ASIE/LIBAN - Précisions du Ministre des Affaires étrangères sur l’absence de désaccord entre le Liban et le Saint-Siège s’agissant de l’urgence constituée par les réfugiés

Fides FR - www.fides.org - 2 ore 49 min fa
Beyrouth – Il n’existe pas de divergence entre le Saint-Siège et le gouvernement du Liban en ce qui concerne la question des réfugiés syriens accueillis sur le territoire libanais lesquels – selon les autorités de Beyrouth – doivent rentrer dans leur patrie sans devoir attendre auparavant une solution politique globale de la crise syrienne. C’est ce qu’a déclaré à l’Agence Fides le Ministre des Affaires étrangères et des migrants libanais, Gebran Bassil, en recevant le 20 mars au siège du ministère des journalistes et opérateurs de la communication arrivés au Liban dans le cadre d’une visite organisée par l’Opera Romana Pellegrinaggi. Il n’est pas possible de ne pas être d’accord avec la position du gouvernement libanais sur la question de réfugiés – a souligné le Ministre – « à moins de ne vouloir éliminer ce pays. Imaginez-vous – a-t-il ajouté – accueillir jusqu’à 200 réfugiés au kilomètre carré. Nous, au Liban, nous avons une densité de réfugiés égale à 200 réfugiés/Km2. C’est comme si l’Europe était appelée à accueillir 150 millions de réfugiés remontant de la Libye ».
En rencontrant les journalistes, le Ministre libanais a réaffirmé que « l’Europe commet actuellement une très grave erreur à propos de ce problème, une erreur envers l’Europe elle-même, avant qu’envers le Liban ». Des flux de personnes d’une telle ampleur – a expliqué Gebran Bassil – « créent des instabilités dans l’ensemble de la société, au niveau culturel, social, économique et de la sécurité. Ces flux partent de partout et cherchent à arriver dans un pays quelconque ». Il s’agit de flux « qu’aucun pays ne parvient à absorber », de phénomènes destinés souvent à alimenter « le risque de l’intégrisme et du radicalisme au sein des sociétés qui les reçoivent de plein fouet ». C’est pourquoi, selon le Ministre libanais, la meilleure chose à faire est d’utiliser des ressources pour « encourager les réfugiés syriens à prendre la voie du retour dans leur patrie » attendu que, « en Syrie, la sécurité est maintenant garantie sur 90% du territoire et que les obstacles qui empêchaient leur retour n’existent désormais plus. Pour cette raison, l’Europe doit œuvrer en faveur du rapatriement des réfugiés syriens » au travers de procédures qui garantissent la dignité des personnes.
Gebran Bassil, gendre du Président libanais, Michel Aoun, est le responsable du Mouvement patriotique libre, parti fondé par ce même Général Aoun.
A la fin de novembre dernier, ainsi que cela avait été indiqué par les moyens de communication libanais, le Ministre des Affaires étrangères libanais s’était rendu au Vatican et avait illustré la position de son gouvernement en ce qui concernait la question des réfugiés syriens accueillis au Liban dans le cadre d’une rencontre avec S.Exc. Mgr Paul Richard Gallagher, Secrétaire pour les Rapports avec les Etats.
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AFRIQUE/MOZAMBIQUE - Nomination de l’Evêque de Tete

Fides FR - www.fides.org - 3 ore 7 min fa
Cité du Vatican – Le Saint-Père François a nommé Evêque du Diocèse de Tete le Père Diamantino Guapo Antunes, I.M.C., jusqu’ici Supérieur régional de l’Institut missionnaire de la Consolata au Mozambique et en Angola.
Le Père Diamantino Guapo Antunes, I.M.C. est né le 30 novembre 1966 à Albergaria dos Doze, dans le district de Leiria, au Portugal. Il a étudié la Philosophie à l’Université catholique de Lisbonne et la Théologie à Rome, près l’Université pontificale urbanienne . Il a émis sa profession perpétuelle le 19 septembre 1993 à Maua . Il a été ordonné diacre le 5 décembre 1993 et prêtre le 20 juillet 1994 à Fatima. Il a ensuite exercé les ministères suivants : 1994-1997 : Etudes de Licence en Théologie dogmatique à l’Université pontificale grégorienne et Vice-formateur, 1997-1999 : Doctorat dans la même matière à l’Université pontificale grégorienne, 1999-2002 : Supérieur local et Curé de la Paroisse du Sacré-Cœur de Jésus à Mepenhira , 2002-2005 : Supérieur local et Curé de la Paroisse Notre-Dame de Fatima de Mecanhelas et de Entre Lagos, Nova Mambone, dans le Diocèse d’Inhambane, 2007-2014 : Curé de la Paroisse Sainte Isabelle de Guiúa, Responsable du Centre catéchétique , 2007-2014 : Vicaire épiscopal chargé de la Pastorale du Diocèse d’Inhambane, depuis 2014 : Supérieur régional de l’Institut missionnaire de la Consolata au Mozambique et en Angola, par ailleurs Postulateur de la Cause de Béatification des Catéchistes martyrs de Guiúa.
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Témoignage d’un missionnaire à propos de la disparition du Père Yougbaré

Fides FR - www.fides.org - 3 ore 18 min fa
Niamey – On est toujours sans nouvelles du Père Joël Yougbaré, prêtre burkinabé disparu Dimanche 17 mars dans le nord du pays . Entre le Burkina Faso et le Niger limitrophe, ce sont par suite deux prêtres qui ont disparu. Le Père Yougbaré vient en effet s’ajouter au Père Pierluigi Maccalli, membre italien de la Société des Missions africaines, qui a été enlevé depuis désormais plus de six mois, le 17 septembre dernier .
Selon le Père Mauro Armanino, missionnaire de cette même Société des Missions africaines, la disparition d’un prêtre du cru au Burkina Faso constitue un signal inquiétant. « Ici, au Niger où nous avons à peine célébré, notamment au travers d’une prière œcuménique à Niamey, les six mois de détention du Père Maccalli, le désarroi et les questionnements font leur chemin » indique-t-il à l’Agence Fides.
« Sur zone, ont été tués deux enseignants, et c’est maintenant un prêtre du cru qui a disparu » explique le Père Armanino, selon qui quelques considérations à ce propos peuvent être faites. « Il existe une tentative de créer la terreur et l’insécurité au sein des agences éducatives et l’Eglise en fait partie. La ligne rouge a par ailleurs sauté. Les étrangers et les locaux sont frappés sans discrimination, même en ce qui concerne les religieux alors que jusqu’à présent le clergé local n’avait pas eu de problèmes ». « Tout cela a vraisemblablement pour but de favoriser l’exode ou, dans tous les cas, la réduction des activités d’évangélisation sur zone, et de faire passer progressivement le Burkina Faso dans l’orbite islamique » conclut le Père Armanino.
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AFRIQUE/KENYA - Appel des Evêques en faveur de plus d’un million de personnes touchées par la sécheresse

