à garantir le fait que les écoles du Patriarcat de Jérusalem des Latins demeurent un lieu sûr et accueillant où les élèves de tout niveau sont en mesure de grandir et de se former à l’abri de toute forme d’abus et de discrimination. L’initiative a pour but de sensibiliser également les parents et les réseaux familiaux, les impliquant dans l’engagement commun en faveur de la protection des mineurs à l’encontre de toute violence.
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AFRIQUE/REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE - Prise de position de l’Evêque de Bangassou à propos de l’arrivée massive de Peuls accompagnés d’importants troupeaux de bovins dans le sud-est

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 12:04
Bangui – « Les seigneurs de la guerre locaux facilitent actuellement la progression des bergers peuls dans notre zone, créant l’alarme parmi la population » indique à l’Agence Fides l’Evêque de Bangassou, S.Exc. Mgr Juan José Aguirre Muños,
« Dans l’ensemble du Sahel, le déplacement des Peuls avec des millions de bovins déstabilise actuellement des zones entières du Nigeria, du Niger, du Burkina Faso, du Cameroun, du Tchad et maintenant de République centrafricaine, suite aux conflits qu’ils suscitent entre cette population de bergers nomades et les populations locales d’agriculteurs sédentaires » explique Mgr Aguirre.
« La cause de ce mouvement est la désertification qui contraint les Peuls à aller à la recherche continuelle de nouveaux pâturages et de sources d’eau. Malheureusement, les Peuls, qui sont bien armés, laissent sur leur passage une trainée de sang qui s’allonge de jour en jour » indique l’Evêque. « En Centrafrique, des milliers d’entre eux sont déjà arrivés. Ils ont créé un couloir qui descend du Tchad et arrive en Centrafrique dans la zone de N'Délé, au nord du pays. De là, ils descendent vers Bangassou, dans le sud-est, en traversant les missions de Zémio, Boqui et Obo. Il s’agit de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants avec leurs troupeaux qui se dirigent actuellement dans notre zone ».
Mgr Aguirre ne cache pas sa préoccupation car « si les flux devaient se perpétuer à ce rythme, d’ici quelques années seulement, au sud-est de la Centrafrique pourraient vivre jusqu’à 2 millions de Peuls. Les populations locales sont alarmées pour leur avenir. Ce qui est certain est que tout est fait pour ouvrir des couloirs au travers desquels passent les Peuls à la recherche d’eau et de pâtures. Les seigneurs de la guerre ont avancé leurs requêtes visant à transformer une partie de la zone de la mission d’Obo en parc naturel de manière à chasser les agriculteurs et à permettre l’installation des Peuls avec des millions de têtes de cheptel ». « Cela fait partie de la guerre que nous connaissons actuellement en Centrafrique » ajoute-t-il. « Un des seigneurs de la guerre lié aux Peuls est Ali Darassa, un peul nigérian. Il s’agit du principal organisateur de ces couloirs ».
« Nous comprenons le drame des Peuls, victimes de la désertification, mais personne n’a demandé la permission des populations centrafricaines qui vivent déjà dans des conditions très dures. En outre, les Peuls sont musulmans et les populations locales sont chrétiennes, ce qui accentue les tensions interreligieuses déjà présentes en Centrafrique » ajoute Mgr Aguirre, qui accueille depuis deux ans dans sa Cathédrale de Bangassou quelques 2.000 musulmans menacés de morts par les bandes locales antibalakas .
Le mouvement des Peuls risque d’impliquer d’autres pays. « En février – raconte l’Evêque – plusieurs peuls avec leurs troupeaux ont traversé le fleuve Bomu, qui peut être passé à guée à cette époque, s’installant dans la forêt de Garamba, dans le nord de la République démocratique du Congo, où les pâturages sont abondants. L’armée congolaise les a cependant repoussés de force en Centrafrique ».
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AMERIQUE/MEXIQUE - La violence dans l’Etat de Morelos, facteur compromettant l’avenir des jeunes selon l’Evêque de Cuernavaca

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 11:18
Mexico – Au classement 2019, parmi les 10 villes les plus violentes du monde, se trouvent, en tête du classement Acapulco e Tijuana. Dans celui des 50 villes les plus violentes du monde, viennent s’ajouter Ciudad Victoria, Tamaulipas, Ciudad Juarez, Chihuahua, Irapuato et Guanajuato.