Fides FR - www.fides.org - 3 ore 27 min fa
Nairobi – Plus d’un million de personnes risquent la faim et la dénutrition au Kenya. L’alerte a été lancée par les Evêques du Kenya dans le cadre d’un appel parvenu à l’Agence Fides dans lequel ils affirment que « en mars, selon les contrôles effectués par l’Eglise, le gouvernement, les agences humanitaires et les moyens de communication locaux, l’insécurité alimentaire concerne 1.111.500 personnes. Les comtés les plus touchés sont ceux de Turkana, Baringo, Mandera, Garissa, Kilifi, Tana River, West Pokot, Marsabit, Makueni, Kajiado, Kwale et Isiolo au sein desquels 865.300 personnes au total ont besoin d’aides alimentaires ».
La situation de la sécurité alimentaire au Kenya s’est détériorée suite au manque de précipitations en 2018, manque de précipitation qui a provoqué des récoltes inférieures à la moyenne mais aussi une reconstitution insuffisante des ressources des pâturages.
Les températures actuelles, supérieures à la moyenne, ont porté à un assèchement rapide des digues, des puits et autres sources d’eau. Par conséquent, la récolte est très limitée, le bétail est en danger et la production de lait très maigre.
La crise hydrique et alimentaire met en danger le système sanitaire et provoque des dangers pour la paix et la sécurité sachant qu’elle accentue les luttes entre agriculteurs et bergers suite à la disparition des maigres ressources. « Le retard dans l’arrivée des précipitations pourrait provoquer une grave crise humanitaire dans le pays et ceci requiert une réponse urgente de la part de tous » affirme le communiqué.
Les Evêques lancent donc un appel en faveur de l’envoi aux populations touchées d’aides comprenant nourriture, eau, intégrateurs nutritionnels et aliments pour animaux.
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AMERIQUE/COSTA RICA - Poursuite des tensions et des violences entre indigènes et agriculteurs malgré la loi de 1977

Fides FR - www.fides.org - 3 ore 40 min fa
San José – Les autorités costaricaines mènent actuellement une enquête sur l’homicide de l’activiste indigène Sergio Rojas, membre du peuple Bribri, groupe ethnique qui tient en vie un conflit pour des territoires disputés avec les agriculteurs de la zone. Au soir du 18 mars dernier, Sergio Rojas a été tué par balles par deux individus ayant ensuite pris la fuite. Défenseur bien connu de son groupe ethnique, il avait déjà porté plainte suite à une tentative de meurtre. Ces jours-ci des centaines de personnes sont descendues dans les rues pour dénoncer l’homicide qui, selon elles, aurait pu facilement être évité.
La note parvenue à Fides indique que la Cour interaméricaine des Droits fondamentaux a ordonné au gouvernement de fournir une protection aux personnes appartenant aux groupes ethniques, et en particulier aux Bribri et aux Teribe, en ce que ces dernières sont en danger à cause des mesures adoptées pour récupérer leurs terres.
Le conflit entre indigènes et propriétaires fonciers remonte à loin, en particulier en ce qui concerne la communauté de Salitre, mais, ces dernières années, la violence s’est fortement accrue. Alors que les indigènes affirment que ces terres leur appartiennent suivant l’histoire et la tradition, les agriculteurs affirment être propriétaires ex lege et que les indigènes cherchent à occuper illégalement leurs terrains.
La loi indigène du Costa Rica, qui remonte à 1977, interdit la vente de terres indigènes mais n’explique pas quoi faire dans les cas où la terre sise à l’intérieur des réserves aurait été cultivée par des agriculteurs avant cette date. L’Eglise, par l’intermédiaire de la Commission pour la Pastorale indigène, a à plusieurs reprises dénoncé la violence à l’encontre de ces peuples. Après le dernier épisode de violence, qui a eu lieu entre le 25 et le 26 décembre dernier, différents groupes de défense des droits fondamentaux ont publié un communiqué appuyant les peuples indigènes, attaqués en l’absence des forces de l’ordre. Le dernier rapport de l’Université du Costa Rica sur le sujet signale que cette population est toujours plus abandonnée par le gouvernement et par les services de base, que l’Etat doit fournir.
Selon les données du dernier recensement, mis à jour par les organes de l’Etat, « au Costa Rica, ont été formellement reconnus 24 territoires indigènes, qui sont inaliénables, imprescriptibles, non transférables et exclusifs des communautés indigènes qui les habitent ». Toutefois, actuellement, une part non négligeable de ces terrains se trouve entre les mains de populations non indigènes. Il existe des cas critiques comme dans le cas de Térraba et Zapatón, dont les possesseurs non indigènes représentent plus de 85% du total.
Le principal problème réside dans le fait que l’Etat n’a effectué aucun processus de récupération des terres indigènes, comme le prévoit en revanche la loi indigène de 1977. Fides rappelle les propos de S.Exc. Mgr Javier Román, Evêque de Limon, au Costa Rica : la situation des populations indigènes dans le pays est triste et grave parce que ces dernières sont laissées sans protection de la part des autorités. Les problèmes et les conséquences des tragédies environnementales ont fait perdre l’espoir à de nombreuses personnes en des lieux où l’assistance du gouvernement n’arrive pas ou bien se trouve être complètement absente .
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EUROPE/ITALIE - Persécutés en tant que porteurs de la vérité et annonciateurs de Jésus-Christ

Fides FR - www.fides.org - 4 ore 9 min fa
Rome – « Peut-être cela semblera difficile à croire, mais aujourd’hui, il y a plus de martyrs qu’au cours des premiers siècles. Ils sont persécutés parce qu’ils disent la vérité et annoncent Jésus-Christ en cette société… en particulier là où la liberté religieuse n’est pas garantie mais aussi dans des pays qui, en théorie et sur le papier, protègent la liberté et les droits fondamentaux ». Ce sont des paroles du Pape François qui commentent l’intention de prière de ce mois de mars, dédiée aux chrétiens persécutés, confiée au Réseau mondial de prière. Dans ce contexte, le 24 mars sera célébrée la 27ème Journée de prière en mémoire des missionnaires martyrs.
Selon les données en possession de l’Agence Fides, au cours de la décennie 1980-1989, 115 missionnaires ont perdu la vie de manière violente. Le tableau récapitulatif des années 1990-2000 présente un total de 604 missionnaires tués, toujours selon nos informations. Ce chiffre est sensiblement plus élevé par rapport à la décennie précédente mais il est toutefois nécessaire de prendre en considération les facteurs suivants : le génocide du Rwanda qui a provoqué au moins 248 victimes parmi le personnel ecclésiastique. Au titre des années 2001-2017, le total des opérateurs pastoraux tués a été de 416. Au cours de l’année 2018, ont été tués de par le monde 40 missionnaires, presque le double par rapport aux 23 de l’année précédente et il s’agit en majeure partie de prêtres . Après huit années consécutives pendant lesquelles le nombre le plus élevé de missionnaires tués avait été enregistré en Amérique, en 2018, c’est au tour du continent africain d’occuper le premier rang de ce classement tragique. Selon les informations recueillies par l’Agence Fides, au cours de l’année 2018, ont été tués de par le monde 40 missionnaires, à savoir 35 prêtres, 1 séminariste et 4 laïcs. En Afrique, ont été tués 19 prêtres, 1 séminariste et 1 laïque ; en Amérique, ont été tués 12 prêtres et 3 laïcs ; en Asie, ont été tués 3 prêtres et en Europe a été tué 1 prêtre .
Les premiers mois de cette année 2019 ont déjà vu la mort de 5 prêtres : le Père Nicolas Ratodisoa, agressé le 9 février par des bandits sur la route pour Mahitsy, à Madagascar, alors qu’il rentrait d’avoir porté l’Eucharistie à un malade, est mort le 14 février ; le Père Antonio César Fernández sdb, de nationalité espagnole, tué le 15 février au cours d’une attaque djihadiste perpétrée à 40 Km de la frontière sud du Burkina Faso ; le 18 février, au sud de la capitale colombienne, Bogotà, le Père Carlos Ernesto Jaramillo, qui se dédiait à l’assistance des réfugiés vénézuéliens, a été assassiné ; Un religieux capucin de nationalité centrafricaine a été tué au Cameroun entre le 19 et le 20 mars alors qu’il rentrait dans sa fraternité au Tchad après avoir animé un cours de formation pour les prêtres ; au cours de ces mêmes jours, a été retrouvé le corps du Père Clément Rapuluchukwu Ugwu, prêtre nigérian enlevé une semaine auparavant dans l’Etat d’Enugu.
Pour certains de ces nombreux missionnaires tués, arrive la reconnaissance officielle de l’Eglise, qui les propose comme exemples de vie et d’abnégation. Le 7 mars s’est ainsi ouvert à Palerme la phase diocésaine du procès sur le martyre du Père Giovanni Sidoti, Vicaire apostolique du Japon, et de deux fidèles laïcs japonais, tués in odium fidei dans ce qui est actuellement Tokyo en 1715. Le 9 mars s’est en revanche conclu à Rouen la phase diocésaine de la cause en Béatification du Père Jacques Hamel, tué le 26 juillet 2016 alors qu’il célébrait la Messe en l’église de Saint Etienne du Rouvray, en Normandie, par deux militants du prétendu « Etat islamique », qui l’égorgèrent sur l’autel.
Le 19 mars, a été reconnu le martyre du Père Alfredo Cremonesi, de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères , tué in odium fidei au Myanmar où il avait passé 28 ans en tant que missionnaire, le 7 février 1953 par des militaires. Le 27 avril, jour de la fête de Saint Toribio de Mogrovejo, patron des Evêques latino-américains, seront béatifiés à La Rioja S.Exc. Mgr Enrique Angelelli, Evêque de La Rioja, ainsi que les Pères Carlos Murias OFM, et Gabriel Longueville, et le laïc Wenceslao Pedernera, tous tués in odium fidei au cours de l’été 1976.
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ASIE/THAILANDE - La recherche de la démocratie au travers de nouvelles élections

Fides FR - www.fides.org - 4 ore 35 min fa
Bangkok – Le 24 mars auront lieu les premières élections générales en Thaïlande après cinq années de gouvernement militaire. Ainsi que l’affirment des sources locales de l’Agence Fides, « la population espère un vote pacifique qui porte la Thaïlande vers la démocratie ». Le pays a vécu une période de turbulence et d’instabilité. Avec le coup d’Etat de 2014, pour la 12ème fois de l’histoire de la nation, après la fin de la monarchie absolue dans les années 1930, les militaires ont renversé un gouvernement.
« Selon les observateurs, et selon les sondages, la situation est très équilibrée et aucun parti ne devrait obtenir la majorité à la Chambre » remarque pour Fides Jon Phummali, responsable laïc catholique. « En tant que chrétiens et que citoyens, nous prions et espérons que les élections seront pacifiques, libres et équitables. Nous aspirons à restaurer pleinement le gouvernement civil ».
Toutefois, les analystes politiques nourrissent des perplexités quant au fait que les élections puissent être véritablement libres et correctes. « Les militaires jouent selon leurs propres règles – remarque Thitinan Pongsudhirak, professeur de Sciences politiques à l’Université Chulalongkorn de Bangkok. Le pays est bloqué par un gouvernement militaire et autoritaire et le responsable de la junte, Prayut Chan-ocha, ne semble pas vouloir quitter le pouvoir pour donner un réel avenir démocratique à la nation » a-t-il déclaré. La nouvelle Constitution, élaborée par la junte en 2016, lui confère le pouvoir de nommer l’ensemble des 250 Sénateurs qui ont leur mot à dire sur la nomination du Premier Ministre. De cette manière la junte cherche à s’approprier du système afin de favoriser la poursuite d’une domination militaire.
Les militaires ont pris le pouvoir en Thaïlande dans le cadre d’un coup d’Etat en 2014, après des mois de scandales politiques et de désordres dans les rues, en promettant de conserver seulement temporairement le pouvoir pour rétablir la paix sociale. Toutefois, après cette prise du pouvoir, la junte militaire réunie au sein du Conseil national pour la Paix et l’Ordre, a prolongé sa permanence au pouvoir, au travers de différents reports du vote. Les membres du Conseil espèrent revenir aux affaires grâce au scrutin et le responsable militaire Prayut Chan-ocha aspire au poste de Premier Ministre. Le responsable du part appuyé par l’actuelle junte militaire a exprimé sa confiance dans le fait que les électeurs apprécieront son programme qui vise à cultiver des technologies agricoles, promouvoir un tourisme durable et favoriser les entreprises laboratoires visant à obtenir ainsi une croissance économique annuelle de 6%. Les partis d’opposition tels que le Pheu Thai et Future Forward, parti progressiste ayant élaboré un agenda de réformes constitutionnelles, souhaitent et soutiennent fortement un gouvernement civil qui éloigne les militaires du pouvoir.
Faisant partie des candidats à la charge de Premier Ministre, le responsable du parti Future Forward, Thanathorn Juangroongruangkit a déclaré : « Je me suis rendu dans 77 provinces de Thaïlande et tous les électeurs avec lesquels j’ai parlé au cours de ma campagne électorale se sont déclarés las de la junte militaire mais nous savons également que les militaires utiliseront toutes les armes à leur disposition pour demeurer au pouvoir ».
Le pays a été longuement divisé politiquement entre deux blocs : les populistes s’appuyant sur les ruraux et les plus pauvres et leurs opposants qui comptent sur les voix des classes moyennes urbaines et des élites. Après des années d’instabilité et de vagues de manifestations ayant paralysé le pays, les militaires ont pris le pouvoir, introduisant une nouvelle Constitution et changeant les règles électorales de manière à faciliter leur contrôle sur le pouvoir. En effet, sur un total de 750 parlementaires, si les 500 membres de la Chambre basse seront élus, les 250 sénateurs seront quant à eux nommés par la junte elle-même. Les sièges nécessaires pour devenir Premier Ministre et pouvoir gouverner sont de 376.
Plus de 50 millions d’électeurs, dont quelques 6 millions de jeunes votant pour la première fois, seront appelés à se rendre aux urnes le 24 mars.
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AMERIQUE/MEXIQUE - L’engagement de l’Archidiocèse de Mexico en faveur de la vigilance et de la prévention des abus sur mineurs