Dans un entretien accordé à l’Agence Fides, S.Exc. Mgr Ramón Castro Castro, Evêque de Cuernavaca, a évoqué les violences présentes à l’intérieur de l’Etat de Morelos. « Dans les statistiques des crimes à fort impact pour 100.000 habitants, notre petit Etat est l’un des principaux et se trouve toujours parmi les dix premiers en ce qui concerne les enlèvements, les délits et la production et distribution de drogue sur son territoire ».
Mgr Castro affirme que, parmi les éléments caractérisant la violence dans l’Etat, se trouvent l’impunité et la corruption. « Des bandes criminelles se sont divisées le territoire, contraignant au paiement de taxes forfaitaires près de 75% des entreprises de Morelos. En outre, la corruption des dix dernières années de gouvernement a permis aux bandes criminelles de sévir librement ».
« Parmi ces bandes, les « colombiens » - poursuit l’Evêque – constituent un groupe installé dans l’Etat de Morelos qui se livre au recyclage d’argent sale. Ils prêtent de l’argent aux pauvres et aux nécessiteux à des taux d’intérêts très élevés et lorsque les personnes ne paient pas leurs dettes, ils les rouent de coups ou les tuent ».
« Dans les projets de la micro criminalité rentre également le recrutement de jeunes à la recherche d’un emploi. La plupart du temps, les chômeurs sont impliqués de force, subjugués et menacés de voir mourir les membres de leur famille s’ils n’obéissent pas aux ordres impartis. Dans ce contexte, l’Eglise cherche à servir les victimes et les familles des victimes au travers de la Pastorale de la Consolation et des Centres d’écoute, où elles sont assistées et suivies par des professionnels spécialisés qui les aident à affronter leurs souffrances et leurs tragédies » commente Mgr Castro.
« La criminalité organisée – poursuit-il – devient actuellement un véritable cancer dans tout l’Etat. Voici deux semaines, sur la place principale de la ville, connue sous le nom de Zócalo, deux hommes d’affaires ont été assassinés en public, en plein jour et deux autres personnes ont été blessées dans ce cadre. Hors de notre Séminaire, à Paloma de la Paz, trois personnes ont été tuées et dans les environs, ce sont deux coiffeurs qui ont perdu la vie. La majeure partie de ces homicides sont intervenus suite à un défaut de paiement ».
« En ce qui concerne les activités pastorales, cette année encore nous avons organisé la marche pour la paix. Tous les jours à midi, nous prions l’Angelus en invoquant la paix dans les cœurs des familles, le travail et une réelle construction de la paix dans l’Etat de Morelos et dans toute l’Eglise. La prochaine marche aura lieu le 1er juin ».
L’Etat de Morelos a été l’un des plus touchés par le séisme du 19 septembre 2017. Des 320 édifices de culte endommagés, 189 ont été reconstruits sont près de la moitié. Mgr Castro exhorte toute l’Eglise à « ne pas demeurer indifférente aux situations de douleur de leurs frères parce que tous les catholiques sont un corps unique. Ce qui arrive aux membres touche le cerveau et le cœur. Nous nous en remettons à la prière pour parvenir à la paix et à la justice dont nous avons besoin ».
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AMERIQUE/BRESIL - Réaffirmation de la famille comme institution fondamentale de la société dans le cadre de la rencontre des Diocèses frontaliers

Fides FR - www.fides.org - Gio, 23/05/2019 - 10:25
Pelotas – « Nous vivons dans un contexte social caractérisé par de forts changements dans les dynamiques sociales qui ont intéressé surtout nos familles et les jeunes. Il est possible de remarquer dans tous ces aspects des lumières et des ombres mais surtout, nous soulignons que la famille continue à être très appréciée en tant qu’espace d’intimité, d’affection et de réciprocité entre les générations ». C’est ce que souligne le communiqué final de la 34ème rencontre des Diocèses frontaliers tenue à Pelotas du 20 au 22 mai.
Des Evêques, des prêtres, des diacres, des religieuses et des laïcs des Diocèses frontaliers d’Argentine, du Brésil, du Paraguay et d’Uruguay ont partagé ces jours de réflexion et de mise en commun fraternelle analysant les « scénarios idéologiques qui ont un impact sur la famille et sur les jeunes afin de promouvoir la culture de la vie au sein de nos peuples ».
Le communiqué parvenu à Fides indique que, durant la rencontre, ont été pris en considération « différents scénarios contradictoires, qui réaffirment dans tous les cas l’importance que la famille continue à avoir en tant qu’institution fondamentale de nos sociétés et en tant que premier transmetteur des valeurs et de la foi ». En outre ont été partagées des expériences de travail réalisées dans différents pays en faveur de la défense de la vie des plus faibles et des plus vulnérables.