Fides FR - www.fides.org - 5 ore 5 min fa
Mexico – L’Archidiocèse de Mexico a annoncé l’institution d’une équipe interdisciplinaire d’assistance aux victimes d’abus destinée à veiller avec efficacité et transparence sur tout type d’abus à l’intérieur de l’Eglise.
Le communiqué envoyé à Fides à l’occasion de la présentation de l’équipe, en date du 20 mars, indique : « Ainsi que l’a rappelé le Pape François dans le cadre de la récente rencontre dédiée à la protection des mineurs qui a eu lieu au Vatican, ces événements sont des motifs de honte, de pénitence et de repentir » .
Telles ont été les indications données par S.Em. le Cardinal Carlos Aguiar Retes, Archevêque métropolitain de Mexico : un engagement absolu en faveur d’une prévention dans les temps et efficace ; le soutien et la solidarité vis-à-vis des victimes et la pleine et entière collaboration avec les autorités civiles et ecclésiales en vue d’une action efficace de la justice.
L’Archidiocèse de Mexico a œuvré longuement pour répondre à l’invitation urgente du Pape François visant à unir les forces et à sensibiliser tout un chacun à la nécessité urgente d’empêcher définitivement que les abus soient commis ou cachés.
Ainsi qu’il ressort du communiqué, le Cardinal Retes réaffirme l’engagement de l’ensemble de l’Eglise locale en faveur de « l’éradication de toute forme d’abus au cœur de l’Eglise en protégeant naturellement le droit à la présomption d’innocence tant que la culpabilité de l’inculpé n’est pas prouvée ».
L’équipe est formée de divers représentants de l’Archidiocèse de Mexico. D’un côté, elle s’engage à assister les victimes et les personnes touchées, en offrant un accompagnement, des conseils légaux, une assistance psychologique et spirituelle. D’un autre côté, elle offre sa collaboration aux autorités compétentes, conformément aux lois civiles et canoniques afin de garantir la justice dans la plus grande transparence.
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EUROPE/ITALIE - Journée en mémoire des missionnaires martyrs

Fides FR - www.fides.org - 5 ore 54 min fa
Rome – Le verset biblique « A cause de Sion je ne me tairai pas » , choisi comme thème de la XXVII° Journée de prière et de jeûne en mémoire des missionnaires martyrs qui est célébrée chaque année le 24 mars, rappelle le témoignage de S.Exc. Mgr Oscar Arnulfo Romero, Archevêque de San Salvador. La date du 24 mars a été choisie en ce qu’elle correspondait au jour de l’assassinat de l’Archevêque, intervenu en 1980 alors qu’il célébrait la Messe, ce dernier ayant été béatifié le 23 mai 2015 et canonisé le 14 octobre 2018 par le Pape François.
« Aimer Dieu signifie aimer ses frères. Cela signifie en défendre les droits, en assumer les peurs et les difficultés – indique le subside préparé par Missio Italie – Direction nationale des Œuvres pontificales missionnaires – en vue de l’animation de la Journée en question. A cause de Sion je ne me tairai pas signifie agir de manière cohérente avec sa propre foi. En tant que chrétiens, disciples missionnaires, porteurs de la Bonne Nouvelle de Jésus, nous ne pouvons nous taire face au mal. Le faire signifierait trahir le mandat qui nous a été confié ».
Née en 1993 à l’initiative de ce qui était alors le Mouvement missionnaire des Jeunes des Œuvres pontificales missionnaires d’Italie, dans le but de se souvenir de tous les témoins de l’Evangile tués dans les différentes parties du monde, l’initiative s’est diffusée dans de nombreuses nations, à des dates et en des circonstances diverses. De nombreux Diocèses, Instituts religieux, mouvements ecclésiaux dédient des initiatives particulières à la commémoration de leurs propres missionnaires et de tous ceux qui ont versé leur sang pour Jésus-Christ et Son Evangile. Le Pape François rappelle continuellement que « aujourd’hui, il y a plus de martyrs que durant les premiers siècles ».
Au cours de l’année 2018, selon le rapport réalisé chaque année par l’Agence Fides, ont été tués de par le monde 40 missionnaires soit près du double par rapport aux 23 de l’année précédente. Il s’agit par ailleurs en majeure partie de prêtres . Après huit années consécutives au cours desquelles le nombre le plus élevé de missionnaires tués l’avaient été en Amérique, en 2018, c’est le continent africain qui se trouve au premier rang de ce classement tragique.
« La violence qui s’est déchainée et continue à régner dans les périphéries géographiques et existentielles de notre époque ne se limite pas aux faits sanglants, déjà très graves en eux-mêmes, qui concernent souvent nos missionnaires » écrit le Père Giulio Albanese, missionnaire combonien et Directeur des revues Missio, dans la réflexion thématique sur la Journée. « Leur mise à mort se fait toujours plus douloureuse aux vues de la diffusion, des motivations et des conséquences des phénomènes qui génèrent la mort et la destruction de l’Afrique à l’Amérique latine, du Proche à l’Extrême-Orient. Il suffit de penser au recrutement forcé des enfants soldats ou des enfants utilisés dans le cadre d’attentats suicides, des jeunes attirés dans les spirales de l’illusion, des nombreuses familles jetées dans le désespoir, des nombreuses activités productives suffoquées par les extorsions, des vies brisées, de la résignation de populations entière, presque comme s’il s’agissait d’une catastrophe inéluctable ! En tant que baptisés, ayant reçu le mandat d’annoncer l’Evangile libérateur du Christ, nous ne pouvons nous taire face à l’avancée de tant de mal, en puisant au trésor de l’enseignement du prophète « A cause de Sion je ne me tairai pas ».
Le subside réalisé par Missio Italie présente différentes suggestions en vue de l’animation : une brève réflexion pour chaque Dimanche, du Carême à la Pentecôte, un schéma de Chemin de Croix, un autre pour une Adoration eucharistique, un autre encore pour une Veillée de prière à organiser aux alentours du 24 mars, un autre enfin pour une Liturgie pénitentielle communautaire. Sont également indiqués cinq films pour des ciné-clubs dédiés au thème et faites des propositions pour réaliser une « animation de rue ». Le geste de solidarité qui accompagne traditionnellement la célébration de la Journée concerne cette année un projet au profit des jeunes de la Paroisse Sainte marie de Mwenga, dans le Diocèse d’Uvira . A l’occasion de la Journée en question, Missio Italie a également proposé une Campagne de sensibilisation au travers des réseaux sociaux, en particulier de Facebook et Instagram.
Link correlati :Le Subside de Missio Italie pour l’animation de la Journée
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ASIE/KAZAKHSTAN - Démission du Chef de l'Etat, promoteur d'une certaine liberté religieuse

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:13
Astana - "Je ne crois pas que la démission improviste de Nursultan Nazarbayev puisse avoir de grandes conséquences sur la situation de la liberté religieuse au Kazakhstan. Le Président démissionnaire considérait la liberté des églises et des religions comme l'une de ses plus importantes réussites. Il s'agit cependant d'une liberté de culte placée sous un strict contrôle par crainte de voir croître les groupes fondamentalistes islamiques. Il est probable que Kassym-Jomart Tokayev, le successeur de Nursultan Nazarbayev que ce dernier a lui-même désigné, poursuivra sur la même route. Je ne crois pas qu'il modifiera la politique religieuse dans la mesure où le nouveau responsable a une formation chinoise qui présuppose un contrôle des religions". C'est ce que déclare à l'Agence Fides le Père Edoardo Canetta, pendant 20 ans missionnaire au Kazakhstan comme Curé et enseignant universitaire, aujourd'hui enseignant à l'Académie ambroisienne de Milan en commentant la démission improviste du Chef de l'Etat kazakh, aux affaires depuis 1990.
"Kassym-Jomart Tokayev a fait ses études à Pékin. J'ai eu la possibilité de le connaître personnellement et je considère qu'il s'agit d'une personne très bien préparée et super partes. Il avait été échaudé en 2001 suite à l'attaque du 11 septembre en ce qu'en sa qualité de Ministre des Affaires étrangères, il avait ouvert des négociations avec les talibans qui gouvernaient alors l'Afghanistan, lançant ainsi leur reconnaissance au niveau diplomatique. Ce choix a lourdement pesé sur lui après l'attentat" rappelle le Père Canetta, qui ajoute: "J'ai toujours pensé que Kassym-Jomart Tokayev aurait pu être le nouveau responsable du pays, parce que, d'un coté, il s'agit d'un homme du Président et de l'autre qu'il jouit d'une visibilité propre. C'est lui qui a signé un traité très important et célèbre pour les kazakhs, à savoir celui déterminant la frontière du pays avec la Chine populaire".
Parlant du Président démissionnaire, le Père Canetta indique: "De N. Nazarbayev, je peux dire qu'il a effectué ce choix intelligent sur la base de ce qui s'est passé en Ouzbékistan: lorsque mourut Karimov, sa famille fut mise en cause. Voulant éviter une situation similaire, N. Nazarbayev a commencé à céder les reines du pouvoir. Après avoir fait passer, au niveau institutionnel, son immunité concernant toute forme de délit, il cherche maintenant à protéger également ceux qui l'ont soutenu au fil des ans. Le problème est que, pour le moment, au Kazakhstan, continue à ne pas exister une véritable opposition au gouvernement" conclut le Père Canetta.
Entre temps, le Parlement kazakh a approuvé le changement de nom de la capitale, d'Astana en Nursultan, en l'honneur du Président sortant. Le pays traverse par ailleurs une phase de crise économique due à la baisse des cours du pétrole.
Au Kazakhstan cohabitent de très nombreuses communautés de nationalités et de confessions religieuses différentes. Selon des données officielles fournies par le Ministère des Affaires étrangères kazakh, sur une population totale de 17 millions de personnes, 70% sont musulmans, environ 26% chrétiens dont 1% de catholiques.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Reprise du Dialogue national, libération des prisonniers politiques et réforme électorale

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:13
Managua - "Aujourd'hui, 20 mars, grâce à l'action du Nonce apostolique, en sa qualité de témoin et d'accompagnateur du Dialogue, et à celle de l'envoyé du Secrétaire général de l'Organisation des Etats américains et vu le rapprochement entre les parties, les négociations du Dialogue national ont repris. C'est ce qu'affirme un communiqué conjoint du gouvernement et de l'opposition parvenu à l'Agence Fides après la conférence de presse au cours de laquelle le Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, a donné lecture du calendrier des travaux.
Dans le texte, les deux parties ont communiqué l'engagement formel du gouvernement de libérer dans un délai maximum de 90 jours l'ensemble des personnes arrêtées "dans le contexte des faits intervenus après le 18 avril 2018", à savoir ceux qui sont considérés comme des prisonniers politiques par l'opposition et la communauté internationale. La décision a été prise afin de sortir de l'impasse de ces derniers jours et a permis deux autres progrès dans le cadre du processus de dialogue: une demande formelle et conjointe de mise en place d'un médiateur de l'OEA - qui avait soumis son envoi à la libération des plus de 700 prisonniers politiques nicaraguayens - et l'accord en vue d'une réforme électorale transversalement conduite et acceptée. Au cours de la session de travail, a également été décidée la reprise des travaux suivant une feuille de route comprenant quatre autres points et il a été établi de demander la collaboration de la Croix Rouge au Dialogue national afin de concrétiser la libération des prisonniers.
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AMERIQUE/COLOMBIE - Manifestations pour le respect des accords de paix de 2016, pays divisé et poursuite de la violence

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:12
Bogotá – Des milliers de personnes sont descendues dans les rues dans diverses villes de Colombie les 18 et 19 mars pour manifester en faveur de la Justice spéciale pour la paix, demandant au Président Ivan Duque de respecter les termes de l'accord signé en 2016 par le Président de l'époque, Juan Manuel Santos, et par les FARC
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AFRIQUE/NIGERIA - Dénonciation du désintérêt de la police de la part de l'Evêque après la découverte du corps d'un prêtre enlevé voici une semaine