Les participants condamnent toutes les situations qui portent atteinte au développement intégral et à la liberté responsable en tant que base des projets de vie. « Particulièrement négatives – poursuivent-ils – sont les tendances à l’individualisme, à la compétition effrénée, la culture du consumérisme ou la relativisation de la vérité et de l’éthique ».
Convaincus que « l’amour vécu au sein des familles constitue une force constante pour la vie de l’Eglise » , les participants à la rencontre encouragent à promouvoir « des espaces et des expériences qui suscitent un regard critique sur la culture du provisoire et de l’éphémère », « une vision qui contribue à promouvoir la culture de la vie et la dignité des personnes pour renforcer les familles dans lesquelles est vécue l’égalité, l’affection, la responsabilité, l’hospitalité, le dévouement réciproque et la prise en charge des plus faibles, un regard qui permette aux familles d’accéder au travail, au logement, à la santé et à l’instruction complète pour leurs enfants ».
A la rencontre ont pris part pour l’Argentine les Diocèses de Concordia, Corrientes, Formosa et Santo Tomé ; pour le Brésil, les Diocèses de Bagé, Chapecó, Pelotas, Santo Ângelo et Uruguaiana ; pour le Paraguay, le Diocèse d’Encarnación et pour l’Uruguay, les Diocèses de Melo, Salto et Tacuarembó.
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VATICAN - Visite du Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples au Sri Lanka un mois après les attentats de Pâques

Fides FR - www.fides.org - Mer, 22/05/2019 - 13:21
Cité du Vatican – Après sa visite pastorale en Thaïlande à l’occasion du 350ème anniversaire du Vicariat apostolique du Siam, qui a marqué le début de l’Eglise locale, S.Em. le Cardinal Fernando Filoni, Préfet de la Congrégation pour l’Evangélisation des Peuples, se trouve en visite au Sri Lanka à compter de ce jour, 22 mai, et pour trois jours. Voici juste un mois, le 21 avril, Solennité de Pâques, le pays avait été bouleversé par une série d’attentats terroristes : huit explosions provoquant au moins 253 victimes. La première explosion dévasta le sanctuaire de Saint Antoine. Puis cela a été le tour de l’église Saint Sébastien de Negombo alors que la troisième église dévastée fut le temple évangélique de Sion à Batticaloa. Par ailleurs, trois hôtels firent, eux aussi, l’objet d’attentats.
Le Cardinal Filoni a présidé ce matin la pose de la première pierre marquant le début de la reconstruction du Sanctuaire de Saint Antoine, s’entretenant avec la population et avec ceux qui sont employés dans le cadre des travaux. Toujours aujourd’hui, il a rendu une visite de courtoisie au Chef de l’Etat et rencontré les Evêques. Dans le cadre de cette dernière rencontre, il a parlé du caractère missionnaire de l’Eglise et des thèmes pastoraux les plus importants. L’Evêque d’Anuradhapura et Président de la Commission pour le laïcat de la Conférence épiscopale, S.Exc. Mgr Norbert Andradi OMI, fait le commentaire suivant pour Fides : « Le Cardinal Filoni nous a exprimé toute la proximité et la solidarité du Pape François. Cela constitue un encouragement important pour nous tous. Il nous a fait part de la préoccupation et de la sollicitude du Saint-Père envers nos fidèles, frappés par les attentats de Pâques. Aujourd’hui, un mois après la tragédie, les fidèles sont encore secoués et choqués. Certains on même peur de venir à l’église. Nous cherchons actuellement à restaurer les églises dévastées et surtout à reconstruire l’espérance dans les cœurs. Nous remercions le Cardinal Filoni de sa visite. Elle est pour nous tous une source de grande consolation qui nous aide à reprendre le chemin et à surmonter, avec la grâce de Dieu, le traumatisme subi par notre Eglise au travers des attentats terroristes de Pâques ».
Demain, 23 mai, le Cardinal se rendra en l’église Saint Sébastien de Negombo pour une rencontre avec la population. Il visitera par la suite le cimetière de Negombo et présidera la cérémonie de pose de la première pierre de la nouvelle chapelle du cimetière. Après quoi il rencontrera un certain nombre de familles touchées par les attentats. Le 24, est prévue la rencontre avec les prêtres et les religieux. Au cours de ces trois journées, sont également prévues d’autres rencontres du Cardinal avec des personnalités civiles et religieuses.
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