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:12
Abuja - L'enlèvement du Père Clément Rapuluchukwu Ugwu, Curé de la Paroisse Saint Marc d'Obinofia Ndiuno dans la zone de gouvernement local d'Ezeagu, au sein de l'Etat d'Enugu, dans le sud du Nigeria, s'est achevé tragiquement.
Le corps en décomposition du prêtre a en effet été retrouvé hier, 20 mars, dans la forêt non loin du lieu de son enlèvement. Au soir du 13 mars, le Père Ugwu avait été prélevé de force de son presbytère par des bandits qui l'avaient blessé par balle.
S.Exc. Mgr Callistus Onaga, Evêque d'Enugu, a invité la police à capturer les assassins du prêtre, dénonçant la série d'homicides violents dans l'ensemble du pays. L'Evêque a par suite invité les chrétiens à intensifier leurs prières pour le salut du pays.
Mgr Onaga a exprimé ses regrets suite à l'échec des forces de police qui ne sont pas parvenues à sauver le Père Ugwu malgré l'assurance fournie qu'elles se trouvaient sur les traces des ravisseurs alors même que ces derniers continuaient tranquillement à prélever des sommes du compte du prêtre enlevé grâce à sa carte bleue.
"Nous avons immédiatement signalé la disparition du Père Igwu aux forces de l'ordre et depuis lors, je me suis rendu par trois fois au commissariat de police où l'on continuait à me dire "Nous sommes proches des ravisseurs". Je doute que les agents faisaient quoique ce soit dans la mesure où le corps du Père Ugwu n'a pas été trouvé à 20Km de chez lui" a déclaré Mgr Onaga.
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AFRIQUE/CAMEROUN - Assassinat d'un prêtre capucin centrafricain en mission au Tchad

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:11
Yaoundé – Un prêtre capucin de nationalité centrafricaine a été tué au Cameroun alors qu'il rentrait dans sa fraternité de Mbaibokoum au Tchad.
Selon ce qu'a communiqué à l'Agence Fides la Custodie générale des Capucins pour le Tchad et la République centrafricaine, le Père Toussaint Zoumaldé s'était rendu dans le Diocèse de Bouar, dans l'ouest de la Centrafrique, d'où il est originaire, afin d'animer un cours de formation destiné aux prêtres du lieu. Le capucin avait ensuite pris le chemin du retour en direction de sa fraternité au Tchad, en passant par le Cameroun. Dans la nuit du 19 au 20 mars, des inconnus l'ont attaqué et tué à l'arme blanche à Ngaoundéré, au Cameroun, où il s'était arrêté pour se reposer. Pour l'heure, ses assassins sont introuvables.
Le Père Toussaint Zoumaldé, né en 1971, a oeuvré longuement comme journaliste à Radio Siriri, station du Diocèse de Bouar, composant par ailleurs plusieurs chants religieux.
La mort tragique du Père Toussaint Zoumaldé est intervenue au même moment que la découverte du corps du Père Clément Rapuluchukwu Ugwu, prêtre nigérian enlevé voici une semaine dans l'Etat d'Enugu, et que la disparition au Burkina Faso du Père Joël Yougbaré, Curé de Djibo .
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OCEANIE/AUSTRALIE - Vers le Conseil plénier de 2020 de l'Eglise en Australie centré sur les défis de l'Evangélisation

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:11
Sydney - La conférence intitulée "Mission: un coeur et de nombreuses voix", prévue du 13 au 15 mai prochains à Sydney offrira aux participants "une opportunité d'écoute et de discernement, en préparation au Conseil plénier de 2020, qui constituera la plus haute forme de réunion des Eglises locales d'Australie depuis 1937, et entend constituer un moment de dialogue et de réflexion sur l'avenir de l'Eglise en Australie". C'est ce que déclare, dans une note envoyée à l'Agence Fides Lana Turvey-Collins, laïque catholique faisant partie des organisateurs du Conseil plénier de 2020 et de l'événement du mois de mai, centré sur le thème des défis lancés à l'Evangélisation en Australie et organisé en collaboration avec Catholic Mission, Direction nationale des Oeuvres pontificales missionnaires en Australie. La réflexion sera utile également en vue de la célébration du Mois missionnaire extraordinaire proclamé par le Pape pour octobre prochain.
Au cours de l'imminent congrès missionnaire, Lana Turvey-Collins conduira un séminaire de haute formation en compagnie du Président du Conseil plénier, S.Exc. Mgr Timothy Costelloe sdb, dans le but de stimuler des réflexions sur la vision des catholiques au sein de la société australienne en vue du rendez-vous de 2020. "Le Conseil plénier cherche actuellement à construire une vision partagée de ce qu'est aujourd'hui la mission du Christ en Australie. Au cours de la conférence "Mission, un coeur, de nombreuses voix", des personnes provenant des différentes communautés et articulations de l'Eglise se réuniront pour se concentrer sur cette réflexion".
Selon ce qu'a expliqué à Fides Lana Turvey-Collins, la phase préparatoire du Conseil, qui a débuté en mai 2018 et est basée sur des rencontres de dialogue et d'écoute tenues sur l'ensemble du territoire australien, a impliqué plus de 68.000 personnes. "Nous sommes profondément reconnaissants à tous ceux qui ont contribué en partageant leur histoire et leur expérience de foi. Les rencontres ouvertes d'écoute et de dialogue ont constitué une expérience riche et fructueuse pour nous tous" affirme-t-elle.
Le Conseil plénier se tiendra en deux sessions: la première fixée pour octobre 2020 et la seconde pour mai 2021. Le choix de répartir en deux moments ce rendez-vous est du à la volonté de permettre un plus profond discernement sur les thèmes affrontés au cours de la première phase.
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AMERIQUE/BRESIL - Appel d'un catéchiste indigène en faveur d'une réflexion synodale sur une majeure fréquence de l'administration des sacrements au sein des communautés amazoniennes

Fides FR - www.fides.org - Gio, 21/03/2019 - 08:10
São Gabriel da Cachoeira - La figure des catéchistes est particulièrement importante au sein de l'Eglise en Amazonie, en ce que ce sont eux qui mènent l'action pastorale quotidienne dans de nombreuses communautés. Agenor Freitas Prado exerce ce service dans sa communauté depuis 20 ans. A Boca da Estrada, sur les rives du fleuve Tiquié, proche de la frontière entre le Brésil et la Colombie, dans la commune et au sein du Diocèse de São Gabriel da Cachoeira, vivent des indigènes de différentes ethnies, Tukano, Desano, Piratapuia et Hupda.
Dans le cadre d'un entretien accordé à l'Agence Fides, Agenor Freitas Prado raconte que, chaque Dimanche, il préside la célébration de la Parole et conduit les prières au cours de la semaine. Les célébrations ont lieu en langue Tukano, qui est prédominante dans la région. Le catéchiste estime important que "le Missel, le lectionnaire, les rituels et les prières soient traduits dans notre langue, suivant les dynamiques de la liturgie. Nous ne disposons pas de ces livres alors qu'il serait important de les avoir" souligne-t-il, du moment qu'existent déjà "des chants dans la langue indigène. Il est nécessaire d'aller dans cette direction".
En vue du Synode des Evêques pour l'Amazonie et des nouvelles voies que l'Eglise désire entreprendre, le catéchiste indique à l'Agence Fides qu'il estime important réfléchir sur la manière de rendre plus fréquente la célébration de la Messe dans sa communauté en ce que les distances et le manque de ressources économiques doivent être prises en considération de manière à les surmonter, la Messe n'étant pour l'heure célébrée que deux fois par an au plus. En sus, le catéchiste, qui appartient au peuple Desano, reconnaît que "la faible présence des prêtres a pour conséquence non seulement une rare célébration de la Messe mais aussi des autres sacrements, ce qui ankylose la vie de la communauté en ce que de nombreux enfants et jeunes ne reçoivent pas les sacrements du Baptême, de l'Eucharistie, de la Pénitence ou du Mariage".
Une autre difficulté qui doit être affrontée consiste dans la pression de la société environnante. Dans son entretien accordé à l'Agence Fides, le catéchiste en met en évidence les conséquences: "Les jeunes indigènes oublient actuellement les coutumes et la culture des ancêtres, y compris la foi catholique elle-même et ceci rend difficile la vie de la communauté". Malgré ces difficultés, il précise que, "en tant que catéchistes, nous expliquons les choses, nous donnons des explications mais ceci n'empêche pas que, peu à peu, cette foi que nos parents et nos grands-parents nous ont transmis, se perde".
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ASIE/INDE - Appel de l'Archevêque de Bombay en faveur d'un vote responsable des catholiques

Fides FR - www.fides.org - Mer, 20/03/2019 - 08:34
New Delhi – « Les catholiques sont appelés à voter de manière responsable » : tel est l’appel lancé à l’adresse des fidèles indiens par S.Em. le Cardinal Oswald Gracias, Archevêque de Bombay et Président de la Conférence épiscopale d’Inde dans une Lettre pastorale publiée à l’occasion des élections générales. Ainsi que l’a appris l’Agence Fides, le Cardinal a invité les catholiques à « élire des responsables qui écoutent les personnes, comprennent leurs besoins et répondent de manière efficace ». « J’exhorte chaque communauté à discerner ce qui est le mieux pour notre pays. Nous devons voter avec discernement » a déclaré le Cardinal.
Dans sa lettre, parvenue à Fides, le Cardinal Gracias invite les personnes à « exercer leur droit de vote comme une obligation sacrée due au pays », ajoutant : « En tant que Pasteurs, nous unissant à toutes les personnes de bonne volonté, nous espérons que notre communauté pourra contribuer à l’avenir de notre nation ». Le Président de la CBCI réaffirme que l’Eglise ne s’identifie ni ne soutient aucun parti politique. Reconnaissant la contribution des derniers gouvernements aux énormes progrès accomplis par l’Inde au cours de ces dernières décennies, le Cardinal remarque que « cela a généré une grande espérance pour l’avenir ». Dans le même temps, relève-t-il, il faut se préoccuper de l’élargissement des différences entre riches et pauvres, des conditions des travailleurs occasionnels, du grave stress existant parmi les agriculteurs. En outre, « l’éthique perd actuellement son primat en tant que principe guide de la société. L’économie semble être la force motrice de toute décision. L’Inde est une nation spirituelle et pourtant Dieu est lentement poussé vers la périphérie » indique le Cardinal.
Il cite par ailleurs sept caractéristiques utiles à un bon responsable politique : travailler en faveur d’une économie qui cherche à aider les pauvres ; garantir un environnement sûr pour tous, en particulier pour les femmes et les enfants ; protéger les droits des populations tribales ; prendre soin des dalits ou intouchables ; promouvoir l’harmonie communautaire ; promouvoir un esprit d’intégration nationale et protéger l’environnement. La lettre s’achève par un appel aux catholiques du pays à accompagner le processus électoral par la prière.
Les élections générales se tiendront, selon les différents Etats de la Fédération, en sept phases s’étalant du 11 avril au 19 mai et serviront à élire 543 déités de la Lok Sabha – Chambre basse du Parlement indien. Le résultat du scrutin sera proclamé le 23 mai. L’électorat indien compte environ 900 millions d’ayant droit. Environ 80% de la population indienne sont hindous, les musulmans constituant 15% de la population et les chrétiens 2,3% aux côtés d’autres minorités religieuses.
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AFRIQUE/BURKINA FASO - Prise de position de l'Evêque de Dori à propos de la disparition d’un prêtre

Fides FR - www.fides.org - Mer, 20/03/2019 - 08:33
Ouagadougou – « Nous n’avons pas de nouvelles depuis que le Père Joël Yougbaré est parti après avoir célébré la Messe dans le village de Bottogui le Dimanche 17 mars » indique à l’Agence Fides S.Exc. Mgr Laurent Dabiré, Evêque de Dori, dans le nord du Burkina Faso, à la frontière avec le Mali où depuis Dimanche dernier, a disparu le Père Joël Yougbaré, Curé de Djibo.
« Les recherches sont en cours mais jusqu’ici sans succès » a déclaré Mgr Dabiré, selon lequel rien ne peut être exclu pour l’instant. « Nous ne savons quoi penser. Le Père Joël Yougbaré pourrait avoir été enlevé ou s’être perdu le long de la route ou encore avoir eu un accident ». L’Evêque ajoute cependant que la zone dans laquelle a disparu le prêtre n’est pas sûre à cause de la présence de groupes djihadistes et que par suite « nous sommes très préoccupés ».
« Ce que nous savons est que le Père Joël Yougbaré, après avoir célébré la Messe dominicale à Bottogui rentrait dans sa Paroisse en parcourant la route Djibo-Tongomayel-Nianguel-Sergoussouma-Bottogui. Le prêtre a été vu alors qu’il repassait à Sergoussouma où il s’est arrêté de 14.30 à 15.00 locales.
Aux alentours de 16.30, alertés par un catéchiste qui voulait savoir si le prêtre était revenu à sa Paroisse sain et sauf, le Père Théodore Kpoda, Vicaire de Djibo, a tenté à plusieurs reprises de joindre à son téléphone portable le Père Joël Yougbaré sans obtenir de réponse de la part de ce dernier.
A la mi-février, un prêtre espagnol et quatre douaniers avaient été tués dans le cadre d’une attaque djihadiste perpétrée dans l’est du Burkina Faso alors qu’au Niger, un missionnaire italien, le Père Pierluigi Maccalli, de la Société des Missions africaines, a été enlevé le 17 septembre dernier à Tillaberi.
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AMERIQUE/NICARAGUA - Prise de position de l'Archevêque de Managua en faveur de la participation du Nonce apostolique aux négociations

Fides FR - www.fides.org - Mer, 20/03/2019 - 08:33
Managua – L’Archevêque de Managua, S.Em. le Cardinal Leopoldo Brenes, a déclaré hier après la Messe célébrée à l’occasion de la Solennité de Saint Joseph, souvenir la participation du Nonce apostolique, S.Exc. Mgr Waldemar Stanislaw Sommertag, en qualité de témoin d’accompagnement aux négociations entre le gouvernement et l’Alliance civique. « Je pense que le Nonce recouvre un rôle particulièrement beau, parce qu’il a déclaré tenir ouverte la porte du dialogue avec le gouvernement et je pense qu’il le fait » a déclaré le Cardinal.
Il a par ailleurs, notamment en sa qualité de Président de la Conférence épiscopale, remercié publiquement Mgr Sommertag de sa participation en tant qu’envoyé du Saint-Siège et unique représentant de l’Eglise catholiques aux colloques après que la Conférence épiscopale du Nicaragua ait décliné l’invitation qui lui avait été faite de participer .
Les déclarations du Cardinal font suite à la conférence de presse improvisée du 18 mars à la porte de la Nonciature apostolique au cours de laquelle le Nonce a affirmé que disposer d’un canal de communication ouvert avec le gouvernement ne signifie pas « se ranger en faveur d’une partie ». Mgr Sommertag s’est plaint du fait qu’au Nicaragua, « la confiance est absente et les mensonges nombreux », soulignant par suite : « je n’ai ni chefs ni patrons, ni à droite ni à gauche, ni derrière ni devant ». Par ces affirmations, le Nonce apostolique entendait réagir aux différentes critiques exprimées quant à son action en tant que médiateur et témoin des négociations.
Une source de Fides nous rapporte les paroles du Nonce : « Je ne suis pas neutre. Je ne peux être neutre face à la souffrance d’un peuple mais je suis impartial. Je suis honnête et je parle de manière directe. Je parle aux personnes en m’appuyant sur les faits. Voila pourquoi certains parlent mal du Nonce. Parce qu’il dit les choses clairement et qu’il ne ment pas. Si vous le voulez, nous pouvons nous rencontrer tous les jours ici, si vous avez des doutes sur le travail du Nonce – a-t-il ajouté. Malheureusement, certains moyens de communication tendent actuellement un piège de manière à ce qu’il ne soit pas possible de négocier et je pense qu’il faut faire preuve d’un peu de prudence » a-t-il conclu.
Entre temps, les négociations sont dans l’attente de leur poursuite. L’OEA – Organisation des Etats américains – en la personne de Luis Almagro, son plus haut représentant, a subordonné sa participation au Dialogue national à la libération des prisonniers politiques.
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VATICAN - Reconnaissance du martyre du Missionnaire du PIME Alfredo Cremonesi, tué au Myanmar

Fides FR - www.fides.org - Mer, 20/03/2019 - 08:32
Cité du Vatican – Au cours de l’Audience d’hier accordée à S.Em. le Cardinal Angelo Becciu, Préfet de la Congrégation pour la Cause des Saints, le Saint-Père François a autorisé la promulgation de différents Décrets, dont celui relatif au martyre du Serviteur de Dieu Alfredo Cremonesi, prêtre profès de l’Institut pontifical pour les Missions étrangères . Né à Ripalta Guerina , le 16 mai 1902, Alfredo Cremonesi fut assassiné in odium fidei au Myanmar où il avait passé 28 ans en mission, le 7 février 1953. Les militaires birmans se retiraient après un affrontement avec des rebelles et incendièrent la maison du missionnaire et le couvent du village de Donoku. Après quoi, un militaire ouvrit le feu sur le Père Cremonesi, le blessant mortellement entre l’œil et la tempe. Précédemment, il avait été invité à quitter ce lieu très dangereux mais il avait préféré rester parmi ceux qui lui avaient été confiés. Il avait passé une vie de prière, de mortification, de don total de soi aux plus pauvres et aux abandonnés, parcourant de grandes distances à pieds pour annoncer l’Evangile aux tribus non chrétiennes.
L’Evêque de Crème, S.Exc. Mgr Daniele Gianotti, dans le Diocèse duquel est né le Père Alfredo Cremonesi, a annoncé le premier martyr de ce Diocèse. « Nous rendons grâce à Dieu qui a donné à Son Eglise de Crème et à l’Eglise tout entière, le témoignage d’un missionnaire martyr ». Il indique par ailleurs : « Si Dieu le veut, nous pourrions célébrer la Liturgie solennelle de Béatification du Père Cremonesi à Crème en octobre prochain, Mois missionnaire qu’en cette année 2019, le Pape François a boulu caractériser comme mois missionnaire extraordinaire ». « Le témoignage du Père Cremonesi pourra nous aider à conserver bien vivant en nous le feu de la mission, le désir de porter à tous la bonne nouvelle de Jésus-Christ ». Remerciant tous ceux qui ont contribué à la cause de béatification, l’Evêque a invité les prêtres a en donné la nouvelle au cours des Messes de Dimanche prochain, 24 mars, « dans un esprit de reconnaissance vis-à-vis de Dieu et d’engagement renouvelé à vivre et à témoigner l’Evangile de la charité et en demandant encore une fois à Dieu, par l’intercession du Père Cremonesi, la grâce de la libération de notre très cher Père Maccalli ».
Le Père Ferruccio Brambillasca, Supérieur général du PIME, a déclaré à AsiaNews : « La nouvelle remplit de joie tout l’Institut, l’Eglise au Myanmar et l’Eglise à Crème, qui a œuvré intensément à cette Béatification. Le Père Cremonesi, missionnaire au Myanmar, est l’un des nombreux témoins de notre Institut qui a œuvré pendant de nombreuses années avec dévouement dans cette très belle terre d’Asie. Que le nouveau Bienheureux nous aide tous à redécouvrir l’unicité de la vocation missionnaire au cours de l’année pendant laquelle nous célébrerons le Mois missionnaire extraordinaire ».
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